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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 juin 2025 25 min

Rachid Temal : « La position de la France ne pèse plus »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Rachid mal, on va revenir sur tous ces sujets. Vous êtes sénateur du Valdoise, président délégué du groupe socialiste au Sénat. On va d'abord regarder les unes de la presse régionale.

D'abord les une des dernières nouvelles d'Alsace. Zélinski, un moment d'histoire à Strasbourg. pour le président ukrainien qui s'est arrêté hier en Alsace pour parafer la création d'un tribunal spécial destiné à juger le crime d'agression en Ukraine.

Une première sous l'égite du Conseil de l'Europe auparavant l'OTAN a réaffirmé son engagement à soutenir Kief face à la menace russe. La deuxième une, c'est celle de Var Matin. Les écoles en surchauffe.

La plupart des infrastructures scolaires notamment dans le VAR ne sont pas adaptées aux températures actuelles. Et puis la dernière une celle de Libération Champagne association attention bombe sociale. Un retardement entre les baisses drastiques de subvention.

Une augmentation toujours plus forte des bénéficiaires et des moyens à mettre en face. Les associations d'aide aux personnes sont au bord de l'implosion entier envisage de diminuer leur masse salariale. De quelle avez-vous envie de nous parler ?

Pour faire un choix, je prendre celle de Libération Champagne. Euh c'est d'ailleurs une question qui a été posée hier par ma collègue Mariette Carlotti, sénatrice socialiste des bougerones et et questeur euh questeuse euh comme on dit et euh non parce que on voit bien que c'est un vrai sujet qui passe sous les radars et c'est effectivement une vraie question d'actualité. euh depuis euh maintenant euh avec des budgets de plus en plus difficiles de l'État vers les collectivités, bah en fait euh on se rend compte que à la fois vous avez euh moins de de financement des collectivités.

Vous avez aussi, il faut le dire, tous les dispositifs fiscaux d'allègement ont aussi réduit les aides aux associations les aides individuelles, les dons et puis vous avez effectivement de plus en plus de personnes qui viennent parce que les difficultés ça moncell et donc vous avez effectivement c'est le c'est une bombe à retentement je crois qui qui est vrai à la fois parce que si l' associatif en France c'est une vraie richesse et une histoire la loi 1901 donc plus de deux siècles. Et de l'autre côté vous c'est des associations font un travail extraordinaire des hommes et les femmes qui chaque jour chaque nuit dans le pays quel que soit derrière les association que ce soit de l'aide scolaire jusqu'à de l'aide sociale mais aussi beaucoup d'autres choses et que si on perdait cela parce que euh pas pour faute de recette ce serait effectivement un bon rentonnement. Moi ce qui m'a inquiété hier, c'est la réponse aussi de la ministre qui nous a expliqué que l'importance de la assoation que elle avait sauvé quelques dispositif mais enfin c'était pas la hauteur et au niveau du débat.

Donc effectivement c'est c'est parfois c'est comme dans les TPE quand il y a beaucoup de TPE qui qui sont obligés de licencier. On ne le voit pas. Ça fait pas un plan social et ça pas ça a pas l'impact médiatique d'un plan social mais ça la douleur la violence pour les personnes concernées, pour les territoires concernés.

Et donc c'est ça dont on parle aujourd'hui, c'est d'à la fois les personnes qui s'engagent mais également les personnes qui sont qui sont bénéficiires des associations, qui participent, qui font la vie et parfois dans les quartiers, c'est ce qui fait la vie sociale des gens et cetera et et ça c'est effectivement un vrai problème pour notre pays. Je mal on disait vous êtes vice-président de la commission des affaires étrangères, l'actualité internationale est chargée. Hier, on l'a vu dans le journal, il y avait un débat à l'Assemblée nationale sur le conflit entre Israël et l'Iran.

Le premier ministre François Bairou, il a défendu le rôle singulier de la France. Est-ce que vous soutenez la position prise par Emmanuel Macron et le gouvernement dans ce conflit ? D'abord, je voudrais dire que c'est assez surprenant d'ailleurs qu'il ait eu lieu hier à l'Assemblée et qu'il n'aura lieu que dans une semaine, mercredi prochain si d'ici là il n'y a pas de trop tard pour vous mercredi prochain.

Bah c'est que ça c'est bizarre de faire ça une semaine plus tard. Bon et puis d'affir un titre assez géné socialistes on a demandément je l'ai demandé un débat 50 thréen notamment sur le sommet de l'OTAN en disant c'était aussi intéressant qu'on a un débat au Parlement sur la position de la France au sommet le temps qui s'est tenu hier ça n'a pas été donné là aujourd'hui c'est un débat assez générique puisque c'est la situation proche au Moyen-Orient donc il y a de tout dedans. Donc c'est bien qu'il débutque internationale encore faut-il les mettre au bon moment et dans les bonnes conditions.

Alors vous me parlez de la position 5 de la France. Ce qu'il faut quand même noter c'est que personne n'en parle et c'est bien le drame en fait c'est qu'aujourd'hui la position de la France sur cette question là elle pèse pas. Bah elle pèse plus.

Elle pèse plus. Et c'est ça qu'il faut que moi je crois qu'on s'interroge là. Il faut pas se gargariser de mots.

Bon, est-ce que je suis pour le fait queil y ait pas de de de nucléaire militaire iranien ? Oui, mais ça fait pas une position une fois que vous avez dit ça. Ma question c'est pourquoi nous en sommes arrivés là sur l'Iran ?

Alors proche-moi non, je veux pas faire le débat, c'est très large et notamment il y a depuis 1947 aujourd'hui dans tous les débats qu'il y a, vous avez la question palestinienne puisque nous sommes pour le droit international et l'autodétermination. Il est d'ailleurs dans les jours qui viennent, les socialistes du Sénat feront des propositions concrètes sur la question de la solution à dos États. Mais si je reviens un instant, quelle quelle proposition juste ?

Bah je vous dis dans quelques jours, ça sera sous quelle forme ? Ce sera sous la forme d'un texte que nous allons rendre public. Mais je je reviens à l'instant sur l'Iran.

Mais pourquoi ? pour pousser Emmanuel Macron à reconnaître l'état de non vous verrez c'est beaucoup plus large que ça c'est et moi non nous on restera pas sur une pétition de principe on fera des propositions concrètes mais sur et avec bien sûr l'idée toujours pareil que pour nous deux états c'est bien Israël et Palestine Palestine Israël donc c'est bien une logique globale mais si je reviens l'instant sur le le nucléaire iranien d'abord on apprend que les frappes ont été moins moins massives et moins importantes et moins fragilisantes janvier mais après à côté de ça on sait bien que c'est le même Donald Trump qui quand il a eu arrivé au pouvoir la première fois a rompu l'accordit justement de contrôler que la lo l'agence internationale puisse contrôler le programme et puisse effectivement faire en sorte qu'il n'avance pas. Donc là on revient tout ça en arrière, c'est le même saint pompier pyoman.

Donc est-ce que ça moi ma question c'est une fois qu'on a frappé partout la question c'est comment on passe à l'étape d'après la diplomatie et des accords possibles pour faire avant ces choses et justement justement l'une des questions c'est est-ce que l'opération américaine a affaibli le programme nucléaire iranien affirme qu'il a été retardé de plusieurs décennies que les sites visés ont été totalement détruits. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique Raphaël Grossi lui est plus mesuré. l'écoute.

Il y a eu une opération militaire très importante. Il y a eu des dégâts très importants aussi et donc la la reprise des activités et l'évaluation de la durée de de la capacité de reconstruire dépendra en fait de ce que l'Iran voudra faire. Qu'est-ce que vous vous pensez de ça ?

Vous êtes sur la ligne de Raphaël Grossi. Maintenant, ça dépend de l'Iran. Non, ça dépend de la communauté internationale aussi.

Je pense qu'il faut reprendre, il faut proposer à l'Iran de revenir dans un cadre contraignant et donc vient un accord comme ça avait été signé encore une fois. Mais il peut le faire. Bah je crois que aujourd'hui l'Iran est très affaibli, le régime est très affaibli.

Alors sur l'arrêté des frappes, vous avez cité le président Trump, monsieur le aussi le directeur de l'agence mais également pour citer aussi les rapports apparemment américains qui sont pas aussi que le président. Bon, moi je ne sais pas personne sait réellement aujourd'hui. En tout cas, bon la réalité de ces frappes.

Ce que je par là, c'est que maintenant il faut venir il faut venir un accord. Donc concrètement il y a une rencontre, il faut maintenant faire des rencontres qui permettraient de déposer un accord qui serait qui à la fois encore une fois je le rappelle la la la l'Inde l'Iran a signé le traité d' profilation profilération nucléaire. Il faut l'appliquer, il faut faire en sorte qu'il n'y ait pas d'enrangissement à but nucléaire nucléaire de but militaire et je crois que c'est là-dessus qu'il fa donc un accord oui assez rapidement et je crois que c'est comme ça qu'on doit aussi répondre à ce ce danger ce défi.

Ça n'enlève rien à ce qu'on pense du régime arien. Ça n'enlève rien. Je rappelle, je souhaite le rappeler aussi ici sur le fait que nous avons deux otages français Cécile Coler et Jacques Paris qui sont encore dans une prison sordide même s'ils on ils auraient été déplacés puisque cette prison aurait été aurait subi des bombardements a subi pardon des bombardements de l'armée israélienne mais il faut aussi en sortir donc il faut aussi dire à l'Iran que sa polique d'otage inacceptable et je crois que c'est aussi il faut pousser dans à ce moment-là et je crois que la diplomatie française doit pousser dans ce sens-là.

Vous parliez du sommet de l'OTAN qui s'est tenu hier au Pays-Bas. Est-ce que ce sommet de l'OTAN il a montré que le patron aujourd'hui c'est Trump ? Mais là aussi il faut faut pas dire les choses.

Le patron le patron de l'OTAN a toujours été le prison américain. Et alors là en plus vous avez un un secrétaire général dit Tirambique quand on regarde ce qu'il lui a écrit. La question qui nous est posée nous Européens c'est comment notre architecture de défense doit être organisé.

Quand on pense à la France nous avons nous d'abord notre capacité propre de défense. Euh on va l'évoquer avec d'assaut mais en face c'est toute la question de la dissuasion nucléaire. notre capacité à nous défendre, à produire et cetera des armes et un dispositif de défense.

Ensuite, dans notre architecture de défense, il y a bien sûr l'OTAN, cette alliance depuis 1949, le fameux article 5 a été raffirmé. Il y avait l'interrogation sur cela. Dans notre architecture de défense, il y a également la question l'Union européenne qui notamment doit aussi permettre de de développer d'autres choses.

Je pense à la recherche commune, à la chaîne par de de de matériel commun. Je pense aussi au fait que on puisse rappeler qu'il y a un article 427 du traité qui prévoit également la la les uns les autres vont protéger les uns les autres. Et puis je crois qu'il faut aussi regarder vers le sud.

Je crois qu'il faut qu'on s'interroge aussi sur notre capacité à pouvoir aussi des partenaires avec des pays du sud et je crois que c'est tout ça notre architect de défense. Donc après une fois qu'on s'est dit ça, moi je suis pour un pilier européen dans l'utant plus important. Il faut que nous assumions, il faut que les Européens assument ce qu'est leur défense.

Donc c'est 3,5 % parce que il y a 5 en cosmétique pour faire plaisir à à Trump et puis il y a 3 et demi dans la réalité puisque le 1 et demi le différentiel c'est des c'est des mesures de sécurité connexe. Chacun y mettra la police et cetera et cetera. Bon donc sur les 35 entre aujourd'hui et 2035 faut passer la question qui nous a posé nous en France c'est comment on le fait puisque je rappelle il faut à la fois une capacité de production capacité de défense.

Nous avons lancé nous les socialistes un livret d'pargne souveraineté et défense on attend qu'il soit porté et puis par le gouvernement et puis à côté de ça pas aussi détruire le modèle social parce que si c'est pour expliquer aux Français qu'en fait ils auront peut-être des missiles mais pas de modèle social je suis pas sûr qu'on puisse avancer. On parle du modèle social dans quelques instants, mais on va continuer sur les questions de défense puisque dans ce contexte, les sénateurs ont auditionné hier le PDG de d'Asso Aviation. On va voir les temps forts de cette audition avec Stéphane Duquet. [Musique] Bonjour Stéphane.

Bonjour Orian. Bonjour Hitmal. Stéphane les sénateurs qui ont reçu hier.

Éric Trapier le PDG de DAO Aviation dans un contexte, on l'a dit international très particulier. Ouais. Il été auditionné par les sénateurs de deux commissions, la commission des affaires économiques et la commission des affaires étrangères et de la défense dont vous êtes membre, Rachid Temal, une audition pour mieux comprendre où en est d'assaut aviation dans sa production civile et militaire et comment il se situe dans la base industrielle et technologique de défense, la BITD.

Et le groupe d'assaut aviation est en bonne santé. Le groupe a vu son chiffre d'affaires augmenter de 30 % entre 2023 et 2024. qu'il est passé de 4 milliards 800 millions d'euros à 6 mliards200 millions d'euros et cela ne devrait pas diminuer même si le PDG a insisté sur le contexte international instable.

On en a parlé avec les conflits en Ukraine, en Iran, en Israël. Il a aussi insisté sur la guerre commerciale menée par Donald Trump et sur la situation instable situation politique en France. Alors où on est d'Asso aviation dans sa production de rafale, l'avion emblématique du groupe ?

Ouais. Alors pour l'instant la production tourne à plein régime avec 533 rafales vendues dont 323 destinés à l'exportation. Écouter Éric Trapier, le PDG de DAO Aviation.

Plus de 200 rafales ont été commandés par le par la France. Euh, il nous en reste pas mal à à livrer. Donc, on a ce qu'on appelle un carnet rempli, vous l'avez aussi cité.

Donc, on a à peu près encore autour de de 250 avions à livrer, 246 pour être précis. Euh donc ça nous donne un une charge de travail compte tenue de cette montée en puissance euh pour les les 5 à 7 ans à venir. Un carnet de commande qui est donc bien rempli à tel point que si comme le suggérait Sébastien Lecnu le ministre des armées dans le Parisien en février, si la France commandait 20 à 30 rafales de plus que ceux qui étaient prévu pour être plus efficace en opération et bien il y aurait des délais. sera extrêmement difficile puisque entre-temps, on a pris des engagements vis-à-vis d'un certain nombre de pays étrangers en total coordination et accord avec l'État.

Donc aujourd'hui, malgré cette montée en puissance, on peut évidemment et on serait très heureux de d'augmenter le nombre d'avions à fournir aux armées françaises, mais il y a un certain délai pour le faire. Un avion ça se fabrique en 3 ans et demi. Et Stéphane PDG, il a aussi indiqué les pistes d'amélioration de ces avions de combat à court terme.

Un court terme qu'il fixe lui à 10 ans. Éric Trapier explique que produire un nouvel avion comme le Rafal serait beaucoup trop long. Ça prendrait au moins 20 ans.

Alors, la solution c'est d'équiper les rafales actuels de drone. On peut accélérer avec un drone accompagnateur de rafale qui lui dans la mission opérationnelle fera d'une certaine manière toutes les missions que fait un rafal pourra l'accompagner et surtout l'éclairer. L'éclairer, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que comme il est furtif, c'est lui qui va euh se frotter aux défenses ennemies dont je vous parlais tout à l'heure, qu'elle soit aérienne ou euh solaire parce que justement il est totalement furtif. il est capable d'emmener des emports donc lui il aura l'effet de surprise et les rafales seront un petit peu derrière. Et un dernier mot Pascapier il a évoqué la concurrence internationale et il appelaidé pour une préférence européenne en matière de défense.

Oui, c'est un combat qu'il mène de longues dates le patron de Dasso Aviation convaincre les États européens d'acheter des avions de combat français européens plutôt que des avions de combat américains, des rafales plutôt que des F35. Des pays comme l'Allemagne, la Belgique, l'Italie ou encore le Danemark ont commandé depuis un an plusieurs dizaines de ces modèles d'avion américains et ça Eric Trapide le déplore. Je pense qu'il vaudrait mieux avoir moins d'argent de la Commission européenne mais mieux ciblé.

Si vous mettez vous mettez moins d'argent mais vous faites de du 100 % européen, vous allez vers la préférence européenne. Mais si on vote, je crois que il y a plus de pays en Europe qui préfèrent rester américains que de pays qui veulent une autonomie européenne parce qu'ils ont peur. C'est c'est un jeux dire je ne les juge pas, je juge.

Je suis dans le dans le constat. Rachal, vous êtes vice-président de la commission des affaires étrangères et de la défense ici au Sénat. Est-ce qu'il a raison Éric Trapier de demander des investissements européens ciblés à 100 % sur les entreprises européennes en matière de défense ?

Il a raison de le demander d'ailleurs dans le il y a il y a un dispositif au niveau européen où on demande qu'il y ait plus d'au moins de 70 % euh de matériel et de production européenne. Et d'ailleurs dans la déclaration d'hier, moi ce qui m'a inquiété, je crois que c'est le point 3 de la déclaration minimaliste du sommet de l'OTAN, il y a justement un point sur on va favoriser les les la capacité de vendre de part et d'autre. Et donc de fait, c'est vrai que ça va, on va se le dire, favoriser aussi beaucoup les Américains avec notamment le F35.

Donc notre sujet aussi, c'est de dire comment dans cette affaire là, il y a plusieurs éléments mais au moins deux principaux. Pourquoi beaucoup achètent Américains ? Parce qu'ils ont plus confiance aux Américains pour les défendre que quiconque autre.

Bon donc ce qui pose la question quand même de comment les Européens prennent conscience de ce qu'ils sont et comment on peut notamment c'est la question de la dissuasion nucléaire et autres. Bon, ça c'est un premier niveau. Il y a un deuxième niveau, c'est aussi une capacité de production et je rappelle que les Américains aujourd'hui sont également incapables de fournir suffisamment, je pense sur la question de la marine, la marine ou de la de l'aérien, toutes les commandes.

Donc globalement, de toute façon, en France, en Europe ou même aux États-Unis, on a une incapacité au moins on se parle à moins constant de produire suffisamment. Donc ça c'est une vraie c'est un autre défi. C'est pour ça que j'entends beaucoup de gens dire il y a cafon et cetera dans ce domaine là.

C'est un peu plus compliqué, un peu plus subtil. Donc moi ce que je propose c'est qu'effectivement qui a cette préférence européenne bien sûr mais il faut aussi l'habiller politiquement. Il faut l'organiser et politiquement et d'un point de vue budgétaire.

Prenons qu'à la Commission européenne, je vous le redis, quand la Commission européenne ne permet pas notamment sur sa banque européenne d'investissement d'investir dans la base industrielle et technologique de défense, c'est un problème. Quand en France, vous avez beaucoup d'entreprises notamment de TPE qui n'ont pas accès au crédit, d'où la proposition des socialistes de créer un livret défense souveraineté euh défense souveraineté que refuse de mettre en place, c'est un problème. On nous dit il y a pas de sujet.

Bah si, il y a un sujet. Vous voyez ? Tout ça c'est toute une chaîne qu'il faut travailler et c'est pas juste en disant on fait 3 et demi que demain nous serions mieux nous serions mieux protégés ou en sécurité.

Donc oui, il faut faire plus de de travail de de de sur ces questionsl mais oui, il faut aussi assumer politiquement un certain nombre de combats. Et sur la production, on l'entendait Éric Trapier, il dit ici aujourd'hui on commande 20 à 30 rafales de plus, on peut pas les livrer tout de suite. Il y a des délais, ça prend au moins 3 ans.

Est-ce que c'est inquiétant ça ? Mais parce que là encore je pas c'est inquiétant. En tout cas aujourd'hui on a une capacité de défense qui existe.

Faut pas on peut dire aux téléspectateurs qu'on a pas on est on est le seul pays européen une capacité globale totale d'une armée globale. Bon on a moi j'étais aussi rapporteur ici de la nouvelle revue nationale stratégique qui verra ce qu'on fera sur la loi de programmation militaire c'est comment on organise nos dépenses et notre capacité de production et ça c'est un débat qu'on doit avoir devant nous mais il faut l'avoir en étant honnête sur ce qu'on sait faire et ce qu'il faudrait faire et pas juste des slogans que les uns les autres se balancent la figure. Et moi, je suis prê un vrai débat là-dessus.

J'espère qu'on aura d'autres débats au Parlement sur ces questions-là. Merci Stéphane. Merci beaucoup.

On se retrouve tout à l'heure tout à l'heure pour parler des division en socle commun et ce sera assure. Vous parlez du modèle social Rachide Tal François Baou va s'exprimer à 17h. Est-ce que vous pensez qu'il va faire aboutir ce conclave sur les retraite ?

Moi j'ai le sentiment qu'il cherche plus à sauver son poste qu'à sauver les retraites françaises. François Burou a pris des engagements. Je crois qu'en politique c'est pas neutre.

Il a dit quoi qu'il arrive je mettrai le résultat accord ou non accord au parlement et depuis il ne veut le dire. D'ailleurs, il dit même l'inverse. Donc effectivement quand il manque à sa parole on doit on doit nous y répondre et et quand il hier il est incapable de dire que c'est un échec parce qu'il y a pas d'accord en nous expliquant non mais finalement vous allez voir ce que vous allez voir.

Tout ça ne semble pas très sérieux. Je dire les les il y a eu des il y a eu des travaux assez poussés et on voit bien qu'aujourd'hui le MDF ne veut rien dire parce que nous dire on va faire la pénibilité on va faire le MDF dit et le CGP dit on va faire plus de prévention c'est une bonne chose mais le problème c'est pas la prévention c'est ces hommes et ces femmes qui sont cassés physiquement moralement physiquement et qui a 55 an 60 ans ne peuvent plus travailler et puis il y a aussi une grande hypocrisie je terminerai par là regardez le nombre de français qui a 60 ans, 62 ans, 63 ans, 64 ans sont encore dans l'emploi, ils sont minoritaires et c'est donc le même MEDF qui nous dit travailler jusqu'à 66 ans 67 ans et c'est le même MEDF qui de l'autre côté licencite toutes ces personnes-là. Donc ça ne peut pas être ce modèle là qu'on propose à nos aînés.

Le PS a va déposer une motion de censure. Le RN a dit qu'il ne la voterait pas. Il se réserve pour le budget.

Quel est l'intérêt du coup ? Ben l'intérêt c'est d'abord de nous de dire que à partir du moment où nous avons pris un engagement avec le premier ministre sur euh cette discussion puis ce vote au parlement, nous tenonsnous notre parole contrairement au premier ministre. Ça c'est le premier point. 2è point ça met à mal l'hypocrisie euh l'hypocrisie euh euh de du RN qui fait des grandes déclarations sur la retraite et quand lui dit bah alors on y va bah il la piscine ou à Aquaponais.

Donc voilà pour tous ceux qui s'interrogent à quoi sert le RN en fait à rien. C'est un pur produit du système contrairement à ce qu'il raconte et finalement ils ne sont pas là pour défendre les salariés, les petits gens comme on dit comme ils disent. Alors on va terminer par l'actualité dans votre région.

On va retrouver Jacques Pquier. Bonjour Jacques. Al je rappelle que d'asso est également dans le valdoise, je l'ai pas dit tout à l'heure.

Exactement. Jacques Pquier directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Et on va parler du Grand Paris Express pour commencer avec vous Jacques.

Oui, j'aurais voulu savoir monsieur Temal, vous avez rejoint récemment un comité de soutien à la ligne 19 du Grand Paris Express qui est une ligne qui n'était pas prévue au départ. Grand Paris Express, c'est quatre lignes, la 15, la 16, la 17 et la 18. Il existe déjà la 17 euh qui qui je crois marque un arrêt dans le Valdoise, mais vous estimez que c'est pas assez cette ligne de la défense à à Roissi.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi il vous semble comme Valérie PCR d'ailleurs que que cette ligne est indispensable au Valdoise ? D'abord, vous avez raison de le rappeler, sur les 68 arrêts du grand du Grand Paris, euh une seule un seul arrêt concerne le Valoise. Les Valloisins payent comme tous les autres, que ce soit les individus comme les entreprises.

Donc là, il y a effectivement un problème d'égalité. Donc on a un petit bout. Bon, très bien.

Et nous, nous considérons que un de nos problèmes que nous avons, c'est la la les tangentielles. C'estàd que aujourd'hui, tout va de Paris vers les départements et il y a aussi ce côté latéral, j'ai envie de dire. Donc moi, j'ai rejoint en fait, ça fait longtemps que je soutiens cette cette initiative là.

Et donc l'idée ce serait queon puisse avoir comme ça plusieurs pôles qui soient rétablis. Donc de la défense qui a un quartier d'affaires jusqu'à Roissie donc qui a besoin de de mouvement. Au milieu de ça, vous avez une grande ville, la première du département et la 4e de la région qui s'appelle Argenteuil.

Et ensuite on continuerait dans le centre du Valloise et là il y aurait deux nous moi je plaide et nous plaidons pour qu'il y ait deux branches. Une branche qui effectivement via Ville Lebelle Sarcelle qui irait rejoindre la ligne 17. Donc on aurait là la jonction avec l'indre côté on va on a un projet énorme qui s'appelle Agoralim, je sais pas si vous connaissez cela.

C'est le rajis version bio, moderne et cetera qui serait implanté dans le nord. Euh et donc on doit beaucoup de ça bien sûr au PDG de ragiste he qu'on ne présente plus et puis aussi au maire de Goussinville Abdelzis Hamida. Et donc que je un projet que je soutien c'est d'avoir un rajiste du nord ce qui d'ailleurs permettrait d'avoir moins de véhicules en mouvement et puis une meilleure qualité de nourriture pour les habitants du nord du Valdoise et des emplois.

Donc c'est pour ça que ça permettrait voyez de d'avoir un projet structurant qui s'appelle Agoralim. Beaucoup de villes que j'ai cité avec des habitants qui aujourd'hui sont en peine de transport parce que je rappelle que le Valdoise est le grand oublier des transports contrairement au propos de madame Valérie PCress depuis qu'elle est là il n'y a rien. Donc nous ce que nous disons oui à la ligne 19 oui à la ligne 17 mais également tout le train du quotidien puisque je pourrais vous parler du T11 je pourrais vous parler du T13 et de l'ensemble du train du quotidien qu'il faut améliorer.

Donc voilà nous souhaitons juste nous que le Valois vienne au niveau normal. Quand on regarde les autres départements du du département d'Île-de-Fance. Autre sujet, autre question Jacques, c'est une question sur le budget de la région Île-de-France.

Oui, j'allais vous demander si vous aviez bon espoir que cette ligne voit le jour dans le contexte budgétaire actuel, national mais aussi local. Euh, j'aurais voulu avoir votre appréciation du budget supplémentaire que vient d'adopter la région. Vous êtes aussi conseiller régional.

Euh Céline Malaisé qui dirige le le groupe de la gauche républicaine et écologiste parle d'une dystopie budgétaire. Elle s'alarme elle-même euh alors qu'elle est communiste de l'endettement qui voisine les 7 milliards d'euros. Euh et elle estime que le budget supplémentaire euh n'est pas du tout à la hauteur.

Elle parle de sparadra sur une jambe de bois. Est-ce que vous avez la même sévérité et est-ce que vous vous inquiétez en particulier de l'absence de financement du logement social par la région ? Vous avez plusieurs points dans votre question.

Nous avons pas voté le budget supplémentaire bien sûr, mais ce qu'on dit simplement c'est que il y a beaucoup de promesses de Valcrè qui sont des vœux pieux. Si je permettez-moi de revenir sur le valdoise. Elle nous a promis un budget d'un milliard d'euros pour un plan valdoise.

La vérité c'est que ça fait des années que budget après budget il n'imparaît pas. C'est à tel point que le la chambre la le conseil économique social environnemental qui a un avis à chaque fois sur le budget, vous savez c'est une procédure le dit d'ailleurs dans ses rapports. Et donc Valérie Press c'est beaucoup de communication.

Qu'est-ce qu'elle dit ? Quand elle voit les maères, elle leur dit "J'ai plein d'argent, je peux faire plein de projets." Et puis quand elle rentre à la région, elle explique qu'elle doit faire que des coupes, que des coupes, que des coupes.

Donc il y a deux madame PCRS. Donc je ne sais pas de laquelle il faut parler. Ce que je dis simplement, c'est qu'aujourd'hui, je crois que la région pour être beaucoup plus puissante dans des approches stratégiques d'infrastructure qu'elle ne fait pas aujourd'hui.

Il faudrait une région stratège, pilote, ambitieuse, qui soit dans l'avenir et et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Les lycées sont dans un piètre état. Les transports fonctionnent difficilement.

Voilà ce que voit ce que voient les au quotidien les Franciliens. Il aujourd'hui demander à un seul francilien révolution des transports promise par madame PCR c'est une réalité. Non aujourd'hui c'est la régression dans les transports.

Regardez dans les lycées chaque lycée vous voyez bien le niveau même s'il y a des efforts hein. Dans le Valoise on a obtenu après 30 ans, j'aimenais ce combat là avec d'autres un lycée à Managon Vecin on est heureux mais dans beaucoup de lycées du Valdoise comme l'Île-de-France il y a un état d'élabrement avancé. Donc moi ce que je dis c'est qu'il faut que la région maintenant arrête cette logique comptable et soit et joue son rôle de projection vers l'Afri.

Merci beaucoup Jacques Paquier, la une du journal du Grand Paris, l'innovation urbaine vue par la socialiste Lamia et Rage. C'est à la une de votre journal. Merci beaucoup Rach Timal d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure et on va tout de suite accueillir notre prochaine invité, le président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, Frédéric Grou nous rejoint. [Musique]