Qui peut encore acheter une voiture ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 1 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 31:05PrésentateurFait
« parce qu'une des raisons pour lesquelles les ménages hésitent à acheter de l'électrique d'occasion c'est aussi qu'ils ont assez peu d'informations sur l'état de santé de leur batterie et donc il va falloir à terme que cette information soit publiée par les revendeurs de voitures pour que les ménages soient en confiance au moment où ils achètent de l'électrique »
Temps de parole
- Présentateur33 %
- Présentateur 226 %
- Présentateur 321 %
- Auditeur6 %
- Invité4 %
- Auditeur 24 %
- Auditeur 34 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il faut relancer le marché automobile à la peine dans l'ensemble de l'Europe. Évidemment, on sait pourquoi. Qui peut se payer une voiture neuve aujourd'hui et a fortiori d'ailleurs électrique ? Les constructeurs et les autorités l'ont dans le viseur. On relance aujourd'hui même le leasing social pour les voitures électriques qui avait été un tel succès lors de la saison 1 que toutes les voitures étaient parties en 6 semaines. C'est peut-être votre cas, d'ailleurs, vous allez nous le raconter. Le système reste le même. 50 000 voitures et des critères à remplir qui sont des critères assez stricts pour être éligibles que nous vous détaillerons si vous le souhaitez.
Mais ce coup par coup ne va pas suffire. Les constructeurs entendent revenir à de plus petits modèles mis en vente sous la barre des 15 000 euros. Sauf qu'ils ont besoin de contrepartie pour faire tomber les prix. Et ils le disent, ils veulent être affranchis de normes multiples qui sont d'autant d'exigences en matière de sécurité. Le fameux GSR2, c'est-à-dire les aides à la conduite, les radars, les détecteurs d'obstacles, les régulateurs de vitesse, les enregistreurs de données. Tous ces matériaux sophistiqués coûtent cher à la fin sur le prix d'une voiture.
Lâcher du lest, c'est donc ce que demandent les constructeurs à l'Europe qui est en train de dire Ok, faisons des modèles plus simples et donc moins chers. Et puisque la porte est ouverte, les constructeurs veulent en profiter pour glisser à Ursula von der Leyen que si on pouvait éventuellement reculer la fin du thermique pour permettre à chacun d'avoir une voiture à bas prix, ce ne serait pas plus mal. En phase 2, ils ont des gens comme vous qui achetaient souvent, particulièrement tout le temps, des voitures d'occasion qui faites réparer jusqu'à ce que le contrôle technique dise stop. Et on a l'impression sur ces sujets que c'est un peu le diable qui se ment la queue.
On a tous bien compris que nous étions dans une période de transition mais encore loin de lâcher l'idée d'une voiture devant un marché de l'automobile qui tâtonne tout en voulant continuer à vendre des voitures. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Et qu'est-ce que vous vous dites vous ? Est-ce que vous dites encore 5 minutes s'il vous plaît monsieur le bourreau, promis j'y vais, mais descendez-moi d'abord les prix ou est-ce que vous dites plutôt à ce stade électrique ou thermique de toute façon je ne prendrai que ce qu'il y a de moins cher, qui peut acheter une voiture neuve ? Aujourd'hui c'est le téléphone sonne et soyez les bienvenus. Téléphone seul. 0145 24 7000.
Christophe vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu, bonsoir. Bonsoir. On vous écoute Christophe.
Eh bien écoutez, moi je suis commercial, je fais entre 50 et 60 000 km par an sur toute la France. En 2019 j'ai acheté une voiture neuve pour exercer cette profession. Donc j'ai pris une voiture française, 5 portes, boîte automatique, moteur 110 chevaux, diesel, etc. Quand j'ai voulu la renouveler, donc en 2024, fin 2024, je suis retourné dans le même garage pour avoir une nouvelle voiture. Et là on m'a dit que les moteurs diesel ne se faisaient plus, qu'il fallait choisir entre une essence, une électrique ou une hybride. L'électrique, je ne me convenais pas parce qu'il n'y avait pas d'autonomie. L'essence m'aurait coûté cher et donc il fallait partir sur un modèle hybride.
Donc la même voiture en modèle hybride, on m'a annoncé un tarif à 35 000 euros. Et la voiture que j'avais achetée en 2019, neuve, m'a été facturée 20 000. Alors je précise juste que le tarif annoncé à 35 000, c'était un tarif non négocié, alors que la voiture achetée 20 000, j'avais quand même négocié un petit peu le prix. Du coup, j'ai acheté une voiture d'occasion.
C'était le sens de ma question, mais vous l'avez achetée à essence, électrique, hybride, vous l'avez acheté comment ?
J'ai acheté une voiture diesel d'occasion. En fait, j'ai repris la même que celle que j'avais avant, que j'avais achetée en 2019. J'ai repris le même modèle, j'en ai trouvé une d'occasion, qui avait 70 000 kilomètres et qui va très bien.
Alors vous, vous avez une grosse voiture et vous conduisez beaucoup, Christophe, mais est-ce que si demain vous avez des constructeurs qui viennent et qui vous disent « je vais vous faire un autre modèle, je vais vous faire quelque chose, ce sera moins cher, ce sera plus facile de l'acheter neuve », est-ce que vous dites, je ne sais pas, est-ce que vous mettez vos billets sur la table en disant « pour voir » ou est-ce que pour l'instant, de toute façon, vous attendez, vous ne changez rien à vos habitudes ?
Moi, je ne suis pas fixé sur un véhicule en particulier ou sur une motorisation particulière. Simplement, j'estime que quand on fait des hausses de tarifs qui sont de plus de 50% sur 5 ans, ça me semble exorbitant. Donc si vous voulez, je suis quand même, si j'avais une voiture neuve à acheter aujourd'hui, effectivement, je trouverais quand même que le prix baisse sérieusement aujourd'hui, clairement.
Merci Christophe pour cette entre-en-matière, merci pour votre témoignage, pour discuter ensemble jusqu'à 20h ce soir autour de la table. Il y a Diane Strauss, bonsoir, directrice du Bureau français de l'ONG Européenne Transport et Environnement. Il y a Flavien Neuvi, bonsoir, directeur de l'Observatoire CTLM de l'Automobile. Vous voyez réagir, Flavien Neuvi, au témoignage de notre ami Christophe. Réagir un peu comme si vous l'aviez entendu 200 fois cette histoire, en fait.
Oui, parce que le témoignage de Christophe illustre le fait qu'effectivement, quand on regarde sur ces 5 dernières années, mais même si on prend un peu plus de recul sur ces 20 dernières années, les prix de vente des voitures neuves ont explosé, en fait. Et plus de deux fois plus vite que l'inflation. Et qu'il y a plusieurs raisons à cela. Il y a une première raison qui est liée effectivement à des normes. Alors, vous citiez la norme sur les aides de conduite, mais il y a aussi les normes de dépollution. Donc, les constructeurs doivent beaucoup investir.
Il y a aussi le fait que les constructeurs font des voitures un peu plus grosses, un peu plus équipées, et que plus la voiture est chère, plus ils font des marges. Donc, c'est une responsabilité un peu partagée. Mais au final, en fait, quand on regarde aujourd'hui les acheteurs de véhicules neufs, d'abord, on n'en vend pas beaucoup. En France, c'est sûr, on n'en vend pas beaucoup. On est même revenu à des niveaux qu'on n'avait pas connus depuis 50 ans. Mais quand on regarde les acheteurs de véhicules neufs, on se rend compte que c'est les 20% de ménages qui ont les revenus les plus élevés qui peuvent encore acheter des voitures neuves.
Et les autres ménages, même quand ils en ont les moyens, ils préfèrent acheter des véhicules d'occasion parce que c'est trop cher. Et puis, effectivement, il y a le flou technologique, on y viendra certainement, qui suscite de l'attentisme, de l'hésitation. Et très souvent, effectivement, quand on voit le marché de l'occasion, on voit bien que les ventes de diesel se portent bien. D'ailleurs, ça soutient les prix de vente de diesel parce qu'il y a beaucoup de gens qui demandent du diesel sur le marché de l'occasion. Diane Trouche, il y a une chose que dit Flavien Neuvi. Il dit où, effectivement, les gens veulent des voitures plus grosses, des voitures plus équipées.
Et c'est vrai qu'il y a eu ce moment-là, il y a eu cette tendance, on avait l'impression qu'on vendait que des SUV dans ce pays. Et puis, on entend bien, on voit bien, là, les constructeurs, et c'est aussi ce qui a motivé notre sujet ce soir, qui sont en train d'essayer de revenir à d'autres voitures, à revenir à des modèles plus petits qu'on avait quasiment vu disparaître. On a l'impression qu'il y a un tâtonnement, en fait, total pour savoir, bon, alors, comment on se refait la cerise, en fait ? Est-ce qu'on le fait avec des gros ? Est-ce qu'on le fait avec des petits ? Est-ce que c'est ça qui se passe, à votre avis, dans la tête des constructeurs ?
Alors, les constructeurs ont vendu des voitures très grosses, très équipées et très chères, parce qu'ils avaient une stratégie qu'on appelle de marge, c'est-à-dire qu'ils ont vendu moins de voitures, mais plus chères à des ménages plus aisés. C'était en effet des SUV, et c'est comme ça qu'ils ont fait des très belles années, puisqu'ils ont vu leurs bénéfices tripler entre 2021 et 2023, par rapport à 2019. Donc, ils ont vraiment fait des belles années.
Et, en fait, maintenant, les prix de vente, notamment d'électriques, sont en train de diminuer, en raison de la réglementation des objectifs climatiques européens qui sont sur les constructeurs, puisque les constructeurs doivent vendre de plus en plus d'électriques, et donc, ils sont plus ou moins obligés de baisser leurs prix pour réussir à vendre à plus de ménages. Là, on arrive vraiment au bout de leur stratégie de grosses voitures, de vente de grosses voitures, puisqu'on voit bien que les ventes s'écroulent, en fait, sur le neuf, et qu'on n'arrive plus à vendre des voitures neuves parce que les prix sont trop chers.
Donc, il faut pouvoir vendre de l'électrique, y compris pour pouvoir continuer. Là aussi, on a un peu l'impression qu'on n'a pas encore trouvé la clé, en fait, de ce serpent de merlard. Est-ce que c'est que le prix, en fait, qui a fait que, de toute façon, on n'a pas décollé là-dessus ? Il y a d'autres raisons, Flavien Neuvi ? Alors, il y a le prix, sur la voiture électrique, il y a le prix, mais il y a aussi eu... Nous, on a vu, on a mené plein d'études sur la voiture électrique. La première, elle remonte à 2012, à l'époque, on ne remandait pas du tout, d'ailleurs.
Mais on a refus une étude en 2019, juste avant la crise sanitaire sur la voiture électrique, et on est revenu sur le sujet en 2024, et en fait, on a vu que les lignes avaient beaucoup bougé dans l'image, la perception de la voiture électrique. En 2019, pour le dire de façon très simple et résumée, elle avait une très bonne image, voiture écolo, propre, qui incarne le progrès technologique, etc. Et puis, les choses ont un petit peu basculé dans l'opinion publique, avec notamment la hausse des prix de l'électricité, auquel on a assisté. Il y a eu la promesse de dire, vous allez payer vos voitures électriques plus cher, mais vous allez économiser, finalement, à l'usage de votre voiture.
Donc, la hausse des prix de l'électricité a semé le doute. Et puis, après, il y a eu un discours, effectivement, qui a été un peu plus critique sur la voiture électrique, dans le débat public, j'entends, d'une façon générale. En même temps que le backlash écologique, etc., ça va aussi en même temps que cette... Oui, aussi, d'une certaine façon, oui. Et puis, il y a un deuxième élément dont on ne parle quasiment jamais, donc j'en profite, c'est que, quand on avait 2% de vente en électrique, en fait, les 2% de vente électrique, c'était des ménages qui avaient le portrait robot idéal pour la voiture électrique.
C'est-à-dire qu'ils avaient un garage, l'usage leur convenait parfaitement, et donc, ils étaient très contents de leur voiture électrique. Mais quand on augmente et qu'on élargit le nombre d'acheteurs de véhicules électriques, quelquefois, l'expérimentation à l'usage n'est pas bonne. Si on reprend l'exemple de Christophe, très clairement, un automobiliste qui fait beaucoup de kilomètres et qui doit recharger sa voiture longtemps, forcément, il a un retour d'expérience qui est un peu moins bon. Mais je trouve ça intéressant, Diane Strauss, parce que, visiblement, les constructeurs sont en train de viser d'autres cibles. Certainement pas Christophe, en fait.
Il n'est plus dans la cible, en tout cas, pour l'instant. On est, effectivement, dans une voiture à moins de 15 000 euros, électrique de préférence, mais, pourquoi pas, thermique aussi. On est dans des petits modèles. On est en train de revenir à ce petit modèle. Et ça veut dire quoi, en fait ? Est-ce que ça veut dire, offrons aux gens une voiture qu'ils ont les moyens de s'offrir et, de préférence, neuve ? Ou, qu'est-ce que ça veut dire d'autre, en fait ? Ou alors, ça veut dire, on va essayer de remettre des voitures en ville, tiens, par exemple, comme ça, on est fait tout petit, on fait des citadines ?
Il y a beaucoup de choses, mais oui, alors, en effet, l'idée de vendre des voitures moins chères, pardon, l'idée de vendre des voitures moins chères, ça va vraiment être d'élargir la base de ménages qui peuvent acheter des voitures. Et on va avoir des ménages qui sont plutôt des classes moyennes pouvoir accéder à la voiture électrique. Et ça, c'est vraiment nouveau. Mais il faut rester sur l'idée qu'on a des ménages qui achètent sur le marché du neuf qui sont quand même relativement aisés et que pour que les ménages, tous les ménages aient accès à l'occasion, à la voiture, il faut qu'ils aient accès aussi à la voiture électrique.
Mais je fais quand même une incise, voilà, je fais quand même une incise. Alors, effectivement, le marché de l'occasion sur l'électrique, on en a fait moult sujets ici, effectivement, on n'en voit pas encore, on ne voit pas réellement à quoi il peut ressembler aujourd'hui. Mais je fais quand même une incise parce que le leasing social qui revient, qui repart là, aujourd'hui même, c'est aussi la raison pour laquelle on a voulu en parler ce soir, est vraiment réservé aux ménages qui sont les plus modestes. C'est un foyer fiscal autour de 16 500 euros pour une personne. Donc, ce sont des foyers fiscaux qui sont vraiment modestes. Ça avait extrêmement bien marché la première fois.
Vraiment, en six semaines, c'était écoulé. Donc, moi, je trouve ça un peu paradoxal. Il y a à la fois ce que vous dites, effectivement, il y a une espèce de réticence qui est venue à un moment. Flabien Nevis, vous avez raison. Et en même temps, il y a un désir, quand même, puisque ça part en claquant des doigts. Donc, en fait, elle est où, cette équation, finalement ? La barrière principale, c'est le prix, quand même. Parce que la voiture neuve est beaucoup plus chère aujourd'hui qu'il y a 5 ans, 20 ans, etc. Mais la voiture électrique est encore plus chère que la voiture thermique. Donc, en fait, la barrière du prix, c'est vraiment la barrière première.
Et d'ailleurs, comme vous le dites à l'instant, comme vous le disiez à l'instant, le leasing social première version a très bien marché. 50 000 voitures à des ménages aux revenus modestes qui se sont précipitées pour acheter une voiture électrique. Et je pense que le leasing social version 2, quand on regarde les précommandes chez les constructeurs, on voit que ça marche très bien aussi. Donc, il y a une forte demande pour des ménages qui, effectivement, souhaitent accéder à la mobilité électrique, mais pour lesquels, finalement, la barrière financière est trop importante. Donc, le dispositif est bien ciblé et normalement, ça devrait bien marcher.
Mais ce qui est intéressant, Diane Strauss, c'est que ces gens qui sont ciblés sont des gens qui, de fait, n'achètent jamais de voitures neuves. En fait, ce n'est pas un public de voitures neuves, les gens qui sont ciblés pour ce genre de choses. Et ça marche chez eux. Oui, tout à fait. La voiture électrique fonctionne généralement auprès des utilisateurs. 90% des conducteurs de voitures électriques sont satisfaits de leur véhicule. On voit, en effet, que le leasing social a été très bien souscrit la première année. Pour comprendre vraiment quel est l'enjeu et l'intérêt du leasing social, il faut connaître les étapes de vie d'une voiture.
En fait, une voiture, elle va d'abord être vendue neuve, principalement, généralement, à des entreprises qui représentent plus de la moitié des achats de neufs, des grandes entreprises. L'autre moitié, c'est comme on disait les ménages aisés. Ces grandes entreprises, quand c'est elles qui achètent ou qui louent, elles vont revendre la voiture sur le marché de l'occasion pour 3-4 ans. Et donc, c'est elles qui vont vraiment permettre de mettre à disposition des voitures électriques aux classes moyennes. Ces classes moyennes, elles vont acheter une voiture électrique et la garder 7 à 10 ans. Et puis, enfin, elles vont la revendre.
Et c'est là que les classes très modestes vont pouvoir accéder, finalement, à la voiture électrique. Et donc, on comprend bien qu'il y a certaines classes de la population qui pourront avoir accès à la voiture électrique que dans une dizaine d'années. Et donc, le leasing social, il a pour vocation à aller chercher ces publics-là qui, normalement, achètent de l'occasion de seconde main, vraiment seconde occasion, et leur offrir une voiture neuve. Et en plus, le leasing social, ça a cet intérêt industriel, qui est que ça génère plus de demandes pour les voitures électriques made in EU. Retour, parce que c'est ça qui compte, effectivement.
Retour au standard où nous attend Philippe depuis un moment, pardon. Bonsoir, Philippe. Oui, bonsoir. Soyez le bienvenu. Merci. On vous écoute, Philippe.
Ah oui, écoutez, j'avais une sorte de cri du cœur en voyant le thème de votre édition. Je vous en prie, criez. Ce qui consistait à dire, voilà, moi, je ne fétichise pas la voiture, c'est juste un moyen de déplacement. Bon, les intérêts industriels en jeu, je ne les ignore pas, mais du point de vue de l'utilisateur que je suis, il me semble qu'il faudrait, pour rendre les voitures plus accessibles, juste arrêter la surenchère technologique, le surarmement à tous les gadgets, qui, par exemple, aujourd'hui, nous empêchent de conduire sur la neige quand on a une voiture ordinaire, parce qu'on ne peut plus ni freiner, ni accélérer.
Et donc, voilà, il faudrait réinventer, en quelque sorte, et généraliser le concept initial de Dacia, sans faire de publicité, c'est-à-dire, revenons aux choses simples.
Merci beaucoup, Philippe, pour cette remarque. Vous n'êtes pas tout seul là-dessus, en préparant cette émission. Je disais, je crois que c'est dans Le Parisien, d'ailleurs, Flavien Neuville, un monsieur qui disait, moi, j'ai acheté une voiture, pas un vaisseau spatial. Mais ça joue. Et je dis que ça joue, parce que, par ailleurs, la plupart de ces gens les réparent, leurs voitures. Enfin, il faut être capable de mettre le nez sous le capot. Si on sait qu'on va acheter quelque chose dont on ne saura même pas mettre le nez sous le capot, on n'y va pas ? Oui, alors, c'est quand même une responsabilité partagée.
C'est-à-dire que les constructeurs, on leur part de responsabilité, parce qu'ils ont eu tendance à suréquiper les véhicules. Ce qui, avant, c'était des options, on pouvait choisir ou pas de prendre des options, mais on se soit équipé en série. Donc, ça se répercute sur le prix de vente final, et donc, ça coûte très cher. Donc, des voitures plus simples, c'est possible.
Mais il faut aussi, et les constructeurs sont montés au créneau, et je pense quand même qu'ils ont raison dans une certaine mesure, que la réglementation leur permette de faire notamment des mini-citadines, des voitures qui vont rouler essentiellement en ville, en cycle urbain, de faire en sorte qu'elles soient plus faciles, plus simples, et qu'il n'y ait pas besoin de les suréquiper en matière d'équipements de sécurité routière, parce que ça aussi, ça coûte cher. Donc, c'est vraiment une responsabilité partagée. La norme, la réglementation et les constructeurs, ce qui, à la fin, fait effectivement des voitures qui sont très très équipées.
On n'utilise pas toujours la moitié des équipements embarqués. Est-ce que ce serait possible pour un constructeur de le jouer presque à la carte ? En fait, voilà la voiture que vous utiliserez si vous prenez l'autoroute, si vous partez en vacances, etc. Donc, les normes de sécurité, même si c'est un petit modèle, les normes de sécurité, les voici. Si vous l'utilisez de manière urbaine, etc., les normes de sécurité, les voilà. Et pour que les gens comprennent bien de quoi on parle, on n'est pas en train de parler de mauvais pneus ou de freins qui seraient défectueux.
On parle des freinages actifs d'urgence, de l'allumage automatique, des feux de détresse, là, je les ai sous les yeux, de la direction d'obstacles en marche arrière, de la détection, d'avertissement de la somnolence du conducteur, de l'aide au maintien dans la voie, etc. Toutes ces choses qui sont désormais devenues obligatoires au niveau européen, en fait. Oui, alors, en termes de sécurité routière, on comprend bien la logique et l'objectif.
Simplement, équiper une routière avec quelqu'un qui va faire, comme votre premier auditeur, 50 000 à 60 000 km sur autoroute par an, on voit bien que les usages ne sont pas les mêmes que quelqu'un qui va utiliser sa voiture essentiellement dans les villes à 30 ou 50 km heure et demander les mêmes équipements aux constructeurs, ça n'a pas beaucoup de sens et au final, effectivement, ça a plutôt tendance à rendre la vente de petits véhicules extrêmement complexe parce que trop cher.
Vous, Diane Strauss, votre ONG s'appelle Transport et Environnement et on sait bien que les constructeurs ont été voir au Solar von der Leyen en leur disant baisse-moi les normes, descends-moi les normes et que le Solar von der Leyen est en train de dire oui. Est-ce que ça s'appelle un recul ? Est-ce qu'on est toujours dans ce recul face à l'environnement ? On parlait d'un retour de bâton tout à l'heure, est-ce qu'on est toujours dans cet état d'esprit-là ou est-ce qu'on s'est rendu compte en effet qu'il y avait un certain nombre de choses qu'il fallait enlever ? Là, en l'occurrence, pour ce qui est de la construction automobile en tout cas.
Alors, les constructeurs demandent en effet des ajustements sur les normes de sécurité mais aussi largement sur les normes climatiques.
En fait, comme on l'a vu, ces normes climatiques, on appelle ça normes et c'est des objectifs en fait de réduction d'émissions de CO2, elles ont fait en sorte que les constructeurs produisent en Europe des petits véhicules électriques abordables et le fait de revenir sur ces objectifs-là, ça va finalement diluer le signal d'investissement vers l'électrique que ce soit pour les ménages ou pour les investisseurs qui investissent dans la recharge, qui investissent dans les batteries et c'est le risque vraiment qu'industriellement on rate le coche sur la transition vers l'électrique et sur l'industrie de l'électrique.
Donc, de notre point de vue, c'est vraiment très important de continuer à garder ce signal pour 2035. Les constructeurs vont y arriver comme on le disait jusqu'à présent, ils ont fait des belles années maintenant l'enjeu c'est de réussir à produire des voitures en Europe électrique. Alors deux choses, est-ce que c'est vrai en effet que si on enlevait un certain nombre des normes dont vous parlez, oui, les voitures seraient beaucoup moins chères sur le marché donc au-dessous de 15 000 euros. Est-ce que c'est une réalité ou pas ? C'est-à-dire quand ils arrivent avec cet argument-là, Ursula von der Leyen ne peut pas leur répondre, c'est pas vrai ?
En fait, tout dépend si vous parlez de voitures électriques ou de voitures thermiques. Pour les voitures thermiques, la majorité des emplois des voitures thermiques ont déjà été délocalisées.
Après, si vous voulez faire de la voiture électrique en Europe, bien évidemment, l'Europe a un certain nombre de normes environnementales et sociales et puis c'est une industrie naissante qui font que les voitures électriques européennes peuvent être en dessous de 20 000 euros, on le verra en 2026 parce qu'il y aura des modèles qui seront en dessous de 20 000 euros mais resteront peut-être plus chers que leurs concurrentes chinoises et c'est pour ça qu'il faut que l'Europe aide l'industrie automobile et toute la filière de la chaîne de valeur de la batterie à devenir compétitive notamment avec des aides d'État sur les batteries et ça, c'est vraiment une politique, une stratégie industrielle qu'il faut que l'Europe développe mais en tout cas, c'est vraiment le sens de l'histoire que de produire des véhicules électriques et si possible sur notre sol.
L'une des choses qu'on a compris en même temps que les constructeurs essaient de dire à Ursula von der Leyen en l'occurrence il faut baisser les normes comme ça je pourrais faire des véhicules qui sont plus petits et qui seront donc moins chers on a bien compris qu'ils avaient aussi mis le pied dans la porte en disant et par là même si je pouvais aussi continuer à faire des voitures techniques qui seront petites et qui seront moins chères et si on pouvait bouger effectivement la limite de 2035 finalement on ne s'en porterait pas plus mal. Qu'est-ce qu'on en dit de ça Flavien Neuvi ?
Est-ce que c'est ça aussi pour l'instant qui est dans l'air chez les constructeurs cette limite 2035 elle ne tiendra pas on peut mettre le pied dans la porte ? Alors du côté des constructeurs oui clairement on a le sentiment qu'ils essayent les constructeurs européens français, allemands de pousser dans ce sens.
Il faut quand même rappeler que l'objectif de 2035 il est relativement récent et que la transition vers le 100% électrique se fait dans un laps de temps très court dans une industrie lourde où c'est compliqué quand même on ne fait pas des changements comme ça du jour au lendemain et qu'aujourd'hui les constructeurs sont confrontés à une difficulté c'est que quand on regarde la trajectoire initialement prévue pour arriver au 100% électrique en 2035 on n'y est pas quand on regarde les ventes de 100% électrique en Europe on est à 15% on devrait plutôt être à 25% aujourd'hui donc on a un petit peu de retard Et on comprend pourquoi on retourne au leasing on se souvient que les allemands se sont cassés la figure quand ils ont intégralement arrêté les aides donc c'est difficile pour les constructeurs qui ne peuvent pas obliger non plus leurs clients à acheter de la voiture 100% électrique donc ils sont confrontés à une vraie difficulté avec des clients on en a parlé tout à l'heure qui hésitent qui se posent des questions et derrière évidemment la commission européenne elle prend en compte effectivement les objectifs climatiques à 2050 neutralité carbone et donc il faut interdire dès 2035 la voiture thermique mais il y a aussi des enjeux économiques parce que l'industrie automobile en Europe ça fait quand même encore travailler beaucoup de monde et effectivement il y a une concurrence chinoise qui arrive et donc tout ça il faut les intégrer pour essayer de faire le choix le plus pertinent possible mais objectivement c'est très compliqué voilà c'est pas facile Voici Marc qui est dans le Pas-de-Calais bonsoir Marc
Oui bonsoir On vous écoute Je vous remercie vous avez bien précisé que j'habite le Pas-de-Calais donc c'est une région rurale donc sans voiture vous n'existez pas dans le Pas-de-Calais alors je résume ma situation je viens d'acquérir une voiture non pas une voiture je viens d'acquérir des kilomètres donc je rectifie votre question c'est pas qui peut encore acheter une voiture mais qui peut aujourd'hui et qui doit peut-être aussi acheter des kilomètres là vous me direz des kilomètres ça veut dire qu'en fait derrière on loue une voiture non on l'achète des kilomètres et ça entraîne un mental différent c'est-à-dire que c'est vraiment une révolution dans le cerveau c'est-à-dire que au lieu de vous dire ben voilà je fais 22 000 kilomètres par an maintenant je vais faire 20 000 kilomètres par an donc il reste 10% ces 10% où est-ce que je les mets ?
je les mets dans les très courtes distances et j'achète un vélo qui me permet de faire les très très courtes distances et ces 10% je les trouve et s'ils ne sont pas suffisants je diversifie par des longues distances que je fais par des transports en commun par le TGV etc. ce qui veut dire qu'en fait la réduction je me l'impose et j'entre dans un processus qui n'est pas l'achat d'une voiture mais l'achat de kilomètres mais au bout du compte pardon excusez-moi
il y a un truc que j'ai toujours pas compris quand même Marc mais au bout du compte j'entends bien que vous comptez vos kilomètres et que c'est comme ça que vous avez mis votre cerveau en gros pour pouvoir le diminuer mais vous avez quand même une voiture au bout du compte qui est à vous
j'ai une voiture au bout du compte
qui est à vous non mais c'est la vôtre je veux dire vous avez acheté une voiture c'est pas une voiture que vous louez c'est pas etc.
j'ai pas acheté de voiture j'ai fait j'ai un contrat de 4 ans au cours duquel la voiture ne m'appartient plus
ah oui d'accord d'accord d'accord ça y est j'ai compris pardon il m'a fallu du temps mais ça y est j'ai compris effectivement et je vois que Diane Strauss a compris elle tout de suite à la seconde où notre ami Marc a commencé à parler l'achat de kilomètres alors oui disons qu'en fait je perçois cette envie d'innover un peu sur les les modèles de déplacement c'est sûr que l'achat d'une voiture électrique c'est un modèle qui est disons issu de l'histoire l'achat d'une voiture mais on va voir de plus en plus les solutions de location se développer le financement comme on dit c'est-à-dire finalement d'avoir des loyers et de pouvoir se séparer de sa voiture au bout d'un moment et puis je partage avec l'auditeur cette idée qu'il y a beaucoup de déplacements qui peuvent se faire sans voiture et qu'on va vers finalement une pluralité de moyens de se déplacer et c'est vrai qu'il y a un des enjeux assez importants de l'accessibilité finalement c'est aussi les investissements qui sont faits dans les infrastructures que ce soit les pistes cyclables les bornes de recharge mais aussi bien évidemment des transports en commun qui peuvent être comme le car express régional qui vous amène sur la route avec un transport en commun voilà donc j'entends cette idée que finalement on cherche peut-être une solution d'accessibilité qui est quelque part entre l'achat par un ménage comme on disait assez aisé et le leasing social qui est comme on disait pour les ménages très modestes parce que Flavien Neuvi il est clair qu'il peut y avoir effectivement différentes solutions désormais on adopte différentes solutions des choses ont changé dans notre perception et puis il y a ceux pour lesquels rien n'a changé et parce qu'ils n'ont pas le choix parce qu'il faut aller travailler emmener les enfants à l'école emmener leurs enfants au judo etc et qui ont eux des kilomètres qui sont de toute façon des kilomètres incompressibles et ces gens-là en général ont une grande difficulté à acheter une voiture neuve de toute façon à n'importe quel autre moment mais surtout est-ce que l'idée que l'industrie automobile revienne à des hauteurs qui étaient ces hauteurs il y a quelques années est-ce que ça a encore du sens en fait à partir du moment où un certain nombre de pratiques sont en train de changer même doucement il y a ceux qui en auront toujours besoin et ça je l'entends et puis il y a les autres un peu comme notre auditeur à l'instant qui a un peu changé sa manière de voir donc est-ce qu'il faut de toute façon viser ce que nous étions ?
Alors il y a plusieurs choses la première chose c'est que on ne se rend pas forcément compte mais la mobilité quotidienne des français elle change profondément notamment dans les grandes métropoles où effectivement la part modale du vélo des mobilités actives du transport en commun augmente au détriment de la voiture donc la place de la voiture recule dans les grandes métropoles parce qu'on peut se déplacer autrement dans les zones périurbaines et rurales la voiture reste centrale dans les déplacements pour aller au travail emmener ses enfants à l'école faire les courses pour autant est-ce qu'on reviendra pour répondre à votre question au niveau que nous connaissions avant crise sanitaire 2019 je n'en suis pas sûr est-ce que c'est souhaitable ?
Je ne sais pas C'était le sens de ma question est-ce que c'est grave docteur ?
Alors pour l'industrie qui emploie beaucoup de monde je peux comprendre si je travaillais dans l'automobile je m'interrogerais Il y a du pour et du contre le pour c'est que si on produit moins de voitures on va mettre moins d'acier sur le plan environnemental il y a un côté positif à moins produire de voitures néanmoins ce que l'on constate c'est le parc roulant français vieilli les voitures qui roulent sont de plus en plus âgées sécurité routière avoir des véhicules qui en moyenne ont 11 à 12 ans sur nos routes c'est moins bien qu'avoir un véhicule neuf qui malgré tout est quand même mieux équipé et en matière de pollution plus le parc est vieillissant plus les notamment pour la pollution atmosphérique plus le parc est polluant donc il y a toujours du plus et du contre c'est pas noir ou blanc c'est plutôt gris ce qui est sûr c'est qu'on ne pourra pas rester à des niveaux de marché en Europe autour de 12 millions très longtemps parce qu'on a des capacités de production qui sont très importantes il y a eu des annonces du côté de chez Stellantis on a des annonces chez Volkswagen on voit bien que l'industrie automobile souffre beaucoup sur le plan économique derrière il y a des emplois il y a des gens qui y travaillent Stellantis c'est aujourd'hui oui alors aujourd'hui c'est une nouvelle annonce exactement mais du coup oui très clairement sur le plan économique je vais rester sur le côté économique l'industrie automobile a besoin de retrouver des volumes pas forcément ceux qu'on avait avant crise sanitaire mais il faut repartir en croissance parce que aujourd'hui les usines tournent très nettement en sous-capacité elles sont en sous-capacité de production et là c'est un gros problème économique l'une des autres options c'est de réinventer un modèle de véhicule qui resterait une voiture mais qui serait différent ce qui commence à exister dans certains pays on pense à la CAI il y a des choses comme ça dans certains endroits on va y venir mais je voudrais d'abord qu'on aille voir Gérard qui nous attend bonsoir Gérard oui bonsoir on vous écoute Gérard
oui alors bon j'ai téléphone du Calvados de Caen enfin à côté de Caen alors je voudrais tout simplement souligner le fait que le coût des réparations des voitures n'est plus du tout en rapport de ce que les gens gagnent maintenant quand vous avez quand vous avez des ouvriers des employés qui gagnent 1200 euros par mois et quand vous avez une réparation de voitures qui coûte 1300 1400 euros sur des voitures qui sont extrêmement compliquées et bien c'est un gros gros problème alors moi je vous avoue quand on parle de pouvoir d'achat pour moi le pouvoir d'achat c'est pas de baisser 2 centimes sur le kilo de pâte ou 5 centimes sur le beurre pour moi le pouvoir d'achat il passe dans des problèmes de cet ordre là et les contrôles techniques je comprends qu'il faille des contrôles techniques pour la sécurité seulement les contrôles techniques sont devenus tellement sévères que c'est une véritable angoisse pour les français modestes qui doivent passer leur voiture si vous avez un voyant qui est allumé sur la voiture parce qu'il y a un problème électronique votre voiture elle ne va pas passer parce qu'il y a un voyant d'allumé alors moi je vous avoue franchement alors j'ai bien aimé vos débuts d'émission parce que vous avez dit que l'Europe était quand même responsable parce qu'il y avait des tas de normes et que les constructeurs étaient obligés d'appliquer les normes ça j'ai bien aimé votre façon d'analyser alors donc je dis moi effectivement qu'il faut baisser les normes parce que ça ne sert à rien d'avoir des voitures compliquées moi je suis et puis je voudrais faire une autre observation quand on regarde les jeunes maintenant les jeunes ils sont tous avec des comment on appelle ça des trottinettes là et bien pourquoi parce que maintenant ils ne peuvent plus acheter de voiture ils ne peuvent plus passer le permis j'allais dire
ni passer le permis aussi mais enfin bon
le permis et moi je trouve si vous voulez et bien moi je voudrais défendre les jeunes parce qu'on est en train de faire une société à deux vitesses voilà ce que je voulais dire
et bien vous l'avez bien dit merci beaucoup et on va appuyer sur ce que vous dites Gérard c'est promis alors les jeunes ils sont en trottinette plutôt dans les espaces urbains par ailleurs je ne leur conseille pas de faire ça dans le Calvados du côté de chez Gérard mais il a raison Flavien Neuil ça coûte super cher plus la voiture est sophistiquée évidemment et on comprend pourquoi plus c'est cher de la faire réparer plus surtout on le disait tout à l'heure quand on met une nez dans le moteur on a beau être un réparateur on n'y comprend rien enfin je veux dire moi je suis de la génération où mon père avait des ampoules dans le coffre aujourd'hui je ne suis pas sûre de savoir je ne suis pas de voiture je suis urbaine mais je ne suis pas sûre de savoir enlever le phare pour pouvoir remplir l'ampoule c'est même quasiment impossible ça va être vraiment très bricolard et on a l'impression que quelquefois c'est même fait un peu exprès pour que vous ne puissiez pas le faire vous même et après les moteurs sont devenus très complexes si vous n'avez pas de boîtier électronique pour entrer dans le moteur vous ne le faites pas sur le contrôle technique ce qui vient d'être dit par votre auditeur est très vrai vous discutez avec n'importe quel garagiste indépendant vous parlez 5 minutes avec lui il va vous donner des témoignages il va vous citer des témoignages de gens qui viennent faire la prévisite en disant s'il te plaît fais en sorte que mon contrôle technique passe parce que s'il ne passe pas c'est la catastrophe non seulement je n'aurai pas les moyens de faire les réparations mais en plus je perds l'utilisation de ma voiture je ne peux pas acheter une nouvelle voiture donc derrière ça il faut bien comprendre une chose c'est qu'il y a de la détresse il y a de la détresse il y a de l'inquiétude il y a du stress parce que la voiture si vous perdez l'usage de votre voiture pour une raison technique parce que vous n'avez pas le contrôle technique derrière c'est comment vous faites pour aller travailler donc le témoignage est vraiment très intéressant et il correspond à la réalité de beaucoup de françaises et de français aujourd'hui et qui réparent leur voiture effectivement longtemps une fois, deux fois, trois fois jusqu'à ce que le contrôle technique effectivement finisse par dire stop mais c'est aussi ça la vie d'une voiture et c'est peut-être ça dans une certaine catégorie de population celle qui est visée typiquement par le leasing d'Henstros et c'est ça qui est peut-être aussi un peu paradoxal parce qu'une fois qu'on l'a la voiture électrique là aussi on peut toujours soulever le capot on ne sait pas comment ça se répare donc s'il se passe n'importe quoi sur cette voiture ça devient compliqué pour les gens qui la possèdent en leasing ou pas oui oui c'est vrai pour les voitures électriques comme pour les voitures thermiques maintenant mais électriques encore plus honnêtement extrêmement compliquées ce qui est certain c'est que en effet les constructeurs ont commencé à faire des voitures de plus en plus complexes et d'ailleurs on a souvent une confusion sur le fait d'avoir dans les voitures électriques des batteries des terres rares en réalité la majorité des terres rares utilisées c'est pour l'électronique de la voiture embarquée et donc ça fait des voitures qui sont très polluantes donc en effet il y a une nécessité de revenir à quelque chose qui soit plus simple plus réparable c'est vrai aussi de la batterie parce qu'une des raisons pour lesquelles les ménages hésitent à acheter de l'électrique d'occasion c'est aussi qu'ils ont assez peu d'informations sur l'état de santé de leur batterie et donc il va falloir à terme que cette information soit publiée par les revendeurs de voitures pour que les ménages soient en confiance au moment où ils achètent de l'électrique on a Benoît qui a écouté notre conversation sur WhatsApp et qui dit ceci effectivement voilà ce qu'il faut il faut une réponse adaptée à chaque contexte de déplacement est-ce que ça a du sens d'imaginer Flavien Neuvi que l'objectif de l'industrie mobile aujourd'hui c'est ça en fait avoir une réponse adaptée à chaque contexte de déplacement et y compris en inventant peut-être autre chose également à côté de la grosse berline la petite citadine et la la la la Flavien Neuvi la mobilité c'est passionnant en fait parce que c'est au coeur de nos modes de vie on peut pas parler de mobilité si on ne parle pas d'urbanisme si on ne parle pas d'aménagement du territoire si on ne parle pas du travail et donc en fait la mobilité effectivement elle évolue parce que nos modes de vie évoluent si on parle de la périurbanisation on a eu tendance à se déplacer un petit peu à aller sortir des villes pour essayer d'avoir un pavillon notamment dans les régions françaises ben forcément votre mobilité elle n'est plus tout à fait la même et donc c'est très intéressant d'analyser les lignes ont beaucoup changé ont beaucoup bougé elles bougent encore moi je reste optimiste je pense qu'effectivement on va réussir à trouver la mobilité de demain décarbonée notamment dans les villes après très clairement la voiture individuelle dans les zones périurbaines et rurale je pense qu'elle restera très longtemps électrique peut-être mais elle restera très longtemps indispensable pour des millions de françaises et de français voici Bruno qui nous attend bonsoir Bruno oui bonsoir on vous écoute
mais voilà moi je voulais intervenir parce que je roule en voiture électrique depuis 10 ans et j'entends donc régulièrement que la voiture électrique coûte cher et moi je vous assure en voiture électrique je gagne de l'argent le calcul est très simple la grande majorité des gens financent leurs voitures par un emprunt bancaire si vous comparez la mensualité du financement d'une voiture thermique à celui du financement d'une voiture électrique vous aurez une mensualité certes inférieure puisque au départ si on voit les choses à court terme et bien la voiture électrique coûte évidemment plus cher mais à cela vous devez ajouter le budget essence à la fin du mois et là on va avoir un budget mensuel qui dépasse celui de la voiture électrique d'autant plus que l'électricité vous pouvez la consommer la nuit avec un tarif extrêmement bas et si en plus vous avez la chance d'avoir des panneaux photovoltaïques c'est quand même le cas de plusieurs milliers de ménages en France et bien à ce moment là vous avez un coût d'électricité qui est proche de nul vous devez ajouter à cela le budget pour l'entretien de la voiture vous n'avez pas de frais de remplacement de plaquettes de freins pas d'embrayage à remplacer des choses comme ça et donc en fin de compte la voiture électrique sur le long terme coûte moins cher que la voiture thermique
est-ce qu'on sait dire merci beaucoup pour votre témoignage Bruno est-ce qu'on sait dire ce que c'est le long terme d'Einstrauss à partir de quel moment effectivement parce qu'il a raison sur le fond à partir de quel moment c'est rentable en fait ça va beaucoup dépendre de la taille de la voiture du nombre de kilomètres que vous faites mais globalement oui c'est vrai qu'une voiture électrique à partir du moment où vous êtes un rouleur fréquent où vous avez des trajets pendulaires je dirais de plus de 40 kilomètres aller-retour ça va être assez vite économique c'est d'autant plus économique pour les entreprises on a dit que les entreprises étaient assez vite pardon mais c'est au bout d'un an au bout de deux ans ça dépend des modèles mais au trois ans on commence déjà à retomber sur ses pieds financièrement et si sa voiture électrique depuis dix ans on peut dire sans prendre de risque effectivement il gagne de l'argent il économise de l'argent Bruno vous êtes encore là ou pas ?
oui oui je suis toujours là est-ce que vous avez dû changer votre batterie ou pas d'ailleurs en dix ans ?
alors jamais j'ai vendu une voiture électrique après dix ans et j'ai fait tester la batterie elle était encore à 92% de capacité donc voilà je pense que là aussi il y a des idées très conçues qui circulent
écoutez merci en tout cas de nous avoir apporté votre témoignage on a celui de Gilles sur Whatsapp qui me fait rire il dit ceci les constructeurs ont sciemment ignoré les besoins des gens des autos simples et efficaces avant d'être belles et grosses électriques ou pas n'y changera rien et je crois qu'ils se trompent Gilles en fait parce qu'on est quand même un peu fichus comme ça non Flavien Neuvis quand on regarde les critères d'achat d'une voiture simple et efficace sans aucun doute oui les critères d'achat alors il y a le prix bien sûr on va le laisser de côté puisqu'on en a beaucoup parlé mais il y a le design quand même est-ce qu'elle plaît ou pas il y a toujours un côté ce côté un peu irrationnel on voit certains modèles qui marchent très bien parce qu'elles ont un look un peu particulier donc il y a un côté un peu irrationnel il y a un élément qui est très important c'est la fiabilité et la robustesse il faut qu'une voiture soit fiable et solide compte tenu du prix qu'on y met c'est la moindre des choses vous m'étonnez très très rapidement Diane Strauss parce qu'on a déjà dépassé le temps mais je vous en prie oui je dirais aussi il y a les voitures qui plaisent aux entreprises et puis il y a les voitures qui plaisent aux ménages et comme vous le voyez les entreprises sont quand même des gros acheteurs de voitures ils achètent plutôt des voitures grosses et équipées alors que les ménages en fait vont plutôt sur des petites citadines segment A segment B et donc on peut penser qu'en effet les voitures d'il y a ces dernières années n'ont pas été vraiment adaptées aux besoins des ménages chacun son usage et adapter les besoins aux usages ça me fera gagner du temps à tout le monde merci beaucoup merci vraiment