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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 10 décembre 2024 16 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

La situation en Syrie est un risque pour notre sécurité ! - Julien Odoul (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 39 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteÉludée

    Comment vous réagissez ce soir à l'exclusion du RN par Macron ?

  • 2:27RelanceRéponse partielle

    Vous avez en tête qu'il y a plus de gens qui se sont mobilisés pour dire non que de gens qui se sont mobilisés pour dire oui ?

  • 2:55RelanceRéponse partielle

    Vous ne cherchez pas à gouverner ?

  • 3:56RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de vol des voix, vous respectez les Français ?

  • 6:08RelanceRéponse partielle

    Dans ce que vous disiez, il y a une forme de déni par rapport au front organisé contre vos idées ?

  • 9:24OuverteRéponse partielle

    Comment vous réagissez à la chute de Bachar Al-Assad ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « il devra faire avec le Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Le RN est le premier groupe à l'Assemblée Nationale, nous sommes le premier parti de France, c'est un fait. »
  • 1:50Invité politiquePromesse
    « nous serons intransigeants contre toute politique qui attendra au pouvoir d'achat des Français. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « en matière de lutte contre l'immigration, en matière de restauration de l'ordre. »
  • 2:10Invité politiquePromesse
    « l'instauration de la proportionnelle. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Jean-Denis Bardella ne peut pas marquer Premier ministre sur une carte de visite pour tenir deux semaines et avoir une motion de censure. »
  • 9:56PrésentateurChiffre
    « faisant près de 500 000 morts ? »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « il est remplacé par des terroristes islamistes. »
  • 10:48Invité politiqueFait
    « les félicitations à la fois d'Emmanuel Macron et de la diplomatie française sont extrêmement imprudentes et sont déplacées. »
  • 11:08Invité politiqueFait
    « Le terroriste qui a assassiné Samuel Paty était en lien avec la mouvance islamiste-terroriste qui a pris le contrôle de la Syrie. »
  • 15:13Invité politiqueFait
    « M. Macron reçoit un chèque de 10 milliards du Qatar, qui est l'une des pires dictatures de la planète. »
  • 15:52Invité politiqueFait
    « Si on prend les exemples irakiens, libyens et aujourd'hui syriens, on voit bien que malheureusement, des États qui étaient peu recommandables sont devenus des théâtres d'opérations pour islamistes. »

Temps de parole

  • Julien Odoul72 %
  • Invité9 %
  • Présentateur8 %
  • Auditeur6 %
  • Invité 25 %

10,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Julien Audoul, bonsoir, député du Rassemblement National. On a appris là il y a quelques minutes qu'Emmanuel Macron avait invité l'ensemble des partis demain à l'Elysée, sauf LFI et vous. Comment vous réagissez ce soir ? Et vous, pas personnellement évidemment, vous le Rassemblement National.

0:18
Julien Odoul

Quelle que soit la décision du Président de la République de nous inviter, de nous exclure, il devra faire avec le Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. Pour une raison simple, pour une raison démocratique, il peut évidemment continuer ses petites manipulations, ses petites magouilles, ses discussions, il peut essayer de contourner envers et contre tout le Rassemblement National. Il y a un principe élémentaire qui est le principe démocratique, je vais venir. On ne peut pas faire 111 millions d'électeurs. On l'a bien vu, M. Barnier a essayé de nous ignorer, d'éluder ce constat. La réalité, c'est qu'on ne peut pas faire sans le Rassemblement National, il n'y a pas de majorité.

Le RN est le premier groupe à l'Assemblée Nationale, nous sommes le premier parti de France, c'est un fait. Donc vouloir essayer de mener une politique contre ces électeurs, j'allais dire en ignorant ces électeurs, c'est totalement contre-productif et ça entraînera les solutions que nous avons vues ces derniers jours, c'est-à-dire les motions de censure, les chutes de gouvernement. Donc très clairement, il faudrait que M.

Macron et que toute cette classe politique aujourd'hui qui est totalement aveugle à ce constat-là, à cette réalité qui est celle du suffrage, c'est-à-dire de l'expression de notre peuple, des Français qui, comme le disait Mme Duflo, se sont manifestés à deux occasions, élection européenne, élection législative, on ne peut pas faire sans leurs propositions. Et leurs propositions, elles sont très claires. Ils veulent plus de pouvoir d'achat et nous serons intransigeants contre toute politique qui attendra au pouvoir d'achat des Français.

Ils ne veulent pas d'une politique qui fait peser les efforts sur les entreprises, sur les Français qui travaillent et qui ne réduit pas le train de vie de l'État, les gaspillages monumentaux. Ils ne veulent pas d'une politique qui ignore les efforts qui doivent être faits en matière de lutte contre l'immigration, en matière de restauration de l'ordre. Et puis, un principe et une volonté populaire aussi partagée qui est l'instauration de la proportionnelle. Donc voilà, à partir de ce constat qui a été fait, qui a été dit et proposé par Marine Le Pen, Jordan Barrella, on pourra discuter, essayer de contourner, essayer de financer, ça n'apportera rien.

2:27
Auditeur

– Vous avez en tête qu'il y a plus de gens qui se sont mobilisés pour dire non que de gens qui se sont mobilisés pour dire oui ? Ça, c'est quelque chose que vous avez digéré de la dernière élection ? Ou pas du tout ? Parce que vous arrivez toujours et c'est légitime en disant 11 millions de voix, enfin ça, personne ne le conteste, votre poids à l'Assemblée, personne ne le conteste, mais un des enseignements majeurs de l'élection, c'est quand même qu'il y a eu plus de gens qui ont dit non que de gens qui ont dit oui. Et le deuxième enseignement, c'est-à-dire depuis la période récente, c'est que vous ne cherchez pas à gouverner.

Vous aviez dit, nous, on ira au gouvernement s'il y a une majorité absolue. Ça n'a pas été le cas, c'est le résultat des urnes que vous appelez à respecter.

2:55
Julien Odoul

– On cherche à gouverner, avec une majorité. – Oui, mais ça, c'est pas la situation actuelle. – On ne peut pas gouverner, on ne peut pas gouverner. – Non, parce que vous n'avez pas ni la volonté ni la capacité de gouverner. – Non, mais si, on a la capacité déjà de gagner les élections, et on a la capacité de gouverner. On ne peut pas gouverner, c'est très clair, sans majorité stable. Jean-Denis Bardella ne peut pas marquer Premier ministre sur une carte de visite pour tenir deux semaines et avoir une motion de censure. Voilà, comme M.

Barnier, il a tenu deux mois, sans majorité stable, sans cap clair, vous me parlez des gens qui ont voté contre le Rassemblement National, mais ils ne sont d'accord sur rien. – Non, mais ils ne sont plus nombreux, ils ne sont d'accord sur rien.

3:34
Invité

Aujourd'hui, ils se détestent allègrement, aujourd'hui, ils s'opposent. – En dépit de leur désaccord, ils ont trouvé une cause ultime qui est élevé.

3:40
Julien Odoul

– Mais vous voyez, et le résultat de ces désaccords… – Ce sont les Français qui ont voté, ce ne sont pas les responsables politiques. – Mais bien sûr, mais ce sont les Français qui prennent leur responsabilité. Vous savez, nous, on a trop de respect pour la démocratie et pour le peuple français, justement, pour essayer d'éluder leur vote et leur message. – Mais très clairement, il y a eu un vol qui a été commis à la fois par l'extrême-gauche et par les…

4:02
Invité

– C'est un vol, vous ne respectez pas les Français ?

4:03
Julien Odoul

– Bien sûr que je les respecte, mais ce n'est pas la question. – Alors, vous n'auriez rien volé, ils ont voté. – Quand vous avez des désistements qui sont totalement anti-républicains… – Les Français sont libres, mais ils sont contre eux. – Mais bien sûr qu'ils sont libres. – Mais ça a été encore le cas ce week-end. – Mais ce n'est pas la question. – Vous avez perdu un député parce que le nouveau Front populaire a appelé à voter pour un passé. – Non, mais cher monsieur, si vous voulez qu'on détaille ce résultat, cette circonscription sera gagnée la prochaine fois, il y a un écart. – Là, vous l'avez perdue ? – Là, on va s'en voir. – Ah oui, d'accord. Donc en fait, c'est quasiment pas perdu.

– Non, c'est pas perdu, cher monsieur. Parce que si vous travaillez un petit peu, mais visiblement, chez la Libération, on ne travaille pas beaucoup. Si vous avez un peu d'antériorité, voilà, n'ayez pas de mépris, vous ne travaillez pas les résultats. – Si vous regardez le résultat de cette circonscription, très clairement, oui, on a perdu. – Ah oui, d'accord, je voulais être sûr qu'on parle de la même réalité. – Non, mais monsieur, ne soyez pas haineux comme ça. – Non, non, mais c'est vous.

4:49
Auditeur

– Vous me balancez, vous ne travaillez pas à Libération, vous avez votre côté numéro. – Non, vous ne travaillez pas.

4:51
Julien Odoul

– À l'arrivée, il y a un résultat électoral, vous avez perdu un député. – Vous ne travaillez pas. – Non, mais pas basta. – Vous l'avez perdu ou vous ne l'avez pas perdu ? – Non, mais est-ce que… – Pourquoi vous lui dites qu'il ne travaille pas, alors qu'il vous explique le résultat ? – On ne travaille pas, c'est une législative partielle. – Si monsieur travaillait un peu, il verrait que notre électorat ne se déplace que très peu lors des législatives partielles, parce qu'il n'y a pas de vague nationale.

5:12
Invité

– Au premier tour, il s'était plus déplacé, vous étiez favori après le premier tour, il y a eu la censure, et après vous avez perdu. – Non, mais pas au premier tour, mais ça c'est faux, mais c'est faux.

5:21
Julien Odoul

Il n'y a pas eu de mobilisation supérieure au premier tour, au second tour, mais excusez-moi, c'est factuel. Donc encore une fois, je vous invite aussi à regarder un petit peu les élections, regardez un peu l'antériorité, parce qu'elle c'est toujours compliqué, parce qu'il n'y a pas de connexion nationale, parce que les gens sont moins intéressés.

5:38
Présentateur

– Bon, mais vous pouvez trouver toutes les explications que vous voulez, qui sont peut-être légitimes, le fait est que le Rassemblement national a perdu cette élection législative partielle, ça c'est un fait.

5:47
Julien Odoul

– Ça vous fait plaisir.

5:48
Présentateur

– C'est un fait, on essaie d'établir des faits, c'est pas pour me faire plaisir ou pas plaisir.

5:52
Julien Odoul

– Si, si, quand vous avez un petit sourire en coin, ça vous fait plaisir, mais alors, pour vous nager…

5:58
Présentateur

– Alors j'ai souvent un sourire en coin, parce qu'en fait, ce qui me fait sourire, c'est que vous n'arrivez pas à reconnaître, c'est juste un élément du réel.

6:03
Julien Odoul

– Pour vous navrer quelque peu, je vous dirais qu'on gagnera cette circonscription après la prochaine dissolution. – Ça c'est autre chose, c'est de la prédiction.

6:08
Invité

– Allez, Rocaïa, une question. – En tout cas, dans ce que vous disiez tout à l'heure, il y a quand même une forme de déni par rapport au fait qu'il y a un front qui a été organisé en opposition à vos idées, et le fait que vous le qualifiez d'anti-républicain, c'est extrêmement problématique, parce que vous manquez de respect à une volonté populaire qui a été extrêmement importante, qui a donné lieu à une mobilisation en chiffres extrêmement importants, de rejet de l'idéologie que vous portez, et ça c'est quand même important aujourd'hui dans la France actuelle.

Les personnes qui sont mobilisées et qui ont choisi de se désister considèrent que ce que vous portez est tellement dangereux qu'elles préfèrent faire élire un adversaire que vous. Et ça, effectivement, c'est pas quelque chose que vous pouvez légitimement qualifier d'anti-républicain.

6:42
Julien Odoul

– Que vous, madame Vialo, vous me parlez de dangerosité, c'est quand même assez comique. – Pourquoi ? – Compte tenu de vos positions, compte tenu de l'idéologie que vous véhiculez, – Quelle est-elle ? – Voilà, qui est profondément raciste. – Ah oui, votre parti a été fondé par des nazis, donc excusez-moi les leçons d'antiracisme. – Que vous me disiez très clairement…

6:57
Invité

– Votre parti a été fondé par des nazis.

6:58
Julien Odoul

– Mais arrêtez, arrêtez. – Enfin, je vais vous dire, c'est quand même incroyable que vous me qualifiez de raciste. – Répétez-le 100 fois, – C'est une réalité. – Nous continuerons à monter. – C'est factuel. – Moi, je vous le dis, vous avez une idéologie qui est raciste. – C'est absolument faux. – Si, quand vous faites des différences, des distinctions, des discriminations en vertu de la couleur de la peau… – C'est moi qui discrimine ? – Oui, bien sûr, bien sûr.

7:14
Invité

– Je discrimine qui, exactement ?

7:14
Julien Odoul

– Avec un racisme anti-blanc décomplexé, débridé dans toutes vos prises d'opposition, je pense que le danger est plutôt de votre côté. – Certainement. – Et ensuite, sur les désistements des législatives, je ne condamne pas du tout, et je ne nie pas la volonté populaire. Ce que je condamne, en revanche, c'est que des partis de gauche et d'extrême-gauche se soient désistés pour Mme 49-3, Mme Borne, que des macronistes et des LR soient désistés pour des députés antisémites comme M. Guiraud, n'est pas appelé à faire barrage contre M. Arnaud, notamment dans le Vaucluse, triple fiché S, violent. Voilà, ça c'est la réalité.

7:50
Invité

– Vous avez des candidats qui ont été arrêtés pour vol à marier.

7:53
Julien Odoul

– Et je pense que dans ce domaine-là, effectivement… – C'est chez vous qu'on retrouve les casquettes nazies, monsieur. – On n'a pas de leçons à recevoir de ce qui s'est passé. Les blocages que l'on connaît aujourd'hui sont dus, justement, de ces désistements.

8:05
Invité

– En tout cas, vous n'avez pas de leçons antiracistes à donner ? – Bien sûr que si. – C'est parmi vos compatrières qu'on a trouvé le plus de déclarations racistes.

8:11
Julien Odoul

– Je pense, chère madame, je vais peut-être vous choquer, mais que nous sommes peut-être le seul parti antiraciste de France. – Oui, ça me choque. – Je ne sais pas ce que vous allez dire, mais ça me choque. – Parce que nous ne faisons aucune distinction.

8:20
Invité

– Non, honnêtement, personne ne croit à ça.

8:21
Julien Odoul

– Bien sûr, je pense que les Wacopéens y croient, les Martiniquais y croient. – En tout cas, ils croient surtout en l'abstention.

8:28
Invité

Ils croient surtout en l'abstention.

8:30
Julien Odoul

– Je prends un témoin de compatriotes de Mayotte, c'est-à-dire des Français de couleur noire et de confession musulmane, qui voient en Marine Le Pen la seule alternative. – Monsieur, c'est vous qui qualifiez les gens de Noir maintenant. Vous me dites que c'est moi qui fais des divisions. – Et nos compatriotes de Mayotte, justement, sont attachés, je ne fais aucune distinction. – C'est vous qui les qualifiez de Noir, Musulman. – C'est pas moi. – Mais, chère madame, chère madame.

8:51
Invité

– Pensez-moi qui dit que des gens sont blancs, c'est raciste, quand vous dites que les Marseillais sont Noirs et Musulmans, ça l'est pas.

8:54
Julien Odoul

– Vous stigmatisez, vous stigmatisez, vous semez la haine et vous faites des différences. – Nous, on fait aucune différence parce qu'en France… – La preuve que si ! – Mais non, madame…

9:01
Invité

– Vous devez qualifier les Marseillais de Noirs et de Musulmans,

9:04
Julien Odoul

c'est pas moi qui l'ai dit. – Madame, excusez-moi, je sais bien qu'il y a un dialogue de sourds.

9:08
Invité

– Je ne veux que reprendre vos propos, monsieur Oudoul.

9:11
Julien Odoul

– Moi, je prenais comme exemple nos compatriotes de Mayotte qui voient en Marine Le Pen la seule alternative pour défendre leur sécurité et pour lutter contre l'immigration. – Pourquoi vous parlez deux ? – Chose visiblement sur laquelle vous ne voulez pas agir, bien au contraire.

9:24
Présentateur

– Une question sur la Syrie, Julien Oudoul, la chute de Bachar Al-Assad. On sait qu'il y a eu un certain nombre de déclarations de Marine Le Pen qui avaient refusé de le qualifier de barbare, qui avaient plutôt apporté son soutien au président syrien en disant qu'il était un rempart contre le djihadisme. Il y a eu un certain nombre de visites de députés du Rassemblement National à Damas. Comment vous réagissez ce soir à la chute de Bachar Al-Assad ? Est-ce que vous vous réjouissez de la chute d'un dictateur qui a massacré sa propre population pendant 13 ans, faisant près de 500 000 morts ?

9:56
Julien Odoul

– Alors déjà, premièrement, Marine Le Pen n'a jamais soutenu le régime syrien. Si vous reprenez ces déclarations à l'époque… – Thierry Mariani, oui. – C'était… Marine Le Pen n'a jamais soutenu le régime syrien, a toujours condamné les exactions, la barbarie, parce que c'était un État barbare et un régime barbare. – Elle a refusé d'employer ce terme, elle a parlé d'un dirigeant autoritaire, mais elle n'a pas parlé d'un… – Aujourd'hui, est-ce que l'on doit se réjouir de façon assez, il faut bien dire, assez choquante de cette situation ? Alors certes, il y a un État tout à fait condamnable qui est tombé, un régime qui est tombé, pour autant, il est remplacé par des terroristes islamistes.

Et je pense que la joie, ou en tout cas les félicitations à la fois d'Emmanuel Macron et de la diplomatie française sont extrêmement imprudentes et sont déplacées au regard de la prise de pouvoir par des gens qui sont très peu recommandables. Le terroriste qui a assassiné Samuel Paty était en lien avec la mouvance islamiste-terroriste qui a pris le contrôle de la Syrie. Donc il faut être extrêmement prudent sur ce qui va se passer, protéger, protéger, protéger nos intérêts.

11:16
Auditeur

– On a plutôt le sentiment qu'ils prennent acte du fait que la chute de Bachar el-Assad est saluée par les Syriens et que c'est bien le minimum de dire que c'est quand même un progrès. Et en même temps, il y a une grande vigilance, il y a une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU ce soir sur ce thème-là. Donc je ne comprends pas bien en fait à quoi vous faites allusion en disant que les gens seraient B.A. et limite applaudiraient à l'arrivée des islamistes.

11:33
Julien Odoul

– Le tweet du président de la République par exemple. – Il fera partie, je crois qu'il participe à la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. – Très bien, mais je considère qu'il faut être beaucoup plus prudent dans l'expression. Oui, on peut se réjouir effectivement qu'un régime qui a massacré sa population tombe, mais s'il est remplacé par un régime qui va être pire, qui va persécuter les minorités religieuses notamment, qui va instaurer la charia et qui va commanditer des attentats en Europe et sur notre sol, je pense que ce n'est pas un progrès comme vous dites. Pour l'instant, nous ne savons rien et il faut être extrêmement prudent.

12:07
Invité

– Vous condamnez le fait qu'il soit allé saluer Bachar Al-Assad au moment où il commettait des exactions contre sa population ? C'est une personne qui porte l'étiquette de votre parti. Certes, Marine Le Pen ne s'est pas déplacée en Syrie, mais un des membres du même parti que vous est allé en Syrie serrer la main à Bachar Al-Assad.

12:25
Julien Odoul

– Il s'est déplacé en quelle année ?

12:26
Invité

– Est-ce que vous le condamnez ? Ça s'est passé ? – Il s'est déplacé en quelle année ? – Il s'est déplacé à un moment où Bachar Al-Assad était déjà sous le décalage par rapport à…

12:35
Julien Odoul

– Il s'est déplacé, il n'était pas au Rassemblement national. Il n'était pas au Rassemblement national. – Et quand il est entré, il faut l'avé… – Non, non, non, je tiens à le dire, il faut être précis. – Donc ça va. – Il n'était pas au Rassemblement national. Ensuite, la position de Marine Le Pen a toujours été claire et au moment où effectivement il y avait une déstabilisation du Proche-Orient et donc un risque à la fois sur l'aspect sécuritaire, terroriste et migratoire, il fallait être extrêmement prudent et Marine Le Pen…

12:59
Invité

– Il fallait serrer la main de Bachar Al-Assad.

13:01
Julien Odoul

– Mais ce n'est pas du tout la question.

13:03
Invité

– C'est quand même une question importante.

13:04
Julien Odoul

– La prudence, c'est justement de faire en sorte que la sécurité des Français soit garantie avec un Proche-Orient déstabilisé.

13:11
Invité

– Est-ce que vous condamnez son geste ? – Est-ce que vous condamnez son geste ? – Je veux bien qu'on voit la photo parce que c'est 2017, ce n'était pas il y a 20 ans.

13:16
Julien Odoul

– Donc 2017, il n'était pas au Rassemblement national. – Mais il est quand même… – Je tiens à le préciser. – Donc le passé des gens ne compte pas. – Personne du Rassemblement national n'est allé serrer la main de Bachar Al-Assad, ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella, qui ont toujours été extrêmement clairs.

13:29
Invité

– Est-ce que vous condamnez ce geste, monsieur O'Doul ?

13:30
Julien Odoul

– Qui ont toujours été extrêmement clairs.

13:33
Invité

– Vous êtes d'accord avec ce geste ou pas ?

13:34
Julien Odoul

– Non, madame Diallo, vous pouvez… – Ça vous choque ou pas ? C'est moi que ça me choque. – Oui, vous vous êtes choqués de peu et quelquefois, il y a des choses qui devraient vous choquer qui ne vous choquent pas. Mais très clairement, nous avons… – C'est une question très simple ? – Oui, je ne suis personne dans ma réponse. – Oui ou non, non ? – Nous avons toujours été clairs. Non mais merci, je réponds comme je veux. – Oui, mais c'est pratique. – C'est une question très simple. Est-ce que vous condamnez, est-ce que ça vous choque ? – Mais c'est extrêmement clair. – Je vous ai donné une réponse extrêmement claire.

13:57
Auditeur

– Est-ce que Marine Le Pen a réagi ? Parce que j'ai regardé son compte Twitter juste avant et je reçois les communiqués. Je ne crois pas avoir vu de réaction officielle. Donc je pose la question de façon ouverte.

14:04
Julien Odoul

– Je ne sais pas si vous…

14:05
Auditeur

– Je vous pose la question et si vous candidatez pour être une multi-manager de Marine Le Pen.

14:07
Invité

– Julien Rochdy, le chef des jeunes du Rassemblement National, lui aussi était allé voir Bachar. – En quelle année ? – Je ne me souviens… Non mais attendez. – Madame la République n'était pas… – Mais vous n'y avez mais beaucoup de responsables du RN avant qu'ils y soient, après qu'ils y avaient allé, ils sont allés.

14:24
Julien Odoul

– Beaucoup de responsables de l'UMP, des Républicains, du Centre, etc. – Mais je comprends pas, si vous le… – Et même de Jean-Luc Mélenchon, et même de Jean-Luc Mélenchon, considérez que Bachar el-Assad faisait partie de sa communauté.

14:36
Invité

– Je ne comprends pas, si vous condamnez Bachar el-Assad, pourquoi vous ne voulez pas dire que le fait de l'avoir vu est choquant ? Je ne comprends pas. De deux choses l'une.

14:43
Julien Odoul

– Parce qu'en fait, ce débat, aujourd'hui, est totalement vide de sens. – Je ne sais pas pourquoi, aujourd'hui, en fait, vous faites de…

14:52
Invité

– Parce que quand on va saluer un des pires tyrans sanguinaires de la Terre, ça peut intéresser les téléspectateurs français. – Oui, parce qu'il peut… – Vous assumez, vous assumez, pas vous regrettez.

15:02
Julien Odoul

– Oui, ce qui peut intéresser, c'est aussi quand M. Macron part en Arabie Saoudite… – Très bien, mais… – Dans l'un des pires régimes de notre planète, quand M. Macron reçoit un chèque de 10 milliards du Qatar, qui est l'une des pires dictatures de la planète… – Et là… – Non, non, non, mais écoutez-moi… – Mais là, vous ne vous demandez pas des comptes à M. Macron quand il reçoit la… – Ne vous inquiétez pas, on lui demandera tout ce que vous voulez, mais répondez, nous, on vous demande à vous parce que vous êtes là.

– On a toujours été extrêmement clair sur, d'une part, la place de la France, sa sécurité, les liens qu'on peut avoir avec certains pays, aussi le fait d'avoir des pays qui, peut-être, n'ont pas forcément les mêmes valeurs, mais sont un moindre mal par rapport à une déstabilisation islamiste, on a toujours été très clair. Si on prend les exemples irakiens, libyens et aujourd'hui syriens, on voit bien que malheureusement, des États qui étaient peu recommandables sont devenus des théâtres d'opérations pour islamistes, qui sont aussi devenus des bases de lancement pour les attentats.

16:04
Présentateur

– Merci beaucoup Julien Audoul d'avoir répondu à toutes nos questions ce soir sur France Info.