Conférence de presse du Président Emmanuel Macron depuis la COP28 de Dubaï.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 45:00OuverteRéponse directe
Sur l'ambiance au G20 et l'appel nucléaire signé aujourd'hui : sera-t-il dans le texte final de la COP ?
- 48:20OuverteRéponse directe
La fin de la trêve au Proche-Orient complique-t-elle la libération des otages ?
- 51:40OuverteRéponse directe
Quel type de cessez-le-feu à Gaza : immédiat ou après affaiblissement du Hamas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Emmanuel MacronChiffre
« depuis 2017 la France respecte les objectifs qui sont les siens année après année entre 2017 et 2022 nous avons réduit nos émissions de plus de 2 % par an »
- 11:40Emmanuel MacronFait
« il nous dit si vous voulez tenir les accords de Paris vous devez sortir du charbon en 2030 »
- 13:20Emmanuel MacronPromesse
« nous sortirons totalement du charbon d'ici à 2027 »
- 20:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons réduit nos émissions de plus de 2 % par an ce qui correspond à la trajectoire qui est attendue de nous »
- 25:00Emmanuel MacronFait
« on a besoin d'un virage absolu sur le charbon »
- 26:40Emmanuel MacronChiffre
« si on suivait les chiffres il faudrait réduire de 92 GW par an nos capacités charbon »
- 41:40Emmanuel MacronChiffre
« 300 à 400 milliards de dollars de financement en plus sur 10 ans seront déployés »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien mesdames messieurs les ministres mesdames Messieurs les parlementaires Monsieur l'Ambassadeur mesdames messieurs j'essaie en quelques mots de vous rendre compte des échanges qui se sont tenus dans le cadre de cette COP 28 je veux avant tout saisir cette occasion pour remercier nos nos hôutes les Émirats arabes unis pour l'organisation de de cette COP la responsabilité est tenue et redire ici tous nos vux en ce jour de fête nationale célébrant donc la création de de l'État nous nous réunissons à Dubaï dans un contexte international et régionale particulièrement difficile et la reprise des combats dans la bande de Gaza très clairement est un sujet d'inquiétude qui a été dans beaucoup de discussions que nous avons pu avoir en marche de cette COP cette situation exige de redoubler d'effort pour parvenir à un cesser le feu durable obtenir la libération de tous les otages encore détenus par le Hamas d'apporter à la population de Gaza l'aide dont elle a urgemment besoin et de donner à Israël toute certitude que sa sécurité est rétablie tout en répondant aux aspirations légitime des Palestiniens en réalisant la finalité politique qui est la promesse des deux états la France quelques jours après l'offensive l'attaque terroriste du Hamas contre Israël a proposé une initiative de paix et sécurité pour tous qui au travers de de trois piliers sécuritair humanitair et et politiquees a très concrètement bâti des propositions permettant de regrouper l'ensemble de ces objectifs c'est le message que j'ai continué de porter auprès de tous ici en ayant des échanges nourris avec tous les dirigeants de la région qui étaient présents et que j'ai pu voir sur le plan bilatéral on pourra y revenir si vous le souhaitez dans les questions de manière plus détaillée mais nous aurons dans les semaines qui viennent à poursuivre cet agenda c'est le même engagement que nous tenons pour répondre à toutes les crises internationales qui ébranlent l'ordre international pour répondre aux immenses défis qui sont les nôtres néanmoins cette situation et c'est je pense le message important qui ressort aussi de cette COP 28 ne doit pas nous faire quitter la la route et l'engagement collectif pour tenir nos objectifs communs une bataille qui est absolument essentielle pour nous tous et nous toutes qui est celle pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité cette COP 28 avait pour objectif de tirer un premier bilan mondial de l'accord de Paris fixer la méthodologie pour les années à venir et euh ainsi bâtir euh des éléments clés de notre stratégie collective dans ce contexte la France pour dire deux mots aborde ce rendez-vous avec les résultats des dernières années consolidées et aussi une vision claire sur la nature des enjeux qui sont devant nous je le dis ici parce que les les faits permettent toujours d'avoir une approche qui est souvent plus rationnelle depuis 2017 la France respecte les objectifs qui sont les siens année après année entre 2017 et 2022 nous avons réduit nos émissions de plus de 2 % par an ce qui correspond à la trajectoire qui est attendue de nous la défi qui est le nôtre maintenant c'est pour tenir cette trajectoire à horizon 2030 c'est un effort de 5 % par an qui est maintenant demandé et donc là où nous avons réussi durant les 5 dernières années à doubler notre taux d'effort ce qui nous permet d' dans nos trajectoire ce qui n'est pas le cas de beaucoup de pays même parmi les pays riches on doit multiplier encore par 2,5 la trajectoire actuelle pour les tenir dans les années qui viennent c'est ce qui est au cœur de la planification écologique qui a été préparée par le gouvernement soumise et qui va se décliner dans les mois qui viennent à travers la programmation pluriannuelle de l'énergie à travers nos justement nos déclinaison régionale et tout le travail qui maintenant va se déployer avec nos collectivités territoriales nos industrielles et l'ensemble de nos compatriotes nous avons à cet égard enclenché des profondes transformations la stratégie de belleforce sur l'énergie qui repose sur sobriété énergétique nucléaire et renouvelable et l'ensemble des trajectoires que j'évoqué fort de ce bilan et conscient sur ce qui est devant nous les messages principaux que nous avons portés lors de cette COP sont pour moi de de de trois ordres le premier c'est sur la priorité donnée à la sortie du charbon et ce faisant l'accélération qu'on doit collectivement endosser sur le nucléaire et le renouau rouvelable parce que c'est le seul moyen de sortir du charbon mais si on regarde la situation de la planète et nos émissions ce que d'ailleurs nous disent les scientifiques si je reprends les chiffres et l'ascansion des scientifiques il nous dit si vous voulez tenir les accords de Paris vous devez sortir du charbon en 2030 vous devez sortir du pétrole autour des années 2040 45 du gaz autour des années 2050 et là où le débat la conversation international c'était parfois concentré sur tel ou tel projet de gaz dans tel ou tel pays pauvre on voit bien que le le cœur de la priorité c'est que les pays les plus consommateurs de charbon en sortent le plus vite possible et donc nous avons à cet égard lancer cet appel on a besoin d'un virage absolu sur le charbon je l'ai rappelé ce matin puisque nous avons tenu un événement spécifique auquel plusieurs pays étaient présents dont l'Union européenne les États-Unis le Vietnam la Malaisie les Britanniques les Canadiens et cetera évidemment avec la Banque mondiale entre autres pour l'accélération de notre transition charbon c'est qu'au moment où je vous parle si on suivait les chiffres il faudrait réduire de 92 GW par an nos capacités charbon or aujourd'hui on a déjà programmé plus de 500 GW supplémentaires c'est-à-dire que si simplement on laisse faire les projets qui sont en cours il n'y a aucune chance de tenir les 1,5°gr c'est ça le défi charbon et donc notre priorité c'est que tous les s du G7 tiennent leurs engagement qui est de sortir le plus vite possible et donc contienent l'engagement 2030 c'est ce qu'on a signé en G7 que tous les pays du G20 fassent de main le plus vite possible et que on tous nous coupions progressivement les financements au charbon et qu'on ait un marché financier qui corresponde à cet objectif dans ce contexte là j'ai rappelé l'engagement de la France nous sortirons totalement du charbon d'ici à 2027 surtout on aura fini la conversion de nos centrales à charbon vers d'autres énergies qui sont non fossiles pour pouvoir produire deénergie et les convertir et d'ailleurs on aurait pu le faire plutôt si nous l'avons pas fait c'est les difficultés qu'on a eu ces dernières années sur des retards de production on a la capacité technique de le faire et ce sera tenu d'ici à 2027 mais donc on va maintenant pousser tous les pays du G7 à montrer l'exemple et à sortir le plus vite possible du charbon et on accompagne les pays émergents qui ont une responsabilité dans la matière parce qu'ils sont des grands consommateurs à le faire à travers plusieurs instruments d'abord on va concentrer nos aides publiques la France l'a déjà fait sur les projets non charbon on va privilégier les projets nucléaires et renouvelable mais il faut différencier le charbon des autres fossiles en particulier le gaz et on doit surtout les accompagner par des programme de juste transition énergétique ce qu'on avait inventé à Glasgow les jetp et que on a commencé à déployé avec des pays très importants comme le Vietnam ou l'Indonésie et le Vietnam le jetp on a négocié négocier par exemple et quelque chose qui a permis d'avancer le pic charbon drastiquement parce que là où le Vietnam était un pays qui allait continuer inexorablement à monter ses capacités charbon il y a 2 ans on nous disait entre 2035 2040 d'ors et déjà avec le jetp on a concentré la France met 500 millions d'euros il atteindra son pic en 2030 si on met plus de pays partenaires on aura un pic charbon avant et donc c'est ça le cœur de la bataille pour y parvenir on a aussi décidé à plusieurs de s'engager sur une méthodologie nouvelle pour avoir un marché qui fonctionne mieux pour le dire en des termes très simples parce que tout ça est infiniment technique on a besoin d'avoir en fond un une forme de GO standard de et de de bonne classification financière de ces types d'investissement au moment où je vous parle si vous êtes investisseur vous payez le même taux d'intérêt pour un projet charbon un projet gaz un projet renouvelable vous conviendrez avec moi que c'est totalement absurde par rapport à nos objectifs et donc on doit réinternaliser dans le marché financier et les informations que le marché donne aux grands acteurs des taux d'intérêt différenciés si je le disait dans des termes simples c'est ce qu'on a décidé ce matin un mandat a été donné se faisant à la Banque mondiale qui va piloter ce projet et à côté de ça on va aussi accélérer les instruments et les financements d'instruments pour internaliser la transition du charbon parce que quel est le défi qui est le nôtre c'est qu'on va avoir énormément de capacité charbon qui dans les pays riches mais encore plus dans les émergents existent et que pour sortir du charbon va devoir reconvertir et aujourd'hui nos règles financières n'incite absolument pas les acteurs à le faire ell les pénalise même et donc là aussi on va changer ses règles pour accompagner la transition à côté de ça si on veut réussir cet objectif il faut produire plus de nucléaire et plus de renouvelabl et je le dis ici très clairement on a eu ce matin un événement important sur le nucléaire il faut faire les deux aucune stratégie crédible ni nationalement ni mondialement ne permet de sortir du charbon et des fossiles en reposant uniquement sur le renouvelable parce que le renouvelable est intermittent qui fait poser des risques importants sur les réseaux et qu'il ne permet pas sur certaines activités d'être une réponse satisfaisante c'est pourquoi le bon mix c'est la trilogie sur laquelle d'ailleurs nous avons bâti notre stratégie c'est l'efficacité énergétique qui permet de réduire votre consommation c'est plus de renouvelable et c'est plus de nucléaire et c'est pourquoi nous avons lors de cette COP pris des engagements clairs de doubler justement nos nos nos investissements en efficacité énergétique de tripler nos capacités renouvelables à 2030 et de les tripler en nucléaire à 2050 avec un véritable adjournamento de la discussion sur ce sur le sujet nucléaire où l'événement de ce matin à lui seul a montré que beaucoup de pays avaient changé ces dernières années leur approche des pays qui étaient en train de totalement sortir du nucléaire sont en train de prendre le lit je pense à la Belgique et un événement important se tiendra on l'a annoncé ce matin en mars 2024 en Belgique avec la IEA qui pour la première fois va mettre autour de la table les gouvernements les entreprises et investisseurs et les régulateurs du secteur pour justement organiser si je puis dire une stratégie cohérente pour permettre justement ce triplement du nucléaire à 2050 là aussi on pourra y revenir mais c'est un sujet absolument clé je veux ici aussi souligner l'engagement des Émirats arabes unis sur cette matière avec le lancement lors de cette COP du fond altterra qui permettra d'engager jusqu'à 30 milliards d'investissements privés dans la transition énergétique à l'échelle globale et qui vient accompagner tout cela ça c'est pour moi le premier grand message de cette COP avec les initiatives que nous avons prises qui est clé parce qu'on remet en quelque sorte dans le bon ordre nos priorités et on se met en situation d'ici au prochains mois de finaliser les instruments et les stratégies pour pouvoir avoir les résultats qui correspondent la deuxième chose c'est en quelque sorte de réconcilier climat biodiversité et lutte contre la pauvreté et d'avoir le bon niveau d'investissement international et au fond ce deuxième élément clé c'est celui que nous avons porté il y a quelques mois à Paris avec le le sommet financier que nous avons porté et qui a permis de conclure le le pacte de Paris pour les peuples et la planète quel est l'objectif de celui-ci a quatre principes très simples personne ne doit avoir à choisir entre la lutte contre la pauvreté et le climat or c'était aujourd'hui quelque chose qui était en train de monter beaucoup de pays pauvres et émergents nous disait vous nous faites la leçon tous les jours sur le climat mais vous vous nous expliquez pas comment sortir de la pauvreté or on paye les conséquences de ce que vous avez fait vous vous êtes pas posé ce dilemme au moment où vous aviez à construire votre développement c'est vrai et donc on doit respecter ce point deuxième élément la stratégie doit être nationale et donc on doit adapter comme on l'a fait avec avec les jetp comme je l' évoqué sur l'énergie trème point on a besoin pour se faire de beaucoup plus d'argent public ce qui fait qu'on a déployer un choc financier international et 300 à 400 milliards de dollars de financement en plus sur 10 ans seront déployés en mettant plus à risque le bilan de la Banque mondiale et du FMI c'est les décisions prises en juin dernier en améliorant leur travail collectif et en déployant des nouveaux instruments qui ont été décidés en particulier à Marrakech lors euh des journées Banque mondiale FMI et je veux saluer l'importance de ces travaux en plus de ça ce que nous avions lancé il y a 2 ans nous en souvenez peut-être qui est une émission de droit de tirage spéciaux du FMI où les pays les plus riches s'engageaient à les réallouer vers les pays les plus pauvres produit ses premiers effets nous-même on a été en tête de cet engagement on a aujourd'hui plus de 110 milliards de dollars enfin équivalents qui ont été redéployé ceci a d'ors et déjà permis de financer plus d'une dizaine de programmes vers les pays qui sont les plus clés et d'accompagner leur transition d'aller vers plus justement de baisse d'émission mais aussi de prévention d'adaptation ce qui est absolument fondamental dans le contexte qui est le nôtre et donc cette pour moi cette COP a permetté à 6 mois de faire un premier bilan du 4P on a mandaté donc du PACT de Paris pour les peuples la planète mackyal a accepté d'être l'envoyé spécial qui dans la durée va suivre cet effort l'OCDE en assura le secrétariat et donc on va continuer de suivre les rés état pour être sûr qu'on a plus d'investissement publics et qu'on suit ce double agenda pauvreté climat en parallèle on mobilise beaucoup plus d'argent privé et les fonds que j'évoqué le permettront aussi et ce en déployant les effets de levier que nous avons avec la Banque mondiale tout particulièrement et le FMI et en limitant les effets d'éviction qu'il y avait et qui étaient trop nombreux jusqu'alors lors de cette COP nous avons aussi acté dans le cadre justement de ce changement financier un fond sur les pertes dommages qui permet de tenir la promesse faite à charmelcher et qui est un point très important pour une transition internationale juste la France a pris l'engagement d'investir jusqu'à 100 millions d'euros en fonction des évolutions de gouvernance et et peut-être je fais juste une parenthèse sur ce sujet qui là aussi est très technique mais pour lever des ambiguïés le fond perd des dommages est très important il sera géré par la Banque mondiale et il permet d'aider des pays à revenus intermédiairees en développement au pauvre quand ils ont une grande vulnérabilité climatique néanmoins c'est un sujet très compliqué sur lesquels tous les raccourcis vont entraîner tous les malentendus parce que quand on parle de vulnérabilité climatique on parle de pays qui ont une vulnérabilité climatique mais par exemple qui sont des grands pays touristiques très attractifs mais qui lorsqu'ils ont tous leurs formid d'abes hôtel qui ont été abattu par un ouragan n'arrivve pas à les réparer mais vous avez la vulnérabilité climatique d'îles très pauvres qui sont en train de disparaître et vous avez la vulnérabilité climatique de pays désertiques qui sont en train de perdre toutes leurs ressources ces sujets n'ont rien à voir entre eux et ça ne doit pas être un fond unique qui gère tous ces risques parce que sinon là aussi c'est l'argent du contribuable qui va payer pour des risques qui devraient être assuré par le privé et donc ce que nous devons faire aussi c'est structurer les règles internationales du monde de l'assurance et de la réassurance pour prendre ces nouveaux risques et peut-être à d'avoir des mécanismes de garantie publi et le fond une partie du fond doivent servir à ça mais beaucoup plus assurer les pays pauvres sur en effet ces conséquences qui ne pourront qui ne peuvent parfois pas payer alors qu'ils sont les plus exposés aux conséquences du changement alors qu'ils n'en ont pas créé les les causes eux-mêmes donc voilà ça c'est pour pour simplement lever le couvercle sur l'immense complexité de ce sujet et d'ailleurs nous sommes engagés sur ce sujet au-delà des montants que j'ai évoqué puisque par exemple dans quelques semaines on va officialiser un contrat qu'on a conçu y a quelques mois avec le Bangladesh et sur le Bangladesh à lui seul on va mettre 1 milillard 200 millions d'euros et c'est un accord de loss on damage si je puis dire puisqu'on va aider le Bangladesh a réparé les conséquences d'ors et déjà du dérèglement climatique avec la montée des eaux la disparition de certains paysages la transformation des fleuves et donc sur un pays comme celui-ci il faut là aussi une approche pays il faudra beaucoup plus d'argent et la prévention souvent est aussi mieux que la réparation mais on a pu finaliser le travail sur le fond perte des dommages et c'était un point extrêmement important plus largement sur ces sujets financiers nous plaidons nous pour une réforme complète de l'architecture internationale et du système de Breton Wood nous devons avoir un système beaucoup plus inclusif comme on dit maintenant en tout cas où sont autour de la table pour décider des pays qui sont éminemment concernés et qui parfois n'existaient pas au moment où nos accords ont été signés et donc il est totalement illégitime aujourd'hui que N nos grands systèmes de régulation financiers exclut totalement plusieurs grands émergents plusieurs pays en développement totalement stratégique et et des pays pauvres qui sont toucher au premier point dernier élément sur la finance et sa réforme nous avons aussi lancé à l'occasion de cette COP un point important qui avait été annoncé à Paris qui est que pour réussir tous ces défis il y a l'argent public qu'on met il y a l'argent privé qu'on mobilise mais on a besoin de lever plus d'argent à l'international et donc on a lancé en lien avec le président routo et la première- ministre miia motel cette Tasque force internationale pour une taxation internationale qui va nous permettre justement de financer cette priorité climat pauvreté il y a plusieurs pistes qui sont sur la table on a donc mandaté les experts techniques et l'objectif c'est de pouvoir faire un point sous présidence G20 du Brésil et de l'annoncer au moment de la COP 30 pour qu'on ait vraiment une ressource supplémentaire sécurisée international qui permettent justement de financer tout cela dernier point après donc le charbon et nucléaire renouvelable et après la finance c'est le fait que nous ne devons jamais perdre de vue que le combat doit être un combat climat biodiversité je l'ai dit il faut toujours penser maintenant à resynchroniser ces cops parce que quand on sauve les océans et les forêts on sauve notre biodiversité mais on sauve des puits de carbone absolument essentiels qui dans nos stratégies qu'ell soit national ou international jouent absolument un rôle clé et on avait parfois dissocié les deux sujets ce qui est une erreur méthodologique je le dis ici aussi parce qu'on entend beaucoup monter dans dans la conversation internationale la question de la capture et du stockage de carbone c'est évidemment une problématique tout à fait importante on la finance il y a des innovations technologiques mais je voudrais ici lever peut-être quelque chose qui pourrait être un malentendu d'abord il serait faux de dire qu'on pourrait continuer de faire des fossiles enfin des pardon des énergies fossiles parce qu'on va avoir une super idée qui on va on va les stocker on va stocker le carbone qui s'en aimer ça je crois pouvoir dire que personne de sérieux dit que on fait 100 % c'est une solution qui va permettre de réduire mais très vraisemblablement à un niveau marginal et donc le mécanisme de capture carbone et stockage ne doivent pas entraver notre effort de sortie des énergies fossiles de c'est formidable de payer ces innovations on va payer des choses très compliquées mais enfin on a des formidables mécanismes de capture et de stockage de carbone qui s'appellent les forets les mangroves et les océans et donc ce serait super avant de payer beaucoup d'argent chez toujours les mêmes c'est-à-dire déjà les pays riches auprès de toujours les mêmes c'est ceux qui font déjà beaucoup d'argent avec nos dépendances pour les énergies fossiles d'aider les pays qui ont ces mécanisme naturel à les préserver or aujourd'hui il n'y a rien pour le faire et l'abération de notre politique internationale c'est qu'on met beaucoup d'argent pour avoir des solutions chez les pays riches pour faire de la capture de carbone et du stockage on met beaucoup d'argent pour reforester nous-même on a une politique ambitieuse mais on ne met pas d'argent pour préserver or les grands pays forestier je redonne le chiffre il est toujours éloquant 14 % de la surface sont ces forêts primaires elles ont plus de 75 % du carbone irrécupérable ce qui fait qu'à chaque fois qu'on les détruit c'est un drame parce qu'on libère des tonnes de CO2 et elles ont 90 % des écosystèmes des espèces vertébrées connues aujourd'hui on ne fait rien pour les préserver c'est l'Amazonie le bassin du fleuve Congo les forêts d'Asie du Sud-Est c'est ex l'initiative qu'on a lancé en mars dernier à Libreville avec le premier One forest Summit beaucoup de pays avaient quelques pays pas beaucoup avaient lancé beaucoup d'argent dans cette politique j'ai salué la politique de la Norvège j'aurais pu parler de l'Allemagne qui sont deux pays qui ont vraiment mis beaucoup d'argent il y a plusieurs années mais dans une stratégie internationale là qu'est-ce qu'on a fait on a dit au fond pour la forêt faut faire comme on a fait pour les l'énergie faut des stratégies pays et il faut mettre beaucoup d'argent dessus et donc là on vient de finaliser les trois premières stratégies pays sur les forêts PAP papoisie nouvelle- Guinée République démocratique du Congo et Congo braasaville sur on met 100 millions sur la papoisie nouvelle- Guinée 60 millions la France hein 60 millions de dollars sur la République démocratique du Congo 50 millions sur le Congo Brazaville et à côté de ça on mobilise d'autres financements bilatéraux de partenaires des financements multilatéraux et de l'argent privé pour les aider à préserver leur forêt et à l'exploiter de manière durable c'estàdire tirer des revenus tout à fait profitables le faire en lien avec la science pour avoir un suivi scientifique tout à fait cohérent et le faire en lien avec les peuples autochtones pour pouvoir justement associer ces derniers à cet effort mais c'est un point extrêmement important évidemment l'autre stratégie clé c'est l'eau et les océans pour se faire nous aurons le sommet que nous menons à Nice en 2025 et j'en ai rappelé tout à l'heure et hier les principaux objectifs et donc qu' on a des objectifs très concrets que j'ai annoncé pour la conférence que nous tiendrons donc à Nice en 2025 et puis c'est l'eau avec tous ces conflits d'usage et là on tiendra en lien avec le Kazakhstan un sommet one Planet sur l'eau en coprésidence en marche de l'Assemblée générale des Nations Unies en 2024 pour organiser là aussi le dialogue sur les questions de l'eau à la fois de son exploitation durable des conflits d'usage et des conflits géopolitiques qui naissent sur ce sujet voilà ce que je voulais dire c'était un peu t fu parce que c'est tout ça est très compliqué mais voulaz sortir un peu des des éléments convenus ou des choses trop rapides pour essayer d'expliquer en profondeur la stratégie qui est la nôtre et qui est d'essayer de bâtir des éléments stables et profonds de cette de cette transition je vais maintenant répondre à vos questions question pour Géraldine Wessner du point bonjour monsieur le Président euh j'ai j'ai une question en deux parties simplement sur l'ambiance générale au dernier G20 vous aviez été un petit peu pessimiste sur la possibilité de parvenir à cette COP à quelque chose d'un peu ambitieux sur la sortie des fossiles est-ce que vous êtes un peu plus confiant après vos rencontres de ces jour-ci et par ailleurs sur le nucléaire spécifiquement est-ce que le le l'appel que vous avez signé aujourd'hui conjointement avec 22 pays vous souhaitez le voir traduit noir sur blanc dans le texte final qui sortira de cette COP et est-ce que l'Union européenne vous soutiendra alors je reste toujours quand on regarde les chiffres préoccupé par la situation né enmoins je pense que cette COP a marqué plusieurs avancé sur plusieurs sujets et les objectifs qu'on s'est donné sur le nucléaire le renouvelable sont des éléments de crédibilité mais je vais le redire de manière très simple si nous n'accélérons pas le tournant sur le charbon nous n'y arrivons pas et donc je pense que cette C a été une cop de prise de conscience sur la question du charbon et on a lancé des initiatives très structurantes pour les prochains mois qui vont permettre d'accélérer cette transition donc c'est là où il y a eu je pense un vrai apport dans la les priorités et ensuite je pense que on a rassemblé beaucoup plus de pays qu'il a même un an sur le nucléaire et je pense que sur le nucléaire les choses sont en train de changer très profondément et des pays qui n'avaient parfois pas d'historique ou qui étaient en train d'en sortir complètement ont changé leur position pour pouvoir justement prioriser leurs leurs objectifs quant à la déclaration qui a été signée je pense que c'est une avancée majeure je pense qu'elle va nous aider nous aussi à accélérer nos investissements on fait beaucoup d'investissements à travers notre euh grande entreprise leader qui est EDF mais nos start-up aussi dans le ce qu'on appelle le newuc qui est son cœur de France 2030 et avec nos grands organismes de recherche en particulier le CEA et le CNRS et donc nous plus on a de la visibilité plus on a de marchés potentiel plus on a des investissements internationaux qui se structurent plus on peut mobiliser du financement privé plus on peut mobiliser les marchés plus on peut avoir de la visibilité et donc baisser nos coûts et innover plus vite et c'est un des défis qui est le nôtre si on veut déployer ça à bon rythme y compris pour nous-même c'est aller plus vite et moins cher sur les PR et les SMR quand formellement à ce texte depuis on n jamais négocié de texte nomant quelque énergie dans nos cops et d'ailleurs dans l'accord de Paris lui-même c'est en annexe que vous avez des références donc on aura annexé la déclaration des 22 plus et nous avancerons sur ce sujet l'Europe a une position simple elle a on a réussi à obtenir ces dernières années la non distinction entre le renouvelable et le nucléaire c'était ce qu'on voulait c'est te dire on a des low carbon energy et je crois que c'est plus que pertinent de faire comme ça deuxè question pour Paul Barcelone de France Info monsieur le Président bonjour juste là vous avez dit à l'instant votre inquiétude quant à la fin de la trêve au au Proche Orient est-ce que vous craignez que cela complique le dossier de la libération des otages on sait qu'il reste quatre franco-israéliens avec des profils différents de ceux qu' ont été libérés jusqu'à maintenant des hommes majeurs ce dossier vous allez l'évoquer dans quelques heures au Qatar qu'est-ce que vous attendez de cette visite à à DOA au moment où euh Israël rappelle ses émissaires dans le pays euh et dénonce même une une impasse dans les négociations merci beaucoup écoutez d'abord je saluer le travail collectif qui a été fait ces dernières semaines qui a permis les premières Trêves plusieurs fois ééré et donc l'acheminement de matériel humanitaire euh la prise en charge de plusieurs enfants et personnes qui étaient très malade et ou très blessé qui nous a d'ailleurs permis de commencer à soigner sur le dixmud qui est apparillé sur les côte égyptienne et qui a commencé à permettre de structurer le travail et puis trèf qui nous a permis de libérer cinq de nos otages et de libérer comme vous le savez plusieurs autres otages et le travail était d'abord sur les les les femmes et les enfants nous nous avons plus que regretté évidemment ma préoccupation avec la reprise des attaques je redis nous reconnaissons le droit d'Israël à se défendre mais dans le cadre du droit international du respect du droit humanitaire et ce droit à se défendre ne peut en aucun cas être un droit à attaquer les populations civiles et donc je souhaite qu'on puisse à nouveau faire cesser les armes pour reprendre le travail humanitaire la discussion politique et le travail sur la libération des otages aujourd'hui il est suspendu vous l'avez très bien dit j'ai eu la discussion avec le président Herzog hier on va avoir besoin de plusieurs jours de travail l'objectif est à la fois de donner de la visibilité sur les conditions à nouveau de libération d'otage aussi sur d'autres Sécur sur d'autres garanties de sécurité qu'Israël pourrait demander et donc c'est une négociation permanente qui se poursuit évidemment nous restons très préoccupés et la position de la France ne change pas sur ce point je me rendrai vous l'avez dit juste après pour voir l'émire du Qatar à la fois le remercier du travail qui a été fait et poursuivre ensemble travail pour essayer d'engager une nouvelle trêve le plus rapidement possible conduisant à cess le feu 3è et dernière question pour Isabelle lasser du Figaro monsieur le Président vous vous militez pour un pour un cess lefeu à Gaza si ce lefeu a lieu demain ça veut dire que le Hamas demeure à Gaza et que donc il sera difficile d'y faire revenir l'Autorité palestinienne et difficile aussi de proposer à Israël des garanties de sécurité pour éviter qu'un nouveau 7 octobre ait lieu alors quel type de cesser le feu exactement euh voulez-vous est-ce un cesser le feu immédiat c'est-à-dire dans ces cas-là peut-être que vous considérez que les capacités militaires du Hamas ont été suffisamment affaiblis ou alors peut-être considérez-vous que euh le la question les questions humanitaires et les questions de libération des otages et le fait que les armes se taisent sont des objectifs plus important que les opérations militaires d'Israël ou est-ce un cesser le feu à moyen terme et si c'est-à-dire une fois que le Hamas aura été suffisamment dégradé pour pouvoir lancer cette solution politique et si c'est le cas à quelle échéance voyez-vous ce moyen terme je pense qu'on est à un moment où les autorités israéliennes vont devoir définir plus précisément leur objectif et l'état final chercher la destruction totale du Hamas qu'est-ce que c'est est-ce que quelqu'un pense que c'est possible si c'est ça la guerre durera 10 ans et je crois que personne ne sait définir sérieusement cet objectif donc il faut que cet objectif soit précisé mais moi je suis très cohérent l'approche que nous avons en trois points est parfaitement complémentaire nous on a dit aux Israéliens on est à côté sur votre sécurité parce qu'on considère que votre sécurité n'est pas que votre affaire le Hamas a mené des actions terroristes et est un groupe terroriste infiltré dans Gaza c'est pourquoi nous avons dit il justifie une action internationale pour couper son financement pour cibler les profils les plus dangereux mais aussi pour éviter la coagulation avec d'autres groupes terroristes qui sont présents dans la région avec lesquels les liens sont établis et contre lesquels nous luttons plusieurs pays ont commencé le travail avec nous et la discussion sur ce sujet si on le fait dans la durée on voit bien que la bonne réponse contre un groupe terroriste n'est pas de supprimer l'intégralité d'un territoire ou de bombarder la l'intégralité des capacités civiles avec le bilan humanitaire qu'on est en train de se donner il est beaucoup plus spécifique beaucoup plus structuré et dans la durée ça c'est la premier point le deuxème point c'est l'humanitaire et les deux sont liés il n'y a pas de sécurité durable pour Israël dans la région si sa sécurité se fait au prix des vies palestiniennes et donc du ressentiment de toutes les opinions publiques dans la région soyez collectivement lucide vous voyez bien les opinions publiques je parle à tous les dirigeants j'y parle ces derniers jours si ils ont le sentiment que pour les Israéliens et se faisant pour tous ceux qui les soutiennent qu'il y aurait deux standards et que la vie des Palestiniens ne vaut pas la vie des Israéliens mais vous créez en puissance des régimes des groupes et demain d'autres groupes naîtront qui porteront ce ressentiment et cette haine parce que à l'Ô de la réponse au 7 octobre on aura tué des vies et des vies civiles donc je le redis l'UM est complémentaire du sécuritaire c'est aussi notre devoir et je pense que c'est l'intérêt d'Israël et donc la réponse humanitaire c'est aujourd'hui d'avoir des trêves très rapides permettant à cesser le feu humanitaire la prise en charge des populations civiles des enfants et une action sécuritaire qui est ciblée contre des terroristes sinon de fait on reconnaîtrait un discours que j'invalide totalement qui consisterait à dire que quiconque vit à Gaza fait partie du terrorisme c'est inacceptable et c'est impossible on parle d'un territoire où il y a plus de 2 millions d'habitants donc si on veut être cohérent on doit avoir aussi une approche humanitaire il a pour la France pas de double standard et toutes les vies se valent et puis troisième moin 3oème point il est urgent d'avoir une approche politique et là aussi il y a pas de solution sécuritaire qu'à montrer le 7 octobre quand on a une approche sécuritaire où le désespoir politique nourrit tous les ressentiments B on ne construit pas sa propre sécurité dans la durée et donc il y a un droit légitime du peuple palestinien à avoir un état et donc à avoir une reconnaissance politique structurer et d'aller vers les deux états et donc c'est notre responsabilité de reprendre la discussion sur ce sujet sans naïveté va pas se terminer maintenant je suis lucide mais on doit la réorganiser au niveau régional pour éviter que les forces ne s'écartent et pour bien montrer aux opinions publiques aux Palestiniens à tous ceux qui adhèrent à ce sujet que leur légitime revendication politique est prise en compte et que le bon moyen de le porter n'est pas un moyen justement par la violence mais par l'adhésion à un processus politique et là aussi la bonne réponse c'est les deux états la reconnaissance du peuple palestinien à disposer d'un état et l'exigence à l'égard de celui-ci de reconnaître l'état d'Israël et sa sécurité ce droit en vivre en paix c'est comme ça que vous aurez une sécurité régionale sinon la guerre sera sans fin et et donc pour moi le cesser le feu doit arriver le plus vite possible parce que la bonne lutte contre le terrorisme n'est pas le bombardement systématique et permanent c'est pas la bonne réponse quand on quand on est face à un groupe terroriste c'est d'avoir une réponse structurée beaucoup plus ciblée et donc à ce moment-là de penser la manière de sécuriser Gaza pour protéger les populations en permettant des interventions ciblés contre ces groupes terroristes et là-dessus Israël doit engager avec les états- voisins une discussion structurée politique et sécuritaire c'est à ça que nous poussons c'est à ça que nous vrons c'est ça l'initiative paix et sécurité pour tous que la France porte avec laquelle nous travaillons pied à pied avec chacun des partenaires elle est cohérente moi j'ai tout lu sur notre initiative on a dit ah regardez il propose de lutter contre le terrorisme évidemment qu'il faut lutter contre le terrorisme on va pas laisser tout seul ah bah maintenant il fait de l'humanitaire tout ça est cohérent c'est un ensemble si on prend la peine de le regarder dans sa complétude et d'éviter les caricatures je crois que la France a une réponse pleinement cohérente je en parla hier avec le président qui reconnaissait lui-même que c'est la seule manière cohérente d'apporter cette réponse après faut réussir à l'articuler dans le temps le plus vite on synchronise ces trois piliers le plus le plus nous sauverons de vie et croyez-moi le plus nous assurerons de manière durable la sécurité d'Israël mais il faut éviter les caricatures et la simplification est-ce qu'il y a d'autres questions de la presse internationale peut-être parce que allez-y microphone s'il vous plaît microphone s'il vous plaît microphone s'il vous plaît microphone s'il vous plaît alors d'abord on a eu comme toujours une une discussion formidable avec le président Loula parce qu'il est visionnaire courageux et que il y a beaucoup de de synergie entre nos stratégies j'irai moi-même au mois de mars et je crois que sur la lutte contre la déforestation une vraie politique amazonienne sur les questions de défense les intérêts économiques les questions culturelles on a un agenda bilatéral extrêmement dense et un très grand alignement de vue et c'est précisément pour cette raision cette raison même que je suis contre l'accord Mercosur Union européenne parce que je pense que c'est un accord qui est complètement contradictoire avec ce qu'il est en train de faire au Brésil et ce que nous on est en train de faire parce que c'est un accord qui a été négocié il y a 20 ans et qu'on a essayé de Rapier qui est mal rapiessé parce que cet accord au fond qu'est-ce qu'il fait il ne prend pas en compte la biodiversité et le climat en son sein c'est un accord commercial de démantèlement de tarif à l'ancienne si vous me permettez de le dire or ces dernières années on a beaucoup amélioré ces accords on a fait avec les améliorations qu'on a fait sur l'accord canadien ce qu'on a fait avec la Nouvelle-Zélande le Chili par exemple des accords très moderne où le climat est au cœur là c'est un peu pour le moment on a rajouté des des phrases au début pour faire plaisir à la France mais c'est bon pour personne parce que moi je peux pas demander à nos agriculteurs à nos industriels en France mais partout en Europe de faire des efforts de s'appliquer une nouvelles normes pour se décarboner pour sortir de certains produits et de dire d'un seul coup j'enlève tous les tarifs pour faire rentrer des produits qui n'appliquent pas du tout ses règles et ça va être formidable moi je perds l'adhésion de tout le monde et c'est complètement incohérent parce que ça veut dire que je suis en train de créer un marché qui décarbone chez moi pour permettre aux gens de consommer des produits qui sont plus carbonés ailleurs on est fou avec un bilan carbone dégoûtant parce que si c'est pour je produirai plus du bœuf ou des céréales chez moi avec T règles mais je vais leur faire faire des milliers de kilomètres pour que les règles soient pire à l'autre bout du monde et qu'elles viennent chez moi jamais de la vie vous avez un président qui en plus lui est pour les accords de Paris qui veut lutter contre la déforestation s veut rendre cette politique irréversible pour le Brésil il doit la mettre dans les accords parce qu'à ce moment-là touses successeurs devront avoir une politique qui justement va vers la décarbonation j'ajoute que le bon accord il doit munérer le Brésil sur sa politique forestière si vous faites plus de déforestation au Brésil vous le savez très bien vous allez contrarier plein d'intérêts financiers la communauté internationale et l'Union européenne doivent vous aider et donc vous donner des crédit carbon pour ne pas déforester parce que vous avez un trésor forestier au Brésil donc on doit penser à un accord qui est beaucoup plus géostratégique beaucoup plus cohérent avec notre stratégie et pas rapiesser un accord à l'ancienne c'est pour ça que moi je ne suis pas pour cet accord parce qu'aujourd'hui moi je ne sais pas expliquer cet accord à un agriculteur un producteur d'acier à un cimentier français européen et quand je sais pas l'expliquer chez moi je le défends pas dans les conférences de presse internationale et je pense que c'est bon pour votre président contte tenu de sa politique quant au président mil j'ai eu l'occasion de discuter avec lui il a plusieurs propositions très audacieuses pour son pays il m'a été donné ces dernières années de d'avoir à travailler avec des présidents qui parfois avaient des propositions très audacieuses euh on arrive toujours à nouer le dialogue et à faire quelque chose de raisonnable donc on fera tout ce qu'on peut pour maintenir la coopération et même l'enrichir avec l'Argentine et essayer de faire aussi que l'Argentine soit un bon partenaire du Mercosur et j'espère sur les questions climatiques il va adhérer parce qu' il verra que c'est aussi une bonne chose pour son pays ah il y a une motion d'ordre il paraît que je dois non le président Loula justement arrive pour sa conférence donc je lui cède la parole merci beaucoup
Emmanuel Macron