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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 19 juin 2026 94 minContradictoireFond programmatiqueSantéEurope & internationalOutre-merÉconomie & entreprises

Présidence de l'Inca : Suzette Delaloge, candidate

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 10 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment cibler les usagers en fonction de leurs antécédents pour le dépistage ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas regrouper les dépistages (sein, colon, col) ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Bilan de la réorganisation des dépistages en Nouvelle-Aquitaine ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Transition des registres régionaux vers le registre national : logique ou pénalisante ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Le registre national sera-t-il exhaustif ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter que la prévention reste métropolitaine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Suzette DelalogeFait
    « l'espérance de vie après un cancer métastatique s'améliore »
  • 0:30Suzette DelalogeFait
    « l'accès aux médicaments essentiels est bon »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Collègues, nous entendons à présent le docteur Suzette de la Loge, oncologue à l'Institut Gustave Roussi qui pourrait être nommé par décret présidente de l'Institut national du cancer, l'INCKA. En effet, l'article L 1451 1 du code de la santé publique prévoit que le président de l'INCK est auditionné par le parlement avant sa nomination. Le premier ministre a saisi à ce sujet le président du Sénat par lettre en date du 19 mai 2026.

Je vous précise que dans le cadre de cette procédure, nous n'aurons pas à nous prononcer par un vote. L'INC est un groupement d'intérêts public créé en 2004 dans le contexte du premier plan Cancer 2003-2007 pour coordonner les efforts en matière de prévention, de soins et de recherche. Son budget est d'environ 130 millions d'euros et il emploie environ 160 équivalents temps plein travailler.

Il est placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé et de la recherche. Dernièrement, la loi du 30 juin 2025 a prévu la mise en place d'un registre national du cancer et confié à l'en cas le soin d'en être le responsable de traitement. Madame de la loge, je vais donc vous laisser la parole pour une présentation liiminaire à l'issue de laquelle nous vous poserons un certain nombre de questions et échangerons avec vous pour avoir une vue d'ensemble tant de vos motivations que de la situation de l'INCA.

Merci, c'est à vous. Merci. Merci monsieur le vice-président.

Merci mesdames et messieurs les sénateurs. Euh donc je vais d'abord commencer par me présenter, vous parlez rapidement ma percep de ma perception de l'INCA que vous connaissez bien euh des enjeux et des réponses et de quelles sont mes motivations et ma stratégie, on va dire pour l'Institut national du Cancer pour les années à venir. D'abord, qui suis-je ?

Suette de la loge. Je suis née dans Lyonne dans un village qui s'appelle Iran 300 habitants. J'ai grandi dans Lyon et je [grognement] suis venue faire mes études à Paris il y a longtemps maintenant.

Et à l'âge de 10 ans, je voulais être médecin et à l'âge de 16 ans, je voulais être oncologue. J'avais des motivations familiales, on va dire. Euh et en fait, j'ai commencé en 1990, donc il y a 36 ans maintenant, à exercer l'oncologie comme interne dans les hôpitaux parisiens.

Ensuite, j'ai été chef de clinique et euh j'exerce à Gustave Roussi comme oncologue médical depuis 1999, ça fait 26 ans. Euh je suis devenue spécialiste du cancer du sein. Euh pendant beaucoup d'années, j'ai dirigé le groupe saint de Gustave aussi pendant 17 ans et même mon autre passion depuis longtemps.

Enfin, vous allez voir que j'ai plusieurs passions. C'est peut-être pour ça que je suis là. Mon autre patient depuis longtemps, c'est vraiment la prévention des cancers.

Et après 36 ans d'exercice de l'oncologie, euh il m'apparaît de plus en plus évident que notre investissement dans la prévention doit doit changer dans le futur pour changer la donne puisque évidemment les projets que les pardon les progrès que nous faisons sont absolument majeurs, mais on voit bien complètement insuffisant à endiguer ce que c'est que le le cancer aujourd'hui. Euh donc voilà pour ma formation sur le plan clinique. J'ai fait donc de la génétique et puis j'ai exercé la la prévention.

Je vais vous en reparler les dernières années, mais j'ai toujours mon exercice jusqu'à présent d'oncologie médicale. Euh en terme de management, donc j'ai managé pendant 17 ans ce gros groupe saint euh de Gustave Roussi et un certain nombre de programmes nationaux et internationaux. euh en particulier un grou le groupe coopérateur national de recherche sur le sur le cancer du sein euh de nombreuses conférences internationales et puis actuellement je dirige le programme national interception dont vous avez dû entendre peut-être parler en fait interception c'est une un quelque chose de nouveau qu'on a créé à Gustave Roussi et qu'on a déjà implémenté dans pas mal de centres français un petit peu partout sur le territoire national qui est un programme de prévention personnalisée des cancers c'est quelque chose chose qui vise à apporter des solutions en plus de la prévention telle qu'elle existe aujourd'hui, qu'elle soit primordiale ou ou secondaire avec les dépistages organisés et cetera.

Donc la prévention personnalisée, son idée de fond, c'est essayer d'enrayer le fait qu' un âge donné, malheureusement, on a la génétique qu'on a et on a été exposé à un certain nombre de choses, on a un risque de cancer existant. Il s'agit d'essayer d'enrayer la survenue du cancer. Donc identifier quelques années avant les personnes qui sont à haut risque de cancer, mettre en place un dépistage spécifique et des mesures de réduction des risques pour empêcher la survenue du cancer ou du cancer grave.

Et donc on a on a construit ce programme qui est à la fois un programme clinique qui qui construit les parcours de soins et un énorme programme de recherche où il y a des gros efforts nationaux et internationaux on est leader sur cette sur cette thématique à l'échelle mondiale. Donc je pense c'est quelque chose de d'assez intéressant et c'est une des facettes de la prévention du futur. En dehors de ça, j'ai été leader de pas mal de de projets d'initiatives européennes qu'on va pas tout détailler mais je vous donnerai un ou deux exemples.

J'ai une affinité assez forte pour l'organisation des soins et en particulier une appétence pour le diagnostic rapide. Je vais vous donner un exemple. En 2004, lors de la mise en place du dépistage organisé du cancer du sein, en fait la réponse en face n'était pas en place.

C'est on ne savait pas faire rapidement un diagnostic, on avait des mammographies anormales et les délais étaient de 60 à 90 jours en France pour avoir une prise en charge diagnostique, même pas thérapeutique. Et donc on a mis en place à Gustave aussi. Ensuite, ça essé pas mal en France et on a on a essé aussi à l'international un système d'accueil diagnostique en un jour.

On était capable dans la journée de faire tous les examens, le diagnostic et orienter la prise en charge thérapeutique, rassurer les personnes qui n'ont pas de cancer et euh et mettre en place le traitement des personnes qui ont un cancer. C'est quelque chose qui existe toujours. On a vu à peu près 300 dans ce système.

À Gustave aussi, on a étendu à beaucoup d'autres cancers et c'est quelque chose qui encore une fois est vraiment intéressant aujourd'hui comme un modèle. alors qu'on voit le recul de l'accès aux soins et l'accès au diagnostics en particulier. Et euh le reste de mon ADN est constitué de façon très forte par de la recherche.

Euh donc je suis une clinicienne, j'ai fait beaucoup de management de l'organisation des soins, mais la recherche c'est vraiment quelque chose de très important que j'ai rencontré très tôt dans mon parcours. Dès les années 90, j'ai j'ai eu une activité de recherche fondamentale puis translationnelle, beaucoup de recherches cliniques des SHS et ma vision de la recherche est une recherche et ce que j'ai fait une recherche assez transversale et quelque chose de très important pour moi et ce ce dialogue entre les différents champs de la recherche et construire une recherche qui est isolée sans les autres champs. construire des de la recherche fondamentale ou translationnelle ou des transformations du système de soins sans les acteurs, sans la sociologie qui va nous aider à comprendre ce que les gens veulent réellement, sans les aspects médico-économiques.

Aujourd'hui, je pense c'est pas possible. Euh et donc dans ce cadre-là, cette recherche très transversale, je vais vous donner un ou deux exemples. J'ai par exemple monté depuis 2018 un très gros programme européen, toujours dans cette dynamique de prévention qui est un programme leader mondial euh pour voir si on peut faire mieux avec une un dépistage personnalisé en fonction du risque des cancers du sein à la place d'un dépistage standard.

Donc c'est une étude randomisée tirée au sort euh où les femmes ont soit un dépistage standard pendant 4 ans, soit un dépistage en fonction de leur niveau de risque. On va faire plus ou moins de mammographie, voir des IRM, la fréquence, l'intensité, le l'âge de début et cetera. On a pu euh embarquer 27 partenaires dans 8 pays.

Il y a eu six pays investigateurs, c'est vraiment unique. On a inclut 53000 femmes dans cette étude dont on aura les résultats en 2027. Donc c'est vraiment une expérience incroyable et vraiment probablement un des champs d'action intéressants pour le futur.

Interception, je vous en ai parlé très rapidement. Je voulais vous dire aussi que par exemple, j'ai coordonné euh la partie cancer de programme prévac de l'INCERME que vous dont vous avez déjà entendu parler qui est un très gros investissement qui est en train d'arriver à son aboutissement, c'est-à-dire d'être lancé de 60 millions d'euros euh qui est dans le dans l'agence de programme de l'INCERM et qui vise à construire la prévention du futur de façon très multidisciplinaire et transdisciplinaire de la pneumologie à l'enfance et cetera avec des moyens communs et cetera. Et enfin, dernier point très rapidement euh j'ai beaucoup travaillé sur les données de vraie vie avec la courorte SM de d'Unicancer.

J'ai coordonné le comité scientifique avec une expérience européenne également, ce qui fait que mon intérêt, mes connaissances ou compétences en donné de vraie vie vont être probablement importants pour l'incarn. L'ancrage international est vraiment quelque chose de de crucial pour moi. Depuis longtemps, je travaille à l'échelle européenne et bien plus internationale que ça.

Et en gros, voilà, j'ai passé ma vie entière jusqu'à présent au service des patients et de la lutte contre le cancer. C'est vraiment ce qui me ce qui motive et c'est ce qui motive aujourd'hui pour cette présidence de l'INCA, pour aller plus loin, faire encore plus pour les patients, pour la société et contre le cancer. Très rapidement, ma perception de l'INCA.

Pour moi, l'INCA euh créé en par Jacques Chirac en 2004, comme vous avez dit, c'est une réussite française. En fait, l'INCa était très compétitif. L'INC nous a été envié par beaucoup de pays.

On est dans une maladie emblématique sur le plan médical, social, sociétal, même civilisationnel, je pense. Et l'INCA intègre tous les enjeux de façon transpartisane, tous les enjeux, les besoins de la prévention du soin, de l'organisation jusqu'à la recherche et avec une compétitivité internationale qui est assez critique. Elle interagit avec toutes les parties prenantes et le rôle de l'INCA, je pense qu'il faut l'amplifier, c'est de mobiliser toutes les parties prenantes, les patients, la société elle-même, toutes les agences que tous les financeurs de la recherche bien évidemment tous les professionnels de santé et bien au-delà des médecins euh et bien au-delà des médecins oncologues, en particulier la médecine générale que j'ai beaucoup mobilisé dans mon programme interception avec pas mal de succès, en particulier les infirmières qui sont des des personnes critiques actuellement dans le dans le système de soins, en particulier en oncologie.

Et pour moi, l'INCA est pour les citoyens un/ers de confiance, une sorte de rempart contre l'adversité qui est vraiment très important aujourd'hui contre le cancer. c'est ces critiques d'avoir à la fois des professionnels qui vous protègent, qui vous aident, mais [grognement] une organisation qui soit là pour intelligemment continuer à construire les choses. Il y a trois grands enjeux pour moi.

D'abord, on a ce mur ou cette pente épidémiologique que vous connaissez, l'augmentation des cas de cancer plus 23 % attendus dans les dans les 20 prochaines années et beaucoup de décès. Il y a le vieillissement, il y a d'autres causes. Un deuxième enjeu critique à part l'épidémiologie ce sont les enjeux financiers.

La soutenabilité, le cancer ça coûte cher, c'est 13 % des dépenses de la sécurité sociale, mais avec une pente qui est vraiment euh assez impressionnante. Plus 60 % de dépenses dans les 8 dernières années. Et on a aussi des enjeux d'autonomie, d'indépendance, voire de souveraineté dans certains domaines.

Et le troisème enjeu, à part l'épidémiologie et la finance, c'est l'équité et la justice sociale et la justice territoriale. vous êtes bien placé pour la connaître et en parler puisqu'on voit se creuser des des inégalités actuellement en particulier territorial qui demande à à être adressé de façon probablement plus importante. Il y a trois priorités dans mon dans mon action.

Une sorte d'ADN à trois brins de ma candidature. Le premier c'est la prévention. Vous aurez compris, j'ai beaucoup d'appétences pour la prévention et je pense qu'il faut qu'on se donne les moyens de construire ou d'améliorer la prévention, d'investir plus en recherche mais il y a beaucoup de choses qu'on peut faire d'une façon relativement simple sans augmenter de façon massive les dépenses pour améliorer pour guider la décision publique la vôtre, pour parler avec les citoyens, anticiper, c'est très important à la fois en prévention primordiale Quelles lois vont être nécessaires dans les années qui viennent pour se protéger d'un certain nombre de de d'expositions externes et cetera ?

Prévention secondaire, comment on améliore le dépistage en lien avec l'Europe en particulier ? Prévention personnalisée, quelle place elle doit avoir ? Il y a un moyen de faire des recommandations systématiques de prévention qui n'existent pas aujourd'hui.

On a vraiment des actions d'accompagner la CNAM dans la construction des parcours de prévention qui n'existent pas non plus. on ne sait pas qui fait la prévention, qui sont les acteurs. Euh et donc je pense que l'inqui a un gros rôle à jouer là-dedans et c'est dans la stratégie décennale qui bien évidemment va guider mon action.

Et donc dans mes trois priorités, la première est la prévention, la deuxième est l'équité et l'humanité et je pense qu'on a ces problématiques d'équité dont on a parlé. Pour venir du milieu du cancer du sein, j'ai un seul exemple à vous à vous donner de façon simple, reconstruction immédiate en cas de mastectomie qui me paraît une chose assez évidente à Gustave Roussi, c'est 7 % en Valle-de Loire, 36 % en Île-de-France, 60 % à Gustave Roussi. Il y a un problème évident, il faut faire quelque chose.

Et donc là aussi des recommandations systématiques françaises, nationales de prise en charge de bonnes pratiques sont indispensables. On nen a pas. On n pas de recommandation nationale systématique par l'incarn. euh des parcours de soins augmentés avec les leviers de l'intelligence artificielle, du digital, comment est-ce qu'on va dans les territoires, comment est-ce que le digital peut aider et creuser les inégalités, quels sont les leviers de coordination locale et en fait par exemple des centres de diagnostic rapide pourrait être des leviers assez intéressants auxquels on pourrait réfléchir ensemble, j'espère.

Et un aspect important, c'est la participation, l'écoute des besoins des territoires par les politiques, par les citoyens et cetera. Donc trois priorités. La première, la prévention, la deuxième, l'équité, l'humanité.

Je vous en parlerai si vous voulez, je pense. La troisème priorité c'est la recherche. La recherche c'est vraiment ce qui construit notre futur.

C'est indispensable. Je suis sûr que vous en êtes absolument persuadé. On a besoin d'un haut niveau de recherche à la fois en niveau de production et au niveau de qualité.

C'est ce qui garantit notre autonomie, notre indépendance médicale, économique, sociale, politique dans le futur. Et donc on a on est très fort mais on est un petit peu en deain de certains pays qui sont en train de nous doubler avec des investissements massifs. On a levier des données du registre qui est géré par l'INCA qui va être un levier incroyable.

On a un tissu de scientifique incroyable, mais il y a un certain nombre de leviers qu'on peut mettre en place à l'incar pour essayer de d'aller plus loin encore en coordination fédération avec les financeurs, avec les différentes agences, euh avec les financeurs associatifs en particulier et avec la participation des patients. Voilà, j'ai presque fini. Je voulais vous citer juste trois aspects méthodologiques cruciaux.

Je suis dans les trois à chaque fois. Euh pour moi, le premier c'est mon fondement, c'est la science et les données, les décisions, les discussions, tout ce qu'on va tout ce dont on va vous nourrir pour les décisions publiques doivent être, c'est évident, guidé par la science et les données, mais bien évidemment et vous vous connaissez ça mieux 1000 fois mieux que moi dans un dialogue avec la société, les patients et les professionnels de santé aussi. Le deuxième fondement à par la science, c'est la mobilisation générale.

Et en fait, il y a une très forte demande. J'ai discuté avec des dizaines voire centaines de personnes pour construire cette candidature. La demande des professionnels de santé, des patients, même des usagers de contribuer est énorme.

Et en fait, il y a un levier incroyable d'expertise que l'INCA peut mobiliser. L'INK n'a pas besoin d'avoir toute cette expertise en interne, mais peut mobiliser énormément d'expertises et de motivation et d'énergie. Donc cette mobilisation générale, elle est critique.

La science, la mobilisation. La troisième chose qui est critique, c'est l'ancrage européen. On fera rien tout seul.

Et donc, il faut absolument des alliances. Certaines sont déjà absolument en place pour construire les choses ensemble avec certains pays qui bien sûr ont les mêmes problématiques et pour avec lesquels on est très synergique. Un tout petit point sur les enjeux financiers.

Euh vous savez qu'il y a une diminution du budget de l'INC de 5 millions d'euros cette année et bien évidemment dans un contexte de difficultés financières euh qu'on connaît bien. Donc on a un enjeu de financement propre des actions de l'incas et un enjeu de avec des pistes mutualisation, valorisation éventuellement des actions de l'INCA et un enjeu de financement de la recherche avec peut-être aller chercher encore plus d'argent à l'Europe, des partenariats plus forts avec certains financeurs privés et cetera. Euh voilà donc l'un cas agit en propre et l'un cas éclaire les décisions publiques, les vôtres.

L'un cas doit être agile pour vous répondre. L'un doit comprendre les enjeux politiques et en particulier territoriaux. Et je pense que nous devons être mobilisés, unis et rassemblés contre le cancer.

Et ce que j'aimerais et je souhaiterais, c'est déjà le cas, mais peut-être encore plus, c'est que l'INCK et moi-même soyons un partenaire avec des entretien et des rencontres régulières avec la commission, le groupe d'étude cancer en particulier à la fois pour pour savoir ce et pour comprendre vos vos problématiques et pour poser nos questions chose de très très bilatéral. Merci infiniment de m'avoir écouté. Je vous remercie madame.

Je vais tout d'abord laisser la parole à Florence Lassarade qui est la présidente du groupe d'études de cancer. Merci [raclement de gorge] monsieur le président, merci madame de la loge pour votre enthousiasme et clarté de d'explication. C'est vrai que quand les choses paraissent simples, on a plus facilement envie de de venir vers ces sujets [grognement] compliqués du cancer.

Donc c'est des choses qu'il faut vraiment dédramatiser. Je pense que vous y participez largement. Euh bon, je je voudrais revenir sur les mauvaises performances en France des programmes de dépistage.

On participe tous, tout à octobre rose, tous les ans et malgré tout, on constate que ce sont toujours les mêmes qui viennent et on narrive toujours pas à joindre ces femmes qui ont peur de la maladie clairement. Donc c'est vrai que le la question c'est aussi de de dédramatiser et d'expliquer qu'on peut s'en sortir. Euh un message d'espoir me paraît important.

Néanmoins, on a vu que le le dépistage était maintenant proposé par laam. Euh est-ce que vous vous le proposez d'ailleurs avec l'étude Mike Peps de d'aller dans des dans un ciblage renforcé des des usagers en fonction de leur leurs antécédents et de leurs expositions ? Mais au-delà de ça, moi je me suis posé la question de de de regrouper les les la prévention, enfin les dépistages cancer du sein, cancer du colon, pourquoi est-ce qu'on fait pas en même temps ? et et j'ai pas j'ai pas trouvé de sur les différentes sur les différents organismes qui qui s'occupent de ça.

J'ai pas senti de souhait de de regrouper les les dépistages et pourtant ce serait quand même très très intéressant cancer du col, cancer du sein, colon et cetera. Donc, il me semble que on pourrait peut-être explorer cette piste. Euh, on a eu des l'année dernière des remous sur le sur le les les organismes qui s'occupaient de dépit structuré, en particulier en Nouvelle Aquitaine avec des coûts un peu élevés.

Donc, il y a eu une autre organisation qui s'est mise en place. Est-ce que est-ce qu'on a déjà une idée de ce bilan ? Ensuite, pour parler du d'un sujet très important que nous avons soutenu, le registre national du cancer, nous nous réjouissons de cette avancée, mais lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2026, le Sénat quand même souhaitait maintenir ses registres régionaux, locaux, francim parallèlement au au registre national en amputant une partie du du budget du registre national pour ces est-ce que est-ce que cette transition mission vous paraît logique dans la mesure où c'est c'est c'était des registres déjà très efficaces où est-ce que ça vous pénalise et comment est-ce que vous comment est-ce que vous allez si vous êtes élu et je ne m le contraire m'étonnerait euh comment vous allez organiser cette ce cette transition finalement moi ce qui m'a inquiété quand même dans nos auditions c'est que il y aurait une extrapolation à partir de de certaines données que ça ne sera pas vraiment un registre complètement exhaustif.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ? Voilà, je vais pas être plus longue parce que je pense que mes collègues ont pas mal de questions à poser également. Merci Florence.

Sinon, j'aurais posé une question sur le vaccin HPV et ça prend pas non plus, c'est de la prévention. Je te remercie. Je vais laisser la parole à Brigitte Bourguignon.

Merci monsieur le président. Euh docteur, votre parcours de clinicienne, moi je le vois comme un comme une chance pour cet institut. Euh j'ai pu parcourir quelques-uns de vos travaux, mais vous les avez rappelés et sans prétention à l'exhaustivité parce que je suppose qu'ils sont plus nombreux, mais je tiens à saluer votre attention notamment à la prévention entre ce que vous avez cité, le diagnostic en un jour, votre programme interception.

Demain, si vous êtes confirmé à la tête de de l'INCA, il s'agira plus d'un centre d'excellence francilien, mais bien de piloter une politique de santé publique au service de l'ensemble de la nation avec trois points de vigilance à mon sens et mais vous les avez un peu évoqué. d'abord la fracture territoriale, ensuite la pénurie de médicaments et aussi le financement de la prévention et les chiffres que vous annoncez ne sont pas rassurants. Ma question c'est donc comment vous comptez agir pour que cette vision de la prévention ne reste pas métropolitain, si j'ose dire, dans nos territoires ruraux et même périurbains.

La réalité du du cancer est loin des des algorithmes prédictifs de l'intelligence artificielle. Les gens passent, ce sont des délais de rendez-vous qui s'allongent pour une mammographie, des dizaines de kilomètres en voiture, parfois pour une séance de chimiothérapie et des services en pénurie de personnel. Donc la stratégie qui affiche de grandes ambitions sur le papier, mais concrètement comment l'INCAS sous votre impulsion peut-elle imposer des critères d'équité territoriale ?

J'ai entendu que ça faisait partie de vos trois priorités et ce pour que innovation, méthode de diagnostic rapide arrive enfin au cœur de nos territoires. Merci. Merci.

Je vais laisser la parole à Marie Hliman. Merci monsieur le président. Euh merci docteur pour votre exposé liminaire euh qui traduit bien votre enthousiasme et votre volonté de faire avancer les sujets.

Alors vous avez cité deux points qui vous qui vous motive particulièrement la recherche dans votre ADN et la prévention. Et donc c'est précisément sur ces deux points que je voudrais vous interroger, plus un troisème point euh qui nous importe aussi avec ma collègue notamment à mes côtés. Euh donc concernant la recherche, la France occupe l'une des places les plus les meilleures au classement mondial des pays en terme de recherche en cancérologie puisqu'elle se trouve à la 3è place au niveau européen, la 7e place au niveau mondial et notre position néanmoins faiblie.

Euh cela est documenté sur certains aspects, notamment en ce qui concerne les essais cliniques euh puisque l'Espagne nous a par exemple doublé en terme de nombre de patients inclus et l'Espagne a justement simplifié euh son cadre réglementaire pour proposer un véritable guichet unique. Quelles sont aujourd'hui les faiblesses de la France dans le champ de la recherche en cancérologie et sur quels axes selon vous devrions-nous travailler en priorité pour être plus compétitif ? En ce qui concerne le deuxème sujet, la commission des affaires sociales du Sénat est en train de finaliser son rapport d'information sur les préventions en santé et j'ai l'honneur de d'être l'une des rapporteurs et et donc je voudrais vous interroger à ce sujet.

Euh 40 % des cancers sont euh aujourd'hui considérés comme évitables euh grâce à l'adoption du comportement de comportement plus favorable à la santé et à la diminution de l'exposition à certains facteurs de risques comportementaux. Euh la prévention primaire qui est certainement celle qui fait le plus défaut en France euh sera-t-elle une de vos priorités ? vous avez énuméré assez schématiquement euh votre position sur chacun des des niveaux de prévention, mais peut-être pourriez-vous euh nous préciser vos priorités en tant que futur présidente si vous étiez si vous accédiez à ces à ces fonctions euh du conseil d'administration d'Onka et dans quelles actions ces priorités pourraient-elles s'incarner ?

Pourriez-vous mener davantage d'actions coordonnées avec santé publique France en matière de prévention et notamment de communication ? Et enfin, dernière petite question euh qui concerne plus particulièrement les territoires ultramarins. Euh avez-vous euh des priorités ou des axes d'action et d'intervention renforcés puisque nous savons que les euh les euh les possibilités d'accès au diagnostic, au traitement et au suivi sont plus compliqués en raison de l'éloignement et aussi des difficultés enfin de la faiblesse de l'équipement dans ces territoires.

Est-ce que vous avez des idées déjà très claires à ce sujet pour permettre une vraie égalité de traitement de nos concitoyens ultramarin de ce point de vue ? Merci Marie. La parole est à Corine Boursier.

Merci monsieur le président. Merci madame de la Loche pour vos propos préliminaires. Votre parcours est extrêmement intéressant et en effet le cancer est une préoccupation importante pour l'ensemble de nos concitoyens.

Lors des différents travaux menés sur la lutte contre le cancer du sein, que ce soit avec des associations de patients, des professionnels de santé ou des acteurs de la recherche, deux enjeux majeurs ressortent. le dépistage, mais vous en avez déjà parlé, l'accès aux thérapies innovantes. Euh, je souhaiterais donc connaître vos propositions sur ces deux points, vous qui disposez d'une expertise reconnue en la matière.

En France, en effet, la participation, et cela déjà été évoqué, la participation au dépistage organisé reste malheureusement insuffisante avec un taux de 47 %, très en de l'objectif européen de 75 %. Dans ce contexte, la HAS a été saisie sur l'évolution éventuelle de des tranches d'âge concerné tandis que l'INKA a inscrit l'augmentation de la participation au dépistage parmi les axes de sa nouvelle feuille de route décennale. Si détecté plutôt permet de traiter plus précocément notamment grâce aux innovations thérapeutiques, l'excellence française en oncologie ne se traduit pas encore pleinement dans l'accès à ces traitements.

Seul 68 % des traitements anticonscéreux autorisés dans l'Union européenne entre 2021 et 2024 sont aujourd'hui remboursé en France contre 91 % en Allemagne selon l'FPIA patient weight Indicator 2025. Comme présidente du conseil d'administration, quelles actions envisageriez-vous pour renforcer la position de la France en oncologie en matière de recherche clinique comme d'accès effectif aux thérapies innovantes et pour augmenter significativement la participation au dépistage du cancer du sein notamment. Merci.

Merci Corine. La parole est à Dominique Théophile. Madame, merci pour votre connaissance extrêmement poussée du c'est spécialité, c'est normal.

Je vais je vais vous parler un petit peu de du territoire que je connais un petit peu plus, la Guadeloupe avec quelques particularité, Guadeloupe Martinique. Euh quelle est votre analyse des risques cancérogènes spécifiques remet en particulier l'exposition à la chlore descone aux Antilles et quelle priorité de recherche et de surveillance épidémiologique souhaitez-vous y consacrer ? Alors, je sais que les registres de Guadeloupe et de la Martinique suivent attentivement le lien entre exposition à la chore déconne et incidence de certains cancers, notamment cancer de la postate, du foie dans un contexte de forte sensibilité politique et et sanitaire du dossier dans ces territoires.

C'est c'est un sujet qui fait l'actualité. Et juste quelques chiffres pour vous dire et vous montrer mon inquiétude sur le territoire de Guadeloupe, un petit territoire à l'échelle de la France où nous avons à peu près 1400 cas par année. Et dans ces 1400 cas, c'est un lien avec ce que je viens de dire précédemment. 50 55 % des cancers euh chez l'homme euh ce sont des cancers euh de la prostate.

Et chez la femme euh 38 % cancer du et c'est pour cette raison que les études, je ne sais pas si les études sont définitives, s'il y a déjà des publications officielles là-dessus, mais qui aurait, je parle de conditionnel, un lien avéré entre cancer de la prostate et exposition à la claude. Alors, quelle est l'action de l'INCA sur cette question au combien importante pour nos territoires ? Merci Dominique.

Je vais laisser la parole à Anne Siris. Merci. Merci monsieur le président.

Pardon et merci madame de votre de votre candidature, de votre engagement parce que je c'est c'est un engagement et je pense que l'incas c'est un véritable engagement où il y a beaucoup d'enjeux actuellement et vous avez parlé d'un ce nombre d'enjeux et j'en j'en suis vraiment heureuse enfin de parler de prévention, d'équité, d'humanité euh et à l'intérieur de ça la question de la participation euh des des des usagers. C'est vrai que c'est rare que les médecins parlent de la participation. les Algères encore trop souvent aujourd'hui et donc c'est vrai que c'est un un vrai enjeu pour pouvoir mieux lutter contre cette maladie et d'autres d'ailleurs mais notamment sur les concernant les maladies chroniques euh et sur la recherche sur la la question de de l'Europe qui me semble effectivement un enjeu majeur sur beaucoup de sujets d'ailleurs pas que sur le cancer mais en tout cas pour avoir une lutte efficace et des recherches à la hauteur des enjeux.

Euh vous avez parlé également concernant le concernant la les recherches euh de participation privée pour des questions évidemment d'argent parce que on euh voilà, il y a toujours besoin d'argent euh sur concernant les recherches. En France, on a quand même un déficit budgétaire sur les questions de recherche progressivement qui sont pas suffisantes. Le problème de la question du partenariat privé qui peut être évidemment un atout, c'est quand même l'autre côté l'autre face, c'est c'est la dépendance à certains lobby et on sait que sur les questions sur beaucoup de sujets he les lobby pharmaceutiques d'une part mais il y a aussi les lobby économiques qui ne sont pas pharmaceutiques forcément mais qui peuvent être liés à des enjeux économiques de de santé environnementale. hein, je pense aux questions des pesticides, un certain nombre de choses.

Bah oui. Euh et euh évidemment et donc ça c'est un vrai enjeu et une vraie question que j'ai pour vous concernant l'INCA. Comment vous voyez les choses pour pouvoir lutter contre ces lobby et avoir d'abord une priorité de santé publique qui passe devant les enjeux économiques ?

Et c'est pas le moindre des enjeux et des questions en ce moment, notamment sur la question de santé environnementale que vous avez peu ou pas mentionné dans votre présentation puisque vous n'avez pas parlé de de ces enjeux qui peuvent être mes collègues en ont parlé un tout petit peu des enjeux comportementaux mais aussi des enjeux industriels, des enjeux en fait finalement de de de prévention dans un cadre bien sûr élargi. J'y pense par exemple sur la question du cancer du sein. On sait que le cancer du sein en France, nous sommes un des champions d'Europe si je me souviens bien, notamment de France, notamment Paris he moi je suis parisienne, je suis centrice de Paris.

Euh il est clair que la question environnementale et de santé environnementale est un enjeu est une des causes et des facteurs certainement qu'on commence à regarder. Et donc est-ce que l'INKa veut se pencher sur ces questionsl ? parce que vous en tout cas dans votre candidature vous souhaitez en faire une priorité et ça rejoint la question des registres des cancer sur lesquels effectivement moi aussi je j'ai j'ai souhaité aussi que ça soit à la fois euh national et à la fois régionale parce que euh pour des raisons enfin parce que l'année dernière quand on nous a présenté euh la la manière dont les registres devait être mis en place hein, vous étiez là madame la tarade, c'était C'était quand même une c'était de dire on va faire des échantillons qui ont être choisis sur le territoire.

Alors, on savait pas très bien quel critère et bon mais en tout cas euh et ce qui était demandé dans le registre national, c'était un registre total partout, pas seulement des échantillons. Parce que justement pour comprendre parfois ce qui ce qui est en train de se passer à certains endroits où on n' pas vu forcément, c'est pas forcément échantillonnable a priori, voilà parce que on connaît pas toujours les facteurs de risque qui sont qui sont présents. D'où l'idée aussi et dans ce que nous avvez présenté l'Inc l'année dernière, c'était l'idée de d'arrêter les registres régionaux existants qui souvent préexistait parce qu'il y avait eu des problèmes avérés.

Donc enfin ça n'allait pas dans le bon sens. Euh donc comment voyez-vous cette articulation effectivement entre ces registres régionaux et ce registre national pour qu'il couvre vraiment le territoire français et que il prennent en compte des spécificités complètement régionales euh sans a priori ? Merci beaucoup.

Merci Anne. Je vais peut-être vous laisser répondre à cette première salle de questions. Il y en aura ensuite quatre autres.

Merci beaucoup. vous. Merci de vos questions.

Je suis ravie de voir que le sujet vous passionne au moins autant que moi. Euh alors sur les madame la présidente du groupe Cancer, je vais commencer par vos par vos questions. Vos premières questions concern la problématique de dépistage, la transition vers la les invitations par la CNAM, la fragmentation des dépistages qui sont effectivement, ça c'est une des grosses problématiques françaises par rapport à d'autres pays européens que je connais plutôt bien où globalement on a des centres régionaux de dépistage qui vont coordonner tous les dépistages, inviter les personnes, faire les dépistages, rendre les résultats, organiser les parcours de soins.

En France, on est extrêmement fragmenté depuis le début. on a on a des parcours de soins absolument euh différents et ça c'est une énorme problématique que je partage totalement avec vous. Et moi ça fait plusieurs années que j'essaie de travailler sur comment on fait, comment on s du digital, comment on s d'un certain nombre de moyens pour créer des parcours de soins ou de santé plutôt en prévention et dépistage.

L'autre aspect, c'est qu'on fragmente le dépistage d'un côté et la prévention de l'autre, voir même le diagnostic puisqu'on est encore sur des entités différentes pour aller faire le diagnostic. Et par exemple, si vous avez un radiologue qui fait votre mammographie, jamais le radiologue ne va vous donner des conseils sur votre tabac sur votre risque de cancer du sein alors que vous êtes obèse potentiellement par exemple. Donc on a vraiment une une fragmentation importante et je partage totalement votre analyse.

On a un besoin de complètement repenser la façon dont on fait les choses. Alors grouper les dépistages, c'est c'est quelque chose de faisable. Il y a des expérimentations dans d'autres pays qui ont été assez probantes euh mais aujourd'hui on n'est pas vraiment en état de le faire, soyons clair en France.

Cependant, il y a une expérimentation qui est en cours ou qui débute euh dans les Pyrénées, je sais plus exactement dans quel département euh et qui pourrait nous apporter des pistes assez intéressantes pour ça. Et je pense que pardon [rires] et je pense que c'est euh que c'est euh une piste potentiellement intéressante pour attirer plus les personnes. Une autre piste vraiment très rapidement qui est faite par beaucoup d'autres pays qui fonctionnent bien et là il y a une étude anglaise qui vient de sortir qui est très intéressante à cet égard.

Invitation au dépistage du cancer du sein par le NHS anglais. Donc c'est un peu comme la KNAM, les invitations sont très centralisées. Euh on met ou on ne met pas en même temps une date de rendez-vous et en fait on passe de 45 % de participation si on a mis une si on a pas mis de date de rendez-vous à 67 % si on gagne 20 % de participation si on a mis une date de rendez-vous avec.

Et aujourd'hui c'est quelque chose de faisable en France avec les outils digitaux. On peut mettre une date de rendez-vous pour la mammographie et vous savez bien qu'il est l'écueil. Il y a jusqu'à 9 mois de délai pour avoir une mammographie dans certains départements de l'Ouest.

Actuellement, c'est assez dramatique. Donc en fait, il y a un certain nombre de solutions, je vais pas les énumérer ici, mais c'est vraiment quelque chose dont l'incas doit s'emparer encore plus, travailler avec la CNNAM. Et si on a une approche mixte dans le futur qui est une approche potentiellement et en partie euh une approche qui est plus personnalisé.

Donc personnaliser, ça veut dire en fonction du risque comme Mypeps, mais c'est aussi en fonction de où on habite, en fonction du milieu social, puisqu'on sait bien que la participation dans tous les dépistages aujourd'hui, elle est moitié moindre dans les gens qui sont dans les déciles les plus déprivés par rapport aux personnes les plus les plus riches. C'est moitié moins dans le colon, c'est vrai, c'est 16 versus 33 % aujourd'hui. Dans le sein, c'est pareil.

Cancer du sein, c'est pareil, et cetera. Et donc cette cet enjeu territorial de la personnalisation, c'est vraiment un enjeu absolument majeur. Donc on doit travailler là-dessus, mais on doit travailler intelligemment avec les territoires, avec les avec les patients, avec les professionnels de santé.

Donc je pense qu'il y a des choses vraiment importantes à à construire. Euh ensuite, vous avez parlé du registre national euh et donc je suis euh absolument persuadé comme vous l'êtes tous. Moi, j'ai j'ai beaucoup défendu et aidé en particulier les associations et les sénateurs qui ont porté qui ont porté c ce ce dossier du registre et je les remercie beaucoup que et je vous remercie que ce registre soit arrivé.

Je pense c'est un outil indispensable dans le futur. C'est un outil pour plein de choses et on voit que tout le monde en attend des choses très complémentaires et les aujourd'hui les citoyens français en attendent énormément en terme épidémiologique et ça c'est pas sûr que ça soit pour l'instant encore un très bon outil épidémiologique parce que on in que les cancers sans bien intégrer les facteurs de risque. Ça va être assez difficile.

Et donc le il y a le projet que l'inka est en train de construire. Alors, moi je suis en dehors mais quand même j'ai des informations pour moi et c'est bien amélioré avec les différentes discussions qui ont pu avoir lieu avec vous avec toutes les parties prenantes. C'est bien amélioré et il y a un certain nombre de choses.

D'abord, il y a la complémentarité des données qui vont nourrir ce registre et ça c'est assez intelligent. Le SNDS est totalement insuffisant, c'est très très utile. C'est une porte d'entrée mais c'est totalement insuffisant.

Euh tous les registres existants aujourd'hui pour l'instant dans les dans les prochaines années est pas du tout question de les détruire parce qu'au contraire la méthodologie de l'INCA est construite sur les registres existants et la capacité la démonstration de la capacité avec des données subsidiaires d'éventuellement faire soit le complément soit aussi bien que les registres et ensuite on prend une décision de comment on généralise d'une façon adéquate. Et je pense que pendant de nombreuses années, les registres existants qui sont d'une valeur inestimable à la fois nationale et internationale, ils ne doivent pas disparaître. L'autre aspect, c'est récupérer d'autres données.

Donc il y a plein de données. Il y a aucours, il y a les les DCC et cetera, mais il y a aussi des données, des coortes. On a quand même des très belles coortes françaises.

C'est un énorme investissement de de l'État sur des coortes qui nous donnent des données de facteurs de risque, d'exposition et cetera. Euh donc là la la construction actuelle euh avec la coordination de de Clerming Alinka qui est vraiment excellente euh sous la direction de Norbert Ifra que je que je salue et de Nicolas Côté que vous avez entendu ici il y a 18 mois. Euh la coordination par quelque chose d'intelligent, la construction est intelligente, c'est un énorme investissement de l'ordre de 12 millions d'euros pour l'inc pour l'État.

Il y a un certain nombre de discussions sur cette construction et je pense qu'il sera très utile de venir discuter régulièrement avec vous des différents aspects, voir en quoi ça ça rencontre ou ne rencontre pas potentiellement les attentes que vous avez. Euh et donc je vais pas évoquer l'HPV mais on y reviendra après si vous voulez. Euh ensuite madame la députée, donc vous avez eu des madame, excusez-moi, pardon, je suis pas C'est pas grave.

Tout à fait désolé, tout à fait désolé. Vous n'avez pas l'air de le prendre comme une insulte dans sa pat. [rires] Euh donc vous vous m' vous m'avez interpeller sur les politiques de santé publique, les fractures territoriales, les pénuries de médicaments, les financements de la prévention et toutes ces toutes ces problématiques sociales, territoriales qui sont majeures.

L'accès aux soins, l'accès aux professionnels de santé, les rendez-vous, l'inéquité majeure actuellement d'accès. Que fait l'INCK actuellement ? L'INC est très consciente de ça, mais l'INCA n'a pas encore tant de données que ça pour nourrir les modifications nécessaires.

Le registre va apporter des données complémentaires. On n'est pas très bon aujourd'hui pour bien connaître quels sont les délais d'entrée dans le parcours de soins. On ne connaît pas bien les délais, contrairement aux anglais, par exemple, entre un symptôme et le le recours au premier professionnel, ensuite l'examen, ensuite le diagnostic, ensuite la prise en charge.

On a parlé de la fragmentation. on a vraiment cet enjeu de fragmentation qui est qui est majeur et avec ça se se positionnent les problématiques d'autorisation d'exercice. En fait ça ça appelle absolument des parcours de soins revisités augmentés qui doivent être possibles aujourd'hui avec le digital LIA et cetera.

C'est impossible de faire autrement. Et dans un parcours de soins d'un patient, tout ne se fait pas dans le même centre. Euh on peut très bien avoir une chirurgie qui va être un peu éloignée du domicile mais c'est quelques jours euh euh expertise ponctuelle et cetera ou de l'expertise déplacée, on fait ça, on sait très bien faire ça tout le temps en oncologie actuellement.

Et ensuite euh le centre de proximité pour la prise en charge et cetera pour que l'accès soit euh équitable à l'un cas de vérifier, de s'assurer encore plus qu'aujourd'hui que l'accès territorial est bon. Et je pense que le programme en cours avec l'Europe de UNT CCC peut vraiment aider avec cette construction de d'un maillage territorial et avec les obligations qu'on peut donner à ce maillage territorial de de l'allée vert. Construction de parcours de soins qui euh qui sont très complémentaires avec les acteurs de proximité et cetera.

Ça va pas résoudre le manque de médecin généraliste qui est critique. Je viens de Lyon, je connais très très bien ça. Euh et là l'INC n'a pas beaucoup d'action là-dessus.

Euh mais néanmoins aujourd'hui, il y a une grande partie de la de notre oncologie, par exemple en dermatologie qui peut être un peu déportée sur du digital. Aujourd'hui, moi je passe mes journées à donner des avis pour la France entière, voir à l'international. Donc on a vraiment les moyens de mieux coordonner ça.

Ça veut dire quoi ? Des recommandations professionnelles très claires. Et pour moi, les rec professionnels nationales systématiques qui n'existent pas aujourd'hui euh qui peuvent aussi être des recos pour les patients d'ailleurs, euh elles doivent aller jusqu'à où on fait quoi ?

C'est-à-dire en fonction quel niveau d'expertise il faut pour ça et ça. Et si c'est écrit, ça sera beaucoup plus simple de travailler ensemble. Ce sont des règles, on peut se mettre d'accord avec des niveaux d'expertise sur des règles de quel ce qui doit être fait à tel endroit, qu'est-ce qui requiert tel niveau d'expertise et cetera.

Et il y a vraiment une appétence pour ça de mes collègues professionnels de santé partout. Ensuite, il y a vraiment un travail régional territorial qui est indispensable et je pense qu'encore une fois UN CCC peut contribuer à ça. Et puis de la coordination nationale et l'INCA doit vraiment être un un une force de coordination et une force de faire en sorte que les territoires s'entendent entre eux et cetera.

On a des expériences où ça peut fonctionner, il y a plein d'expériences, il faut capitaliser là-dessus. Euh ensuite, madame la sénatrice, [rires] je fais des progrès, [grognement] euh vous m'avez parlé recherche et prévention. Euh donc recherche, on a une bonne place en recherche mais on est un peu en train de descendre à l'échelle internationale de façon globale en terme de production de publication. deux raisons.

Un, les pays asiatiques sont en train de nous doubler, la Chine et et la Corée de du Sud pour ne pas les citer euh de il y a un désinvestissement dans les essais cliniques des industriels qui vont inclure des patients dans des pays euh qui sont moins chers et [grognement] avec voilà les problématiques créées par les réglementations récentes américaines qui font que le prix du médicament commence à être remis en cause en France. Donc ça nous crée des cercles vicieux assez majeurs. Euh donc on a un vrai problème de compétitivité.

Sur le plan de notre recherche fondamental translationnelle. On est très compétitif. On parle surtout de la recherche clinique et c'est c'est critique parce qu'en fait la recherche clinique c'est aussi l'accès à l'innovation pour les patients.

C'est le premier accès à l'innovation. Et donc comment on peut faire sur le médicament ? 2 % de médicaments fabriqués sur notre sol, médicaments d'oncologie, ça va être difficile de lutter contre ça.

Et donc il faut qu'on travaille plus mieux avec les industriels parce que voilà l'accès à nos données de santé, on l'a déjà prouvé pour par exemple sur notre programme ESM, on a aidé à un accès à l'IME et à une prise en charge précoce d'un des médicaments phares des dernières années, le trausomate des ruek dans le cancer du sein cher de positif par nos données de santé qui ont créé un bras synthétique pour une étude qui n'avait que un bras. avant que l'étude randomisé arrive, nos patients ont pu avoir les traitements 3 ans avant grâce à nos données de santé. C'est c'est une vraie réalité.

Je pense que ça c'est quelque chose qui qui peut être intéressant pour les pour les industriels. On est des vraies données européennes qui sont nos données sont reconnues comme étant de grande de grande qualité. Ce que je voulais vous dire, c'est qu'aujourd'hui il y a d'autres enjeux que le médicament classique.

Il y a les enjeux de biomarqueur sur lesquels en France on a vraiment maintenu une autonomie, une indépendance une souveraineté. On est assez bon là-dessus. Il faut investir là-dessus.

Il y a les enjeux de biomédicaments, les quartiers et cetera qui sont beaucoup de aujourd'hui du potentiel de de conception académique et là on est plutôt bon, on est matau et là il faut qu'on continue à investir là-dessus. C'est on a on a un peu raté le coch franchement sur le médicament industriel mais sur ces médicaments on a des chances et il y a les enjeux de radiothérapie vectorisée sur lesquels il y a un gros investissement. Il y a un plan de Linka en particulier euh sur ces médicaments qui sont des radioligants euh qui vont aller reconnaître les cellules tumorales et amener de la radiothérapie vectorisée locale.

Il y a un essort majeur et donc là, il y a un plan français pour permettre l'accès à ces à ces traitements, non seulement dans des centres d'excellence, mais sur tous les territoires. Donc, je pense que là-dessus, on on a nos chances, on est déjà dedans et il faut vraiment qu'on maintienne et qu'on amplifie ce ce mouvement sur la prévention. Vous m'avez dit que 40 % effectivement des cancers sont potentiellement évitables et la prévention primaire est absolument une de mes que j'appelle parfois aussi primordial, c'est-à-dire comment l'État fait en sorte que les que les personnes ne soient pas exposées.

Primaires, c'est un peu plus que ça. C'est primordial plus les actions qu'on peut avoir à l'échelle individuelle. Et effectivement, dans le primaire, il y a deux parties.

Il y a un que font les décisions politiques publiques et cetera. Et je pense que là, il va falloir travailler dans les prochaines années au fur et à mesure sur beaucoup de sujets. Vous en avez eu tout le temps.

Euh il y a la chlore descone, il y a le cadmium, il y a les piéface, il y a euh il y a les pesticides et cetera. et les sujets vont vont être de plus en plus nombreux, je pense. Et donc, je pense que le rôle de l'INCA, c'est d'anticiper quels sont les sujets qui vont vous échouir dans les prochaines années, comment on anticipe, comment on est sûr qu'on a les données qui vont nous aider à répondre à ces questions et ne pas forcément avoir autant d'années de retard qu'on a pu avoir par exemple pour la chlore déconne pour apporter une réponse aux populations.

On a mis du temps à avoir les données probantes et cetera. Euh et donc je pense ça c'est une des priorités de l'INCA existante. C'est dans la feuille de route une génération de moins en moins exposé.

Mais là on parle des on parle des expositions externes classiques sur la pollution de l'air on est meilleur et cetera. Mais on a aussi beaucoup d'autres expositions qui sont très endémiques actuellement et sur lesquelles il va falloir travailler. Il [grognement] y a la cigarette électronique, il y a déjà eu beaucoup de choses faites.

L'interdiction au moins de 18 ans et cetera, mais on voit qu'on peut faire encore plus. C'est la l'Union européenne en train de proposer des pistes actuellement. Euh, il y a les problématiques de croissance de l'obésité et vous avez vu dans les médias récemment comme moi probablement que certains pays d'Amérique du Sud sont extrêmement touchés ont mis en place des choses qui ont l'air de marcher pour lutter contre l'obésité infantil.

C'est quelque chose qui est en lien avec les cancers mais pas seulement. Bien évidemment, il y a les problématiques d'alimentation, l'alimentation ultra transformée et cetera. On est un des pays les plus sains au monde, mais malgré tout, on a une croissance de de consommation.

On est à 18 % de notre alimentation de 60 % aux États-Unis, hein, c'est encore merveilleux en France, mais c'est que on augmente chaque année et si notre pente va vers les États-Unis, c'est une catastrophe. Et donc, on doit vraiment travailler là-dessus. Et il y a l'alcool aussi qui est une problématique française sur laquelle il faut sûrement revoir un certain nombre de choses.

On sait tous que l'alcool, il y a deux parties. Il y a la partie addiction qui est une vraie problématique, mais il y a la partie consommation courante, on va dire, et avec une définition de seuil qu'il faut peut-êtreevoir et cetera. Et enfin, vous m'avez parlé de euh des outremères euh et des priorités de l'INCIN.

Euh les outremères sont importants. L'INC a investi beaucoup dans les dernières années et ça rejoint votre questionnement sur la sur la chlore déconne également. Donc sur euh la chlore desconc par exemple, il y a un gros projet de recherche qui a démarré euh 3 millions d'euros investis par l'inca pour travailler euh avec euh avec en particulier la Martinique et la Guadeloupe qui sont les plus touchés euh sur la chlore décone.

Et là, il y a des grosses grosses questions. Maintenant, la chlore descone est reconnue comme étant en cause dans l'augmentation de de risque de de d'incidence de de cancer de la prostate. On sait que les antilles ont malheureusement l'incidence de cancer de la prostate la plus élevée au monde.

Et donc il y a un certain nombre de pistes. Aujourd'hui, le dépistage de cancer de la prostate, il est en en voie d'être revisité au-delà du PSA en apportant des typages génétiques qui permettent de définir mieux les les susceptibilités. Il y a des grosses études qui ont été faites anglaises malheureusement et en utilisant l'IRM en plus du PSA qui sont excellents.

Et donc je pense que l'aboutissement du travail qui est en cours par l'INCA doit être de à qui comment quand on propose un meilleur dépistage mais aussi euh dans les Antilles bien évidemment mais aussi comment on fait pour réduire les risques des personnes qui ont été exposées à la chlore déconne et là il y a des pistes, il y a des choses à faire. Euh les aspects de diagnostic préco sont très importants. Euh cette épidémie de cancer de la prostate, elle peut aussi être enrayée sur le plan de la mortalité grâce au diagnostics précoces, à des prises en charge qui sont de plus en plus euh euh de meilleure qualité et cetera.

En outreem, il y a d'autres il y a d'autres choses en cours. Il y a pas que le cancer de la prostate et la et la chlore décone. Il y a des énormes problématiques d'accès aux soins que je connais très bien parce que j'ai des collègues que je connais très très bien en Guadeloupe et en Martinique en particulier.

Euh et puis même dans toutes les autres îles puisque nous avons une RCP Outre, Gustav Roussi qui travaille beaucoup en collaboration avec les collègues un peu partout. Donc les incidences de concert sont un peu différentes, mais dans les territoires ultramarins, il y a plusieurs problématiques qui émergent. On a des augmentations de cancer en particulier lié à l'obésité et lié à c certaines expositions qui sont pas toujours bien déterminées.

Il y a eu beaucoup de travaux d'un certain nombre de mes de mes collègues entre autres de Gustave Rousi. Donc je pense que l'INCA est en train d'investir beaucoup sur la chlore desconne sur les Antilles. Il y a un gros plan d'aide aux Antilles sur le plan des parcours de soins également et je pense que ça doit s'amplifier et je mettrai tout mon toute mon énergie pour cela.

Euh mon 4e point, si j'ai encore un peu de temps, concerné de nouveau les les dépistages, votre votre question sur l'âge, euh comment on fait pour augmenter la participation, quelles sont les pistes ? Donc on en a déjà parlé un petit peu tout à l'heure sur l'âge en fait. J'espère que Mypeps va apporter les réponses.

Il y a beaucoup de femmes de 40 à 50 ans qui sont rentrées dans notre étude MyPEPS et typiquement entre 40 et 50 ans, on a besoin d'un dépistage stratifié. Tout le monde ne doit pas avoir de mammographie parce que beaucoup de femmes qui vont avoir des mammographies pour rien. Donc un des enjeux, pardon, pardon, un des enjeux de cette prévention personnalisée, c'est aussi de ne pas inquiéter et de faire moins, de dépenser moins, mais surtout de faire moins, d'irradier moins des personnes qui en ont moins besoin et de faire plus pour les c'est vraiment une répartition de des finances avec des rapports bénéficies qui vont être bien meilleurs pour les gens qui sont à baris versus au risque et cetera.

Donc de 40 à 50 ans, c'est typique pour la participation. Je pense qu'effectivement les pistes qu'on a évoqué une meilleure organisation, ce que vous avez évoqué madame la présidente sur des parcours de soins mieux définis, sur la mutualisation des dépistages et cetera sont des pistes vraiment vraiment très intéressantes. Pour la partie d'accès au aux thérapies innovantes, le 68 % de d'anticancéreux remboursés.

D'une part pour moi c'est très et don je discute énormément, j'adore travailler avec les associations de patients, c'est très inspirant pour moi. Euh et certaines qui sont euh euh très battantes effectivement euh d'une part pour moi, il y a une fracture entre la perception de nos concitoyens et donc c'est vrai à la fois pour le dépistage et pour l'accès aux thérapies innovantes entre la perception de nos concitoyens de qu'est-ce qu'on leur donne et la réalité. parce qu'en fait en France, on est quand même super bien traité euh globalement jusqu'à aujourd'hui.

Et quand on regarde nous les données qu'on a par exemple sur ma notre grosse cour de 40000 femmes qui ont un cancer du sein métastatique dont je vous parlais et se donner de vraie vie, on est très très bon en terme de d'espérance de vie et cetera. Cette courte, elle nous permet de surveiller comment grâce aux investissements qu'on fait au fur et à mesure, l'espérance de vie après un cancer métastatique s'améliore. Donc globalement, on est bon et globalement l'accès aux médicaments essentiels est bon.

Euh et donc je pense qu'il faut pas s'arrêter au chiffres parfois. Euh et donc en général personnellement je suis relativement en accord ou très en accord même avec les décisions qui sont celles de l'HAS. Je trouve qu'elles sont généralement raisonnables, mais à nous de d'être plus pédagogique, d'expliquer aux personnes les enjeux, d'expliquer qu'effectivement la réalité c'est ça.

Vous avez accès à énormément de choses. La médecine de précision, il y a un accès aujourd'hui. On peut accéder sur tout le territoire de la médecine de précision où qu'on soit. on fait une prise de sang dans le labo du coin, il est euh le le tube est envoyé, enfin il y a des choses qui existent et donc peut-être qu'on n'est pas du tout assez pédagogique pour expliquer expliquer les choses.

Après bien évidemment, un cas travaille avec l'HAS et je pense qu'on a besoin d'une analyse d'impact de est-ce que quels sont les enjeux et quel est l'impact si on a accès plus ou moins tôt à certains médicaments, s'il y a un remboursement ou pas. Euh et évidemment, on a envie d'être un pays dans lequel on a accès à beaucoup de choses, mais il faut être raisonnable. Euh l'exemple de l'Allemagne, en fait, il est tronqué parce que c'est un un accès, on le sait bien qui est c'est juste un affichage et c'est tronqué derrière.

Non, je pense on a besoin de suivre ça, d'analyser de modélisation économique. J'en ai pas parlé mais c'est vraiment un des enjeux pour moi. Avoir une bonne modélisation, des bonnes analyses à tous les étages euh de la prévention jusqu'au aux phases très avancées de la maladie, c'est critique pour pouvoir informer nos concitoyens, pour pouvoir discuter tous ensemble et cetera.

Pour l'accès aux essais cliniques, oui, il faut faire des efforts. Donc là, il y a des efforts qui sont en train d'être fait. On est assez nul, vous l'avez dit, par rapport à à l'Espagne en terme de rapidité, d'ouverture de d'un certain nombre d'essais cliniques.

Euh et du coup, on n'est pas très compétitif et puis en terme d'accès, il y a un certain nombre d'efforts qui ont été faits. Euh ça s'est beaucoup amélioré mais on a besoin de faire encore mieux. C'est d'avoir quand même des c'est très difficile si on a une maladie avancée de faire 800 km souvent toutes les semaines pour avoir accès à un traitement innovant.

Dans tous les cas, même si on n'est pas aux États-Unis, on a un reste à charge qui qui est élevé. Euh et donc je pense qu'on doit aller encore plus loin en terme de d'accès aux essais cliniques, encore plus loin pour informer les professionnels. Mais on l'a vu, ça a été vraiment crucial dans les dernières années en informant les patients eux-mêmes de l'accès.

Euh on a considérablement amélioré les choses dans une euh comment dirais-je ? coordination entre les patients et leurs cliniciens. Aujourd'hui, en tant que clinicien, on doit être modeste.

Les gens arrivent, ils connaissent des choses et parfois ça arrive qu'ils connaissent une chose qu'on ne sait pas parce que ils ont accès à Claude, à Chat, GPT et que sais-je encore parce que les associations les informent et parfois les patients peuvent être au courant de l'accès à une étude clinique que leur clinicien ne connaît pas. C'est pas grave. Et au contraire, les patients sont là bien évidemment pour s'occuper d'eux-mêmes et nous et nous aider nous aussi à progresser.

Et je pense qu'il faut que les les oncologues comme tous les médecins se se rendent compte de ça aujourd'hui. Et donc, on a on a un enjeu de d'autonomie là-dessus. Euh euh pour avancer dans les questions, ensuite, on a parlé avec vous, monsieur le sénateur de la de la Guadeloupe.

Euh et en fait effectivement, en Guadeloupe, on a une grosse problématique d'accès aux soins actuellement et on a cette problématique majeure de la de la chlore déconne avec le le risque de cancer de la prostate. C'est pas la seule problématique, mais elle est vraiment émergente. Donc comme on a dit en fait, on a cet investissement qui est très important de l'INCA.

Il y a un lien très fort actuellement entre l'INCA, en particulier avec Jérôme Viguier qui était ancien directeur de d'ARS de Martini, qui connaît vraiment bien le la situation locale et qui est et qui travaille à l'INCA. On a un lien très très fort et il y a des choses qui sont en train de se construire. Euh encore une fois, je mettrai vraiment mon énergie parce que c'est important pour moi parce que j'ai des collègues très proches, des amis qui travaillent en Martinique et en Guadeloupe euh parce que je vois arriver à Gustave Roussi beaucoup de patients qui sont déplacés dans des situations souvent voilà psychologiquement et socialement bien difficiles et que je trouve ça absolument anormal.

Je mettrai toute mon énergie à ce que ça s'améliore considérablement dans les années qui viennent. Et euh les dernières questions sur cette première salle consid était votre commentaire, merci d'être venu sur un cet aspect participatif qui me qui me tient particulièrement à cœur. J'ai appris à quel point la participation c'est le dialogue avec les patients, pas seulement au quotidien, cette alliance thérapeutique, c'est chose qui m'a nourri depuis 36 ans.

Ce que me donnent les patients, les patients nous donnent temps, vous savez bien. mais aussi la participation, l'intelligence collective qu'on peut avoir quand on travaille avec des patients, c'est incroyable. Et donc quand on travaille à plusieurs, on est toujours infiniment plus intelligent.

Quand on travaille à plusieurs avec des regards aussi aussi croisés, c'est encore plus incroyable. Et donc pour moi, ça doit être l'ADN, un des ADN de l'INCA que cette participation, c'est déjà en partie le cas, mais je pense qu'on peut faire bien mieux. Vous m'avez aussi fait un commentaire sur l'Europe et euh je suis absolument persuadé bien évidemment que l'Europe c'est c'est crucial.

Il y a un certain nombre de pays avec lesquels nous pourrions faire des alliances assez fortes dans les années qui viennent sur certaines problématiques qu'on peut avoir ponctuellement en commun. À la fois avec les Anglais qui sont très bons sur la prévention, sur la santé publique, l'épidémia. Franchement, ils sont incroyables à la fois avec les Allemands sur leur structuration, leur organisation des soins et cetera.

À la fois avec les Néerlandais qui ont une vision de l'économie de la santé qui est qui est assez intéressante, complémentaire de la nôtre, avec qui on travaille beaucoup à la fois avec les pays nordiques avec qui je travaille beaucoup. Moi, j'étais dans le l'advisory board du Carolinka à Stockholm par exemple et qui ont des pistes d'organisation des soins mais aussi de la prévention qui sont qui peuvent nous nourrir énormément et aussi sur le plan des registres parce que bon évidemment ils sont assez bons sur les registres bien que ça ne soit pas si simple que ils n'y paraissent chez eux non plus. Euh c'est pas aussi merveilleux qu'on croit vu de l'extérieur mais euh voilà.

Et donc l'Europe, merci beaucoup. Je pense que c'est c'est fondamental. Euh vous avez posé une question vraiment très importante sur euh j'ai parlé de participation euh privée au financement de la recherche et quand je parle de participation privée, je parle à la fois de des associations euh mais aussi des messenes évidemment avec Gustav Russi, je connais bien ce financement de messen et ce financement de messena doit être absolument un financement en indépendance totale.

En aucun cas, l'incar ne sera directement financé, ni même ne fera des partenariats euh qui seraient, entre guillemets contre nature avec euh des groupes économiques ou autres qui pourraient être euh avoir un jeu de lobby. Donc ça c'est absolument impossible. Euh mais par contre, il y a un certain nombre de de euh d'incitations euh à s'adosser à une stratégie de financement de la recherche qui peut intéresser des messes.

Si on dit voilà, ça serait bien en France, on est on est très bon là, ça serait bien que les mess envie, ils investissent plutôt là-dessus et cetera. Et il y a un certain nombre de partenariats qu'on peut avoir potentiellement dans des domaines émergents intelligence artificielle digital où on voit bien que le les partenariats publics privés sont bons et on parle pas forcément là ou pas du tout même de partenariat direct de l'INCA sinon ça serait du du travail probono potentiel mais plutôt d'inciter à des partenariats publics privés dans les financements pour pouvoir aller plus rapidement et cetera donc évidemment l'indépendance c'est vraiment quelque chose de critique qui doit être surveillé, maintenu et et auquel je serai extrêmement attaché. Ensuite, dans vos vos points très pertinent, vous avez parlé des enjeux environnementaux et industriels en particulier.

Effectivement, les enjeux sont très importants. Oui, c'est vraiment très important pour l'incar. Du coup, on l'a mentionné dans à divers niveaux.

Euh, il y a un travail à faire sur comment est-ce qu'on anticipe sur les enjeux environnementaux, quelles sont les questions qu'il faut traiter en urgence, comment on doit les prioriser, comment on doit garantir et être un partenaire critique pour garantir la santé des Français. Et les choses sont différentes selon les âges. On va avoir maintenant des données et l'INCK à financer et l'ANR a financé des grosses coortes transgénérationnelles qui sont très importantes en France. la courorte E4N E3N par exemple, on va avoir des données qui vont nous permettre de savoir à quel point les expositions très tôt dans la vie et même dans la génération d'avant ont un impact sur les générations suivantes qui vont guider nos politiques de santé.

Donc là, on attend de la corde constance de nutriet de santé de E3N E4N ces gros investissements qui ont été faits. On attend l'arrivée de beaucoup de données. Il y a aussi l'INCA finance l'IARC.

La France finance la le centre international de recherche contre contre le cancer qui produit des données extrêmement importantes actuellement. Et donc à nous de bien savoir quelles données vont arriver, comment on anticipe et comment on discute avec vous de ce que doivent être les questionnements politiques sur ces sur ces questions. Et votre votre point euh votre dernier point concerné le registre et pour moi le registre j'en attends autant que vous.

Je suis pas sûr que il nous donnera réponse à toutes nos questions, surtout sur les parties épidémiologiques. Qu'est-ce qui a le créer le cancer de chaque personne ? Ça va être plus difficile.

Mais je pense que là euh euh et je vais voir encore une fois les choses de vraiment plus près et c'est vraiment quelque chose dans lequel je vais m'impliquer ce registre parce que pour moi c'est vraiment un air de la guerre. Euh il est fait un pour l'instant pour conserver les registres existants qui sont une mine d'or qu'on va pas détruire. on va pas casser le les choses qui fonctionnent et deux pour intégrer vraiment intelligemment avec les outils d'aujourd'hui sans que ça coûte une fortune d'autres données complémentaires.

En fait aujourd'hui, il y a des données dia de de modèle large language model, je trouve plus le mot en français qui nous permettent de récupérer des données hospitalières à grande échelle, des données diverses évidemment avec la surveillance de l'acnil et en respectant le les droits des personnes bien sûr, mais qui peuvent faire qu'on va faire un registre pas tout à fait de la façon dont on le faisait il y a quelques années, mais qui va quand même être très pertinent. Et donc encore une fois, je pense qu'on veille, on doit veiller absolument à ça et je pense que l'INKa doit venir régulièrement vous voir. C'est un sujet qui vous tient tous à cœur je pense.

Euh et moi, j'adorerais venir régulièrement discuter avec vous de où on en est sur les dépistages, sur euh une prévention plus intelligente sur les territoires d'outre mer, sur les enjeux environnementaux et sur le registre. Ça va être vraiment critique. Merci madame.

Je vois que le temps passe donc je vais essayer de demander à mes collègues d'être précis et concis. Donc c'est la parole est à Émilienne Pumirol. On me demande d'être rapide.

C'est là que je sais pas me débrouiller. Merci. Je vais être très très brève parce que vous avez déjà balayé, j'allais dire, l'ensemble du spectre et toutes vos réponses sont hyper intéressante.

Merci pour votre enthousiasme, votre passion. Euh un peu baisé, je dirais par le fait que ayant travaillé à Russie, vous avez quand même si vous bien euh parlé de des différences territoriales, des iniquités territoriales, euh c'est vrai que c'est votre expérience à Russie qui qui vous donne cet enthousiasme. Donc du coup, j'ai j'ai très peu de questions puisqu'on on a on a déjà balayé tout le spectre simplement sur le thème de la prévention.

Je crois que vraiment il faut qu'on arrive à à changer de paradigme dans ce pays et qu'on ne soit pas que dans le curatif. Il faut vraiment et et je voulais insister sur moi aussi sur le la santé environnementale, le cetera, les les euh les conséquences hein, j'allais dire de de du monde en général dans lequel on vit. Euh vous imposez l'enjeu de la finance de la soutenabilité financière.

Effectivement euh c'est un des problèmes puisque vous l'avez dit hein, les dépenses euh sur en cancer représentent vous dites je crois 13 % de des dépenses de CQ et sont en augmentation fréquence. Ça soulève le prix euh le problème du prix aussi du médicament en train de on va finaliser notre travail sur le rapport justement sur les innovations thérapeutiques et lailité financière. Je crois que c'est vraiment un enjeu important.

Et puis euh sur la recherche euh je crois que vraiment là aussi c'est un domaine où il faut investir. Investir dans la recherche aujourd'hui, c'est c'est effectivement améliorer l'avenir pour pour tout le monde. Bon, je regarde parce qu'on a l'impression, on vous a posé des questions comme si l'enka pouvait tout et [rires] vous êtes là chargé de nous résoudre tous nos problèmes et et je crois que c'est enfin c'est pas votre rôle non plus quoi hein de merci pour tout le travail que vous faites mais l'incant ne peut pas tout et et je voudrais juste donner un exemple en en en terme de prévention il me semble quand même qu'on a besoin aussi d'un engagement du ministère de la santé et j'allais dire non pas en silo hein mais dans l'interministériel pour tout ce qui concerne la prévention c'est on a bien voté l'autre jour une PL sur les maladies cardio neurovasculair c'est très bien mais c'est quand même qu'un petit bout de la lorniette euh qualifé n'est pas là il va il va pas me gronder euh solidaire euh enfin c'est c'est juste Voilà, un petit élément, je crois qu'on a vraiment besoin d'un engagement de l'INC, on le sait, vous le faites, mais un engagement aussi politique beaucoup plus important.

Voilà, donc j'ai pas de questions spécifiques, vous avez déjà répondu à toutes les questions. Merci Émilien. La parole est à Corine Hbert.

Merci monsieur le président. Merci docteur pour à la fois la qualité de votre exposé, la qualité de vos réponses. Parfois, on se désolé un peu euh la qualité des réponses qui sont apportées à nos questions.

On pourra pas vous faire ce reproche. Merci infiniment pour votre professionnalisme et votre parfaite connaissance des sujets bien évidemment. Juste peut-être une question sur le développement de molécules contre contre les maladies rares.

L'Institut Gustave Roussi donc que vous connaissez parfaitement bien a pu mettre au point un médicament contre le cancer nut, un cancer rare et très très agressif. Cet exploit a été réalisé en 6 mois parce qu'un laboratoire qui ne commercialisait plus le médicament acceptait de le mettre à disposition des équipes de recherche de l'Institut Gustave Boursi qui est aujourd'hui le seul à fabriquer ce médicament. Donc c'est à la fois une chance évidemment pour le les patients mais ces patients sont évidemment puisqu'on parle de cancer rare, ils sont peu nombreux.

Alors ma question elle est en fait elle est double. Quelle piste proposeriez-vous pour soutenir la recherche sur des molécules aussi rares ? Et pensez-vous qu'il faille faire évoluer le modèle d'évaluation des médicaments qui exige aujourd'hui des essais de phase 3 réalisés sur de grande cortes, ce qui est quasiment impossible pour les cancérats ?

Voilà, je m'arrêterai là et encore merci d'avance pour votre réponse. [raclement de gorge] Merci beaucoup. La parole est à Élisabeth Don.

Oui, merci monsieur le président. Je vais ajouter mes louanges à ceux de mes collègues parce que c'est passionnant de de vous écouter, d'écouter votre expertise d'abord et puis surtout euh vos votre enthousiasme à pour les les ambitions que vous avez pour pour l'incar. Moi, j'ai une question parce que j'ai été euh comme destinataire d'un courrier d'un urologue de mon territoire.

J'habite le département de la Mayenne et il est chirurgien cancérologue et euh il m'alerte en fait euh il souhaite attirer mon attention sur l'augmentation de l'incidence des cancers dans son activité, en particulier chez les agriculteurs et par là même vous alertez sur les risques sanitaires majeurs liés à la contamination de notre alimentation par les métaux lourds et plus particulièrement par le calmium. Et euh comment euh comment peut-on aujourd'hui répondre justement à la préoccupation de nos médecins, de nos chirurgiens, de nos cancérologues qui s'interrogent effectivement et sur l'alimentation et sur l'environnement de de leurs patients. Euh est-ce que les registres suffiront ?

J'ai entendu parler de mobilisation générale dans vos propos tout à l'heure en terme méthodologique. Est-ce que il y a une capacité à l'incar à mobiliser tous les professionnels de santé pour qu'il remontent suffisamment toutes les informations pour qu'on puisse avoir effectivement quelque chose qui qui nous aide nous en tant que en tant que législateur parce que voilà, on on on se heurte parfois un manque de données consolidé et on entend par ailleurs cette inquiétude des des médecins. Donc est-ce que cette mobilisation générale dont vous parliez c'était celle des professionnels de santé ?

Merci docteur. [grognement] Merci. La parole est à Chantal de Sein.

Merci monsieur le président. Merci madame pour votre engagement et votre enthousiasme. Je voudrais poser la question de mon collègue Kalifé Kalifé qui a dû partir avant la fin de cette audition.

Un rapport de la Cour des comptes publié en janvier 2026 sur la prévention et la prise en charge du cancer du sein en France pointe du doigt le non persistant par les établissements de santé des seuils d'activités exigés pour pouvoir pratiquer de la chirurgie du cancer. Pour les cancers du sein, environ 10 % des établissements de santé ne respecteraient pas le seuil minimal de 30 sé jours par an. Or, je rappelle que ces seuils ont une utilité puisqu'ils répondent à des impératifs de sécurité du patient et de qualité des soins.

Comment expliquez-vous cette situation ? Comment améliorer le respect de ces seuils ? Et faudrait-il envisager de les faire évoluer ?

Je vous remercie. Merci. Et enfin, la parole est à Laurence Müllerbron.

Merci monsieur le président. Euh, merci madame. Chute, pardon. [rires] Merci madame pour votre connaissance qui prête à l'admiration et je me dit que votre connaissance est tellement vaste que vous avez aussi certainement un regard, une une analyse concernant les dépistages, leurs enjeux, on en a beaucoup parlé, mais les dérives qui peuvent aussi exister, vous l'avez un petit peu pointé avec l'âge de dépistage de par les mammographies.

On le sait bien, le cancer représente un marché colossal d'une part et c'est une maladie qui est extrêmement anxiogène d'autre part et donc c'est une maladie, vous l'avez dit tout le monde est d'accord qui dont la fréquence augmente partout dans le monde. On pense qu'un européen sur tro développera un cancer dans sa vie. Alors l'idée c'est que le dépistage n'est pas réellement une prévention.

Il y a beaucoup de scientifiques et de médecins qui nous en parlent aujourd'hui. Je me permets hein de de se poser cette question un petit peu en décalage avec tout ce qu'on a entendu, mais que n'est pas une prévention à proprement parler. La prévention c'est autre chose.

C'est la façon Oui, tout l'environnement, la façon de se nourrir, la façon de se déplacer, de faire du sport et cetera, mais c'est l'anticipation d'une anomalie qui est déjà présente et que finalement on va on va dépister. Alors, il y a quand même beaucoup d'études qui disent euh que l'augmentation, le surdiagnostic, on en parle hein, et particulièrement la question c'est on l'a entendu souvent, faut-il diagnostiquer le cancer du sein chez les jeunes femmes en dessous de 40 ans qui y a il y a cette tendance à vouloir le rendre systématique et selon l'étude du centre international de recherche du cancer du sein, publié déjà par le lancette, si on parle par exemple de du cancer de la thyroïde. Il y a eu une augmentation exceptionnelle, spectaculaire de ce cancer depuis qu'on le dépiste dans plusieurs pays et sans véritable retentissement bénéfique sur la mortalité.

Chez les femmes, le surdiagnostic est évalué en France par les auteurs, donc qui centre international de recherche sur le cancer à environ 83 % ce qui représenterait en chiffre brut 25000 patientes. Alors autant de femmes opérées, on se dirait peut-être que on ne les aurait pas opéré si elles avaient pas été dépistées. Donc voilà des questions en disant le dépistage, oui jusqu'où ?

à quelle à quelle fréquence puisqu'on sait que la mammographie elle peut avoir des effets aussi qui peuvent irradier trop souvent. Voilà un sujet qui existe he qui et que je vous j'imagine que vous avez votre interprétation, votre idée là-dessus. Merci.

Je vous laisse répondre madame. Merci beaucoup. Merci pour tous ces points très complémentaires de tout ce que nous avons discuté jusqu'à présent.

Euh sur vos premiers points, madame la sénatrice. Euh d'abord une chose, je voulais juste dire que l'INCA n'est pas seul euh à décider et à agir et un des problèmes de l'INCA et on va y revenir sur la question des seuils par exemple, c'est que l'INCA fixe les seuils n'est pas en charge de faire appliquer les lois et donc ne peut pas faire les contrôles. Et c'est une c'est une vraie problématique.

Ça a été effectivement relevé par la cour des comptes mais voilà et donc l'INCA n'est pas seul et a des partenaires avec qui il travaille de façon très rapproché qui sont la CNNAM, l'AS, la NSM et cetera. Donc beaucoup d'actions, l'INCA ne peut pas faire tout ça comme vous le soulignez, tant de choses tout ça. Mais je pense que l'INCA a vraiment ce rôle de coordination assez unique qui est très transversal entre les soins, la recherche, l'organisation qui va très loin.

C'est un modèle assez emblématique sur le cancer. Ça avait été vraiment créé pour ça probablement pour être un modèle aussi pour d'autres pathologies potentiellement et vraiment pour une problématique de santé publique majeure. Donc à nous de continuer à faire en sorte que cette uncas soit assez on va dire transformant sur le plan de notre système de soins.

Un autre aspect, effectivement, j'ai passé ma vie à Gustave Roussi depuis un certain temps, mais je voulais dire que la les échanges et se nourrir de ce qui se passe dans les territoires, c'est quelque chose qui a qui existe dans les deux sens parce qu'il y a pas les bonnes pratiques qui sont définies avec Gustave Roussi et les mauvaises qui va les transférer ailleurs. Je suis pas sûr qu'en organisation des soins, par exemple, mon centre soit absolument le meilleur au monde. Et il m'est arrivé par exemple quand mon père était hospitalisé pour un concert à l'hôpital d'Osser de d'identifier des des des petits des petites choses d'organisation des soins que je trouvais assez extraordinaires que j'ai rapporté à Gustave aussi.

Et donc les échanges entre les territoires, entre les organisations, la capacité que euh donc les bonnes pratiques, c'est pas seulement qu'est-ce qu'on doit faire, c'est aussi comment on doit le faire. Et donc si on disait tout à l'heure qu'on devrait aller jusqu'à dire qui doit faire quoi, il y a aussi le comment on doit le faire qui est assez important. Et en fait à chaque fois qu'il y a une pratique qui est qui est qui fonctionne bien, qui est pertinente, qui même génère de l'efficience, je pense qu'elle doit être partagée.

Et ça c'est quelque chose qu'on a sur lequel un cas n'a pas trop agi pour l'instant. se nourrir de ce qui se fait ailleurs, c'est vraiment très important euh quel que soit le le système. Merci pour votre votre vos commentaires sur l'environnement, la soutenabilité, la recherche, ce que je voulais dire et vous avez mentionné la prévention et je suis totalement d'accord avec vous, la prévention c'est pas que l'affaire de l'inca certainement pas.

C'est bien plus c'est bien plus large que ça mais c'est pas du tout que l'affaire du ministère de la santé. Et ça a été très bien écrit pour moi dans le le rapport du haut conseil de santé publique de de l'été dernier. La prévention doit être dans toutes les politiques et ça c'est vraiment une chose majeure en fait.

Un peu comme l'environnement. Je pense que demain on doit penser on pense environnement dans toutes les politiques. Il faut qu'on pense prévention et santé dans toutes les politiques et ça va nous aider énormément.

Donc j'espère que c'est cette vision du haut conseil sera quelque chose qui qui ira plus loin et de mon côté, j'essaierai de de m'y employer. Euh ensuite, madame la sénatrice, vous avez parlé de euh de de maladie rare. Effectivement, cet exploit qui a été conduit à Gustave Roussi de transposer un médicament.

Effectivement, ça ça repose sur une alliance. En fait, c'est plusieurs années de recherche pour identifier la biologie du cancer. ce qui permet ensuite de croiser avec l'efficacité d'un médicament.

Aujourd'hui, quand même nos moyens d'aller vite euh sont décuplés et donc à nous, encore une fois, c'est un exemple sur lequel on pourrait investir en se disant comment on fait pour faire ça ? Et avec l'intelligence artificielle, on peut aller beaucoup plus vite pour screener des banques de données biologiques et cetera et screener de l'autre côté des médicaments qui pourraient correspondre avec des données virtuelles. Donc je pense qu'on pourrait être capable bien plus souvent dans les prochaines années de trouver ce type de solution.

Mais effectivement là, ça va faire appel à des essais cliniques qui ne sont pas du tout les essais cliniques traditionnels la grande étude randomisée à 53000 patients dans 6 pays. Non. Euh et donc là, il faut aussi une intelligence et peut-être euh une discussion assez forte avec la NSM qui est déjà très sensible à ça et la HAS sur comment quelles sont les pistes pour qu'on avance vite sur cette partie-là aussi.

Et en fait là, les données de vraie vie vont être vraiment très importantes parce que on a déjà vu, il y a pas mal d'expériences là-dessus. En France, on a pas mal publié sur le sujet. Les données de vraie vie, si elles sont recueillies en temps suffisamment réelles, elles vont nous permettre de créer des bras synthétiques.

C'est qu'on a une corte de patient, on va mettre les les les mêmes patients dans une courte de données de vraie vie et ça va nous faire une sorte de pseudorandomisation qui va avoir et on ça a déjà été démontré de façon forte l'équivalent ou le quasi équivalent d'une étude randomisée. La force sera pas toujours aussi bonne mais pratiquement. Et ensuite les données de vraie vie, elles nous permettent aussi de voir que à postériori quand on a on a mis un médicament sur le marché et ben effectivement il fonctionne comme on avait prévu qu'il fonctionne.

Donc je pense que là il y a on a des on a des leviers et le registre doit nous aider à avancer considérablement concernant ça. euh pour la Mayenne, [rires] l'urologue de Mayenne. Effectivement, alors c'est toujours une problématique, on est saisi très souvent et vous devez l'être beaucoup par des personnes, des patients et aussi des médecins et et la mobilisation générale, c'est les professionnels de santé mais aussi les citoyens euh par une remontée de données.

Parfois, on a l'impression que dans son village ou nous en tant que médecin, moi j'ai tout le temps des impressions et par exemple, je me dis à Gustave aussi les femmes qui ont un cancer du sein, il sont de plus en plus jeunes. Il faut toujours se méfier un peu de voilà parce que moi je suis susette de la loge, on voit toutes les femmes jeunes parce que j'ai une expertise sur les femmes jeunes. Non, je veux pas déigner de ce que donc je pense qu'on doit toujours être alerté que les remontées des citoyens, elles sont très importantes parce qu'elles identifient souvent des problématiques.

Mais voilà, notre on sait que notre intuition, elle est pas toujours une exactitude. Et à nous de savoir où on va trouver les données. Et malheureusement, le problème de du registre, c'est qu'il va pas être capable d'aller dire les registres en général ou l'assurance épidémiologique en particulier, plutôt le contraire, vont pas être capable à une échelle d'un d'un tout petit microcosme d'être très pertinent.

Et donc si jamais il y a une problématique qui est remontée qui paraît quand même euh suffisamment pertinente, les mécanismes pour faire en sorte qu'on on essaie de faire plus que juste un registre ou les registres existants, on doit essayer de les mettre en place avec le coût que ça représente. Et là souvent les professionnels vont être d'accord de se mobiliser en disant voilà on a observé ça, est-ce que vous pouvez remonter vos données ? Et et là, il y a une collaboration qui est assez intéressante.

Ça peut pas être pour tout tout le temps, mais ça fonctionne pas bien. Ça fonctionne plutôt bien. Le [grognement] 4è point, c'était sur la la cour des comptes effectivement et son rapport en janvier 2026 et le non respect des des seuils.

Euh globalement, les seuils sont respectés. Actuellement, il y a des travaux en cours pour les monter puisque on a quand même des données de plus en plus probantes pour mont pour montrer à quel point les seuils de certaines activités sont dépendantes de sont associés au pronostic et mais il faut faire attention c'està-dire qu'en fait un seuil si on prend un seuil de chirurgie souvent ce seuil de chirurgie va être associé à un parcours de soins et souvent on occulte un peu ça c'estàd qu'en fait si on a c'est pas que le chirurgien qui est super bon ou un centre qui est super bon c'est ce chirurgien ou ce centre qui sont associés aussi un parcours de soin. Donc je pense qu'il faut garder une logique de parcours.

Les seuils, c'est bien mais c'est un peu brut parce queil y a pas que le sinon je serai pas là. Moi j'ai passer mon toute ma vie à faire de l'oncologie pas du tout chirurgicale. Il y a pas que le chirurgien ou il y a pas que l'oncologue et cetera.

Et donc euh et je pense qu'il faut qu'on réfléchisse à des seuils un peu combinés mais surtout de on peut avoir un seuil à un endroit, on peut être on peut être très bon sur la chirurgie à un endroit mais par contre on va pas être bon sur la prise en charge oncologique et donc il faut qu'on s'assure que les gens aient des parcours de soins euh qui soient pertinents. Donc il y a là il y a une petite subtilité sur lequelle l'INCA doit se pencher dans les dans les dans les prochains mois ou années sur aller un peu plus loin que quelque chose qui est assez brut au départ. Néanmoins, je pense que voilà, il y a des données, les seuils, c'est quelque chose d'important et qu'il va falloir respecter.

Et donc euh à nous de discuter avec ce rapport, ça a déjà été fait avec les autorités compétentes pour voir comment on fait respecter les seuils. Souvent les ARS après vont discuter, il y a quand même les ARS sont beaucoup saisis de ces problématiques. Il va y avoir une discussion et parfois ça va être transitoire et cetera.

Et ça dépend, vous savez beaucoup de voilà des professionnels de santé qui partent en retraite, sont pas remplacés. Du coup, le seuil n'est plus atteint. Le temps de former quelqu'un, il faut pas forcément euh voilà tuer l'œuf avant la poule.

Enfin, faut bien réfléchir. Il peut y avoir des problématiques très particulières sur un territoire et cetera. Euh le point suivant, c'était sur les dérives des dépistages.

Et en fait, il y a il y a les dérives et il y a les inconvénients, on va dire, le rapport bénéficie. Les dérives, c'est en en santé, il y a des dérives, c'est-à-dire, on le sait tous, malheureusement, c'est horrible pour tous les gens qui sont des professionnels de santé. Euh euh il y a des gens qui font n'importe quoi, ça peut arriver.

Euh euh qui surcôtent, qui vont avoir tendance à à euh à faire du dépistage en dehors, du dépistage organisé pour pouvoir facturer et cetera. Ils sont peu nombreux. Globalement en France, l'ensemble des des professionnels de santé sont assez incroyables.

Pour moi, ils jouent le jeu assez énormément. Mais voilà, il peut y avoir des dérives aussi diagnostiques. Et après sur cette une des dérives, et on a toujours eu des dérives, c'est-à-dire qu'on a toujours opéré énormément d'apend d'apendicide pour rien.

Après, on a opéré des des amis d'alectomie pour rien, mais ça, on s'en rend compte à postériori. Et alors là, la thyroïde en France, il y a pas de dépistage de la thyroïde. forte heureusement parce qu'effectivement si on dépules de la thyroïde, on sait très bien que ça sert absolument à rien et que on va énormément créer de morbidité, avoir des coûts énormes alors que ça sert à rien.

Et donc moi je j'essaie de lutter même contre certains centres de soi-disant bilan et cetera qui font des échot thyroïdiennes parce que c'est une hérésie en fait ces centres euh ils desservent les personnes qu'ils prennent en charge en faisant ça. Il faut vraiment faire attention à ça. Et donc en France, je pense qu'on est bien sensibilisé à ça.

Et voilà, c'est souvent les dépistages vont être plutôt des plaintes cliniques, il y a des symptômes. Et là, on va faire voilà, on va faire du diagnostic en un jour par exemple. On fait une cytologie, c'est très simple et il y a pas de chirurgie de la thyroïde.

Donc au contraire, on a plutôt grâce à ces pratiques récentes diminuer les chirurgies de la thyroïde. Et effectivement, je pense que l'augmentation d'incidence de cancer de la thyroïde dans les 20 dernières années, elle été en partie faussée par ça, même en France. Voilà.

Après, il y a la question du rapport bénéfice risque et malheureusement comme tout soin euh il y a toujours des avantages et des inconvénients. Et donc ça c'est dans le traitement des cancers, c'est très important. Dans la prévention des cancers et le dépistage en particulier, c'est encore plus important.

Le dépistage, c'est de la prévention secondaire. Effectivement, c'est pas une prévention de réduction de risque, mais l'OMS considère le dépistage comme une des préventions. On peut on peut discuter ça, je suis d'accord avec vous.

Voilà, dans le concert du sein, c'est emblématique. C'est-à-dire que quand on fait des dépistages sur actuellement entre 50 et 74 ans, sur tous les cancers qu'on va identifier, sur 100 cancers qu'on va identifier, il va y en avoir entre 12 et 15 qui sont des surdiagnostics. C'est qu'on a diagnostiqué ce cancer alors qu'en fait il n'aurait jamais embêté la femme, elle aurait elle serait voilà décédé d'autres choses un jour et cetera.

Entre 40 et 50 ans, il y en a pratiquement pas. Avant 40 ans, il faut pas faire de mammographie de dépistage. C'est ultra délétaire.

Il y en a qui en font, il faut pas. Même chez les femmes à risogénétique où vous fait des IRM, pas des mammographies, ça irradie les seins. Il faut surtout pas.

Ouais, ça c'est clair. Euh voilà. Et donc le surdiagnostic problématique et qui est très liée à l'âge.

Plus on plus on vieillit, plus on a un risque de surdiagnostic et cetera. Euh et donc pour l'instant, on considère que le rapport au bénéfice risque, il est néanmoins favorable. L'autre inconvénient sont les faux positifs, c'estàdire dans 3 % des cas de mammographie, on va on va faire une biopsie alors qu'en fait c'était pas un cancer.

Donc ça c'est une problématique aussi. On considère aujourd'hui que c'est relativement acceptable mais les personnes doivent en être informées au préalable. Honnêtement ce qu'on aimerait mieux c'est que globalement on ait un rapport bénéficer risque soit encore meilleur.

Ça ne change pas le fait que il y a une diminution de mortalité par le dépistage qui est de 20 %. Moi, je rêverais que la diminution de mortalité soit bien meilleure que ça. Donc, soit on améliore le dépistage, soit on fait [grognement] la personnalisation qui va permettre pour les gens à haut risque, du coup, le rapport bénéfice risque est meilleur.

En cas de bas risque, du coup, il est meilleur aussi parce qu'il y aura moins d'inconvénients. Et l'autre [grognement] aspect, c'est par exemple pour le concerne de la prostate. À un moment, en France, on s'est mis à faire des dépistages de PSA alors que c'était pas autorisé. la cha l'a interdit ensuite et en fait on a doublé l'incidence de cancer de la prostate.

C'est redescendu et la prostate par contre on a développé dans le cancer du sein, c'est en train d'arriver, je suis désolée de ma réponse longue, euh des moyens en fait quand c'est un petit cancer qui a l'air pas méchant de le traiter de façon très simple, voire même de le surveiller. Voilà. Et dans le cancer du sang, on a énormément diminué les traitements.

Donc du coup l'impact devient moins important. Voilà, il y a il y a toutes ces pistes sur lesquelles on travaille qui existent déjà, mais c'est un point extrêmement extrêmement crucial. Merci beaucoup.

Désolé pour ma réponse. Attendez chers collègues parce qu'il y a encore un amendement qui nous arrive du gouvernement qu'on va devoir voir. Donc madame, nous vous remercions de vos réponses.

Votre nomination la présidence de Nec ne passe pas par un vote de notre part, vous le savez et nous aurons donc nous l'espérons l'occasion de vous rencontrer à nouveau dans le cadre de vos nouvelles fonctions. Merci infiniment. Merci à tous pour vos questions.