Éric Zemmour : Mon message aux commerçants
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Éric ZemmourPromesse
« Je permettrai aux petites et moyennes entreprises de ne payer que 15 % d'impôt sur les sociétés sur leurs bénéfices jusqu'à 300 000 euros. »
- 6:00Éric ZemmourPromesse
« Je supprimerai les droits de donation et de succession pour la transmission des entreprises familiales. »
- 6:30Éric ZemmourPromesse
« J'interdirai la construction de nouvelles grandes surfaces et de zones commerciales à l'entrée des villes. »
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Mes chers compatriotes alors que s'ouvre la période des soldes je veux réparer une des plus grandes injustices de l'économie française. Cette injustice est symptomatique des dysfonctionnements de notre pays. Cette injustice est responsable d'innombrables drames, tragédies et faillites.
Cette injustice est philosophique, politique, administrative et financière. C'est l'injustice dont sont victimes les commerçants français. Ces commerçants que nous croisons chaque jour, qui peuplent nos villes et nos villages.
Ces commerçants qui nous connaissent par nos prénoms, qui savent par coeur nos goûts, nos besoins, qui ont servi nos parents et serviront nos enfants. Ces commerçants sans lesquels il n'y a pas de plaisir, pas de culture pas d'identité, pas de simplicité ni de confort. Ces commerçants que l'on appelle, et je n'aime pas cette appellation, les « petits » commerçants.
Car pour moi, il n'y a pas de « petits » commerçants. Tous les commerces sont essentiels : le commerçant de quartier, le boulanger du coin de la rue qui se lève à 4 heures du matin, l'épicier qui nous fait crédit, le libraire qui vous conseille le livre qui change à tout jamais votre regard sur le monde, le pharmacien toujours à l'écoute qui répond à vos doutes et qui vous protège, le boucher-charcutier qui vous prépare les meilleurs steaks de la région, la gentille dame qui tient la mercerie, le cordonnier qui fait un double de nos clés en une minute montre en main, le coiffeur qui vous prépare pour un rendez-vous amoureux… bref, tous ceux qui nous offrent des petits bonheurs au quotidien. Sans ces commerçants qui ne sont « petits » en aucune manière, sans ces gens humbles et travailleurs, ingénieux et serviables, tellement attachés à leur métier, à leurs clients tellement exemplaires dans leur efficacité et leur amabilité sans eux, mes amis, notre vie de tous les jours n'aurait pas la même saveur.
Et pourtant… et pourtant ils sont parmis les serviteurs les plus malheureux, les moins considérés et les moins respectés de notre patrie. Alors oui, réparons l'injustice et observons leur situation avec toute l'attention nécessaire. Jetons par dessus bord les lunettes de la prétendue élite qui ne voit que ce qui est gigantesque et analysons la situation de nos commerçants avec le coeur.
Qui sont-ils ? Que vivent-ils et comment survivent-ils ? Ils n'ont pas fait l'ENA ou Polytechnique ils n'ont pas d'amis ministres, ni de copains journalistes Les intellectuels les prennent pour des figurants et les technocrates pour des moins que rien.
On ne leur décerne jamais la légion d'honneur. On n'érige aucune statue en leur honneur Les livres d'histoire ne s'en occupent pas. Personne ne se jette à leur secours pour les défendre quand tourne le vent de la fortune et que la ruine les menace Ils sont seuls, ils sont sans défense et ils sont fragiles.
De quoi souffrent-ils ? Laissez-moi commencer par un chiffre. Il y a 450 000 magasins en France, et leur chiffre d'affaires est de, tenez-vous bien, 410 milliards d'euros. oui, vous avez bien entendu : votre boulanger, votre libraire, génèrent 410 milliards d'euros chaque année.
C'est à dire six fois le chiffre d'affaires d'Airbus ! Le commerce dit « petit » peut donner des leçons de prospérité aux fleurons les plus puissants de notre industrie. Alors on devrait leur dérouler un tapis rouge, On devrait les recevoir à Bercy avec les honneurs dus à leur rang.
On devrait dédier une fête nationale. Au lieu de quoi on les pressure, on les surveille on les menace, on les quadrille, on les humilie. En France, sous le règne de l'État tout puissant, tout imposant et tout légiférant, ce qui est considéré comme petit est relégué dans la soute, est condamné à ramer, ramer, ramer à l'infini jusqu'à épuisement de ses forces. alors il pleut sur eux un déluge de prélèvements, de réglementations on mesure leurs enseignes, on millimètre leur pas de porte, on dissèque leurs comptes, on les gave de formulaires comme des oies, on les taxe, on les condamne à devenir des comptables, avocats, fiscalistes… on leur impose des horaires et des tarifs, on les étrangle s'ils créent de l'emploi et on les asphyxie s'ils n'en créent pas.
On les traque, on les poursuit, on les encercle. Les 450 000 boutiques de France sont des miracles dont les bureaucrates font des cauchemars. On profite qu'ils sont solitaires pour les tabasser administrativement.
Voyagez donc un peu en France comme je le fais depuis six mois. Voyez toutes ces boutiques abandonnées, voyez tous ces magasins décédés, autant de souris avec lesquelles a joué le chat parisien. Quand on tient ce langage à Paris, les puissants ricanent.
Ils ont tort, ils ne veulent ni voir ni entendre. Faites donc l'expérience par vous-même, chez votre coiffeur ou chez votre caviste ou chez votre papetier Posez des questions : « payez-vous trop d'impôts et trop de taxes ? » « Vous complique-t'on la vie avec des lois absurdes ?
Le fisc vous traite t'il comme des ennemis ? » Et la réponse sera toujours et invariablement « oui, oui, oui : on nous tond et on nous saigne au point que nous avons envie de tout laisser tomber. » « oui, on nous empêche de nous enrichir, oui on nous dégoûte de travailler. » « oui, on nous fait regretter de ne pas avoir choisi une vie de fonctionnaire. » « oui, il est temps qu'un président se dresse devant le ministère des finances, et lui donne l'ordre d'arrêter immédiatement d'emmerder les commerçants. » Je veux être ce président.
Je veux être cet homme qui fait passer les commerçants des villages avant Bercy et le marchand de vêtements pour enfants du bout de la rue avant le parlement européen. Je vous le dis : sous ma présidence, ces derniers aux yeux de Paris seront les premiers aux yeux de la France. Le commerce est une chance et il est la racine de la prospérité.
J'élèverai le plus petit commerce au rang des secteurs les plus nobles. La boutique redeviendra un acteur essentiel de l'activité économique française. Élu président, je permettrai aux petites et moyennes entreprises de ne payer que 15 % d'impôt sur les sociétés sur leurs bénéfices jusqu'à 300 000 euros.
Je simplifierai et j'étendrai le dispositif « Jeunes entreprises innovantes » aux entreprises de l'artisanat et du patrimoine vivant. afin d'encourager la préservation des savoir-faire et de l'identité culturelle française. Je supprimerai les droits de donation et de succession pour la transmission des entreprises familiales et donc aussi pour les commerces.
Je réinvestirai les sommes colossales de la politique de la ville, investis à fonds perdus dans la rénovation des centres des villes moyennes des bourgs et des villages. J'interdirai la construction de nouvelles grandes surfaces et de zones commerciales à l'entrée des villes afin de privilégier l'emploi, les artisans et les commerçants des centres villes et des villages. Je réduirai de manière drastique les réglementations qui pèsent sur eux et les rendent fous, comme celle sur la surface de vente.
Je les dispenserai des obligations délirantes auprès des greffes de tribunaux et je simplifierai l'embauche de leurs vendeurs et de leurs assistants. Bref, nous arrêterons d'emmerder les commerçants parce que les commerçants, eux, n'emmerdent personne, bien au contraire. J'aime l'État mais j'aime l'État qui protège les Français pas celui qui en fait des esclaves les pousse à la banqueroute et in extremis prétend les sauver en les réduisant au rôle d'assistés.
J'aime l'État qui fait régner l'ordre, pas celui qui enterre les vivants, les commerçants, dans le confinement. J'aime l'État qui fait régner la justice, pas celui qui décide quels commerces sont essentiels et lesquels ne le sont pas. J'aime l'État qui fait régner la paix, pas celui qui regarde les casseurs saccager les vitrines, les gangs partir avec la caisse du buraliste, les racailles braquer le bijoutier, et les contrôleurs des impôts présumer « coupables » les braves gens.
J'aime l'État qui aime le commerce et pas celui qui le maltraite. Commerçantes, commerçants, je vous le dis : je suis avec vous et je ne fais pas semblant car je ne suis pas un politicien professionnel. mes grands-parents étaient commerçants mes parents l'étaient aussi Je suis moi-même devenu mon propre éditeur.
Je ne suis pas un de ces hauts fonctionnaires qui jouent avec l'argent de la nation sans avoir rien vendu ni rien acheté avec leurs propres économies. Je fais partie du même monde que vous, le monde réel, celui que vous rendez possible chaque jour de notre vie. Et si je vous dis tout cela, ce n'est pas de la propagande, c'est du vécu.
Je vous aime chaque fois que je fais les courses dans mon quartier. et j'aime vos sourires qui me disent que je suis en France. Alors, chers amis, je vous souhaite une bonne année je vous souhaite de bons clients et de belles ventes et je compte sur vous pour faire de cette année une belle page dans l'histoire du commerce français, l'année de la Reconquête !
Vive le commerce, vive la République, et surtout, vive la France !
Éric Zemmour