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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 17 janvier 2023 37 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsSécuritéÉconomie & entreprises

Trottinettes électriques : comment bien partager la voie publique ?

Source d'origine 4 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 33 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Pour quelles raisons les trottinettes échappent-elles à la réglementation des véhicules motorisés ?

  • 2:43ComplaisanteRéponse partielle

    Est-ce que cela favoriserait un meilleur partage des rues selon vous ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    N'y a-t-il pas d'obligation d'assurance pour les trottinettes en libre-service ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi une crispation autour des trottinettes électriques ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Pour quelle raison Anne Hidalgo envisage-t-elle d'interdire les trottinettes en libre-service ?

  • 8:27OuverteRéponse directe

    Comment mieux se déplacer ensemble ? Faut-il des interdictions ou changer le code de la route ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40PrésentateurChiffre
    « 200 cyclistes sont morts sur nos routes en 2021 »
  • 1:10PrésentateurFait
    « L'accidentologie des trottinettes électriques est devenue un problème sanitaire majeur »
  • 3:59InvitéFait
    « Pour les trottinettes privées, c'est obligé d'être assuré »
  • 4:14InvitéFait
    « C'est ce qui explique d'ailleurs pourquoi il y a tant d'utilisateurs de trottinettes qui prennent la fuite après un accident »
  • 5:20InvitéFait
    « C'est justifié »
  • 5:30InvitéFait
    « Le risque d'accident en trottinette est bien plus élevé qu'à vélo, aussi élevé qu'en moto »
  • 5:52PrésentateurChiffre
    « 27 morts à trottinette en 2022 »
  • 6:40PrésentateurFait
    « C'est l'Académie de médecine dont j'ai lu le rapport cet après-midi qui nous le dit »
  • 6:54InvitéFait
    « La plupart du temps, c'est tout simplement un nid de poule, un défaut de revêtement, la chaussée, un manque d'attention »
  • 7:15InvitéFait
    « C'est un mode très instable »
  • 7:44InvitéFait
    « La trottinette n'est pas un mode de déplacement abouti »
  • 12:05InvitéFait
    « Si les voitures roulent à moins de 20 à l'heure, à 15 à l'heure, un piéton peut traverser n'importe où, ça ne va pas gêner »
  • 22:41InvitéChiffre
    « On a déjà réduit de 60% le trafic auto dans Paris-Intramuros »
  • 31:07PrésentateurChiffre
    « les deux tiers déclarent utiliser moins souvent leur voiture et leur moto »
  • 31:59InvitéFait
    « il y a des coûts pour la collectivité qui sont considérables, c'est les accidents que ça provoque »
  • 32:47InvitéFait
    « ceux qui utilisent des trottinettes en free-floating font beaucoup moins attention au véhicule que ceux qui ont cette trottinette en propriété »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Présentateur28 %
  • Invité 215 %
  • Invité 313 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 43 %
  • Présentateur 33 %
  • Auditeur2 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Jérôme Cadet Ce n'était pas un entretien consacré à la mobilité en milieu urbain, mais il y a deux mois quand en direct, un dimanche soir sur France 2 Laurent Delahousse a demandé à Michel Sardou si je cite, c'était mieux avant le chanteur s'est lancé dans une violente charge contre les trottinettes et surtout les vélos. Les vélos je ne les supporte pas, ils grillent tous les feux rouges, le prochain je me le fais. Et voilà posé un peu vertement, mais c'est son style la question du partage de la voie publique avec des conséquences parfois dramatiques 200 cyclistes sont morts sur nos routes en 2021 car depuis 40 ans, les moyens de transport fleurissent.

Dans nos rues dans les années 80, on se battait pour empêcher les voitures de se garer sur les trottoirs puis est venu le temps des couloirs de bus l'explosion des trajets en scooter le boom du vélo, doublé de celui du vélo électrique et maintenant le succès des trottinettes à batterie on devrait s'en réjouir. Mais malheureusement cette cohabitation suscite de plus en plus de tensions et de dégâts l'accidentologie des trottinettes électriques est devenue un problème sanitaire majeur, nous dit l'académie de médecine quand elles ne sont pas déposées n'importe où par les usagers de ces engins en libre service.

La maire de Paris Anne Hidalgo vient d'annoncer qu'elle va consulter les parisiens pour savoir si elle doit les interdire, ce qu'ont déjà fait plusieurs villes du pays. Alors comment mieux se déplacer ensemble ? Faut-il en passer par des interdictions ? Changer le code de la route ? Établir des priorités entre les modes de transport ? Priorité aux piétons que nous sommes tous, au vélo plus efficace voire au transport public collectif. Bref, comment bien partager la voie publique ? C'est le téléphone sonne ce soir et soyez les bienvenus. Le téléphone sonne 01-45-24-7000. C'est Bernard qui ouvre le bal ce soir, qui nous appelle des Yvelines. Bonsoir Bernard.

1:57
Invité

Oui, bonsoir aux auditeurs de France Inter. Alors ma question est la suivante. Normalement dans le code de la route, tout véhicule muni d'un moteur doit être immatriculé, assuré le pilote doit être casqué et il y a aussi un âge légal qui doit être de plus de 14 ans. Donc pourquoi les trottinettes électriques échappent à cette réglementation ? Si on prend un vélo électrique, c'est une aide au pédalage qu'il a. Vous prenez un Viosolex qui monte à 30 km heure maximum, il doit être immatriculé, assuré, etc. Voilà. Donc pour quelles raisons les trottinettes ont échappé à cette réglementation ?

2:37
Présentateur

Ça favoriserait selon vous un meilleur partage de nos rues, une meilleure cohabitation entre les modes de transport, Bernard ?

2:45
Invité

Déjà, que le véhicule soit assuré en cas de dégâts, parce que là pour l'instant, qu'est-ce qui se passe quand il y a un problème ? Et puis, je veux dire que la réglementation soit la même pour tous. Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce qu'il y a eu dérogation pour les trottinettes ? Je ne sais pas, c'est ma question.

3:08
Présentateur

Merci à vous Bernard pour cette question que je soumets à nos deux invités du soir. Frédéric Errand, bonsoir à vous. Bonsoir. Vous êtes économiste et urbaniste, maître de conférences à l'université de Lille 1 et vous étudiez précisément les nouvelles formes de mobilité dans nos villes. J'accueille également Jean-René Albertin. Bonsoir à vous. Bonsoir. Vous êtes président d'une association qui milite contre ce que vous appelez l'anarchie urbaine. Votre association s'appelle Apakovi et nous serons en ligne dans quelques minutes avec Cédric Van Stivendel qui est le maire socialiste de Villeurbanne qui est l'une des villes de France.

Il y en a plusieurs qui a interdit les trottinettes en libre service. C'est précisément l'objet de la première question de Bernard. Il n'y a pas d'obligation aujourd'hui d'être assuré quand on circule sur une trottinette électrique, Jean-René Albertin par exemple ?

3:59
Invité

Pour les trottinettes privées, c'est obligé d'être assuré. Ce sont les trottinettes électriques, les gens qui louent en free-floating les trottinettes électriques, dont on ne sait absolument pas s'ils sont assurés ou pas. C'est ce qui explique d'ailleurs pourquoi il y a tant d'utilisateurs de trottinettes qui prennent la fuite après un accident, donc qui a délit de fuite et ensuite non-assistance à personne en danger. Il n'y a pas d'assurance qui se déclenche lorsqu'on loue le véhicule ? Si vous ne retrouvez pas la personne qui a loué le véhicule, si l'opérateur ne s'est pas assuré que la personne était assurée, non, il n'y a aucune raison qu'il soit assuré.

Pas de casque obligatoire non plus ? Pas de casque obligatoire, pas de gants obligatoires, etc. C'est le cas pour d'autres transports. Le vélo, il n'y a pas de gants obligatoires en vélo par exemple ? Non, il n'y a pas de gants, mais jusqu'en 1956, les vélos avaient une plaque comme disait Bernard tout à l'heure, les vélos avaient une plaque d'immatriculation. Ça a été supprimé par la suite, mais je crois que c'est important. Ce n'est pas la plaque qui est importante, c'est aussi le comportement des individus qui utilisent des vélos ou des trottinettes.

5:06
Présentateur

Frédéric Heran, il y a une crispation en ce moment autour de la trottinette électrique. J'ai parlé de l'exemple de Paris. Anne Hidalgo va soumettre l'interdiction de l'accès en libre-service à ce mode de transport dans quelques semaines. Là, on a ce témoignage-là. Pour quelle raison ?

5:20
Invité

C'est justifié. Ce qu'il faut comprendre, c'est que le risque d'accident en trottinette est bien plus élevé qu'à vélo, aussi élevé qu'en moto, vous vous rendez compte, aussi élevé qu'en moto et bien plus élevé aussi qu'à pied, bien sûr. Donc, c'est une étude de l'université de Californie qui est arrivée à ce résultat. Il est très probable que ce soit la même chose en France.

5:52
Présentateur

27 morts à trottinette en 2022, mais le chiffre n'allait que jusqu'à fin novembre. Je disais, c'est 200 pour les cyclistes en 2021.

6:00
Invité

Oui, mais il y a beaucoup plus de cyclistes que de trottinettes et surtout beaucoup plus de cyclistes qui font du vélo à la campagne où la vitesse des voitures est beaucoup plus dangereuse. Mais si on en reste au milieu urbain, compte tenu du faible nombre de trottinettes par rapport aux cyclistes, les accidents mortels et mais plus largement tout accident en trottinette sont beaucoup plus élevés au kilomètre parcouru qu'à vélo. Voilà, la première chose à prendre en compte, c'est que c'est un mode dangereux.

6:35
Présentateur

Qui est dangereux aujourd'hui et les conducteurs en sont les principales victimes. C'est l'Académie de médecine dont j'ai lu le rapport cet après-midi qui nous le dit. Le plus souvent, ils sont seuls et ils vont percuter une voiture ou un élément de la route. Mais en tout cas, ils ne percutent pas une autre personne.

6:54
Invité

La plupart du temps, c'est tout simplement un nid de poule, un défaut de revêtement, la chaussée, un manque d'attention. Le seul fait de regarder à droite, à gauche peut vous déséquilibrer et vous amener à faire un mouvement du guidon qui peut vous amener à chuter. C'est un mode très instable. Le centre de gravité est assez élevé. Vous êtes devant, contrairement au vélo, vous n'êtes pas à l'arrière du véhicule mais vous êtes au milieu. Donc vous pouvez basculer très facilement vers l'avant. Les roues sont petites, donc peuvent rentrer dans un nid de poule très facilement. Elles sont étroites. La plateforme n'est pas assez large pour les pieds.

Enfin, quand on regarde le véhicule, il n'est pas du tout abouti. Au contraire du vélo. Il faut savoir que le vélo, c'est 25 ans d'innovation au 19e siècle pour arriver au safety. C'est comme ça qu'on disait le vélo de sécurité. Quand John Starley, en 1884, invente le vélo de sécurité, il pense à énormément de choses. Il pense notamment à mettre des grandes roues pour avaler les défauts du revêtement. Il pense à mettre le cycliste vers l'arrière pour qu'il ne bascule pas vers l'avant. Enfin, vous voyez, c'est pensé le vélo. La trottinette n'est pas un mode de déplacement abouti.

8:14
Présentateur

Donc ce que vous nous dites, c'est quand on compare avec les autres modes de transport, vélo, voiture, scooter, on en a un qui, aujourd'hui, a une conception qui devrait être plus aboutie dans les années qui viennent si on veut arriver à un meilleur partage. Laurence nous appelle de douée et c'est une utilisatrice de trottinette. Bonsoir Laurence.

8:31
Auditeur

Oui, bonsoir. Je vous appelle parce que pendant 30 ans, je suis allée travailler en vélo, je suis allée en vélo au travail, pardon. Et ça s'est bien passé, mais bon, parfois, les voitures ont tendance à nous serrer. C'est un peu collé serré quand elles nous doublent. Et puis deux ans, j'ai découvert la trottinette, non pas la trottinette électrique, mais l'autre, la trottinette mécanique.

8:54
Présentateur

La bonne vieille trottinette.

8:55
Auditeur

Voilà, exactement. Et je ne sais pas trop où me mettre, parce que sur la chaussée, alors là, pas question. Vu le comportement des voitures, pas question. Et sur le trottoir, ce n'est pas toujours évident. Je ne sais pas... Je ne me mets pas trop près des maisons pour que les gens puissent sortir de chez eux tranquillement sans risquer de leur entrer dedans. Mais j'ai du mal à trouver ma place. Où est-ce que je dois me mettre ? Est-ce que je dois vraiment aller sur la chaussée ? Auquel cas, j'arrête, parce que je me sentirai vraiment pas en sécurité. Ou est-ce que je peux rester sur le trottoir ?

9:27
Présentateur

Merci à vous, Laurence, pour cette question et pour ce témoignage. J'ajoute celui de Yann qui nous écrit par mail. J'entends qu'il faudrait interdire les trottinettes en libre-service au prétexte que de nombreux usagers ont un mauvais comportement. Or, certains ne respectent pas le code de la route ou les simples règles de bienséance. Il faut les sanctionner. Et ajoute-t-il, il vaudrait mieux multiplier les pistes cyclables protégées et les zones de rencontre. Les rouleurs en trottinette les utiliseraient plutôt que les trottoirs. Yann et Laurence posent la question des aménagements et de l'évolution des villes avec l'arrivée de ces nouveaux modes de transport. Jean-René Albertin.

10:01
Invité

C'est vrai que les villes sont modifiées. On l'a vu après le Covid avec l'implantation et l'ouverture de pistes cyclables nombreuses. Ça a réglé un certain nombre de problèmes ? Je ne crois pas parce qu'en fait le problème n'est ni lié aux pistes cyclables ni lié aux vélos ou même aux trottinettes. J'allais dire privées puisqu'il y a encore une différence entre les privés et le free-floating. Free-floating,

10:26
Présentateur

c'est libre-service. Libre-service. Je prends une trottinette pour un trajet et je la laisse n'importe où.

10:31
Invité

Parfois je la pose bien et parfois je la pose n'importe où. Quand il y a une personne sur le trottoir qui voit mal, par exemple, malvoyante, elle se prend les pieds dedans et elle se casse sa figure.

10:39
Présentateur

D'accord. Pour revenir sur l'aménagement, vous nous dites même ces pistes qu'on appelait coronapistes n'ont pas changé les choses ?

10:45
Invité

Vous pouvez faire tous les meilleurs aménagements qui soient au monde. S'il n'y a pas à un moment une règle à respecter, c'est-à-dire le code de la route, ça ne sert strictement à rien du tout. Et pour faire respecter le code de la route, il faut des policiers municipaux ou des policiers tout court. Comme par hasard, si un jour vous circulez dans Paris, au Louvre, vous avez trois policiers qui sont arrêtés à un feu, comme par hasard, tout le monde s'arrête. Les trottinettes, les vélos, les roues, les uniroues, tout le monde s'arrête parce qu'il y a les forces de police.

Vous allez à New York, il y a des voitures de police qui stationnent en permanence dans les carrefours dangereux, tout le monde s'arrête.

11:24
Présentateur

Donc verbaliser, c'est la solution Jean-René Albertin. Sur les aménagements, Frédéric Errand, est-ce que les aménagements de ces dernières années, on n'est plus du tout dans les villes des années 80 et 90, améliorent les choses ? Laurence nous dit, moi, je ne sais pas où me mettre.

11:40
Invité

Bien sûr, mais ce qui est beaucoup plus déterminant, c'est la modération de la circulation automobile, c'est-à-dire la réduction des vitesses, de l'ensemble des vitesses de circulation. Quand tout le monde roule lentement, on peut cohabiter sans séparer les flux. À toute petite vitesse, on n'a plus besoin même de trottoirs. C'est le principe même des zones de rencontre. On peut mettre tout le monde dans le même espace ? Oui, mais vraiment, à petite vitesse. C'est-à-dire ? Si les voitures roulent à moins de 20 à l'heure, à 15 à l'heure, un piéton peut traverser n'importe où, ça ne va pas gêner. On le voit très bien.

12:14
Présentateur

Il faut que personne dépasse ce seuil de 20, si je vous comprends bien. Oui, bien sûr. Si il y a un vélo qui déboule à 25 ou 30, c'est terminé.

12:23
Invité

Oui, mais le vélo est beaucoup moins dangereux que la voiture. Il y a des lois de la physique, si vous voulez. Pour comprendre les déplacements, il faut malheureusement faire un peu de physique élémentaire, mais la vitesse est un problème. Le danger double, enfin, augmente avec le carré de la vitesse. C'est ça qu'il faut déjà comprendre. Ensuite, l'énergie cinétique augmente avec la masse également. Si vous êtes un véhicule lourd et rapide, vous êtes extrêmement dangereux, que vous le vouliez ou non, quel que soit votre comportement. Autrement dit, ce qui compte, c'est certes les comportements, j'en suis bien d'accord, mais aussi bien d'autres choses.

Mais aussi le véhicule, mais aussi les aménagements et la réglementation. En fait, c'est quatre éléments qui doivent être articulés ensemble pour que ça fonctionne bien.

13:13
Présentateur

Donc, si on bride tous les véhicules à 25 km heure, comme c'est censé être le cas, je crois, je parle sous votre contrôle, on réduit une partie du problème. Sauf que parfois, en tout cas, pour les trottinettes et pour les vélos, ils dépassent cette vitesse, Frédéric Heron.

13:29
Invité

Les trottinettes sont en principe limitées, les trottinettes électriques, à 25 km heure. Mais malheureusement, vous avez des constructeurs qui vendent des trottinettes surpuissantes, bridées à 25 km heure, et évidemment, vous trouvez sur Internet comment les débrider facilement. Et si vous faites cela, vous n'êtes plus assuré. Même si vous avez une assurance, l'assurance ne fonctionnera pas. Donc, c'est tout à fait interdit et très dangereux de débrider son véhicule. Mais évidemment, c'est tentant, comme si vous êtes à la campagne, dans des endroits où il n'y a pas trop de monde, de débrider votre trottinette pour foncer à 50 à l'heure.

14:07
Présentateur

Témoignage de Louis sur l'appli France Inter.fr. Bonsoir à tous. Pour mieux rouler, il suffit de rouler intelligemment. Les politiques sont bien sympas de se creuser la tête sur ce sujet, alors qu'il suffirait que les usagers se respectent et respectent les signalisations. Je faisais du vélo à Paris n'importe comment et je me suis fait peur depuis que je respecte c'est plus long mais beaucoup plus tranquille. Jean-René Albertin, est-ce que vous croyez finalement aux vertus du temps ? Tout cela est assez nouveau. La cohabitation d'autant de types de véhicules, est-ce que petit à petit on peut aller vers du mieux parce que les gens apprennent et c'est ce que nous dit Louis ?

Vous avez deux formes de...

14:44
Invité

Ou bien je suis un peu naïf. Non. Mais... Ouf, qui sait ? Non, ce que je voudrais dire c'est qu'en fait vous avez deux formes de transport. Vous avez soit les transports en commun ou soit les transports individuels. Les transports individuels que ce soit la trottinette, le vélo ou d'autres moyens ce sont des engins transgressifs parce qu'ils encouragent l'individu à ne pas respecter l'environnement ou à mal le respecter. C'est pour ça que quand on parle de problème de comportement c'est un problème de comportement individuel. C'est-à-dire c'est le respect de l'autre.

Et le respect de l'autre ça passe par le respect du code parce que si vous abrogez toutes les formes de règles dans une société la société finit par s'écrouler. Donc il faut respecter le code il y a un code il faut le respecter et il faut que les municipalités quelles qu'elles soient qui utilisent les trottinettes ou pas donnent les moyens de non pas pour faire plaisir à quelques personnes donnent les moyens de faire respecter ce qui est la loi sans quoi c'est pas la peine de faire des lois. Si vous votez des lois qui sont pas respectées ça sert à rien.

15:54
Présentateur

Au-delà des lois même si elles sont évidemment très importantes Frédéric Errand est-ce qu'on peut penser qu'avec l'augmentation de la fréquentation de plus en plus de cyclistes de plus en plus d'usagers des trottinettes électriques on va aller vers une régulation des comportements avec la massification finalement de l'utilisation de ces modes de transport ? Oui enfin

16:15
Invité

bon malheureusement j'aimerais bien dire qu'il suffit de respecter le code de la route et on l'entend sans arrêt en permanence mais c'est un peu plus compliqué il y a malheureusement des règles qu'il ne faut pas respecter si vous êtes un usager vulnérable je vous donne un exemple si vous croyez qu'à vélo ou en trottinette ou même à pied parce que le petit bonhomme est vert vous avez ou parce que vous avez la priorité à droite vous pouvez passer et bien non si une voiture arrive elle est beaucoup plus massive beaucoup plus rapide que vous bien sûr on n'a jamais vu un piéton un cycliste un trotteur renverser une voiture voyez donc ça c'est une loi de la physique et malheureusement on est obligé aussi au delà du code de la route qu'il faut bien sûr essayer de respecter au maximum on a également des règles tacites qui fait que ça marche qui fait qu'il est possible de cohabiter sur la voie publique et ces règles tacites bon ben c'est pas simple de les comprendre mais avec un apprentissage avec un certain temps on arrive peu à peu au bout de quelques années en fait au moins dix ans pense-t-on à avoir beaucoup moins d'accidents et donc c'est un problème ce comportement bizarre transgressif comme a dit monsieur Aubertin est lié quand même essentiellement à la jeunesse des usagers enfin alors au caractère novice de tous ces usagers

17:49
Présentateur

donc quand on regarde l'expérience de villes qui ont peut-être développé ce type de transport avant nous c'est ce qui se passe on va vers du mieux on va vers une régulation

17:58
Invité

oui oui on va quand même vers du mieux mais il faut enfin il y a toutes sortes de problèmes qu'on a déjà commencé à évoquer qu'il faut régler notamment l'engin qui n'est pas assez sûr ça c'est vraiment un problème grave techniquement vous nous avez expliqué pourquoi les trottinettes

18:15
Présentateur

électriques aujourd'hui ne sont pas adaptées nous dites-vous

18:18
Invité

c'est aussi un problème d'âge le fait que les trottinettes soient autorisées dès 12 ans c'est ahurissant vous avez plein de pays où c'est 14 16 18 ans donc il faut relever l'âge d'usage des trottinettes ça me paraît important il y a également des règles importantes à respecter de façon absolue par exemple pas de trottinettes sur le trottoir c'est déjà dans un décret récent mais c'est pas respecté et là il faut réfléchir à qui donner la priorité sur l'espace public

19:00
Présentateur

ça renvoie au témoignage d'Anne-Marie à l'instant sur franceinter.fr on a plusieurs témoignages comme celui-là elle nous dit j'ai 60 ans je suis passé à deux doigts de l'accident grave une trottinette à fond sur le trottoir qui a failli me percuter dans le dos au moment où je me suis arrêté pour traverser c'est déjà tellement compliqué à Paris pour un piéton il faut désormais faire attention aux pistes cyclables parfois non parfois mieux de la voie faire gaffe aux voitures aux trottinettes et elle suggère l'interdiction comme l'a fait dit-elle Copenhague au Danemark sur la question de l'échelle à quelle échelle est-ce qu'il faut résoudre les problèmes Claudia nous appelle de Paris bonsoir Claudia bonsoir nous vous écoutons alors voilà moi je suis un petit peu étonnée que la maire de Paris n'ait pas pensé un plan de mobilité globale pour Paris c'est-à-dire et aussi pour la banlieue en perspective du Grand Paris je pense qu'il devrait y avoir des voies qui arrivent à Paris qui repartent qui repartent vers les banlieues pour que les banlieues puissent aussi profiter des bus etc et bon je pense comme tout le monde le dit qu'au niveau de la répression évidemment ça ne va pas du tout il y a tout un tas de gens qui savent qu'ils ne seront jamais verbalisés donc ça c'est la première des choses faire respecter le code de la route mais encore faut-il qu'il y ait les agents en place pour le faire respecter et puis je pense par exemple des usagers de bus qui descendent sur une voie de vélo c'est complètement inadapté voilà alors moi je pense qu'il faudrait qu'il y ait des voies qui soient faites pour les vélos et les piétons enfin bien séparées que l'un ne puisse pas déborder sur l'autre et des voies pour les voitures et les scooters les trottinières électriques etc et puis des sanctions graves pour les gens qui débrident leur moteur merci à vous Claudia pour ce témoignage Frédéric-Héron je me tourne vers vous il y a un plan de mobilité à Paris évidemment

21:13
Invité

oui bien sûr c'est une ville qui indépendamment de ce qu'on peut penser de ceux qui la dirigent à une politique de déplacement assez cohérente mais parce qu'elle peut se le permettre pourquoi parce qu'il y a d'abord des alternatives à la voiture extraordinaire à Paris on a un métro d'une efficacité redoutable c'est le meilleur du monde par la densité par la régularité enfin c'est impressionnant un peu moins ces derniers temps quand même oui mais franchement oui mais franchement par rapport à à d'autres à bien des villes ça reste un excellent métro c'est qui assure plus de 30% des déplacements à lui tout seul quand même ensuite un RER extrêmement performant des bus aussi très présents enfin on a des alternatives à la voiture impressionnant et puis désormais un réseau cyclable qui s'étoffe jour après jour et qui commence à avoir une certaine cohérence

22:10
Présentateur

mais la question de l'articulation avec les communes voisines parce que ça c'est une question qui se pose pour toutes les métropoles de France finalement

22:15
Invité

alors ça c'est le problème de la gouvernance de la métropole francilienne elle est mal assurée parce qu'il y a un émiettement communal enfin bon donc on a mis en place des intercommunalités un peu plus grandes mais c'est récent elles n'ont pas encore acquis une compétence suffisante en matière de mobilité on a beaucoup de progrès à faire dans la cohérence au niveau de l'île de France mais au niveau parisien je donne quand même un chiffre la droite et la gauche parce que ça a commencé en 95 avec sous-Tiberi on a déjà réduit de 60% le trafic auto dans Paris-Intramuros c'est pas rien quand même

22:54
Présentateur

témoignage et ensuite on va donner la parole au maire de Villeurbanne Cédric Van Stivendel qui est en ligne avec nous bonsoir à vous bonsoir témoignage de Benjamin qui nous dit j'ai bien peur que les trottinettes apparaissent comme le nouveau bouc émissaire à la fois des automobilistes et des cyclistes alors que le véritable souci c'est bien le free-floating c'est-à-dire ces trottinettes en libre-service qui sont interdites dans votre ville Cédric Van Stivendel c'est pas vous qui avez pris cette mesure c'est votre prédécesseur je crois mais vous avez décidé de ne pas revenir dessus pour quelles raisons ?

23:30
Invité

Il a pris cette décision en 2019 sur trois aspects un d'abord la question de l'environnement parce qu'on retrouvait quand même ces trottinettes un peu comme des biens de consommation qu'on jette notamment dans les cours d'eau

23:39
Présentateur

C'est un aspect qu'on n'a pas évoqué mais évidemment

23:41
Invité

Je le dis rapidement parce que quand même ça donnait à voir le modèle économique qui était derrière cela c'est-à-dire qu'on considérait que c'était presque des trottinettes mono-usage donc ça c'était un premier aspect Jetable

23:50
Présentateur

et ça pollue beaucoup

23:51
Invité

Voilà Le deuxième aspect c'était une présence complètement anarchique sur l'espace public et qui générait à la fois beaucoup d'insatisfaction et puis des risques d'accidentologie notamment pour les piétons et les personnes malvoyantes et puis troisièmement bien sûr sur l'accidentologie mais je crois que vous en avez déjà beaucoup parlé ce soir

24:08
Présentateur

On a beaucoup de témoignages dans ce sens Voilà

24:11
Invité

qui était beaucoup lié en fait au caractère très occasionnel de la pratique donc mettons-nous bien d'accord moi je n'ai absolument rien contre la question des trottinettes ce que je remets en cause et ce pourquoi j'ai maintenu cet arrêté et je n'ai pas souhaité accéder à la demande des opérateurs de free-floating c'est que je considère qu'aujourd'hui ils ne sont pas en capacité de travailler avec moi à la sécurité des usagers qu'ils soient utilisateurs du service ou qu'ils soient usagers de l'espace public et tant que cela ne sera pas pour ma part de qualité et rassurant je maintiendrai cette position mais je ne fais pas celui qui dit aux uns et aux autres comment ils doivent se déplacer dans la ville la trottinette peut être un moyen de déplacement dans la ville par contre le modèle de free-floating qui fait que finalement un opérateur privé vient nous dire comment lui il pense qu'on va devoir utiliser la ville je dis non mais je dis non sur pas mal d'autres choses je dis non aussi sur les dark stores et les dark kitchens qui m'imposent un fonctionnement de livraison qui n'est pas satisfaisant et donc je crois que le principal enjeu si vous me permettez je finirai là-dessus avant de répondre à vos questions c'est finalement comment est-ce qu'on construit la ville de demain ensemble et construire la ville de demain ensemble ce n'est pas céder à tous les opérateurs privés sur un modèle économique qu'ils ont décidé d'une manière unilatérale et qu'ils voudraient imposer à nos villes et moi c'est ça mon angle en tout cas pour intervenir là-dessus et dire que le free-floating c'est non à Villeurbanne pour l'instant au regard des conditions qui nous sont proposées

25:32
Présentateur

On parlait de cohérence à l'échelle des métropoles Cédric Van Stivendel juste avant votre arrivée à l'antenne je crois qu'à Lyon comme une voisine de la vôtre ce type de trottinette est autorisé ?

25:43
Invité

Et oui donc on a une vraie difficulté c'est que les trottinettes elles s'arrêtent quand on arrive à Charpenne alors les auditeurs ne connaissent pas Charpenne mais en gros c'est la limite géographique et donc avec les systèmes de géolocalisation les trottinettes ne fonctionnent pas sur la ville de Villeurbanne Mais vous ne pouvez pas

25:56
Présentateur

vous mettre d'accord avec les autres communes de l'agglomération pour dire bon voilà on met un cahier des charges voilà ce qu'on demande aux opérateurs on est puissant Lyon c'est une grande ville très grande ville et donc on va obtenir ce qu'on souhaite

26:09
Invité

On y a travaillé moi j'ai trouvé que les assurances qui étaient données par les opérateurs n'étaient pas suffisantes à Lyon et pour vous le dire avec beaucoup d'honnêteté j'observe la qualité de ce service rendu depuis maintenant un peu plus d'un an et je ne suis toujours pas convaincu donc je ne dirai toujours pas oui je leur dis qu'il faut encore retravailler, discuter puisqu'ils ont commencé à améliorer les choses en mettant des zones de dépose des trottinettes géolocalisées donc vous ne pouvez plus laisser votre trottinette n'importe où mais qui sont encore insuffisamment respectées et on trouve encore beaucoup de trottinettes sur les trottoirs posées comme ça en vrac parce que je pense que derrière ils n'imposent pas de pénalités à celles et ceux qui ne respectent pas ce stationnement géolocalisé donc encore une fois je ne dis pas oui ou non d'une manière binaire je dis tant que le service n'y est pas je n'y vais pas et d'ailleurs il n'y a pas beaucoup d'autres villes sur la métropole qui pour l'instant envisagent d'étendre leur service à ces flottes et puis Villeurbanne n'est pas isolée je rappelle qu'il y a aujourd'hui Lille Nancy Toulouse Montpellier pour citer quand même quelques villes qui aujourd'hui n'acceptent pas ces free floating donc je dis aux opérateurs si vous avez envie de continuer à être présent sur le territoire français entendez-nous le coup que porte Anne Hidalgo en mettant en place cette votation si vous me permettez l'expression va peut-être aussi les amener à réfléchir mais je finirai là-dessus la ville n'est pas aux opérateurs privés qui décident de faire ce qu'ils veulent sur le territoire il nous arrive enfin nous il nous incombe la responsabilité de faire assurer la police de la ville donc moi je ne peux pas d'un côté qu'on me dise pourquoi vous ne verbalisez pas pourquoi vous ne faites pas ceci pourquoi vous ne parlez pas sur tel trafic et en parallèle avoir des nouveaux usages développés où la quasiment seule rentabilité financière est réservée aux opérateurs parce que bien sûr ils versent une redevance mais pardon à 30 euros la trottinette par an ce n'est pas avec ça qu'on peut mettre en place des politiques de sécurité routière ambitieuses pour accompagner ces nouvelles pratiques

28:01
Présentateur

et donc le jeu n'en vaut pas la chandelle c'est ce que vous nous dites est-ce que ça nourrit chez vous Cédric Van Stivendel tout de même un regret vous dites on se passe peut-être d'un mode de transport qui ne pollue pas qui est silencieux c'est Roger qui nous écrit du département de l'Hérault qui nous dit vélo et trottinette sont silencieux c'est magnifique est-ce que vous vous dites on pourrait profiter de ce type de transport ?

28:23
Invité

Moi je vais vous dire aujourd'hui les principales récriminations elles sont sur la population la plus jeune de notre ville plutôt 18-25 ans qui utilisaient beaucoup de services et qui me reprochent de ne pas l'avoir remis en place quand je suis arrivé en ces fonctions mais ce que je vois aussi c'est qu'il y a des alternatives alors on a un système de transport en commun qui est un peu moins important que celui de Paris mais on y travaille avec la métropole d'une manière importante et puis nous à Lyon vélo ça fonctionne on a battu le record d'utilisation en 2022 vous ne rappelez le principe ?

10 millions c'est du vélo en location mais pas en free-floating c'est-à-dire qu'il y a des bornes c'est comme Vélib mais simplement à Lyon aujourd'hui les retours sont excellents on a plus de 84 000 abonnés de longue durée et encore une fois plus de 10 millions d'utilisations en 2022 c'est plus qu'avant le Covid donc on a aussi des services de mobilité qui répondent à la demande c'est-à-dire une fois que je sors du bus ou du métro et je veux faire encore quelques kilomètres supplémentaires parce que le transport en commun ne nous convenait pas j'ai aussi des possibilités individuelles et puis après on n'a pas interdit les trottinettes à Villeurbanne celles et ceux qui souhaitent en avoir un usage individuel c'est tout à fait possible et moi je n'ai rien à dire à celles et ceux qui utilisent les trottinettes pour autant qu'elles respectent le code de la route et les lieux sur lesquels ils peuvent utiliser ce type de véhicule

29:38
Présentateur

et on a parlé aussi des trottinettes mécaniques qui sont aussi disponibles et utilisables merci à vous Cédric Van Stivendel maire socialiste de Villeurbanne de vous être extrait quelques minutes des voeux ce soir puisque ce sont les voeux dans votre commune ce soir merci à vous une réaction Jean-René Albertin Frédéric Errand à ce qu'on vient d'entendre et à ce choix fait par cette commune de Villeurbanne comme par beaucoup d'autres en France

30:04
Invité

c'est très sage ce qu'on vient d'entendre on était au courant parce qu'on était venu faire un débat à l'université de Lyon avec notamment les gens de Villeurbanne et la société de DOT et je crois que il a parfaitement le maire de Villeurbanne a parfaitement résumé ce qui était du domaine de la responsabilité communale c'est à dire d'interdire le free floating parce que c'est un outil alors d'abord qui s'adresse aux jeunes il l'a dit lui-même d'après le rapport de l'académie de médecine c'est des 18-30 ans mais ce qu'on n'a pas cité c'est que les 18-30 ans qui l'utilisent l'utilisent pas forcément pour aller au travail mais l'utilisent pour sortir le soir et la sécurité routière nous disait il y a 15 jours dans la remise de son rapport qu'on enregistrait une augmentation des accidents dû à la consommation de drogue et de l'alcool parce que c'est dans cette catégorie d'âge que l'on trouve les consommateurs

30:59
Présentateur

l'association prévention routière qui a interrogé les automobilistes l'an dernier au sujet de la hausse des prix du carburant souligne que les deux tiers déclarent utiliser moins souvent leur voiture et leur moto et que 57% d'entre eux vont vers des transports en commun du covoiturage en plus de la marge du vélo ou de la trottinette donc ça aussi était favorisé si je puis dire par les questions de pouvoir d'achat et de prix du carburant Frédéric Ayran

31:31
Invité

Oui en fait le problème le problème c'est le rapport coût-bénéfice de cet engin et il n'est pas bon en fait certes il y a des bénéfices qu'on vient de l'entendre ça permet effectivement de se déplacer à un coût assez faible mais malheureusement un coût faible pour l'usager mais malheureusement il y a des coûts pour la collectivité qui sont considérables c'est les accidents que ça provoque quoi essentiellement c'est ça le problème mais c'est aussi les incivilités que ça génère sur l'espace public enfin donc il faut quand même faire une différence importante entre la trottinette dont on est propriétaire et celle en free-floating et celle en free-floating pose vraiment des problèmes alors pourquoi parce que c'est la question du partage beaucoup pour des raisons politiques même estiment que le partage c'est forcément bénéfique c'est forcément un bien c'est forcément vertueux que c'est finalement souhaitable or le partage malheureusement a un coût et on le voit et même beaucoup de coûts différents on le voit ceux qui utilisent des trottinettes en free-floating font beaucoup moins attention au véhicule que ceux qui ont cette trottinette en propriété évidemment et il y a donc des négligences massives quand on utilise la trottinette on l'abîme facilement on la met n'importe où on la brutalise et tout ça entraîne des coûts très élevés pour pas seulement pour l'opérateur qui doit réparer les trottinettes abîmées mais aussi pour les autres usagers qui voilà et donc le partage n'a donc pas que des vertus contrairement à ce qu'on croit

33:31
Présentateur

Claire me rappelle à l'ordre nous rappelle à l'ordre via l'application France Inter au final vous n'avez pas répondu à votre auditrice de Douai quand on est à trottinette doit-on rouler sur la chaussée ou sur le trottoir Jean-René Albertin ?

33:45
Invité

il me semble que la loi dit que lorsqu'on a une trottinette qui n'est pas électrique une trottinette normale mécanique mécanique on peut rouler sur le trottoir à condition de marcher enfin de rouler à la vitesse des piétons et avec une trottinette électrique là pour le coup on est sur la chaussée la trottinette électrique qu'on est sur la chaussée on a intérêt d'ailleurs parce que je ne sais pas si non mais c'est une obligation légale oui c'est dans le code de la route c'est dans le code de la route la trottinette privée est reconnue dans le code de la route comme un engin de mobilité

34:15
Présentateur

Marouane nous appelle du département des Yvelines et réagit à ces interdictions qui sont prononcées sur les trottinettes électriques en libre-service un peu partout en France et peut-être bientôt à Paris bonsoir Marouane bonsoir oui moi je voulais m'interroger sur qu'est-ce qui allait être proposé comme solution de mobilité individuelle aux citadins et peut-être en particulier aux parisiens parce qu'à chaque fois qu'ils cherchent à s'adapter en passant de la voiture à l'autolib qui est terminé aux deux roues dont maintenant le stationnement est payant aux V-lib qui maintenant est un service qui est plus ou moins terminé maintenant aux trottinettes qu'on cherche à lui interdire qu'est-ce qui va lui être proposé et du coup moins une question plus qu'un constat pour dire que chaque utilisateur de moyens motorisés oublie qu'à un moment donné il ne va plus être dans son moyen motorisé donc on constate quand un automobiliste est derrière un camion il va dire que le camion est lent quand le même piéton sera à côté du camion qui roule à la même vitesse il va penser que le camion est rapide

35:19
Locuteur non identifié

donc en fait

35:20
Présentateur

on n'a plus trop à chaque fois chaque utilisateur de moyens ne pense qu'au moment où il est utilisateur du moyen motorisé et plus au moment où il ne le sera plus où il sera dans une situation différente Merci à vous Marouane pour cette question je vais donner la parole à Frédéric Errand sur ce point

35:36
Invité

Oui en fait il faut comprendre que les véhicules motorisés posent des problèmes oui c'est à dire qu'ils polluent ils font du bruit ils provoquent des accidents selon qu'ils sont plus ou moins lourds ils peuvent être très dangereux etc bon quand on prend les deux roues motorisées c'est ahurissant la dangerosité de ce véhicule ils sont impliqués dans plus de 50% des accidents à Paris quand même bon et vous voyez il faut prendre un à un les modes motorisés et on voit bien qu'ils posent beaucoup plus de problèmes que les modes non motorisés que la marche évidemment qui est la plus vertueuse et de loin et qui devrait être favorisée et on doit donner la priorité aux piétons à l'évidence et les cyclistes eux aussi sont bien entendu très vertueux également

36:30
Présentateur

merci à tous les deux d'avoir participé à ce téléphone merci à Frédéric Errand économiste urbaniste maître de conférence à l'université de Lille-Hinge je salue également Jean-René Albertin président de l'association APACOVI et merci à toutes et à tous pour vos questions et vos témoignages ce soir

Trottinettes électriques : comment bien partager la voie publique ? · Pourquijevote