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interviewLe Média (sur YouTube)· 5 juin 2022 42 min

"LA SOLUTION, C'EST UN CHANGEMENT DE SYSTEME" | AYMERIC CARON

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] la recomposition politique du pays avec le regroupement des principaux partis de la gauche laissent espérer un retour de l'écologie dans l'agenda médiatique pourtant à une semaine des élections législatives la place dans le débat politique du climat et de l'écologie est encore mineure aux médias nous le regrettons et c'est un choix éditorial de notre parc de placer ces deux sujets le climat et l'écologie au centre parce qu'il ya urgence et face à l'urgence nous faisons le choix d'inviter des représentants politiques des candidats pour les confronter exclusivement à ces questions éminemment politique mais insuffisamment abordés et aujourd'hui nous recevons aymeric ermont aymeric caron bonjour bonjour alors aimer car on vous êtes journaliste de profession vous connaît surtout pour votre passage en tant que chroniqueur durant trois ans dans on n'est pas couché sur france 2 mais vous faites désormais de la politique vous avez fondé en 2018 le parti révolution écologique pour le vivant et lors des élections présidentielles votre organisation politique a fait le choix de soutenir jean luc mélenchon de la france a soumises et de rejoindre le parlement de l'union populaire aujourd'hui vous êtes candidat à paris aux législatives dans la dix huitième circonscription ce qui correspond en gros à une partie du 9e arrondissement et du xviiie arrondissement de la capitale avec la nuque la nouvelle union populaire écologique et sociale vous allez bien américain ça va aussi ouais ça va alors au pakistan actuellement un record de chaleur de 50° qui est atteint entre 6 et 9 degrés au dessus de la normale l'archipel du vanuatu à lui a déclaré fin mai l'état d'urgence climatique et en france la sécheresse sévit alors qu'on apprend que le mois de mai a pulvérisé les records de chaleur avec trois degrés au dessus des normales de la saison voilà un petit topo de l'actualité climatique il ya de quoi s'inquiéter et les conséquences elles sont nombreuses pour les agriculteurs notamment pour notre alimentation notamment mais pas seulement alors aymeric caron qu'est ce qui se passe aujourd'hui est ce qu'on est en train de vivre les conséquences de la faillite des politiques sur le climat qu'est-ce que vous politique pouvait aujourd'hui encore faire s'il n'est pas trop tard bah il ya une partie du réchauffement climatique on pourra pas empêcher on le sait les projections du giec aujourd'hui nous disent que si on continue sur la trajectoire actuelle on aura un réchauffement d'ici la fin du siècle et par rapport à l'ère préindustrielle de 3° ennemis 4 degrés ce qui serait absolument catastrophique avec des événements irréversible oui absolument avec des côtes françaises qui seront touchés qui seront inondées là je parle que de la france parce que vous avez cité des événements qui se passe là quelques milliers de kilomètres d'ici il faut savoir que sur une chose quand c'est loin de chez nous on s'en fout les conséquences seront également mais s'il faut sauf si on constate qu'à une conséquence directe sur nous parce que par exemple ça touche un pays qui cultivent certaines choses dont on a besoin en tout cas il ya une forme d'égoïsme c'est un des problèmes d'ailleurs de la crise écologique c'est que l'on s'y intéresse pas vraiment parce que nous français par exemple on a le sentiment faux de ne pas subir directement les conséquences aujourd'hui du du réchauffement en tout cas on voit pas encore concrètement dans notre quotidien on le voit mais on ne ressent pas encore exactement tout ce que cela implique pour nous les bien sûr que nous les politiques on peut on peut changer les choses parce que ces phénomènes sont liés à l'exploitation de la nature telle qu'on la pratique depuis plusieurs décennies l'exploitation des ressources à la manière dont on utilise les énergies carbonées donc ce sont des choix politique c'est pas du tout quelque chose qui est irréversible il y as je le disais à l'instant un phénomène de réchauffement qu'on pourra pas empêcher totalement parce que c'est déjà trop tard mais il y a la possibilité aujourd'hui de limiter la catastrophe vous dites en salle il ya des événements comme au pakistan qui se passe très loin mais il y aura des impacts très concret aussi chez nous on parle par de la question des exilés climatique par exemple des migrants climatiques mais on peut aller aussi sur des exemples si différent par exemple sur la question de l'alimentation on sait très bien que si demain il ya un pays qui ne peut plus produire des denrées alimentaires par exemple avec l'agriculture parce qu'il ya des famines parce qu'il ya la sécheresse etc dans notre économie mondialisée on sera impacté nous aussi en france vont être impactés de toute façon parce que avec la courbe tel quel telle qu'elle est tracé aujourd'hui nous aurons des étés à 50° vous parlez du pakistan mais ce sera la france bientôt peut-être quelques décennies il y aura régulièrement en france des régions où il fera 50 degrés l'été avec toutes les conséquences que vous imaginez des morts notamment ces températures vont aussi favoriser des pandémies des virus donc de toute façon pour l'instant c'est un peu mais chez nous mais ce sera chez nous demain parmi les causes du réchauffement climatique il ya un sujet qui vous tient à coeur c'est l'élevage industriel vous en parlait souvent l'élevage industriel qui est pointé du doigt par l'ip baisse et par le giec alors vous si vous êtes élu demain députés ou est-ce que vous allez soutenir une nouvelle législation par exemple sur les fermes intensive jugé souvent incompatibles avec la lutte contre le réchauffement climatique je crois que vous êtes pour l'interdiction ces fermes usines la moitié de personnel mais tous les candidats de ninon populaire aujourd'hui de la delà du ps sont pour l'interdiction des fermes usines et les élevages industriels qui effectivement des conséquences absolument dramatiques sur pour les animaux déjà se faisait déjà parler des animaux eux-mêmes qui sont extrêmement mal traités dans ce genre d'installation et à l'élevage intensif industriel c'est 80 à 90% des animaux aujourd'hui qui sont élevés en france en fonction des en fonction des espèces les ports c'est 95% par exemple 3 millions donc ils sont tués chaque année en france dans ces cons dans ces conditions effectivement avec pour conséquence la pollution des sols on voit en bretagne par exemple avec les algues vertes la pollution des nappes phréatiques avec les émissions de gaz à effet serre notamment lié aux ruminants donc la question de la baisse de la consommation de viande qui passerait notamment par la fin des fermes usines est aujourd'hui absolument au coeur du problème et le giec et tous les scientifiques d'ailleurs qu'il travaille sur la question climatique nous disent que quel que soit le regard est il que l'on peut porter sur la manière dont on les élève des animaux il faut engranger mois donc effectivement si on veut prendre le problème à bras le corps ça passe par la fermeture des fermes usines d'ailleurs vous dites en manger moins mais voit titre personnel à terme vous prenez même la fin de belleval ouais je pense que ça c'est une évolution naturelle de l'humanité mon parti la révolution écologique pour le vivant prône en effet l'idée qu'un jour on pourra cesser toute forme d'exploitation animal alors on n'a pas de déchéance extrêmement passive est ce que c'est dans un siècle de siècle trois siècles ou n'en sais rien nous on pose un cap c'est pour ça qu'aujourd'hui on est très à l'aise avec l'union à laquelle on appartient qui qui dit et c'est notre programme aussi que de toute façon on doit passer par une phase de transition de plusieurs décennies met donc on est très à l'aise avec l'idée de défendre pour l'instant déjà la sortie des fermes usines mais ce dont on parle ou dans le mouvement c'est à dire la fin de la forme de l'exploitation animale et de la consommation des animaux c'est quelque chose qui était envisagé par un certain nombre de personnes depuis longtemps et je pense par exemple à claude lévi strauss qui qui écrivait qu un jour on regarderait les boucheries et là où ses vitrines dans lesquelles sont étalés des carcasses d'animaux comme comme le vestige de la barbarie que nous verrons perpétré à un moment de notre histoire c'est une idée qui fait son chemin dans l'union vous arriver à convaincre aussi les autres peut-être petits d'haïti faut remettre en cause ce système se joue à brice et c'est ce qui me surprend très très positivement et qui me redonne même espoir et foi en la politique et de manière générale dans le débat d'idées c'est que quand j'ai sorti mon premier livre sur la question c'était il ya quasiment dix ans à plein au steak et j'ai été reçue sur les plateaux vraiment comme un extraterrestre lorsque je parlais du fait qu'on devait redéfinir le rapport aux animaux nous interroger tous sur sur le fait de les consommer et de les manger à l'époque j'étais assez seul et aujourd'hui c'est une idée je crois qu'il ya c'est assez répandu à la france un soul is notamment il ya un groupe condition animale qui épicent il faut livrer oui oui et qui défaut quasiment ce point de vue à la virgule près et on sent bien même d'un discours de jean luc mélenchon c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai rejoint jean luc mélenchon à la présidentielle et mon mouvement aussi c'est parce que depuis plusieurs années on sent dans son discours qu'il ya une prise de conscience très claire des devoirs que nous avons à l'égard du vivant en général et des animaux en particulier d'ailleurs vous vous revendiquez antispécistes est ce que cela signifie du coup que selon vous on doit tous devenir végétarien qu'il faut mener une politique en ce sens alors la question de ce qu'on consomme est un choix personnel et il est hors de question pour moi d'imaginer imposer quoi que ce soit à quiconque en revanche que par la conviction que par la conviction on n'arrive à expliquer aux gens pourquoi c'est une idée positive et moralement bonne que d'arrêter de consommer d'asie mots qu'on n'y arrive pas à condition oui c'est un chemin qui m'intéresse nous à la france insoumise et à la rave par exemple on explique qu'il faut baisser la part des protéines animales dans notre assiette on propose qui est un repas végétarien à chaque chaque jour dans les cantines par exemple et puis au plus donc voyez que là on va par étapes progressivement par la proposition il ya quelqu'un vous souhaitez manger végétarien ou pas on vous le propose le plat que la viande ce n'est pas le plat de l'état ça c'est vraiment le chemin qui me semble le plus intéressant on voit bien que ces idées là elle infuse la société aujourd'hui il ya quelques années moi quand je quand j'ai sorti ce livre dont je vous parlais je ne souviens très bien que lorsque j'allais un repas je signalais que j'étais végétarien souvent pour mes amis enfin mes amis tous courants mais quand j'allais dans un repas ou voilà où les gens me connaissent un peu moins et j'étais souvent le seul végétait à table vous allez remarquer qu'aujourd'hui quand vous faites un repas qui a cinq six personnes souvent c'est celui qui mange de la viande qui est tout seul et qui s'en excuse presque en disant désolé moi je mange encore la viande donc on voit bien qu'il ya un changement des mentalités et c'est un truc très drôle aussi que j'ai constaté quand j'ai commencé on n'est pas couché c'est donc il ya une dizaine d'années j'étais rarement le végétarien de service et laurent ruquier s'amusait parfois demandé alors voilà il est végétarien car on est tout seul puis un an plus tard il ya une personne qui sur le plateau du tour cinq finalités qui disaient ouais moi aussi et je rappelle que l'une des dernières émissions donc on est trois ans plus tard il ya à carreaux et végétarien il ya d'autres visiteurs sur le plateau et la soie et ses invités il y en a cinq qui lèvent la main donc déjà en trois ans il s'était pas fait quelque chose est-ce que ça va pas bloquer ou non est ce que y'avait pas y avoir un petit problème quelque part dans le sens où nous sommes il ya quand même des emplois dans le secteur agricole qui dépendent de l'élevage qui risque qui seront perdus en fait s'ils demandent de mettre fin cette économie comment on fait surtout qu'aujourd'hui la profession agriculteurs elle est quand même particulièrement sinistre y sont nombreux à vivre dans la misère vous avez tout dit c'est à dire vous venez de résumer le côté complètement irrationnel de la chose les éleveurs aujourd'hui sont dans une situation dramatique et en plus ils sont obligés pour subsister d'avoir recours à des aides européennes et si on leur enlève leurs plans plus jeune que cet emploi ça les rend pas heureux vous voulez qu'on les constituants qu'on leur concert d'un emploi qui aujourd'hui leur permet à peine de vivre pour la plupart d'entre eux bien souvent certains d'entre eux gagnent 500 600 euros par mois dans des conditions à ce moment dramatique avec l'incapacité pour eux de prendre des vacances avec une pression du système agro industrielle de plus en plus fortes où il n'arrive même pas à faire leur métier comme il voudrait le faire vous savez que les dix pas aller ils ont ont disparu en 50 ans alors nous on a été divisée par quatre en france donc il ya un vrai souci aujourd'hui il faut réinventer complètement notre système agricole alors autant profiter de la réinvention nécessaire de ce système agricole pour fixer des orientations qui soit positive l'idée n'est pas du tout d'appauvrir enfin qui sont déjà extrêmement pauvre la plupart des éleveurs pas tous mais une bonne partie d'entre eux l'idée n'est pas du tout 2 de plongée des éleveurs dans la misère c'est au contraire de les sortir d'une situation absolument chaotique aujourd'hui en leur proposant en tout cas ça ce sera sur le très long terme c'est pas du tout le programme aujourd'hui de que je défends mais sur le très long terme on pourra imaginer proposer à des éleveurs une transition dans l'agriculture toujours ou dans d'autres métiers pourquoi pas certain quand on parle avec des éleveurs certains ont envie même de faire autre chose parce qu'ils sont un peu dégoûté de de ce métier ces visites c'est pas dans le programme que vous défendez mais voilà rêve vous allez commencer à réfléchir à un plan ont commencé à y réfléchir il faut l'affiner cesse et il faut je pense travailler longuement dessus menotti des données de ne laisser personne sur le bord du chemin moi je suis pas du tout en opposition avec les éleveurs une partie d'entre eux aiment vraiment très sincèrement leurs animaux c'est simplement qu'aujourd'hui on est dans une société qui change donc puisque cette société change il faut accompagner discuter avec ceux qui sont dans un secteur qui est en mouvement ça signifie curran et des métiers qui vont disparaître mais alors les métiers qui se parle on a toujours eu donc c'est pas par exemple d'aider des chauffeurs de de carriole avec des chevaux un époque ni l'époque ce niveau là il y avait plein c'était partout c'était un métier mais remarquée qui en a plus ou alors des gens qui étaient là pour allumer les réverbères avec une bougie d'abord devant là on n'a pas dit on va pas mettre d'électricité parce que sinon on va les mettre au chômage la question c'est comment on crée de nouveaux métiers nous par exemple on veut installer 300 mille trois cent mille paysans les aider à s'installer donc voyez surtout pas de faire il faut il faut remettre des paysans on en a pas assez aujourd'hui je vais redire donc notre hymne traduire sortir du système industriel aller vers une agriculture bio avec des surfaces beaucoup plus petites se passer des pesticides l'agriculture c'est le coeur d'une société nourrir sainement les gens c'est cette sadr est un devoir de l'état qui aida spéculations sur sur les denrées c'est une honte absolue pour moi c'est un secteur l'alimentation sur lesquels l'état la même responsabilité que l'éducation ou la santé c'est à dire que l'état 1 2 voire un devoir de bien nourrir ses citoyens d'ailleurs il ya c'est une question de santé aussi en santé publique à l'occasion dès aujourd'hui effectivement on empoisonne les gens notamment via la viande industrielle mais aussi via des légumes des fruits qu'ils sont bourrés de pesticides nous leaf aux athées autres lors comment parler de l'élevage sans parler notamment des zoonoses ces virus transmis à l'homme par les animaux vous d'ailleurs vous faites directement le lien avec un système d'élevage que vous définissez de concentrationnaire et l'émergence des nouveaux virus comme on a eu l'exemple avec locaux vides aujourd'hui on l'a vu un jean luc mélenchon aussi a fait le lien et en classement aujourd'hui un consensus est également au niveau scientifique mais on a un peu l'impression que les politiques ont un peu ce qui fait la question pas un peu totalement ya aucun politique en france ou ailleurs qui aujourd'hui est tiré les conséquences des maladies diverses que nous nous avons une fois il me suis parfois qui décide des élevages là on a encore une épisode de grippe aviaire qui oblige à tuer des loges à des abattages complètement d élevage en plein air complètement stupide était en effet c'est parce qu'on concentre tous ces animaux des milliers de têtes parfois dans des conditions qui favorisent effectivement le passage des des virus et ces virus parfois effectivement place à l'homme on l'a vu on a eu à 100 duco vide mais aucune sac est absolument terrible quand la coved est arrivé on nous a dit al alawi bien sûr le monde d'après sera plus comme le monde avant aux affaires différentes a vu quelque chose de différent strictement rien parce qu'il ya encore une trop grosse pression des secteurs des secteurs industriels et des syndicats de certains syndicats agricoles notamment alors il ya eu quand même une actualité avec le changement de gouvernement et on a vu la nomination notamment de marque fait snow un bon jeu comme la lutte contre le réchauffement climatique il est aussi écologique et on le voit sur la question de l'agriculture il est au centre de la fois la question du climat à la fois au carrefour des deux et de l'écologie comment vous interprétez vous la nomination de ce nouveau de ce ministre au ministère de l'agriculture j'imagine que c'est pas forcément une bonne nouvelle pour vous lui député modem qui avaient voté contre l'interdiction du glyphosate et qui est également un fervent défenseur de la chasse qui pratique ben oui mais c'est à l'image de ce nouveau gouvernement c'est à dire qu'on a un président qui ait eu une fois de plus nous a fait une sérénade sur sa prise de conscience de l'impératif écologique et puis on a une mise de l'écologie aujourd'hui qui effectivement a voté aussi contre la tradition du glyphosate qui a voté contre une distance de sécurité entre les habitations et les chants justement qui sont qui sont traités aux pesticides une liste de l'écologie une qui n'y connaît strictement rien et puis on a effectivement vous l'aidiez un mini série culture qui est qui et pas du tout connu pour des dépositions favorable sur ces questions des d'agriculture parce que on a vu il y avait eu la question de la cellule demeter et une répression très forte vis-à-vis des notamment des minutes antispécistes wenyan fait parce que toujours séduit qui nous traitent nous les militants des animaux une traite de fou donc là effectivement vous a rappelé que c'est un pro chasse là encore le ministre de l'agriculture qui se succèdent finalement se ressemblent ouais ils se ressemblent tous et surtout savez ce qu'on dit c'est qu'en fait c'est la fnsea qui est au ministère de la culture depuis depuis des années et ça change pas alors vous voulez également sortir de la pêche industrielle là encore on peut se poser la question comment vous allez faire aujourd'hui ils sont là encore sur les côtes notamment en bretagne par exemple ou dans le bassin d'arcachon il ya énormément de pêcheurs et des emplois qui en dépendent on est là aujourd'hui face à une volonté de vouloir transformer totalement aussi notre économie l'économie de la mer l'économie agricole etc mais va falloir une refonte totale en fait du paysage de l'écouter c'est pour ça que mon parti s'appelle révolution écologique pour le vivant et même changer la définition française de la pêche artisanale je crois oui enfin ça dépend ce qu'on entend face qui espéraient qu'il ya des essais comme le bio le bio aujourd'hui il faut affiner ses définitions parce que aujourd'hui on qualifie parfois de produits bio des produits qu'ils ne sont pas vraiment en réalité donc il faut se méfier des étiquettes qui ressemble plus à du marketing qu'à une réalité mais la question de la pêche industrielle est crucial est fondamentale on a vidé complètement les océans depuis depuis 20 ou 30 ans avec des méthodes de pêche qui sont en plus cruel parce que souvent elles sont non sélective donc on se retrouve à apprendre des requins par exemple d'autres d'autres espèces dans des filets qui qui va sûrement rien à faire là matic notamment dans le golfe de gascogne les captures accidentelles des eaux par les chalutiers des dauphins des dauphins oui c'est plutôt des dauphins et des requins mais les requins aussi et parfois les requins sont quand même donc c'est plutôt des dauphins mais donc cette question de la pêche elle elle est fondamentale et bien évidemment qu'il ya une surpêche alors qu'est-ce qu'on veut chasser après il ya plusieurs faut se méfier aussi des analogies qui sont pas forcément exact mais quand on dit que dans 2050 aura plus de plastique queue de poisson dans l'océan si on continue comme ça je crois qu'on n'est pas loin de la réalité donc effectivement il faut il faut aujourd'hui empêché un certain nombre de pratiques et et de pêche qui participent directement à la question à la catastrophe écologique oui est-ce que du coup vous soutenez la volonté d' emmanuel macron passer à 30% des espèces proches l'espace protégées sur terre et en mer dont 10% protection forte oui alors cette histoire des zones protégées là encore ça dépend ce qu'on entend par la zone protégée il ya il faut créer bien davantage de zones protégées qu'il y en a actuellement est en fait qu'ils soient réellement protégés c'est à dire que c'est pas toujours le plein parce que certaines ong disent que ça sert à rien finalement qu'il n'est pas prouvé aujourd'hui l'efficacité de ces espaces jeux là encore c'est pas parce qu'on met un label une étiquette que réellement ça ça permet de créer des situations aussi positif que la belle semble l'indiquer donc ils vont de protéger cette zone où les espèces on est sûrs en effet qu'elles ne seront pas menacés qu'elles ne seront pas tués chasser plus que de raison et est aujourd'hui là encore il n'ya pas il n'y a pas une exigence suffisamment forte c'est l'enjeu principal aujourd'hui de la prochaine cup biodiversité la cop15 qui va se tenir à l'origine hop vous savez les copies de citer il y en a on sait pas trop à quoi elles servent c'est parce que les codes de la série coop sur le climat il ya énormément de promesses qui sont faites et on se rend compte qu ensuite les états détiennent pas elle écope de diversité c'est un peu la même chose d'ailleurs on n'en parle même pas heureusement qu'il ya les émissions comme la vôtre mais comme vous dire c'était je serais étonné qui est des sujets dans les jt dessus donc c'est bien de faire des découpes moi je veux bien mais il faut qu'il ait une vraie volonté de chaque état si nous absolument rien qui peut avancer et le fait est que c'est les gouvernements qui sont aujourd'hui au pouvoir dans la plupart des états pas dans tout ce que dans la plupart sont des gens qui n'ont vraiment rien à faire de la protection de la biodiversité alors il ya une vraie problématique quand même avec l'effondrement de la biodiversité et à la sixième extinction masse des espèces selon li baisse plus d'un million d'espèces sont menacées d'extinction on a un peu l'impression quand politiques en parlent du climat mais la biodiversité c'est un peu l'angle mort pourtant on a là une crise tout aussi grave mais silence radio surtout qu'elles sont liées parce que disparition des espèces et par exemple lorsque vous vous faites disparaître des forêts jeu passion pour les auront autant par exemple sont leur disparition est liée au fait de la disparition de leur habitat la direction de leur habitat participants du réchauffement climatique donc tous et toutes ces questions interagissent entre elles en réalité mais c'est vrai que la disparition de la biodiversité c'est quelque chose qui n'intéresse pas grand monde dans les gouvernements pour vous citer un petit peu l'état catastrophique de la situation dans laquelle nous sommes si on prend la biomasse des mammifères aujourd'hui dans le monde on a donc à 5000 mammifères à papa qui sont répertoriés 4 % de la biomasse ce sont les animaux sauvages 36% ce sont les humains et 60% ce sont les animaux d'élevage donc ça vous dit un petit peu l'ampleur de la folie dans laquelle nous sommes tombés parce que donc nous en parlant de 36% je parle des mammifères là qu'à s'incliner l'espèce est donc 60% soit 100 % sont d'aider des cochons des poulets des ce genre d'animaux qui sont là parquet embarqué juste pour qu'on puisse nous fait et 4% seulement d'animaux sauvages enfin vous avez aussi tous les chiffres des vertébrés 50 60 % des individus des vertébrés qui ont disparu en messieurs que 30% des oiseaux en france sur ces 30 dernières années les chiffres sont dramatiques et on peut faire même des choses dont on parle beaucoup moins parce que ça fait presque sourire les vers de terre les vers de terre sont en train de disparaître et qui nous parle de sa personne alors les abeilles en commençant par les un petit peu alors que les abeilles nous rendre des services écosystémiques absolument fondamentaux mais y avoir quelques années on en rigolait la disparition des abeilles alors qu'on a par les abeilles on parle essentiellement des abeilles domestiques pas tellement des abbés sauvage oui qui sont en réalité structurantes voilà qui sont notamment décimée à côté des pesticides des vers de terre on en a absolument besoin pour régénérer les sols les vers de terre menace encore c'est dû aussi à une méconnaissance qu'ont à des sujets et jusqu'à ya pas très longtemps on écrivait que les vers de terre c'était des nuisibles donc là les vers de terre ça y est on a compris toute leur utilité et leur aspect fondamental mais là encore c'est des questions qui sont souvent négligés par les politiques et pourtant avant de parler des politiques mais on peut aussi parler des médias on n'arrive pas du tout imposer le sujet dans la presse dans le débat politique du coup également comment ça c'est vous qui étiez journaliste vous étiez au coeur de la machine médiatique comment vous l'expliquez alors est ce que le monde médiatique ne comprend rien à l'écologie il ya un monde médiatique et à une partie du monde médiatique qui comprend bien par exemple un site comme reporter comprends parfaitement et il ya quelques quelques jours doit aussi qui ont des bons services écologie mais c'est vrai que c'est pas l'écologie n'occupe pas aujourd'hui dans les médias la place qu'elle devrait très logiquement occuper compte tenu de l'importance de ce sujet pour les télés sont responsables en grande partie alors pourquoi j'assistais à une conférence justement dans la 10e circonscription de paris où je me présente avec notamment hervé kempf deux reporters qui se posait cette question justement c'était il ya quelques jours à la recyclerie et c'était sujets abordés mais pourquoi est ce que les médias s'intéressent à un sujet il y avait des exemplaires de la gueule ouverte savez là la première revue d'écologie politique en france des années 70 et on voit que les unes en fait récemment l aide d une d'aujourd'hui sur le nucléaire sur la disparition des espèces etc et on dit mais qu'est ce que quelque chose a bougé non rien n'a bougé finalement depuis 50 ans et pourquoi est on la réponse je n'ai pas moi je crois que l'une des choses c'est que j'ai souvent entendu lorsque j'étais journaliste ou même quand j'écris des livres l'écologie c'est ça emmerde tout le monde c'est chiant parce que c'est vrai que l'écologie c'est des mauvaises nouvelles souvent qu'on donne c'est attention ça ça va pas ça ça va pas ça ça va pas et si on veut que ça aille mieux il faut qu'on change de comportement vous c'est terrible les gens ils rentrent chez eux ils ont passé une journée souvent difficile et ils ont un sujet aride qui leur arrive dans la tronche et on leur explique qu'il va falloir changer pas mal de choses donc c'est c'est pas des sujets en plus qui sont forcément facile à raconter parce que vous savez en journaliste on est toujours il faut qu'ils aient un storytelling donc sur beaucoup de sujets on trouve une personne qui va servir de fil conducteur il faut qu'ils aient un petit suspense faut qu'ils aient accompli se projeter et là sur l'écologie le deuxième problème est là c'est comment on se projette sur quelque chose dont on a le sentiment de ne pas subir les conséquences aujourd'hui alors que c'est faux puisqu'on sait que sur les 9 millions de morts par an dans le monde de la pollution pollution de l'eau de l'air et des sols il y en a une bonne partie en france à paris par exemple à 5000 morts par an qui pourrait éviter des morts de la pollution de l'air bon mais c'est des choses qu'on voit pas forcément où les maladies les maladies on sait pas forcément que c'est lié à la crise écologique un certain nombre de cancers un certain nombre de maladies cardiovasculaires mais vu que le lien direct n'est pas fait si jamais dû faute si le sujet ça va être quoi ces sites à coude par exemple ça ça va être un tube journalistique si on fait par exemple un centre d'enfouissement de déchets nucléaires quelque part et puis que deux ans après on découvre qu'il ya cinquante concerts à côté et conseils que c'est directement lié enfin deux en dix ans après l' on our pour aller faire un sujet mais voyez il faut qu'on arrive dans ces situations paroxystique ou vraiment on est quelque chose de très très fort un lien qui est très mal acquis qui est très directement démontrer sinon on a le sentiment qu'on est là à tous en train d'attendre que la catastrophe nous arrive vraiment dans une forme majeure peut-être aussi que les journalistes ont beaucoup de mal à appréhender l'écologie comme une science le cépage d'espoir les journalistes pourront naître un mois même edouard donc travaillé dans des réactions on est capable de s'adapter ça à salé que s'est excusé mais quand on m'envoie ce pas au pakistan on parle du pakistan ma part il faut que j'aille au pakistan je connaissais pas le pakistan est à dix heures tu arrives à la rédaction le matin je connaissais pas le pakistan et puis et puis lendemain matin j'étais au pakistan et puis on m'a demandé de faire des suivis sur plus longtemps et et on est capable de le faire parce que c'est notre métier donc on est capable de d'essayer de comprendre des situations de les analyser de donc l'écologie très honnêtement enfin cette excuse de le sujet est complexe je crois que ça fait quand même c'est la crise écologique telle qu'on la connaît elle a été pour la première fois identifié de manière très nette ça a commencé dans les 60 mais vraiment au début des années 70 donc on peut pas dire aujourd'hui ces retours la la c'est un sujet tellement 9 du réchauffement climatique on n'a pas encore tous bien compris pour la journée il s'est compliquée la disparition des espèces walhalla c'est dur de comprendre qu'un animal disparaît parce qu'on lui a détruit son habitat fin non c'est pas si compliqué que ça à comprendre non c'est que ces médias sont détenus pour la plupart d'entre eux par des milliardaires il ya une vision idéologique qui est très clairement affichée par beaucoup de journaux et quand on parle d'écologie on est obligé de parler des solutions pour remédier aux problèmes qu'on pointe et ses solutions c'est un changement de système chaque fois les conclusions cette lettre les scientifiques tous les scientifiques nous disent qu'on a changé que le modèle néolibéral est absolument catastrophique pour la planète et pour nous pour les individus aussi et tous les scientifiques le disent ils en dehors de toute obédience politique donc quand un journal met à la une tel ou tel phénomène auquel nous devons réagir eh ben il induit forcément aussi la promotion d'un nouveau modèle de société d'un nouveau modèle de production végétale sa gêne terriblement juste nous parler du modèle de production mais avant de conclure à cette émission je voulais revenir avec vous sur votre rapport aux animaux puisque c'est au coeur de votre engagement politique en parlait à l'instant de l'effondrement de la biodiversité la sixième extinction de masse a justement notre sort l'espèce humaine est lié à celui des autres animaux la survie de l'espèce humaine dépend aussi de la survie des autres espèces j'essaie de vous apporter une réponse objective en partie pas totalement je pense que l'être humain dans son délire de grandeur qui a été bien identifiés par un philosophe comme günther anders imagine qu'il a besoin de personne d'autre que lui même et qu'il aura toujours une solution technique par exemple je vous parlais de disparition des abeilles il ya des solutions qui sont envisagées pour créer des mini robots pour polliniser un jour c'est l'être humain est persuadé qui pourra il pourrait être seul sur cette planète en organisant le vivant à sa guise c'est là qu'ils se trompent profondément alors oui il n'a pas besoin d'une grande partie des agneaux sur l'état fait objectif mais c'est vrai qu'il a besoin d'un vivant qui vit en symbiose pour une survie à long terme puisque nous sommes effectivement partie d'un écosystème il a pas besoin de tout vivre il a besoin d'une partie de ce vidéo et parfois du vivant qu'il voit le moins je vous parlais des insectes par exemple on a besoin des insectes pollinisateurs je le disais on a besoin aussi de d'insectes qui vont servir de nouveau servir de nourriture à des oiseaux qui au même pour servir de nourriture à d'autres amis donc enfin vous voyez c'est extrêmement complexes comme question mais on a besoin du vivant dans sa totalité donc mais je pense qu'on est confronté à une vision technicienne barbares héritées du 20e siècle avec un une espèce de délire de surpuissance qui est une vraie culture un politique et c'est le modèle compte auquel on doit lutter et qui imaginent que nous pourrions être seul effectivement avec uniquement des solutions techniques autour de nous en fait c'est vrai qu'on a on a tout dévasté on dévaste tout avec cette idée que de toute façon le reste n'est pas important comme si nous étions l'espèce ultime l'espèce suprême c'est ce que dit notre rapport aux animaux c'est ce que ça dit aussi sur nous et sur notre rapport au monde bien sûr mais c'est un ce rapport là il détermine aussi votre rapport à vos voisins vos amis c'est à dire que soit on a une vision utilitariste de ce qui nous entoure donc on considère que tout ce qui est autour de nous c'est fait pour nous rendre service donc aussi bien les arbres les plantes les animaux l'eau et donc on peut faire tout ce qu'on veut et qu'on peut l'exploiter ou alors on considère que ce qu'il ya autour de nous doit être respectée en lui-même simplement parce qu'il est là et pas juste pour les services qui nous rend vous dire qu'on les exploite justement c'est peut-être ça le problème c'est que les anime aujourd'hui sont venus dans notre société essentiellement comme des marchandises les animaux ils ont une valeur mais tout est combien de marchander mais tout est exploité nous aussi on est vu comme des marchandises tout est marchandise et nous en tant qu'humain on est des marchandises pour les patrons qui nous emploient et c'est quelque chose qui va pas on our en place et bien sûr c'est la question la question qu'il faut se poser aujourd'hui c'est celle de notre rapport au monde notre place dans le monde deux de ces c'est vraiment à une question philosophique on doit tous se poser en fait c'est je pense que si on défend les animaux on défend également le fait de ne pas déraciner ou de tronçonner inutilement des arbres ne pas polluer inutilement un fleuve mais aussi de se comporter bien avec les gens autour de soi je pense que les sujets ne sont pas détachés qui vont tous ensemble c'est à dire que c'est soit on est logique et on va jusqu'au bout d'une démarche philosophique ou alors on est irrationnel vous ne parliez juste avant notre rapport enfin des rapports de production c'est à dire qu'en fait finalement votre approche de la question animale elle elle dit qu'on peut pas faire fi des rapports de production et du système économique de ce que rapporte d'un point de vue économique l'exploitation animale de la valeur comme en tire est ce que le spécisme est inhérent au système capitaliste en fait est ce que le spécisme est inhérent au système capitaliste le système capitaliste repose en ce qui concerne l'exploitation animale sur le spécisme oui bien évidemment mais après je sais pas si c'est parce que nous avons une société qui est éminemment spéciste que le système capitaliste exploite les animaux puisque par exemple on a aujourd'hui des normes de respect des humains et on voit qu'elles sont bafoués constamment donc quand bien même nous serions antispécistes majoritairement dans la société le capitalisme continuerait à vouloir exploiter les animaux comme les exploitent les humains mais en effet l'un des combats philosophique de des années à venir c'est celle de la définition morale et éthique de notre rapport aux animaux ça c'est sûr et pendant très longtemps ils ont été considérés comme des marchandises ou des quasiment des choses d être insensible on sait maintenant depuis quelques années et c'est entièrement faux ce sont des individus avec un univers mental qui leur est propre avec une manière d'appréhender le monde autour d'eux qui leur est propre à chacun d'entre eux on l'a déjà compris depuis bien longtemps par quelques animaux qu'on accueille aujourd'hui dans nos familles c'est-à-dire là les chiens les chats par exemple maintenant il va falloir continuer ce travail et admettre que les cochons bas c'est la même chose qu'un cochon est un chien c'est la même chose le dire sur votre plateau pendant que je sais qu'il ya des gens qui n'ont verte qui vont être choqués de cette affirmation mais c'est le cas et pour ça il faut juste bien vouloir regarder les études nous disent bon déjà soit un simple point de vue physiologique physiologique le le cochon est plus proche de l'homme que le chien par exemple mais ensuite il est aussi d'après les scientifiques plus intelligent le cochon que chien il y a aussi chez lui la capacité à développer des rapports affectifs avec l'être humain est un animal social comme le chien ce que je veux dire par là c'est que le cochon si on regarde de manière très attentive qui il est et bien en fait on ne peut qu on en arrive à la conclusion que ce que nous lui faisons subir dans les élevages intensifs chaque jour et une par paris ça va falloir simplement l'admettre et en tirer les conclusions parce que ce sont des êtres sensibles mais justement parler c'est pas que des étangs cible c'est parce que vous faites le cochon les chiens c'est quasiment la même chose vous imaginez si on faisait des élevages de chiens aujourd'hui pour pour notre nourriture un déchet comme un train devient tiendrait dans des espaces où ils peuvent à peine bougé et c'est pendant pendant quelques mois avant les emmener à l'abattoir je pense qu'on serait tous choqués ce qui n'a passé que ce travail pour vous regardez elle aussi parce qu'il ya des endroits où on peut consommer du chien ouais et vous allez remarquer que dans ces endroits il commence à y avoir des mouvements de protection animale qui s'élève justement contre ces pratiques c'est le propre des sociétés humaines que d'avoir des critères moraux qui évolue donc les critères moraux concernant les animaux sont en train d'évoluer il faut simplement ce qu'ils étaient amoureux repose sur quelque chose de très rationnel moi ça m'amuse toujours enfin ça m'amuse et je préfère en rire lorsque des gens essayent de faire passer pour un original ou quelqu'un d'un petit peu barré parce que j'ai placé la défense des animaux au coeur de mes préoccupations on dira oui oh la la c'est la sensiblerie mono ou alors ce n'était pas bien j'essaie juste d'être purement rationnel beaucoup plus rationnelle que la plupart des gens aujourd'hui qui parle de ses sujets en disant ouais faut continuer à exploiter les animaux ouais c'est super la légende intensif c'est normal qu'on mange des cochons ce sont des gens qui pour moi sont pas du tout aller au bout d'une réflexion et et refuse de regarder la vérité en face moi ce que j'essaie de faire au contraire justement c'est de regarder la vérité telle qu'elle est je reviens quand même sur le système économique à la question initiale parce qu'on parlait tout à l'heure de la pêche industrielle ou d'élevage intensif mais c'est l'essor du capitalisme qui a permis aussi l'essor de ces économies de ces fermes usines par exemple ou des des grands navires de pêche qui ratissent les fonds ça veut dire aussi qu'on peut pas résoudre tous ces problèmes sans remettre en cause le système économique c'est ce système économique aussi qui rend ses souffrances possible bien sûr ccc des gens de l'industrie liée au développement d'une nouvelle forme de capitalisme pour l'ami structurelles ouais appartement on a considéré qu' on pouvait tout exploiter tout a commencé par des êtres que l'on considérait comme effectivement insensible et c'est dans ce cas là tout est permis il ya carrément effectivement un moment dans notre histoire le milieu du du 19e siècle on voit apparaître les premiers abattoirs de masse à chicago en l'occurrence où là on rentre vraiment dans dans cette barbarie mais on peut aussi considérer que lorsque nous les humains nous à peu près même période d'ailleurs on s'est mis à à éliminer systématiquement les bisons en amérique c'était aussi une expression du système capitaliste qui qui tu es sans regarder juste au nom du profit en s'appuyant sur la technique puisque ces développements des colonials c'est le développement du train aussi qui a favorisé la donc en amérique qui a favorisé l'extinction des bisons donc oui le développement technique a engendré la la le désir illimité d'engranger toujours plus de richesses toujours plus de profit et ceux désirant suite est retombé sur une matière première considérée comme telle en tout cas que sont les animaux c'est peut-être pour ça si on parlait tout à l'heure des politiques que finalement il ya tant de blocage institutionnel on n'arrive pas à faire changer les choses vous parliez de la fnsea tout à l'heure en parlant du ministère de l'agriculture c'est bien que tout ça repose sur des intérêts matériels il ya quelque chose de tri matériel derrière on est sur des blocages structurels dans notre société quoi oui il ya beaucoup trop d'intérêts en jeu c'est à dire que l'agro industrie et les richissimes il ya des copains dustrit yale qui qui qui eux n'ont absolument aucun pour les financer et qui s'appuie sur sur des gens qui sont devenus ce qu'ils étaient des paysans il n'y a pas encore très longtemps qu'ils sont devenus de simples ouvriers maltraitées comme peuvent l'être des ouvrier dans une usine et à qui on demande de maltraiter soit la terre soit soit les animaux on va conclure sur cette question vous aymeric caron avec l'autre partie live vous avez une approche intersectionnelle de la question animale qui doit être à la fois écologique et sociale j'ai cru lire dans ce que vous publiez sur votre site que finalement on ne peut pas déconnecter la question animale finalement de toutes les autres discriminations par exemple vous avez finalement une approche vous dans votre charte par exemple vous écrivez que pour le vivant vous inscrire vous inscrivez dans la continuité des luttes contre les discriminations bien sûr le l'antispécisme en tout cas la lutte pour les droits des animaux c'est une lutte qui poursuit un combat qui a été engagée depuis bien longtemps pour pour que les individus récupère des droits qui leur ont été refusés nier donc c'est ce que j'appelle moi l'augmentation de la sphère de considérations morales quand on replonge dans l'histoire plusieurs milliers d'années en arrière on constate que si on prochaine les grecs par exemple chérèque avait que des individus mal d'un certain âge qui n'étaient pas des étrangers qui avait qui étaient pleinement citoyens et puis et puis tout ça ça s'est étendu on a accepté de reconsidérer la question des esclaves on a accepté de reconsidérer la question des femmes on a également aussi très récemment accepté de reconsidérer la question des homosexuels par exemple en donnant bien évidemment heureusement les mêmes droits que qu'aux hétérosexuels et donc cette augmentation de la sphère de considération morale c'est à dire que c'est pas parce qu'on étrangers qu'on appelle moi c'est pas parce qu'on est une femme qu'on appelle un droit et ainsi de suite aujourd'hui elle doit s'étendre aux animaux non humains c'est exactement ça qui est en jeu aujourd'hui mais ce sont les mêmes logiques donc vous articulé toutes ces luttes c'est à dire qu'aujourd'hui vous considérer qu'on peut pas résoudre un problème sans résoudre les autres je sais pas si on peut pas résoudre un problème son réseau d autres ce que j'ai simplement c'est que souvent ce sont les mêmes mécaniques qui sont à l'oeuvre c'est à dire des arguments fallacieux qui sont utilisés pour exclure certains individus des droits qui sont les leurs avec lui en cette idée de dominer des gens qui sont en situation soit de minorités soient de faiblesse à cause d'une structure de la société qui qui a créé cette cette faiblesse mais qu'ils ont toujours des mauvaises excuses donc l'idée c'est c'est la même logique en effet de permettre à ces individus quels qu'ils soient et quelle que soit la problématique qui les concerne de récupérer pleinement leurs droits finalement on a un peu dans le bloc arc-en-ciel d'aurélie trouvé qui préside l'union populaire que vous avez rejoint justement ce qui est vrai c'est que souvent si vous prenez la question des droits d eau par exemple de constater que au 10ème siècle ce sont par exemple des féministes qui pas que comme il y avait notamment des vielles finissent par exemple way qui se sont engagés pour être aisément considérant que tout ça était lié à l'e3 dix mots les droits des femmes les droits des travailleurs quand on est content qu'il a fait c'est la question qui sont sympas aussi cette question est ce que vous êtes pour ou contre l'injustice alors comment dire ah bah non moi je suis contre l'injustice d'accord maintenant on va regarder concrètement c'est quoi contre l'injustice plus de relier tout à l'heure du sort des agriculteurs par exemple du coup tout ça en fait aussi articuler la lutte sociale bien sûr c'est pour ça qu'il est hors de question de dire de condamner agriculteurs ou de dire qu'on va les négligés ou que ce soit au nom l'idée c'est d'avoir un dialogue et que série culte heures pour créer un nouveau monde un nouveau modèle je vous remercie aymeric caron est très riche merci également à vous de nous avoir regardé mais pour ceux qui préfèrent nous écouter plutôt que nous regarder vous pouvez également retrouver ces entretiens sous la forme de podcasts donc sur toutes les plateformes d'écouté merci encore d'être venu sur le plateau du média mais je vous en prie merci à vous