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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 novembre 2024 59 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploiImmigration & asile

Il faut davantage de place au répressif dans la réponse pénale ! - Philippe Ballard (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 58 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez des informations sur ce qui s'est passé à Osoir-la-Ferrière ?

  • 12:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez quelques détails sur place ?

  • 14:08OuverteRéponse directe

    Comment vous expliquez qu'il puisse y avoir un règlement de compte aussi violent dans votre ville ?

  • 15:05OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation sur place ? Les gens sont inquiets ?

  • 21:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui avez dit et qu'est-ce qu'il vous a répondu ?

  • 27:57OuverteÉludée

    Malheureusement, cette année 2024, il y a eu un gros changement de gérants sur la place Rennes, c'est-à-dire qu'il y a eu une guerre entre eux.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Invité politiquePromesse
    « nous on est pour abaisser l'excuse de minorité déjà à 16 ans »
  • 1:30Invité politiquePromesse
    « ces sanctions dès le premier délit, c'est-à-dire prison ou centre éducatif fermé »
  • 3:24InvitéFait
    « on est chez les barbares »
  • 6:27Invité politiquePromesse
    « il va falloir un petit peu s'interroger sur le matraquage que l'on peut faire au niveau des parents, les responsabiliser pécuniairement »
  • 6:45Invité politiqueFait
    « ça fait des années qu'on a supprimé des postes de police au niveau des terrains »
  • 6:52Invité politiqueFait
    « les services judiciaires qui manquent de greffiers, qui manquent de magistrats »
  • 9:37Invité politiqueFait
    « la police fait globalement toujours leur travail »
  • 10:11Invité politiqueFait
    « la droite la plus bête du monde qui aujourd'hui est au pouvoir »
  • 19:42Invité politiqueFait
    « Nous avions beaucoup plus de policiers dans les années 2000. On les a supprimés de moitié »
  • 28:40PrésentateurFait
    « ils s'entretuent »
  • 28:44PrésentateurFait
    « on a attrapé des gens qui avaient 16 ans »
  • 29:12PrésentateurFait
    « si j'ai un mort, ça va être une catastrophe »
  • 31:30Invité politiqueFait
    « Excusez-moi, mais on n'a même plus l'impression d'être en France »
  • 31:48Invité politiqueFait
    « Elle a tout lâché, la République. Elle a tout lâché. »
  • 32:43Invité politiqueFait
    « Le problème, c'est qu'ils n'iront pas en prison. »
  • 34:22Invité politiqueFait
    « Les militaires qui servent par exemple pour le point de la vigie pirate ? »
  • 35:16Invité politiqueFait
    « Ces gens-là ne nous respectent pas. Ils pourrissent la vie de l'immense majorité de Français qui veulent simplement bien vivre ensemble. »
  • 40:22Invité politiqueChiffre
    « vous avez quand même 1500 quartiers qui échappent à la République »
  • 40:34Invité politiqueFait
    « on a supprimé les commissariats de quartier, on a supprimé la police de proximité »
  • 44:26Locuteur non identifiéFait
    « le procès de l'assassinat terroriste de Samuel Paty »
  • 44:45Locuteur non identifiéFait
    « réfléchir à la prébudget et trouver un plan d'action sur 3 ans pour redresser la situation du pays »
  • 47:46Invité politiqueChiffre
    « Emmanuel Macron en avait promis 15 000 de plus, on en est même pas à 2500 »
  • 48:32Locuteur non identifiéFait
    « il va falloir que les politiques aient un petit peu de courage, qu'ils soient forts »
  • 52:12Invité politiqueFait
    « envoyer l'armée dans les quartiers c'est une question de communication »
  • 52:17Invité politiquePromesse
    « construisons des prisons et mettons ces gens en prison et je peux vous dire que ça ira déjà beaucoup mieux »
  • 52:37Invité politiqueFait
    « c'est lui qui paye tout ça, c'est lui qui paye, on paye des impôts »
  • 52:45Invité politiqueFait
    « il y a un quartier à Rennes où en fait on devrait payer nos impôts au Yarl, pas à la municipalité et pas à l'État »
  • 53:27Invité politiqueFait
    « il y a une augmentation de la violence notamment chez les jeunes »
  • 53:33Invité politiqueFait
    « qui ont de moins en moins de garde-fous, les normes sociales sont en train de changer »
  • 55:25Invité politiqueFait
    « un trafic sur le bassin orléanais qui concerne l'Espagne, les Pays-Bas, la Bretagne »
  • 55:27Invité politiqueChiffre
    « 11 malfaiteurs ont été mis en examen en 2022 et 2023 »
  • 55:42Invité politiqueFait
    « le procureur n'a pas justifié l'autorisation de posséder un GPS sur une voiture »
  • 55:54Invité politiqueChiffre
    « la cour d'appel de Bourges a libéré 5 personnes concernées »
  • 56:40Invité politiqueFait
    « des associations d'avocats qui disent non il ne faut pas simplifier le code de procédure pénale parce que sinon on tombe en dictature »
  • 56:50Invité politiqueFait
    « là il s'agit de quoi ? de protéger les gens, de protéger la société, c'est pas leur problème »

Temps de parole

  • Philippe Ballard69 %
  • Présentateur14 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • Locuteur non identifié 23 %
  • Locuteur non identifié 33 %
  • Locuteur non identifié 42 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Philippe Ballard

Philippe Ballard, non seulement l'attaque est glaçante, moi c'est vrai que j'ai été glacé ce matin en entendant cette attaque à coups de haches, on se dit que c'est une heure de forte circulation, on ne sait pas qui sont les personnes touchées pour l'instant, on espère malgré tout qu'il n'y ait pas de gens, j'ai envie de dire, qui passaient par là, qui allaient simplement travailler, mais malgré tout, des collégiens, donc âgés d'une quinzaine d'années, seulement à coups de haches, qui font ce qui semble être là encore aussi un guet-apens, mais c'est terrible ce qu'on est en train de vivre.

– Vous avez employé le terme glaçant, c'est le moins qu'on puisse dire, c'est la France orange mécanique, vous savez ce film de Stanley Kubrick qui se met en place sous nos yeux, voilà, donc il est temps de réagir, on va rester prudent, on ne connaît pas les victimes, on ne connaît pas les auteurs, les circonstances, les motifs, mais enfin, d'après ce que dit Célia Barros, ce seraient des mineurs, donc il faut s'intéresser quand même 12-15 ans, quoi, c'est des mineurs, 12-15 ans, donc la justice des mineurs, nous on est pour abaisser l'excuse de minorité déjà à 16 ans, ça c'est le premier point.

Et après, moi, j'en lisais Maurice Berger, vous savez, c'est ce pédopsychiatre qui connaît très très bien ce monde, il l'étudie depuis des dizaines d'années, il vient de refaire un livre, et il y a une phrase, alors c'est une anecdote, mais qui a valeur de symbole, il parle d'une juge pour enfant, qui a dit, moi, le côté éducatif, je l'ai mis de côté, et je m'intéresse aux répressifs, ce qui n'est pas la norme, alors l'éducatif est important, effectivement, parce que ces mômes de 12-15 ans, je ne sais pas ce qu'ils vont faire plus tard, et ces gamins, donc ça a été sanction dès le premier délit, mais ces sanctions dès le premier délit, c'est-à-dire prison ou centre éducatif fermé, et ces gamins, la plupart, lui ont écrit à cette magistrate en lui disant, en fait, mais quelques temps plus tard, merci, parce que vous nous avez fait prendre conscience de ce qu'on pourrait connaître par la suite si on continuait dans ce système de la culture de l'excuse.

Il faut relire, Maurice Berger, pédopsychiatre, et reconnu tout le monde. On est en direct avec Bruno Bardossetti, secrétaire national, Unité, justement, pour faire un point sur ce qui se passe à Osoir-la-Ferrière. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Est-ce que vous avez des informations sur ce qui s'est passé à Osoir-la-Ferrière ? Bonjour.

Alors, au moment où je vous parle, je n'ai pas plus d'informations que celles qu'on connaît, c'est-à-dire qu'on a, et c'est ce qui est frappant, dans cet acte de barbarie, en fait, c'est la pré-méditation, bien sûr, mais ça a été peut-être dit sur notre antenne, je viens à peine de prendre l'image, mais à 8h du matin, il y a un guet-apens, et puis on a des jeunes, très très jeunes, qui sont là pour tuer, tout simplement. On n'est pas dans une bagarre spontanée entre deux bandes de rivales. Ils sont là pour tuer, ils sont très très jeunes. Et donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, on le sait, que cette violence s'installe dans notre société, mais avec des jeunes qui n'ont aucun repère.

J'ai cru comprendre, j'ai cru entendre qu'il était important de, très rapidement, de partir sur des centres d'éducation fermés, lorsqu'on a affaire à des jeunes qui n'ont aucun repère. Alors, est-ce que la société est en capacité de les éduquer ? J'ai peur que là, ça va être un petit peu compliqué, mais vous imaginez ce que ça va devenir, notre société, dans 5, 10, 15 ans, si on ne réagit pas très sérieusement sur des actes d'une violence extrême chez des gamins de 14 ou 15 ans. – Et surtout que la société, on la voit nous-mêmes, chaque jour, on la voit évoluer à une vitesse incroyable.

Vous parlez de 4-5 ans, mais moi, j'ai presque envie de dire, moi, je me demande ce que ça va être l'année prochaine, parce qu'à l'allure où les choses sont en train de se dégrader, je remarque, Bruno Bartho s'est dit, parce que vous avez employé une expression qui est très forte, vous avez employé l'expression d'acte barbare, et je suis totalement d'accord avec vous, mais c'est vrai que là, on est chez les barbares.

Quand on a moins de 15 ans, qu'on arrive avec une hache, on ne va pas en rajouter, mais qu'on coupe la main de la personne qui est en face, qu'on ouvre le crâne, et encore une fois, je crois que c'est nos confrères de Valeurs Actuelles qui nous disaient que le cerveau était apparent de la personne qui était à terre. Enfin, on en est là, à 8h du matin, à 40 km de Paris.

– Vous imaginez le choc psychologique aussi des voyageurs, l'insécurité qui peut se propager aujourd'hui, même dans les transports en commun, alors qu'on sait qu'il n'y a aucune réflexion chez les jeunes, parce que de toute façon, les témoignages et les vidéos vont parler, vont nous permettre de les interpeller, je pense, très très rapidement, mais après on en fait quoi ? Et c'est vrai qu'on a cet exemple-là qui est parlant, avec une violence très très forte, mais malheureusement, elle s'est propagée dans notre société, dans notre pays, même dans le milieu rural, avec une violence extrême.

D'ailleurs, lorsqu'on s'en prend aux forces de l'ordre, lorsqu'on s'en prend aux pompiers, lorsqu'on s'en prend à tous les services publics, lorsqu'on s'en prend aux facteurs qui viennent tout simplement faire son travail et qui se fait également agresser, et bien gratuitement parfois, je crois qu'on a perdu, même si c'est une certitude, on s'accorde à le dire, beaucoup, beaucoup, beaucoup de retard dans notre pays.

– Merci beaucoup Bruno Bartosetti, secrétaire national et unité, d'avoir été en direct avec nous, Jean-Pierre Colombias, enfin, moi, cette affaire, et c'est pour ça que je veux m'arrêter dessus, parce que moi je suis glacé depuis ce matin, vous imaginez les gens qui vont travailler, ils sont dans le métro, tranquillement, tout à coup, la porte du RER s'ouvre à Osoir-la-Ferrière, ils se retrouvent avec quelqu'un qui a une hache et qui s'en prend à des jeunes, et quelqu'un qui a 15 ans qui s'en prend à des jeunes, qui lui coupe la main, qui lui explose la tête. – Oui, oui, enfin, moi, je m'en rends parfaitement compte et j'ai presque envie de vous choquer.

– Vous avez compris que c'était une expression. – En vous disant que rien ne me surprend, parce que ça fait des années qu'on dénonce, par ma voix, par d'autres, je ne suis pas le seul à le dénoncer, une tendance, une évolution qui remonte à quelques années maintenant, contre laquelle il n'y a eu absolument aucune réaction depuis plusieurs années, donc le constat, il y en a assez, il y en a franchement marre, marre de dénoncer toujours les mêmes choses, pendant que le monde politique, qui a un héritage, comme je viens de le dire, qui remonte à plus de 20 ans, a totalement abandonné le terrain.

Si des jeunes comme ça, des gamins, peuvent se permettre de faire ça à la sortie d'un RER, c'est qu'il n'y a tout simplement personne, personne qui a représenté l'État, parce que ça n'arriverait pas. On efface, très probablement, si les commentaires qui ont été faits seront confirmés, ce n'est pas une bagarre, c'est une tentative d'assassinat, c'est une bande qui était là pour en tuer d'autres, tuer d'autres jeunes pour des motifs que l'enquête déterminera. Mais il y en a assez d'entendre dire que, oui, on constate, on déplore, on va faire une marche blanche bientôt, ça va... Vous voyez, ce schéma-là, ça suffit.

Ça suffit d'avoir des gamins qui, aujourd'hui, font régner la terreur dans les rues, tout simplement parce qu'on signale, là, que ce sont des gosses, mais ces gosses sont des parents. Et au niveau des décisions de justice, il va falloir un petit peu s'interroger sur le matraquage que l'on peut faire au niveau des parents, les responsabiliser pécuniairement, les responsabiliser sur l'absence totale d'autorité, parce qu'ils vont rentrer chez eux, il ne faut pas croire ces gosses-là, ils respectent leurs parents, leurs mères, ils respectent leur environnement familial. Or, on ne met pas assez de focus là-dessus. Il n'y a pas que la justice, il n'y a pas que la police.

Mais pour autant, ça fait des années qu'on a supprimé des postes de police au niveau des terrains. Ça fait des années qu'on a complètement appauvri, asséché les services judiciaires qui manquent de greffiers, qui manquent de magistrats. Il n'y a pas de perception de ce qu'est la peine. On ne sait pas, ils s'en foutent complètement. Ça leur échappe. Il y en a assez d'entendre parler des caméras, parce qu'on nous parle toujours de ça. Ah, il y a des caméras. Oui, enfin, des caméras vont aider à quoi ? À élucider l'affaire, parce qu'on va pouvoir les identifier. Mais ça ne prévient pas l'acte. Ça ne leur fait pas peur, parce qu'ils n'en ont tout simplement pas conscience.

Et il est là, le problème. Ils ne savent pas ce à quoi conduisent leurs actes. Mais c'est assez surprenant également, c'est là où on voit que c'est calculé, parce que généralement, et vous m'arrêtez si j'ai une bêtise, mais généralement, ces affrontements de bande, ça a plutôt lieu en fin d'après-midi, ou ça a plutôt lieu le soir. C'est assez rare que ce soit à 8h du matin, parce que c'est en général des gens qui dorment et qui se lèvent assez peu tôt. Là, quand même, 8h du matin, attendre avec une hache dans une gare, on sent à quel point ça a été réfléchi, même si c'est un QI de zéro, excusez-moi, mais à quel point ça a été réfléchi pour attendre.

C'est la démonstration que l'acte est totalement décomplexé et qu'il n'y a plus aucun respect de quoi que ce soit. L'ennemi, j'en parle même pas, parce qu'ils sont là pour le tuer, donc c'est réglé, mais ils n'ont pas de respect pour l'environnement. La société pour qu'on n'existe pas, tout simplement. Madi Saidi, c'est glaçant. Ce qu'on est en train de raconter depuis le début de cette émission, c'est glaçant.

8:04
Locuteur non identifié

C'est glaçant, c'est choquant, d'abord pour l'âge des auteurs. Alors pour des enfants qui ont une scolarité normale, on dirait entre 11 et 14 ans au collège, c'est des bébés. C'est des bébés, mais c'est des bébés qui, d'un autre côté, sont dans une société où ils s'en fichent de tout. Ils s'en fichent, ils savent très bien que déjà, pourquoi on se promène dans les RER avec une hache, c'est pas quelque chose de prémédité. C'est des gens qui n'ont plus de respect ni de l'autorité, ni de l'humain, même de l'humain.

8:26
Philippe Ballard

Mais c'est des barbares, excusez-moi, mais le mot qui a été employé par le policier tout à l'heure, pour moi c'est exactement ça. On a affaire aujourd'hui à des barbares. Ces gens-là sont des sauvages. Je vais me faire allumer partout sur les réseaux parce que je dis ça, mais je m'en fous. Je pense que ces gens sont des sauvages. Une attaque à la hache à 8h du matin, ou quelle que soit l'heure, où on coupe la main de quelqu'un, où on lui explose le crâne, ces gens sont des sauvages.

8:47
Locuteur non identifié

Il faut appeler ça des sauvages. Ce sont des sauvages, ce sont des barbares. Les mots sont très justes. Après, des gens en tireront les conséquences qu'ils souhaitent. Mais c'est terrible. Et il y a un vrai problème. Et moi je pense que l'éducation est hyper importante. Ça a été dit si justement, ces enfants, on respecte en tout cas leur milieu familial, mais ne respectent plus rien. Donc des parents ont une vraie responsabilité aussi à éduquer leurs enfants. Comment un enfant peut partir de chez lui à 7h, 8h du matin, armé, il ne va pas à l'école. Et des parents ne disent rien. C'est juste plus possible.

9:10
Philippe Ballard

Paul, un mot sur ce qu'on décrit depuis tout à l'heure. On a toujours les mêmes réactions. On a toujours les mêmes sujets. On a toujours les mêmes problèmes. Et en fait, on a des gens qui sont payés pour nous gouverner. Qu'est-ce qu'ils font ? Gouverner, c'est prévoir. Qu'est-ce qu'ils font ? Eux, ils sont au courant. Les infos que nous, on a maintenant, le ministre de l'Intérieur, il les a eues dès le début. Donc qu'est-ce qu'ils font ? Et c'est prédécesseur aussi. Et c'est prédécesseur aussi. Moi, je ne vais pas tomber sur le ministre de l'Intérieur. Il vient d'arriver. Je ne dis pas que c'est de sa faute. Loin de là. Par contre, il y a un problème.

C'est que vous pouvez mettre n'importe quel ministre de l'Intérieur. Moi, je vous dis que cette affaire, les policiers vont faire leur travail, comme toujours. Ils vont trouver les gens. Globalement, une semaine, une semaine, ils vont trouver les gens. Et c'est toujours le cas. La police fait globalement toujours leur travail. Ils ont de moins en moins de moyens, mais ils arrivent à faire le travail. Le problème, c'est que ces gens-là, ils vont être rouillis, ils vont être mis devant un juge. Moi, je vous parie que globalement, ils vont avoir quoi ? Ils vont avoir un peu de sursis, un peu de ceci, un peu de cela. Ils ne vont pas aller en prison. Ils sont mineurs.

Le problème, ils sont mineurs. Imaginez s'ils ont 12 ans. Qu'est-ce qu'ils vont avoir à 12 ans ? Qu'est-ce qu'ils vont avoir ? Rien, rien, rien. Le gros problème de ça, c'est qu'encore une fois, la police fait son travail. Et la police, quel que soit le ministre de l'Intérieur, fera son travail. Le problème, c'est qu'on a en France la droite la plus bête du monde, qui aujourd'hui est au pouvoir et qui veut prendre les ministères régaliens, comme par exemple l'Intérieur, alors qu'ils ne prennent pas le ministère de la Justice. Ils ne le prennent pas, on ne leur donne pas. On sait bien que c'était une volonté d'Emmanuel Macron aussi de ne pas le donner à la droite, ce ministère, on le sait.

On peut faire ce qu'on veut, tant qu'on n'aura pas un garde-maisseau qui tient vraiment la route. Ce genre de choses continuera. Alors, on va en reparler dans un instant. On va faire le CNews Info et puis ensuite, on ira en direct devant la gare de Soir-la-Ferrière parce qu'on a un conseiller municipal qui est juste devant la gare et qui va nous expliquer d'abord quelle est la situation. Est-ce qu'il y a des guerres de bande ? Comment ça se passe ? Qu'est-ce qui se passe dans cette ville ? Et on revient donc sur cette attaque à la hache dans le RER ce matin à Soir-la-Ferrière qui a fait 4 blessés. Le CNews Info, sommeil à la midi.

10:59
Locuteur non identifié

Le drame en Martinique. Un adolescent tué et 4 blessés, dont un bébé de 9 mois et un enfant de 5 ans lors d'une fusillade dans un appartement à Fort-de-France. Fusillade dont les motifs sont encore inconnus. Le message est un peu plus clair. La quantité d'heures qui est travaillée ne suffit plus à financer notre modèle social. Et si on veut le conserver, il faudra travailler davantage. C'est le constat dressé par Antoine Armand au micro de Sonia Mabrouk ce matin. Le ministre de l'Economie qui ajoute, je cite, qu'il faut qu'on se réveille et qu'on travaille collectivement. Et puis la ZL est en vigueur. La zone à trafic limité instaurée à Paris a débuté ce matin.

Les véhicules motorisés ne sont plus autorisés à passer dans l'hypercentre de la capitale. C'était une promesse d'Anne Hinalgo pour l'après-GIO.

11:48
Philippe Ballard

11h04 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On continue à vous raconter ce qui s'est passé ce matin, sans doute un peu avant 8h. C'est 4 personnes qui ont été blessées à coups de hache dans le RER. Vous entendriez, Célia Barotte, il y a quelques instants, également des policiers qui nous expliquaient qu'a priori, ce sont des mineurs qui auraient au maximum une quinzaine d'années qui seraient impliqués dans ce qui s'est passé ce matin. Visiblement, c'est un piège qui a été tendu. Ils semblaient attendre un RER particulier, une rame particulière, avec une hache à la main sur le quai.

On part tout de suite d'ailleurs rejoindre Teddy Robin qui est conseiller municipal d'Osoir-la-Ferrière qui est juste devant la gare. Bonjour monsieur, merci d'être en direct avec nous. Bonjour Jean-Marc. Est-ce que vous, vous avez quelques détails sur place, sur ce qui s'est passé ? Est-ce que vous avez pu voir des gens peut-être qui ont assisté à la scène ?

12:40
Locuteur non identifié

Je n'ai pas vu de personnes qui avaient assisté à la scène. Mais ce que je peux vous dire, c'est que ce n'est pas la première fois. Je crois que fin 2022 ou début 2023, il y a déjà eu une RICS, une altercation entre bandes rivales. Dans le RER, il y a eu 17 personnes interpellées, il me semble, un RER saccagé, des vitres brisées, les gens étaient en panique totale. Et aujourd'hui, ça recommence. Et j'apprends avec votre plateau l'âge du suspect principal, si je puis dire. Ce sont des sauvages, vous avez raison, ce sont des sauvages, il n'y a pas d'autres mots, des barbares. C'est inadmissible à cet âge-là qu'on puisse agir de la sorte.

Qui a envie aujourd'hui, en allant à 8h du matin au travail, voir des mains tranchées, des coups de hache dans la tête ? Personne.

13:26
Philippe Ballard

On est situé, pour les gens qui ne connaissent pas à peu près 40 km de Paris, quelle est la situation aux Ours-la-Ferrière ? On est dans une ville difficile, on est dans une ville où il y a régulièrement des affrontements entre bandes ou c'est plutôt une ville calme ?

13:40
Locuteur non identifié

En temps normal, c'est plutôt une ville calme. Il y a quelques affrontements, il y a des cambriolages, des choses comme ça, mais des actes pareils, non, il n'y en a pas vraiment. Je crois qu'en début janvier, on avait eu une sexuagénaire qui s'était fait violer à son domicile avec son mari à côté qui ne pouvait pas intervenir. Généralement, c'est plutôt une ville calme. Maintenant, l'insécurité, elle gangrène partout, elle gangrène toutes les villes.

14:08
Philippe Ballard

Comment vous expliquez qu'il puisse y avoir un règlement de compte aussi violent dans votre ville ? Puisque vous me dites que c'est plutôt une ville calme avec encore une fois, selon les premiers éléments qui nous sont donnés, l'enquête le confirmera, bien évidemment, mais visiblement, un piège qui aurait été tendu à des jeunes, en tout cas, qui étaient également dans le RER, ça ressemble beaucoup à un règlement de compte entre bandes. Comment vous expliquez que ça se passe comme ça ?

14:31
Locuteur non identifié

Je ne l'explique pas, je ne comprends pas. Moi, j'ai des neveux et nièces qui ont cet âge-là, ils ne font pas ça, ils vont jouer dehors avec leurs amis, ils ne se promènent pas avec des haches de guerre pour tuer, clairement. Maintenant, je pense que c'est une montée violente de l'insécurité qui est croissante dans le pays et pas juste à Osor-la-Ferrière ou dans d'autres villes. On le voit tous les jours, en fait, c'est partout, partout, tout le temps. Maintenant, comment je l'explique ? Il y a tellement de possibilités, je n'ai pas de détails aujourd'hui, mais voilà.

15:01
Philippe Ballard

Merci beaucoup, Teddy Robin, conseiller municipal d'Osor-la-Ferrière. Quelle est la situation sur place ? Les gens sont plutôt inquiets, affolés ou finalement, ils se disent que les choses sont terminées ?

15:12
Locuteur non identifié

Non, je pense que les gens sont plutôt quand même. Maintenant, il y a une forte présence policière encore autour de la gare avec aussi des journalistes, mais il n'y a pas eu vraiment d'attroupement, de mécontentement. Mais les gens sur Internet, il y a des groupes Facebook en ligne, les gens sont choqués outrés, où est-ce qu'on va ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui est devenue la France ? Voilà, c'est ça, un peu les commentaires qui ressortent aujourd'hui.

15:36
Philippe Ballard

Merci beaucoup, Teddy Robin, conseiller municipal de l'Osor-la-Ferrière d'avoir été avec nous sur les réseaux sociaux. Il y a aussi des images du RER qui circulent, des images sanguinolentes où on voit des gens ensemble. Enfin, elles sont terribles et on ne va pas vous les montrer, bien évidemment, parce que c'est vraiment des images très dures de jeunes qui se tiennent la tête. Et on voit très bien que ce sont des gens très jeunes qui se tiennent la tête, Philippe Ballard. On fait quoi ? On fait quoi maintenant quand on voit ça ? Alors, je vais vous donner quelques réponses. Moi, je connais un peu Osor-la-Ferrière. D'après ce qu'on comprend, les victimes venaient sans doute d'une...

étaient déjà dans la rame, donc ils venaient d'une autre ville. Mais pour revenir, déjà, il y a les parents, vous l'évoquiez à juste titre. Alors, ils respectent peut-être leurs parents, mais là, on ne connaît pas les victimes, on ne connaît pas ceux qui ont commis ces actes, mais je reviens à Maurice Berger qui explique souvent qu'il y a un fonctionnement clannique, en fait, dans ces familles. Alors, encore une fois, on va rester prudent. Qui se substituent à l'éducation et à l'État. Absolument, voilà. Vous avez bien résumé. On ne connaît pas les auteurs de ces actes, donc on va rester prudent, mais bon, souvent, c'est ce qui se passe.

Et quand on propose, nous, de supprimer les allocations familiales pour des mineurs récidivistes, même pas la première fois, on s'en prend, mais, pardon, plein la tête. Et vous parliez de la responsabilité des politiques. Dans notre... ce qu'on a appelé la niche parlementaire du Rassemblement national, jeudi, on voulait rétablir les peines planchées. Alors, mais écoutez le discours de la gauche et pas que Léfi, là, pour le coup. Je me rappelle de l'oratrice socialiste, écologiste, on était dans la culture de l'excuse. Là, ces images qu'elle voit, ces témoignages, je suis sûr qu'elle n'y croit pas ou avant, vous trouvez de bonnes excuses.

Et puis, au-delà de ça, il y avait Nicolas d'Aragon qui est monté à la tribune. Donc, c'est le ministre de l'Intérieur délégué. Le début, très bien. Tous les islamistes terroristes n'ont rien à faire sur le territoire national. Les criminels étrangers n'ont rien à faire sur le territoire national, tel point qu'on s'est levé, on l'applaudit. Mais alors, après, le discours, on est passé de quasiment d'autre point de vue à la gauche de l'hémicycle. Et ça explique la situation actuelle. Mais là, il ne devrait même plus y avoir d'histoire de droite et de gauche. Vous croyez que les gens... Mais on est dans la culture de l'élection.

Mais c'est ça, mais les gens qui sont dans le RER, ils ne sont pas de droite, ils ne sont pas de gauche, ils ont juste envie de vivre en sécurité. C'est ça qui est insupportable aujourd'hui. Il y a un double constat. On pourrait... Les solutions, on les connaît. Il faut arrêter de croire qu'on n'a pas de... Je dirais de concept anti-criminalité. C'est faux. Les bibliothèques du ministère de l'Intérieur sont remplies de rapports, d'analyses, d'évaluations, de diagnostics. Il y en a plein. On sait ce qu'il faudrait faire. Mais on n'a, un, pas le courage de le faire, deux, plus les moyens, puisqu'on ne raisonne aujourd'hui que par budgétisation des projets politiques.

Donc l'argent, soi-disant, il n'y en a pas. En tout cas, il n'y en a pas pour ça. Et nous avons un gros problème avec Emmanuel Macron. C'est que notre président n'a aucune culture sécuritaire. Il a nommé... Il faut revoir la généalogie de ses ministres de l'Intérieur. Gérard Collomb, qui humainement était certainement quelqu'un de très bien, mais qui n'était pas fait pour ça. Christophe Castaner, on ne le présente plus. Et après, on a Gérald Darmanin qui nous a fait du sarco-bis, en quelque sorte. C'est-à-dire un fait, une réaction, une loi, une pseudo-loi et une réaction avec des CRS qui ne servent strictement à rien en matière de répression juridique, judiciaire. J'entends bien.

Et là, on a un vrai souci. C'est que la filière judiciaire a été totalement déstructurée dans ce pays. On a supprimé les recrutements spécifiques en matière d'investigation. On forme des gardiens de la paix en école à la va-vite. Il n'y a plus de spécificité d'enquête. On n'a plus de culture d'enquête. Il faudrait faire exactement l'inverse de ce qu'a fait Gérald Darmanin. C'est-à-dire qu'il a déstructuré le judiciaire alors qu'il aurait fallu créer une véritable filière en symbiose en collaboration intime avec l'outil. Et il va falloir mettre juste de gens sur le terrain. Mais ça coûte cher. Oui, je sais bien. Mais à un moment donné, ça coûte cher. Je sais bien.

On est le pays le plus taxé au monde. Excusez-moi. On est le pays le plus imposé au monde. On est en train de nous dire qu'on va encore nous prendre de l'argent. OK, payons. Moi, je n'ai pas de soucis à payer. C'est un faux problème. Mais au moins qu'on soit en sécurité. Vous vous rendez compte que ces gens qui vont bosser le matin, vous vous rendez compte comment ils se retrouvent ? Vous savez comme moi que c'est un discours qui est d'une malhonnêteté absolue. Nous avions beaucoup plus de policiers dans les années 2000. On les a supprimés de moitié. Rappelez-vous, je remercie. Je suis d'accord. Sarkozy, c'est Nicolas Sarkozy qui est responsable. Sarkozy 2008, nous allons supprimer...

En tout cas, à 11h30, on reviendra sur la situation à Osoir-la-Ferrière. On a une équipe de CNews qui est sur place. On a Célia Barod qui est en train de continuer à enquêter avec les différentes sources pour savoir exactement ce qui s'est passé. On essaiera de comprendre tout ça. On y revient à 11h35 parce que la violence, ce n'est pas qu'aux Osoir-la-Ferrière-Rennes, par exemple. Il y a eu énormément de choses qui se sont passées dans plusieurs villes. Ce week-end, c'est assez terrible. Et je voulais avoir quelqu'un en ligne ce matin. C'est quelqu'un qui est très présent sur les réseaux sociaux, qui est un patron de Bois de Nuit, qui s'appelle Le Jarl.

Et pour certains, il est le symbole du ras-le-bol des Français. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Il se trouve que l'actualité, finalement, vous donne raison de façon dramatique avec ce qui s'est passé à Osoir-la-Ferrière tout à l'heure. C'est terrible. Est-ce que vous avez le sentiment, déjà, d'être le symbole, en tout cas, de tirer cette sonnette d'alarme de ce que voient les Français depuis des semaines, depuis des mois, voire depuis des années ?

20:45
Présentateur

Ça fait à peu près trois ans que je le dénonce. Alors déjà, bonjour Jean-Marc, merci pour la prise de parole. Ça fait trois ans que je dénonce ça. Ça fait trois ans que je montre les vidéos de ce que je fais. Je fais du live. Je montre vraiment la situation catastrophique dans la ville de Rennes. Et puis, je montre également ce qui se passe ailleurs parce que, comme je suis l'actualité comme tout le monde, j'essaie toujours d'avoir une analyse, on va dire, avec du recul. Mais aujourd'hui, c'est dramatique parce que tout va très, très vite, encore plus vite que cette année. Le dernier mois est catastrophique. Vraiment, ce dernier mois est catastrophique.

Moi, je parle de Rennes parce que je le vis en direct. C'est du jamais vu. On arrive à avoir des coups de couteau à 300 mètres du plus gros commissariat de police de Rennes. Et ça, c'était encore samedi soir avec un autre coup de couteau également quelques heures auparavant avec un jeune de 19 ans qui est malheureusement décédé. On se demande jusqu'où ça va aller. On a l'impression que chaque semaine qui passe, c'est de pire en pire. Ça va donner quoi aujourd'hui ? Je ne sais plus.

21:42
Philippe Ballard

Je crois que la semaine dernière, en fin de semaine, vous avez pu parler avec Bruno Rotaillot, vous avez pu parler avec le ministre de l'Intérieur. Qu'est-ce que vous lui avez dit et qu'est-ce qu'il vous a dit ? Parce que vous l'avez alerté sur tout ça.

21:52
Présentateur

Alors, effectivement, j'ai eu cette chance de pouvoir le rencontrer vendredi soir, d'avoir pu avoir un échange avec lui. J'ai rencontré un homme déterminé, motivé. J'ai plutôt eu l'impression d'avoir quelqu'un de très, très sincère dans ses prises de parole. Mais évidemment, je lui ai parlé de la situation, je lui ai parlé de ce que je faisais, comment je m'organisais moi pour gérer les petits MNA, les voleurs, les dealers qui se plaçaient devant l'établissement que je dirige parce que je n'en suis pas le patron. Il y a un propriétaire des lieux, moi, je ne suis que le directeur. Il y a un gérant qui s'appelle Sébastien Bétain. Et donc la situation, il la connaissait déjà.

Il savait ce que je faisais, comment je m'organisais. Je pense que ses équipes lui en avaient déjà parlé. Et je lui ai dit qu'il était urgent de changer, entre autres, deux réglementations très, très importantes. Et la première, c'était la réglementation sur le port de la lacrymo, sur les gens lambda, on va dire, les gens normaux qui se baladent dans la ville parce que je ne comprends pas qu'au mois de mars, cette réglementation a changé. Et qu'aujourd'hui, quand une jeune demoiselle de 20 ans se balade avec une lacrymo dans la poche pour essayer de se protéger parce qu'elle ne se sent plus en sécurité, elle prend une amende de 500 euros. C'est devenu interdit. Je trouve ça dingue.

Je trouve ça inadmissible. J'ai l'impression que plus c'est pire, plus les lois qui sont décidées font en sorte qu'on se retrouve avec des jeunes qui se font agresser, qui n'ont plus aucune solution pour s'en sortir. Je ne parle même pas des plaintes parce que de toute façon, c'est ce que ça donne une fois que le judiciaire se met dedans. 8 fois sur 10, quand on a une agression sur les extérieurs, moi j'ai des jeunes de 18 à 25 ans, d'accord, et j'ai 150 000 personnes par an à passer, c'est beaucoup 150 000. 8 fois sur 10, j'ai déjà donné ces statistiques-là, les jeunes ne vont pas porter plainte.

C'est-à-dire que les statistiques qu'on a sont complètement fausses parce qu'en grande partie, de toute façon, ceux qui se font agresser les victimes vont en règle générale ne vont pas déposer plainte parce qu'ils ne croient pas du tout à la nécessité de le faire. A chaque fois, la même réponse, c'est ça ne sert à rien.

23:43
Philippe Ballard

Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux, vos vidéos ont des millions allemand, vous avez des dizaines de milliers de gens qui vous suivent. Si je ne m'abuse, le Jarl, alors j'ai regardé, ça veut dire chef de guerre, c'est ça, en scandinave, c'est la guerre ? C'est ça,

23:58
Présentateur

c'est la guerre. C'est vraiment la guerre et c'est une guerre de territoire, c'est ce que j'ai dû faire moi devant l'établissement. J'avais déjà expliqué, je l'ai montré en vidéo parce que pour pas qu'on me traite de menteur, j'ai filmé mes actions. La première partie, je le dis souvent parce que ça choque les gens, mais je dis comment ça s'est passé, devant l'établissement, j'avais à peu près trois à quatre points de deal différents. C'est une grande place, une grande dalle où passe énormément de monde la nuit parce qu'on est trois établissements de nuit autour de ce passage-là. Donc fort passage.

Et puis j'avais à peu près une trentaine de M&A et de petits voleurs à voler les clients et voler les gens de passage en évidemment, en faisant les actes qui vont avec. Quand on refuse de donner son portable, on se fait péter la figure. Alors je me retrouvais avec beaucoup, beaucoup de blessés par nuit et quand je dis beaucoup, ça peut être choquant parce que parfois, j'avais une trentaine de personnes qui ont été une lève ouverte, une arcade. Je parle des jeunes filles et des jeunes hommes. Ils n'ont aucune pitié dans ces cas-là. Alors la première phase, ça a été de faire appel à la police nationale. Très réactif, très très bon.

J'ai de bonnes relations avec les gars de terrain qui font un boulot de dingue entre la police nationale et la police municipale. Vraiment, Arène, je le dis, boulot extraordinaire, exemplaire et réactif. Et donc ils interpellaient les gens qu'on attrapait dans les règles de l'art en respectant la réglementation, évidemment. Et puis j'ai très très vite constaté que dans les heures qui suivaient, 3, 4 heures, 5 heures ou des fois le lendemain, je me retrouvais avec les mêmes individus devant l'établissement. Donc en grande ligne, au bout de 6, 8 mois de travail comme ça, j'ai abandonné. J'ai dit que ça ne fonctionne pas. La police les interpelle. Puis à la finalité, on me les remet dehors.

Et puis je me retrouve avec des mecs qui sont morts de rire parce qu'en fait, ça ne change rien. Ils sont toujours présents. La deuxième phase qui a été utilisée, et attention, là ça va choquer vos auditeurs, ça a été ça, courant de 2022, entre 2022 et 2023. J'ai donc changé de méthode. J'ai vu que j'avais des dealers et que les dealers, vous savez, il y a des gérants et ce qu'ils appellent les petits. Les petits, c'est ceux qui placent et les gérants, ce sont ceux qui leur donnent tout ce qu'il faut pour justement se placer et puis vendre.

Je me suis rendu compte que ces dealers-là détestaient les MNA parce que les MNA et les petits voleurs tapent les gens qui passent, donc leur potentiel client et donc ce n'est pas bon pour leur business. Alors en faisant ça, en voyant ça, j'ai pris contact directement avec les gérants en me disant voici ce qui se passe, je vous propose quelque chose, on va partager un territoire.

Je vous laisse une partie du territoire, pas trop devant l'établissement mais au moins aux alentours et vous faites en sorte que je n'ai plus ces MNA parce qu'en tout cas pour mes clients et les clients des autres établissements, d'ailleurs parce que je ne suis pas seul concerné, on se retrouve avec des graves blessés et ce n'est pas ce que je veux voir. Moi, je suis là juste pour protéger les gens qui viennent et je ne veux pas voir des jeunes 18, 25, 30 ans des gens blessés. Moi, j'ai deux filles, une de 18, une de 25. Je sais ce que c'est quand je vois une gamine qui arrive qu'à 19 ans qu'à le nez péter. Je trouve ça horrible. Je me mets à la place des parents, c'est inadmissible.

26:46
Philippe Ballard

Mais c'est suravis ce que vous êtes en train de nous raconter. Ça veut dire que vous êtes en train de faire un partage de territoire devant votre établissement pour assurer la sécurité. On comprend votre objectif, bien évidemment. C'est assurer la sécurité des gens qui viennent chez vous. Mais il y a une forme de partage du territoire. Excusez-moi, mais les forces de l'ordre, elles sont où ? La justice, elle est où ? Ce n'est pas à vous de faire ça.

27:04
Présentateur

Je m'adapte avec ce que je peux. Je fais avec ce qui se passe. Et comme tout le monde en France aujourd'hui, je n'y peux rien. Je fais avec ce qui se passe. Donc les forces de l'ordre, oui, présents sur les lieux. Ils voient, ils passent, ils font des contrôles. Mais qu'est-ce que vous voulez ? En fait, il y a très peu d'interpellations quand il ne se passe pas de cas graves. J'ai vu... Excusez-moi, mais quand je vous entends,

27:24
Philippe Ballard

je me dis qu'on est perdus. Excusez-moi, quand je vous entends... Encore une fois, ce n'est pas un reproche sur vous. C'est sur la situation, bien évidemment, soyons clairs. Mais quand je vous entends, je me dis qu'on est perdus. Quand un particulier, parce que même si vous vous occupez de cette boîte, vous êtes un particulier, il est obligé de faire un partage de territoire sur la voie publique. Mais c'est fini. C'est fini. On plie. On plie. On a perdu. On a perdu la guerre.

27:46
Présentateur

Alors, je vais vous dire pourquoi je n'ai pas perdu la guerre, Jean-Marc. La bonne nouvelle ou la mauvaise, ça va dépendre du point de vue dont on le voit, mais ça, ça a fonctionné, je vous ai dit, 2022-2023. C'était ma deuxième phase. Malheureusement, cette année, 2024, il y a eu un gros, gros changement parce que c'est des guerres de territoire, je n'arrête pas d'en parler. Il y a eu un gros changement de gérants sur la place Rennes, c'est-à-dire qu'il y a eu une guerre entre eux. On s'est retrouvé avec des gérants de Marseille et de Paris qui sont venus et qui ont organisé des règlements de compte.

Vous savez, ils veulent leur place, ils veulent du territoire parce que ça rapporte énormément d'argent. Et donc, j'ai constaté que je n'y étais pas épargné parce que, et dans les quartiers, ils s'attaquaient, mais également devant l'établissement, c'est-à-dire que ceux à qui je laissais une place se faisaient attraper, attaquer et avec une violence encore plus extrême que ce que je voyais sur les clients. C'est-à-dire qu'entre eux, ils sont d'une violence inimaginable. De toute façon, ils s'entretuent. Et avec des gens qui ont, je vous le dis, entre 16 et 25 ans, c'est-à-dire qu'on a attrapé des gens qui avaient 16 ans.

Et là, j'ai dit aux gars, ça devient compliqué parce qu'on se retrouvait à soigner, j'ai une infirmerie dans l'établissement où je suis, à soigner des gens qui dealaient avec des coups de couteau dans le corps, dans le bras. Le dernier, c'était il n'y a pas très longtemps, début septembre, au niveau du crâne. Et là, j'ai dit à mon équipe, ça va être compliqué parce qu'on ne peut pas laisser faire ça parce que les dealers, entre eux, maintenant, s'achèvent, ça trappe, je vais avoir un mort. Donc si j'ai un mort, ça va être une catastrophe. Et je sais qu'on me dit souvent quand ils s'entretuent entre eux, ce n'est pas très grave. Je dis non, moi, je ne sais surtout pas ce que je veux.

Ça reste des jeunes qui ont entre 15 et 25 ans. On doit travailler là-dessus aussi. Je ne suis pas policier, je ne suis pas procureur. Vous avez trouvé pour lutter contre ça ? Alors, je vais vous dire comment j'ai fait. C'est-à-dire qu'à un moment donné, j'ai vu que je n'étais pas trop aidé, que je n'avais plus trop le choix. Et j'ai dit à mon équipe, on va donc devoir déloger tous les dealers. Tous les dealers, pardon, excusez-moi. Et on a pacifié la dalle et on l'a rendue, tous les gens nous disent, la dalle est maintenant devenue propre.

Et pour ça, ça a nous amené des moments de guerre, comme je vous dis, où il a fallu qu'à chaque fois qu'on a vu des dealers s'installer, aller avec mon équipe, avec les moyens qu'on a, avec ce qu'on peut, et leur faire comprendre que c'était notre territoire, soit ils partaient, soit c'était la guerre. Quand ils acceptaient de partir, on les laissait partir et puis c'était tant mieux et on leur disait qu'il ne fallait pas venir au moins sur notre zone. Et qu'en gros, je leur disais, venez pas sur ma zone, je ne vais pas sur la vôtre. Donc on termine comme ça. Une fois, deux fois sur trois, ça se passe bien.

Puis malheureusement, parfois, certains n'acceptent pas ce jeu-là et donc décident d'en venir avec nous, avec l'agressivité qu'on les connaît. Et dans ce cas-là, on fait comme on peut, avec ce qu'on a. Et c'est pour l'instant, nous qui gagnons. C'est-à-dire qu'on a réussi à faire partir une grande partie des dealers et que la nuit, le week-end aujourd'hui, est tant mieux pour nous. La place, la dalle du Colombier, je parle bien de la nuit, je ne parle pas de la journée. La nuit, elle est tranquille. Et tous nos clients nous le disent et tant mieux parce que l'établissement, grâce à ça aujourd'hui, tourne magnifiquement bien.

30:49
Philippe Ballard

Merci beaucoup pour ce témoignage. La réalité, la réalité du terrain. C'est pour ça que je voulais vous avoir ce que vous vivez au quotidien. C'est ce que vous racontez en permanence et c'est ce qu'on n'entend pas. Honnêtement, c'est ce qu'on n'entend pas ailleurs. C'est ce que les gens veulent cacher puisque ce type de discours, on vous dit à vous aussi d'ailleurs régulièrement. Ah oui, mais c'est un discours d'extrême droite de demander plus d'autorité, de demander... Mais c'est une connerie. Ce que veulent les gens aujourd'hui, c'est vivre en sécurité. Merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous. Jean-Pierre Colombier, c'est sur Alice qu'on entend.

Excusez-moi, mais on n'a même plus l'impression d'être en France, excusez-moi de le dire comme ça. Mais vous avez des attaques à la hache le matin d'un côté, de l'autre la nuit, vous avez ce patron de boîte qui vous explique qu'il est obligé de faire un partage de territoire pour assurer la sécurité des clients. Mais c'est ça la France aujourd'hui ? Oui, mais il n'a pas le choix. Mais on le dit, on le répète, la nature est horreur du vide. Dès lors que vous n'avez plus d'État, c'est la loi des gangs, c'est la loi des mafias, on peut appeler ça comme on veut.

On peut faire des discours démultipliés, des discours vénéitaires en disant non, non, force doit rester à la loi, la République ne lâche pas un pouce de terrain, rappelez-vous. Oui, elle a tout lâché, la République. Elle a tout lâché. Elle a lâché les terrains, elle a lâché les quartiers. Donc il faut bien que les gens, comme ce monsieur, se débrouillent par eux-mêmes. Et je l'avais dénoncé sur d'autres médias en disant attention, demain nous aurons droit à des guerres intercommunautaires parce que les groupes vont se constituer des aides, vous savez ce que ça veut dire. Donc c'est très ciblé sur une communauté bien particulière. Et expliquez ce que ça veut dire.

Djezaïr, ça veut dire Algérie. Mais donc ce juré se rattache à une idée du Maghreb qui va ensuite, et je pense à Marseille notamment, affronter des gangs d'Afrique noire et ainsi de suite qui se créent en gang. Parce que de toute façon, ils ont... Mais comment on lutte contre ça ? La police est débordée. Ils font ce qu'ils peuvent. Les policiers, les gendarmes font ce qu'ils peuvent. Ils sont débordés. La réalité, c'est que vous arrivez sur une rame de l'erreur avec une hache, c'est tentative d'assassinat avec pré-médiation. 15 ans de prison. Voilà, boum. Et vous allez en prison pendant 15 ans. Le problème, c'est qu'ils n'iront pas en prison.

Vous avez voulu détruire la vie d'un homme innocent dans une rame de l'erreur. La justice, justice, va détruire votre vie en vous mettant en prison. La réalité, elle est là. On peut mettre des policiers partout. On peut mettre des policiers partout, partout. Ce n'est pas ça qui va régler le problème. Moi, je veux pouvoir prendre le RER tranquille sans avoir 10 policiers. Ils ont autre chose à faire que d'être derrière moi et veiller à ma sécurité. La sécurité en France, la police le fait bien. Il y a des problèmes, on est d'accord, ils n'ont pas assez de moyens. Mais elle le fait.

Et les policiers vous disent on arrête, on interpelle les mêmes personnes 5 fois, 10 fois, 15 fois parce qu'ils ne vont pas en prison. Alors, il y a certains qui avancent une solution. C'est le cas de Karl-Olive, député Macroniste. Karl-Olive, maintenant, il était hier chez nos confrères de Radio-G. Il dit mais envoyons l'armée. Voilà, envoyons l'armée. Alors, c'est quelque chose qui a été dit plusieurs fois. Jusque-là, c'était plutôt non, quand même, la réponse des Macronistes sur envoyer l'armée. Là, tout à coup, il dit envoyons l'armée. Écoutez, Karl-Olive, donc hier à la radio.

Je pense qu'on devrait tester aussi le mix entre de la police nationale, police municipale et des militaires pour envoyer un véritable électrochoc dans ce pays lorsqu'il y a de tels drames qui sont malheureusement des droits. Justement, c'est intéressant ce que vous dites. C'est-à-dire utiliser l'armée contre les trafics de drogue, contre ce que Bruno Rotaille appelle les narco-racailles. On pourrait très bien faire des tests, mais on pourrait très bien tester. On pourrait très bien tester d'avoir effectivement des militaires qui sont des militaires en collaboration avec la police nationale. Ce sont des gens très professionnels qui sont exemplaires dans leur engagement.

Et je pense que s'il y avait des tests qui étaient faits sur ce sujet dans des quartiers en politique de la ville. Par exemple à Marseille ? Par exemple à Marseille, mais pourquoi pas ici à Poitiers ? Il y aura un vrai message qui serait envoyé. Les militaires qui servent par exemple pour le point de la vigie pirate ? Bien sûr. Les opérations sentinelles. On a un bataillon, c'est le cas de le dire, un bataillon de militaires exemplaires dans notre pays. Je pense qu'à un moment donné, quand on est dans de telles dérives et qu'on assiste à de tels drames comme celui de Poitiers, mais ce n'est pas le seul. On le voit bien aussi à Marseille.

Mais aucune stigmatisation par rapport aux villes, ça peut arriver demain partout. L'armée, elle servira à quoi ? Et quel pourrait être son rôle ? Et de quelle manière il pourrait être ? En tout cas, ce que je sais, c'est que l'armée, quand elle débarque dans des quartiers, ce n'est pas pour faire de la figuration. On doit pouvoir débusquer des planques d'armes, on doit pouvoir débusquer avec l'armée et le travail conjoint avec la police nationale et municipale. Vous voyez, ce n'est pas un travail où on est... Donc l'armée contre les trafiquants de drogue, on est bien d'accord. Bien sûr. L'armée contre les trafiquants de drogue.

L'armée avec la police nationale contre les trafiquants de drogue. Pourquoi on n'essaierait pas ? À un moment donné, ces gens-là ne nous respectent pas. Ils pourrissent la vie de l'immense majorité de Français qui veulent simplement bien vivre ensemble. On n'a aucun cadeau à faire à ces gens-là. Voilà. Ne faisons pas de cadeau, envoyons l'armée. On est en direct avec le général de Richouf. Bonjour. Mon général, merci d'être en direct avec nous. Est-ce qu'on envoie l'armée ?

Écoutez, j'ai écouté attentivement Karl-Olive et je remarque que notre député qui s'est exprimé hier devant la radio embraye sur les idées qui émanaient il y a quelques années de Samia Ghali qui est actuellement adjointe à Marseille et qui parlait de mettre l'armée dans les banlieues. Karl-Olive dit également mettre l'armée dans les banlieues mais il y a une évolution il dit en appui ou avec la gendarmerie police nationale et police.

Écoutez, je ne suis pas opposé à ce qu'il dit au contraire mais je dis bien il y a quand même un mais c'est que vous ne pouvez pas envoyer les armées même sur des sites expérimentaux en quelque sorte comme il a été évoqué si vous n'avez pas avec le bâton quelque chose d'autre qui est le social. Et je crois pertinemment que véritablement c'est une affaire extrêmement comment dirais-je qui intéresse l'ensemble des parties prenantes de l'État c'est-à-dire les ministères le Premier ministre les ministères les administrations les préfets etc. Donc vous ne pouvez pas engager les armées de bout en blanc en quelques minutes pour aller mettre de l'ordre dans un certain nombre de quartiers.

Je crois qu'il faut véritablement les deux pieds c'est-à-dire le pied bateau comme il a été dit et le pied social avec un nouveau contrat social dirigé vers les familles parce que toutes ces familles dans ces quartiers sont prisonnières en quelque sorte de la violence et c'est vers ces familles qu'il va falloir là aussi mener j'allais dire un combat pour retrouver la paix sociale. Mais mon général pour être très clair l'armée dans les banlieues elle y va armée je suppose elle y va avec des armes donc elle ouvre le feu quand les choses tournent mal pour vous vous imaginez ça comment ?

37:22
Locuteur non identifié

Les armées les armées

37:23
Philippe Ballard

moi si vous voulez j'ai évoqué ce projet ce problème dans mon dernier livre que j'ai co-écrit avec un formateur de banlieue qui a été sauvagement agressé d'ailleurs il y a la fin de l'année dernière et là nous évoquons nous touchons du doigt l'ensemble des questions l'armée qu'est-ce qu'elle fera ?

Bien évidemment l'armée si elle va dans les quartiers c'est pas pour compter fleurette ça sera pour remettre de l'ordre je pense et à ce moment-là c'est avec un cadre juridique qui est un cadre juridique assez simple qui est l'état d'urgence qui peut être imposé administrativement sur un certain nombre de quartiers pendant un certain délai et ces forces armées dans les quartiers en quelque sorte auront des mesures de police à mener très certainement on a en lien bien évidemment comme l'a dit le député avec les forces de police et de gendarmerie et police municipale et nationale mais bien évidemment après c'est la légitime défense comme le font comme le font les armées sur sentinelle les vigies pirates on a un policier en plateau qui est Jean-Pierre Colombias qui vous écoute depuis tout à l'heure et qui n'a pas l'air du tout d'accord avec vous on va se retrouver avec une espèce d'affrontement entre la police et l'armée dans les idées en tout cas parce que vous ce que vous dites Jean-Pierre Colombias c'est votre rôle à vous c'est pas le rôle de l'armée c'est ça en clair mais bien évidemment non mais là on est avec tout le respect que j'ai pour monsieur non mais là on est dans le constat d'échec total total mais c'est pas lui lui il fait pas un échec lui il dit non mais lui il dit il faut envoyer l'armée qu'est-ce que vous lui répondez sur ça précisément à qui ?

à monsieur Carl Olive oui à monsieur Carl Olive et au général qui n'est pas totalement ils sont d'accord non mais Carl Olive je suis désolé il est complètement à côté de la plaque puisque ça signifie qu'on a perdu la guerre on a perdu mais non on essaie de la gagner non mais non on l'a perdu non on l'a perdu quand on a perdu que la seule solution c'est d'envoyer l'armée ça veut dire qu'on dit à peu près n'importe quoi pour essayer d'apporter une forme de légitimité apparente à l'état enfin je suis désolé ce que nous dénonçons depuis des années c'est le fait d'avoir lâché le terrain en supprimant la police de proximité et en supprimant en affaiblissant considérablement les forces de sécurité publique nous avons été plusieurs à le dénoncer et aujourd'hui dire on a plus d'autre solution que d'envoyer l'armée c'est surréaliste et complètement inapproprié et dangereux et très dangereux mon général comment vous réagissez Jean-Pierre Colombès qui dit on dit à peu près n'importe quoi c'est ce que vous avez dit textuellement j'affirme c'est la réaction tout à fait normale ce que je comprends tout à fait tout à fait normal en fonction de ce qui se passe moi je remarque simplement que nous avons perdu nous avons perdu la bataille nous avons perdu la bataille de la drogue de la lutte contre la drogue que vous le vouliez ou non on a perdu cette bataille là et maintenant il faut gagner la guerre pour la France et pour gagner pour la guerre pour la France il faut que l'ensemble l'ensemble des forces quelles qu'elles soient puis cette mise de concert pour gagner cette guerre voilà et c'est quelque chose qu'on va mener sur 15 ou 20 ans c'est pas en 6 mois qu'on va rétablir j'allais dire la paix civile dans nos quartiers aujourd'hui vous avez quand même 1500 quartiers qui échappent à la République c'est quand même pas rien vous avez et vous le savez très très bien autour de la table vous avez la police vous dites les polices de quartier mais je suis entièrement d'accord avec vous on a supprimé les commissariats de quartier on a supprimé la police de proximité et donc 20 ans après on dit ah là là si on avait su bah oui mais c'est trop tard donc pour que la police de proximité puisse revenir revenir sans avoir de comment dirais-je sans être achémonu par les bandes qui je le rappelle se sont mieux en mieux armées il va falloir quand même qu'on pacifie qu'on pacifie ces quartiers et pour pacifier ces quartiers pour mener une guerre je suis désolé mais la guerre c'est les militaires qui la mènent parce que les policiers combien les policiers accepteront ou l'état acceptera que ces policiers soient tués voilà quelle est la perte qu'on en tolérera si maintenant on dit on envoie la police et la gendarmerie et puis allez-y les camarades je ne suis pas certain je ne suis pas certain qu'ils soient bien accueillis dans nos quartiers aujourd'hui je suis assez d'accord avec vous en général parce qu'on entend tout le monde dire c'est la guerre c'est la guerre c'est la guerre c'est la guerre mais on dit on n'envoie pas l'armée mais l'armée s'il y a la guerre il faut envoyer l'armée au bout d'un moment c'est une logique on ne peut pas tenir les deux discours et assumer des conséquences je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites de toute façon je sais pertinemment les préventions que les uns et les autres éprouvent à cette idée je remarque simplement qu'il y a une évolution dans l'esprit de nos élus devant cette violence moi si vous voulez cette violence si tout le monde accepte qu'il y ait la violence dans les HLM dans les TGV ici ou là c'est bien à un moment donné il va falloir dire il va falloir mettre le haut là quand même et je répète ce haut là il faut qu'il y ait les deux pieds le pied j'allais dire le pied bâton avec la justice la police gendarmerie les armées ce que vous voulez quelque chose de sérieux vraiment quelque chose qui montre à la population française qu'il y a un changement et qui montre également aux yeux des délinquants que les choses ont changé et puis le volet social vous ne pouvez pas faire l'un sans l'autre voilà ce que je veux dire merci beaucoup mon général merci d'avoir été en direct avec nous on va faire une pause et puis dans un instant juste après la pause on va partir en direct à Osoir-la-Ferrière où l'équipe de CNews est sur place Osoir-la-Ferrière où il y a eu ce matin une bagarre à coups de hache qui s'est déroulée dans le RER2 je vous rappelle que le bilan est de 4 personnes qui ont été blessées dont 2 grièvement une personne à la main tranchée une autre à le crâne ouvert ce sont des jeunes a priori d'une quinzaine d'années qui se seraient affrontés on retrouve notre équipe sur place dans un instant on fera également le point voilà avec une image c'est toujours mieux on fera également le point avec Célia Barotte à tout de suite en direct

43:01
Locuteur non identifié

Hey Sophie ! Toujours partante pour la marche ce week-end ? Oh je voudrais bien Thierry mais j'ai trop mal aux jambes Je sais ce que c'est j'ai eu la même chose mais est-ce que tu connais Revitiv ?

43:20
Invité

Revitiv active les muscles de vos jambes améliorant la circulation sanguine et soulage douleurs crampes et jambes lourdes

43:26
Locuteur non identifié

Et en plus c'est sans médicaments Bah alors ! C'est pas prêt ? Toi tu utilises Revitiv et c'est super Essayez Revitiv ça pourrait vous changer la vie

43:36
Invité

Dispositif médical disponible en magasin et sur Revitiv.fr

43:40
Locuteur non identifié

C'est quoi ça ? Notre redevance Ça c'est mon bébé

43:43
Invité

Événement dans le paysage audiovisuel français la naissance aujourd'hui de Canal+.

43:48
Locuteur non identifié

On va produire nos propres films et toi tu prends les rênes de Studio Canal I'm literally hooked on Bureau d'Ele-Jean What a show ! Oh I hear you getting serious about streaming ! Alors ? On est la plateforme qui diffuse les plateformes C'est quoi la prochaine étape ?

Le procès de l'assassinat terroriste de Samuel Paty l'audience qui s'ouvre aujourd'hui et qui doit durer 7 semaines tentera d'établir les responsabilités des adultes impliqués dans l'engrenage qui a coûté la vie aux professeurs C'est probablement l'image de la matinée Michel Barnier entouré de ses ministres à Matignon au programme de ce séminaire gouvernemental réfléchir à la prébudget et trouver un plan d'action sur 3 ans pour redresser la situation du pays Et puis le célèbre producteur de musique Quincy Jones s'était à l'âge de 91 ans la légende de la musique américaine était l'ancien producteur de Michael Jackson ou encore de Frank Sinatra Sa mort a été confirmée par son attaché de presse dans un communiqué

45:05
Philippe Ballard

11h37 sur Céduz merci d'être en direct avec nous on revient à Osoir La Ferrière bien évidemment on est à une quarantaine de kilomètres de Paris où vous le savez cette bagarre à la hache s'est déroulée ce matin on va rejoindre dans un instant Audrey Berthaud qui est sur place dans la gare avec les images de Pierre-François Altermat Bonjour Audrey que se passe-t-il sur place vous avez eu l'occasion de parler avec certaines personnes déjà visiblement

45:31
Locuteur non identifié

Oui bonjour Jean-Marc en effet c'est ici gare d'Osoir La Ferrière qu'à 8h du matin jour de la rentrée scolaire des jeunes d'Osoir La Ferrière entrent dans le RER eux qui est à quai ils tirent la sonnette d'alarme pour immobiliser le train ils demandent à tout le monde de sortir du train les jeunes d'Osoir se seraient alors introduits dans le train avec une machette pour s'en prendre à d'autres jeunes de la ville de Roissy la ville de Roissy c'est à deux stations de RER d'ici donc selon les témoignages que nous avons recueillis c'est un énième règlement de compte entre ces jeunes de deux villes côte à côte ce serait des lycéens âgés de 16 17 ans 4 personnes ont été blessées dont 2 grièvements un jeune aurait un doigt coupé l'autre aurait une grosse blessure coupure au niveau du crâne encore une fois c'est selon les témoignages et les vidéos que nous avons pu consulter la police est intervenue peu de temps après les faits et la police est toujours sur place au moment où je vous parle Jean-Marc

46:43
Philippe Ballard

merci beaucoup Audrey Berthaud avec les images de Pierre-François Altermat en direct sur place on est effectivement sur un affrontement entre jeunes c'est ça qui est assez terrible finalement parce qu'on se retrouve avec des jeunes qui sont en train de se battre tout à l'heure on parlait de Maurice Berger on parlait de ce fonctionnement clanique parce que bon alors encore une fois l'enquête a débuté mais c'est deux villes que je connais Osoir-la-Ferreyer et Roissy où il y a des bandes on le sait très très bien des bandes parfois et même souvent ethniques et bon encore une fois restons prudents l'enquête est en cours mais ça ressemble à un règlement de compte préparé parce qu'on rentre dans la rame on tire la sonnette d'alarme pour pas que le RER se mette en branle et là on règle son compte enfin on en est là c'est la France orange mécanique encore une fois qui se met en place donc maintenant on va arrêter peut-être dans l'éducatif on va donner dans le répressif et vous aviez raison tout à l'heure quand vous disiez et c'est le pénal qui doit parler le problème c'est que les prisons françaises les maisons d'arrêt sont surchargées il y a 75 000 détenus Emmanuel Macron en avait promis 15 000 de plus on en est même pas à 2500 et effectivement construisons des places de prison et enfermons ces gens parce que ces personnes qui sont capables de se livrer à des actes tels à 8h du matin mais ils vont continuer sur la même lignée donc on les met ce que nous expliquait Audrey Berthaud quand même c'est-à-dire qu'ils sont rentrés ils ont tiré le signal d'alarme ils ont fait sortir ils ont fait sortir les gens en fait c'est réfléchi encore une fois que je le disais tout à l'heure c'est un QI zéro mais c'est en fait avec leur QI c'est réfléchi ils vont sortir les gens ils y vont à coups de hache

48:20
Locuteur non identifié

et ils les attaquent on en est là Madi Saidi c'est organisé en fait on paye 40 ans d'idéologie 40 ans de culture de l'excuse et à un moment il va falloir que les politiques aient un petit peu de courage qu'ils soient forts donc soit déjà qu'on commence à construire des prisons parce que des gens il faut les enfermer qu'il y ait une justice forte qui tape dès le premier coup forte dès le premier coup parce que ces gamins ils savent pertinemment qu'ils risquent peu ou rien

48:40
Philippe Ballard

Célia Barotte est également avec nous avec les dernières infos Célia c'est vous qui nous donniez tout à l'heure dès 10h30 les premières infos sur ce qui s'était passé est-ce qu'on peut faire un point global sur les informations que vous avez recueillies depuis 10h30 sur ce qui s'est passé ce matin aux Ours-la-Ferrière ?

48:57
Locuteur non identifié

Eh bien je remarque que les faits se sont déroulés tôt ce matin mais finalement à un horaire où de nombreux usagers de nombreux franciliens empruntent des transports en commun pour se rendre au travail donc des faits aux alentours de 8h du matin la bagarre a impliqué plusieurs personnes dont des mineurs ce qui relève de ce dossier c'est l'âge extrêmement jeune des personnes impliquées certaines sources nous parlent de lycéens voire de collégiens donc pour l'instant on attend d'avoir des officialisations sur le profil de ces individus des individus qui sont activement recherchés dans l'ensemble de l'île de France les enquêteurs vont se baser et s'appuyer sur les images de caméras de vidéosurveillance qui sont notamment installées en gare mais aussi dans les rames alors il y a aussi cette idée que tout laisse à penser que cette opération a été préparée que ces individus ont choisi cette rame avec précaution rien n'a été fait au hasard et avec les informations qu'Audrey Bertho nous a données on est vraiment sur la piste de la préméditation mais pour l'instant rien n'a été officialisé non par le parquet ni par d'autres informations d'autres sources officielles une enquête qui est en cours des individus qui sont recherchés toujours pas d'interpellation à la mi-journée et pourtant les faits se sont déroulés aux alentours de 8h du matin avec des individus qui étaient armés d'armes blanches lourdes on parlait tout à l'heure d'actes de barbarie et puis des individus qui sont très jeunes et qui n'ont pas conscience finalement de ce qui se passe et du choc aussi provoqué pour les témoins de cette scène puisqu'il y a de nombreux témoins qui ont assisté à la scène et qui ont pu donner leurs informations les descriptions physiques de ces individus aux enquêteurs

50:47
Philippe Ballard

Merci beaucoup Célia Barotte je ne sais pas s'ils n'ont pas conscience mais je pense que quand on a 15 ou 16 ans et qu'on arrive dans un RER avec une hache je pense qu'on sait a priori quand même qu'on va faire des dégâts d'une rare violence et effectivement merci beaucoup Célia dans un instant on va parler de justice parce qu'on parle des sanctions judiciaires je vais vous raconter une histoire qui m'a sidéré ce matin c'est une histoire de naufrage d'une procédure judiciaire où on a arrêté beaucoup de gens et tout est remis en cause parce qu'il y a un problème de GPS qui a été posé sans être justifié on va vous raconter ça dans un instant mais quand même Paul-Antoine aujourd'hui on est dans une situation où on se dit qu'est-ce qu'il faut faire pour faire bouger les choses parce que dire plus de justice une justice plus dure ça va mettre des mois ça va mettre des années là la situation se dégrade je n'ai pas envie de dire d'heure en heure mais excusez-moi reprenez ce qui s'est passé depuis vendredi en France depuis vendredi le nombre de personnes qui ont été tuées le nombre de personnes qui ont été poignardées l'attaque à la hache ce matin mais enfin c'est juste impossible ce qu'on est en train de vivre je suis d'accord sans être d'accord avec vous ça ne fait pas des mois que certaines personnes parlent du justice plus ferme ça fait des années sur votre plateau sur d'autres plateaux ça fait des années qu'on en parle le problème c'est que rien n'est fait là ce qui s'est passé c'est une attaque de diligence il n'y a pas d'autre mot en fait il y a une bande qui en attend une autre c'est ce qu'il se passait dans l'Ouest américain complètement sauvage où il n'y avait pas d'état et pas de justice et le problème c'est qu'on est dans une communication je suis désolé je ne vais pas revenir sur ce qui s'est dit avant mais moi je suis atterré envoyer l'armée dans les quartiers c'est une question de communication parce que l'état français n'a plus que ça non mais construisons des prisons et mettons ces gens en prison et je peux vous dire que ça ira déjà beaucoup mieux et aussi et je terminerai là-dessus l'interview enfin le Yarl qui est venu ce qu'il a dit était assez intéressant moi il y a quand même je suis comme lui chef d'entreprise il y a une chose qui me gêne un peu dans ce qu'il dit et qu'il oublie de dire c'est que c'est lui qui paye tout ça c'est lui qui paye on paye des impôts c'est pour ça que je vous disais c'est un particulier qui est obligé de faire ça c'est ce qui me surprenait dans son discours il y a un quartier à Rennes où en fait on devrait payer nos impôts au Yarl pas à la municipalité et pas à l'État et ça c'est très problématique juste moi il y a aussi quand même un état d'esprit de ces jeunes franchement des jeunes qui ont 13, 14, 15 ans 16 ans avec une hache oui mais il n'y a pas que ça dans la tête excusez-moi il y a un court-circuit à un moment donné on est avec Jean Dorido qui est psychologue bonjour Jean merci d'être en direct avec tout mais qu'est-ce qui peut se passer dans la tête de quelqu'un qui a 13 ou 14 ans pour venir dans une gare avec une hache et s'en prendre à d'autres personnes excusez-moi mais alors je vais peut-être avoir l'air d'un vieux con mais il y a quelques années on ne voyait pas ça clairement vous avez raison sur le fait que ça ne se voyait pas il y a quelques années il y a une augmentation de la violence notamment chez les jeunes qui ont de moins en moins de garde-fous les normes sociales sont en train de changer notamment dans des groupes sociaux de jeunes qui sont devenus extrêmement violents pourquoi c'est un manque d'éducation c'est un manque de parents autour de soi qui ne vous encadrent pas c'est dû à quoi ça ?

vous mettez le doigt dessus si j'ose dire il y a trois sources majeures d'influence sociale chez les jeunes la première source d'influence évidemment c'est l'environnement familial l'éducation que reçoit le jeune dans sa famille la deuxième source c'est l'école et la troisième source très importante c'est ce qu'on appelle en psychologie le groupe social de référence les individus dans lesquels le jeune va se reconnaître qu'il va trouver inspirant et aujourd'hui on constate que chez ces jeunes ultra violents il y a souvent des familles démissionnaires des familles dont le père est souvent absent et des mamans qui sont débordées l'école on le voit hélas est de plus en plus en difficulté précisément parce qu'elle ne peut pas remplacer le déficit familial et ces groupes sociaux de référence et bien là on a la psychologie sociale des bandes on a ça encore pire avec les gangs aux USA avec des groupes de jeunes qui sont extrêmement violents avec un effet d'amplificateur puisque chacun finalement se monte en violence il y a un concours à celui qui sera le plus violent Merci beaucoup Jean Dorido psychologue pour cette explication qui est en même temps terrifiante en même temps je voulais qu'on parle de la justice parce qu'on a beaucoup abordé la justice et je voulais qu'on prenne cet exemple ce matin à un moment où on nous explique que la lutte contre la drogue est une priorité et que la mobilisation est totale et bien je voulais vous raconter ce qui se passe à Orléans écoutez bien c'est une très grosse affaire de trafic de drogue au total 11 malfaiteurs ont été mis en examen en 2022 et 2023 un trafic sur le bassin orléanais qui concerne l'Espagne les Pays-Bas la Bretagne un coup de filet où on a découvert des armes on a découvert de l'argent et toute la procédure est en train de s'effondrer car le procureur n'a pas justifié l'autorisation de posséder un GPS sur une voiture donc tout est en train de s'effondrer il y a plusieurs personnes qui ont été remises en liberté et la cour d'appel de Bourges a libéré 5 personnes concernées une grosse partie de ce dossier pourrait être annulée et c'est là où on se dit il y a un truc qui ne va pas dans cette société il y a quelque chose qui tourne pas rond Philippe Ballard motivation inappropriée parce que là des fois on dit la justice ne suit pas la police là pour le coup le procureur a suivi le travail remarquable des policiers mais l'avocat d'un des prévenus a décelé cette faille et du coup la procédure risque de tomber ce qu'il faut c'est une simplification du code de procédure pénale et là c'est très intéressant parce qu'on a des boucles whatsapp entre députés et il y a Mathieu Vallée qui vient souvent sur le plateau de CNUS qui est un ancien policier qui sait de quoi il parle nous a posté un échange un article où vous avez des avocats des associations d'avocats qui disent non il ne faut pas simplifier le code de procédure pénale parce que sinon on tombe en dictature c'est le mot qui est employé on tombe en dictature mais enfin là il s'agit de quoi de protéger les gens de protéger la société c'est pas leur problème voilà c'est pas leur problème eux ils voient ils ont un prisme développé pour attention on risque de tomber en dictature si on simplifie ce code de procédure pénale mais les policiers les ennemis on va les libérer il y a eu une enquête ça a duré pendant des années on est en train de les libérer on est avec maître Alexia Descamps qui est avocate bonjour maître merci d'être en direct avec nous comment on peut expliquer qu'une affaire tombe à ce point là parce que alors je reprends parce que la motivation était inappropriée pour la pose d'un GPS mais on a trouvé des armes on a trouvé de l'argent on a trouvé de la drogue et tout est en train de s'effondrer

57:27
Locuteur non identifié

oui tout à fait parce que le procureur n'a pas fait des bonnes réquisitions il n'a pas mis le bon argumentaire qui permettait de baliser la voiture ce qui veut dire que tout ce qui a été trouvé est par définition illégale

57:40
Philippe Ballard

enfin malgré tout il y a quand même des infractions qui sont enregistrées il se passe quelque chose les policiers ont fait tomber un circuit on le voit sur notre infographie 11 trafiquants arrêtés la découverte de drogue d'armes d'argent et ces gens là on les remet dehors trafic entre Orléans et plusieurs villes pose d'un GPS pas assez justifié et ces gens là on les remet dehors

58:00
Locuteur non identifié

oui c'est parce qu'il y a un vice de procédure dans tout ce qui a été fait c'est comme si des écoutes téléphoniques avaient été mal présentées mal préparées tant que c'est pas fait correctement selon la loi du code de procédure pédale qui est très ferme sur la question de l'argumentaire du procureur on ne peut pas retenir ces infractions là donc retenir des individus en détention

58:23
Philippe Ballard

mais c'est terrible maître il va falloir changer les choses à un moment donné parce que quand il y a autant de preuves qui sont trouvées même si le point de départ parce qu'il y a eu l'autorisation de ce GPS mais pas assez argumenté nous ditons bon ok mais malgré tout des choses ont été découvertes et tout ça ça passe à la trappe

58:40
Locuteur non identifié

ah oui parce que du coup tout ce qui a été découvert ne peut pas être retenu dans les liens de la prévention si vous avez un GPS qui n'est pas justifié c'est comme des écoutes téléphoniques on ne peut pas si le processus pénal n'est pas respecté on ne peut pas retenir les infractions ni les gens en détention ça paraît c'est la garantie des libertés en fait

59:03
Philippe Ballard

merci maître merci maître on n'est pas sorti d'auberge merci maître