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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 septembre 2024 15 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

Nous souhaitons le respect de nos électeurs - Jean-Philippe Tanguy (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Vous arrivez de la Commission des Finances ?

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Vous siégiez à l'Assemblée. Vous vouliez commencer par ce qu'on a appris aujourd'hui sur une hausse d'impôts ?

  • 0:34FerméeRéponse partielle

    Si les contribuables les plus aisés ou les entreprises les plus profitables étaient mis à contribution, est-ce un motif de censure du gouvernement Barnier ?

  • 1:39RelanceRéponse partielle

    Point factuel sur les impôts : ceux qui sont collectés ont-ils augmenté ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Si on rehaussait la dernière tranche de l'impôt sur le revenu ou l'IFI pour les plus aisés, est-ce juste selon vous ?

  • 3:53FerméeRéponse directe

    Donc censure si hausse d'impôt non compensée par une baisse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiquePromesse
    « une baisse de la TVA sur les énergies, comme on propose. »
  • 1:35Invité politiqueChiffre
    « jamais sous M. Macron, les impôts n'ont été aussi élevés, entre 45 et 48% du PIB en impôts. »
  • 1:55PrésentateurFait
    « les impôts en termes de ceux qui étaient prélevés ont baissé depuis 2017. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « M. Macron s'était hélas distingué pour baisser les impôts de sa clientèle les plus favorisées. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « la hausse des taxes sur les énergies, le carburant, le fioul, le gaz, qui avaient provoqué les gilets jaunes. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « le carburant est toujours plus haut qu'avant l'arrivée de M. Macron. »
  • 8:08Invité politiqueChiffre
    « il faut trouver 110 milliards d'euros, c'est-à-dire à la fois les budgets d'économie, 110 milliards d'économie. »
  • 9:21Invité politiqueChiffre
    « 4 points de PIB. 4 points de PIB, ça représente en recette fiscale 50 milliards d'euros. »
  • 9:53Invité politiqueChiffre
    « le code de la construction a augmenté de 33% depuis l'élection de M. Macron. »
  • 10:27PrésentateurFait
    « Vous savez quand même que vous n'avez pas gagné les élections. »
  • 10:58Invité politiqueFait
    « Le critère, c'était le respect des électeurs du Rassemblement National. »
  • 11:40PrésentateurFait
    « Michel Barnier fait une entrée fulgurante dans le baromètre IFOP Paris Match. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy62 %
  • Présentateur38 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.

0:01
Jean-Philippe Tanguy

Bonsoir Monsieur Duhamel.

0:02
Présentateur

Merci d'être avec nous ce soir dans Tout le monde veut savoir, député Rassemblement National de la Somme. Vous arrivez de la Commission des Finances ? Absolument. Vous siégiez à l'Assemblée. Je voudrais commencer par ce qu'on a appris aujourd'hui, le fait que le Premier ministre Michel Barnier ait dit à ses interlocuteurs ces derniers jours qu'il n'excluait pas une hausse d'impôts pour, je cite, les contribuables aisés et les entreprises profitables. Alors l'entourage de Michel Barnier précise à l'instant qu'aucune mesure fiscale n'est envisagée à ce stade, tout en disant qu'il parle toujours de justice fiscale. Donc là-dessus, il va falloir sans doute que les choses soient clarifiées.

Très concrètement, Jean-Philippe Tanguy, si d'aventure les contribuables les plus aisés étaient mis à contribution ou les entreprises les plus profitables, est-ce que ce serait pour vous un motif de censure du gouvernement Barnier ?

0:44
Jean-Philippe Tanguy

Mais en fait, il y a une ambiguïté sur cette rumeur et sur ce que veut faire M. Barnier. Si c'est une mesure de justice fiscale, c'est-à-dire on impose davantage les plus privilégiés et les surprofits de certaines multinationales, en échange d'une baisse de la pression fiscale qui est très forte sur les classes moyennes et sur les classes populaires, par exemple, une baisse de la TVA sur les énergies, comme on propose. Là, M. Barnier aura notre soutien. Si par contre, c'est une hausse d'impôts de manière absolue, c'est-à-dire que la hausse sur ces entreprises n'est pas compensée par une baisse, on ne sera pas d'accord.

On ne sera pas d'accord et on ne soutiendra pas ce gouvernement et surtout pas cette forme de budget et on prendra, selon les annonces faites, les dispositions nécessaires. Mais on ne va pas alimenter ce qu'on appelle le tonneau d'anaïde de la dépense publique, c'est-à-dire toujours plus de dépenses, de déficits. Et on le voit bien, jamais sous M. Macron, les impôts n'ont été aussi élevés, entre 45 et 48% du PIB en impôts.

1:39
Présentateur

Alors, point factuel sur ce sujet, avant de continuer à préciser les choses avec vous, ce n'est pas tant les impôts qui ont augmenté que ceux qui sont collectés. C'est-à-dire que les impôts en termes de ceux qui étaient prélevés ont baissé depuis 2017. Là encore, ceux qui nous regardent pourront vérifier. C'est un point factuel.

1:55
Jean-Philippe Tanguy

Les taux faciales n'ont pas augmenté,

1:57
Présentateur

mais la masse des impôts sur le PIB a augmenté. Mais les impôts n'ont pas augmenté, pour être précis. Ça veut donc dire, c'est important, Jean-Philippe Tanguy, qu'il n'y a pas de tabou. Je laisse beaucoup rave pour ceux qui nous écoutent de dire aux gens que les impôts n'ont pas augmenté. Je sais que parfois les faits sont têtus, notamment au Rassemblement national, mais là c'est un fait. Juste pour que les choses soient claires, ça veut dire qu'il n'y a pas de tabou fiscal. S'il y avait certaines hausses pour les plus riches, les plus grandes entreprises, qui étaient compensées par certaines baisses d'impôts, là vous pourriez dire « Ok, ça fait partie de la justice fiscale, pourquoi pas ? »

2:25
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'est le programme de Marine Le Pen et l'Ordan Bardella aux dernières élections législatives. Plus de justice fiscale égale moins de prélèvements pour les classes moyennes et populaires, puisque nous avons toujours dit que M. Macron s'était hélas distingué pour baisser les impôts de sa clientèle les plus favorisées. Il avait accablé les classes moyennes et populaires, notamment la hausse des taxes sur les énergies, le carburant, le fioul, le gaz, qui avaient provoqué les gilets jaunes. Taxe qui à l'époque a été gelée, mais qui n'a pas été baissée.

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, par exemple, alors que le baril de pétrole est assez bas, le carburant est toujours plus haut qu'avant l'arrivée de M. Macron.

2:59
Présentateur

Prenons un exemple très concret. S'il s'agissait de rehausser la dernière tranche de l'impôt sur le revenu, ou par exemple d'augmenter l'impôt sur la fortune immobilière pour les plus aisés, par exemple au-dessus de 5 millions, 10 millions d'euros de patrimoine, vous qui vous targuez de représenter les classes populaires, là pour le coup, ça vous considérez que ça pourrait être juste, quelque chose de juste de réformer l'impôt de cette manière-là ?

3:19
Jean-Philippe Tanguy

Là où vous avez raison, c'est qu'on n'est pas, comment dire, comme la gauche, on ne dit pas que c'est le programme du Rassemblement National, rien. Il peut y avoir d'autres mesures qui vont dans le sens de la justice fiscale. Par contre, par exemple, si c'est toujours taxé plus les propriétaires, ceux qui ont une richesse enracinée en France, et jamais les revenus spéculatifs de la finance ou l'argent qui est investi dans des entreprises non françaises, on ne sera pas d'accord. Il faut aussi choisir ses cibles fiscales. On ne va pas quand même punir les gens qui investissent en France.

Il faut quand même plutôt sanctionner les investisseurs qui choisissent de faire sortir leur argent de notre pays.

3:53
Présentateur

Donc, pour que les choses soient très claires, censure si hausse d'impôt pas compensée par une baisse d'impôt. Absolument.

3:59
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que ça, c'est extrêmement clair, parce que ce serait ajouter des problèmes aux problèmes, et ce serait la continuité de ce que fait M. Macron depuis 7 ans. Est-ce que vous défendez toujours l'exonération d'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans ? Oui, tout à fait. Et Jordan Bardella avait précisé dans la dernière législative que ce serait limité à certains revenus, puisqu'on nous avait accusé de ne pas favoriser.

4:20
Présentateur

Oui, après avoir dit exactement l'inverse pendant plusieurs mois.

4:22
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais vous savez, quand une mesure n'est pas comprise, on peut l'améliorer. Nous, on n'est pas comme M. Macron ou d'autres, à s'enfermer, et à France, on a toujours raison. Mais c'était une mesure pour garder les talents, parce que le fait qu'on perde chaque année des talents français, des soignants, des personnes de restauration...

4:36
Présentateur

Vous aimeriez que ce soit repris par le Premier ministre, cette mesure ?

4:39
Jean-Philippe Tanguy

Oui, je pense que d'ailleurs, ça avait été reconnu par certains de nos adversaires à l'Assemblée nationale, pas par le gouvernement, mais lors de la dernière discussion sur le budget, d'autres députés, d'autres formations politiques avaient reconnu que la France perdait chaque année des talents et qu'il fallait trouver des moyens de les garder. Après, on peut discuter des mesures.

4:55
Présentateur

Le plafond, vous le mettez où ? Parce qu'on avait beaucoup parlé de Kylian Mbappé. Bon, je comprends que ça ne le concernerait plus si d'aventure vous mettiez effectivement un plafond. À quel niveau de revenu on se limite ?

5:06
Jean-Philippe Tanguy

Bon, oui, là, il faudrait regarder quel revenu serait adapté et où il n'y aurait pas d'effet d'aubaine. Mais à la base, on voulait le limiter par les mesures sur le rétablissement, la fin de la flat tax sur les revenus mobiliers et l'établissement d'un impôt sur la fortune financière. Donc ça concernerait le niveau de revenu qui aurait été frappé par ces deux taxes.

5:21
Présentateur

D'accord. Jean-Philippe Tanguy, une des images du jour en politique, c'est ce drôle d'alliage. Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances, et Charles de Courson, le rapporteur, presque main dans la main, allant à Matignon, il voulait obtenir ce qu'on appelle les lettres plafonds en vue de l'examen du budget, c'est-à-dire le budget de chacun des ministères. Ils en sont sortis bredouilles sans ces lettres de plafond précisément. Franchement, est-ce qu'il est vraiment choquant qu'un gouvernement qui n'est pas encore composé doive attendre encore quelques jours avant de pouvoir rendre ses arbitrages ? Est-ce que là, il n'y a pas une forme de politique spectacle ?

J'ai vu qu'à la Commission des Finances, vous souteniez Éric Coquerel et Charles de Courson.

5:58
Jean-Philippe Tanguy

Oui, absolument. M. Courson représente les valeurs du centre, M. Coquerel, le NFP, donc on ne peut pas les accuser d'être sur la même ligne politique. Mais là, ils ont défendu les droits du Parlement. En France, il y a une continuité de l'État. Le gouvernement n'est pas formé, mais l'État continue à travailler. Le gouvernement des missionnaires donne des instructions aux fonctionnaires. Donc le budget, il est en cours de constitution. Mais il n'y a pas de gouvernement ? M. Dieu, mais ce n'est pas vrai, ça. Ce n'est pas vrai que l'absence de gouvernement...

6:23
Présentateur

Vous demandez au Premier ministre de vous donner les arbitrages budgétaires alors que le gouvernement n'est pas formé.

6:27
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais vous pouvez faire les questions et les réponses.

6:30
Présentateur

Je ne fais pas les questions et les réponses, mais si les réponses ne sont pas très convaincantes, je vous permets de relancer.

6:33
Jean-Philippe Tanguy

Peut-être que ceux qui nous écoutent estiment que je suis plus convaincant que vous le pensez. Vous avez le droit. Moi, je vous dis qu'il y a une permanence de l'État, que les affaires continuent d'être suivies et que le budget est en train d'être constitué malgré le fait qu'il n'y ait pas des ministres de plein droit et qu'il est très naïf, permettez-moi de le dire, de croire que parce que des nouveaux ministres ne sont pas nommés, l'État n'a pas à continuer à avancer.

6:55
Présentateur

Et donc, on est vraiment, Jean-Philippe Tanguy, à... c'est une question de quoi ? 5 jours, 6 jours près ? Ça vaut le coup d'aller faire ce genre de... On n'est pas à 5 jours près, on est à 2 mois de retard, là, M. Duhamel. Ce qui, constitutionnellement, c'est reconnu par celles et ceux qui ont travaillé sur le sujet, le plus important, c'est que les parlementaires aient 70 jours pour examiner le budget. Pour le reste, il s'agit plus d'une forme de coutume que de quelque chose qui est inscrit dans le droit.

7:15
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas une coutume, un usage, si vous voulez. C'est qui consiste à ce que le parlement puisse travailler. La démocratie, c'est pas l'application d'un mode d'emploi ou l'application stricte de règles. Les règles sont là pour permettre la démocratie. Si vous pensez que le parlement peut travailler sur un budget en seulement 70 jours, je vous invite à venir en stage avec moi quelques jours, vous allez voir, vous passerez pas des bonnes nuits et vous verrez qu'on n'a pas le temps. J'ai le travail aussi, si. On n'a pas le temps. Non mais on peut prendre un peu de légèreté sur ce sujet, M. Duhamel, je pense que vous savez que c'était pas au premier degré, rassurez-moi. J'avais compris.

Bon, donc 70 jours, c'est peu pour travailler sur un budget, surtout si ce budget doit constituer une rupture par rapport à la dérive des finances publiques. Et excusez-nous, collectivement, parce que tous les groupes, sauf Renaissance et le Modem, ont quand même manifesté leur inquiétude, d'être inquiets, puisque c'est la deuxième année que le gouvernement a menti au Parlement sur le niveau du déficit et la trajectoire des finances publiques.

Et la situation est très grave, puisque je vous rappelle quand même que selon la Cour des comptes, il faut trouver 110 milliards d'euros, c'est-à-dire à la fois les budgets d'économie, 110 milliards d'économie, c'est-à-dire, excusez-moi pour que les gens se rendent compte, c'est à la fois le budget de tout l'enseignement et le budget des armées.

8:22
Présentateur

Justement, Jean-Philippe Tanguy, j'écoute attentivement les interviews des membres du Rassemblement national, aussi ce que vous écrivez sur la question des économies. Alors, il y a toujours l'immigration. Oui. Il y a toujours la remise en cause de la contribution française à l'Union européenne, à part ça.

8:35
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez fait l'impasse ? Non, j'ai proposé dans le délicitatif sur votre plateau à nombre de reprises, la suppression de deux échelons administratifs. C'est-à-dire ? On supprime les régions ? On supprime les régions et qu'on revient des intercommunalités à taille humaine sans la dérive de l'emploi dans un certain nombre de fonctions cadres qui n'ont pas servi à grand-chose.

8:53
Présentateur

Vous voulez des délais des régions au Rassemblement national, mais vous voulez supprimer les régions ?

8:56
Jean-Philippe Tanguy

Oui, non, mais si vous voulez, ça n'a pas la même conséquence. On peut avoir une organisation territoriale qui ne soit pas celle de l'État. Je veux bien qu'on rigole de tout et qu'on ne prenne rien au sérieux. Non, non, c'est sérieux. Mais moi, je pense que le millefeuille administratif et bureaucratique dans notre pays coûte très cher. Vous avez une étude très intéressante qui est sortie de Columbia qui estime la perte de PIB à cause de la surréglementation française. Eh bien, la France est le pays qui est le plus pénalisé pour la production de richesses à cause de la surréglementation. C'est 4 points de PIB. 4 points de PIB, ça représente en recette fiscale 50 milliards d'euros, M.

Duhamel, qu'on pourrait récupérer si on mettait de l'air... Donc, suppression des régions. Voilà. Et déréglementation. Ce sera une proposition du Rassemblement national. Je propose... J'espère que ce sera une proposition retenue lors de budget. En tout cas, c'est une piste sérieuse d'économie parmi d'autres. Mais ce qui compte, c'est ce qu'avait dit Jordan Bardella lors des législatives, c'est surtout la débureaucratisation de notre pays. Prenez la crise du logement.

9:44
Présentateur

Oui, ça pardon, Jean-Pierre Tanguy, mais c'est ce qu'on entend à chaque fois. C'est que dès qu'au fond, il suffirait de supprimer les normes

9:47
Jean-Philippe Tanguy

pour faire des économies. Oui, je ne vous le fais pas dire que ce sera un changement par M. Macron. Écoutez, par exemple, la crise du logement, le code de la construction a augmenté de 33% depuis l'élection de M. Macron. Donc, ce n'était pas la Start-up Nation, c'était une fois plus un champion des bureaucrates.

10:03
Présentateur

Pendant ce temps-là, Michel Barnier continue de consulter en vue de former son gouvernement. Alors, non seulement, vous aviez des exigences quant au Premier ministre, vous avez dit non à Xavier Bertrand, Bernard Cazeneuve, donc Michel Barnier a été nommé. Mais vous avez aussi des exigences sur la composition du gouvernement. Le président de votre formation politique, Jordan Bardella, dit non à Gérald Darmanin, non à Eric Dupond-Moretti, non à Xavier Bertrand, une nouvelle fois. Vous savez quand même que vous n'avez pas gagné les élections, Jean-Philippe Tanguy. C'est vous qui faites la composition du gouvernement ?

10:27
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, on n'est pas gagné en nombre de siècles, on a gagné en nombre de voix. Donc, ça nous donne suffisamment d'influence pour décider effectivement que ceux qu'on a refusés de voir revenir par la grande porte ne reviennent pas par la fenêtre.

10:37
Présentateur

Donc, ça veut dire que si je continue à vous soumettre ainsi des potentiels ministres, puisque vous dites oui ou non...

10:43
Jean-Philippe Tanguy

Il reste beaucoup de non en France.

10:44
Présentateur

On évoque, MFMTV, donner ses informations, la possibilité que Laurent Wauquiez soit ministre de l'Intérieur ou Valérie Pécresse, ministre de l'Économie et des Finances. Est-ce que ça vous dit bon, bah, ok ? Ou est-ce qu'au contraire, vous dites non, non, ça, c'est les revenants, c'est l'UMPS, on n'en veut pas ?

10:58
Jean-Philippe Tanguy

Le critère, c'était le respect des électeurs du Rassemblement National. Monsieur Dupond-Moretti a fait des bras d'honneur dans l'Assemblée Nationale. Non, mais là, je vous parle de Laurent Wauquiez

11:04
Présentateur

et de Valérie Pécresse.

11:05
Jean-Philippe Tanguy

Et donc, par comparaison, à ma connaissance, M. Wauquiez ou Mme Pécresse n'ont pas manqué de respect de mémoire aux électeurs du Rassemblement National. C'est un peu le même type que M. Barnier.

11:14
Présentateur

Donc, ceux-là ont plutôt votre fonction.

11:16
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas à moi de décider. Bah, si, puisque Jordan Bardella

11:18
Présentateur

dit s'il y a cela, on censurera le gouvernement.

11:21
Jean-Philippe Tanguy

Jordan Bardella est président du parti et désigné Premier ministre si nous gagnons les élections. Moi, je ne suis que porte-parole.

11:29
Présentateur

Autre information du jour, Jean-Philippe Tanguy, son aviaire, celle-là. Michel Barnier fait une entrée fulgurante dans le baromètre IFOP Paris Match. Il arrive en tête, carrément, des personnalités politiques préférées des Français. Pour un fossile homme politique le plus stupide de la Ve République, comme vous disiez, c'est pas trop mal, non ? Oui, mais pourquoi vous ne dites pas

11:49
Jean-Philippe Tanguy

que je me suis excusé ? C'est vrai que vous vous êtes excusé. Sur votre plateau, enfin, de votre collègue, plusieurs fois. Voilà, bah écoutez, il y a un état de grâce. J'espère que cet état de grâce permettra M. Barnier de prendre les bonnes décisions. Mais là, on a parlé de la hausse des impôts. Je commence à être un peu inquiet. Mais peut-être qu'il me donnera tort. Vous savez, moi, je ne demande qu'à avoir tort pour le bien de mon pays.

12:06
Présentateur

Oui, mais simplement sur le fait que les Français comme ça lui fassent confiance, alors même que, vous avez raison, c'est un sondage. Mais, comment dire, il y a une forme de décalage entre les critiques adressées par le Rassemblement National et le fait que, visiblement, les Français sont plutôt sur une position consistant à dire on a envie de lui laisser une chance.

12:22
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais moi, j'ai eu des critiques très dures contre M. Barnier. Je ne suis pas le Rassemblement National à moi tout seul. Mes collègues du Rassemblement National se sont exprimés avec plus de bienveillance et de magnéminité, pardon, à l'image des Français. Mais moi, j'espère avoir tort. Vous savez, moi, si M. Barnier rétablit les finances publiques, contrôle l'immigration, rétablit l'ordre public et l'école, je serai ravi et je reviendrai sur votre plateau m'excuser encore davantage et peut-être même me retirer de la vie politique puisque j'aurais eu tellement tort Ah, carrément ! Ben oui, si j'ai tellement tort Si M. Barnier réussit, ou vous retirer de la vie politique ?

Ben, j'aurais plus de fonctions. Bon, ben, écoutez ça, on enregistre la borne

12:57
Présentateur

et on pourra vous la repasser. Jordan Bardella, lui, arrive en 15e position, je crois, de ce baromètre.

13:03
Jean-Philippe Tanguy

Ah oui, bon, écoutez, il y en a d'autres où il est 2e et 3e. Alors, généralement, vous pourrez reconnaître que Jordan Bardella a plutôt des bons sondages. Là, vous me prenez un peu au pied que je n'ai pas vu ce baromètre.

13:12
Présentateur

Un dernier mot avec vous, Jean-Philippe Tanguy, sur Christine Angrand, députée Rassemblement National du Pas-de-Calais qui roulait avec un...

13:17
Jean-Philippe Tanguy

Est-ce qu'on skide sans parler de Mme Angrand ?

13:19
Présentateur

Ah ben, écoutez, je crois que c'est important. Peut-être ceux qui nous regardent ne la connaissent pas. Députée Rassemblement National du Pas-de-Calais qui roulait avec un permis qui n'était plus valide et ce depuis 2009 qui a utilisé ses frais de mandat pour aller sur des sites de rencontres pour payer des frais d'obsèques aussi pour ses chiens, je crois. Alors, elle a remboursé les sommes litigieuses. Mais si vous voulez être exemplaire, je crois qu'elle va passer devant un conseil de discipline. Est-ce que vous nous dites ce soir qu'elle ne pourra pas continuer à siéger au sein du groupe Rassemblement National ?

13:46
Jean-Philippe Tanguy

Si les faits sont avérés, c'est-à-dire, d'une part, qu'elle n'aurait pas remboursé cet argent comme elle dit l'avoir fait parce qu'aujourd'hui, elle déclare qu'il n'y a pas de plainte de l'Assemblée Nationale d'avoir remboursé l'ensemble des sommes et que c'était une erreur. Et si l'Assemblée Nationale n'a pas porté plainte, c'est que c'était pas...

13:59
Présentateur

Le permis de conduire invalide depuis 2009...

14:01
Jean-Philippe Tanguy

Une erreur de bonne foi. J'essaie de répondre à vos questions l'une après l'autre. Et pour le permis de conduire, si effectivement, les faits sont avérés et qu'elle n'a pas de... Parce qu'elle a dit qu'elle avait une explication à nous donner. Effectivement, ça me semble compliqué de garder en notre groupe une députée qui a enfreint la loi puisqu'on le condamne régulièrement dans les médias et ce sont nos positions politiques qu'évidemment, on ne peut pas conduire sans permis pendant 15 ans.

14:25
Présentateur

Et s'il y avait de nouvelles élections, elles ne seraient pas réinvesties par le parti ? En toute logique, oui.

14:30
Jean-Philippe Tanguy

Mais elle a le droit de se défendre, si vous voulez. On ne rend pas... Et d'ailleurs, pour reconnaître qu'on ne le fait pas pour nos adversaires politiques, il y a trois députés insoumis qui ont été mis en cause pour des problèmes graves de conduite ces dernières semaines. Nous, on ne rend pas la justice sur les plateaux de télévision. Donc on attend. Elle a le droit de se défendre. Moi, je travaille avec Mme Angrand depuis trois ans. Ça m'a toujours... Elle a toujours été, à mes yeux, une honnête femme. Et j'attends... Voilà, visiblement... Et j'attends ces explications. Et je pense que dans votre vie, M.

Duhamel, peut-être travaillerez-vous avec des gens en qui vous aviez confiance et j'espère que vous leur ferez confiance jusqu'à ce qu'ils puissent s'expliquer. Mais chacun est maître de son éthique.

15:03
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, d'avoir été l'invité de Tout le monde veut savoir.