Jérôme Guedj : "Je ne voterai pas pour La France Insoumise" – Invité des 4 Vérités
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jérôme G. Un peu partout les listes socialistes ont fusionné avec les listes insoumises. Qu'en pensez-vous ?
D'abord, je suis en colère parce qu'on va parler que de ça. Alors, je vais pas évacuer le sujet parce qu'il est dans l'agenda politique, mais ce sont des élections municipales et dans des centaines de villes, il y a des candidats de gauche qui n'ont pas fait ces alliances et qui d'une certaine manière sont interpellés sur celles qui ont lieu. Il y a ceux qui ont été cohérents parce qu'il y a eu une position du Parti socialiste il y a 15 jours qui a dit pas d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon du fait de ses relans complotistes et de ses propos antisémites inacceptables.
Il y avait une position claire. En tous les cas, moi je la prenais pour telle et aujourd'hui il y a une sorte d'accommodonement local. Je ne veux pas que à Paris Emmanuel Grégoire qui fait une campagne remarquable qui a été extrêmement précis sur le refus de l'alliance avec Sopia Chikirou qui aujourd'hui doit faire face à une alliance de la honte entre Rashid Adati avec le soutien implicite ou explicite de Sarah Knafo et même Jordan Bardella qui appelle à voter pour Rashid Adati.
Donc il faut qu'un candidat comme Emmanuel Grégoire, il soit pleinement soutenu. Je pense évidemment à Benoît Paillant qui lui aussi a été admirable de clarté et qui fait face au Rassemblement national et qui doit incarner justement cette cohérence et cette solidité. Je pense même que les bons scores que les deux ont fait, c'est parce queils avaient eu cette clarté d'emblé de dire il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise.
Je pourrais vous parler de Michael de la fausse à Montpellier qui a combattu depuis des mois les insoumis qui Nathalie à Nathalie Appé d'autres tout cela moi là vous citez quatre villes je peux vous en citer 15 où il y a une alliance ce que je veux dire c'est qu'il y a plein d'autres villes dont on ne parle pas sur lesquelles soit au premier tour parce que il y a eu vous savez je vais vous donner un seul chiffre et c'est ça qui m'agace profondément les insoumis au premier tour de l'élection municipale dimanche dernier ils ont fait 650000 voix en France la gauche républicaine avec ses partenaires elle a fait plus de 5 millions, 10 fois plus. Et pourtant, de quoi on parle ? Ben, on parle du piège dans lequel les socialistes sont malheureusement tombés.
Et ce qui me met en colère parce que moi la politique ça commence par des valeurs, ça commence par des principes. Celui qui consiste à dire pas d'accord avec la France insoumise, vous savez, moi ça fait 2 ans que j'ai dit ça. J'étais parfois seul à le dire et ça m'a coûté, ça m'a meurtri de dire ce que j'ai dit euh euh à mes camarades socialistes en disant il ne peut plus y avoir d'accord avec quelqu'un qui seulement veut nous punir, il a commencé l'élection municipale comme ça Jean-Luc Mélenchon en disant il faut punir les socialistes et aujourd'hui on va lui faire des papouilles.
On va valider la stratégie qui a été la sienne qui a consisté à brutaliser cette élection municipale comme il avait brutalisé les précédentes élections à faire des jeunes mots douteux sur les noms à consonance juive à désigner tel ou tel à la vindque le maire de Saint-Denis traité de petit bourgeois visqueux. C'est pas ça la conception de la politique. On peut pas dire nous avons des désaccords de fonds et des désaccords de forme avec la manière des insoumis, de la direction des insoumis de Jean-Luc Mélenchon.
Et moi, j'en appelle aux électeurs de la France insoumise désemparé, j'en connais, qui me disent "Bah oui, mais alors qu'est-ce qu'on fait là aujourd'hui ?" Je leur dis ben l'alternative crédible, elle est pas dans cette fuite en avant, elle est pas dans cet isolement, elle est pas dans ce rabrissement de l'espace politique. Et moi, la gauche républicaine que je défends, celle que je veux avec d'autres portées notamment à l'élection présidentielle, elle peut pas au moment de 2026 dire "Ah ben dans un premier temps pas d'accord avec les insoumis, puis après des accords avec les insoumis." Qu'est-ce qu'on va dire de manière crédible à l'élection présidentielle ?
Or à l'élection présidentielle, on a un problème, c'est que si Jean-Luc Mélenchon passe devant la gauche républicaine et s'il est au deuxème tour de l'élection présidentiel, alors c'est la certitude que Jordan Bardella gagne l'élection présidentielle. C'est pour ça que je suis en colère aujourd'hui parce que ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas dans ce moment crucial de la vie politique, moi je suis pas à dire que les municipales c'est distinct de la politique nationale. Enfin, on peut on peut pas avoir ce double discours.
Il faut être cohérent. ce qu'on ne fait pas à ce moment-là va nous coûter dans la clairvoyance et la clarté qu'on doit porter au moment de l'élection présidentielle. Quelques questions quand même.
Euh Jérôme Geg, quand Olive Fiord dit quand Olivier Fort dit pas d'accord national, c'est de l'hypocrisie. Euh bah en tous les cas euh à ce moment-là, moi je défends cette position et je pense en sincérité que on va pas ouvrir les diges et fermer les yeux dans en politique faut dire les choses. Voilà, moi j'ai assumé depuis 2 ans cette confrontation.
J'ai été candidat aux législatives en 2024 en refusant l'accord avec le NFP. J'étais seul à ce moment-là. On était une poignée à assumer cette confrontation.
Aujourd'hui, le PSD peut plus avoir d'accord national. On peut pas soutenir Jean-Luc Mélenchon et cetera, mais on peut pas faire rentrer dans des conseils municipaux des gens qui dans quelques semaines aux élections sénatoriales vont être candidats contre des sénateurs. S'il ne faisait les maires qui ont fait alliance à Toulouse, à Nant, à Limoge, où vous voulez, s'il ne le faisait pas, il risquaient de perdre.
Quand on est de gauche et qu'on fait de la politique, euh on ne veut pas laisser sa mairie à la droite. Vous vous dites "Vaut mieux une mairie qui passe à droite, à droite modérée plutôt qu'une alliance avec les insoumis ?" Moi, je pense qu'il faut toujours être cohérent sur des principes qu'on a affirmé et je le redis les maires là qui s'en sortent bien, en tous les cas les candidats à la mairie, Benoît Paillant, Emmanuel Grégoire, ils ont été clairs sur leur position et je pense que vous laissez parler, ce n'est pas ma question, répondez-moi.
À Toulouse, vous voteriez François Picmal, insoumis pour l'homme de droite modéré qui est Jean-Luc Moud ? En tous les cas, je voterai pas pour la France insoumise. Voilà.
Euh, je ne vote pas je ne vote pas pour la France insoumise. C'est un crève cœur et je sais qu'en disant ça, je vais pas me faire des amis. Mais vous savez, je vais vous redire une chose.
L'intérêt général de la gauche républicaine que je défends, ce n'est pas la somme des intérêts particuliers des élus lo d'être clair. Donc, à Toulouse, vous préférez Jean-Luc Moud à une liste socialiste et insoumise dirigée par un insoumis. C'est un insoumis qui est va être à doubé.
Moi, j'essaie d'être cohérent. Je ne Carole Delga l'a dit dans les mêmes termes, je ne voterai pas pour la France insoumise dans ce type de situation. Ça très bien.
En faisant ça, vous tenez des propos qui vont à l'encontre de ce que propose votre parti. Pourquoi vous restez au PS ? parce que la vieille maison, elle appartient à ceux qui sont fidèles à ces principes qui sont euh l'intransigence républicaine et la transformation sociale assumé et que moi je n'aime pas la godie qui consiste sur telle euh ou telle adaptation à euh dire une chose une semaine et à dire le contraire.
J'assume les risques que je prends en disant cela. Voilà. Mais c'est ma liberté de parole et je pense que c'est ça dont on a besoin dans le débat politique des gens qui ne s'adaptent pas au gré du vent.
Voilà. Et que je n'aime pas cette enfin je cette formule de Michel Noir, elle elle dit ce qu'elle dit, mais mieux vaut perdre une élection que perdre son âme. J'avais pris ce risque en 2024, j'étais bien seul.
Et bien aujourd'hui, je pense que pour préparer notamment l'élection présidentielle de 2027 et si on veut être crédible quand on va dire aux gens qu'il y a un chemin de cette gauche républicaine, la vie politique, il y a pas un vide entre Jean-Luc Mélenchon d'un côté et le macronisme déliqué sans de l'autre. Je pense qu'il y a ce chemin de cette gauche républicaine écologique sociale que je porte et que je veux euh porter à l'occasion de l'élection présidentielle. Jérôme Ged, invité en colère, invité des 4V ce matin.
Merci à tous. Oui.
Jérôme Guedj