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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 24 novembre 2025 7 minComplaisantFond programmatiqueBudget & impôtsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Dépense publique : "Plus de la moitié part à la protection sociale" (Jean-Baptiste Léon)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi c'est si difficile de faire des économies en France ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi malgré des prélèvements obligatoires record en cours après les déficits depuis un demi-siècle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Alors, depuis 2003, ce qui est intéressant, vous avez donné les grandes masses de la dépense publique.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    On va prendre ce matin un exemple concret aussi pour montrer pourquoi il est si difficile de réduire la dépense publique.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Jean-Baptiste LéonFait
    « le 24 novembre, c'est une date intéressante. C'est la France vit à crédit à partir d'aujourd'hui jusqu'à la fin de l'année. »
  • 1:30Jean-Baptiste LéonChiffre
    « les dépenses publiques, ça été 1670 milliards d'euros l'année dernière pour 1501 milliards d'euros de recettes. »
  • 2:30Jean-Baptiste LéonFait
    « la protection sociale, c'est ce qui pèse le plus lourd aujourd'hui dans la dépense publique. »
  • 3:30Jean-Baptiste LéonChiffre
    « plus de la moitié par la protection sociale donc sont euh 561 € exactement, c'est-à-dire ce sont les retraites, la santé, la famille, euh le chômage. »
  • 5:00Jean-Baptiste LéonFait
    « l'État a créé une niche de subvention qui ne pourra pas facilement refermer parce que vous êtes tout un secteur économique qui s'est constitué autour de ça. »
  • 6:30Jean-Baptiste LéonChiffre
    « l'ensemble du dispositif depuis 2020, la prime RENOF, c'est un peu plus de 10 milliards d'euros. »
  • 7:30Jean-Baptiste LéonFait
    « il y a de nombreux rapports de scientifiques même de la cour des comptes qui qui a regardé ça de très près qui démontre que ces ces travaux énergétiques n'ont pas les conséquences positives voulues en terme de consommation de gaz ou d'électricité. »
  • 9:00Jean-Baptiste LéonChiffre
    « un un trajet en en transport de en taxi sanitaire va être mieux remboursé à 90 %, c'est pris en charge à 90 % par l'assurance maladie. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7h12 sur Dimitri Pavlenko. Vous recevez ce matin l'auteur et directeur des publications de contribuables et associés Jean-Baptiste Léon. Bonjour Jean-Baptiste Léon.

Bonjour Dimitri Pavlinco. Bienvenue sur Europe. Vous êtes l'auteur du livre noir de l'argent public les secrets d'un état en faillite s'est paru il y a quelques semaines de cela aux éditions Hugo je le montre sur europein.fr.

Semaine spéciale sur europein consacrée justement à la dépense publique. Alors que les députés vendredi soir ont rejeté le volet recette du budget 2026. Pourquoi c'est si difficile de faire des économies en France ?

Pourquoi malgré des prélèvements obligatoires record en cours après les déficits depuis un demi-siècle ? Bah, c'est tout l'objet de votre livre Jean-Baptiste Léon. Alors, il se trouve qu'aujourd'hui nous sommes le 24 novembre.

Alors, certains vont se dire "Oui, chouette, le réveillon de Noël, c'est dans un mois." Oui, mais selon vos calculs aussi, le 24 novembre, c'est une date intéressante. C'est la France vit à crédit à partir d'aujourd'hui jusqu'à la fin de l'année.

C'est sur les données de l'année dernière. Si on prend les les données de l'année dernière, parce qu'on en est sûr de ces données, si on regarde l'ensemble des dépenses publiques, al les dépenses publiques c'est l'État central, ce qu'on appelle l'État, les collectivité locales et les administrations de la sécurité sociale, ce qu'on appelle couramment la SQ. Alors ces administrations, les dépenses publiques, ça été 1670 milliards d'euros l'année dernière pour 1501 milliards d'euros de recettes.

Donc ça nous donne 169 milliards de déficit. Si vous appliquez toutes ces données, toutes ces tout ce ratio au calendrier de l'année, en gros passé arrivé le 24 novembre, on a consommé l'ensemble de nos recettes. Donc on vit tout 38 jours sur les 38 jours qui restent à crédit.

Il faut savoir que c'est c'est un signal assez important parce que si on regarde en 1980 par exemple, ce jour de dépassement tombait le 28 décembre. Il nous restait il nous restait plus que 4 jours à crédit et ces années 80 c'était une époque où il y avait déjà des difficultés. rappelons-nous ce qu'avait dit à l'époque.

On avait une dette publique qui était aux alentours de 30 % en 1980 on voit où on en est aujourd'hui à plus de 110 % en 1976 parce que la phrase est lui, on était à euh 15 entre 15 et 20 % de dette publique. Une fameuse phrase de Raymond Bar qui expliquait déjà à cette époque que la France vivait au-dessus de ses moyens. Ouai.

Alors, depuis 2003, ce qui est intéressant, vous avez donné les grandes masses de la dépense publique. Donc, chiffre l'année dernière, je dit 1670 milliards. Dans ce cet énorme volume, on a peine à se figurer ces sommes-là, la sécurité sociale dépense plus que l'État.

Il faut voir que le mastodon de notre modèle social français, la protection sociale, c'est ce qui pèse le plus lourd aujourd'hui dans la dépense publique. Oui. Et l'État explique assez bien.

L'État a créé à quelques années un un ministère des finances plus exactement un site qui est très bien fait qui s'appelle à quoi servent mes impôts ? On arrive à voir un petit peu la ventilation, comment ça se passe ? Et on se rappelle ce qu'avait dit Gabriel Atal aussi he c'était son slogan "J'en veux pour mes impôts." C'est sous Gabriel Atal effectivement qui avait été créé ce euh ce site et donc il est didactique, ça permet aux citoyens d'y voir clair et c'est bien faut faut encourager ce type d'initiative de la part de l'État parce de transparence et c'est c'est fort utile.

Et donc si on regarde expliqué par l'État où vont 1000 € d'impôts, là ce sont des chiffres de 2023. l'État n'a pas donné des chiffres plus récents. On voit qu'effectivement plus de la moitié par la protection sociale donc sont euh 561 € exactement, c'est-à-dire ce sont les retraites, la santé, la famille, euh le chômage.

Seulement 88 € hein pour l'éducation et surtout si effectivement on regarde quelque part État état social versus état régalien, bah l'État social lui, il est en taille XXL et le pauvre état égalien lui il est en taille S. Pourquoi ? Parce que si vous prenez, vous pouvez dire que si on avait moins de protection sociale, on aurait peut-être plus de sécurité, une meilleure police, une meilleure justice et cetera.

C'est fera croire. Oui, parce que si ça va d'un côté, ça ne va pas d'un autre quoi. Et effectuellement, donc on est à 5 561 € pardon pour 1000 € de protection sociale.

On prend le régalien, on est à peine 65 et dans le régalien, on va mettre la défense, la sécurité, la justice et puis même la diplomatie, ça en fait partie. Donc le le gap entre guillemets comme on dit aujourd'hui est est considérable. On va prendre ce matin un exemple concret aussi pour montrer pourquoi il est si difficile de réduire la dépense publique.

On a choisi sur Europain de vous parler de ma prime Rennove qui est une petite dépense publique Jean-Baptiste Léance. les 3 milliards 6 de budget de crédit engagés cette année pour la rénovation thermique des des bâtiments. Bon, l'idée, elle est plutôt louable he décarboner l'habitat tout en soutenant l'activité économique.

Sauf que sauf que il se trouve que l'État a créé une niche de subvention qui ne pourra pas facilement refermer parce que vous êtes tout un secteur économique qui s'est constitué autour de ça et qui tient à ces subventions. Jean-Baptiste Léon, ils s'y tiennent. Les bénéficiaires, ils sont attachés.

Les profession les professionnels ils sont attachés. Il y a toute une filière qui s'est qui s'est développée. Il faut savoir que la prime Renov a été lancée après alors il y avait des dispositifs avant qui existent des crédit d'impôt et crédit d'impôt et l'État a voulu faire plus simple.

Mais en fait c'est ça reste quand même assez compliqué. Quand vous regardez de près en 2023, il y avait un économiste qui avait listé tout toute la programmatique, tous les tout la la paramétrique entre guillemets de de ces primes rénov et cetera. Il y en avait plus pour plus de 60 pages et donc c'est assez complexe un t de fraude très élevé aussi.

Voilà donc cette complexité à chaque fois dès que c'est simple après il y a B les Froder qui qui arrivent qui arrivent à s'imisser dans le système. C'est de l'ordre de 10 %, c'est ça ? À peu près. 10 % alors ça va beaucoup mieux qu'au début parce que donc ça a été lancé en 2020.

Donc l'ensemble du dispositif depuis 2020, la prime RENOF, c'est un peu plus de 10 milliards d'euros. Euh très vite, on s'est rendu compte, bah l'administration s'est rendu compte qu'il y avait des petits margoulins qui essayent de s'imisser dans la brèche et maintenant il y a beaucoup de de contrôle en amont. Euh ce qui fait que par exemple les vos auditeurs doivent le savoir, ils ont peut-être été concernés mais il y a une suspension de plusieurs mois cette année de ma prime Renof parce que justement il y a des cas de juin à septembre.

Oui, des cas énormes de fraudes qui ont été bloqué en amont et donc ce dispositif a a ce ce type de travers et et surtout il a été évalué, il y a de nombreux rapports de scientifiques même de la cour des comptes qui qui a regardé ça de très près qui démontre que ces ces travaux énergétiques n'ont pas les conséquences positives voulues en terme de consommation de gaz ou d'électricité. Oui. Et on pourrait parler du transport sanitaire les taxiers qui vivent de la sécurité sociale 6 milliards et demi d'euros.

C'est pareil, c'est de la dépense publique sur laquelle il est très difficile de revenir parce que vous avez un chantage à l'emploi qui va s'opérer dès lors qu'il est question d'ouvre, il y a eu des des manifestations de taxi euh au printemps. Pourquoi l'assurance maladie veut revenir là-dessus ? En fait, il faut savoir que un un un trajet en en transport de en taxi sanitaire va être mieux remboursé à 90 %, c'est pris en charge à 90 % par l'assurance maladie.

C'est plus pris en charge que les médicaments ou les soins. Donc effectivement, ça innerve considérable tout un secteur. Il y a eu aussi des fraudes.

C'est pas simplement euh le fait des des professionnels, c'est une minorité de de professionnels qui sont concernés. Beaucoup de patients ont tendance à prendre ces taxis euh par leur facilité de transport et non pas pour des raisons médicales. Merci Jean-Baptiste Léon.

Le livre noir de l'argent public, je vous le conseille vivement. Les secrets d'un état en faillite, c'est chez Hugo Doc. Merci d'être venu nous en parler ce matin sur Europe.