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Discours de Carole Delga lors de l'inauguration de La Maison Régionale de la Mer

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  • 5:44Carole DelgaFait
    « car ce bâtiment n'a finalement que 47 ans. »
  • 6:00Carole DelgaFait
    « se hisse à la cinquième place des ports français au XIXe siècle. »
  • 6:42Carole DelgaFait
    « Puis viennent des années difficiles avec la fermeture de la mobile oil en 1986, »
  • 8:00Carole DelgaChiffre
    « Avec le KH, c'est 44 millions d'euros qui ont été investis ces dernières années. »
  • 8:11Carole DelgaChiffre
    « plus de 40 millions d'euros dépensés sur cette investie, »
  • 8:20Carole DelgaChiffre
    « le plan de soutien aux bâtiments et aux travaux publics de 880 millions d'euros. »
  • 12:37Carole DelgaFait
    « Elle a reçu le prix du citoyen européen, donc jeudi dernier. »
  • 13:31Carole DelgaPromesse
    « la première région à énergie positive d'Europe. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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0:06
Présentateur

M. le préfet de région, M. le sénateur maire de CET, M. le député, cher Sébastien Desnaja, M. le député Assaf, M. le vice-président, président du Parlement de la mer, M. le président du CEPRALMAR, cher André Lubrano, conseiller régional également, Mesdames et Messieurs les élus départementaux, élus régionaux, maires, élus communaux, M. le président de l'EPR Port-Sud de France, M. Chevalier, M.

le président du Césaire, Mesdames, Messieurs, chères Cétoises et chers Cétois, Je tiens à vous dire qu'avec Damien Alary, nous sommes très heureux de pouvoir inaugurer cette maison de la mer, parce que nous savons, vous qui habitez ce territoire, CETT, le bassin de Tau, le département de l'Hérault, nous savons que vous y êtes attachés et nous savons ce qu'ils symbolisent, bien sûr ici, mais même au-delà, en maintenant abritant la maison de la mer de la région. Vous y êtes attachés comme les agents du port que nous avons rencontrés tout à l'heure, comme les agents de la région qui vont pouvoir être ici.

Paul Valéry écrivait, les événements ne sont que l'écume des choses, ce qui m'intéresse c'est la mer. Alors, nous allons en effet nous intéresser à l'essentiel et ici, c'est tout simplement chez vous. Le député des agents a indiqué que ma passion, c'était la région. C'est exact. J'ai fait le choix d'ailleurs de quitter mes fonctions ministérielles pour cette région. Mais avant tout, ma passion, c'est les gens de cette région. Et si je travaille ardemment avec vous toutes et avec vous tous, c'est parce que j'ai la passion de ce que vous êtes et de ce que je vous dois et de ce que je dois vous offrir pour l'avenir de cette région et de ce territoire.

Parce que nous avons des potentiels formidables et nous devons savoir les valoriser. Nous devons avoir confiance en nous et il faut que chaque habitant, chaque habitante de ce territoire se sente reconnue et que nous puissions, au niveau de la région, fédérer l'ensemble de ces 13 départements avec une variété, avec une complémentarité, avec une diversité qui fait notre force. Alors oui, bienvenue chez vous parce que cette maison régionale de la mer, elle est la vôtre. C'est une maison ouverte, mentionnem en latin. C'est le lieu où l'on reste, où l'on séjourne, où l'on accueille. Et en effet, au bord de la Méditerranée, on doit rappeler ces fonctions d'accueil.

La nécessité de toujours tendre la main au-delà de la Méditerranée. Avoir une fonction d'accueil, c'est ce que nous voulons. L'hospitalité, c'est ce que nous défendons. Ce sont des valeurs enracinées dans notre culture. C'est toute notre histoire, notre identité plurielle, vivante. Bien sûr, ici, à Sept, ces valeurs ont du sens. Cette ville a brassé, au long de son histoire, tant de populations venues d'ailleurs en France et au-delà, bien sûr, des frontières. Elle a toujours su faire de cette facilité d'intégration sa chance. Sept a de multiples visages. Sept est varié. Sept est coloré. Sept, c'est la diversité incarnée.

Et c'est vrai qu'on tombe très facilement sous le charme, surtout quand on a des guides passionnés de Sept et qui vous montrent avec émotion, le long du canal, la maison de sa grand-mère ou la maison où est né Sébastien. Sept, c'est une ville ouverte sur le monde, comme cette maison, et non une ville fermée, parce que nous savons que nous devons toujours avoir un horizon ouvert. Nous devons aussi faire preuve de volonté, parce que nous avons besoin d'investir. Et c'est pourquoi la région l'a voulu dès 2007. Et en effet, M. le sénateur, maire de Sept, vous le rappelez, Georges Frèche a eu aussi cette passion, cette volonté.

Et je pense en effet que vous avez eu raison de faire confiance à la région, de faire confiance à Georges Frèche. Et ainsi, nous pouvons encore plus avoir de projets pour ce territoire. Développer, bien sûr, les fonctions du commerce, développer tout simplement l'activité économique, et avoir aussi au cœur des préoccupations du Parlement de la mer que Christian Bourquin a installées.

C'est bien entendu le développement de l'économie, c'est bien entendu l'innovation, la croissance bleue, la préservation environnementale de notre trait de côte, mais c'est aussi la préservation et la diffusion de la culture maritime, de ce qui fait aussi notre capacité à savoir connaître notre passé pour mieux nous inscrire dans l'avenir. Donc, bienvenue au corps de cette maison de l'île singulière. Cette maison, c'est une histoire, un bâti singulier. Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire depuis la naissance du Mont Saint-Clair, ni même les 350 ans qui ont suivi la première pierre du Môle Saint-Louis, car ce bâtiment n'a finalement que 47 ans.

C'est un jeune bâtiment sur l'histoire de Sept. Parce que Sept au XIXe siècle, qui s'écrivait si joliment aussi, vous le savez, CE de TE, se hisse à la cinquième place des ports français au XIXe siècle. Et sa toute nouvelle chambre de commerce s'installera en 1873 sur les côtés ouest du canal royal, et obtiendra la concession du port en 1874. Le projet d'élever un palais consulaire, conçu pour loger la bourse, la chambre et le tribunal de commerce, prend forme en 1900. Il faudra pourtant attendre 1929 pour que soit achevé cet immeuble, sous l'autorité de l'architecte Adolphe Dervaux, il y a donc 87 ans.

Son style art déco et orientalisant est déjà un beau symbole du regard ouvert sur le monde que portent ce lieu et ses acteurs. Puis viennent des années difficiles avec la fermeture de la mobile oil en 1986, une désindustrialisation du bassin de Tau et une stagnation économique. Mais il y a une volonté collective qui est vraiment emportée par un homme, Georges Frèche. Et des travaux ont été donc, bien sûr, lancés, continués par Christian Bourquin et Damien Alare. Et fin 2015, c'est l'équipe du Cypralmar, présidée par toi, cher André, qui s'installe dans ces murs.

Par son emplacement emblématique dans la ville du plus grand port de la région, par son histoire au service du développement du port, par sa rénovation moderne et respectueuse du style du bâtiment, cette maison de la mer veut être le lieu phare de l'ambition maritime de la région Occitanie, des Pyrénées à la Méditerranée. Cette ménaison de la mer, elle couronne 10 ans d'investissement. Elle relance, bien entendu, notre ambition maritime. Nous l'avons vu avec M. le Président Chevalier. Nous avons pu indiquer des chiffres qui démontrent le début d'une activité de nouveau en croissance.

Et ces débuts encourageants, ils doivent être consolidés pour pouvoir créer encore plus d'activités et d'emplois économiques. Avec le KH, c'est 44 millions d'euros qui ont été investis ces dernières années. Mais c'est dans le budget 2016 de la région, plus de 40 millions d'euros dépensés sur cette investie, sur cette et ce que nous voulons à travers le plan Marshall, le plan de soutien aux bâtiments et aux travaux publics de 880 millions d'euros. C'est bien entendu équiper notre territoire, c'est aussi soutenir nos entreprises du bâtiment et des travaux publics.

C'est pourquoi nous allons approuver à l'Assemblée plénière du mois de novembre la nouvelle commande publique régionale qui permettra par de plus petits lots, par des dispositifs d'avance de trésorerie, de soutenir l'économie de ce secteur du bâtiment et des travaux publics. Nous devons aussi, à travers le plan littoral 21, que nous mettons en œuvre avec l'État, avec la Caisse des dépôts et consignations, bâtir ce nouveau littoral. Le plan Racine, cela a été un investissement de génie, adapté aux besoins de l'époque, avec les préoccupations de l'époque.

Aujourd'hui, avec le plan littoral 21, nous allons concilier, bien sûr, le développement portuaire, également les énergies renouvelables, ainsi aussi concilier avec la préservation environnementale, et puis aussi avec la rénovation de l'hébergement touristique, qui doit correspondre aux besoins des touristes du 21e siècle. Parce que c'est cela que nous voulons inscrire, un tourisme durable, une économie qui prenne racine dans les potentialités des territoires. Parce que nous savons que notre environnement, c'est la première des richesses, et y compris cette richesse qui doit être préservée pour le développement économique.

Nous voulons aussi avoir une attention particulière aux gens de la mer. Parce que c'est vrai que cette maison, c'est la maison des gens de la mer, elle doit être vue comme notre nouvelle agora méditerranéenne. Et sa vocation, c'est l'exercice de la démocratie maritime. Oui, je pense que quand on a une action politique, il faut rester proche du terrain. Il faut savoir défendre avec force, avec vigueur, les projets, bien sûr, au niveau parisien, au niveau européen, au niveau international, mais il faut toujours avoir une connexion avec la réalité du terrain. Et nous devons avoir des lieux où la démocratie est bien entendu développée.

C'est à travers, bien sûr, le Parlement de la mer qui pourra y siéger, c'est à travers les conseils portuaires, c'est également, vous pourrez le voir dans le cadre de la visite, l'organisation, bien sûr, d'exposition de temps fort dans le hall, dans les deux salles de prestige pour pouvoir, justement, fêter, entre autres. Mais, bien sûr, c'est 350 ans du port cette année et nous y sommes attachés. Enfin, nos collaborateurs des ports et de l'EPR, que je salue, sont déjà installés dans le bâtiment attenant du Quai Régis.

Et donc, les deux bâtiments seront reliés dans les prochains mois afin d'accueillir plus largement de nombreux agents de la direction de la mer que nous avons créés au sein des services. Ce doit être, bien sûr, un lieu de rencontre, de travail, d'innovation, comme nous voulons. Et nous devons, bien sûr, penser à la SNSM qui a une fonction primordiale, fondamentale. Et nous pourrons ici organiser une soirée en l'honneur de tous les équipages de la région. C'est la maison du peuple de la Méditerranée et c'est ce que nous voulons, éclairer notre regard sur Mare Nostrum, nous la faire aimer, faire dialoguer les cultures.

Ça sera aussi à avoir cette volonté de toujours participer à l'action de solidarité avec l'ensemble des peuples qui sont en souffrance. Parce que notre région est un carrefour de civilisation, un carrefour de culture. Et notre région, elle s'inscrit dans les principes de notre République. Parce que pour avoir une République forte, il faut une région forte. Et une région qui respecte liberté, égalité, fraternité. Fraternité, c'est la première marche de notre devise républicaine. C'est celle qui nous permet d'accéder de façon durable à la liberté et à l'égalité. Et il ne faut jamais l'oublier.

Et je tiens aussi à saluer l'engagement de l'association SOS Méditerranée qui porte secours aux personnes en détresse en Méditerranée avec le navire Aquarius. Elle a reçu le prix du citoyen européen, donc jeudi dernier. Solidarité et puis ambition. Ambition que nous voulons. Et c'est pourquoi j'ai demandé à la ministre de l'Environnement et au président de la République que nous puissions accueillir dans notre région, l'Agence nationale de la biodiversité. Et cela, c'est un sujet important. Mais nous allons, dès à présent, mettre en œuvre l'Agence régionale de la biodiversité. Et j'ai confié à Yves Pietrasanta, qui est un expert à ce sujet, bien entendu les missions de préfiguration.

Il va nous faire des propositions, nous aider dans la concrétisation d'une agence régionale de la biodiversité. Nous serons, bien entendu, là aussi, région pilote. Et nous avons de l'ambition une région à énergie positive, la première région à énergie positive d'Europe. Et c'est pourquoi, lors de l'Assemblée plénière du mois prochain, là aussi, nous allons présenter un rapport sur la transition énergétique, démontrer que nous serons des investisseurs avisés, que la région va pouvoir créer une agence régionale de l'énergie et du climat, et que nous serons également dans un partenariat avec l'ensemble des acteurs qui doivent être mobilisés pour cette transition énergétique.

Je veux donc vous assurer que nous serons des fervents défenseurs de la démocratisation de la Méditerranée, de la démocratisation de la mer, parce que, comme le disait Jean Villard, cet autre, c'est toi, le poète a toujours le dernier mot. Et je voudrais donc citer Baudelaire, qui disait, « Homme libre, toujours tu chériras la mer, la mer est ton miroir, tu contemples ton âme, dans le déroulement infini de sa lame, et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer. » Merci à toutes et merci à tous, et bienvenue chez vous. Merci.