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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 27 mai 2025 12 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSanté

Mélanie Thomin : conférence de presse du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale - 27/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Pouvez-vous revenir sur les dégradations de permanences parlementaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Mélanie ThominFait
    « la ministre de l'agriculture elle-même invitant les syndicalistes à démonter les permanences en ciblant les élus de gauche »
  • 7:00Mélanie ThominFait
    « un plan écoy qui est au point mort depuis maintenant 2 ans »
  • 9:00Mélanie ThominFait
    « la ministre de l'agriculture qui en appelle à cibler les élus de gauche »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien, bonjour à toutes et à tous. Ce matin, nous sommes à effective réduit dans le groupe des portees-paroles du groupe socialiste. En tout cas, nous en profitons puisque les circonstances étaient assez particulière, notamment dans les votes d'hier à l'Assemblée pour laisser la parole sur la loi du plomb donc à notre collègue Dominique Potier et puis j'enchaînerai derrière sur la question de la fin de vie et du vote de cet après-midi.

Bien, bonjour mesdames et messieurs. Le groupe socialiste, comme je crois tous les démocrates au fond est profondément scandalisé par ce qui s'est passé hier. Pour ma part avec Boris Valot, on a passé et Mélanie une bonne partie de ce weekend à chercher les voies d'une sortie, retrait des amendements qui pouvaient paraître en surnombre pour permettre le débat, temps législatif programmé et jusqu'au bout, on a cru que le débat pourrait avoir lieu.

Notre déception a été immense de voir le revirement du bloc central qui allié au Rassemblement national a usé d'une manœuvre qui fragilise non seulement notre démocratie parlementaire mais je crois que Boris le dira avec la gravité qui convient fragilise notre démocratie. On est sur une procédure d'empêchement d'empêchement du débat avec une pratique qui est totalement anachronique, qui insulte l'esprit de notre constitution et qui est couplé à une forme de pression euh d'une corporation, d'une partie de la corporation qui s'est manifesté d'une manière que nous considérons indissente. pression sur les sur les sur les permanences parlementaires relayé par la ministre de l'agriculture elle-même invitant les syndicalistes à démonter les permanences en ciblant les élus de gauche ce qui s'est passé la nuit dernière dans un certain nombre de permanence et puis cette cette pression cette accointance entre les décisions de la ministre de l'agriculture le syndical ricalisme majoritaire et les débats au sein de la conférence des présidents, voir l'agenda de la CMP, nous disons stop, il y a un problème profond profond de respect de notre démocratie, de la liberté de discernement, de la sérénité qui convient au débat démocratique.

Hier, on a franchi une barrière. Pour nous c'est violent, c'était devenu le sujet central de la discussion de l'autre groupe et c'est la position ce que nous exprimerons très fortement aujourd'hui. Non seulement l'inspiration de cette loi était de nature à fracturer la société française, le rend du plomb nous sommons de choisir entre la productivité et l'environnement entre choisir entre l'agriculture et le reste de la société.

Nous socialistes avons tout au long du travail de commission sur chacun des points pris au sérieux les problèmes qui étaient posés et proposer des voix et solutions à travers des amendements concrets, une centaine déposé notamment pour la séance. Proposer des voies de sortir qui réconcilient économie et écologie qui réconcilient notre société avec le monde agricole. Nous avons refusé de tomber dans le piège que nous tendait Laurent Duplomb.

Ce piège là, il est désormais ouvert. Il ouvre une fracture dans nos sociétés, dans nos espaces ruraux, dans au sein du débat démocratique et et nous le regrettons vraiment vivement. Tout va désormais va se passer dans le clos d'une commission mix paritaire.

J'aurai l'honneur avec Mélanie de représenter nos positions. Nous redirons que notre attachement a quelques points absolument essentiels. Le premier est l'indépendance de la science parce que mine de rien, on a privé le parlement d'un débat essentiel qui est la régression par rapport à la loi de 2014 qui garantissait l'autonomie de l'ANS.

Ça va désormais se jouer entre quelques personnes dans le clos d'une CMP. Ça pourra pas être débattu dans les mycl. Donc la conclusion c'est que on s'apprête à réintroduire par un geste politique l'usage d'un nicotinoïde sans débat parlementaire et sans expertise de l'aness et de la science.

Dans le même moment, on fragilise l'ancess par une disposition à l'article 1 et 2 qui vient qui vient réduire son indépendance. Donc on vit un moment qui est d'une extrême gravité tant sur le plan démocratique que sur le plan de l'abaissement de la science et d'une fracture de la société qui annoncé la proposition de loi du plomb, c'est une bombe à fragmentation. Nos propositions, on l'a dit, c'était le renforcement de l'anesse.

C'était des plans de sortie des pesticides qui devaient être réactivés. Nous avons un plan écoy qui est au point mort depuis maintenant 2 ans. Il est en état de de de de état comatique.

Ça ne bouge plus. Il y a plus de plan de prévention. L'agroécologie est un mot qui a été effacé par Laurent Du Plon dans la PLOA à 18 occurrences.

Donc il y a une bataille culturelle qui s'engage. Nous voulions affirmer l'indépendance de la science, un plan de sortie des pesticides, la réaffirmation de l'agroécologie et nous voulions une démocratie de l'eau qui laisse toute sa place aux usages prioritaires de l'agriculture mais dans une concertation fondée sur la science et la démocratie locale. Sur les bâtiments d'élevage, nous avions apporté des propositions avec Mélanie Thomas très concrètes tiré de l'expérience bretonne et Laoren que que nous portons pour trouver des voies de compromis et regagner la reconquête de la première gamme en viande blanche sans créer les tensions que va générer cette loi et cetera et cetera.

Je pourrais déployer au contact. Donc on est le groupe socialiste qui était dans une forme de sobriété en terme d'amendement et de pertinence de propositions qui visaient à réconcilier encore une fois les français de l'agriculture, l'économie et l'écologie sont privés de débat. Nous allons redire notre colère.

Ça abîme nos espaces ruraux, ça abîme l'agriculture et ça abîme notre démocratie alors que tous les vrais sujets agricoles, la régulation du marché foncier, le partage de la valeur, la concurrence des loyales sont occultés par ce feu folet qui est la loi du plomb qui nous éloigne des vrais sujets. Le vide et l'impuissance de l'exécutif laissent la place à toutes les démagogies, à tous les populismes. notre démocratie comme l'agroécologiste dans un état critique.

Bien, je je partage l'entièreté de ce message effectivement puisque l'ambiance est est bien pesante depuis hier étant donné l'élimination quelque part de nos débats de façon brutale à l'Assemblée nationale. Je voulais dire un mot sur les votes de cet après-midi et vous rappelez que l'ensemble des députés socialistes et apparentés vont voter, s'apprête à voter pour la proposition de loi sur les soins palliatifs et que l'immense majorité de notre groupe votera pour la proposition de loi sur l'aide à mourir. Nous continuons à regretter le choix fait par François Baou en ce début d'année de scinder ce texte en deux propositions de loi différentes, ce qui risque de ralentir l'adoption définitive.

Mais nous sommes cependant satisfaits à l'issue des débats de ce premier pas qui arrive enfin et qui vient concrétiser une cause porté par les socialistes depuis de très nombreuses années. Alors que le bilan de la sédation profonde et continue jusqu'au décès qui avait été créé par la loi Cless Leonetti en 2016 ne répond pas ou mal à toutes les situations de souffrance. Nous pensons en particulier aux malades de la maladie de Charco.

Il était plus que jamais temps de créer un modèle français de l'aide à mourir. Le débat en séance publique a duré près de 15 jours. Vous l'avez suivi.

Il a été riche et passionné. Il a été riche mais aussi apaisé, il faut le dire. Et durant ces débats, l'accès à l'aide à mourir a néanmoins été restreint par rapport à la proposition de loi initiale.

Notamment, on peut citer un amendement qui visait à rétablir la hiérarchisation entre auto-administration et administration par un professionnel de santé. Concrètement, l'administration de la substance létale par un professionnel de santé ne serait possible que si le patient n'est pas physiquement en mesure de procéder à l'autoadministration de la dite substance. Et puis il y a également un autre amendement qui précise qu'une souffrance psychologique ne pourra permettre à elle seule d'ouvrir le droit à l'aide à mourir.

Donc c'est une limitation de l'aide à l'accès à l'aide à mourir pour les patients dont la souffrance est uniquement de nature psychologique. Notre objectif global dans le groupe socialiste, c'est l'adoption définitive la plus rapide possible de ces deux textes de loi. Néanmoins, nous souhaitons que lors de la suite de la procédure parlementaire au Sénat, la proposition loi sur l'aide à mourir puisse être modifiée afin de maintenir l'équilibre de ce texte initial et qui puisse ainsi rassembler une large majorité de de parlementaires.

Je vous remercie. Oui, vous avez des questions ? Est-ce que vous pouvez revenir sur ce que vous avez dit ou peut-être monsieur Potier sur les dégradations de d'hier de cette nuit ?

J'ai vu qu'il y a eu des choses en Gironde. Est-ce que vous avez entendu parler d'autres dégradations ? Ouais.

Alors, mon collègue Potier va vous dire un mot sur les dégradations. En tout cas, pour ma part, je peux déjà revenir sur un mot inquiétant que nous avons découvert dans la presse ce matin, celui de la ministre de l'agriculture qui en appelle à cibler les élus de gauche. Nous souhaitons auprès de la représentation nationale que la ministre de l'agriculture puisse s'expliquer sur ces mots.

Est-ce qu'elle cautionne aujourd'hui la violence auprès des élus, qu'ils soient parlementaires ou élus dans nos territoires ? Est-ce qu'elle légitime la violence ou est-ce qu'elle considère aujourd'hui que le passage en force du texte de loi qui a été rejeté hier, c'est la voie courante désormais pour l'examen des textes parlementaires. En tout cas, je pense que là, il y a entretien d'une confusion forte et aussi entretien d'un message dangereux à l'égard des élus dans les territoires.

Et nous considérons que c'est parfaitement inacceptable. Nous souhaitons de la part de la ministre de l'agriculture un éclaircissement clair et précis sur ce qu'elle a dit hier sur le terrain. Complément, j'ai pas de détail sur le nom de permanence et l'état des dégradations.

Est-ce que c'est une bâche ? Est-ce que c'est du fumier ? Est-ce que de la violence ?

Ça je peux pas dire. J'ai entendu qu'il y avait encore eu cette nuit euh alors que la victoire était acquise pour les partisans de la loi. C'est ça devient une sorte obsessionnelle quoi.

Bon donc enfin je dire menacer des permanences les biens physiques, faire une pression y compris physique, c'est absolument inacceptable. Ça suffit. Voilà, c'est simplement on dit on arrête quoi.

Il faut que la présence de l'assemblée, il faut que l'exécutif soit très clair sur cette limite qui doit pas être franchie. de cette pratique de l'empêchement fait par la majorité si elle devenait la règle serait ça soit une fois c'est déjà énorme mais ça si jamais ça devenait une habitude et queon en prenne le penchant ça deviendrait une atteinte fondamentale à la démocratie tout cour et puis il y a eu ce geste non seulement d'an jeunev mais du ministre de l'intérieur allant au devant Bruno Rotaillot allant au devant des agriculteurs pour célébrer leur manifestation au même moment où leur pression crée les conditions de l'empêchement du débat. Et là, nous avons un moment, je le dis avec force, c'est un moment de bascule quand le ministre de l'intérieur va soutenir des manifestants qui par leur puissance font pression sur des parlementaires.

Nous sommes dans un moment de bascule, je sais pas comment le dire plus fortement quoi. Quand le ministre de l'intérieur va soutenir des manifestants qui font pression sur le la liberté du parlement, bah ça évoque des moments de notre histoire qui sont des moments tragiques où la démocratie a été menacée. Donc là, ça vaut être sous des formes sous des formes plus policées.

Nous sommes sur des mécanismes qui relèvent de système arbitraire qui s'éloigne des principes mêmes de notre démocratie. Personne n'est plus à sa place. Ni le parlement dans sa souveraineté, ni le ministre intérieur dans le recul qu'il devrait avoir par rapport à l'ordre public et à la protection de notre démocratie.

Quant à notre ministre de l'agriculture, en devenant le porte-parole de Laurent Duplomb, au lieu de porter elle-même une grande loi pour l'avenir de l'agriculture, faisant face à la fois à la falaise démographique et au mur des diplomatiques et au mur climatique, elle cède à la plus basse démagogie. Merci à vous. Okay.