Audiovisuel public, prix des carburants... Sébastien Chenu, député RN, est l'invité de la matinale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous soutenez la décision d'Emmanuel Macron d'envoyer le Charles de Gaulle vers le D3 d'Ormuse ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Qu'attendez-vous des aides aux carburants annoncées par le Premier ministre ?
- 4:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous dites que Total Energie est un profiteur de crise ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Que vont voter les députés RN pour la nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France ?
- 8:01OuverteRéponse directe
La privatisation de France Télévision est-elle une première mesure si vous arrivez au pouvoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Sébastien ChenuFait
« Non, mais le premier ministre essaie de gagner du temps et on le voit depuis le début de cette crise. »
- 4:01Sébastien ChenuFait
« Les marchés sont les premiers à profiter de la crise. »
- 5:00Sébastien ChenuChiffre
« La contribution supplémentaire à l'Union européenne, c'est 6 milliards. »
- 8:01Sébastien ChenuPromesse
« La privatisation de France Télévision, c'est la première mesure quand vous arrivez à l'Élysée. »
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Bonjour Sébastien. Hier Emmanuel Macron a décidé d'envoyer le porte-avion Charles de Gaulle vers le D3 d'Ormouse. Il entend prouver que la coalition dont il a pris la tête avec le Royaume-Uni est prête et capable de sécuriser le D3.
Ce sont les modélisés. Est-ce que vous soutenez cette décision ? Oui, nous nous n'avons pas pour habitude de d'essayer d'affaiblir en tous les cas le président de la République dans ces décisions à l'international parce qu'on ne veut pas affaiblir la France.
On voit bien que la nécessité d'ouvrir le D3 d'Ormuse aujourd'hui apparaît comme prioritaire et il faut prendre des initiatives pour permettre effectivement le passage dans ce D3. Je crois qu'un certain nombre de bateaux commencent parfois à repasser. Tout ça va dans le bon sens puisqu'on voit bien qu'effectivement à l'autre bout de la chaîne, c'est un peu l'effet papillon.
Euh lorsque le D3 d'Ormuse euh se ferme, ici les prix euh à la pompe augmentent et ce sont les Français qui euh euh qui payent finalement le prix de cette fermeture. Alors, justement effectivement euh en France, Sébastien Lecornu a fait un pas vers de nouvelles aides concernant les carburants. On devrait en connaître le détail en début de semaine prochaine, mais le Premier ministre évoque un changement d'ampleur et d'échelle.
Qu'est-ce que vous attendez vous ? Non, mais le premier ministre essaie de gagner du temps et on le voit depuis le début de cette crise. En réalité ces aides, elles ne sont ni calibrées, ni ficelées, ni opérationnel, ni au niveau de ce que les Français attendent.
Ah ben là, il y a quand même des aides ciblées, les pêcheurs, les agriculteurs, les grands rouleurs, on n pas au niveau et les infirmières libérales et les taxis. Enfin, on peut en parler. La réalité c'est qu'il faut des mesures pérennes, pas des mesures uniquement à prendre en t en cas de crise, il faut des mesures pérennes.
Le problème c'est que vous vous avez une mesure pérenne, hein, c'est la baisse la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 sur les carburants. Mais ça c'est cher, ça veut dire 10 milliards hein, ça a été à peu près calburé. On prend l'argent.
Oui, bien sûr. Alors, dans les autres pays européens, il y a des initiatives dans ce sens. C'està-dire que on a l'impression que la France est une île qui est le seul paysquelle beaucoup elle déficite que les autres pays eur.
Oui, en plus. Et en plus, la France a été mal gérée pendant toutes ces années. Ce qui fait que les Français payent doublement l'addition du macronisme.
Ils sont impactés pendant la crise, le gouvernement est incapable de les aider et en plus le pays est durablement impacté par une gestion délétaire des finances publiques. Il faut prendre des initiatives. Effectivement, elles sont finançables.
Faire des choix en politique, c'est effectivement arbitrer entre différents inconvénients. Aujourd'hui, baisser la TVA, vous l'avez dit, ça représente un coût de d'une dizaine de milliards par an. Ben écoutez, il y a des économies à trouver.
Par exemple, la coopération avec euh l'Algérie ou avec un certain nombre de pays, c'est entre 8 et 13 milliards. Vous avez déjà une manicie. La contribution supplémentaire à l'Union européenne, c'est 6 milliards.
Euh les allocations euh versées à des étrangers euh sur notre territoire euh non contributive et bien c'est 20 milliards. Mais je reviens quand même à l'efficacité de cette cette mesure, c'est les stations services qui fixent les prix. Est-ce qu'il y a pas un risque que les baisses de taxes soient pas entièrement répercuté sur les prix ?
Il faut contrôler les marges évidemment et on sait très bien que les distributeurs doivent aussi faire un effort. D'ailleurs, nous on est favorable à cet effort. Cet effort, il peut prendre évidemment la forme d'un plafonnement des prix.
Et c'est ce que nous demandons, c'est ce que nous souhaitons, c'est ce que Jordin Bardella a proposé. Donc effectivement, nous on considère que Total lui-même, puisque c'est le plus grand euh des fournisseurs, doit faire un effort, que les distributeurs doivent faire des efforts et que cette solidarité, elle est nécessaire aujourd'hui au moment où les Français sont laissés à l'abandon devant leur pompe à essence. Est-ce que vous dites vous euh que Total Energie est un profiteur de crise ?
En tous les cas, les marchés sont les premiers à profiter de la crise. Ce sont les actions de Total qui ont évidemment plafonne le prix à la pompe pour de nombreux Français qui s'y ruent, ils font quand même un effort de guerre. C'est pas suffisant pour vous.
Non, mais c'est c'est cet effort, c'est un effort nécessaire. C'est la solidarité nécessaire. Les grands groupes, ils ont aussi une responsabilité sociale devant le pays.
Donc nous, on demande à partir du moment où ils font des surprofits, que ces surpris puissent être taxés. En réalité la contribution leur contribution c'est le plafonnement et nous y sommes favorables. Donc quand vous parlez de taxer les surprofits, euh on a le sentiment quand même que le RN est pas tout à fait euh au clair sur cette question.
On a plutôt le sentiment que Marine Le Pen est plutôt pour dire oui, il faut taxer euh les surprofits notamment de Total et que Jordan Bardella, il dit pas si sûr. Non non. Jordan Mardella disait encore chez un certain nombre de vos confrères ces dernières heures qu'il fallait effectivement que le groupe total fasse preuve de cette solidarité parce que c'est ça la justice fiscale.
C'est ce que nous attendons. Et cette solidarité, elle passe par le plafonnement des prix. C'est une façon évidente, concrète, matérielle de faire preuve de cette solidarité que nous demandons à total.
Fin mars, Marine Le Pen accusé l'État de se comporter en profiteur de crise. Elle dénonçait aussi des recettes indu perçues par l'État. Euh le Premier ministre a fait acte de transparence, hein, ce fameux surplu de fiscalité, c'est 190 millions pour mars et avril qui est automatiquement réinjecté dans dans les dans les nouvelles aides.
Est-ce qu'il y a pas une forme de démagogie à laisser entendre que l'État se gave ? Non, mais l'État profite effectivement de rentrée fiscal inattendue. Vous dites "Le premier ministre fait preuve de transparence".
Non, c'est la loi. Enfin, je veux dire les comptes de la France sont publics, sont examinés. Oui.
Des centaines d'euros de millions qui n'étaient pas attendus dans les comptes de l'État et qui rentrent dans les comptes de l'État. Mais le coût de la crise, c'est 6 milliards, voyez. Donc oui, d'accord.
Mais enfin, les aides les aides petites, pas calibrées et cetera dont vous parlez, ils sont payés en réalité par cette ce profit qu'a fait l'État. Aujourd'hui, ce qu'il faut c'est des mesures pérennes. C'est la baisse évidemment euh de la TVA, c'est le contrôle des marges, mais tout ça nous le proposions déjà en 2022.
Nous, on n'a pas attendu qu'il y ait une crise pour prendre des pour faire des propositions pour que les mesures soient impactantes dans la vie des Français. Là, ce qu'on voit, c'est qu'en fait, le premier ministre gagne du temps, cherche à gagner du temps pour ne rien délivrer aux Français et les laisser à l'abandon devant leur pompe à essence. Euh deux dernières questions.
Emmanuel Macron a proposé le nom de son ex-secrétaire général à l'Élysée, Emmanuel Moulin, pour être le prochain gouverneur de de la Banque de France. Emmanuel Moulin va donc être auditionné par la commission des finances de l'Assemblée nationale. Euh que vont voter les députés Rennes pour ou contre ?
Non, on votera pas favorablement à cette nomination. D'abord, c'est le verrouillage de l'appareil d'État par les amis d'Emmanuel Macron. Tous les jours, Emmanuel Macron nomme, c'est le cas aussi au Conseil d'État, des amis, des copains pour verrouiller l'État pour que s'il y avait demain une alternance, si le Rassemblement national arrivait au pouvoir, il soit entouré d'amis d'Emanel Macron.
Et puis le parcours de monsieur Moulin qui à titre personnel est probablement quelqu'un d'estimable, mais son parcours nous démontre que ses compétences ont été très limitées. Il a été le directeur de cabinet Bruno Lemire, le ministre des finances qui a flingué le pays et flingué les finances publiques du pays. Donc si vous voulez, ce parcours ne plaveur de l'intéressé.
Donc là, clairement, on se souvient qu'en février 2025, vous étiez absten pour la nomination de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel. Donc là, pour Emmanuel Moulin, ce sera contre. Oui, nous nous opposerons à cette nomination.
Ça suffit aussi cette République des copains, cette République du copinage dans laquelle Emmanuel Macron recase chaque jour qui passe un ancien ministre, un ancien directeur de cabinet, un ancien collaborateur au plus haut poste de l'État. Euh le rapport sur l'audiovisuel public prévoit aussi donc la nomination des dirigeants de l'audiovisel public par le président de la République et non plus par l'ARCOM. Alors certes, ça sera après-avis de la des commissions culturelles de l'Assemblée nationale, du Sénat et aussi après avis de l'ARCOM.
Un patron nommé par l'Élysée, c'est c'est le retour de l'ORTF. Mais c'est pas exactement nous ce que nous défendons. C'est une des préconisations du rapport à l'oncle.
Mais nous nous considérons que l'État n'a pas grand-chose à faire en réalité dans l'audiovisuel. Et donc nous considérons qu'à partir du moment où France Télévision euh serait privatisé totalement ou partiellement, il ne revient pas forcément à l'état de nommer euh le patron de cet audiovisuel. Donc nous nous considérons votre méthode.
C'est une des préconisations. Mais vous savez ce qui va se passer, c'est que les propositions de Charles Loncle, elles vont être étudiées, elles vont être scrutées, elles vont participer du débat public et chercher à corriger finalement les graves déviances du service public qui ont été épinglés dans ce rapport. Et puis ensuite une fois que le service public sera corrigé et bien et puis redressé parce que 80 millions d'euros de déficit, il sera temps de voir ce qui peut être privatisé au sein de ce service public.
La privatisation de France Télévision, c'est la première mesure quand vous arrivez à l'Élysée. Oh mais il y a d'autres mesures évidemment, mais vous savez, il y a pas de première mesure. On compte ouvrir tous les chantiers en même temps.
La privatisation en fait partie mais ça ne se fait pas n'importe comment. Il faut d'abord redresser cette belle maison. Ah donc redresser ça va prendre un peu plus de temps.
Ah bah il faut bah ça ça c'est pas en 15 jours madame mais nous avons cet objectif de privatisation qui est aussi demandé par les Français puis comme le rappelle chaîne parce que on a entendu parfois des chaînes un coup c'était François cé voilà il y a des recommandations et des propositions mais tout ça peut se faire en concertation avec les intéressés aussi il s'agit de regarder quelle est l'efficacité que doit avoir ce nouvel outil audiovisuel dans l'avenir et qui pourra acheter parce qu'on sait que le marché publicitaire en ce moment il est en netre régression que c'est difficile déjà pour les chaînes privées. red doutez pas de déstabiliser le secteur et puis peut-être de pas trouver d'acheteurs. Raison pour laquelle il faut d'abord corriger ce qui dans l'audiovisuel public est une sont des défaillances que ce soit l'impartialité que ce soit la gg d'un certain nombre de reculer quand même pas du tout je vous le dis l'objectif c'est de privatiser.
C'est l'objectif que nous avons. C'est l'objectif que nous assumons mais évidemment il y a une méthode il y a une il y a une façon de faire. Il y a pas de brutalité en cela.
Nous on veut pas brutaliser le service public. On veut faire en sorte de doter la France d'un outil audiovisuel moderne.
Sébastien Chenu