Budget de la Sécu : ce texte est "le fruit d'efforts, de compromis", lance Clément Beaune
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'auriez-vous voté si vous étiez encore député ?
- 2:01OuverteRéponse directe
De quelle manière faut-il revoir les débats budgétaires selon vous ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Ce budget est-il un budget de gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Clément BeauneFait
« j'aurais clairement voté pour ce PDFS, ce budget de la sécurité sociale parce qu'il a été le fruit d'effort de part et d'autres d'ailleurs de compromis »
- 4:00Clément BeauneFait
« il y a beaucoup d'amendements sur lesquels il n'y a pas du tout de chiffrage, il n'y a pas du tout d'évaluation »
- 7:00Clément BeauneFait
« il y aura une large partie du bloc central qui votera pour, peut-être qu'il s'abstiendra pour une partie »
- 8:00Clément BeauneFait
« c'est un budget compromis. Bah oui, parce que je pense que par exemple quand vous avez la suspension de la réforme de retraite, c'est effectivement une mesure qui est en quelque sorte demandé par la gauche »
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Bon, bonne journée décisive donc aujourd'hui à l'Assemblée nationale, jour de vote du budget de la sécurité sociale. Qu'est-ce que vous auriez voté c après vous si vous étiez encore député ? Oh, c'est toujours compliqué mais j'aurais clairement voté pour ce PDFS, ce budget de la sécurité sociale parce qu'il a été le fruit d'effort de part et d'autres d'ailleurs de compromis.
Un compromis, c'est toujours difficile pour tous ceux qui ont participé. Donc moi, je veux aussi vu un peu de l'extérieur saluer les députés et sénateurs, en l'occurrence les députés qui se sont beaucoup impliqués, on l'a vu, parfois ça peut créer quand on est un citoyen qui regarde les débats un peu de confusion, de complexité. Peut-être qu'il faudra revoir notre procédure budgétaire, c'est quelque chose moi auquel je réfléchis.
Mais en tout cas, dans cette assemblée fragmentée, il fallait trouver une méthode, des compromis. le gouvernement, les parlementaires de Tout ont joué le jeu. Il a trouvé la bonne méthode Castian le Cordu.
Ah oui, je crois que la méthode du travail d'abord de la présence, il a été très présent de l'implication, du compromis. C'est salué d'ailleurs même par ceux qui ne vont pas voter le texte. C'était une méthode qui était indispensable dans ce contexte.
Et je sais que encore une fois, ça peut créer de la complexité, de la confusion, mais ça crée aussi, je crois, de l'apaisement de voir un parlement. On dit souvent les bancs sont vides, où sont-ils ? On ne voit pas toujours le travail en commission et cetera.
Là, on a vu un hémycle très rempli même le weekend des députés de tout bord là aussi qui se sont impliqués, qui se sont parfois invectivés, mais qui ont quand même beaucoup bossé pour avoir un texte qui soit le meilleur possible. Et évidemment, ce compromis, c'est plus compliqué que quand vous avez une majorité claire, ça c'est sûr. Et puis il y a des sujets comme la réforme de retraite où personnellement, je regrette qu'on doit faire ce compromis mais c'est l'état de la situation.
On va revenir mes petites parenthèses. De quelle manière il faut revoir les débats budgétaires selon vous ? Ah, j'ai regardé moi j'ai été ministre d'affaires européennes ce que faisaient nos voisins.
Euh, on ne le sait peut-être pas, on a le débat budgétaire le plus long d'Europe euh entre la navette parlementaire entre les deux chambres, c'est bien normal, mais avec des heures et des heures de débat. Parfois euh tard le soir et la nuit. Tout le monde peut dire c'est le boulot des parlementaires de bosser bien sûr, mais je pense pas que ce soit rendre service à la démocratie que d'avoir des moments de grande fatigue, des moments où on enchaîne des centaines d'amendements.
Et puis il y a un sujet aussi qui me tient beaucoup à cœur maintenant que je dirige une institution d'évaluation comme le commissariat, la stratégie au plan, c'est qu'il y a beaucoup d'amendements sur lesquels il n'y a pas du tout de chiffrage, il n'y a pas du tout d'évaluation. On l'a vu sur l'impôt sur la fortune improductive. Moi, j'ai été comme citoyen, j'ai écouté la radio, la télé le lendemain, j'ai entendu trois versions différentes de ce que faisait cet impôt.
Donc c'estàd on sait même pas exactement expliquer ce qu'on a voté parce que ça a été parfois fait, pardon l'expression à l'arrache. Donc il faut qu'on ait, je pense parfois une journée ou deux pour évaluer un amendement, surtout quand il est fiscal, qu'il est important. Ça rassurera les entreprises, ça rassurera nos concitoyens et c'est possible d'avoir 24 heures de délai pour cueiller par exemple pourrait le faire ou d'autres organisme une évaluation objective d'un impact de l'impact ou du chiffrage d'un amendement.
Pour revenir sur la méthode de Sébastien Lecornu, il a dû beaucoup donner notamment au Parti socialistes pour s'assurer d'un vote positif. Je pense notamment aux franchises médicales et à la suppression de l'année blanche. Finalement, ce budget va être voté par le PS et pas par Horizon.
Est-ce que vous considérez comme certains que c'est du coup un budget de gauche ? Alors du coup, on va voir, c'est pas un budget de gauche parce que je pense que si le Parti socialiste avait la majorité dans l'hémicycle, ce qui n'est pas le cas, il aurait sans doute proposé un autre budget. Bon, c'est un budget qui inclut effectivement des demandes ou des propositions du Parti socialiste.
On va on va voir ce qui va se passer cet après-midi, avoir quelque chose quand même d'effectivement très intéressant, c'est que il y aura une large partie du bloc central qui votera pour peut-être qu'il s'abstiendra pour une partie, vous avez cité Horizon ce budget. H h vous la comprenez la position des fin je vais y venir mais et des socialistes qui sont pas parti du bloc central qui sont pas un parti de la majorité ou du socle qui va voter pour c'est quelque chose d'inédit sans de notre pays bon moi j'y vois quand même une bonne chose encore une fois c'est qu'on est capable on pensait que c'était impossible de faire des compromis moi je viens de la gauche je le dis aussi on est aussi capable d'avoir un parti socialiste qui se détache de la gauche radicale et de la France insoumise parce qu'on a vu à quel point ils étaient attaqués par la France insoumise et ils ont pris des risques aussi il faut le saluer pour essayer de trouver un compromis horizon ne vote pas un budget, c'est un budget compromis. Bah oui, parce que je pense que par exemple quand vous avez la suspension de la réforme de retraite, c'est effectivement une mesure qui est en quelque sorte demandé par la gauche, une concession à la gauche.
Mais quand vous avez un certain nombre de grandes mesures d'économie, il en reste un certain nombre dans ce budget, c'est pas exactement la position qui avait défendu la gauche. Donc c'est un budget effectivement le compromis c'est moins lisible, c'est moins clair, c'est une sorte de mix si je puis dire entre des positions des uns et les autres mais c'était dans la situation qu' dans laquelle il assemblée sans doute indispensable. Ensuite, on verra, je préjuge pas, ce que vote le groupe Horizon, ce que vote le groupe LR.
Vous pensez passer ? J'imagine que il y aura des positions assez différentes au sein de ces groupes. Alors moi, je n'ai pas de boule de cristal.
Je souhaite que ça puisse passer mais euh je ne suis pas parlementaire et je suis comme tout le monde. Je vois bien que les choses seront serrées, mais à la fin le résultat est le résultat et quoi qu'il arrive, il faudra avancer. Il y a encore un texte budgétaire qui est en discussion ici au Sénat.
Quel budget de l'État. Donc le marathon n'est pas fini. [musique]
Christine Pirès Beaune