LAURENT JACOBELLI : « L'immigration doit arrêter de PLOMBER les finances publiques ! » (France 2)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous au pouvoir vous feriez la même chose ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Ce n'est pas un sentiment que vous partagez ?
- 1:26RelanceRéponse partielle
Est-ce que quand les Etats-Unis menacent la France de droit de douane sur les vins, ils respectent la France ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Ce qui ne s'est pas un peu emballé ? Est-ce que ce n'est pas devenu un allié un peu encombrant pour vous ?
- 2:56OuverteRéponse directe
On parlait justement des effets de la politique de Donald Trump. Vous dites quoi ?
- 3:15ComplaisanteRéponse directe
Le gouvernement, finalement, a peut-être eu raison d'attendre et de ne pas encore gréver les finances publiques.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Invité politiquePromesse
« on veut baisser le poids de la TVA sur l'essence, le faire passer de 20% à 5,5%. »
- 3:49Invité politiqueFait
« les Français n'arrivent plus à boucler leur budget, même en gagnant leur vie, même en allant travailler. »
- 3:55Invité politiqueFait
« l'État s'engraisse avec ses taxes. »
- 5:29Invité politiqueFait
« La vie de migration doit arrêter de plomber les finances publiques. »
- 6:57Invité politiqueChiffre
« Il faut à peu près doubler le nombre de magistrats. »
- 7:32Invité politiqueFait
« On est aujourd'hui à la traîne par rapport à nos voisins européens. »
- 9:18Invité politiqueFait
« Nous sommes pour la perpétuité réelle et incompressible. Contre la peine de mort. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli73 %
- Présentateur27 %
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Bonjour à tous et bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Aujourd'hui s'achève le G7, ce soir Donald Trump sera reçu au château de Versailles par Emmanuel Macron pour un grand dîner de gala pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine. Feu d'artifice au menu, ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron utilise les ors de Versailles. Est-ce que vous au pouvoir vous feriez la même chose ?
Écoutez, les Etats-Unis sont un pays ami avec lequel nous avons des relations depuis très longtemps et au-delà d'Emmanuel Macron et au-delà de Donald Trump, c'est-à-dire des personnalités des présidents, il y a des relations à maintenir, on a beaucoup souffert de ces dernières années où les tensions entre la France et les Etats-Unis avaient un impact, notamment sur le commerce. Écoutez, je préfère qu'effectivement les deux présidents se parlent en relation bilatérale que la guerre à Fleuret-Moucheté qui avait lieu jusqu'à aujourd'hui. Les Etats-Unis sont un partenaire, un partenaire turbulent et difficile ces derniers temps, mais nous avons une longue tradition d'amitié.
Je crois que ça montre aussi que les relations bilatérales ont du bon, qu'Emmanuel Macron reprennent un dialogue direct avec le président des Etats-Unis. C'est quand même mieux que de donner les clés à Madame von der Leyen qui, elle, mène une politique qui, parfois, n'est pas à l'avantage de la France.
Il y a des gens que ça choque, malgré tout, qui estiment que la France, en faisant ça, Emmanuel Macron se couche un peu devant les Etats-Unis. Ce n'est pas un sentiment que vous partagez ?
Non, je ne le crois pas. Je crois que, en tout cas, je ne l'espère pas. Je pense que les Etats-Unis sont un partenaire et que le fait que nous soyons braqués sur un certain nombre de choses a fait que ça n'a pas aidé la France, notamment sur les droits de droite.
On vous a connu plus ferme vis-à-vis de certains pays, par exemple, de l'Algérie, dont vous estimiez qu'elle ne respectait pas assez la France. Là, est-ce que quand les Etats-Unis menacent la France de droit de douane sur les vins,
ils respectent la France ? Non, mais vous avez raison. Il faut entamer un dialogue qui peut être un dialogue parfois un peu rude, mais pour ça, il faut un dialogue. Ce qu'il ne faut pas, c'est d'avoir trop d'intermédiaires, comme par exemple Madame von der Leyen, qui privilégie d'autres intérêts que les intérêts de la France. Qu'il y ait un rapport bilatéral entre le président de la République française et le président des Etats-Unis de la République est une bonne chose, ne serait-ce que pour se dire les quatre vérités face à face et qu'on règle les problèmes. C'est ce qui a un peu manqué.
Et je pense que le fait que la France retrouve un dialogue avec les Etats-Unis est plutôt une bonne chose. Et il y a beaucoup de choses à revoir avec le président américain.
Il y a un an, votre patron Jordan Bardella parlait de vent de liberté pour qualifier l'élection de Donald Trump. Ce qui ne s'est pas un peu emballé ? Est-ce que ce n'est pas devenu un allié un peu encombrant pour vous ?
C'est un allié difficile, mais dans allié difficile, il y a allié. Les Etats-Unis, la Béry, qui sont aujourd'hui un partenaire. Pour autant, on ne doit pas être naïf, on ne doit pas leur donner les clés de notre défense, de nos relations internationales, mais on ne doit pas se braquer non plus. Je crois que le problème de la diplomatie française, aujourd'hui, c'est qu'elle n'est plus écoutée dans le monde que quand Emmanuel Macron parle avec sa petite voix fluette. Je ne parle pas de la personne, mais je parle du poids de la voix de la France aujourd'hui. Eh bien, il n'est plus entendu.
Le général de Gaulle avait monté une autre voie, une voie de l'équidistance, une voie de l'indépendance, mais une voie forte dans le concert des nations.
Il n'avait pas toujours été écouté non plus par les Etats-Unis à l'époque.
C'est vrai, vous avez raison, mais il était ferme. Il continuait d'avoir un dialogue, parfois dur, mais franc.
On parlait justement des effets de la politique de Donald Trump. On voit que ça a fait varier les prix des carburants. Il y a eu cet accord entre l'Iran et les Etats-Unis. Vous dites quoi ? Vous dites merci à Donald Trump de faire baisser les prix à la pompe ?
Non, pas du tout. Je pense que le problème n'est pas chez Donald Trump pour les prix à la pompe, mais il est chez nous. On doit le régler. D'abord, trop de taxes. Vous savez qu'aujourd'hui, lorsqu'on paye 2 euros... Là, ça baisse.
Le gouvernement, finalement, a peut-être eu raison d'attendre et de ne pas encore gréver les finances publiques.
Oui, mais enfin, vous savez, quand on est au gouvernement, le but, ce n'est pas d'attendre, c'est d'agir. Aujourd'hui, les Français payent entre 1,90 et 2 euros le litre d'essence. C'est beaucoup plus que nos voisins européens. Pourquoi ? Parce qu'il y a trop de taxes dedans. C'est pour ça que nous, avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, on veut baisser le poids de la TVA sur l'essence, le faire passer de 20% à 5,5%. Pourquoi ? Pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. Et puis, au final, relancer aussi la consommation. Parce qu'il y a un vrai problème dans notre pays.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Français n'arrivent plus à boucler leur budget, même en gagnant leur vie, même en allant travailler. Et le poids de l'énergie et notamment de l'essence dans le coût des dépenses pensuelles est aujourd'hui trop élevé, alors que l'État s'engraisse avec ses taxes.
Mais est-ce qu'au lieu de faire baisser les taxes, là, le gouvernement n'a pas raison d'essayer plutôt de mettre la pression aux distributeurs, de leur dire « Écoutez, vous vous êtes enrichi très vite au moment de la hausse du prix du baril et de la fermeture des détroits d'Ormouz. Là, le baril baisse. Il faut maintenant faire baisser les prix très vite. » Est-ce qu'il a raison de mettre la pression au gouvernement ?
Tout le monde, oui, les distributeurs, vous avez raison de le dire, qui sont très enclins à répercuter les hausses, mais qui ont beaucoup plus de mal à répercuter les baisses. L'État qui prend beaucoup trop de taxes sur l'essence et même des taxes sur les taxes. Dès les taxes, vous le savez, on paye une TVA sur la taxe sur l'essence. C'est un monde de fous. Maintenant, ce sont les consommateurs, ces Françaises et ces Français, qui doivent prendre leur voiture chaque jour pour aller au travail parce que le système ferroviaire n'est pas au niveau, parce que maintenant l'emploi, il est de plus en plus rare, donc il faut aller les chercher de plus en plus loin.
Les Français sont victimes de la situation, ils n'ont pas coupables. Or, c'est à eux qu'on demande de payer, il faut que ça change.
Vous parliez d'efforts, justement, hier, on a eu le coup près de la Banque de France qui dit que la croissance, finalement, devrait être quasi nulle cette année. Est-ce que vous craignez qu'il faille faire plus d'efforts dans le prochain budget ? C'est ce que disait à votre place hier le ministre des Comptes publics, David Amiel.
Il faut faire des efforts dans le budget à partir du moment où le budget est déséquilibré, bien évidemment. Et à chaque fois, c'est déséquilibre qui les paient les entreprises, qui sont normalement sources de création d'emplois, et les particuliers qui croulent sous l'impôt. Donc il faut que ça cesse, il faut qu'on retrouve un budget bien géré, équilibré, avec des Français libres de consommer et des entreprises libres de produire. Mais je veux dire, c'est l'ordre, la hiérarchie des dépenses qu'il faut revoir de fond en comble. La justice, et j'espère en parler, doit être un axe d'investissement prioritaire. En revanche, la vie de migration doit arrêter de plomber les finances publiques.
Il faut revoir philosophiquement la structure du budget pour avoir un budget à l'équilibre et qui favorise la vie des Français.
Sur le budget, est-ce que vous craignez le recours au 49.3 ? Hier, le ministre des Relations avec le Parlement disait que c'était la solution privilégiée.
Mais évidemment qu'il n'y aura pas de débat parce qu'on a un gouvernement en fin de vie.
Vous censurerez s'il y a 49.3 ?
Très probablement. Mais aujourd'hui, on a un gouvernement en fin de vie qui est incapable de prendre les bonnes décisions budgétaires pour les Français. C'est-à-dire que les Français doivent se serrer la ceinture et le budget est déséquilibré. Les impôts, le poids fiscal augmente et l'emploi et la croissance stagnent, voire régressent. On est dans une situation aberrante. Vivement 2027. Vivement qu'on change les priorités. Vivement qu'on fasse la chasse à la mauvaise taxe, à la mauvaise norme et qu'on relance l'activité. Il est temps de le faire.
Ce qui devrait être une priorité de la campagne présidentielle, en tout cas, c'est les mesures concernant la justice après l'affaire de la mort de la jeune Liana. On voit qu'il y a eu beaucoup de manifestations pour demander cette loi intégrale pour plus de prévention et plus de prise en charge des victimes de violences sexuelles, les enfants et les femmes. Est-ce que vous, vous la voteriez, cette loi intégrale ?
Il faut la voir. Mais en tout cas, on ne peut pas rester dans la situation actuelle. Elle existe déjà. On ne peut pas rester dans la situation actuelle. Mais vous savez, la loi existe aujourd'hui, je vous rassure. Il est interdit évidemment d'agresser et plus particulièrement des enfants. Le problème, c'est que notre justice n'a pas assez de moyens. Il faut à peu près doubler le nombre de magistrats. On est aujourd'hui à la traîne par rapport à nos voisins européens. Mais il n'y a pas qu'une question de moyens, même si elle est importante. Il y a une question de philosophie. Il faut qu'on remette la victime au centre de nos préoccupations.
Est-ce qu'il y a eu des défaillances, notamment, par exemple, je pense là, à ces gendarmes qui ont rabroué une mère de famille dont la fille était victime de viol, qui ont même menacé de porter plainte pour harcèlement ?
Sur le cas précis de l'IANA, toute la chaîne est à revoir. C'est un cumul de dysfonctionnements. Mais c'est un cumul de dysfonctionnements qui, malheureusement, n'est pas atypique, mais symptomatique de notre système aujourd'hui. Pas assez de moyens. On l'a dit, c'est un rapport de 1 à 2, voire 4, par rapport à nos voisins européens. Donc, ce n'est pas tout à fait normal, c'est même absolument anormal, mais une question de philosophie. Et on n'y échappera pas. Tant qu'excuser le coupable sera plus important que d'indemniser la victime ou de protéger la victime, on aura un problème.
Il y a une philosophie en France de la justice qui est d'essayer de trouver systématiquement des aménagements de paiement, systématiquement de l'explication pour le comportement des voyous. Ça doit cesser. La victime doit être au centre. Il faut punir sévèrement les coupables.
Vous avez fait ressurgir un débat ce lundi. En expliquant, je cite, que vous pourriez organiser un référendum sur le retour de la peine de mort si les Français le demandaient. Non, je n'ai pas dit ça. C'est ce que vous avez dit exactement. Pourtant, Marine Le Pen, en 2022, elle avait expliqué que ce n'était pas constitutionnel.
Vous avez changé d'avis ? Elle a raison. Non, pas du tout. Ce n'est pas constitutionnel. Aujourd'hui, je répondais simplement à une question théorique sur le référendum d'initiative citoyenne.
Vous avez dit si les Français le demandent, on pourrait le faire.
Vous voyez le conditionnel. Mais le fait que vous me posiez la question, ça montre bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas aujourd'hui, puisqu'on en est à imaginer le retour de la peine de mort, contre lequel nous sommes. Mais ça veut bien dire aujourd'hui que la peine de perpétuité réelle n'est pas appliquée. Or, quelqu'un qui touche un enfant, qui agresse un mineur, doit rester toute sa vie en prison et ne jamais sortir. Et si on se pose la question aujourd'hui, c'est qu'il y a un dysfonctionnement dans l'affaire du périscolaire à Paris. Un individu qui a agressé sexuellement 9 enfants de moins de 5 ans. La peine qui est demandée...
Parce que vous avez estimé que ce n'était pas assez caractérisé. Oui, mais la peine qui est demandée, il y a eu deux cas. Sur un cas, c'est un an avec un bracelet. Tant qu'on aura une justice aussi laxiste, évidemment, on se posera des questions qu'on ne doit pas se poser. Je vais être très clair sur la position du Rassemblement national. Nous sommes pour la perpétuité réelle et incompressible. Contre la peine de mort. Et nous sommes contre la peine de mort.
Merci Laurent Jacobelli d'avoir été notre invité ce matin pour les 4V. Bonne journée à vous, bonne journée à tous et à demain.
Laurent Jacobelli