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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 11 juin 2025 7 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉducation & rechercheNumérique

Homicides commis par des mineurs : « C’est un souci que ne pouvons pas éluder » - François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Peut-on aller jusqu'à limiter voire interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Comment responsabiliser davantage les parents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Premier ministreChiffre
    « l'augmentation des homicides par des enfants mineurs a augmenté peut-être de trois ou quatre fois sur les dernières sur la dernière décennie »
  • 6:30Premier ministrePromesse
    « Nous allons interdire la vente de ces armes »
  • 7:00Premier ministrePromesse
    « nous allons multiplier les contrôles sur les ports d'armes »
  • 7:30Premier ministreChiffre
    « Nous en avons suscité 6500 sur les trois derniers mois qui ont permis la saisie de près de 200 couteaux et de plus de 200 autres armes par destination »
  • 8:30Premier ministreFait
    « Le président de la République s'est exprimé plusieurs fois sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans »
  • 9:00Premier ministrePromesse
    « si l'Union européenne ne nous suit pas, nous prendrons nos responsabilités en ouvrant ce chemin pour la France »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Hier matin, une jeune femme surveillante au collège Françoise Zolto à Nogan a été assassinée, poignardée par un adolescent de 14 ans. Elle s'appelait Mélanie, avait 31 ans et était maman d'un jeune garçon de 4 ans. Le président l'archer en autre nom à tous rendu hommage évidemment à travers cette question.

Je je me à à cet hommage. Le meurtre de Mélanie n'est pas malheureusement pas un cas isolé. On ne on ne compte plus.

Hélas, les homicides à l'arme blanche commis par des adolescents ou des jeunes adultes. On ne compte plus. Hélas, leur victime.

Elias, Laoren, Thomas, Scou, Iness, Mélanie, Enzo, ma crainte est d'en oublier. La multiplication de ces homicides montre que ce n'est pas un fait divers isolé, mais un fait de société. Une vague qui n'en finit pas de monter, de nous submerger.

Songeons que l'auteur du meurtre n'était était inconnu des services de police et des justices, n'était pas suivi apparemment par des services sociaux ou médicaux qu'il est passé en l'espace de quelques semaines d'une violence, j'allais dire classique ou ordinaire entre adolescents, au meurtre d'un adulte. Monsieur le Premier ministre, personne ici ne vous dira qu'il est facile de résoudre le défi qui nous est collectivement posé, celui d'une violence débridée qui touche une partie de notre jeunesse pour laquelle le monde virtuel des jeux vidéos et d'internet se confond avec le monde réel faisant sauter tous les verrou entre la violence imaginée et le passage à l'acte, entre la violence verbale et la violence physique la plus extrême. Mais monsieur le premier ministre, nous ne pouvons rester inactifs.

Vous avez hier dressé quelques mesures. Pourriez-vous revenir ce cet après-midi sur deux questions que nous sommes nombreux à nous poser dans cet hémicycle ? Peut-on aller jusqu'à limiter voire interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes ?

Comment responsabiliser davantage les parents ? Pour vous répondre, la parole à monsieur le Premier ministre. Merci monsieur le président.

Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président Laurent Lafond. Le président du Sénat a dit il y a une minute à quel point l'événement qui est intervenu hier nous avait tous remplis d'effroids et la ministre d'État Élisabeth Borne était hier avec les éducateurs et les parents de ce collège de nos gens en Haute Marne. collège, c'est celui d'une petite ville de 3500 habitants et c'est un collège à taille familial qui a 320 élèves.

C'est dire que les clichés habituellement répandus sur la concentration de ces violences dans certains milieux urbains et sociaux sont là inopérants. Et vous avez eu tout à fait raison de dire qu'il y avait un débordement qui se traduit dans les chiffres puisque l'augmentation des homicides par des enfants mineurs a augmenté peut-être de trois ou quatre fois sur les dernières sur la dernière décennie. Et c'est un souci qu'en effet vous avez, je suis d'accord avec vous, nous ne pouvons pas éluder, on ne peut pas se contenter de déplorer.

Alors, il y a trois directions à suivre. La première, c'est s'intéresser aux armes. Il n'est pas normal qu'une vague se développe de possession et de détention et de port d'armes de la part d'enfants mineurs et d'adolescents.

Donc, nous allons interdire la vente de ces armes. Ça n'empêchera pas d'un drame comme hier et nous allons multiplier les contrôles sur les ports d'armes. Je rappelle que hier, c'était précisément un contrôle de gendarmerie.

Nous en avons suscité 6500 sur les trois derniers mois qui ont permis la saisie de près de 200 couteaux et de plus de 200 autres armes par destination. Mais nous allons interdire la vente par des procédés assez simples. Le plus important, c'est qu'on ne pourra plus par internet livrer des colis qui contiennent ce type d'armes sans la signature d'un adulte, de manière qu'il n'y ait plus de difficulté sur le contrôle de l'achat.

Ça c'est le premier point, lutter contre la multiplication, la détention et le port d'armes. Deuxème question que nous avons à traiter, les auteurs. Pas seulement l'arme, mais la main qui tient l'arme.

Nous avons un énorme travail à construire sur la protection de la santé mentale des jeunes et des jeunes collégiens en particulier. ces moments où tout dérive, où l'adolescence bascule. Parfois, comme vous le disiez en quelques jours, ce garçon était référent harcèlement dans son collège.

C'està-dire il était investi de confiance de manière à lutter contre le harcèlement et ça n'était pas un enfant considéré comme à problème. Et donc tous les signes doivent être identifiés et un travail de de formation de tous les enseignants et même des élèves pour qu'on voit basculer un enfant qui se referme sur lui-même, qui ne parle plus et il y a risque et danger. De ça c'est la deuxième orientation.

Il y a une troisème orientation enfin une 3è question qui est les réseaux sociaux. Comme vous savez, nous avons réussi à imposer aux sites pornographiques de vérifier l'âge de leur des consommateurs. Euh ça n'est pas facile à faire et comme vous le savez, il y a une épreuve de force entre le gouvernement français et les producteurs de ces sites pour faire respecter la loi.

La question est de savoir si on peut aller plus loin. Le président de la République s'est exprimé plusieurs fois sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Vous savez que c'est une question qui est de la compétence de l'Union européenne, mais vous avez hier soir entendu le président de la République dire que si l'Union européenne ne nous suit pas, nous prendrons nos responsabilités en ouvrant ce chemin pour la France.

Je vous remercie. Quelques secondes. Monsieur Lafond. en quelques secondes.

Merci monsieur le premier ministre pour votre réponse. Je voulais vous signaler aussi une proposition de loi qui a été votée ici à l'unanimité. Elle n'a pas prétention à résoudre tous les problèmes mais envoyer un certain nombre de messages à ceux qui sont le plus affectés par la situation. le personnel éducatif au sein de nos établissements scolaires.

La proposition de loi vise à protéger nos écoles et bien sûr elle n'attend que son passage à l'Assemblée nationale. M. [Musique]