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ChroniqueSud Radio (sur YouTube)· 30 mai 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & élections

Guy Carlier : "Dans 50 ans, il ne restera d’Emmanuel Macron que cette gifle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Guy CarlierFait
    « Les historiens diront plus tard que ce fut un instant suspendu. Une gifle dans l'air lourd de l'Asie tropical. »
  • 0:30Guy CarlierFait
    « une main conjugale, la main de Brigide qui lui assène un bourpif avec l'autorité et la colère de l'épouse contrariée. »
  • 1:00Guy CarlierFait
    « Ce sont des curelles de tourterau du genre vous savez c'est c'est toi qui raccroche. Non c'est moi. »
  • 3:00Guy CarlierFait
    « la BBC envoie un expert en lecture labiale qui révèle qu'au moment où elle évite la main de son mari en descendant l'escalier, Brigitte Murmure dégage espèce de loser. »
  • 3:30Guy CarlierFait
    « La comédie des apparences, le naufrage intime dans les eaux glacées du protocole. »
  • 4:30Arlette ChaboFait
    « il y a aucun commentaire à faire sur ce moment privé qui précède. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand matin Sud Radio Benjamin Glaise 8h15 sur Sud Radio. Nous sommes vendredi et c'est l'heure de la chronique de Guy Carlier. Bonjour mon cher Guy.

Bonjour Benjamin. Bonjour Harlette. Bonjour à tous.

Bon comme chaque vendredi vous vous allez nous dire ce qui a retenu votre attention dans l'actualité de la semaine qui s'achève. Oui. Les historiens diront plus tard que ce fut un instant suspendu.

Une gifle dans l'air lourd de l'Asie tropical. une gifle à la jointure exacte de l'humiliation et du grotesque. Une scène trop parfaite, trop théâtrale pour ne pas être vrai et que pourtant on a voulu faire passer pour fausse.

Oui, je me suis appliqué pour donner à cette à ce début de chronique une patine littéraire euh vu le niveau auquel elle se situe. L'avion présidentiel venait de se poser sur le tarmac d'Anil. La caméra montée astucieusement sur un transpalette était là curieuse, innocente, à hauteur d'homme ou plutôt à hauteur de Vaudille.

Un officier ouvre la porte, laissant apparaître dans l'embrasure un rectangle de lumière et dans ce cadre net, presque cinématographique apparaît furtivement un visage, celui d'un homme d'état et soudain une main fuse, pas celle d'un ennemi infiltré, non, une main conjugale, la main de Brigide qui lui assène un bourpif avec l'autorité et la colère de l'épouse contrariée. En un coup d'œil, le président aperçoit la caméra sur le transpalette alors dans un réflexe de survie médiatique. En une façon de seconde, il tente de se ressaisir, essaie de donner le change en affichant un sourir nier et d'une main tremblante fait un coucou un peu ridicule du genre "Ah tiens, coucou le Vietnam, vous êtes là ?" C'est le coucou stupide, vous savez, de l'amant qui sort de la chambre et se retrouve face au Marie Cocu.

Cet instant me revient ça à cet instant me revient cette formule usée des éditorialistes. Vous la connaissez Harlette qui pour souligner la médiocrité des personnages politiques contemporains ont pris l'habitude de dire imagine-on le général de Gaulle dans cette situation ? Non, on n'imagine pas tanton balancer une droite au général à la porte de l'avion présidentiel.

Imagine-t-on le général de Gaulle ? Elle est terrible cette phrase car à chaque fois la comparaison est cruelle pour les politiques contemporains. Cette scène a fait le tour du monde.

Mais le pire c'est que comme d'hab, il y a un conseiller en communication à l'Élysée. Il faudrait parvenir à le trouver ce type qui n'a que des idées à la conue. Et ce jour-là, il s'est dit tiens, on va publier un communiqué pour dire que ce sont des images générées par l'intelligence artificielle, un fake créé par les Russes.

Tellement il craignent notre président. seulement les images de la beigne font l'ouverture des journaux télévisés du monde entier. C'est la risée, personne ne croit une seule seconde que Poutine avec son Photoshop soit puéril au fin au point d'inventer une scène de théâtre de boulevard pareil.

Alors le président a culé bredouille vous interprétez les images, on se chamaille comme tous les couples et dans l'entourage du président on en rajoute. Ce sont des curelles de tourterau du genre vous savez c'est c'est toi qui raccroche. Non c'est moi.

On en on était à peu près là. Bon sur le strict plan ornitologique Tourterau me semble un peu exagéré Brigitte en tourterelle. Franchement j'y crois pas.

C'est pas plus une tourterelle qu'un pierdre de l'année. Quant au président sur l'échelle des rapasses, plus proche de laabuse que de l'aigle royal. Oui, je sais, c'est cruel, je ne peux pas m'en empêcher.

Finalement, c'est moins humiliant que cette situation pour le président et sa femme. Je sais euh c'est même pas une prise de position politique. Toujours est-il que la BBC envoie un expert en lecture labiale qui révèle qu'au moment où elle évite la main de son mari en descendant l'escalier, Brigitte Murmure dégage espèce de loser.

Et la le président de la République française répond : "Essayons s'il te plaît." Et ces mots claquent plus forts que la gifle parce qu'ils trahissent une vérité plus profonde, plus douloureuse. La comédie des apparences, le naufrage intime dans les eaux glacées du protocole.

Alors je pose la question mais je n'ai même plus envie de rire. Imagine-ton Yvon de Gaul dire au général "Dégage espèce de loser". Oui.

On rit. Bien sûr qu'on rit, on s'en amuse. Mais derrière le rire, quelque chose comme une gêne, un malaise, un effritement du symbole.

C'est plus la politique, c'est du boulevard. On n' pas eu de gaul, on a courteline et nous voici au point de bascule de cette chronique. Vous avez compris que la légèreté de la forme, ce gag, ce running gag, imagine-on le général, n'est qu'une catarcisse pour dédramatiser le terrible malaise qui nous saisit à la vue de cette séquence.

J'aurais pu continuer sur le mode de l'humour, vous dire qu'en voyant ces images, Adrien Catnins aurait déclaré "Ah bah voilà, juste un moment de décompression, ça fait des mois que je me tue à vous le dire." Mais non, en riant de cette pantalonade présidentielle, c'est de nous dont le monde rit. Ça c'est humiliant.

Et de la même façon que l'histoire retiendra de la présidence de François Hollande l'image d'un homme descendant de scooter au petit matin, boudiné dans un costume étriqué, coiffé d'un casque de moto tenant un sac de croissant pour aller réveiller sa maîtresse dans 50 ans, il ne restera d'Emmanuel Macron que ses gifles. Et ces gifles, c'est nous qui l'apprenons. Merci beaucoup Guy Carlier.

Arlette Chabo est avec nous. Je retiens notamment cette phrase de de Guy, c'est plus de la politique, c'est c'est du boulevard. Est-ce qu'on en a pas un peu trop fait les médias sur cette gifle ?

Je crois qu'il erreur surtout de la part déjà de effectivement de service de communication, on va le dire comme ça, de l'Élysée. Alors franchement, on aurait pu dire c'est un moment privé et il y a aucun commentaire à faire sur ce moment privé qui précède. Voilà, terminé.

Donc là, ils se sont barqués dans un truc ridicule avec avec avec cette volonté de plus en plus de la part de de l'Élysée de débunker les les fausses informations et peut-être que voilà, ils ont réagi de manière un peu plus un peu trop automatique quoi. Mais l'histoire par exemple du du petit carré blanc dans dans le train qui emmenait le président de la République et autres premier ministre, le fameux mouchoir, certains ont dit c'est de la cque, il est en train de snifer de la coque avant d'arriver à Kief. Ça c'est une énorme bêtise.

Donc que l'Élysée disent regardez qu'il fasse effectivement un zoom et qu'on s'aperçoivent c'est un mouchoir. Ça ça s'appelle effectivement répliquer. Mais en revanche, imaginez une espèce de d'image.

Alors toutes les versions ont été données avec beaucoup de précision par Guy, mais c'est n'importe quoi. Donc au fond, il y a une image, elle est exploitée par ceux qui veulent l'exploiter. C'est pas un fait politique.

On dit c'est une image privée. Mais alors de là dire intelligence artificielle, complot des Russes derrière, c'est absolument grotesque quoi. Voilà.

Donc comme dit Benjamin, la volonté c'est de débunquiser comme tu dis. Et là c'est l'effet inverse, c'est-à-dire qu' on recrée une quo vient presque. Et je la question que je voudrais vous poser Harlette, c'est est-ce que d'après vous c'est un système de communication ?

C'est-à-dire, est-ce qu'on est sur un mensonge permanent euh de de sur la ? Est-ce que on gouverne comme les enfants font des bulles, vous savez, dans les petits jeux comme ça ? Est-ce que c'est que on n même plus dans l'écume ?

Est-ce qu'on est dans les bulles au-dessus de l'écume ? Est-ce où est-ce qu'il y a encore de la profondeur dans cette présidence ? Oui, il y a l'immédiaté.

Je pense que des services de communication ne sont pas adaptés. En tout cas, celui-là n'est pas là. C'estim elle a fait le tour du monde évidemment quelques quelques secondes.

Nous avons été informés comme le reste du monde à la même j'allais dire à la même seconde ou à la même minute. Il y a peut-être que c'est l'Élysé ils ont pensé que ça suffisait pour la France. Voilà, les Français vont comprendre ça.

Manque de peau, ça fait l'ouverture de tous les jours. Et du coup, en France, on arrête très vite et en revanche, c'est l'image qui est donné d'un président français qui a visiblement, c'est ce que dit la presse internationale, des problèmes avec son épouse et vous rappeliez, il n'est pas le premier, on remonte dans le temps. On va reprendre les derniers hein, Nicolas Sarkozy puis François Hollande et aujourd'hui Emmanuel Macron.

Si tent que je ne suis pas remonté dans le temps. Il y en a d'autres. Oui, bien sûr.

Il y en a d'autres. Il y en a d'autres. Mais c'était pas une époque où il y avait effectivement une image qui fait le tour du mo quelques secondes.

Arleto Gu Carlier, vous restez avec nous. Dans un instant, on en parle avec Maxime Troulot et puis alors je rappelle mon invité politique tout à l'heure à 8h30, ce sera et bien Nicolas Dupoignan, présidente de Boulefrance et candidat à l'élection présidentielle. On va revenir d'ailleurs avec lui de cette de cette affaire de la BAF et puis Maxime, il va nous parler de quoi ?