MÉLENCHON : Esprit de campagne spécial Luttes Sociales - #LuttesSociales
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 33 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'une lutte sociale aujourd'hui et comment la caractériser ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment les luttes sociales s'articulent-elles avec l'engagement politique ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La réindustrialisation du pays est-elle stratégique pour notre territoire ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quel est l'état d'esprit des travailleurs détachés dans votre secteur ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Comment organiser la transition écologique sans polluer davantage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00animateurFait
« un président de droite qui se vantait d'avoir mis fin à la possibilité même de se mettre en grève ce qui évidemment était faux »
- 17:00Gilles RenaultChiffre
« la filière nucléaire c'est 220000 salariés en totalité 170000 salariés d'entreprise extérieur sous-traitante »
- 18:00Gilles RenaultChiffre
« un accident qui surviendrait sur le site du Tricastin type Fukushima c'est 450 milliards d'euros cela coûtera la collectivité »
- 22:00Lionel BurielloFait
« le protectionnisme solidaire on en parle juste après cette petite vidéo »
- 2:30Locuteur 2Fait
« l'industrie aujourd'hui est primordiale et essentielle pour notre territoire »
- 3:30Locuteur 2Promesse
« il va falloir qu'on envisage sérieusement la sortie du nucléaire »
- 4:00Locuteur 2Fait
« il va falloir qu'on le fasse avec les salariés »
- 5:20Locuteur 3Fait
« l'ubérisation c'est posséder un outil technologique le mettre à disposition de gens »
- 10:30Locuteur 4Chiffre
« 29 % des parts de marché »
- 21:00Locuteur 7Chiffre
« 8 % de syndiqués en France »
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« comparer les chiffres de syndicalisation en France et dans d'autres pays finement ça n' aucun est-ce qu'il y a pas aussi une éducation au syndicalisme à avoir à l'école au lycée dans les fac alors question naïve encore peut-être mais mais ça ça devrait être obligatoire »
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« les gens les dominants ne vont pas mettre ça en place parce que ça permettrait d'éveiller les conscience la première arme dans une société c'est la culture »
- 2:00KathyChiffre
« le taux de de syndicalisation n'est pas important puisque on est autour de de 8 10 % et qu'on ne peut pas dire qu'actuellement dans la période alors que il y a beaucoup de souffrance parmi les les salariés les travailleurs et les travailleuses que ce taux augmente »
- 3:00Jean-Luc MélenchonPromesse
« on a un vide habissal de formation mais y compris dans les entreprises nous on demande par exemple que dans le cursus de formation d'intégration dans les entreprises il y ait une présentation des organisations syndicales »
- 5:00PhilippeFait
« il y a trois organisations patronales principales c'est le meddeef la CGPME et l'UDP qui sont les trois organisations patronales qui se répartissent en gros le marché des entreprises »
- 7:00PhilippeFait
« la plupart des entreprises en France ont moins de 20 salariés et les politiques qui sont menées au niveau des entreprises sont menées avant tout par ces grandes entreprises »
- 12:00Sabrina BenaliChiffre
« j'ai été la première surprise de ce succès que j'ai du mal à appeler un succès parce que des médias m'ont d'ailleurs demandé si j'étais contente d'un chiffre de 12 millions de vues »
- 15:00Sabrina BenaliChiffre
« une page facebook actuellement suivie par je crois un peu plus de 63 ou 64000 abonnés »
- 21:00Raphaël GirardoFait
« on a réussi à trouver un patron qui est très fier de son abattoir qui en effet est l'un des plus modernes les plus allez disons le terme progressisted que y a »
- 0:15Locuteur 1Fait
« c'est pas le capital qui travaille c'est le travail hein la seule source de richesse c'est travail il y en a pas d'autres »
- 0:45Locuteur 1Chiffre
« vous produisez 100 de richesse on vous donne pas 100 hein on vous donne 10 »
- 2:00Locuteur 1Chiffre
« c'est 196 milliards par an »
- 3:00Locuteur 1Chiffre
« avec deux fois moins de travail on produit 30 fois plus de richesse »
- 4:30Locuteur 1Fait
« les autres c'est le 1 % de la population ils sont très peu nombreux ils peuvent pas gouverner »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
oui je te lance les D 15 d'accord mais c'est des images d'illustre je les lance pas d'accord bien bonne émission tout le monde [Musique] [Musique] salut à tous voici esprit de campagne spécial lutte sociale de points lutte d'intérêt général esprit de campagne vous le savez c'est l'émission de la campagne de la France insoumise et du candidat Jean-Luc Mélenchon émission d'ailleurs qui fait bientôt plus d'audience he que certaines chaîne d'info salut Charlotte salut Guillaume le programme aujourd'hui un bon programme pour parler des luttes sociales bah oui je crois que non seulement c'est un sujet absolument central dans toute société et particulièrement dans la nôtre et et moi je me souviens d'un président un président de droite qui se vantait d'avoir mis fin à la possibilité même de se mettre en grève ce qui évidemment était faux mais qui en dilon sur la volonté très puissante des certains gouvernants d'essayer d'éradiquer y compris l'aspiration au changement social et bien nous allons aborder ce sujet autour de trois thèmes cinq thèmes pardon les enjeux politiques des luttes sociales donc là on y est l'ubérisation des métiers un sujet d'actualité les femmes et le travail un sujet de toute éternité les syndicats et les nouvelles formes de lutte alors avant de rentrer dans le vif du sujet quand même un mot de cet incroyable événement qui était la marche pour la 6e république c'était samedi 18 mars dernier un événement qui sera incontestablement un des plus grands rassemblement populaire de cette campagne électorale on peut le dire on peut le dire un rassemblement populaire et puis un rassemblement qui avait surtout un fond politique essentiel un fond politique qui était partagé qui était parfaitement bien compris et qui a été bon une démonstration de force on ne le cesse on ne cesse de le dire démonstration de force de la France insoumise avec des gens qui se sont levés très tôt qui ont fait des heures de bus pour être présent à cette marche et puis bien sûr vous vous étiez en nombre sur les réseaux sociaux et belles démonstrations de force encore partout en France et même parfois partout dans le monde et puis 2 jours après le débat le grand débat sur TF1 avec Jean Jean-Luc qui a été découvert voire redécouvert oui et je dirais même que ça fait pas mal de bien de rentrer dans ce qu'ils appellent le début de la campagne présidentielle avec cette puissance vent dans le dos qui était soufflé depuis 18 mars et qui a incontestablement donné une force à à notre candidat que tout le monde reconnaît même au-delà de notre notre mouvement avec un débat c'est vrai qui a particulièrement bien marché sur TF1 on rappelle 130000 personnes sont venu marcher pour la 6e République le 18 mars dernier et puis des chiffres également à vous donner regardez derrière moi il y a des chiffres qui vont s'afficher euh qui concerne non je me trompe peut-être il y a peut-être pas de chiffr si ça y est voilà les chiffres qui ne cesse de monter 241000 personnes sont abonnées sur la chaîne Youtube de Jean-Luc Mélanchon 1 million d'abonnés sur Twitter 753000 abonnés sur Facebook et le chiffre a été dépassé après le 18 mars plus de 300000 personnes au la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour euh l'élection présidentielle du 23 avril prochain c'est conséquent c'est énorme c'est énorme d'autant plus que il y a il y a vraiment un mouvement comme tu l'as dit hein de découverte mais je dirais même plus euh ce que les gens ont compris c'était que on n'y arriverait pas si on ne se mobilisait pas et donc des gens qui euh euh jusque-là attendait de voir venir il y a beaucoup d'indéis hein y compris hein mais je pense qu'il y a aussi des gens qui se décident maintenant à mettre la main à la patte de la campagne et de la campagne des insoumis et ils viennent de découvrir pour beaucoup que appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon sur jlm2017.fr permettait d'entrer en contact avec tout un réseau d'action un réseau assez fourni assez riche avec une multiplicité de type de d'investissement euh des dons évidemment vous pouvez faire des dons par le B de la plateforme vous pouvez assister à des réunions publiques vous pouvez en organiser vous pouvez dier des tracts c'estàd vous pouvez commander du matériel et le diffuser vous-même enfin bref il y a tout ce qu'il faut pour faire campagne et ceci est apporté de main apporté de clic je dirais oh c'est Jol j'ai fa j'ai fait le petit joueur parce que le vrai chiffre c'est pas 300 c'est plus de 320000 citoyens appuient donc la campagne de Jean-Luc Mélanchon et cette émission vous le savez en direct sur YouTube et sur l'ensemble des réseaux sociaux esprit de campagne aujourd'hui spécial lutte sociale c'est parti avec Philippe juraver qui vient de nous rejoindre délégué syndical pendant plusieurs années sur le RB et responsable de la France insoumise du pôle lutte sociale et suivi des entreprises bonjour Philippe bonjour Guillaume quel titre oui mais justement je suis un peu flatté là un titre aussi long c'est la première fois qu'on me le fait comme ça c'est impressionnant c'est impressionnant Philippe quelques mots tout d'abord pour débuter qu'est-ce qu'une lutte sociale aujourd'hui comment peut-on la la caractériser pardon quand on dit lutte sociale évidemment la première chose à laquelle on pense on pense à tous ces travailleurs on pense aux employés on pense aux salariés qui représente 13 millions de personnes et ces 13 millions se dit ben ça représente une force et on oublie on oublie qu'il y a une force qui existe aussi qui existe et qui fait régner une lutte de classe quand une buffette le milliardaire dit cette de classes on est en train de gagner ben dans le même temps on voit qu'on a concernant les dividendes des chiffres qui sont annoncés et qui montrre qu'en effet il y a une classe qui est en train d'avancer mais quand tu parles de 13 millions 13 millions de personnes c'est 13 millions de personnes ouvriés et employés voil c'est je crois savoir c'est c'est c'est la moitié de la population active c'est ça ou exactement c'est exactement c'est la moitié ça représente une force et ça devrait c'est un petit peu à l'image de ce qui se passe dans les entreprises ça devrait être suffisant pour pouvoir dire que ce rapport de force existe et ce que je suis en train de vous dire c'est que il y a une autre force qui est en train d'avancer et qui est là qui est bien présente et on le voit aujourd'hui dans l'actualité politique j'ai cité pour une buffetteaurais dire la même chose avec den en 2007 par s était là dis bon les ACIS du C faut les abattre quand on aujourd'hui Macron qui avance avec sa retraite à point on dit voilà quoi on sait pour qui travaille on sait qu'il est en train de servir et par rapport à ça il faut opposer une force cette force est en train de se construire il fautou qu'elle est en train de se construire elle a montré une forme en 2016 qui était fabuleuse pour pouvoir s'opposer à la loi de comerie et la France insoumise dans ce cadre de cette lutte a montré tout son savoir-faire c'estd que tout ce qu'on a essayé de monter avec Jean-Luc Mélenchon on l' mis au service de cette lutte et grâce aussi aux syndicalistes on est arrivé à mener une force des syndicalistes à l'intérieur de la France insoumise dans les faits comment elle se concrétise cette force toi tu es responsable des luttes sociales et suivi des entreprises pour la campagne au quotidien comment les informations te remontent et quel est ton périmètre d'action ensuite en gros ça représente deux voyages de déplacements par semaine dans les entreprises on en est depuis un an à un peu plus de 100 entreprises visité j'essaie les répertorier sur une carte et cette carte me fait mettre dans chaque région des référents ces référents lut me permettent de remonter des informations d'être réactif et de pouvoir informer non seulement le bureau de campagne mais également Jean-Luc Mélenchon sur des actions qu'on pourrait cibler c'était le cas pour Nexis c le cas pour chirurgie et qui nous permet d'alimenter le débat politique j'ai moi j'avais une question parce que là tu dis que tu te rends auprès de d'entreprises et auprès des salariés en lutte moi je me posais la question tu sais en ce moment en Guyane il y a un mouvement sociale énorme mais très diffus tu vois qui concerne pas une boîte en particulier ou et voilà comment être au côté de ces gens qui sont en pleine revendication dans ce territoire là éloigné c'est vrai ou 8000 km on l'U laeloupe ils au moment de la profitation profitation on le voit aujourd'hui avec la Guyane qui est à feu et à sang on n parle pasou évidemment on justifie ça par la distance et on profite je profite de l'émission pour vous le dire on profite de ça pour essayer d'embastiger et de mot en Guadeloupe là au 31 mai il passe justice poteit et on va essayer de lui de l'incriminer de telle manière qu'il ne puisse pas aider la Guyane parce que c'est un évidemment un syndicaliste charismatique dans toute la Caraïbe et lui il est capable de faire ce relais avec la France là je pars bientôt en guou je vais essayer de faire un jumelage imaginer avec François Ruffin entre la Picardie et la Guadeloupe c'est volontaire donc entre le pays de la betterave et le pays de la canas sucre dit mais volontairement pour montrer que cette République une et indivisible elle existe et elle a le droit au même traitement au niveau des médias ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et c'est ce qui se passe avec la Guyane où actuellement ils ont beau hurler ben ça sble la colère et on va remercier tous les syndicalistes et les lutteurs qui sont présents sur ce plateau aujourd'hui pour assister à cette émission merci beaucoup d'avoir fait le déplacement je sais que vous êtes également nombreux à suivre cette émission vous pouvez nous interpeller interpeller les gens qui sont sur ce plateau interpeller Jean-Luc Mélenchon qui va évidemment nous rejoindre dans quelques instants avec ce hashtag hashtag lutte sociale qu'est-ce qu'on te demande quand tu te déplaces dans les entreprise qu quel est le sentiment général qui ressort alors la première chose qu'on me demande je veux pas vous étonner c'est c'est de voir Jean-Luc Mélenchon ça c'est une condition cinequanon ce qui fait que la première réaction quand il me voit bon il disent celui il ressemble pas tout à fait à Jean-Luc mchon et en plus vu mon gabarit dit si on doit lui donner à manger celui-làir des problèm ça si vous l'invitez au restaurant réser pour 5 parce que c'est un B mais généralement cet écueil passé ça se passe bien ça se passe bien si ce n'est que ça crée forcément de forte complicité vous allez voir tous les amis qui vont défiler j'ai découvert des experts véritables experts du monde du travail pas ceux qui défilent dans dans les médias mais ceux qui non seulement parlent le mieux de leur travail mais ont des perspectives d'avenir et on a découvert ça au fur et à mesure avec Jean-Luc Mélenchon et le danger de cette complicité parce qu'il y a quand même un danger c'est que ça se termine pas toujours bien ces aventures et forcément c'est un accompagnement dans des choses tristes on l'a vu avec les gouur avec ce scandaleux jugement pour Michel guamen on le voit pour beaucoup de de camarades qui qui sontent dans la dépression voilà donc c'est des accompagnements des fois qui sont très douloureux et peut-être plus que la dépression il a y compris les camarades qui par des suicid compris les suicides et ça c'est dramatique c'est dramatique parce que quelquefois ça nous arrive de vraiment bien les connaître de connaître leur famille et ça ça dépasse le cadre de l'amitié ceci dit ça renforce aussi notre engagement politique ça renforce parce qu'on est persuadé aujourd'hui que toutes ces femmes et ces hommes vous allez voir défiler ont une place à prendre dans la politique quand on dit prendre le pouvoir ils ont leur place dans l'assemblée et si on va avoir un autre écho de la parole politique il ne va pas falloir attendre eux savent répondre à l'urgence démocratique à l'urgence sociale écologique qui est en quelque sorte le squelette du programme l'avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon Charl et oui est ce qui moi ce qui me frappe c'est ce que tu dis là sur le fait que les premiers experts en en société hein en bien-être social en bien-être et bien dans voilà y compris dans le corps son ce sont les travailleurs parce qu'ils sont d'abord très longtemps au travail c'est le temps qu'un salarié passe sur son lieu de travail est très important donc améliorer les conditions de travail c'est améliorer y compris les conditions d'existence des individus et de la société dans son ensemble c'estd qu'il y a un vrai rapport entre le soin qu'on peut accorder aux personnes qui sont au travail et le soin qu'on accorde à la société dans son ensemble il y a surtout logique que les syndicalistes ont compris aujourd'hui dans la souffrance à travers les les agressions dont ils ont été victimes c'est que ils sont porteurs de création de loi mais quand on leur dit reprenez le pouvoir ils se rendent compte et on le voit dans le cadre de la France insoumise où ils sont plus de 100 syndicaliste avoir candidaté pour les législatifs c'est quelque chose d'exceptionnel d'exceptionnel euh c'est quoi ça fait que oui c'est c'est c'est totalement exceptionnel ça représente pour l'instant je crois que c'est c'est pas loin du tiers ouais dans dans dans dans dans l'évolution de des nominations mais enfin c'est déjà énorme demander à un syndicaliste de faire de la politique déjà c'est énorme dans l'entreprise on l'a tous vécu mais en plus de ça se dire bon écoutez maintenant on a confiance parce qu'on a fait un chemin avec vous on voit les évolutions on voit concrètement avec des exemples concrets avec Jean-Luc Mélanchon les interventions en tant que parlementaire comment il arrive à faire avancer la cause des salariés comment il est représentatif de des employés et des travailleurs et bien aujourd'hui ils ont compris qu'il fallait qu'il fasse ce pas en avant et je l'ai vu au moment vous avez parlé du 18 mars je l'ai vu quand j'ai réussi à faire monter 10 syndicalistes pour chanter à capella quand je leur dit vous allez chanter à capella ils ont tous rigolé et puis ils ont dit non ensuite il en était pas question et ils l'ont fait tu parles de la corale des travailleurs là qui a eu lie la corale des travailleurs pour chanter donc les mains d'or et ils l'ont fait non seulement de la bonne humeur mais en disant on va le faire vous allez voir on va y arriver on va le faire et dire quand on dit on va prendre de pouvoir c'estd l'audace c'est pas simplement se battre pour conserver la dignité c'est avoir l'audace pour permettre de conquérir ce pouvoir donc ce que ce que la France insoumise met en en évidence c'est qu'il y a un lien nécessaire entre l'engagement politique et l'engagement syndical c'estàd qu'oci voilà indissociable j'oublie pas donc les lanceurs d'alertes les associations mais c'est vrai que les syndicalistes en premier lieu on a beau dire qu'ils sont on va traiter le sujet qu'ils ne sont pas forcément représentatifs du monde du travail et du syndicalisme en attendant par procuration beaucoup de femmes et d'hommes les suivent et bien aujourd'hui en tant que politique ils sont capables de de de porter ce même message dire parce que on prend cet engagement vous allez voir que on est capable de faire vous allez voir que vous allez nous suivre et je crois que dans les quartiers et et de partout les gens sont en attente de je l'ai vu aux Antilles justement on parlait Antilles justement on parlait regarde là-bas sur Twitter beaucoup de questions déjà avec ce hashtag hasht social que se passe-til en gu on a on a ah prcis une précision de ce qui se passe en en fait en fait ce qu'ils font c'est que ils accélèent des restructurations pour pouvoir supprimer tout ce qui faisait la richesse de la Guyane c'està-dire l'espace spatial l'essence le bois donc ils essaient de reconquérir donc toutes les matières qui leur permettaient de d'avoir ses richesses pour pouvoir mondialiser ses richesses et ne plus en faire une une richesse on dira autonome et national national final mais quand Jean-Luc parlait d'autonomie euh donc écologique c'est tout à fait ça c'estàd que ils veulent tuer ce message que Jean-Luc apporté autonomie alimentaire autonomie écologique ils veulent le tuer et ils commencent par la Guyane ils vont jamais commencer par la Guadeloupe et comme je vous dis tout à l'heure ils bastillle en même temps Domota ils sont pas fous hein il dit si jamais on lâche Domota ça va être une véritable révolution sur toutes les Antilles donc on commence à le mettre en en tôle et puis on va poursuivre et donc c'est pour ça que la Guyane essaie de faire euh le plus de bruit possible et c'est aussi pour ça qu'on va se déplacer bientôt pour pouvoir essayer de de porter la parole ouais et ce qui ce qui me semble important dans le conflit guyanais en ce moment c'est que il y a tu disais très bien il y a des secteurs qui ont démarré le mouvement mais qui sont rejoints aujourd'hui y compris par la population qui revend qui demande par exemple des services publics des services publics plus corrects des services publics voilà qui seraiit à égal à la hauteur tout simplement des exactement et c'est pour ça qu'c Françis Ruffin on veut essayer de quand on dit République une et indivisible c'est bien ça c'està-dire que quand on parle de service public donc à développer ça a toute une utilité on voit que ça peut ça peut faire cor quand on pass qu' guadouou en Martinique il n'y a pas de de transport public çaexiste pas service de l'eau ça n'existe pas donc des choses qui paraissent ahurissantes mais quand on passe au DomTom on s'imagine pas ça on pense au côes et au bon vivre sans se douter que sans se douter qu'il existe une énorme ité et une énorme souffrance et en guyan en ce moment c'est ce qui se passe pour terminer rapidement cette introduction est-ce que il y a une lutte qui t'a je sais pas particulièrement marqué cette année ou dans les 12 derniers mois bon il y a beaucoup de luttes c'est difficile de différencier c'est vrai que toute l'année on a eu des luttes qui ont été très belles à mener il y en a une dernièrement qui m'a qui m'a interpellé c'est celle des pompiers les 3000 pompiers qui sont venus à République donc on a été à la rencontre et j'ai pu voir dans le casadre de la précarité comment ce métier aussi noble euh avait été sali notamment par l'État et les départements euh donc en divisant les pompiers entre eux avec des pompiers volontaires qui sont deux fois plus nombreux que que les pompiers professionnels mais des pompiers volontaires qui sont payés 4 € de l'URE et de l'autre côté des professionnels qui sont utilisés à des services subalternes par rapport à leur métier pour permettre d'utiliser des pompiers volontaire et et en obligeant ces pompiers professionnels de facturer euh le serv leurs services il nous expliquit quand on voir cette petite dame qui a une fuite d'eau et on est obligé de lui dire il va falloir faire un petit che au bout onose pas on nose pas faire on nous met face à ses responsabilité ils étaient 3000 et ils nous ont dit ne nous oubliez pas mais c'est terribleoi d' arriver là on voit que notre répuique est véritablement en danger on ne vous oublie pas si vous êtes pompier évidemment si vous êtes pompier vous avez des commentaires à faire hash lutte sociale voilà pour l'introduction de Philippe jurav première partie de cette émission les enjeux politiques des luttes sociales [Musique] jingle pas jingle non pas jingle c'est pas grave première partie de cette émission les enjeux politiques des luttes sociales avec Lionel buriello qui va venir nous rejoindre avec André Fada et peut-être Gilles renult tout à l'heure d'abord la réindustrialisation du pays c'est un sujet dont il est régulièrement question dans le vidéoaton il circule un peu partout en France recueillir vos témoignages vos propos position extrait regardez bonjour Alors moi je voudrais intervenir sur la réindustrialisation ou tout en respectant bien entendu l'environnement et les conditions de travail des salariés voilà ce qui m'intéresse aussi dans la froninouis c'est le projet du protectionnisme solidaire et écologique qui permettra de réimplanter l'industrie en France notamment ici comme dans le Nord voilà on a eu des entreprises historiques de cidérurgie d'Assyrie qui ont fermé il y a quand même un avenir pour ces entreprises aussi c'est en lien avec le protectionnisme aussi solidaire c'est l'économie de la mer pour l'économie de la mer on peut trouver des débouchés à ces industries de sidérurgie pour l'éolien marin par exemple donc ce qui m'a séduit dans la France ins c'esti c'est ce projet de réindustrialisation dans le respect de de l'environnement et des hommes et c'est pour ça que j'invite t les travailleurs à à signer appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour recréer de l'emploi et les emplois industriel on en a besoin aussi parce qu'on a le savoir-faire en France et on a il faut cesser aussi de brader nos nos brevets à l'étranger voilà et dans cette partie il sera notamment question de l'arrêt du nucléaire de la transition écologique on parlera des détachés nous parlerons également des traités européens dont il faudra sortir du protectionnisme solidaire et tout de suite on va va dire NON STOP aux délocalisations pour cela Lionel buriello bonjour Lionel délégué syndical d'arcelarmital à Florence vous avez vécu la fermeture des deux haut fourneaux qui est effectif depuis 2013 à vos côté en face André Fada soudeur vous êtes secrétaire général de l'Union Syndicale multiprofessionnel des chantiers naval de saint-nazer de 99 secr secrétaire secrétaire vous étes et vous êtes aujourd'hui syndicaliste à la Fédération à la CGT de l'intérim syndicale de l'intérim CG et enfin Gilles Renault fondateur de l'association ma zone contrôlée vous allez intervenir entre autres sur la transition les travailleurs du nucléaire oui énergétique et les travailleurs du nucléaire tout d'abord pour débuter un mot et c'est ce que porte l'avenir en commun stop au délocalisation lionire oui stop alors c'est pas moi qui a supposé poser les questions ici mais j'ai envie d'évoquer en fait une première question qui est qui est essentielle c'est l'industrie aujourd'hui est-elle stratégique essentielle pour notre territoire et l'industrie dans toutes ses activités dans toutes ses filières alors pourquoi parce que c'est une question politique une question politique qui engent nécessairement suivant la position de de chacun et notamment des candidats des candidats à la présidentielle ben des choix économiques des planans d'action économique et et à ce titre là bien évidemment la question de la réindustrialisation passera bien évidemment par la prise en considération ou non euh de de certains de certains un choix qui qui vont qui vont s'orchestrer donc concernant la l'industrie bien évidemment je vais parler de de ce qui ce que je connais mieux en l'occurrence la filière acier euh on sait tout ce que voilà comme les chantiers navals de saint-nazer la filière acier ben voilà c'est une activité qui est cyclique qui est cyclique euh qu'est-ce que ça veut dire une activité cyclique c'estd qu'elle est saisonnière elle pas forcément saisonni c'est qu'un moment donné bah suivant la demande suivant les clients et ben il y a parfois une forte demande parfois une demande en berne et qui fait qu'à partir de ce moment-là ben on doit avoir des outils qui fonctionnent soit à hauteur de leur capacité nominale ou non donc vous êtes pas sans savoir que en 2008 en 2010 on a suivi ben on a subi de de plein fouet une crise qui a qui a eu pour conséquence notamment dans la filière acier donc de de mettre en veille sous cocon voir de fermer des capacités des haut fourneaux des assirriies et qui et qui ont engendré si vous voulez un véritable appel d'air à l'importation ouais mais enfin quel rapport entre la crise économique hein boursière h et euh l'arrêt euh de votre de votre production ah benah toujours toujours cette question de mondialisation et de générer du fric au maximum on n plus dans un état d'esprit à avoir des industriels euh des stratégies industriell paternaliste non on est vraiment dans des des stratégies financières c'est la recherche du rendement la reerche mais mais ce qui est ce qui est ce qui est assez euh assez bizarre c'est que au moment où on se bagarre pour notamment sauvegarder la nos nos nos deux capacités nos deux fourneau à florenge c'est que on on prend pas la dimension en fait tout ça euh aujourd'hui avec comme je disais c'est une activité qui est cyclique avec en 2008 en 2010 on avait une demande acier qui était en berne donc on s'est dit bon ben forcément c'est des choix on va dire entre guillemets pas forcément acceptable parce que c'était des sites qui étaient rentables viables et fiables mais on pouvait considérer qu'effectivement avec une demande d'acier qui est en berne ben voilà le patron mital a considéré de mettre sous cocon certaines capacités aujourd'hui aujourd'hui vu que c'est cyclique cette demande d'acier rebondit et aujourd'hui avec la fermeture de toutes ces capacités on est dans vraiment on est on est vraiment dans le le le besoin de répondre à nos clients et suite à ces fermetures de capacité on ne peut plus répondre à cette demande donc vu qu'on ne peut plus répondre à cette demande et ben forcément on va là on va là et on on va se on va on va se fournir là où il y a encore des capacités qui produisent de de à plein fouet etamment ailleurs qu'en France notamment dans les pays émergents émergents pardon en Inde au Brésil où forcément alors le coût le coût pour faire une tonne d'acier est le même mais la main d'œuvre entre guillemets moins cherre alors je me fais un petit peu la conséquence ça été ça je me fais un petit peu l'avocat du mais qu'est-ce qu'on fait quand le carnet de commande est un petit peu moins rempli et que la société do va continuer de tourner sans euh la fermer qu'est-ce qu'on fait dans ce cas-là ah ben ce qui est ce qui est bien dans l'industrie notamment voilà dans l'acier c'est qu'on peut moduler nos productions c'est qu'à un moment donné c'est des outils qui travaillent 24 heur sur 24 et ce qui fait finalement voilà c'est pas d'aujourd'hui voilà quand je parlais c'était cyclique euh la fonte l'acier ça existe depuis plus d'un siècle donc avant avec des véritables entre guillemets industriells parce qu'il y a à boire et à manger aussi he quand je disais paternaliste il y avait aussi à boir et manger les conditions de travail on va pas évoquer on va pas rentrer dans les détails mais bon mais effectivement la différence entre ces industriels entre guillemets et ces financiers c'est qu'on arrivait à moduler notre carnet commande à lisser si vous voulez la demande sur l'année que là ils ont une une visibilité à court terme et qui fait que ben voilà à court terme bah pour générer un maximum de fric et ben on ferme certaines capacités et puis après ben je rentre pas dans les les conséquences des qui enentre des conséquences forcément industriel par la fermeture des outils des conséquences sociales par la suppression des emplois et en ce qui me concerne dans ma région des conséquences politiques avec une montée du Front national voilà parce que mais qu'on comprenne bien là pourquoi est-ce qu'onarrive pas à à redémarrer parce que redémarrer un haut fourneau c'est ça ça prend ça prend beaucoup de temps pourquoi est-ce qu'on a pas réussi à réinvestir les lieux les usines dans lesquelles on fabriquait cet acier là sachant qu'il y a une demande qui qui repointe son nez maintenant ah bah c'est c'est ni plus ni moins c'est ce que ce que je disis en introduction c'est ni plus ni moins que des choix politiques c'est voilà c'est un peu je prends toujours l'exemple d'une voiture quoi à un moment donné votre voiture elle a 300000 km elle en fin de vie et ben soit ben demain voilà le moteur HS vous prenez votre vélo pour aller au boulot ou ben soit vous investissez de nouveau dans une nouvelle bagnole quoi donc c'est exactement ça à un moment donné si on fait le choix politique et on considère qu'aujourd'hui la filière acier est stratégique pour notre pays pour notre territoire notamment avec bah voilà dans le cadre de l'avenir en commun une planification écologique où la base de tout hein parce que dans notre quotidien en fait il y a énormément d'acier que ça soit dans votre votre canette de soda enfin voilà les meubles votre voiture je parlais des voitures mais si on considère aujourd'hui que que voilà la mise en place de de de de la planification écologique qui est inscrit dans l'avenir en commun passe bah par la production d'acier bah chiche pourquoi pas alors redémarrons ces filières et je voudrais je voudrais peut-être terminer je sais pas si je suis long pas mais effectivement aujourd'hui la question écologique dans l'acier alors on a toujours l'idée que l'industrie les filières aciers c'est anachronique c'est c'est desuux c'est archaïque c'est des choses en noir et blanc Charlie chapeline voyez le truc quoi et et finalement non c'est pas tant que ça c'est parce qu'aujourd'hui on arrive à produire de l'acier propre c'est ça qui est qui est hallucinant moi je viens d'une région où il y avait des fourneaux des assirries où souvent tout était sombre vous voyez le truc un peu les mains d'or la viler quoi vous lisez le texte vous avez compris quoi et et aujourd'hui et ben nos centres de recherche ont réussi à mettre à trouver un procédé qui nous permet de produire de l'acier propre alors je m'entends pas 100 % propre mais pour que vous ayez bien en en tête une tonne d'acier produit dans une usine génère 2 tonnes d'acier 2 tonnes de CO2 émis à l'atmosphère aujourd'hui on a un procédé on a un procédé qui qui qui pourrait faire une tonne une tonne et on se donne pas l'opportunité diminuer l'impctc exctement et on se donne pas l'opportunité aujourd'hui alors vous parliez de redémarrage de capacité ben chich on redémarre les capacités pour bah mettre en œuvre la planification écologique de l'avenir en commun et en plus de ça et ben on produit de l'acier propre h vous l'avez évoqué il y a quelques instants Lionel il y a peut-être là une vraie discussion à voir et de vrais arguments à à vous donner si si vous nous regardez les gens qui ne croient plus là en cette politique et se disent bon on va aller voter Front national vous connaissez très bien le sujet que va-t-il se passer demain avec le Front national si tent qu'ils arrivent au pouvoir quelle est la la grande différence du pro parce que il y a un point essentiel là dans la différence du projet et de vision de l'industrie française c'est très important de le souligner je pense la grande différence c'est je crois que c'est ce que soulignait Philippe précédemment c'est qu'à un moment donné nous on parle de choses qu'on connaît c'est-à-dire que nous on est syndicaliste et que Ben notre combat entre guillemets ne se limite pas forcément au portiers de notre usine on a envie que ça soit voilà détendre cet appareil sur puis détendre ce rapport de force vous me parlez du Front national très bien moi à 10 km de là où j'habite j'ai un maire frontiste euh qui fait la Une de tout l'ensemble des tabloïdes français pour pour tout et n'importe quoi qui croit qu'aujourd'hui la politique c'est du marketing et qui fait et qui fait qu'aujourd'hui moi ce mec là par exemple j'ai envie de lui dire concrètement depuis que les au fourneaux sont fermés qu'est-ce que tu as fait toi en tant qu'élu local certes mais élu pour pour donner l'opportunité pour redonner de l'espoir et pour redémarrer ses outils de production rien rien et strictement rien alors c'est bien vous de pas vanner dans les marchés de de dire voilà tout est dans le meilleur des monde mais on on l'a jamais vu distribuer un tracte portier on l'a jamais vu venir débattre échanger avec les salariés je veux dire non ceux qui débattent et qui échangent avec les salariés c'est nous les syndicalistes alors souvent voilà décrier mais en tous les cas c'est nous quoi et puis c'est peut-être le moment aussi de souligner car ce programme porté par la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon l'avenir en commun il est le fruit de nombreuses réunions et ce sont des gens qui savent qui ont écrit ce qu' Mélenchon aujourd'hui porte mais ça c'est très important de le souligner c'est pas la volonté ou la volonté d'une homme d'un homme ou d'une femme d'avoir écrit ce programme c'est le fruit de d'innombrables rencontres de gens qui savent comme vous par exemple un mot encore de de flange où on est la lutte là aujourd'hui filonel alors j'ai je vais faire je vais faire de l'humour j'ai presque envie de dire qu'avec mital finalement le seul qui se retrouvera pas au chôage c'est le syndicaliste parce qu'il y a toujours du taf quoi euh forcément aujourd'hui au-delà du fait bah qu'on a fermé nos deux fourneau aujourd'hui B il y a un plan de productivité qui se met en place avec 300 suppression d'emploi à l'horizon 2020 en productivité bien évidemment c'est au-delà de fait que nous sommes un matricule sur notre BL de travail un salaricormal est considéré et et produit 900 tonnes par an d'acier mital va aller plus loin que ça veut que le salarié Landa produiseent 1200 tonnes par an donc une augmentation de 30 % de productivité et bien évidemment la politique mitale financière passe inexoraablement par des suppressions d'emplois donc 300 emplois l'horizon 2020 avec une réponse pour tout ça peut-être en tout cas on y croit ici à la France insoumise le protectionnisme solidaire on en parle juste après cette petite vidéo regardez la grosse préoccupation c'est une nouvelle vente de notre de notre chantier qui est soumise et qui nous interroge fortement sur sur l'avenir de nos emplois et sur l'avenir même de notre industrie en terme de perspective nationalisation pourquoi pas mais derrière quel contenu on y met quel contenu social on y met Etel de politique industrielle on c'est cette question là parce que il faudrait pas que la revendication de la nationalisation ça soit un petit peu imp plat sur une jambe de bois dans cette Europe hyper libérale on est soumis à la concurrence sociale avec de nombreux salariés d'étach qui qui viennent travailler sur le site et qui génère forcément je dirais de la haine et de l'incompréhension par rapport au salariés locaux c'est un jeu dangereux que dont se ser le patronat puisque der derrière ils exploitent les salariés détachés et et derrière c'est un jeu dangereux aussi parce que ça fait monter les idées racistes on est tous des salariés quelle que soit notre nationalité et ben on a besoin d'avoir le même contenu social et c'est pour ça que l'idée d'un statut social unique pour tous avec une bonne rémunération ça rééquilibrera les choses et ça permettrait je dirais de retrouver de la solidarité oui on va donc parler du protectionnisme sol on va parler du protectionnisme solidaire maintenant et et et en particulier de cette de ce phénomène là qui est décrit par la personne qu'on vient de voir dans le reportage les y compris les travailleurs détachés he qui sont un phénomène actuel mais d'abord la question du du protectionnisme comme étant une réponse à la façon dont aujourd'hui on produit et comment ce ce pourrait être un moyen de relocaliser la production en France bon moi je voudrais aborder quand même à partir de la de la réalité des chantiers navales de saint-nazer ouais euh c'est qu'aujourd'hui euh depuis déjà 20 ans à peu près euh il y a une politique d'affaiblissement des capacités industrielles du chantier naval euh comme ne le dit Joë Cadoré qui est délégué syndical de chantier naval c'est un statutaire de STX effectivement euh ce que vous vous étiez un intérimaire moi j'étais intérimaire sur ce chantier naval je faisais partie de la s-traitance ouais et justement nous on a connu à partir de 99 une explosion de la sous-traitance en cascade avec une multitude de de statuts euh de précarité une montée phénoménale de la précarité ce qui nous a poussé à à à nous organiser autrement pour faire face à à cette atomisation du salariat euh on s'est retrouvé à 14000 travailleurs sur ce chantier naval de 130 haectares euh en 2002 pendant combien de temps jusqu'en 2008 à peu près qu'il y a une grosse vague de licenciement déguisé parce qu'ils ont cassé toute la sous-traitance et euh donc ce sont des milliers de de qui son trouvés sur le pavé mais durant ces annéesl de 99 à 2008 et encore avec l'activité actuel bon on a connu quand même une nouvelle organisation du travail qui a mis en danger le chantier naval lui-même par rapport à la pérénité du site et cette explosion de la sous-traitance avec cette atomisation du salariat qui a fait que des milliers de salaries intérima arriv partout mais à partir de 2001 la nouveauté en plus de cette sous-traitance en cascade ça a été le détachement organisé de façon massive détachement de travailleur en provenance d'autres pays hein notamment euh des pays de l'Est du sud de l'Europe aussi mais euh c'est à partir de 2001 que nous en tant que syndicaliste on intercepte une note interne qui avait pour nom de code montage exotique et qui était euh structuré euh planifié par la direction des chantiers c'était Alstom Marien à l'époque qui prévoyait qui invitait les directions des sociétés sous-traitantes à faire appel à à de la main d'œuvre en provenance de pays à faible coup à partir de taux horair intéressant frollant le SMIC à réfléchir sur des amplitudes horaires au-delà de la durée légal donc tout ça se mettait en place c'est-à-dire que ce chantier naval a constitué quelque part un bon d'essai un laboratoire où le patronat le MDEF a expérimenté des nouvelles formes de domination soci HM et qui euh après ont été mis en œuvre euh partout sur tout sur l'ensemble du territoire sur les chantiers du BTP dans les raffinerie euh voilà donc ça c'est disons l'expérimentation euh organisée par le MDF à partir de ce chantil naval oui et et et ce que vous vous vous démontrez c'est que finalement il y a eu une dégradation progressive c'est-à-dire que on est aujourd'hui à un stade très avancé de la la la dégradation des conditions de travail et euh y compris euh l' enfin la la volonté de dresser les travailleurs les uns contre les autres les statutaires les pas statutaires les intérimaires les détachés finalement on se retrouve comme comme vous disez une atomisation du du salariat qui est vraiment l'expression euh idéale pour euh décrire vraiment euh la condition dans laquelle on ne peut plus précisément revendiquer un statut commun des intérêts communs parce que on est divisé tout à fait euh l'organisation du travail qui prend forme à partir de du début des années de 2000 n'a pas seulement un objectif de de rentabilité financière en s'appuyant sur le monoproduit tel que le pacovo parce que c'est un produit à forte valeur ajoutée il y a pas que ça c'est aussi une stratégie idéologique politique pour mettre en opposition les travailleurs les uns contre les autres dans les années 90 dans les années 80 les intérimaires les sous-traitants les salariés chantiers ont travaille ensemble il y avait une très forte solidarité entre entre nous à partir de du début des années 2000 il a fallu qu'on s'organise c'est pour ça qu'on avait mis sur pied une union syndicale multiprofessionnelle de site avec les camarades du chantier naval les statutaires les sous-traitants et les intérimaire de manière à faire force commune face à toutes ces stratégie qui cherchait vraiment à nous à nous à nous diviser bien sûr et c'est ainsi qu'on a pu mener quand même un certain nombre de luttes de salariés intérimaires qui venaient de dunkererque de Marseille et d'autres régions mais aussi de lutte victorieuse de travailleurs détachés vous avez réussi à prendre en charge les intérêts des TR ur détaché absolument de la même façon qu'on a organisé les salariés sous-traitants locaux ou ou ou d'autres régions de France qui venaient travailler sur le chantier on s'est occupé également d'organiser les travailleurs détachés la première lutte a été en 2003 lors de la construction de du Grand pacbau le C maie 2 bon c'était un chantier énorme là on voit arriver en 2002 230 travailleurs indiens avec des entreprises reises italiennes des entreprises indiennes ça a été la première lutte qu'on a mené avec eux on les a aidé à à s'organiser ça a été très laborieux parce que cétait un travail de tout un processus de recherche d'arriver à les contacter c'est très difficile d'entrer en contact avec les travailleurs détaché parce que quand ils partent de leur pays quand ils quittent leur pays non seulement pour certains comme c'était le cas des Indiens en leur pique le passeport c'est-à-dire on leur confisque le passeport dès l'arrivée de la en France mais en plus ils ont pour consigne de pas discuter avec des travailleurs français de pas avoir des échanges avec la population locale donc avec cette peur qui est phénoménale donc forcément c'est pour nous syndicaliste très difficile d'organiser la lutte on a mis quand même quelques mois et on a réussi mais suite à cette lutte làà qui étaéit victorieuse il y en a eu d'autres qui se sont enchaînés donc des travailleurs Romains des travailleurs grecs des travailleurs bulgares dont la fiche de paye c'était 2,88 de l'heure pour des entreprises lituaniennes qui ont toujours pignon sur rue en France actuellement certaines très connu qui sont des entreprises très importantes en Lituanie sont sur l'Orient sont sur Brest sont voilà donc c'est toute une stratégie qui est bienilée quoi André vous avez commencé à répondre à la question que je vais vous poser quel est l'état d'esprit de ces travailleurs détachés parce qu'il y a beaucoup de clichés autour des travailleurs détachés quand on ne travaille pas dans votre secteur on a l'impression que voilà ils veulent venir en France ça y est tout le monde veut travailler ici en France mais le premier cliché est de dire qu'ils ne sont pas payés au taux horaire français vous l'avez dit peut-être quelques Pr cision sur cet état d'esprit de ces travailleurs détachés qui si je vous suis ne peuvent même plus rentrer dans leur pays alors ils peuvent rentrer dans leur pays parce que dès qu'il se rebiifent ce sont les premiers à être éjectés par les entreprises les Ren comment on appelle ça quoi de l'esclavagisme moderne on appelle ça de l'esclavagisme moderne tout simplement c'est-à-dire que en France pays des droits de l'homme il y a toute une disons démarche qui a été soutenue et quand même faut pas l'oublier quand même l'État est complice de cette situation où avec le MDEF ils ont préparé cette stratégie non seulement de d'affronter les travailleurs les uns contre les autres mais aussi de rendre les travailleurs les plus serviables c'est-à-dire dans des conditions de corveable la mercie l'esclavage moderne tout simplement donc ces travailleurs étrangers ces travailleurs détachés ils proviennent de pays où le taux de chômage est extrêmement élevé s'il gagne 300 € par mois en Roumanie ou en Bulgarie si on leur propose de venir travailler en France évidemment qu'ils vont s'accrocher à cette possibilité et donc ils viennent mais après qu'est-ce qui se passe après le droit français n'est pas respecté il n'est pas respecté parce que il devrait être traité comme nous salariés français c'est-à-dire payé selon les conventions collectives selon le code du travail avec les amplitudes horaires prévu par le Code du travail sauf que ces salariés là ils font une moyenne de 250 he par mois c'est-à-dire c'est 55 60 heur par semaine alors imaginez bien sur le papier parce qu'évidemment ces entreprises sous-traitantes qui sont aiguillées he par le donneur d'ordre pas seulement STX mais dans le BTP on le voit aussi avec B par exemple ces entreprises là font une déclaration préalable de détachement alors sur cette déclaration il est prévu ou le salarié va percevoir le SMIC sauf qu'en réalité ils les font travailler 55 60 he par semaine et après si la fiche de P sur la fiche de P paye lorsqu'ils ont une fiche de paye lorsqu'ils ont une fiche de paye et c'est indiqué un taux horaire en fait oui osmique mais dans le calcul les gars qu'est-ce qu'ils perçoivent un tau horaire qui représente 2,88 3 € pourquoi parce que les heures supplémentaires sont elles ne sont pas majorées oui c'est ça il aucune des garanties qu'on peut retrouver du côté des des salariés français absolument parce qu'on parle des cotisations sociales elles sont plus elles sont moins élevées qu'en France c'est vrai sauf qu'il y a pas que ça il y a toute la partie détachement c'est-à-dire le déplacement l'hôtel La restauration tout ça c'est prélevé sur leur salaire et en plus ils sont pas payés en totalité quand il quand ils travaillent même les pays moi j'aiis entendu dire que les EPI aussi étaient retenu sur la fiche de paye des des travailleurs détachés est-ce que vous pouvez traduire alors EPI c'est un équipement de protection individuelle type chaussur de sécurité des GS il payme tout à fait ou alors il y a des cas comme ça effectivement il y a des cas déjà la car de lutter contre le travailleur détaché il faut lutter aussi contre l'employeur de travailleur dé absolument alors il y a des lois mais bon les lois on pourrait en parler euh il y a une directive 80 une directive européenne euh oui c'est ça qu'il faut expliquer c'est que c'est pas seulement c'est pas le le seulement le MDEF qui organise ça en France c'est que c'est avec euh on va dire la bénédiction voire l'aide et et l'instigation des institutions européennes alors il faut savoir quand même je je je voudrais quand même approfondir un petit peu là-dessus pour ques rid gens fin là-dessus il existe une directive européenne qui prévoit un socle de droits sociaux et en France ça con l'application de cette directive européenne la 8671 consiste à faire respecter le code du travail et la convention collective française ça aujourd'hui c'est pas respectecter la Pologne et les pays baltes entre autres s'opposent à la révision qui est a lieu en ce moment qui consiste cette révision à renforcer encore plus les droits bon et en même temps pour terminer je voudrais rajouter quand même une chose parce que les travailleurs détaché ça c'est un des volets un des axes menés par le MDEF mais il y a aussi ce qui est en train de se passer en ce moment sur le chantier naval j'étais ce moment ce matin à une négociation avec le meddef 44 MF Deir Atlantique avec mes camarades du chantier naval parce que le MDEF ainsi que les entreprises straitantes avec le soutien de quelques organisations syndicales qui ont soutenu d'ailleurs la loi travail mettre veulent mettre en place le contrat de fin de chantier c'est-à-dire un contrat ultra précaire où tous les intérimaires vont se voir forcé à basculer là-dedans c'est-à-dire fini les indemnités de fin mission fini la durée légale donc on peut être licencié à n'importe quel moment avance t plus loin dans la précarité tout à fait dans les enjeux politiques des luttes sociales il y a bien évidemment la transition écologique on en parle et on va répondre à cette question réindustrialiser le pays est-ce que ça veut dire aussi polluer on répond à cette question juste après cette foire question un sujet donc vous êtes très sensible sur les réseaux sociaux regardez il y a deux aspects dans la sor du nucléaire il a arrêté la production nucléaire d'électricité ça ça ça pose immédiatement un problème c'est qu'il faut la remplacer par des énergie renouvelable le but ça doit être 100 % de renouvelable mais comprenez bien on y va là aussi progressivement c'est je vais pas vous dire écoutez demain on arrête toutes les centrales nucléaires du pays et puis on se débrouille parce qu'on pourrait pas se débrouiller hein d'abord on provoquerait l'effondrement du réseau électrique donc on est obligé de dire on arrête une centrale et en même temps on a l'équivalent de production stable euh en énergie qui est disponible donc c'est une affaire de planification la planification c'est l'organisation la mise en relation des différentes décisions et des différents moyens qu'on met en mouvement donc voilà comment ça se passera concrètement une fois qu'on a arrêté de faire fonctionner une centrale nucléaire et qu'on la c'est-à-dire qu'on l'a remplacé par une énergie renouvelable bon benah après il faut démonter la centrale c'est une opération extrêmement compliquée puisque pratiquement tout ce qu'on démonte doit être transformer en déchets euh aussi inoffensif que possible sachant que des déchets totalement inoffensifs ça n'existe pas alors là j'aime m vous dire que c'est une raison supplémentaire pour continuer à financer avec beaucoup d'argent la recherche nucléaire pourquoi faire justement pour refroidir les déchets nucléaires parce que tels qui sont là les déchets nucléaires il en a pour plusieurs dizaines de milliers d'années avant que la radioactivité qu'il contiennent disparaisse hein et on ne peut on ne pourra trouver le moyen de refroidir les déchets nucléaires que par la recherche à pas se faire tout seul hein et vous voyez donc que contrairement à ce que raconte quelques Benet sortir du nucléaire c'est pas du tout retourner à l'éclairage et à la bougie c'est le contraire il faut faire des bondes techniques extraordinaires pour arriver à remplacer alors bon je vous rassure on sait le faire le seul problème qu'on a c'est pas de trouver des énergies renouvelables ni comment faire fonctionner des énergies renouvelables au niveau dont on a besoin c'est juste de l'organiser c'est tout bien on a vu à quel point la question de de de de la de l'industrialisation et en particulier de l'industrie du nucléaire pouvait être une industrie polluante dont il s'agirait aujourd'hui en tout cas dans le cadre de l'avenir en commun de sortir vous Gilles Renault vous êtes syndicaliste dans le secteur du nucléaire et vous avez monté une association qui s'appelle ma zone contrôlé qui a la particularité de s'intéresser aux conditions de travail et de vie des salariés qui sont sous-traitants dans l'industrie du nucléaire donc vous allez un peu nous expliquer au titre comme on le disait tout à l'heure d'expert du nucléire parce que vous êtes dans la machine vous êtes à l'intérieur et vous avez du coup un point de vue particulièrement informé sur la la les conditions de travail avec une industrie aussi polluante aussi dangereuse mais aussi les possibilités éventuelles d'en sortir oui euh avant de commencer déjà je voudrais faire un petit coucou à tous les copains qui sont malades aujourd'hui et ben faites-le ou euh Dominique Matthieu Judi kel Sylvain Jérôme Nordine et Bastien euh des gens qui sont aujourd'hui affectés au plus profonde deux par la maladie des maladies professionnelles euh de des discriminations syndicales euh des risques psychos-sociaux enfin voilà toutes ces personneslà je je tenais à les saluer ce soir vous avez bien fait euh ensuite pour pour répondre à votre question euh le nucléaire oui euh il va falloir en sortir mais euh on aura besoin de de tout le monde aujourd'hui la filière nucléaire c'est 220000 salariés en totalité 170000 salariés d'entreprise extérieur sous-traitante 170000 en plus des 220000 ou à l'intérieur sur les 20000 il y en a 170000 donc il y a une majorité tout faitextérieur aujourd'hui la sous-traitance ça représente plus de 80 % des activités sous-traitées ok donc on fait des opérations de maintenance spécialisée des opérations de d'assainissement du démantèlement et de plus en plus de démantèlement ça aussi ce sont des paramètres qu'il faut que l'on prenne en compte donc il y a déjà un savoir-faire en matière de démentantalement oui euh en tout cas qui est en train de se qui se mettre en train de se mettre en place mais euh on découvre on est au au tout début on va dire de de ces opérations de démantelllement et puis les difficultés que nous rencontrons au fil des jours ben font que ça va pas se faire comme ça donc pour les salariés précaires et les sous-traitants en particulier de cette filière je pense qu'il est qu'il est important qu'on mette un terme au dumping social parce que aujourd'hui les donneurs d'ordre font lancent des appels d'offre et ils prennent le moy 10 ans social donc ça serait percuture des conditions de travail et donc infé on met en péril la santé la sécurité la sûreté ça va pe avir la santé ça peut avoir de graves conséquences quoi oui ce que vous dites qui rejoint exactement ce qui avait été évoqué à propos des deux autres industries c'est que là en plus on est dans une industrie hyper dangereuse une industrie donc il y a une double une double faute industrie très gros risque donc oui pour bien sûr les populations hein on va prendre l'exemple du S du Tricastin parce que je travaille sur ce site sachez que un accident qui surviendrait sur le site du Tricastin type Fukushima c'est 450 milliards d'euros cela coûtera la collectivité 450 milliards d'euros donc ou enfin si si on survit hein si on survit alors il y aura bien évidemment des zones à Fukushima nous voyons bien que il y a des zones qui sont intéri aujourd'hui euh on essaie petit à petit de faire revenir les populations mais nous en France le pays le plus nucléarisé du monde nous avons 59 58 réacteurs pardon installés sur l'ensemble du territoire plus les sites Areva et CEA je pense que nous avons un intérêt fort à à N à nous préoccuper aujourd'hui la machine il faut qu'elle soit en état nous sommes tous d'accord euh il y a des difficultés avec les forges du croau des falsifications de documents qui apparemment les taux de carbone dans les pièces risqueraiit peut-être de casser falciification de documents c'est ce que vous voulez dire c'est en cours oui c'est il y a des des enquêtes en cours c'est l'ASN qui a soulevé on va dire ce cette cette anomalie c'est l'agence de sécurité nucléaire la l'agence l'autorité de sûrté nucléire l'autorité de sûrté nucléaire et donc par exemple on a la difficulté aussi pour la cuve du réacteur de LEEP à flamamentville nous ne sommes pas sûr que elleit les les les critères en terme de qualité donc s'il faut enlever cette cul ben on est mal barré quoi voilà ce qu'il faut dire aussi ce qui est important de préciser c'est que la sortie nucléaire va prendre du temps il y aura des recherche il y a 50 ans qui vont arriver devant nous ces vecteurs d'emploi pour une écologie plus propre sans sans sans licenciement c'est ça aussi qu' faut oui bien sûr pour arrêter une centrale nucléaire ça va prendre quelques années il va falloir qu'on s'assure aussi que même àarrêt l'installation respecte les les critères qu' a pas de fuite qui a pas pas d'anomalie donc donc ça va mobiliser encore des gens tout à fait et puis surtout après c'est les opérations le démantelllement il va falloir que l'on s'appuie justement sur les connaissances qui ont et les compétences qui sont aujourd'hui acquises par les sous-traitants depuis les années 90 on a sous-traité et aujourd'hui les exploitants ne savent plus faire le geste technique on devait répondre à cette question tout à l'heure on va y répondre réindustrialiser le pays ça veut pas dire polluer ce hashtag lut socialeuez de nous envoyer vos questions par Facebook ou par tout à l'heure on l'a dit aujourd'hui on sait produire un acier plus propre avant c'était une tonne d'acier produit 2 tonnes de rejet de CO2 et aujourd'hui on arrive à faire une tonne produite et une tonne de rejet je vous laisse répondre msieur à cette question est-ce que c'est valable pour l'ensemble des filières de l'industrie française moi ce que je pourrais dire au niveau de la construction navale c'est que aujourd'hui il existe des besoins quand même considérables renouvellement de la flotte avec des armateurs français qui perçoivent des aides publiques pour aller construire dans les pays dans les chantiers navales des pays asiatiques donc ça c'est complètement aberrent aberrent donc ça déjà il faut réorganiser tout ça parce que les armateurs français il faut qu'ils construisent sur ce chantier naval qui est CELI de saint-nazer parce que les capacités industrielles de ce chantier elles existent elles sont très fragilisées et on parle de d'écologie et ben qu'est-ce qu'on attend la prochaine Mara noire pour pouvoir se lancer dans la construction de pétrolier double coque double fond de vraquier de métanier de haute qualité ce que vous dites c'est que en investissant dans la construction de nouveaux bâtiments on on réduit les risques d'accident et donc de pollution absolument parce que il y a une grande quantité de navires des vrais navires poubelles qui JCH qui naviguent sur toutes les mers du monde et qui bah le risque est potentiel quoi donc il y a toute une démarche non seulement de construction navale mais aussi de démantellement de ces vieux navir par exemple Brest je sais que mes camarades à Brest se battent pour que il y ait la possibilité de démanteler les navires poubelles ici parce que très souvent on va en Inde pourme c'est ça le problème le clémen est-ce qu'il a été démantelé comme nav militaire he et dans quelles conditions parce qu'il faut penser aussi dans quelles conditions ils ont fait travailler les travailleurs là-bas quoi donc en France il existe des capacités pour pouvoir et qu'il faut moderniser d'une part il faut des capacités pour entretenir et qu'on ne peut pas laisser voilà se fragiliser comme ça quoi bien sûr monel burielou vous vouliez ajouter quelque chose ouis je voulais juste compléter quelque chose effectivement il y a des nouveaux procédés concernant l'acier pour produire de l'acier propre aujourd'hui enfin quasi propre aujourd'hui euh mais il faut pas négliger aussi l'investissement sur l'existantou avec l'obsolescence parce que mine de rien bah voilà le résultat d'explostation brute ben voilà il est il est reversé majoritairement dans le cadre de dividendes aux actionnaires et une très faible partie est reversé à l'investissement et au travaux neufs de l'outil donc finalement bah voilà au final ben on a une obsolescence de nos de nos outils qui par le parfait ben ben pollue plusou voilà ok on on va peut-être rappeler rapidement les trois points du programme que que vous portez Lionel sur le sujet les points du programme de l'avenir en commun que vous portez sur le sujet et ben écoutez les trois j'ai pas compris les points du programme essentiels sur sur ce dont on vient parler é bah écoutez bien évidemment c'est à un moment donné c'est pter portter haut et fort ben que la l'industrie aujourd'hui est primordiale et essentielle pour notre territoire et et si on peut le faire proprement écologiquement de façon responsable sans avoir les digdates d'un patron qui est qui est financier sans aucune sans aucune stratégie industrielle euh je pense que voilà c'est ce qui est évoqué dans dans le programme de de Jean-Luc Mélenchon avec un protectionnisme solidaire euh des lois anti-dumping enfin je vais pasaire tout le programme mais effectivement voilà quelque chose qui porte bien son nom d'ailleurs parce que c'est en commun que qu'on a travaillé et et rapidement pour terminer Gill aujourd'hui on a besoin de cette transition c'est possible et c'est le fruit d'une réelle volonté politique que vous partez euh oui il va falloir qu'on envisage sérieusement la sortie du nucléaire mais je vais insister on l'envisage sérieusement vous inquiétez pas oui oui mais il va falloir qu'on le fasse avec les salariés quoi et les salariés pour que ils adhèrent à cette à cette à ce projet il va falloir enlever cette précarité qui existe parce que c'est un véritable cancer aujourd'hui il y a des outils qui sont déjà prêts il y a des des statuts qui ont été élaborés je l'ai sous les yeux là ici voilà il faut vite que nous fassions que l'on sécurise ses salariés ils vont adhérer à ce projet de sortir du nucléaire sécuriser les installations on a vraiment besoin d'eux et peut-être bien qu'aussi le jour o on aura un accident nucléaire ce que je ne souhaite pas on aura aussi besoin de ces compétences merci beaucoup à tous les trois en tout cas d'être venu dans cette émission spéciale lutte sociale continuez de réagir vous êtes 7000 à nous suivre sur les réseaux sociaux merci beaucoup je vous rappelle que Jean-Luc mélenchant interviendra tout à l'heure évidemment hashtag lut sociciale lutte sociale veut dire également l'ubérisation des métiers jingle et on en [Musique] parle et qui parle de l'ubérisation des métiers qui en parle le mieux Daniel Simonet elle fait un spectacle des j'ai perdu le mot j'ai perdu le mot Charlotte convention non conférence gesticulée conférence gesticulée allez la voir vous avez les dates sur son blog Daniel Simon c'estarant tenez allez petit extrait pour vous d'ailleurs je sais pas si vous souvenez à l'automne savez quand il a la dame là elle a perdu 500 SMIC annuel de bijouxé là c'est terrible ce qui arriv j'arrive pas à prononcer Kim il y en a qu'on leur fiche pour s'échanger d'accord vous faites des fiches sur pa je vous fais des f sur les politiques bon c'est terrible ce qui arrivve àa mais en fait en fait le même jour vous avez un chauffeur de DC qui a été retrouvé mort dans sa voiture parce qu'il a eu crise cardiaque causée par l'abus de boisson énergisante pour tenir la cadence voilà où conduit l'uérisation à cette paupérisation un dumping social sans fin regardez vous avez pour comprendre vous avez le chauffeur de taxi qui subit la concurrence déloyale du chauffeur VTC le chauffeur VTC subit la concurrence déloyale du LTI capacitaire alors je peux pas vous expliquer en détail mais grosso modo c'est comme un VTC mais avec moins de de de de contraintte en terme de formation il est censé faire du transport collectif ne respecte pas le Loti capacité on pourrait dire que ça se termine là mais non parce que lui aussi à son tour il subit une concurrence déloyale de la part du HCH le HCH c'est un travailleur un peu comme vous et moi surtout vous parce que moi j'ai pas le permis et comme vous êtes mal payé non vous êtes mal payé non visiblement bien pay pour vous en tout cas ceux parmi vous qui sont mal payés et bien peuvent avoir un deè petit job d' point et donc faire chauffeur chauffeur VTC de H pardon de 18h à 2h du matin et donc alors h c'est la fin quand même du dumingê parce qu' y a la Tesla la voiture sans chauffeur et là il reste la carrosserie et l'algorithme fini le coup du travail les manif les banderoles les râurs l'avenir l'avenir Hubert les salot et maison ver une conférence gesticulée très intelligemment menée et rondement bien mené par Daniel Simonet vous trouvez de nombreux extrès sur Internet et allez la voir elle joue à Paris et en province pour parler de l'uérisation des métiers Thomas Domenec bonjour Thomas syndicaliste de Pôle Emploi à bagac nous avons également Saya baraharoun secrétaire général du syndicat SCP VTC vous avez représenté dans le conflit entre voilà je vais y arriver vous avez vous avez été représentant dans le conflit entre les chauffeurs et uber on va en parler évidemment et pour terminer ce tour de table Lazar rascala secrétaire du comité central d'entreprise de tuit transat peut-être un mot rapidement pour nous présenter cette société oui je vais vous la présenter parce que j'ai l'impression que beaucoup de internautes qui nous suivent et l'assistance ici présente ne connaî pas tui c'est un groupe allemand TUI tui on dit tui mais c'est tui tu est un groupe allemand euh qui est le numéro 1 mondial et qui dégage 1 milliard de bénéfices milliard qui a été partagé auprès des actionnaires et qui détient les marques Nouvelles Frontières que tout le monde connaît les marques Marmara que tout le monde connaît les marques Aventuria que tout le monde connaît et il vient d'acquérir très très récemment la marque look donc ça représente un poids en terme de part de marché de 29 %. la présentation on va évidemment revenir sur le cas de ventre entreprise on va parler du conflit entre le taxiber l'berisation des métiers mais ce qui nous vient globalement tout d'abord pour introduire ce propos c'est ce sont les chiffres de Pôle Emploi expliquez-nous un petit peu comment ça marche parce que parfois j'ai l'impression qu'il nous donne pas vraiment la réalité de notre pays Thomas DOM alors vous pouvez y aller bon bonsoir en fait c'est GAC mais c'est pas grave c'est vrai c'est vrai c'est dans le Sud-Ouest qu'estce que j'ai dit BL ah d'accord et c'est ah c'est Gak pardon c'est pareil on voit du bonir là-bas allez-y approchez approchez bien votreav alors sur effectivement sur sur les chiffres du chômage la difficulté qu'on a c'est que souvent on reste sur le fameux 10 % alors bien évidemment quand on est spectateur ou quand on est un article 10 % ça fait 1/ 10 donc automatiquement 1/ 10 merci c'est pas ça ça frappe pas ça parle pas des 13 millions de d'ouvriers et d'employés dont parlait Philippe javer en introduction on peut rapprocher le nombre d'inscrits c'est-à-dire l'ensemble des gens qui déclarent avoir une difficulté sur le marché du travail qui sont donc inscrits auprès du pour l'emploi sur la France entière donc Tom Tom compris ça fait 657 8000 personnes pour les chiffres de janvier 2017 5 millions 6 millions 6578000 578000 selon la dars donc les chiffres qu'on a là euh ensuite il y a des catégories les catégories a la catégorie a donc celle qu'on présente à la télé par que les gens la référence que les gens retiennent ce que les médias relais aussi voilà ce que les médias rela c'est 3724000 24000 inscrits le chiffre qui est donné le chiffre qui est donné c'est un chiffre qui est une photo parce qu'il faut bien comprendre que le chômage c'est un flux c'est les gens qui rentrent qui sortent d'inscription en permanence donc on prend une photo en fin de mois et au moment où on prend la photo on sort un chiffre la catégorie A ce sont les gens qui ont travaillé Z0 he qui ont été inscrits pendant le mois qui sont présents inscrits au MO de la photo et qui ont travaillé 0 he dans le mois la catégorie B ce sont les gens qui ont travaillé entre 1h et 78h la catégorie C d'inscription ce sont des gens qui ont travaillé entre 78h et 151h la catégorie D vous allez retrouver les formations vous allez retrouver les maladies vous allez trouver les contrats de sécurisation professionnel les CSP aussi puisque eux sont bien chômeurs mais on les comptabilise dans la formation et pas en catégorie alors qu'ils sont bien sans emploi vous avez dit quoi les CSP oui les contrats c'est c'est les c'est les c'est les lorsque des gens sont licenciers ils peuvent signer une une convention ou qui leur permet de toucher 75 % du brut pendant 1 an et ça fait souvent suite à des à des licenciements économiques alors ces gens-là sont on les on les met dans la catégorie D D voà et ensuite nous avons la catégorie E qui est une catégorie où vous allez retrouver divers actifs et divers divers personnes comme les contrats aidés par exemple ce qu'on appelle les cuiss cuiss qui couvre à peu près 500000 450000 500000 personnes par an c'est la raison pour laquelle un président a dit il y a quelques mois tiens on va faire 500000 contrats de formation comme ça ça sort des statistiques en tout cas de la photo qui est relayée par M c'est bien ça c'est pour cela par exemple que la catégorie D sur l'année 2016 on a on perçoit une augmentation de plus de 20 %. les gens qui intègrent donc la catégorie D et qui sont donc sortis de la catégorie A Cell qui sert de chiffre ce qu'on peut reprocher c'est c'est c'est ce cette espèce de pinaillage sur ces plus 20000 + 30000 + 50000 quand on a 6578000 inscrits qu'on le rapporte à à la population active totale on voit bien que le le problème est est sérieux il est extrêmement lourd et surtout il ne compte que ceux qui n'ont rien du tout mais il ne tient pas compte de toute la dégradation et de toute la précarisation euh du marché du travail notamment je pense que ça sera l'objet table future qui qui va toucher beaucoup les femmes par exemple et qui aussi accentue la pression vers lubérisation bien sûr et mais juste pour pour finir sur les chiffres est-ce qu'on a une idée de ce que de la somme totale euh des personnes a b c quand on additionne toutes les catégories on a quoi 657000 ça donc le 6 million c'est y compris en additionnant les personnes qui ont très peu travaillé c'est ça et pas suffisant pour vivre des Sam c'est çaou tous les gens qui ont une difficulté sur le marché ducord pour l'emploi c'est ça en fait et notre activité nous agent du Pô emploi c'est l'ensemble de ces gens-là c'est pas c'est pas 3 millions 700000 c'est 6 millions 578000 d' alors on va peut-être expliquer avoir un mot sur l'ubérisation des métiers c'est un mot que nous n'arrettons pas dans l'entendre parler on en parle avec vous ça baroun puisque vous représentez uber ici pourquoi tu dis Mo je dis uber c'est vrai c'est uber dire c'est uber pourquoi je dis uber j'ai toujours dit ça c'est ton côté un c'est les usag qui dis ça parler anglais parce que vous allez être très déçu il y a que ber je sais dire en anglais allez-y peut-être donc sur l'ubérisation des métiers j'ai bien dit là ou ou sur l'ubérisation des métiers comment peut-on définir ce mot alors moi déjà je suis représentant de chauffeur et on se bat principalement contre uber chauffeur privé le câ sont les trois grosses structures qui qui mettent les gens ulté définition de luubérisation c'est posséder un outil technologique aller voir les professionnel déjà sur place indépendant essayer de leur donner cet outil en leur disant regardez vous allez gagner votre vie et tout ça les subventionner à cûp de prime donc l'outil technologique c'est la plateforme c'est la plateforme numérique voilà il faut savoir que les premiers chauffeurs VTC quand uber a débarqué ils étaient payés 42 € de l'heure net à rien faire s'il vous plaît connectez-vous donc à l'époque Tibo SAF et compagnie ils offraent le café il supplient les de se connecter subventionner à fond ou Lepage dans le but déjà de monter la communauté pour être ensuite plus fort je parle évidemment pour cette plateforme là je vous donne les conseils pour être un bon uérisateur esclavagiste donc vous vouslez vous lesz gaveavz de prime dans un premier temps ça va donner un bouche à oreille il y a des gens qui vont se découvrir un métier qui vont dire bah tiens je vais me lancer dans je sais faire ça faire le métier du service il va prendre un crédit il va y croire et cetera et au bout d'un moment quand vous avez suffisamment malheureusement il faut le dire d'esclaves à disposition qui sont piéger avec des crédits et cetera pouvez faire lappuie et le B temp donc l'ubérisation c'est posséder un outil technologique le mettre à disposition de gens et à partir du moment au niveau de la population vous devenez incontournable on ne connaît que vous ou même d'autres plateformes les professionnels qui sont derrière ils sont piégés et à partir du moment où ils sont piégés la précarité arrive très très rapidement derrière c'est après c'est la dégradation des conditions de travail des revenu et exactement c'est la dégradation et malheureusement pour le moment on invite les maais personne pour parler d'ubérisation saz ceux qui se gargarisent et qui aiment le libéralisme à fond et en plus de ça pendant très longtemps on nous a jeté à la figure mais non mais vous n'avez pas d'avenir vous venez de la banlieu vous n'avez pas de diplôme ça nous enlève un peu de chômeur alors c'est bon accepter de manger les piettesfin des miettes pardon aujourd'hui l'hubérisation dans le VTC en tout cas le mot ubérisation vient de nous les chauffeurs donc on est les cobail c'est entre 60 et 70 heur par semaine pour respérer gagner 1000 € net sans protection sans qu'on j'ai payé espérez gagner si vous avez une panne au niveau de votre véhicule vous êtes fichu c'est la même chose pour les coursis à vélo on leur dit mais vous vous ennuyer bosser un petit peu et cetera et pareil eu ils sont en train de se faire déconnecter à la chaîne dès qu'ils ont un représentant ou un un peu un leader qui se lève il le déconnecte et donc c'est du syndicalisme d' y a plus d'un siècle je pense donc déconnecté pardon excuse-moi juste pour expliquer le mot déconnecté en fait c'est licencié ah oui ils sonont jeté c'est le licenciement par bouton on appuie sur un bouton qui dégage et ce qu'il faut expliquer c'est que l'ensemble des des chauffeurs ou des coursiers sont auto-entrepreneurs majoritairement et facturent à la D société donc ils n'ont pas le droit d'avoir plusieurs employurs ils sont obligés d'avoir que eux en général ils ont les inconvénients sans avoir les avantages d'être dans une entreprise est-ce que j'ai à peu près bien résumé non ils peuvent travaer tout le monde mais ce qui est bizarre là-dedans c'est que la facture est éditée au nom du chauffeur c'estàdire que fiscalement si vous avez fait je dis quelque chose sur une semaine 1000 € de chiffre d'affairirees avec uber fiscalement pénalement et juridiquement vous avez 1000 € à déclarer ouais uber va prendre 25 % ou chauffeur privé va prendre 22 % vous payez les impôts sur mais vous payez les impôts sur les 1000 parce qu'ils ont facturé en votre nom eux ils se disent je suis juste une simple plateforme de mise en relation j'ai rien fait mais elle décide de tout donc en fait la première question à la création du syndicat c'était de dire soit vous êtes les patrons décidez de tout et au quel cas nous sommes vos salariés soit nous sommes réellement les patrons et ben restez à votre place de mise en relation il y a une question qui vient de pierre sur Twitter avec ce hashtag hashtag lutte sociale vous êtes très nombreux à nous écrire et à nous interpoller pourquoi l'ubarisation serait-elle mauvaise alors qu' se base sur les nouvelles technologies et casse les corporations notre objectif à nous c'est de posséder cette technologie ça coûte très cher la problématique c'est que quand la technologie appartient à des grosses start-up qui ont faim on est juste devant le McDonald's du boulevard elles ont elles ont faim donc ell vont mettre les gens dans une situation d'esclavage nous on a aucune règle quand quelqu'un un chauffeur se fait jeter parce qu'il a manifesté quel sont le textte il y en a aucun il y a aucune limite donc au début c'est mignon et c'est joli mais avec le temps ça va forcément se dégrader mais comment aujourd'hui vous organiser pourquoi vous arrivez à être là aujourd'hui pourquoi vous avez des chauffeurs qui sont avec vous pour revendiquer l'ensemble de ce que vous êtes en train de nous dire comment vous organisez là c'estàd comment vous organisez au sein de beurre comment la la lutte s'organise le rapport de force avec les ceux qui possèdent uber en fait heureusement qu'il y a eu de la médiatisation pour nous sinon on on a jamais réussi à rentrer chez uber pour essayer de reconnecter un chauffeur ils ont toujours refusé ou parce que par exemple moi je je je comprends que l'enjeu par exemple ce serait la reconversion du contrat enfin du lien que vous avez qui est pas vraiment je sais pas si c'est un lien contractuel mais du lien que vous avez en tant que chauffeur avec uber avec la plateforme comment est-ce qu'on le reconvertit en contrat de travail soumis aux règles du droit du travail parce que c'est ça l'enjeu non à partir de la semaine prochaine on commence à poser les premiers dossiers d'accord ils ont perdu aux États-Unis ils ont perdu en Angleterre en justice au predom et je pense bientôt ils vont perdre en France le modèle économique de lubérisation est mauvais on vient d'atteindre la maturité on l'a vu c'est arnaque d'accord donc maintenant il va falloir qu'on trouve un autre modèle intermédiaire où soit le gars il est véellement patron et au quel cas on se met juste à disposition avec un outil numérique soit on décide à sa place on le domine et au quel cas on est son salarié enfin on est on est salarié de la plate on est salarié de la plateforme avec un vrai contrat de TR les vraies règles syndicales avec un vra contrat de travail et C mais pour le moment on est loin de tout ça d'accord et pour le moment vous êtes en train d'agréger euh des professionnels du secteur pour pouvoir peser faire ses actions en justice et inverser inverser le donc là la semaine prochaine on va mettre les les les dossiers au prudom on a interpellé tous les candidats à la présidentielle et on essaie en fait d'aller un peu chez tout le monde pour essayer de parler d'une tarification minimum en fait les plateformes plus elles se font la guerre et plus elles baissent les prix mais sur le dos de qui sur les dos chauffeurs à qui on a pas demandé leur avis en fait et donc l'idée à travers le le la le futur Président c'est de voir pour instaurer un tarif minimum pour éviter de descendre en dessous pour garder en fait la dignité humaine des des travailleurs vous vous avez pas de problème de médiatiser cette contreparole du beur à quel à quel niveau vous êtes chauffeur ouais et moi je suis totalement indépendant moi j'ai réussi à m'affranchir de ces plateformes voilà cé c'était ma question parce que vous dites dès qu'il y en a un qui s'élève en gros il a plus le droit de travailler pour la plateforme aujourd'hui vous quelle est votre situation vous êes totalement travaillé Mo moi je m'en suis sorti dès le début je savais très bien que j'allais avoir des problèmes d'accord c'est la condition c'est donc il faut en mettre un devant les caméras et puis lui il a intérêt à bosser avec autre chose bien vous esppère que l'ubérisation des métiers est donc un peu plus clair on va passer au cas de TUI France avec avec vous Lazard tu France on le rappelle c'est le groupe qui détient nouvelle frontière Marmara and Company et compagnie une magnifique marque qui regroupe donc beaucoup de de sociétés français c'est un groupe allemand et depuis quelques temps ils ont décidé donc de lancer une forme d'ubérisation si on peut l'appeler tel quelle en recrutant ce qu'on appelle des ambassades ur et ambassadrice c'est tour beau dans le tourisme magnifique pas comme chez vous chez les chauffeurs nous c'est des ambassadeurs ambassadrices donc l'idée c'est il y a pas mal d'annonces qui fleurissent sur Internet le profil c'est quoi c'est auto entrepreneur c'est avoir un peu d'expérience dans la vente du tourisme c'est avoir surtout son réseau d'amis d'amis d'amis pour faire un peu des soirées tuperloir et vendre des voyages donc l'objectif il doit faire 100000 € de chiffre d'affaires annuel et on leur verse 6 à 7 % de commission alors l'objectif de l'entreprise T8 franc c'est de en recruter 200 avec pour objectif en faire une vingtaine de millions de chiffres d'affaires c'est parfait ça peut paraître parfait mais en contrepartie en ce moment il y a un plan social chez tu France un plan social qui concerne 333 salariés dont 85 vendeurs c'est-à-dire qu'on on recrute des ambassadeurs et des ambassadrices et derrière on pas derrière devant par qu'il l'annonce il on l des vendeurs qui sont dans nos différentes agences des agences qui sont salariés donc qui sont salariés donc dans les agences t France dans les agences Marmara dans les agences Nouvelles Frontières et dans les agences look pourquoi on utilise pas c pardon cette question peut-être untit peu naïve mais pourquoi on nutilise pas ces salariés là pour le nouveau modèle qui sont en train de faire en tout cas les nouvelles techniques de vente ça coûte 0 centimes à l'entreprise c'est gratis 6 à 7 % c'est gratis en plus il aucun lien de contrat on met fin au contrat quand on le veut donc c'est c'est c'est du gratis là-dessus ces gens sont indépendants voilà c'estéend entreeneur voilà tu substitues un un statut euh d'indépendant et donc complètement dépourvu exonéré on va dire de charg social pour l'entreprise je met des guillemets et euh et vous vous substiuez ces gens-l aux salariés qui eux coûtent coû entre guillemets hein aussi à l'entreprise on les invite à partir ils sont à peu près 85 à partir dans l'année 2017 donc ça c'est incompréhensible faut savoir que c'est un groupe qui dégage un milliard et puis il faut savoir aussi que ces ambassadeurs ambassadri en terme de formation ça a pas été exceptionnel alors que nous nos vendeurs de TUI c'est des vendeurs qui sont extrêmement bien formés qui connaissent l'ensemble de la gamme des produits qui sont très performants qui sont conseillers de vente c'est-à-dire au-delà du fait qu'ils soit vendeurs ils sont aussi conseillers de vente ils sont là pour apporter le expertise aux clients qui veulent voyager donc on se retrouve dans deux systèmes complètement différents mais c'est la qualité qui va en pâtir et puis c'est des licenciéement la clé le clientti aussi parce que finalement il a plus de plus vraiment de référen une fois que le commercial auto-entrepreneur a vendu son voyage si le client est pas content comment ça se passe l'affaire est entendue alors il y a quandme ils ont une petite formation ils ont un petit logiciel que la que l'entreprise le disposition mais moi je suis inquiet au niveau de de la formation de ces gensl et comme vous comme vous très bien c'est que ces gens-là dès que la vente est terminée env ses Dam et puis ça ça peut ça peut avoir un impact aussi sur l'image de tu c'est un prendant c'est important on vend des produits de qualité il faut continuer dans ce sens et donc ça on est clairement là dans une nouvelle forme de beurisation des métiers on va toujours plus loin dans l'indépendance alors on dit c'est bien tout le monde pourrait y accéder mais en fait non c'est pas si bien que ça puis je d je vais vous donner un exemple on dit tu eu à licencié lors du dernier plan social puis qu'on en a fait neuf he à licencié donc une vendeuse et cette vendeuse a été ensuite recrutée ils ont tenté de la recruter pour faire justement le rôle d'ambassadrice voyez on licencie ensuite on essaie de récupérer parce qu'il y a une expertise c'est la fameuse flexibilisation du travail qui était le le le rêve def monte un peu les gens les uns contre les autres on les met en concurrence on les met en concurrence on les met concur et on joue sur leurs statut c'estàdire que c'est des statutes qui étaient protecteurs et qui deviennent complètement dépouillés au point de d'avoir un système d'indépendant ou de statut d'indépendant qui est qui sont là quoi on se retrouve on se retrouve on se retrouve en arrière on s'est Bagaré pendant des années et des années pour essayer de faire en sorte que les salariés aient des avantages travail dans de bonnes condition là on se retrouve avec la précarisation souvent le profil s'agit de femme souvent je dis souvent qui veut essayer d'avoir un qui veut essayer d'avoir un complément de de de de de revenu de revenu donc elle s'organise avec des amis d'amis d'amis puis c'est la Réunion tu per ce qui se passe dans l'immobiliers je crois savoir c'est dans l'immobilier aussi vous avez un système comme ça où vous pouvez être indépendant et devenir vendeur de bien et pareil vous vous êtes astreint à un objectif et vous reversez une commission ouis c'est bien ça une commission donc c'est très mal perçu par notre réseau de distribution on a des vendeurs on a on a au total près d'une centaine d'agences intégrées qui le vivent très mal se trouver en concurrence face à ces salariés uérisés alors que euux vont prendre la porte et on les maintient c'est ça qui est scandaleux et comment comment on réagit par rapport à tout ça est-ce que on doit pointer les nouvelles technologies en disant finalement vous nous précarisez notre boulot vous nous précariser ce qu'on sait faire comment on peut lutter contre ça la numérisation c'est magnifique ça c'est une belle chose mais l'umérisation c'est ce servir de l'outil numérique pour mettre les autres en concurrence et en esclavage donc ça n'a rien à voir on on peut les associer malheureusement mais en fait la numérisation c'est l'avenir c'est quelque chose d'infini mais l'ubérisation c'est j'ai tellement d'argent que je vais prendre possession de cet outil et je vais mettre les autres de manière les garder dépendant de moi économiquement et je vais leur faire la misère derrière et pourquoi on ne pourrait pas créer des plateformes publiques qui prendrai beaucoup moins que uber par exemple question avecon avait demandé à la médiation quand on avait on s'était mobilisé et on a un gros problème nous les VTC je pense que c'est dans beaucoup de métiers cette histoire d'Europe ah mais c'est l'Europe alors on leur a dit réglementeznous le tarif ah non mais c'est l'Europe on peut pas ok mais mettez-nous un tarif minimum ah mais c'est l'Europe on peut pas ok essayez de limiter les VTC je sais pas si vous avez vu là dans Paris on crée des bouchons les VTC on est tellement nombreux qu'on crée des bouchon et ils disent on a besoin de chair à canon et cetera on le dit réglementer le nombre de ah non c'est l'Europe et pareil on leur a demandé un outil numérique il nous ont dit ah mais ça risque d'être retqué au niveau de l'Europe pourquoi parce que c'est un marché concurrentiel et l'État ne peut pas trop intervenir il faut vous laisser vous battre entre vous en fait donc tout ce qui est régulation du marché du travail c'est impossible c'est toujours l'Europe qui qui dérange bah ouais que vousz dire oui ce que je voulais dire c'est que en fait avec le le problème des VTC sur l'ubérisation on on on on le voit que sur finalement la le un petit bout qui sont les nouvelles technologies mais il s'agit simplement de posséder une information ou de posséder un besoin c'estàd quelque part d'être donneur d'ordre et de sous-traiter le travail c'est pour contourner le droit du travail le l'exemple de tu est intéressant parce que finalement le il y a énormément de secteurs qui sont en train de rentrer dans ce système là et des secteurs traditionnels on passe par exemple à la livraison tout ce qui est livraison petite livraison on a un système de locatier de plus en plus on passe par des indépendants et on demande aux salariés ou on recrute directement des indépendants on demande au salariés sinon c'est le licenciement de se transformer en indépendant on a ces phénomènes là dans l'immobilier on a ces phénomène là dans la vente dans tout ce qui est commercial et on a même nous à Pô emploi ou des offres qui sont des posé directement alors là ce sont pas des offres de travail mais comme travailleurs indépendant pour un donneur d'ordre ou alors des offres qui sont annoncées comme salariés lorsque les gens se présentent on leur propose bien de devenir indépendants le but est de casser toute la construction collective de la société toute la construction collective du travail toute la redistribution également qui dans le travail et quand on voit les reportage nous ce qui nous alors sans péjorativité aucune pour les serreurs de chaussures mais c'est finalement cette économie là c'est le petit travail c'est le cireur de chaussures c'est-à-dire tous les expédients que peuvent trouver les gens pour survivre face à une crise sur le marché du travail c'est ça qui pousse à luérisation les discriminations le service public de l'emploi par exemple maintenant qu'il devient un marché du travail et qu'il est plus qu'un opérateur public de régulation sur un marché privé du travail le nombre de de précairees 90 % des contrats sont des CDD les bas salaires et cetera pousse les gens parce que ils sont soumis à l'incité à chercher un revenu l'auto-entrepreneuriat c'est souvent revenu d'aoint à doser un travail salarié parce qu'on on gagne peu je crois que sur plus d'un million d'auto-entreprise seul 61 % produisent un revenu et un revenu qui correspond à peu près à ce que disait monsieur c'est-à-dire 150 141 € et encore c'est je crois je crois que c'est pas du net en moyenne sachant que une sur qu va survivre une sur TR va surviv comment comment comment on fait quand on comment on fait quand on travaille 70 he par semaine et que on gagne à peine à peine 1000 € quasiment en dessous du seil de pauvreté on déclare pas la TVA on déclare rien Lure ça je sais pas si vous vous mettez dans l'égal vous êtes obligés de toute manière moi je vous je vous l'annonce officiellement 2/3 des VTC uber chauffeur privé le C et cetera ne déclare aucun de leur revenus c'est ce qui leur permet d'avoir 1700 1800 quand vous voyez un VTC qui dit ouais je gagne 1800 posez-liui la question vous savez ce que c'est que la TVA vous dire vous me parlez parce qu'ils ont été mal formés et donc ils payent ce qu'il y a à payer en sec tout de suite c'està-dire le le le gasoil ou le comptable ou l'assurance et tout le reste pour eux ils pensent que c'est à eux ils se disent pas j'ai une TVA j'ai pas se faire rattraper un jour ou l'utre je me ferai rattraper s'il le faut je m'en fous mais en attendant j'ai sacrifié 70 heur par semaine à la fin du mois s'il reste que je dois je dois à peine toucher 800 ou 900 il en est pas question je prends tout donc la solution pour conclure vous nous l'avez dit c'est que un un une une plateforme en tout cas une marque ne s'approprie pas l'outil comme c'est le cas aujourd'hui de beur et là on va lutter tout en développant ces nouvelles technologies qui à la base sont sont une bonne idée on est sur un projet ça va sortir d'ici quelques semaines c'est de posséder un outil numérique et le mettre à disposition des chauffeurs en open source je sais pas si vous je pense que c'est ça l'avenir il faut pas qu'il y ait un gros patron qui s'approprie un outil dit c'est à moi je décide de tout il faut le mettre en open source et les laisser travailler en groupement un peu partout localement ça pourrait vraiment nous aider bien en mot de conclusion pour bérisation des métiers et surtout les propositions qu'on porte pour aller aller plus loin et aller mieux surtout par jeis parler pour ma paroisse d oui on a un groupe qui dégage un milliard on est on représente 29 % des parts de marché on fait un plan social o on licencie 85 vendeurs et au total 333 salariés bah la solution je l'ai pas la solution c'est la lutte quoi on est sur un plan social on essaie de lutter on est avec nos moyens avec les salariés on est aussi syndiqué mais on est syndicaliste mais on est aussi salariés on a notre job c'est compliqué c'est pour ça moi je adress je suis très content d'être ici je suis très content que Phili m'a invité parce que c'était l'occasion justement de médiatiser un peu ce ce plan social et j'ai une mission des salariés qui m'ont dit Jean-Luc faut le faire venir à l'entre atu et j'espère qu'il va venir nous rencontrer les salariés parce qu'ils ont plein de questions à poser sur leur avenir professionnel sur l'ubérisation comment ils volulent les choses plus tard donc mon objectif c'est de le faire venir en tout cas on est solidaire de votre lutte merci beaucoup en tout cas à tous les trois d'être venu et puis vous aurez l'occation bien évidemment de discuter avec tout à l'heure puisqu'il viendra évidemment sur ce plateau et viendra conclure cette émission merci beaucoup à tous les trois esprit de campagne continue avec ce hashtag hashtag lut sociale merci beaucoup de vos nombreuses questions de vos nombreuses interpellations nous allons parler à présent de l'emploi des femmes vaste [Musique] sujet l'emploi des femmes avecemplo des femmes femmes et travail femmes et travail ouais c'est vrai avec nos intervenantes nos intervenantes qui sont effectivement là on change un petit peu d'environnement vous avez remarqué que toutes les séquences précédentes n'avaient réuni que des hommes c'est vrai je mquipser si vous voulez non tu es bienvenu voilà alors euh trois femmes aujourd'hui euh avec avec nous euh pour évoquer donc cette cette question Blandine metteyer vous êtes comédienne vous êtes autrice d'c cord par qu'on réhabilite le mot he oui et blogueuse je crois oui enfin blogueuse oui j'ai le site de mon spectacle bien sûr on en parlera Catherine Fayet vous êtes syndicaliste on peut se dire tu on se connaît bien alors Cathy faet tu es syndicaliste su santé tu es infirmière de formation et donc tu parleras avec nous et bien de de aussi de ce que c'est que d'être femme et syndicaliste tout comme Karine Karine mon qui est également syndicaliste CGT d'air Franceà voilà et on sait à quel point cette lutte est encore d'actualité à Air France tout comme Cathy bien parlons de ce chiffre tout d'abord 80 % des des temps partiels sont occupés par des femmes nous avons quelques chiffres à vous montrer qui vont s'afficher derrière nous qui concerne regardez l'emploi du temps à temps partiel est occupé à 80 % euh par des femmes et toujours cet incroyable chiffre où 26 % des femmes à poste égal à qualification égale touche 26 % de moins que les hommes c'est un chiffre dont je nai toujours pas l'habitude enfin on a et ça ne progresse pas au contraire progresse pas et on et ça ça aggrave et ça ça aggrave voilà peut-être un mot tout d'abord sur ce ces temps partiels qui sont majoritairement occupés par par des femmes alors moi je voudrais rajouter une chose au tableau dans les chiffres le salaire inférieur de 26 % mais il y a aussi le montant des pensions quand on pr sa retraite il y a 33 % de de moins pour une femme qui part à la retraite donc ça c'est on va dire tout au long de la vie par rapport au temps partiel donc le temps partiel la plupart du temps dans les métier on va dire où on rencontre o il y a un pourcentage de femmes en important alors c'est le cas dans le mien 75 % de femmes dans la santé le social et le médico-social mais aussi dans des secteurs comme le tourisme l'hôtellerie le commerce alors on peut dire deux choses sur le temps partial la plupart du temps il est contraint et en particulier dans des secteurs comme le tourisme l'hôtellerie le commerce on fait des contrats à 15 % 20 % du temps et c'est souvent contraint par contre dans mon secteur dans le secteur de la santé je dirais qu'il est plutôt choisi parce qu'on a des conditions assez difficiles avec des horaires atypiques hein les 38 la santé l'hôpital et en ce moment depuis à peu près un ou 2 ans on assiste nous les syndicalistes et à des refus et donc on s'oppose dans les comités techniques d'établissement à nos directions à des refus de temps partiel en général c'est des 80 % ou des 90 % qui sont pris par les infirmières ou les aides soignantes et donc on a des refus voyez donc ça veut dire que quand les femmes ont envie on la possibilité de prendre un temps partiel on le refuse en particulier dans la santé et dans d'autres secteurs c'est contraint voilà c'est à géométrie variable et bien sûr qui décide c'est l'employeur qui soit public ou privé voilà je voulais dire ça sur la question posée sur les temp les temps partiel temps partiel oua et est-ce que moi ce que je voulais aussi ce qui e quand même cette histoire de de temps partiel la plus le plus souvent subie par les femmes et était de bon ça correspond aussi à une une logique dans dans l'emploi qui consiste à précariser les emplois et cetera est-ce qu'on constate une différence entre les professions plus féminisées et les professions où il y a on compte un nombre égal ou plus plus d'hommes est-ce que les hommes aussi subissent malgré tout la précarisation mais est-ce qu'il la subissent dans une proportion moindre que les femmes est-ce que voilà en quoi est se lié à la féminisation de certains métiers ou de certaines professions alors il faut le voir au niveau des salaires par exemple c'est un bon il a un indicateur c'est le le le salaire donc on sait que bah dans les secteurs de l'hôtellerie de la du commerce les salaires sont très bas les salaires dans la santé on pense quefin moi j'ai amené hein notamment les grilles dans la fonction publique des des salariés aide soignantees et infirmière quand on débute euh dans la carrière et con soignante on débute à 1450 € euh brut donc vous voyez la différence avec avec le SMIC euh quand on est infirmière et on a été revalorisé dans la fonction publique en catégorie A on débute ave à 1670 €. bac+ 3 avec quand même un certain nombre de responsabilités sur le terrain je parlerai pas d'autres catégories comme par exemple les infirmières anesthésistes ou les sages-femmes qui ont été obligés de se battre pour avoir une reconnaissance de leur travail et des années d'études aussi de leur formation donc on le voit aussi et aussi des responsabilités qu'elles ont dans leur travail parce que s'occuper de d'un patient entraîne un certain nombre de de responsabilités on le voit aussi l'indicateur c'est les les emplois précaires ouais or dans la santé dans la fonction publique hospitalière mais aussi dans les fonctions publiques territoriales ou d'état on a une augmentation des CDD on on est à peu près entre 15 et 20 % dans les hôpitaux de CDD et j'en profite hein je suis comme mon camarade tout à l'heure pour saluer ici les les quatre salariés aid soignant infirmière mais il y a aussi un préparateur en pharmacie parce qu'il y a des hommes qui sont dans cette lutte au côté des des de salariés femmes et d'un agent aussi de la sécurité incendie qui sont en lutte euh c'est leur 5e journée de grève aujourd'hui au CHU de Limoge et ils se battent justement pour euh mettre titulariser et requalifier en CDI 900 salariés qui est sur ce CHU à limoge sont euh sont en CDD et je crois savoir qu'il m grve de la fin ils sont en grve de la fin excuse-moi Charlotte j'ai oublié de le spécifier ce qui montre que dans ce secteur alors c'est moi moi c'est le secteur que je connais bien le secteur de la santé c'est vrai qu'on n pas tellement le choix puisque on est soumis quand on veut lutter se mettre en grève à la nécessité de service qui est normal donc il y a le service minimum pour soigner les patients et donc aujourd'hui pour pour pour des soignants et pour les salariés de la santé en général quand on veut se mettre en grève et ben on n' pas d'autre choix parce qu'on n pas entendu que voyez de de faire les grève de la fin donc j'en profite ici pour pour saluer ses ses camarades oui car et ses collègues je vrais voudrais juste ajouter un autre indicateur qui est quand même très parlant dans l'organisation de la société c'est l'organisation de la vie au travail et de la vie privée on est encore dans une conception des choses où c'est la maman qui doit avoir à sa charge l'organisation de récupérer les enfants et cetera et donc je pense que dans la situation des bilan sociaux des entreprises où les femmes euh sont toujours plus nombreuses euh à occuper les postes à temps partiel il y a ce sujet qui est déterminant c'est comment comment comment les hommes prennent aussi leur part de responsabilité euh dans la parentalité parce qu'on les fait pas toute seule les bébés donc voilà c'est une vraie question oui oui oui là c'est vrai que les mentalités évoluent très très très lentement quoi he il pas que des process à mettre en place il y a aussi chacun c'est aussi une bataille culturelle tout à fait une bataille de société hein c'est mais je suis relativement jeune et je suis tout à fait d'accord mais tant mieux mais tant mieux j'espère que l'espoir j'espère j'espère j'espère non non bien sûr c'està-dire que là ça permet ce que tu viens de dire Karine ça permet quand même de préciser d'où elle vient la contrainte parce que c'est pas seulement une contrainte liée au au rapport avec le patron la direction de l'établissement c'est une contrainte sociale he c'est que il y a une contrainte lié à la structure de la société telle qu'elle est organisée avec des rôles voilà et le rôle de féminin voilà c'est mercredi la journée des maman voilà la journée des mamans oui c'est ça et des enfants ce sera bien ce soit la journée des parents voilà un mot et c'est c'est le sujet de de cette table ici pour le moment c'est comment quand on est une femme réussi à s'engager parce que c'est vrai on entend beaucoup de syndicats à majorité d'hommes peut-être dans la fonction publique dans le secteur de la santé comment on arrive à s'engager lorsqu'on est une femme comment s'organise cette cette lutte là c'est super dur parce qu'il faut dégager du temps en fait c'est ça moi je suis pas syndicaliste hein mais j'ai observé j'en ai interviewé pas mal et et j'ai observé c'est vrai que c'est le problè on a déjà trois journées dans une voilà sans s'engager quand on syndicaliste on en a TR et demi et quand on est dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon on en a quatre donc voilà que nous sommes bien occupé mais c'est c'est vrai que c'est très c'est très difficile d'articuler un engagement à une organisation quotidienne de de de sa vie c'est c'est c'est c'est complexe mais on reviendra plus précisément tout à l'heure là-dessus a d'autres enjeux aussi les réunions souvent sont tard ça aussi ça ça compte hein que ce soit pour les syndicats ou pour les partis politiques euh ou même quand on prend quand on est élu c'est souvent tard tout à fait et les femmes pour elles c'est un vrai problème peut-être Catherine un élément de précision sur comment s'organise cette Hute là des femmes majoritairement à l'hôpital bon al alors il y a une différence entre les les les salariés quand ils se mettent en grève en particulier les les soignants sont soumis donc à cette nécessité de de service et donc service minimum ce qui fait que c'est très difficile parce qu'il faut à la fois être dans la lut gérer la lutte une journée de grève ou deux ou trois et quelquefois comme par exemple àimage aujourd'hui mais bon il il y a beaucoup de grèves ailleurs aussi mais il faut aussi quelquefois tourner avec les autres collègues et pouvoir travailler en même temps donc c'est c'est la difficulté supplémentaire d'un d'un notre secteur parce que il faut il faut assurer les soins et quand vous avez une grève d'un jour bon ben c'est c'est un peu moins compliqué à gérer et après il y a des protocoles qui de toute façon sont après discutter avec avec les directions sur le service minimum mais mais c'est une grosse difficulté dans notre secteur ce qu'il faut dire aussi sur sur sur les luttes d'où le fait et je pense qu'on en parlera dans une table ronde de de trouver pour pour notre secteur mais aussi pour d'autres des formes de lutt différentes bon sans sans un arriver jusqu'à la grève de la fin effectivement mais il faut faut vraiment bon je pense qu'on on en parlera ouais tu as raison de dire que ça concerne tous les secteurs aujourd'hui parce que finalement le le c'est le résultat d'une norme nouvelle qui s'appelle le service minimum précisément c'est connaissit d'ailleurs d'appquer ailleurs notamment qui a rendu nécessaire que on fasse des roulements comme ça pour fa gr contignant c'est très contraignant et que finalement la grève soit indolore et quelquefois c'est même pour nous une atteinte au droit de grè c'est c'est des situation que l'on voit partout dans dans les entreprises et d'un autre secteur ça c'est c'est une difficulté mais il y a une grosse différence dans on va dire dans dans ce droit-là entre le secteur public et privé d'accord je pense que pour les salariés du secteur privé le le le temps syndical est beaucoup plus restreint c'est beaucoup plus difficile pour pour ses salariés et donc pour les représentants du personnel pour les déléués oui pour les délégués syndicaux pour les les les DP notamment les délégués du personnel au comité d'entreprise ou dans les CHSCT on a il bénéficie de moins de temps pour réaliser leur mandat enfin pour assurer leur mandat que dans le public là aussi euh c'est une lutte qu'il faut mener Blandine est-ce qu'il y a des des ponts qui existent entre les différents mouvements féministes et les luttes sociales qui concernent les femmes parce que certaines revendications sont complètement similaires on est là dans dans le même problème ou oui oui heureusement heureusement qu' comment sorganise tous ces mouvements comment comment tout ça converge ça converge B déjà c'est vrai que les mouvements féministes et et les les les femmes dans les syndicats sont d'accord pour pour lutter euh pour l'égalité salariale pour voilà on a des convergences évidentes mais euh d'ailleurs j'ai eu beaucoup de de de délégués syndicales qui femmes qui se sont batttu pour emmener leur collègue masculin venir voir mon spectacle et on leur disait c'est un non sujet il faut qu'on se batte sur sur d'autres luttes or je moi je pense que l'égalité entre les les femmes et les hommes c'est ça conditionne tout le reste et ça c'estd que c'est pas ce n'est pas un gain uniquement pour les femmes c'est un gain pour l'ensemble de la socié et et et les hommes ont tout à y gagner mais je voudrais réagir à ce que tu dis non mais parce que c'est c'est c'est essentiel c'est super important Anna arent expliquait qu'on mesure les avancées d'une société au droits des femmes et donc plus son plus plus plus nos droits reculent et plus la société recule donc c'est vraiment un combat qui est important la problématique qu'on a quand même c'est que il y a la lutte des femmes qui s'inscrivent dans des luttes générales et puis il y a la lutte des femmes qui s'inscrivent dans des luttes féministes qui sont propre à leur condition de femme et là on a toute une construction de la société qui depuis l'enfance c'est une construction sociale dans laquelle on nous enseigne euh que le masculin serait plus important ou plus noble que le féminin le courage la maîtrise de soi la rigueur serait masculin et les femmes seraient dans l'empathie la douceur et cetera et ça ça ça fabrique les imaginaires et ça fabrique les imaginaires aussi dans les organisations syndicales et c'est là qu'on a une problématique aussi de la place des femmes dans les organisations syndicales parce que sur la stratégie syndicale sur l'engagement des femmes dans les organisations syndicales de lutte il faut qu'elles y soient présentes et qu'ell participe on on on ne fonctionne pas pareil on nenlève pas les chemises de la même manière donc je pense que c'est très important de laisser aussi aux femmes une place et en cela réside une difficulté majeure c'est que pour que la femme dans les organisations actuelles ait une place il faut qu'un homme cède la sienne hm hm et c'est là que c'est difficile pour ces bons hommes c'est là et puis et puis il y a une attente à l'égard des femmes qu'on n' pas forcément euh à à l'égard des hommes c'est pour ça que c'est dur pour les femmes de s'engager parce que on doit euh régler la la problématique de notre de notre vie d'organiser notre vie privée et tout ça et en plus on doit aussi combattre à l'intérieur toutes ces idées préconçues mais tout toute cette fabrication dans dans dans l'imaginaire des gens sur des des rapports de domination vous parlez de ces bons hommes comme comme je viens de vous le dire comme vous venez de le dire il y a quand même pour noter quand même un petit espoir je suis une génération de trentenair voilà il y a il y a aujourd'hui j'ai l'impression peut-être que vous allez me dire le contraire mais un début de changement des mentalités qu'il faut accentuer par une volonté politique qui va se passer bien évidemment des l'école mais aujourd'hui est-ce qu'il y a pas petite note d'espoir quand même à trouver sur sur ce sujet là sur le sujet de de l'égalité de de de l'équité et le changement de mentalité surtout bah le changement de changement de mentalité moi je je vous me rappelez que vous êtes trentenaire pour me rappeler que je suis presque Quina ou excusez-moi non je je les évolutions que vous percevez en tous les cas là dans l'intervention que vous venez de faire nous nous ne sommes pas moi dans l'entreprise où je travaille je ne je ne mesure pas ça voilà c'est c'està-dire que moi pour pour te répondre hein c'est que il y a un décalage c'estàdire que si effectivement apparemment culturellement il y a une conscience féministe un petit peu plus répandu néanmoins sur le plan social il y a absolument tu tu tu l'as rappelé avec les chiffres mais bien sûr il n'y a absolument aucune relation entre cette fameuse pseudo prise de conscience et la vie concrète et les progrès sociaux concrets au contraire au contraire c'està dire qu'en fait et c'est là qu'on qu'on comprend bien qu'il y a un lien entre la lutte féministe et la lutte sociale c'estàd que oui c'est que en en défendant les droits des femmes on on on défend y compris les droits des femmes au travail et donc les droits des travailleurs dans leur ensemble oui ou surtout qu'en France on est dans la culture du présentéisme oui et donc il faut rester longtemps par exemple je parle puisque mon spectacle c'est une cadre exp-n un petit peu c'est quoi le en fait ma pièce s'appelle je suis top c'est l'histoire d'une femme qui est arrivé au sommet de sa carrière qui raconte par où est passé en démarrant stagiaire machin et tout donc j'ai interviewé une quarantaine de femmes et quelques hommes aussi éclairés dans le monde du travail et et à tout niveau hein c'est-à-dire ça allait de 25 à 55 ans et dans tout secteur d'entreprise parce que ça me paraissait important et donc j'ai recueilli des témoignages même quelquefois vraiment terrifiants hein et et et donc c'est l'histoire de cette femme qui monte voilà Bonom malant qui est en but au sexisme qui est sous-payé par rapport à ses collèg et cetera donc à tout moment les femmes se reconnaissent dans la pièce et il y a aussi a toujours un équilibre enfin dans la pièce he je parle d'équilibre de construction dramatique entre vie privée et vie professionnelle parce que c'est indissociable donc il y a la maternité il y a le divorce il y a voilà elle se retrouve seule avec sa gamine machin tout ça enfin j'ai essayer de d'explorer tout ce qui peut arriver à une femme alors c'est vrai qu'il lu arrive beaucoup de choses souvent les femmes disent heureusement ça nous est pas arrivé tout çaheureusement mais mais ça explore un peu la la problématique actuelle et moi ce qui me fait de la peine c'est que j'ai commencé à jouer cette pièce le 20 septembre 2010 et que ma pièce est plus d'actualité maintenant qu'elle l'était en 2010 donc je me dis on est en régression voilà et alors c'est vrai que les trentenaires il y a des trentenires formidables qui s'occupent de leurs enfants et cetera mais il y en a d'autres qu'on on rien à je lu toute ma vie en tantomme pour essayer de réduire inégalité FEM homm à ma petite échelle c'est sûr on peut continuer de parleré ce sujet très important allez-y juste non mais c'est vrai qu'on est dans un phénomène de ressac et c'est super important que les insoumis se saisissent de ces angésl de cette questionl il y a un très beau film de Patrick Jean qui s'appelle la domination masculine qui qui retrace un peu ce ce ce ce ressac qu'on vit depuis les dernières décennies et c'est c'est vraiment essentiel que dans notre programme on ait cette ambition euh de se soucier de la condition des des des femmes on l'a voilà on parlera de tout ça dans la 5e partie des nouvelles forme de lutte et pour conclure mon propos qui vous a peut-être en tout cas attiré votre attention ce que je voulais dire aussi c'est qu'il est important de signaler tous les hommes qui s'engagent dans la réduction des inégalités femmes hommes c'était aussi ça que je voulais dire oui mais oui mais tu vous voyez ou tu on peut on est camarade euh le quand on fait une manifestation générale sur une revendication ou des revendications générales on va plutôt avoir une majorité d'hommes quand on fait des manifes féministes c'est quand même majoritairement les femmes donc il y a un moment il faut on on ne gagnera pas sans les hommes je vous laisse mon numéro de téléphone à la fin de cette émission bien volontier Catherine et k je vais vous garder un petit coup encore sur ce plateau Blandine merci je vous rappellerai en fin d'émission pour participer au nouveau débat c'est la trè partie de cette émission qui vient de se conclure autour de l'emploi des femmes parle des syndicats pour cette spéciale esprit de campagne avec ce hashtag je vous le rappelle allez-y sur Facebook sur sur Twitter hashtag lutte sociale au [Musique] pluriel avec Philippe juraver qui va venir nous rejoindre une nouvelle fois et mic Kemoun mic cadre syndical à Air France et candidat de la France insoumise au législative à Paris et l'un des orateurs nationals pour cette campagne un mot des syndicats euh globalement peut-être m dit où on traverse une certaine crise de représentativité des syndicats malmenés aussi dans les médias peut-être un propos pour introduire cette 4e partie de cette émission ben d'abord quelques chiffres euh on parle toujours de 8 % de syndiqués en France du taux de syndicalisation sauf que bon c'est c'était sous-estimé puisque la dars a donné un nouveau chiffres qui serait plus de 11 %. ah bon quoi qu'il en soit on s'aperçoit que depuis le milieu des années 90 le taux de syndicalisation n'évolue pas réellement on sait que dans la fonction publique c'est à peu près 20 % des salariés qui sont syndiqués en moyenne et dans les secteurs privés c'est 9 % et on voit une différence en fait qui est assez importante entre les les salariés des petites entreprises euh où le taux de syndicalisation est autour de 5 % et dans les grandes entreprises au-delà de 200 salariés à peu près c'est en gros 14 14 et5i %. donc voilà pour un état des lieux à peu près global après euh pourquoi il y a pas d'évolution il y a pas d'évolution puisqueon s'aperçoit que déjà il y a une augmentation euh des cadres dans les entreprises qui ont moins tendance à se syndiquer déjà du part parce qu'il n'y a pas de culture de syndicalisation en France ni d'histoire sociale donc ils n'ont déjà pas appris ça dans leurs écoles donc ils ne savent pas ce que c'est on voit aussi que la plupart des ouvriers qui étaient la plupart du temps très euh syndiqués dans les entreprises euh bah ils sont touchés notamment par beaucoup de contrats précaires l'intérimaire les temps partiels on parlait des femmes jusqu' dernièrement qui sont les plus touchés également donc voilà il y a un état du marché du travail qui empêche finalement cette syndicalisation est-ce qu'il y a pas aussi le le le la cause qui est la tertiarisation tu vois le fait que euh on est de plus en plus dans des métiers de service et bien euh c'est une des raisons pour lesquelles il y a tout à fait c'est isole aussi c'est isole et alors que dans l'industrie c'est différent c'est différent et puis on voit aussi que 93 % des entreprises en France il y a moins de il y a 20 salariés en moyenne donc déjà il y a pas d'organisation de structure syndicale et on voit en parallèle que si on moi j'étais à auag hier soir discutant et on voit qu'ils attaquent la Bourse du Travail qu' un certain nombre de villes à Nice céta le cas à é on a h bon il y en a plein donc là c'était aussi un endroit où se regroupai les syndicat les salariés pour pouvoir les aider les orienter et cetera donc finalement ils sont complètement isolés et comme le syndicalisme en France si on regarde bien les choses le fait de syndicer en France ça ne rapporte rien en tant que tel c'est pas comme dans les pays nordique ou en Allemagne il faut être syndiqué pour profiter des négociations de la part des organisations syndicales ou profiter des droits sociaux et c'est pas le cas en France en fait finalement en France quand vous syndiquez c'est parce que vous êtes dans logique de militantisme avant tout alors on répète ça veut dire que tu n'as pas besoin d'être toi-même syndiqué pour bénéficier des avancé des acquis des acquis des conquis qu'on appelle maintenant puisquon est toujours en train de les conserver et plutôt de se battre pour les conserver actuellement plutôt que d'en gagner d'autres mais c'est c'est vraiment ça alors que du coup en Allemagne pour pouvoir bénéficier des acquis sociaux il faut que tu sois syndié donc ça fait gonfler gonf obligatoirement le nombre de syndicés et dans des pays nordiques c'est carrément les les droits sociaux les avantages sociaux il faut être syndiqué parce que en fait c'est organisé et dirigé par les organisations syndicales raison n pas raison comme on dit souvent donc c'est pour ça comparer les chiffres de syndicalisation en France et dans d'autres pays finement ça n' aucun est-ce qu'il y a pas aussi une éducation au syndicalisme à avoir à l'école au lycée dans les fac alors question naïve encore peut-être mais mais ça ça devrait être obligatoire le film La sociale devrait devrait être projeté DCP les les Gers en CE1 comme des lions en CE2 en CM1 on passerait à 1336 jours hein mais voilà mais mais les les les gens les dominants ne vont pas mettre ça en place parce que ça permettrait d'éveiller les conscience la première arme dans une société c'est la culture et donc si les gens sont dotés de cette culture de cette conscience de classe ça leur permet après de mesurer de comprendre ce qui les domine et donc de s'organiser donc c'est pour ça qu'on a un vide habissal de formation mais y compris dans les entreprises nous on demande par exemple que dans le cursus de formation d'intégration dans les entreprises il y ait une présentation des organisations syndicales et de ce que sont les organisations syndicales ce la culture syndicale de l'entreprise elle même aussioui mais oui mais il ils ne veulent ils ne veulent pas le faire alors ce n'est pas que les gens soi soi cause soit comment ne soit pas enclin à s'organiser mais c'est que les les gens ne leur a pas appris les choses qui leur permettent de mettre ça de de mettre ça en en mouvement ouais Kathy moi je voulais juste un petit peu pondérer les propos des Médi c'est vrai que le taux de de syndicalisation n'est pas important puisque on est autour de de 8 10 % et qu'on ne peut pas dire qu'actuellement dans la période alors que il y a beaucoup de souffrance parmi les les salariés les travailleurs et les travailleuses que ce taux augmente par contre dans les élections professionnelles on a un taux de participation des salariés qui est alors pour la fonction publique de manière générale puisque les élections dans la fonction publique h hospitalière territoriale et état se font en même temps on est à 50 % avec des variations mais bon si quand même c'est important de le dire ça après je p je pense qu'il y a aussi la regardz sur le champ syndical combien on est de syndicat la division syndicale est aussi quelque chose alors c'est vrai qu'il y a une histoire particulière de du syndicalisme en France qui est très différent des pays nordiques pourquoi parce que il y a la spécificité de l'indépendance syndicale par rapport à un parti politique moi je suis dans un syndicat où on est très attaché à ce principe là ce qui n'empêche pas de s'investir euh en politique euh mais euh je pense que ça c'est c'est il faut aussi qu'on puisse se remettre en cause donc on parlait tout à l'heure de la place des femmes dans dans le syndicat c'est c'est un élément et c'est vrai que nous par exemple dans la santé on est 75 % de femmes y compris dans mon syndicat mais dans l'exécutif à la commission exécutive au secrétariat donc et sur des postes de responsabilité on est à 30 % alors qu'on est majoritairement représenté voilà donc il y a un fonctionnement peut-être il y a tout travail sur l'unité syndicale on fait souvent l'unité syndicale au niveau de l'entreprise et elle est importante pour gagner une lutte je dirais même qu'elle est essentielle qu'elle commence par par ça pour l'unité des salariés mais il y a aussi l'unité syndicale de façon plus générale sur un certain nombre de revendications et on a à travailler à se remettre en cause aussi nous les organisations syndicales par rapport à alors justement je voulais rebondir sur cette sur cette idée d'unité syndicale alors côté ouvrier euh finalement on se retrouverait dans dans un morcellement comme tu le tu tu le tu le décris mais en tout cas aujourd'hui et mais quit du côté patronnal parce qu'on a souvent tu vois tu disais il y a pas de culture il y a pas de culture syndicale mais bon à la fois il y a un mouvement ouvrier en France qui fait que aujourd'hui on on associe plus facilement syndicat à mouvement ouvriers mais côté patronat il y a des syndicats qui sont beaucoup moins nombreux sont qui sont super organisés et qui fonctionnent quoi voilà bah en fait il y a trois organisations patronales principales c'est le meddeef la CGPME et l'UDP qui sont les trois organisations patronales qui se répartissent en gros le marché des entreprises on va dire c'est quoi la trisème l'UDP ça veut dire quoi ça je sais plus mais c'est le nom de l'organisation d'accord il présent qui c je sais pas je sais pas c'est les trois je ne la connais pas particulièrement je connais les deux premières déjà d' fréquente pas voilà je les fréquente pas bon il y a il y a enfin né moins ils sont ils sont organisés il y a la question de la représentativité effectivement de ces organisations patronales qui sont là qui nous donnent des leçons et qui souhaitent orienter la politique d'ailleurs ce qui est assez marrant c'est que ce que je disais tout à l'heure la plupart des entreprises en France ont moins de 20 salariés et les politiques qui sont menées au niveau des entreprises sont menées avant tout par ces grandes entreprises donc finalement c'est ell qui impose aux petites entreprises la logique qu'elle souhaite développer mais euh un élément positif de la loi al comer c'est le seul à mon avis c'est c'est qu'il y aura une obligation à partir donc à partir de 2017 qu'il y ait une représentativité des organisation patronale bon après ils sont en train de se chamailler à savoir SS doivent être représentatifs par rapport au nombre d'entreprises qu'il représentent ou par rapport au nombre de de salariés qu' y a dans ces entreprises bon le le medf eux estime un pourcentage je suis plus à 23 % je crois alors qu'en réalité ça devrait être à 11 mais tu peux peut-être dire un pe plus rajouter compléter compléter par rapport à ce que dit ce que dit mi c'est que le MF a réussi aussi une chose en les syndicats patronaux c'est à accélérer l'atomisation des organisations syndicales il y a plor de syndicat maison qui sont créés dans des grandes entreprises et ce qui fait que quelquefois vous le voyez dans les médias arrivver avec des appellations que nousmême nous ne connaissons pas des représentants et on on penche en effet vers les aspects de la loyal comerie qui voudrait faire que en fait on pas besoin d'être représentatif pour pouvoir parler au nom des salariés et l'étape d'après ça sera de dire bien puisque le référendum existe pourquoi conser les organisations syndicales c'est un cheminement qui est très construit hein ce qui fait que on montre du doigt en fait des syndicalistes qui sont très représentatifs parce que moi je les connais là c TR là je les connais bien depuis un certain temps ils n'ont pas de problème à amener du monde derrière eux mais évidemment il y a beaucoup de petites entreprises et de moyennes entreprises qui eux essaient d'avoir ce ce d'avoir ses leaders avec eux pour pouvoir avoir ce facteur d'entraînement et on s on se complet là-dedans et la direction le voit très bien ça les directions le voient très bien et pour compléter ton propos Philippe regardez cette question avec ce hashtag lut sociale est-ce que les syndicats seraient aussi essentiel si on gagne les élections la première des choses qu'on va faire et ça c'est mon combat et je vais le gagner ça va être de faire que en effet tous ceux qui sont présentés le plus puissent être élu démontrer que ce n'est pas parce qu'on est syndicaliste ou dans le monde du travail qu'on doit être exclu de cette représentation à partir du moment on va démontrer qu'ils ne sont pas simplement courageux mais qu'ils ont cette intelligence vous l'avez entendu jusqu'à présent cette intelligence qui peut qui peut leur permettre de créer des lois et de faire vivre notre société et bien oui en effet cette question elle aura une réponse les syndicats sont essentiels parce que elles permettront en effet de fournir ces élus dont on a besoin ouais il le restera et mais j'ajouterai même que lorsque il y a eu des victoires comme ça de de la gauche en France les luttes sociales ont été très important tente et ont permis de pousser encore et d'avancer làdessus enfin bon 36 céit sur la gauche toutes les grandes voilà donc je pense que il y a on peut répondre positivement à cette question en disant oui les syndicats sont encore indispensables y compris quand une vraie gauche est au pouvoir il sont même nécessaires sont même nécessaires on disait tout à l'heure pour que les gens puissent s'engager il faut que aussi que les syndicats et meilleure presse ça passe par la médiatisation et une antiriminalisation des médias parce qu'on voit aujourd'hui qu'il y a une criminalisation des syndicats non pas des médias des syndicats qui ne cessent d'aller plus loin m oui c'est ça qui est en fait tout ça c'est c'est organisé malheureusement puisque c'est on va reprendre revenir un petit peu au début quand on s'engage quand on est militant on est avant tout animé par cette volonté de se de combattre l'injustice que l'on peut subir dans les entreprises et dans les entreprises on sait que l'ensemble des injustices ont droit de citer he que ce so sexiste on parlait par rapport aux femmes tout à l'heure raciste et cetera donc s'il y avait cette culture cette éducation sur et sur la nécessité de de rentrer dans des organisations syndicales et de milité finalement il ne pourrait pas y avoir cette criminalisation puisque vous auriez l'ensemble la masse qui dirait non ces personnesl sont là pour nous représenter c'est normal il défend droit ce n pas mais vu que on les a enfermé on a enfermé la population finalement dans l'individualisme dans la loi du marché et d'ailleurs que soit les gouvernement de droite ou de gauche he c'est la même chose et c'était il y a surtout pas eu de volonté d'émancipation finalement des salariés pour aller chercher de nouveaux droits donc comment on les enferme là-dedans par la peur ils restent ils sont finalement scotchés si j' utiliser ce terme par la peur donc du coup ben ils os pas non plus défendre ses salariés ou même se mettre derrière ses militants syndicaux qui défendent leurs acquis c'est c'est son les images que nous sommes en train de voir c'est-à-dire que la la réalité et la dureté envers les salariés n'ont pas été démontré on en a très peu parlé à la télévision alors que ces imagesl dans un peut-être un but de manipuler l'opinion publique c'est c'est pire que ça c'est une pression c'est en gros si vous bougez vous revendiquez voilà ce qui va se passer donc c'est individuellement individuellement individuellement on fait peur aux salariés et en parallèle façon collective on leur fait peur aussi une seconde fois avec la loi alcomerie la loi travail en réduisant le pouvoir des organisations syndicales notamment entre autres par l'inversion de la hiérarchie desnmes on parlait des syndicats maison ce qui aide dans les entreprises un certain nombre de patrons et vas-y si tu veux reprendre et et voilà en fait c'est c'est ces deux éléments c'est une avoir peur au niveau individuellement et collectivement je voudrais rajouter à au phénomène de criminalisation de l'action syndicale qu'on na jamais vécu euh aussi violemment là que sur ce quinquena il faut quand même le rappeler euh parce que les camarades aussi qui ont manifesté contre la loi et comerie se sont pour beaucoup he pour beaucoup retrouvé en garde à vue mis en examen dans les entreprise on criminalise l'action syndicale mais il y a aussi un autre facteur qui est très grave euh c'est que la le patronnat euh euh freine aussi euh les déroulements de carrière de ceux qui s'engagent c'est une forme de harcèlement et et alors vous vous retrouvez c'est-à-dire que c'est-à-dire qu'aujourd'hui s'engager c'est en quelques mots se sacrifier alors vous voyez bien que ça donne une image qui n'est quand même pas très attrayante quand on a 25 ans de se dire et bien si je m'affiche dans l'organisation syndicale ou même des fois avec les militants des fois les gens ont peur de s'adresser à nous dans l'entreprise donc tout tout ça ça participe à créer des frein et qui fabrique la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui parce que je pense que l'envie d'engagement elle existe on le voit au travers de la France insoumise on voit bien que les gens ont envie de faire ont envie de participer savent faire qu'ils ont mais mais mais quand quand quand vous le faites dans le monde de l'entreprise et que cela veut dire que derrière on va vous matraquer d'une manière ou d'une autre c'est quand même très compliqué oui pour continuer ce que ce que disait ce qui disait Karine ce faut dire quand même là donc on a les images d'Air France qui ont été très médiatisées utilisé c'est c'est une véritable honte qui s'est passé là mais mais tous les jours nous on a des situations de délégué du personnel hein délégué du personnel dans des petites entreprises souvent qui sont harcelés qui sont sanctionnés qui sont convoqués euh avec des menaces de licenciement on a par exemple dans le 91 dans un un petit établissement de la Fondation d'assaut et pourtant on a gagné on a gagné euh euh en recours juridique on a une secrétaire du CHSCT une petite bonne femme qui se bat contre l'employeur simplement pour pour faire respecter le droit des salariés euh dans dans cette cet établissement qui euh a une procédures de licenciement alors qu'on a gagné alors que l'inspecteur du travail a refusé le licenciement qu'on a fait un recours au ministère du Travail que le ministère du Travail a refuser aussi ce licenciement et malgré tout la Fondation d'assau continue elle préfère perdre mais ne plus avoir cette salarié qui qui se bat et qui défend les personnels dans cette entreprise et ces situationsl on les a partout c'est des situations de souffrance et bon moi je voudrais aussi évoquer la mémoire d'Edouard qui qui donc est allé jusqu'au suicide voilà sur sur c'est un cheminau qui est allé jusqu'au suicide et qui était délégué syndical et qui est suite donc à une sanction disciplinaire après un conseil de discipline parce que il avait osé s'affronter à son employeur voilà donc il y a des situations comme ça sans sans aller dans l'extrême mais c'est aussi le quotidien de de de délégué du du personnel et de syndicaliste à la base quoi voilà faut faut le dire oui pour revenir d'ailleurs sur le cas d'Édouard le lendemain de la mobilisation pourdouard il y a un autre syndicaliste qui s'est suicidé de la SNCF et la seule chose que la direction de la SNCF nous dit qui s'est suicidé par mimétisme vous imaginez la mentalité de ce patronnat actuellement considère en fait ils évacuent complètement cette problématique du harcèlement qu'il y a vis-à-vis des militants syndicaux et donc c'est cette peur qui transmett aussi au salariés parce qu'ils veulent que les salariés soient avant tout des résignés et c'est très dangereux je là parce que finalement à force de créer des résignés et ben vous entraîner c'est vot FN ou même le vote Macron pour aller plus Hain je voudrais juste dire une chose quand on parle d'urgence justement dans notre programme tu parles de suicide il y a encore très peu de temps il nous est arrivé de suivre des des donc des travailleurs qui faisaent la greffe de la fin on a vécu ça P ça à poissie on a vécu ça à Carquefou comme àim maman voilà commeog en ce moment donc il y avait cette forme agressive he de aujourd'hui les salariés désespérés puisqu'il n'y a pas de réponse immédiate tout notre programme l'urgence mais passe à l'acte négciation il passe à l'acte on a eu deux manifestations coup sur coup il y a eu ses suicides donc la santé hop le matin même on apprend le matin même on apprend le jour de manif oui ouqu JS aès donc c'est très très dur pour et puis je voudrais revenir sur une chose on a parlé tout à l'heure d'ubérisation mais dans l'ubérisation tout est fait donc on l' bien entendu pour opposer les sers entre eux mais imaginez un peu le travail que font les copains vous avez vu tout à l'heure travailler dans ces conditions parce que finalement ils sont en train les une direction est en train de dire au syndicalistes mais laissez-nous travailler voyez bien que les salariés se débrouillent entre eux les les uns contre les autres ça fait le fruit évidemment du du Front national d'où l'intérêt encore une fois avec l' en commun et ses syndicalistes de faire passer un autre message et qui nous ramène sur un fronton qu'on a totalement délaissé dans un pays qui pourtant est très riche c'est liberté égalité fraternité ça fait redondant mais malgré tout il faut le dire quoi bien merci beaucoup la lutte sociale vous le voyez n'a jamais été autant été d'actualité continuez à envoyer vos questions vos interpellations sur les réseaux avec ce hashtag hashtag lutte sociale sur Twitter sur Facebook vous êtes encore une fois des centaines à nous suivre merci beaucoup pour ce nouveau numéro d'esprit de campagne et regardez tous ces gens-là vous répondent en direct avant de retrouver Jean-Luc mélanchement et la conclusion de cette émission la dernière partie autour des nouvelles formes de lutte sociale là encore [Musique] passionnant les nouvelles formes de lutte social avec pas mal de monde qui viennent de nous rejoindre une fois de plus sur ce plateau pas mal de monde mais au moins un visage très connu celui de Sabrina Benali qui est interne des Hôpitaux de Paris et qui des hôpitaux oui de Paris et qui nous a rejoint sur ce plateau il y a également deux cinéastes qui sont avec nous Vincent Gaullier et Raphaël Girardo vous êtes des cinéastes réalisateurs et vous vous avez réalisé un film sur les abattoirs qui s'app appelle Seigneur sai euh voilà on vous écoutera y compris sur la question qu'on a commencé à aborder un petit peu là c'était la pénibilité hein on on le verra et puis à nouveau Blandine mteiller qui nous a rejoint sur PL présente connu et reconnu depuis déjà de nombreuses années en tout cas depuis depuis un quart d'heure j'en suis sûr que c'était bien au-delà d'un quart d'heure et donc cette cette table ronde va va être plus particulièrement centrée autour des nouvelles formes de lutte alors pourquoi est-ce qu'on a eu l'idée de parler de ça c'est tout simplement parce qu'on a ouvert les yeux aussi et on s'est rendu compte que des luttes sociales menées de manière peut-être plus traditionnel dans le le le saint-lcin c'estàd la boîte hein dans l'entreprise et cetera avait du mal à bien porter leurs fruits c'est-à-dire qu'on on était vraiment dans une une logique plutôt d'échec de ce point de vue-là et que finalement on se rend compte mais les gens de toute façon les les lutteurs comme je j'aime bien les appeler au sein des des entreprises se sont bien y compris eux-mêmes rendu compte de ça c'est que si la lutte n'est n'est pas relayée à l'extérieur s'il y a pas une prise de conscience de la société dans son ensemble d'un d'une injustice sociale à l'intérieur d'une boîte c'est la lutte a peu de chance de de d'être victorieuse donc voilà qu'est-ce qu'on trouve aujourd'hui comme solution hein comment comment est-ce qu'on arrive à éveiller la conscience de ceux qui ne sont pas nécessairement dans la boîte et ben il y a divers moyens Sabrina tu as été particul parculièrement imaginative de ce point de vue là et puis dans l'air du temps il faut le dire aussi c'estàd l'usage bah des moyens réseaux sociaux et de la vidéo en tant que tel a été vraiment un outil assez percutant est-ce que tu pourrais nous raconter voilà d'où t es venue l'idée pourquoi est-ce que tu t'es dit qu'il y avait peut-être aucun moyen alors je pense que ça a aussi à voir avec ton métier et les conditions dans lesquelles tu tu tu travailles et que finalement il y avait pas beaucoup d'Alternativ oui bien sûr euh bon merci d'abord et et je voudlais remercier ce plateau très très intéressant comme on disait bon il faut pas oublier quand même que j'ai été la première surprise de ce succès que j'ai du mal à appeler un succès parce que des médias m'ont d'ailleurs demandé si j'étais contente d'un chiffre de 12 millions de vues d'abord voilà une interview une des des des personnes qui m'a interviewé qui me dit vous devriez faire du spectacle bon c'est un petit peu difficile quand on est tous les jours au contact de la maladie des gens euh de de des gens qu'on qui décèdent à l'hôpital des gens qu'on soigne d'arriver à dire que comme on arrive plus à faire notre travail correctement eux enâtissent et chez nous les gens connaissent les souffrances dont on a parlé précédemment hein de dépression de consommation addictive d'alcool de substances en plus on est dans un lieu où nous on a facilement accès à la prescription euh donc c'est difficile de se réjouir de ça la seule chose dont on peut se réjouir c'est qu'effectivement ce message a été porté euh c'est une forme intéressante de diffusion euh pourquoi il faut pas l'oublier d'abord on parle d'effectivement criminalisation de de l'action syndicale tout ça moi j'ai été surprise au départ quand je m'attendais pas à ça du nombre de gens qui me disaient mais quel courage mais quel courage dis mais pourquoi ils disent tous que je suis courageuse et le lendemain quand j'ai compris quand les pressions médiatiques ont commencé à tomber les pressions politiques un tweet du conseiller politique de la ministre de la Santé elle-même qui sont venus des faire on comprend déjà un petit peu mieux pourquoi effectivement c'est courageux et il faut pas oublier aussi que les métiers de la santé on est complètement pressurisé et qu'est-ce que j'avais moi comme solution dans un temps de vidéo qui me prend une heure pour porter un message fort c'est aussi ça c'est que et pour les gens aussi chez eux ça permettait une forme de militantisme minute si je pu dire en un clic en partageant leur vidéo en partager la colère que parfois certains parce que ma parole c'est pas ça fait des années qu'elle est portée par des associations d'usagers par des syndicats par des militants politiques et qu'elle est qu'elle est difficilement entendable beaucoup censuré aussi hein parce que c'est beaucoup d'écrit donc là d'un seul coup ça permettait pour tous ces gens-là qui sont aussi résignés apurés euh de pouvoir sans quelque part prendre des risques dénoncer une situation via quelqu'un qui voulait bien porter cette colère là pour eux h c'est ça rejoint un peu ce qu'on disait hein sur sur la table précédente sur l'idée de sacrifice qui avait aujourd'hui dans le le le syndicalisme et l'engagement syndical une logique de sacrifice qui d'ailleurs nuisait au taux de syndicalisation hein mais que il y avait on en venait là c'estàd c'est tellement dangereux finalement aujourd'hui de se porter parole pour les autres et pour soi-même évidemment mais aussi pour pour la classe comme comme on dit et bien que ça devient finalement une action un peu individuelle ou voilà ben on on le comprend d'autant plus que euh voilà par la suite on se rend compte qu'on est qu'on est dans dans un dans un pays qui peut être d'une violence extrême avec les gens qui qui portent la voixin quand je prends l'exemple qui a pourtant été évidemment porté quand même par 12 millions euh de personnes une page facebook actuellement suivie par je crois un peu plus de 63 ou 64000 abonnés euh la la violence même on s'imagine quand même que la première radio écoutée de ce pays euh aacon a essayé de me discréditer euh en remettant en cause une radio publique en remettant en cause l'espace dans lequel j'étais le salarié en indiquant qu'il n'y avait pas de service d'urgence à l'endroit où je travaille alors que je suis tous les jours aux urgences euh donc on se rend compte de la violence qu'on peut exercer sur une personne et pourquoi c'est effectivement on parle de sacrifice parce que il faut pouvoir supporter et l'inconvénient par contre de ce mode d'expression euh c'est que quelque part on n' pas les copains qu'on a de syndicats le soutien est massif les gens sont là mais c'est pas palpable c'est pas le coup dans l'épaule c'est aussi une manière de se faire entendre parce que pardon qu'est-ce qui s'est passé au début vous dites quoi vous dites j'arrive pas à à faire entendre ces causes là sonent inaudibles donc il faut trouver un nouveau moyen donc je vais m'exprimer dans une vidéo qu'est-ce qui s'est passé au début avant de faire cette vidéo comment comment tu as eu tu as eu l'idée en fait de de t'exprimer sur sur réseau qui qui est un peu risqué parce que ça ça reste tu peux devenir un leader d'un mouvement alors tu n'as peut-être pas envie enfin il y a aussi des des inconvénients à porter non mais il y a de réel inconvénientsés il y a il y a une pression aussi médiiatique que tu as subi qui est aussi importante à souligner comme tu l'as dit donc qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête avant que tu te dises bon tiens cette fois je vais publier une vidéo pour donner la vraie réalité des choses ben ce qui se passe c'est c'est les étapes comme on l'a dit tout tout à l'heure un un de nos collègues l'a dit d'abord il y a il y a la colère la fatigue ensuite il y a la résignation moi je trouve ça terrible parce que je suis en début de carrière et je suis parfois déjà résignée en fait euh j'ai peur pour ma santé souvent je me rends compte parfois que que ce que là je suis en train de de de d'être dangereuse avec ma santé avec celle de de patient quand on reste debout 24 heures d'affilé et là à un moment euh ça a été quelque chose en plus pas quelque chose à la place la parole je la porte déjà d'ailleurs j'ai déjà eu l'occasion de le dire que je militait déjà auparavant au côté de la France insoumise mais en fait c'est qu'on a du mal à diffuser cette parole de façon large puisquallé on l'a vu les visites dans les hôpitaux ça a été très très décrit par les soignants qui exprime que les urgences sont nettoyées que les patients sont redirigés vers d'autres cliniques et établissements de proximité avant que les officiels s'y déplacent en fait c'est surtout ça c'était d'un seul coup le moyen là j'ai dit stop on va l'écrire moi je sortais juste d'une nuit de garde qui avait été un petit peu plus pénible que les autres et là j'ai dit bon pourquoi pas on essaye on branche il y en avait eu trois avant une qui avait été très drôle avec du shampoing où j'expliquais que les aides soignantes avaient un temps limite qui avait très bien marché plus du côté soignant mais là d'un coup en expliquant ce qui se passait aussi pour les gens bah en fait j'ai juste touché là tout le monde pas que les soignants mais les gens ont compris d'un coup ce qu'il a ce qu' allait leur arver à eu auss concerné quand on travaille dans le domaine médical mais on est aussi concerné quand on est un potentiel patient ou patient quand on regarde cette vidéo oui mais ce que tu soulignais ici c'était aussi euh la la la bon la pénibilité du travail parce que c'est ça finalement aussi que tu que tu dénonces et euh et la difficulté de de la faire voir de la faire comprendre mais que c'était très important que ce soit compris comme on vient de le dire hein par pas seulement euh tes collègues mais aussi les patients c'estàd ceux qui sont bénéficiaires du service qui donc courent un risque aussi bien sûr et c'est c'est d'ailleurs très très émouvant parce que euh très souvent comme on le dit les on arrive à mener la guerre des citoyens entre eux et nous très souvent surtout aux urgences on est le réceptacle de toute la la un échec d' d'un circ de santé précédent qui n'a pas marché et d'un seul coup là les gens prennent conscience les les usagers les patients de ce que nous on vit et c'était très émouvant parce qu'il y avait des messages de patients qui disaient si je retrouve quelque part ces tête soignante à l'hôpital Intel de Montpellier je voudrais m'excuser parce que j'ai crié sur elle d'avoir attendu 6h et maintenant je comprends que c'est pas de sa faute ça me permettait aussi de faire passer ce message là en fait pour les soignants que c'est pas nous qui choisissons que nous c'est c'est difficile pour nous on est les premers frustrés c'est pas choix de faire attendre quelqu'un 6h c'est pas un choix de pas répondre dans la minute à quelqu'un qui a mal on ne peut plus faire autrement c'est terrible pour nousine une réaction par rapport à ce que vient vient d'évoquer bah non mais j'ai vu la vidéo j'ai vu voilà j'ai suivi tout ça et je suis vraiment entièrement d'accord évidemment avec tout ce qu'elle vient de dire et c'est très important et les femmes là encore dans le milieu hospitalier il a du travail et a-delà des réseaux sociaux même avec les réseaux sociaux via blog via votre pièce du théâtre c'est aussi une nouvelle forme de oui et puis je suisengagement ah oui alors pour parler de lutte je suis aussi dans une association qui s'appelle la AFA qui s'appelle actrice acteur de France associé et dans nos statuts d'ailleurs on a la parité on a une présidente et un président Tessa volkine et Olivier citruc et à l'intérieur de la FAA il y a des commissions qui se sont créées et donc on on travaille sur plein de sujets parce que c'est vrai que nous notre métier il est très individualiste et là tout d'un coup on se retrouve tous ensemble et on féère d'ailleurs avec euh avec les réalisateurs avec les castings les agents pour faire un peu bouger les choses et il y a notamment une commission dans laquelle je suis euh et qui s'appelle laafa tunnel de la comédienne de 50 ans voilà donc c'est Marina Tomé qui a initié ça et euh on est 50 voilà maintenant ça y est on est 50 on secoue bien le cocotier parce que il faut dire quand même qu'en France aujourd'hui une femme majeure sur deux a plus de 50 ans et nous notre slangan c'est et au cinéma au théâtre à la télévision dans les fictions elles sont où voilà dans les documentair on est nulle part hein donc on a fait d'ailleurs un mannequin challenge qui a été vu vachement là c'est super il est magnifique il a été tourné au Lavoir Moderne Parisien qui est un lieu absolument magique mais qui est très menacé aussi hein bien le dire et donc allez le voir sur le site de la FA et là aussi c'est une forme de lutte quoi on essaie de bien sûr et j'allais dire un peu ce qui vous réunit ce qui vous permettra de de parler de de votre travail bien sûr c'est comment rendre compte c'est comment rendre compte des conditions de travail toi tu le fais d'une certaine manière vous le faites aussi dans votre dans votre partie et vous qui êtes cinéastes et qui vous intéressez au monde du travail vous le faites aussi et c'est quand même assez par particulier ce que vous avez fait avec Seigneur ouis c'est c'est vrai que c'était c'était essentiel pour nous de vraiment d'arriver à donner la parole et de montrer les ouvriers au travail parce qu'on se trouvait que voilà dernièrement on avait plus jamais ça vraiment de façon régulière on avait uniquement des des moments de crise des moments de lutte des moments où les ouvriers avaient perdu leur boulot et que justement ils parlaient de ça il parlaient de leur boulot au passé en disant bah c'était c'était quand même pas super mais en fait c'était quand même super parce qu'on avait du travail maintenant on est au chaômage donc c'est toujours dans ce sens-là et en fait quand c'est la routine quand c'est le tout ce qui se passe tous les jours tout d'un coup là on a plus de d'images et on se rend compte que dans les usines on arrive pas à rentrer et du coup on se rend compte que dans les usines on n'arrivait pas à rentrer dans la pire des usines où on peut vraiment pas rentrer c'est l'abattoire l'abattoire c'est vraiment la boîte noire absolue donc euh donc voilà pour nous du coup on s'est voilà c'était très important d'aller justement là parce que c'était pas documenté et qu'il fallait absolument avoir des images de ça bah oui et puis il y a une il y a une métaphore peut-être en je j'ose la M l'association d'idée mais est-ce qu'il y a pas une métaphore avec l'idée d'aller à l'abattoireû bien sûr que la métaphore est là dans tous les plan du coup on a même pas besoin d'en parler parce que on a que des personnes qui sont en train de parler de comment ils sont cassés comment ils sont broyés comment ils ont plus d'épau plus de plus de poignet plus de coudde et donc ils sont en train de travailler l'animal devant eux et en même temps qu'il travaillent ils parlent exactement de leur corps à eux de cette façonl qui est aussi des anim et pour illustrer vos propos avant d'approfondir le débat on va regarder un extrait justement de votre documentaire regardez tré on payé c'est tout maintenant plus pour c'est rien n'est plus puissant qu'une histoire qui nous fe rire pleurer qui nous donne envie de nous retrouser les manches pour la prière fois nous s solutions bout à bout et montrer à quoi notre monde pourrait ressembler [Musique] demain le fait que d'un lob passe en 48 on nous a on a commencé à nous à nous matraquer complètement chez chez gouer et un premier plan social a été donc mis en place par la direction de 460 salariés à peu près ce plan social sera invalidé par le tribunal de Nanterre et la direction déboutter de toutes ces demandes vous avez été reconnu en train de lancer un uf à boutportant sous la violence du choc il a chuté au [Musique] sol c'est l'image de nouveau gouvernement c'est l'image de monsieur le Président je pas dire c'est pas un métier simple pour un métier facile il y a pas très longtemps il y a peu près 3 ans j'ai été arrêté d'une épicondinite au arrêté 9 mois et 3 mois après j'ai l' bras j'ai d arrê 3 mois et là je travaille avec des squ au coude je marche pas voilà donc plusieurs extraits de ces documentaires qui servent de lutte sociale si on est vraiment là dans un action pour dénoncer aussi les les conditions de travail c'est ce que vous avez cherché à faire dans votre documentaire oui c'est ça permet de représenter les gens au travail ce qu'ils y vivent et particulièrement dans dans le secteur que vous avez observé non puis en plus ça fait complètement éco à ce que disait Sabrina c'est que nous on a eu la chance de pouvoir tourner pendant 40 jours d'être là durant une année donc C cette possibilité qu'on qu'on les patrons de de nettoyer l'abattoir ou ou en tout cas de mettre les ouvriers qu'ils ont envie de de voir parce que ça serait les les stacanof à montrer à l'image il pouvait pas parce qu'on était là tout le temps et on on tournait voilà 7 he par jour et on était là des jours et des jours donc il a comment vous avez obtenu cette autorisation on a obtenu cette autorisation parce que le le le étonnamment la lecture qu'on fait de ce que vient de dire Raphaël sur les les ouvriers ne sont pas à l'image on les représente pas et et dès qu'on évoque la question de l'abattoir c'est la question de la souffrance animale dénoncée à juste titre par L214 il n'empêche que chaque fois que que que cette que ce lieu-à cette boîte noire est évoquée on y'y montre jamais les conditions réelles de travail et on a réussi à trouver un patron qui est très fier de son abattoir qui en effet est l'un des plus modernes les plus allez disons le terme progressisted que y a il y a en effet des des des politiques qui sont mis en place il n'empêche que en tournant on a ce qu'on a vu là c'estàdire cette réalité du quotidien où des gens travaillent et sont dans des conditions en effet de pénibilité que qu'on ne le reconnaît pas parce que c le fameux compte pénibilité qui existe aujourd'hui ils sont 5 6 7 environ dans ce dans ce hall à pouvoir y prétendre alors qu'il y a 110 ouvriers qui travaillent tous les jours 7h par jour à à faire ce boulotl pour nourrir les gens donc voilà il y a il y a toutes cette chosl qui était qui était en effet possible et après pour le pour ce patron c'était la possibilité de en effet de de de de donner envie au aux jeunes de de venir parce qu'il y a un turnover énorme personne en fin de carrière en tout cas au bout de 20 ans vous gagz peut-être 5 ou 10% de plus mais mais par contre les douleurs elles arrivent au bout de 5 ans au bout de 10 ans et donc il y a aucune envie lorsqu'on a 25 ans et quand bien même on cherche du boulot que de rester là-dedans donc pour lui il espérait qu'on qu'on donne une image plus positive du du lieu bien sûr et c'est vrai que quand on voit le quand on voit le documentaire et qu'on qu'on reste comme ça le documentaire du 1 heure3 pendant 1 He3 on sort presque jamais à l'extérieur on est tout le temps au sein de l'abatotoire les journées se suivent se ressemblent recommencent inassablement en effet avec la métaphore de la chaîne dont vous parliez tout à l'heure c'està-dire que voilà c'est quelque chose qui ne s'arrête jamais et tous les jours on recommence et tous les jours c'est on sent la douleur de plus en plus forte et c'est vrai que nous on avait vraiment envie de se dire voilà on peut faire vivre cette expérience là une expérience que en fait personne n'arrive à voir parce qu'on est jamais en contact avec les ouvriers à part à l'extérieur quand il nous parlent de leur travail mais sinon on n'est jamais dans les lieux c'est pas des ouvert c'est pas des lieux de communication où on peut aller facilement donc en fait c'est une vraie surprise pour tout le monde de se dire non mais ici en France on a des gens qui travaillent comme ça tous les jours et et à chaque fois on a les mêmes réaction au cours des débats c'est des gens qui sont effarés parce qu'il voi alors que on est dans l'un des abattoirs les plus modernes de France c'est ça qui est incroyable c'est on est nous c'était très important de pas être dans un abattoir qui était vraiment euh avec énormément de problèmes c'était un un bel abattoir quel est la la la spécificité de la dureté sociale de ce secteur d'activité précisément la la la le critère principale c'est la répétitivité c'est-à-dire que ils sont sur la chaîne ils sont postés c'estàdire qu'ils n'ont pas le droit de bouger tant que la chaîne tourne donc ils ont le drit à une pause de 9 minutes toutes les 3hes mais entre-temps on ne sort pas de la chaîne et et il y a cette répétitivité qui fait que lorsque vous êtes sur la chaîne agneau et ben vous avez une bête qui toutes les 20 secondes passe devant vous et vous avez entre 5 et 10 gestes à répéter en 20 secondes et lorsque ces 10 gestes sont répété il faut aiguiser le couteau pour reprendre la bête suivante et donc c'est c'est cette chose-là cette répétitivité ce ce ce bruit qui est protégé parce qu'ils ont tous des des des des sortes de protections fait sur mesure fait que on est dans des conditions qui sont qui sont très très dures et et il y a une scène dans le film où il y a un jeune gars qui qui est là qui est en formation lui il a il arrive pas en faire il sur la chaîne bovin ou donc c'est la bête arrive toutes les minutes devant soi et lui il n'arrive pas à faire les gestes du coup il n'arrive pas à aiguiser son couteau entre chaque bête donc du coup il a un couteau qui ne coupe pas donc je tout le monde a a découpé son steak et ca c'est encore plus dur donc l'usure est encore plus importante et on est comme ça dans une dans une spirale où comme ils sont sur place ils arrivent sur la chaîne ils ne sont pas formés il y a une usure prématurée de une détresse psychologique enfin si je vous écoute alors il y a il y a il y a en fait il y a y a la détresse psychologique elle est plutôt liée à la spécificité du du lieu c'est c'est un lieu de des AMT industriel des anibaux donc c'est ça mais cette détresse psychologique par rapport à ce qui vivent dans la pénibilité euh ils sont tous dans un dans un dénit de céraalité sauf Fred qu'on vient de voir dans l'extrait juste à la fin de de votre band annonce là où on voyait lui expliquant tout tous ses travaux lui il dit mais c'est peut-être ça le travail mais j'ai pas le courage de partir mais j'ai j'ai pas cette volonté de partir parce qu'il y a vraiment ce qu'on appelle l'alinéation c'est-à-dire que la fatigue fait que tous les soir lorsqu'on rentre on est incapable de de de se dire il faut que je change je vais regarder sur internet du boulot ou Mor voilà qui est très importante qu'est-ce qui vous a fait à un moment donné vous intéresser à à à à ça alors c'est vrai que on entend votre volonté de dénoncer des choses qui étaient complètement obscure mais je dire faut faut avoir l'idée quand même ouais mais en même temps c'est à partir du moment quand on commence à vouloir parler justement de ce genre de sujet et se dire que à un moment donné c'est important d'avoir justement des débats sur voilà la classe ouvrière elle existe ils existent et pourtant on les entend jamais ils sont jamais représentés parce que les femmes sont très pe représentées mais les ouvriers aussi c'est c'est bonjour comme on les voit jamais ni dans les rôles ni mais dans les documentaires de moins en moins encore c'est la même logique c'est la même logique c'estàd que le déficit de représentation permet la domination complètement et ça et ça continue et d'autant plus dans les abattoirs c'est que là il y a encore plus de déficit et du coup ils arrivent même pas à en parler à l'extérieur à leur proches nous on a fait des projections où les enfants les voisins les amis les plus proches découvraient ce que faisait l'homme ou la femme en question en disant mais je comprends papa pourquoi tu rentres aussi énervé le soir ou donc ils arrivaient même pas à le communiquer parce que en fait c'est dès qu'on commence à parler de ça on lui dit ce serait mieux que tuarrêtes d'en parler oui donc il y a une empathie donc il y a une solidarité possible et donc quand on ne représente pas les gens au travail on évite d'encourager cette solidarité donc le fait qu'il y ait aujourd'hui un différentiel c'estàdire je crois qu'il y a plus de 60 % de gens qui sont représentés qui font plutôt partie on va dire de des des des classes cadres CSP bon et les ouvriers en revanche bénéficient de genre 3 % de représentation dans les médias voilà le le résultat est clair et du coup c'est vrai que faire un film documentaire comme celui-là essayer de faire vivre cette expérience ça nous permet nous de d'organiser des débats et à chaque fois qu'on fait des projections avec des débats derrière c'est vrai que c'est extrêmement riche parce que énormément de personnes se reconnaissent dans cet endroit ou reconnaissent des gens qui savent être ouvriers dans d'autres chaînes tout ça il disant mais c'est incroyable ce qu'ils vivent qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça ça change est-ce que il y a une possibilité euh ch puis et puis il y a cette parole qu'on le qu'on leur qu'on leur laisse avoir c'estd que y a il y a une intelligence il y a une clairvoyance dans ce qu'ils vivent il y a parfois du déniis parce qu'en effet le lieu est tellement dur qu'il préfère s'inventer des histoires mais mais tous ont ont une vraie vraie intelligence et et étonnamment c'est là où c'est très compliqué c'est que ils ont vraiment un amour de leur boulot pour beaucoup c'estàdire que c'est un c'est un un boulot de de boucher charcutier donc il a vraiment un savoir-faire de lever des filets de de de de de travailler cette cette matière qui qui est qui est le vivant et et et après ils sont quand même dans dans une souffrance totale donc il y a il y a il y a il y a des moments où ils voulaient pas pas nous parler non pas queils avaient peur mais que ils disait mais je voilà comment arriver à montrer toute cette complexité là et donc notre film voilà et quelque part je sais que souvent il fait peur et alors que justement il y a cette liberté de parole fait que ils sont dans cette générosité là de transmission et au final lorsque lorsqu'ils voi le film parce qu'on leur a montré comme c'est l'usage quand on fait des des films documentaires avant de le montrer au public je ils ont ils retrouvent un un un amour our de soi ils retrouvent une part d'amour propre et ils sont très fiers d'avoir cette cette cette culture là qui dont ils peuvent parler donc d'être cette représentation voilà voilà non mais c'est c'est tout à fait ENF fabuleux en fait ce que ce que vous faites et qui qui devient ENF qui se multiplie c'estàd qu'il y a de plus en plus de de documentaires sur le sur le milieu du travail et ça me fait penser un peu à ces sociologues qui eux aussi ont choisi à des moments et bien de s'intéresser plutôt à la classe ouvrière décrire ça dans un but aussi de de de conscientisation comme on le dit et finalement ce que vous faites en tant que cinéaste ça devient quelque chose qui s'apparente aussi à ce travail de de de description et donc de mise de représentation d'analyse et de représentation de la de la classe ouvrière oui c'est vrai que en ce moment là depuis quelques années on voit qu'il y a plus de de films sur le monde ouvrier le monde du travail mais quand même quand on se rappelle il y a 20 ans il y en avait beaucoup plus il av même des cases sur hararté qui étaient complètement dédiés à ça et des cas à 20h30 nous on a réussi à à faire une version de notre film qui est passé sur RT et en version plus courte donc c'est pas exactement le même film et bien sûr il est passé à 23h30 c'estd que vraiment il y a on voit comment on est en train de regagner des choses et mais c'est c'est vraiment petit à petit parce qu'on repart de loin alors que alors qu'il y a 20 ans c'était pas du tout comme ça 20 30 ans c'était pas du tout comme ça donc on voit bien quand même que c'est quelque chose qu'on est en train de regagner de nouveau et avec vraiment par contre quelque chose qui a complètement qui est complètement perdu de ce côté-là c'est la possibilité de rentrer dans les usines dans travail dans les endroits de travail qui est beaucoup beaucoup plus difficile qui parfois qui est très difficile pour ne serait-ce que avoir des portes ouvertes et aller filmer la réalité des choses parce que si ce pas trop en question vous avez dit non documentaire était inexistant un dernierot ridement je veux voir seigneur je vais où comment je fais alors il y a a il y a c'est sur Paris encore cette semaine c'est après j'ai mon petit papier c'est àamp limoche Toulouse Bordeaux dans durant les semaines qui viennent et surtout il y a un site internet Seigneur avec un a euh fr où vous avez tout en effet toutes les dates sur ces projections sur ce débat parce que sur la page facebook aussi parce que vous parliez de sociologue tout à l'heure et en effet il y a beaucoup de sociologue qui s'intéresse à ce film là et notamment le collectif ne plus perdre sa vie à la gagner qui est voilà un collectif de de de sociologues et de syndicalistes autour de ces questions là qui nous aidees beaucoup et Blandine moi si je veux vous voir je fais comment là je suis plus sur Paris donc j'ai des dates un peu isolé en province et j'ai beaucoup beaucoup aussi de représent ation privée parce que je vais dans les entreprises jouer ma pièce et d'ailleurs il y a un journaliste de Libération qui était venu voir la pièce quand je joue au théâtre de 10h qui m'a dit c'est pas possible Blandine vous passez avec ça dans les entreprises je oui enfin il faut qu'ils ait des choses à annoncer derrière parce que sinon c'est un peu l'meutes donc oui oui je je vais pour sensibiliser et principalement les têtes alors c'est pas toujours facile he parce que les CODIR il y a beaucoup d'hommes dedans donc quelquefois j'ai pas beaucoup de rire à mon spectacle voilà ce qu'on pouvait dire rapidement finalement c'est vrai que c'est un sujet dont on pourrait parler pendant des heures les nouvelles formes de lutte sociale avec des documentaires des vidéos des pièces qu'on va jouer là dans les entreprises et vous pouvez nous envoyer aussi vos initiatives avec ce hashtag hashtag lutte sociale il y a 4 C personnes qui en permanence vous répondent tout au long de cette soirée Soirée qui va bientôt se terminer vous l'attendez il arrive voici la conclusion de cette émission avec Philippe juravert Hélène Franco et Jean-Luc Mélenchon bien sûr merci beaucoup cet esprit de campagne l'émission de la campagne de la France insoumise et de son candidat évidemment Jean-Luc Mélenchon vous le savez merci pour l'ensemble des vidéos que vous ne cessez de regarder merci d'être avec nous en direct et l'ensemble des interpellations que vous nous faites avec ce hashtag cet après-midi hashtag lutte sociale Charlotte oui et bien nous en sommes à la conclusion de cette émission nous avons autour de cette table bon ben faut-il le présenter Jean-Luc Mélenchon candidat de la France insoumise nous avons également avec nous Hélène Franco tu as été une ancienne syndicaliste responsable syndical du Syndicat de la magistrature tu es magistrate il y a également philiippp juralbert maintenant qui est notre fil rouge hein depuis le début de cette émission et donc nous allons conclure on y va allez est-ce que tu est-ce que vous avez un petit peu p réagir à ce absolument alors évidemment après le le la séance qu'on a pu vivre euh et entendre les la liste des des souffrances au travail moi ma question c'est et la justice dans tout ça ouais euh et la justice dans tout ça et bien d'abord la justice elle a été mise au service euh de la répression du mouvement social il faut le dire euh d'abord par un certain nombre de dispositifs légaux je ne veux en citer qu'un qui est la loi du 18 mars 2003 la loi dite de sécurité intérieure 18 mars 18 mars 2003 voilà euh Nicolas Sarkozi ministre de l'Intérieur Dominique Perben tiens tiens ministre de la Justice soutien de Macron soutien de Macron il me semble récent soutien de Macron euh et cette loi euh et bien étend considérablement le champ du fichage du fichage des empreintes génétiques au départ c'est la loi Guigou de 98 qui permet ce ce fichage des criminels sexuels et puis avec cette loi et bien on a une extension considérable de ce fichage qui concerne maintenant des centaines de milliers de nos concitoyens pour le seul fait d'avoir eu à subir une interpellation une garde à vue même sans qu'il y ait ensuite d'ailleurs de décision de justice disant qu'il y a culpabilité je ne prendrai là encore qu'un qu'un exemple très récent d'une militante de la Confédération paysane antierme des mil vaches une agricultrice du département du dou qui en janvier dernier s'est vu convoquer au tribunal parce qu'elle avait refusé de donner ses empreintes génétiques à la gendarmerie et pour le seul fait d'avoir refusé a donné ses empreintes donc ce seul fait est déjà punissable d'une peine d'emprisonnement c'est cela évidemment que nous abrogerons euh en toute euh à toute vitesse dès que nous serons au pouvoir et euh c'est véritablement cela euh le cœur du du système je dirais de répression euh parce que c'est là où les gens ont le plus peur hein euh imaginez-vous en garde à vue vous avez jamais connu ça et on vous demande vos empreintes génétiques il faut être sacrément euh armé avec la tête dure comme nous l'avons pour dire bah non moi je considère que je n'ai fait que mon devoir de citoyen que mon devoir de lanceur d'alerte en faisant cela et je ne donnerai pas mes empreunes génétiques sachant donc que vous pouvez en plus avis potentiellement être justiciable de ce de ce délit puisque à chaque fois que vous refusez et bien on REM une pièce dans la machine on dit ah vousz de nouveau refusé donc c'est un délit continu hein voilà il faut absolument abrocher cette cette disposition il faut revenir à des choses tout simplement raisonnables en la matière euh le champ de la loi Guigou était à mon sens raisonnable et c'est c'est à cela qu'il faut qu'il faut revenir bien donc effectivement là tu ramasse aussi nombre de choses he qui ont été dites hein sur le courage de la de l'action syndicale et finalement pour certains ce qui confine un peu à un sacrifice hein ça a été dit plein de fois hein pendant c'estàd que le système petit à petit a acculé les gens dans voilà qui qui avaient pris fait et cause pour qui c'était insupportable que ces injustices et bien on les a acculé au point de d'hésiter justement à chercher à remédier à ces injustices oui nai clin parle du de la stratégie du du choc hein et on peut aussi parler du management par la peur il y a un chômage de masse qui permet cela tu es pas content tu prends la porte voilà bon ça c'est l' gument suprême mais quand vous ajoutez à cela le fait qu'on a démelé on a démelé siamment l'inspection du travail l'inspection du travail qui nourrit les magistrats en procédure les délits d'entrave par exemple au droit syndical et bien ne sont plus constater comme il le faut par manque d'inspecteur du travail justement et y compris un droit du travail qui aujourd'hui n'est plus si protecteur que ça et conduit de du coup avoir une jurisprudence he c'estàd les décisions de justice qui ne sont plus si protectrices des des gens au travail ou très court fier déjà de nos amis qui aujourd'hui ont accepté de se prêter à nos jeux de questions on pe les saluer PhIP par te couper on peut les saluer ils sont nombreux àir déplac et vous êtes également très nombreux à nous suivre en relation avec tous ces sujets un grand Merci à VOUS pardon très fier aussi de notre candidat puisque comme il disent mais mes amis notre notre jores travailleur de tous les pays unissez-vous ça a du sens ça dépasse le cadre de la France et je sais qu'on a des échos au-delà de la France ça me permet de d'avoir une pensée pour les Guyanais qui en ce moment sont en lutte ça me rappelle beaucoup la lutte qui s'est passé en Guadeloupe Jean-Luc alienage cont profitation et pour pouvoir lutter justement contre l'austérité réunion à la Réunion et la Réunion c'est la France phipe oui oui oui oui ouais mais justement c'est un clin d'œil et oui et donc là on va on va faire la jonction finalement ce dont on a parlé d'ailleurs aussi pendant tout pendant toute l'émission à savoir que l'action syndicale n'a de chance finalement de de de porter ses fruits que si elle est en lien avec l'action politique c'estàdire qu'il y a un vrai un vrai rapport en tout cas une une complicité nécessaire entre entre ces deux types d'action il y a un lien mais chacune des deux a son autonomie et il faut la respecter absolument mais il y a un lien c'est évident déjà dans l'histoire les grands partis socialistes lorsqu'il y avait qu'un seul parti hein de la classe ouvrière soit c'était le parti qui créait le syndicat soit c'était le syndicat qui créait le parti et c'est comme ça qui est né le mouvement ouvrier dans toute l'Europe et et dans le monde donc on voit bien le lien et puis après sont des circonstances historiques particulières qui dans chaque pays ont séparé ou non pas séparé ces deux ces deux domaines de l'action il y a des pays où ça n'a jamais été séparé notamment dans les pays de l'Europe du Nord où le lien entre le syndicat et le parti ça peut paraître curieux un français mais bon au congrès du du Parti socialiste en l'occurrence bah les syndicats viennent et votent c'était le cas en Angleterre dans le lbourg parti donc il y a un lien nous nous avons une tradition en France on combine différemment les syndicats ont une autonomie complète et les partis politiques représentatif ou qui veulent représenter euh le monde du travail ont aussi leur propre autonomie et chacun court dans son couloir souvent ensemble mais des fois on n'est pas on n'est pas d'accord ça ça existe en toute hypothèse ce que nous savons qui est le fruit de l'expérience hein là je parle pas de de théorie c'est que il faut qu'en toutes circonstances le syndicalisme garde son autonomie pour qu'on nit jamais un syndicat qui serait lié avec un parti au pouvoir et qui finirait par dire oui parce que son parti est au pouvoir à des choses qu'il n'auraient pas accepté d' autre d'un autre parti au pouvoir ou qui qui serait contraire des fois à l'intérêt particulier de telle ou telle branche de l'entreprise de de l'industrie ou d'une entreprise bon quand vous dirigez un pays vous établissez des compromis avec des dans un système de tension entre des intérêts différents vous établiss un compromis nous on établit un compromis plutôt favorable au monde du travail les autres un compromis totalement favorable au monde de l'argent mais c'est un compromis ça veut pas dire que usine par usine entreprise par entreprise bureau par bureau ce compromis vous convient hein donc il faut que le syndicat reste la voix de l'intérêt général des travailleurs de l'entreprise sans aucune entrave d'aucune sorte alors ça se manie pas facilement parce que le syndicaliste qui prend un engagement dans la vie politique il a un engagement de citoyen al on peut lui reprocher est-ce que il va rester vraiment un bon syndicaliste bref ça on connaît ça sur le terrain cant des moyens d'ailleurs de pression qui qui est qui est exercé sur le monde du travail pour l'empêcher de dégager des leaders des meneurs et des meneuses politiques autonomes je veux dire que un syndicaliste qui par exemple s'engage à être candidat à une élection législative si on le montre du doigt c'est clair qu'au bout d'un moment on va le mettre au pied d'un mur il a pas envie d'y être bon il est légitime à être député et s'il est député sans doute aussi pourrait-il être ministre cette cette pression qui s'exerce sur les syndicalistes c'est une manière d'éliminer le monde du travail du monde de la politique faut pas être naïf hein voilà alors dans ces conditions il y a une question je crois qui qui m'a été posée assez directement que j'ai vu apparaître sur l'écran sur la nécessaire nécessité la question me pose je la vois là en pourquoi parler de lutte sociale et non de dialogue social à notre époque c'est une question Twitter avec le has ou c'est les mots souvent dans dans la lutte politique sont piégés le dialogue social qui est-ce qui va être contre personne c'est bien il faut dialoguer bon mais il y a un adjectif qui pose problème bon de quoi on parle on parle de la paye on parle des conditions de travail mais les conditions de travail la paye souvent dans dans plein de petites entreprises ça se règle à la va comme je te pousse on discute on va voir le patron c'est le patron qui vient vous voir bon il y a pas de syndicalisme forcément mais quand on en parle pour des unités de travail beaucoup plus importantes ni la paye ni les conditions de travail ni rien du tout n'est en dehors du contexte économique d'ailleurs dès que vous commencez à discuter vous dit faut augmenter ma paye ah je peux pas je dois déjà payer si je doisà payer là bon et puis maintenant il y a un argument qu'autrefois on met on on avait honte de mettre sur la table qui dire bah il faut aussi que je donne des sous au des dividendes aux actionnaires et parce que si a vous connaissez la musique hein si les actionnaires sont pas bien récompensés alors ils vont s'en aller ils vont enlever leur capital ça va être la catastrophe et cetera bon ça sur le plan philosophique faut être clair c'est pas le capital qui travaille c'est le travail hein la seule source de richesse c'est travail il y en a pas d'autres le travail humain et dans le travail humain il y a une part qui vous est donnée vous produisez 100 de richesse on vous donne pas 100 hein on vous donne 10 je prends un exemple simple et tout le reste ça va ailleurs ça va dans l'investissement les matières premières les murs et puis les dividendes donc à la fin il y a un problème de répartition entre les uns et les autres entre le travail le travailleur ça paye et le capital sont dividendes et ça c'est pas sur la base d'un malentendu que les un prennent beauoup oup et les autres on rien c'est pas un malentendu c'est fait délibérément pourquoi parce qu'on vous dit bah le capital il faut le récompenser si on lui donne autrefois c'est du 3 du 4 % dans l'industrie maintenant si ça fait pas 10 12 des fois 15 j'ai vu des boîtes fermées à 18 hein et bon 10 ça peut pas aller donc allez il faut en mettre un coup et les travailleurs globalement globalement depuis des années d'une part par leur travail mais leur travail dans tout le sens quand on met une machine ça enlève pas l'homme là ça'enlève pas le salarié donc doit réfléchir comment je la fait marcher comment je la programme et cetera et cetera la productivité du travail a fait des bons gigantesques au point que avec deux fois moins de travail on produit 30 fois plus de richesse d'accord donc si euh vous produisez toujours plus que la productivité augmente mais que la paye bouge pas c'est bien que quelqu'un à un endroit prend la différence hein puisque vous avez produit plus de richesse mais votre paye elle bouge pas donc le le curseur de la répartition entre le capital et le travail c'est quelque chose à surveiller or alors là il y a eu un un changement radical depuis les années 80 et bien il y a 10 points c'est énorme qui sont passé des poches du travail ça ça venait avant en salaire et qui sont passés dans les poches du capital et maintenant ça vient en dividende faut vous rendre compte c'est 196 milliards par an alors là je je prends 10 points mais même si je prenais un peu plus bas on arriverait au même des c'est un peu plus on ve dire c'est c'est 200 hein bon vous vous rendez compte ce sont des sommes considérable qui sont retirés de la circulation économique normale parce que vous votre paye vous la dépensez en gros vous faites des économie si vous faites comme moi faites des économies quand vous pouvez si vous pouvez pas faites pas d'économie mais après bah vous allez acheter ce qu'il vous faut pour la vie de tous les jours pour les gamins pour tout ça donc vous faites tourner le système mais supposez le capitaliste qui lui ramassé 10 et 12 % bon il dépense pas ce qu'il a sauf il y a des personnages extraordinaires qui arrivent à dépenser plusieurs SMIC par jour mais la règle normale c'est pas ça c'est qu'il y a une limite vous n'avez qu'un estomac vous n'avez que deux bras et deux jambes donc pas changer de costume toute la journée ni vous en piiferez ni bon bref il y a une limite qu'est-ce que vous faites de tout ça tout ça part dans comme on dit l'épargne c'est-à-dire c'est pas l'épargne la votre la mienne c'est gens qui entendent d'épargne ils croient qu'on parle de leur carnet de qu' d'épargne mais pas du tout ça part dans la sphère financière donc c'est du travail humain qui produit de la richesse humaine qui à la sortie produit ind dividende qui fou le camp dans la sphère financière et qui qui revient jamais sur le sol de de l'activité économique réelle donc c'est pour ça qu'on parle de lutte sociale bien sûr qu'on préférerait en discutant dire écoutez quand même le SMIG il est trop bas hein et ben essayez vous vous apercevez que vous n'arrivez à changer que par un rapport de force de la même manière que vous-même vous n'acceptez un certain nombre de sacrifices et de privation que parce que vous avez pas le moyen de faire autrement c'est ce que disait l a un instant si tu viens raller dans le cadre du dialogue hein on te dit mais si tu es pas content tu peux en aller il y en a 10 qui attend ta place donc c'est bien un rapport de force ça donc le rapport de force dans l'autre sens c'est lui qui s'agit de construire alors on peut dire on préfère le dialogue euh à la lutte mais c'est évident qui est-ce qui préfère le dialogue c'est nous parce que ce sont les nôtres qui perdent des journées de salaire à faire la grève vous savez chaque fois qu'on qu'on voit des grèves on a l'impression vous avez les commentaires c'est on a l'impression que les gens font ça par plaisir et que c'est sans conséquen non ça coûte une journée de travail c'est très cher de faire la grève et quand on manifeste dans la rue c'est pas pour euh c'est j' dire une promenade de santé j'aime mieux vous dire qu'avec les lacrimau ça a vite fait de plus être une promenade de santé il y a une criminalisation systématique Hélène vient de de décrire comment le processus se passe mais il vous suffit de mettre devant votre écran vous voyez toutes les les manives de la loi et comerie mais sans exception vous n'avez jamais eu euh une discussion avec un travailleur je sais pas moi les vigiles sont venus vers moi hein des des des travailleurs de la sécurité il me dit Monsieur Mélenchon maintenant si c'est l'annualisation du temps de travail c'est sur 3 ans nous on va se faire voler à tous les coups on en est sûr on verra jamais la couleur euh de de nos heures supplémentaires ça c'est des choses concrètes ça concerne la vie de tous les jours si vous avez une femme qui vient et qui dit écoutez mais c'est pas possible vous rendez compte maintenant c'est 3 jours avant qui vont me prévenir qu'on change les horaires avant c'était 7 jours c'était déjà pas facile mais 3 jours avant ça va être la cata ça jamais qu'est-ce que vous voyez à la télé des gens qui crient euh des fumigènes après vous voyez ça brûle quatre types dans un coin pètent deux vitrines ça occupe toute la soirée à la télé parce que l'idée c'est de discréditer l'action syndicale l'action ouvrière pour que les gens aient peur se disent ou là là ce sont des sauvages mont dire arrêtez arrêtez je vous en prie soyez raisonnable et donc c'est comme ça que le rapport de force c'est je terminer là-dessus le rapport de force il est là-dedans c'est dans la tête quand vous quand vous vous dites on va y arriver soit pour une élection ou pour une lutte à ce moment-là bon tout le monde fait bloc et si en plus la population on dit ah bah oui quand même ces gens ils ont le droit de se battre ils ont le droit c'est pas bien de les traiter comme ça alors là les autres auraient perdu car je rappelle que les autres c'est le 1 % de la population ils sont très peu nombreux ils peuvent pas gouverner ils ne peuvent pas tenir les gens en l'ISS s'il font pas peur qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent pas vous prendre un par un ils sont pas assez nombreux donc ils ne peuvent faire qu'une chose c'est vous faire rentrer dans la tête la lutte sert à rien le syndicat c'est prendre du risque si jamais tu milites tu vas être puni si jamais tu vas dans la rue peut-être que tu reviendras pas parce que tout le monde est en train de s'y battre et ainsi de suite donc la la la la lutte le protagonisme social son premier enjeu c'est la conscience des gens se dire ça vaut la peine tu es légitime parce que souvent les gens se culpabilisent ils se disent ben moi j'aimerais mieux faire autrement et d'ailleurs vous voyez la forme de la question elle est pleine de bonne volonté hein mais on dit ah bah il y a le dialogue social hein mais d'un autre côté il y aurait la lutte sociale et alors cette personne qui doit être très bienveillante une personne moderne dit écoutez franchement bon il y a pas moyen de faire autrement que de se taper dessus que de ce bon quand même dialogons alors je ça sa démarche elle est légitime elle est elle est bienveillante mais elle a un côté angélique que moi je mon rôle est de montrer hein et j'essaie dans ma manière d'être aussi d'incarner la volonté de lutte souvent on me dit ah vous êtes agressif d'accord faut quand même que je parle un peu fort parce que si je prends la tête d'un gentil premier communion personne peut croire je dire les salariés comme eux jamais il me croir il diraiit non mais attends réellement tu comptes arriver à changer la paye avec avec ce que tu es en train de dire là ce que tu es en train de faire non c'est pas possible bon je je plaisante un peu mais tout le monde me comprend donc la lutte est est une en permanence dans la société et je veux dire aux gens c'est normal que ça soit comme ça c'est pas malsin ce qui est malsin c'est quand il y a plus rien là on n'est plus en démocratie la démocratie nous permet de sortir du conflit pas de l'annuler de sortir du conflit par une solution politique c'est là que que tu as raison il y a un lien entre la lutte et la politique parce que l'action politique doit être la sortie par le haut global hein de de ce que la lutte sociale a mis à l'ordre du jour et c'est ça l'enjeu des prochaines élections si la famille libérale ou la famille tribale ethnique à la Le Pen l'emporte c'està dire soit si c'est LE PEN soit si c'est Macron vous allez vous faire désosser hein parce que c'est écrit en toute lettre dans leur programme ce qu'il compte faire l'und dit bah matribu d'abord les autres pouvaient mourir et puis le Macron lui il dit va enlever si on va enlever là je parle pas de Fillon parce que c'est encore la catastrophe et là aussi mais ils ont un programme où ce sont les salariés qui vont régler les ardoises de de la société quand nous bah à l'inverse on dit bah il va falloir mettre la main à la poche messieurs dames là vous avez été bon bien récompensé pendant des années maintenant il faut passer à autre chose vous voyez je suis intarissable excusez-moi non non on s'en lasse pas alors et bien je pense bra c'était super franchement l'émission elle était géniale bravo qui a orté effectivement de nombreux témoignages venez venez pour conclure cette émission venez tout autour de cette table merci infiniment d'avoir enrichi ce débat autour des luttes socialesat absolument passionnant pas mal de choses à vous dire il y aura un événement à venir dans le cadre de la campagne toujours avant le 23 avril autour de ces Lutes sociales et autour des syndicats vous enz bien plus dans quelques quelques jours pas mal de choses aussi à direou alors moi ce que je voulais vous raconter c'est que bon vous savez que la France insoumise bien c'est un mouvement politique qui est constitué dans le cadre d'une élection he faut pas l'oublier présidentielle et donc il y a un programme qui s'appelle l'avenir en commun qui traite d' un certain nombre de questions qui ont à voir avec justement les luttes sociales et les thèmes dont on a parlé je parlerai peut-être par exemple de l'ubérisation du droit du travail voyez des petites choses comme ça et puis l'égalité femm- homme également bon et ben il se trouve qu'on a précisé un certain nombre de choses au-delà même de l'avenir en commun c'est-à-dire notamment du côté bien de ces thèmes on a publier des livrets thématiques qui précisent ces choses qui vont un peu plus dans le détail de nos propositions que vous pouvez consulter sur l'avenirencommun.fr donc je vous invite à y aller par ailleurs et bien la campagne continue d' rachpied et notamment avec Jean-Luc on se retrouve à Rennes pour un une grande réunion publique qui aura lieu dimanche 26 c'est à 15h c'est donc un une réunion publique d'après-midiant il aura euh de meetings par semaine Leen avant il y aura deux meetings par semaine c'est ma part du travail en même temps il y a une caravane qui démarre enfin il y a plein de choses dans le cadre de la campagne je vous dis juste une chose je suis très fier et à toi je te dis spécialement merci qui a qui a coordonné ce travail on a fait le Paris de tout construire sur un programme donc de conscientiser d'élever le niveau et ben ce ce programme c'est c'est pas c'est pas simple hein ce programme reste en tête des ventes de livres dans dans toutes les dans toutes les librairies c'est formidable parce que ça montre que on est en train de réussir notre Paris les gens ont compris qu'on n'est pas rassemblé autour d'un d'un personnage hein on est rassemblé autour d'un ensemble d'idées de choses qu'on va faire donc et de pro qui s'est construit pendant plusieurs mois puisque ce ce programme est le est le fruit de de longues heures d'écoute d'entretien d'échange pour donc faire ce programme l'avenir en commun et ça continue avec les livrets thématiques dernière chose donc on l'a dit le meeting de Rennes le 26 mars Daniel Simonet va jouer également jusqu'au 26 mars à Paris dans uber les salot et mesovert Jean-Luc all franchement les amis il faut y aller par c'est une forme de lutte tout à l'heure on a passé les nouvelles formes de lutte c'est que Daniel Simonet a toujours été très créative et là elle a inventé le one woman show sur un un se en scène en français on va dire une se un seul en scène une seule en scène et sur un thème très politique et c'est pas c'est pas barbon du tout on rit tout le long quoi c'est tellement s'est présenté avec brolllerie et et je moi je salue cette inventivité que vous avez tous donc la dernière à Paris c'est ce dimanche c'est le 26 mars et ensuite ça continuera en province voilà pour esprit de campagne autour des luttes sociales merci à tous d'avoir été avec nous merci à vous l'émission de la comp de la francetionist et salut à bientôt bravoist [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon