Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 31 décembre 2025 12 minContradictoireMixteInstitutions & électionsÉducation & rechercheJusticeSolidarités & famille

Voeux d'Emmanuel Macron : «il y aura des promesses qui ne seront pas tenues» estime Sarah Saldmann

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Sarah Salman, est-ce que le président a raison d'aller contre la morosité ambiante, au risque même de paraître un petit peu déconnecté ?

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Jean-Michel Salvatore, la méthode quoi est la bonne méthode pour Emmanuel Macron ce soir ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Jean-Michel Salvatore, en tant que communiquant, est-ce qu'un président peut faire un aveu d'impuissance comme ça ?

  • 5:04OuverteRéponse partielle

    Alors, en tout cas, il y a un thème qui fait plutôt consensus, c'est celui de la protection des mineurs sur les réseaux sociaux, et face aux écrans, je pense que tous les parents ont été confrontés à ce problème, comme dans de nombreux pays, le temps de la régulation semble venu, tant les écrans sont rentrés dans nos vies, notamment la vie des plus jeunes. Un projet de loi sera discuté dans quelques jours, et il contiendra seulement deux articles, selon l'AFP. L'un interdira les téléphones dans les lycées, donc dès la rentrée de septembre, et puis l'autre ne permettra plus, au moins de 15 ans, de détenir un compte sur les réseaux sociaux. Selon une enquête Cluster 17 parue dans la tribune dimanche, c'était donc dimanche dernier, 90% des parents souhaitent un encadrement du temps d'écran. Alors la première mesure, effectivement, vous l'avez dit, c'est facile à faire.

  • 7:49OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on ne se trompe pas de combat, ou en tout cas de méthode ? Est-ce qu'il ne faudrait pas instaurer tout simplement des cours de vie numériques dans les collèges, c'est-à-dire passer à la prévention avant de passer à la réflexion ?

  • 9:19OuverteRéponse directe

    Quelle est pour l'un et l'autre la personnalité qui vous aura marqué cette année ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéChiffre
    « En 2020, il y avait 17,5 millions de personnes, ce qui est quand même énorme. Et en 2023, 10,2 millions. Et l'an dernier, on est passé sous les 10 millions, 9,7 millions. »
  • 1:04InvitéFait
    « il nous a expliqué qu'il y aura plus de sans-abri en France, ce qui aurait été franchement une bonne nouvelle. Et il y en a encore plus cette année. »
  • 2:17InvitéPromesse
    « à partir de septembre 2026, les portables seront interdits dans les lycées. »
  • 2:28InvitéPromesse
    « l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, ça aussi, ça ne coûte pas grand-chose à l'État. »
  • 2:41InvitéPromesse
    « le rétablissement du service national. »
  • 5:42PrésentateurChiffre
    « 90% des parents souhaitent un encadrement du temps d'écran. »
  • 11:49InvitéFait
    « Nous sommes le seul pays en Europe, et peut-être au monde, à considérer qu'on peut travailler jusqu'à 62 ans, alors que tous les autres, nos concurrents et tous les autres pays travaillent jusqu'à 65, 66, 67 ans. »

Temps de parole

  • Invité51 %
  • Présentateur25 %
  • Invité 224 %

4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et ce, à quelques heures du réveillon de la Saint-Sylvestre, et celui qui va, si je puis dire, ouvrir la soirée, c'est Emmanuel Macron, c'est la tradition. Ce seront ses derniers voeux pour une année de plein exercice. Le président promet une allocution d'une dizaine de minutes consacrée à la situation internationale, mais aussi une allocution anti-French bashing. Il veut insister sur ce que la France fait de bien. Sarah Salman, est-ce que le président a raison d'aller contre la morosité ambiante, au risque même de paraître un petit peu déconnecté ?

0:30
Invité

Il est assez déconnecté. Après, les voeux, si vous voulez, il y a de moins en moins de personnes qui les écoutent. Regardez les chiffres. En 2020, il y avait 17,5 millions de personnes, ce qui est quand même énorme. Et en 2023, 10,2 millions. Et l'an dernier, on est passé sous les 10 millions, 9,7 millions. Moi, je ne serais pas surprise qu'on fasse encore un nouveau record et qu'on soit encore moins nombreux à écouter ces voeux, puisque de toute façon, on sait à peu près ce qu'il va dire. Il y aura peut-être des promesses qui ne seront pas respectées pour la plupart.

0:57
Présentateur

Ce qui fut le cas l'année dernière.

0:59
Invité

Oui, l'année dernière ou même en 2017, il nous a expliqué qu'il y aura plus de sans-abri en France, ce qui aurait été franchement une bonne nouvelle. Et il y en a encore plus cette année. Donc, il va faire des promesses, des promesses de référendum. Il n'y aura rien de tout ça. Donc, bon, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.

1:14
Présentateur

Jean-Michel Salvatore, la méthode quoi est la bonne méthode pour Emmanuel Macron ce soir ?

1:18
Invité

Je pense que lui, son problème, si vous voulez, c'est qu'il essaye de convaincre les Français qui vont le regarder qu'il sert encore à quelque chose. Parce que finalement, c'est ça le sujet. Vous avez toute une partie de sa majorité, à commencer par Édouard Philippe, qui demande son départ. Vous avez aussi son ancien Premier ministre, Gabriel Attal, qui explique qu'il ne comprend plus très bien ce que fait le président de la République. Donc, Emmanuel Macron doit essayer d'expliquer aux Français qu'il sert encore à quelque chose. Et il n'a pas la partie très facile. Parce que d'abord, nous sommes dans une crise politique très grave. Il n'y a pas de majorité. Il n'y a pas de budget.

Il n'y a plus d'argent. Et donc, ce qu'il va essayer de faire, c'est d'abord de parler de son domaine réservé, c'est-à-dire de l'international. Et puis, il va essayer aussi de vendre des mesures qui sont fédératrices et qui ne coûtent rien. Parce que c'est aussi le sujet. « Comme il n'y a plus un rond, on ne peut plus proposer des choses qui coûtent ». Donc, d'où cette idée des portables. Bon, ça, c'est vrai que ça ne coûte rien de dire à partir de septembre 2026, les portables seront interdits dans les lycées. Ça ne coûte pas un sou au budget de l'État. La réforme sur les réseaux sociaux, l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, ça aussi, ça ne coûte pas grand-chose à l'État.

Encore faut-il que ce soit facile à appliquer. Bon, il n'y a qu'une seule mesure qui devrait annoncer et qui coûtera de l'argent, c'est le rétablissement du service national. Mais là, on voit bien que dans les circonstances politiques et géopolitiques actuelles, un effort de défense est absolument indispensable.

2:50
Présentateur

Alors, il parlera également de la loi sur la fin de vie. Ce sont des sujets qui font peut-être moins sur la fin de vie, mais qui font plutôt consensus. Sarah Salmane.

2:58
Invité

Consensus sur la fin de vie, j'en suis pas certaine. Chacun réagit avec ses propres émotions, son propre vécu, j'en suis pas certaine. Après, sur les priorités des Français, notamment sur le pouvoir d'achat, ça serait quand même bien qu'ils fassent un point et qu'ils disent, non pas ce qu'il va faire, parce que là, on n'attend plus rien, mais plutôt l'état des lieux, le bilan, et à la limite, qu'ils nous disent, on ne peut rien faire, on va passer de mauvaises années. Moi, je préfère quelqu'un qui me dise ça.

3:20
Présentateur

Oui, mais attendez, il ne peut pas dire ça. Il ne peut pas dire ça, un président ne peut pas dire ça.

3:23
Invité

Il ne peut pas dire ça, je vous assure que ça serait plus honnête. Plutôt que de nous enfumer avec, je vais faire ci, je vais faire ça, et je ne peux pas le faire ou je ne veux pas le faire, moi, je préfère qu'on me dise, ça va être compliqué, ça va être difficile.

3:34
Présentateur

Jean-Michel Salvatore, en tant que communiquant, est-ce qu'un président peut faire un aveu d'impuissance comme ça ?

3:42
Invité

Non, ce n'est pas possible, parce que finalement, si vous voulez, son impuissance, il en est le premier responsable. Son impuissance, elle vient de cette décision de dissolution de l'Assemblée nationale, qui est en fait une décision, bon, évidemment, qui s'est retournée contre lui, mais qui est une décision que les Français n'ont pas comprise. Les Français n'ont pas compris pourquoi il avait pris cette décision.

4:03
Locuteur non identifié

Ah, ils ont compris pourquoi, mais pas la temporalité.

4:06
Invité

Non, moi, je pense que, quand on regarde les sondages, on voit bien que les Français le lui reprochent énormément, et c'est ce qui a provoqué cette cassure entre l'électorat et Emmanuel Macron, et entre son électorat traditionnel et Emmanuel Macron. Donc, en fait, les gens ne veulent plus tellement l'entendre, et je rejoins Sarah quand elle parlait des audiences, qui seront évidemment très importantes, parce qu'on a le sentiment que les Français ne veulent plus l'écouter.

Donc, c'est vrai que ses voeux recueillaient des audiences qui étaient en baisse depuis quelque temps, mais là, c'est vrai que si on passe très nettement sous la barre des 10 ou des 9 millions de téléspectateurs, ce sera un signal vraiment très embarrassant. Souvenez-vous, il avait déjà fait une émission à la télévision au mois de juin sur France 2, avec Caroline Roux, qui avait fait un score infamant pour la Présidente de la République. Il avait fait un million et demi, je crois, ce qu'on n'avait jamais vu dans toute l'histoire de la Ve République.

5:04
Présentateur

Alors, en tout cas, il y a un thème qui fait plutôt consensus, c'est celui de la protection des mineurs sur les réseaux sociaux, et face aux écrans, je pense que tous les parents ont été confrontés à ce problème, comme dans de nombreux pays, le temps de la régulation semble venu, tant les écrans sont rentrés dans nos vies, notamment la vie des plus jeunes. Un projet de loi sera discuté dans quelques jours, et il contiendra seulement deux articles, selon l'AFP. L'un interdira les téléphones dans les lycées, donc dès la rentrée de septembre, et puis l'autre ne permettra plus, au moins de 15 ans, de détenir un compte sur les réseaux sociaux.

Selon une enquête Cluster 17 parue dans la tribune dimanche, c'était donc dimanche dernier, 90% des parents souhaitent un encadrement du temps d'écran. Alors la première mesure, effectivement, vous l'avez dit, c'est facile à faire.

5:52
Invité

Facile, non ? Les lycées, c'est facile. Mais c'est pas facile.

5:56
Présentateur

Interdit, c'est interdit.

5:58
Invité

Oui, interdit, c'est interdit. En prison, interdit, c'est interdit. Et vous l'avez quand même ?

6:01
Présentateur

Oui, effectivement. Mais si vous avez un téléphone sur votre table et que vous êtes en cours, vous allez, voilà.

6:07
Invité

Oui, bien sûr, c'est interdit, mais il y aura toujours des moyens de détourner le système. Comme à chaque fois. Un portable, vous en avez plein qui l'ont sur les genoux. C'est sûr.

6:15
Présentateur

Plus compliqué quand même, c'est de vérifier l'âge, l'identité de tout un chacun sur les réseaux sociaux. Le dire, c'est une chose. Le faire, techniquement, n'a pas la solution.

6:25
Invité

Techniquement, je ne sais pas comment il compte faire. Si c'est déclaratif, pardon, mais ça ne va pas aider beaucoup. S'il faut donner sa pièce, ça me paraît inapplicable, en fait. Ineffectif, inapplicable. Jean-Michel Selvator. Oui, moi je suis assez d'accord. C'est vrai qu'à annoncer, c'est facile. Ça ne mange pas de pain, comme dirait l'autre. Et tout le monde est d'accord. Mais c'est vrai qu'ensuite, tout est dans l'art d'exécution. Et c'est vrai à la fois pour les réseaux sociaux et pour l'interdiction dans les lycées. Pour les réseaux sociaux, on voit bien qu'il y a des possibilités de détournement très importants.

Donc c'est vrai qu'il y a déjà des pays qui ont essayé de le faire, comme l'Australie. Donc c'est évidemment intéressant de voir comment ils s'y sont pris. Sur les lycées, c'est vrai qu'en fait, on reporte la responsabilité sur les chefs d'établissement qui doivent se débrouiller avec ça. Comme sur la laïcité, d'ailleurs. Est-ce qu'il faut qu'ils fassent des casiers pour que les lycéens mettent leur portable avant d'entrer dans les cours ? Est-ce qu'il faut qu'ils fassent autrement ? En fait, c'est débrouillez-vous. Je ne veux pas le savoir, mais en tout cas, je fais voter cette loi qui ne me coûtera pas grand-chose et qui permettra de justifier le fait que je n'ai pas démissionné.

Il y a aussi le rôle des parents, parce que c'est quand même les parents qui achètent le téléphone portable. Quand vous voyez des collégiens avec un iPhone qui coûte 2000 euros, ils ne l'ont pas acheté tout seuls. Donc, il y a aussi la responsabilité des parents. Est-ce qu'on se dit qu'on veut déresponsabiliser les parents, c'est à l'école de tout faire, ou on se dit aussi que c'est aux parents de décider si leurs enfants ont un portable ou pas, et si oui, à partir de quand et pour faire quoi ?

7:49
Présentateur

Et puis surtout, est-ce qu'on ne se trompe pas de combat, ou en tout cas de méthode ? Est-ce qu'il ne faudrait pas instaurer tout simplement des cours de vie numériques dans les collèges, c'est-à-dire passer à la prévention avant de passer à la réflexion ?

8:01
Invité

Mais ça peut aussi être aux parents de le faire. Tout le monde n'a pas un téléphone.

8:05
Présentateur

Est-ce que tous les parents sont engagés autant dans l'éducation de leurs enfants ? Non, je ne pense pas. Mais pour moi, la priorité de l'école,

8:11
Invité

c'est d'apprendre à lire, à compter, ce genre de choses, plutôt que de faire des cours de vie numériques. C'est très bien, ça peut être complémentaire.

8:16
Présentateur

Étant donné les ravages que cela fait, c'est peut-être pas inutile.

8:19
Invité

Oui, ce n'est pas inintéressant. Jean-Michel Salvator. Oui, moi je suis assez de l'avis de Sarah. Je pense que l'école, elle est faite pour instruire, et les parents, ils sont faits pour éduquer. Donc, c'est aux parents, d'abord, de ne pas exposer leurs enfants trop tôt aux écrans. C'est aux parents de fixer des règles. C'est aux parents éventuellement d'interdire dans la mesure de leur possibilité, parce que c'est vrai qu'un lycéen de 17 ou 18 ans, ce n'est pas forcément très évident.

8:45
Présentateur

Mais les parents doivent le fixer aussi pour eux-mêmes.

8:46
Invité

Mais, et puis c'est vrai que les parents doivent donner l'exemple. Je suis tout à fait d'accord. Les parents doivent donner l'exemple. Si des parents passent leur vie à scroller sur leur portable, il ne faut pas s'étonner que les enfants fassent pareil. Mais oui, vous allez au restaurant, parfois je vois des couples qui sont les deux sur leur téléphone, et vous voyez l'enfant qui est sur la tablette, le iPad, et personne ne se parle. Donc après, il ne faut pas s'étonner non plus si à 4 ans, l'enfant est sur sa tablette et que les parents sont sur leur téléphone.

9:08
Présentateur

On en revient toujours à la responsabilité des parents. On va parler de choses plus légères et plus joyeuses dans un instant, mais juste avant, je voulais aussi vous poser une question que je vais poser à tous les chroniqueurs aujourd'hui, puisque j'aurai le plaisir d'être avec vous sur Europe 1 entre 19 et 21 heures. On arrive évidemment à la fin de l'année. Quelle est pour l'un et l'autre la personnalité qui vous aura marqué cette année ? Jean-Michel Salvatore.

9:32
Invité

Alors moi, la personnalité qui m'a le plus marqué, c'est Léon XIV. C'est le nouveau pape. C'est un pape qu'on n'attendait pas, qui finalement remplace le pape François, qui était très clivant. Et ce pape, finalement, il s'est installé dans ses fonctions de pape très facilement, comme s'il y avait été préparé, alors qu'il n'a jamais été candidat. Et on voit bien que c'est un pape qui est à la fois un pape de l'intériorité et de la pacification de l'Église. Donc voilà, je trouve que la personnalité de l'année, pour moi, c'est Léon XIV. Sarah Salmane. Pour moi, Nicolas Sarkozy, parce que... Non mais, vous plaisantez, mais... Non, je plaisante pas.

Non, je vous vois sourire, mais parce qu'il a été mis en prison. Personne ne s'y attendait. Moi, quand j'ai vu tomber la dépêche AFP, je me suis dit, non, quand même, ils ne l'ont pas mis en prison. Et je trouve que ça envoie un signal assez fort de mettre un ancien président de la République en prison. Donc ça m'a marqué. Il a eu beaucoup de résilience dans cette épreuve. Il aurait pu, voilà, en tout cas, se plaindre beaucoup plus s'il ne l'a pas fait. Donc je vais mettre Nicolas Sarkozy.

10:32
Présentateur

Quel est l'événement qui vous a enthousiasmé cette année ?

10:37
Invité

L'augmentation des audiences de CNews et Europe.

10:41
Présentateur

Effectivement, dont on a parlé, évidemment, hier. Jean-Michel Salvatore.

10:46
Invité

Alors l'événement, c'est peut-être un bien grand mot, mais moi, il y a quand même quelque chose que j'ai trouvé très positif. On voit bien que, si vous voulez, on est quand même dans une ambiance plombante, épouvantable en France, notamment pour des raisons politiques, mais pas que. Et moi, je trouve que le fait que les Français aient réussi à gagner deux prix Nobel, je trouve que finalement... Emmanuel Macron parlera ce soir, d'ailleurs. Ah ben écoutez, ça tombe bien. Mais je trouve que c'est assez rafraîchissant. On a un prix Nobel d'économie, et c'est vrai qu'on en a bien besoin.

C'est Philippe Aguillon, on en a bien besoin, parce qu'on voit bien que nos élus sont totalement déconnectés de la vie économique. Donc, Philippe Aguillon, prix Nobel d'économie 2025, je prends. Et puis, il y a Michel Devoray qui est prix Nobel de physique 2025 sur des sujets très compliqués de mécanique quantique. Et là, on voit bien que ça sera aussi très important pour l'IA. Donc, je trouve que ce sont deux bonnes nouvelles dans un océan de mauvaises nouvelles.

11:41
Présentateur

Alors, justement, au niveau mauvaises nouvelles,

11:42
Invité

qu'est-ce qui vous a le plus inquiété cette année ? Ce qui m'a le plus inquiété, c'est le renoncement de la réforme des retraites. Nous sommes le seul pays en Europe, et peut-être au monde, à considérer qu'on peut travailler jusqu'à 62 ans, alors que tous les autres, nos concurrents et tous les autres pays travaillent jusqu'à 65, 66, 67 ans. Je trouve que c'est un marqueur, d'abord, de non-courage, et même de lâcheté de notre classe politique. Et c'est un marqueur de facilité. Je pense que ce n'est pas comme ça qu'on redressera le pays. Et Sarah Flaman, si vous vous inquiétez.

Moi, je mettrais la hausse des violences faites aux femmes parce que tous les ans, on nous disait que cette cause était la priorité et que ça allait s'améliorer. Et en plus de ne pas s'améliorer, ça s'est aggravé. Donc, voilà l'événement que je pourrais citer.