Boris Vallaud : « Je plaide pour un Parti socialiste réconcilié, uni et combattant »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Sur le budget : la commission des finances demande une commission d'enquête pour le dérapage de 60 milliards. Y a-t-il eu mensonge de Bruno Le Maire ou Macron ?
- 2:00RelanceÉludée
Est-ce que pour vous il y a eu plus que des choix politiques mauvais ? Des mensonges ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La critique évoque une faute collective de la classe politique sur les dépenses. Vous l'entendez ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les économies demandées aux Français toucheront-elles les classes moyennes ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement demande 5 milliards d'économies aux collectivités. Vous l'approuvez ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il bloquer la vente de Sanofi à un fonds américain ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et notre invité politique ce matin c'est Boris Vallot bonjour merci beaucoup d'être avec nous député des land président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et vous publiez ce livre on va le voir en permanence c'est VI que je fais Miane cette édition ODIL Jacob on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien l'écuiller de la voie du Nord bonjour Julien bonjour Orian bonjour Boris Vallot bonjour et Boris Vallot le temps de vous remettre le micro je vais vous poser la première question sur le budget la commission des finances de l'Assemblée nationale qui a donc demandé à se transformer en commission d'enquête pour déterminer les raisons du dérapage budgétaire est-ce que selon vous il y a eu mensonge de la part de Bruno Le Maire voire d'Emmanuel Macron peut-être d'abord pour bien dire le sens de cette commission d'enquête il est dans le rôle du Parlement de l'Assemblée nationale en l'espèce d'exercer non seulement ses fonctions de législateur mais de d'exercer ses fonctions d'évaluation et de contrôle d'évaluation des politiques publiques et de contrôle de l'action du gouvernement quand vous avez 60 milliards de de dérapage en terme de prévision entre le début de l'année 2024 et la fin de l'année 2024 il est de notre responsabilité de faire la lumière sur ce qui s'est passé et de ne pas se contenter des satisfaites que Bruno Lemire s'adresse à lui-même alors on verra ce que révèle ou pas cette commission d'enquête mais nous nous comptons avoir de la transparence de la vérité de la compréhension sur ce qui s'est passé je dois dire qu'on a quelques idées quand même quand vous baissez de 50 milliards par an les recettees fiscales sans les compenser et bien évidemment faire des chècs sans provision finit par avoir des conséquences ce sont des choix politiques est-ce que pour vous il y a eu plus que des choix politiques que vous jugez mauvais est-ce qu'il y a eu des mensonges de la part du gouvernement c'est précisément ce qu'il faut qu'on détermine mais me demandez pas de faire les conclusions d'une commission d'enquête qui démarre à peine ses travaux ou qui va les ou qui va les démarrer mais je vois la nécessité est-ce que ça fait c'est une question que vous vous posez bah c'est une question qu'on se pose et donc on attend la réponse je je je ne fais aucune suputation mais je ne sais pas ce qui relève de l'incompétence et ce qui relèverait effectivement de quelque chose qui aurait été masqué oui CR lui lu même il laisse pas trop le choix et dit le président de la France insomise de la commission des des finances il évoque déjà l'insincérité ou la céité de l'ancien gouvernement en fait il y a pas trop le choix c'est soit incompétent soit aveuglement peut-être les deux ah oui on peut cumuler on peut cumuler il peut y avoir ce un cumule écoutez je ne sais pas euh le les efforts qui vont être demandés au français et nous allons veiller à ce que en réalité ce soit d'abord des efforts demandés à ceux qui peuvent en consentir parce qu'ils sont les passagers clandestin de la de la solidarité nationale je parle des très gros revenus des très gros patrimoines et des multinationales euh et bien il est il me paraît j'allais dire normal face à à ces à ces à ces efforts qui soit demandé que on ait cette vérité cette transparence l'entourage de Bruno Lemer il évoque à la fois des problèmes de modèle des de prévisionnel des des services du du du Trésor on verra si c'est si c'est le cas mais il évoque aussi une faute collective de la classe politique qui a demandé des dépenses ces dernières années quel que soit le bord le bord politique les républicain réclamant un chèque énergie un bouclier énergétique pour l'ensemble des des des Français là où ça a coûté plusieurs milliards supplémentaire est-ce que vous entendez quand même cette critique je je je crois que Monsieur le Maire oublie les alertes que nous avions formulé nous avions formulé des alertes sur les choix politiques qui éta lesciens de baisser en particulier pour les haut revenus et les multinationales des impôts je vous donne simplement un exemple sur les 18 milliards que qui a coûté à nos finances publiques la suppression de la taxe d'habitation la moitié bénéficie au 20 % de Français les plus favorisés avait-il véritablement besoin de cette suppression de la taxe d'habitation qui sont des recettes qui manquent à l'état qui manquent à nos services publics qui manquent à l'hôpital à l'école je ne le crois pas est-ce que dans les projets d'investissement la cvee était première dans les décisions qui était prise par les chefs d'entreprise de s'implanter en France non et c'est ça c'est bien documenté et les les grosses masses de la CVAE étit payé par des entreprises qui étaient des entreprises souvent de taille très importante et et des multi et des multinationales donc il y a eu cette une réforme qui du coup ne va pas jusqu'au bout sur la CVAE je je l'espère je l'espère parce que les circonstances en réalité l'interdisent mais nous nous n'avons pas critiqué le quoi qu'il en coûte dans une dans une circonstance extrêmement difficile nous voulons pas qu'il en coûte désormais à celles et ceux que nous avons applaudis à 20h nous ne voulons pas qu'il en coûte aux chefs d'entreprise aux PME de nos de nos de nos villages de nos de nos quartiers nous ne voulons pas qu'il en coûte aux aides soignantes aux infirmières aux caissières aux éboueurs à toutes celles et à tous ceux qui ont tenu pendant la crise de la covid le pays debout or qu'est-ce qui se profile à travers un certain nombre d'économies qui vont être dur drastique à la fois sur les collectivités locales c'est-à-dire sur le grand âge c'est-à-dire sur la protection de l'enfant c'est-à-dire sur l'insertion professionnelle qui vont se s'opérer sur la santé c'est-à-dire sur les remboursements c'est-à-dire sur les franchises médicales c'est-à-dire sur le les honoraires des des médecins et bien il va en coûter aux classe moyenne tout ça ce sont des impôts sur la vie payé par les Français et donc on demande à ce que la solidarité nationale la progressivité de l'impôt permett de faire contribuer ceux qui en réalité ne payent pas ce qu'il devrait c'est le guide qui c'est le guide de votre action durant les débats sur parlementaires sur le sur le budget éviter que les économies demandées aux Français ne touchent les classes moyennes et les classes populaires bien sûr c'est on est guidé par un principe qui est celui de la justice fiscale est-ce que vous concevez que le taux d'effort fiscal d'un milliardaire est inférieur à celui d'un homme ou d'une femme qui rentre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu est-ce que vous concevez que le taux d'imposition réel d'une multinationale qui consolide pour une part ses résultats dans des paradis fiscaux ou des pays à fiscalité baisse est inférieur à celui de et ça on en parle déjà euh Boris Vallo on en parle déjà la taxation des des des des profits des multinationales la taxation des des des grandes des grandes fortunes est-ce qu'il faut aller plus loin dans cet effort demandé au plus rich vous dites on en parle nous en effet on en parle depuis on en parle depuis des annéesve il se trouve que là la nécessité d'une certaine manière fait loi et fait même loi de loi de finance et donc le gouvernement l'évoque hier en commission des finances ce qui doit être une taxation temporaire exceptionnelle de 3 ans ouais va être si c'est confirmé ensuite va être en réalité prolongé dans la durée parce que la justice fiscale ne s'accommode pas d'un caractère exceptionnel et temporaire mais doit être un principe fondateur de nos démocratie libérale et de nos modèles sociaux de de l'état de l'État social donc il faut sans aucun doute aller plus loin puisque tous les efforts de justice que nous demandons et bien ce sera moins d'injustice pour beaucoup mais aller plus loin c'est quoi c'est là là ça concerne par exemple 0,3 % des ménages les plus fortunés est-ce que vous dites il faut que ça concerne les 1 % les 2 % un exemple il nous avait été annoncé que 65000 ménages seraient concernés c'est en réalité je crois 24300 exactement ouis et bien que ce soit que ce soit 65000 donc vous allez demandé à élargir la S nous avons demandé à élargir nous allons formulé un certain nombre de propositions que nous avons construite avec d'autres des groupes de gauche je vois comme hier soir qu'avec des d'autres groupes parlementaires il peut y avoir des des jonctions des combats qui nous sont communs le MoDem a fait partie de ceux qui ont demandé à ce qu'une mesure exceptionnelle soit en réalité structurelle mais est-ce que vous entendez cette cette critique faite par certains qui disent la France est déjà la championne d'Europe des des prélèvements obligatoires 48 % de prélèvement obligatoire alors que c'est 41 % dans la zone la zone euro est-ce que utiliser l'arme de la fiscalité c'est pas encore une fois céder à la facilité mais est-ce que utiliser l'arme de la justice fiscale c'est céder à la à la facilité je crois que c'est tous les autres pays européens sont injustes tous les tous les autres pays européens ne socialisent pas comme nous un certain nombre de défense il faut si vous faisiez dans certains pays l'addition de ce qui est socialisé c'està-dire de la dépense publique et de ce qui a été confié au privé c'est-à-dire les assurance et bien vous vous apercevriez qu'en réalité la France ne dépense pas plus globalement que d'autres pays si vous prenez strict au sinsus le périmètre de l'action de l'État la France est dans la moyenne des pays de l'OCDE oui nous prenons mieux en charge qu'ailleurs euh la question de la santé la question du vieillissement même si c'est très euh très imparfait et bien c'est aussi ça la justice c'est-à-dire que que vous soyez riche ou pauvre vous puissiez bénéficier de l'accès au soin dans les mêmes conditions c'est un combat de chaque jour mais c'est le choix républiquain que nous avons fait nous défendons l'État qui demande également 5 milliards d'économie aux collectivités est-ce que ça vous approuveé je je pense qu'il en demande en réalité beaucoup plus plutôt 9 milliards les collectivités font des efforts depuis des années mais ce n'est pas je veux dire ce n'est pas une abstraction la question des des des 5 ou des 9 milliards qu'est-ce que ça va signifier concrètement ça vait signifier très possiblement des difficultés dans la prise en charge par exemple du grand âge est-ce que vous savez que le reste à charge en établissement mais même à domicile dans un certain nombre de départements devientent inaccessible à certains ménages qui sont obligés d'arbitrer entre rester chez eux et aller en épan on sait que nous avons besoin de plus c'est la protection de l'enfance qu'il y a une commission d'enquête parlementaire qui est conduite par Isabelle Santiago député socialiste à l'Assemblée nationale il y a une vraie urgence regardez ce qui se passe dans des départements comme la Gironde qui nous alerte depuis longtemps sur la qualité de la prise de la prise en charge ça aurait des conséquences sur l'insertion sur la formation et je crois que il faut bien dire aux françaises et aux Français ce que le refus du gouvernement et et d'une part de de celles et de ceux qui n soutiennent dans l'hémicycle de de justice fiscale va avoir d'injustice dans la vie sur les collectivité est-ce que vous êtes les plus crédibles vous socialistes pour vous y opposer alors que quand il fallait ramener le déficit à 3 % François Hollande c'était le premier à demander des efforts au collectivité parlait de justice territoriale c'est la raison pour laquelle nous disons que les efforts ont été faits ont été accomplis je suis aussi élu local et je vois bien les arbitrages constants qu'il est nécessaire de faire je vois bien les choix de politique sociale que nous faisons nous dans les landlande dans un moment où les droits de mutation qui sont une des ressources principales des départements chutent de façon considérable et que les les marges de manœuvre fiscal des collectivités locales ont été réduites à rien du tout tout en réalité pas de Lev fiscaux vous dites que c'est à l'os et pourtant la Cour des comptes qui est pas vraiment une officine de droite ultra libéral suggère de supprimer pas une officine non plus de de gauche c'est pas bolchevic non plus on on est d'accord mais c'est ni dans un extrême ni dans l'autre la Cour des comptes suggère de supprimer 100000 emplois dans les collectivités locales alors c'est 5 % des effectifs Glob la Cour des comptes au moment des débats budgétaires il y a très longtemps que cétait pas même même premier président mais je me souviens que à la fois il recommandait qu' supprime des postes chez les autres et en revanche il refusait qu'on réduise le nombre des magistrats à la Cour des comptes donc écoutez moi je veux bien qu'on me dise si c'est à prot comm par euxmême c'est ça qu'on me dis qu'on me dise si c'est à la protection de l'enfance qu'il faut réduire le nombre des postes qu'on me dise si c'est dans les collèges qu'il faut réduire les la fonction publique territoriale le le leurs effectifs ils ont bondit de de 46 % en 25 ans est-ce que certains disent est-ce que pour le en comparaison est-ce que le le service a augmenté de la même de la même façon le prenez je reprends le même exemple dans le même temps vous avez eu un vieillissement de la population et le nombre de de celles et de ceux que nous devons prendre en charge que ce soit à domicile ou en établissement a augmenté quand vous regardez nom 46 % de écoutez je suis pas capable de vous dire détail j'ai été directeur général d'un d'un département la sonéloir dans lesquel nous avons eu de grands efforts à faire avec Arnaud mondbourg nous avons fait en responsabilité et je ne veux pas si vous voulez que l'incurie de l'État et du gouvernement depuis 7 ans soit mis j'allais dire sur l'ardoise des collectivité locale ça ça n'est pas acceptable et ça ne serait pas juste dernière question sur le budget Julien euh oui une question va se poser lors des débats c'est où allez-vous trouver les majorités pour voter vos amendements alors vous avez apporté un début de réponse le modem peut être un un allié je doute que ce soit un allié régulier sur sur vos amendements comment allez-vous faire mais nous entrons au début de la discussion budgétaire il y a des amendements qui sont ce que nous aimerions faire si nous étions responsabilités et puis il y a des amendements de repli qui sont d'une ambition moindre et qui peuvent trouver des points de de convergence avec d'autres nousmême nous regarderons ce que propose d'autres d'autres groupes mais nous sommes non nous travons pas avec le rassemblement national travons avec ceux qui ont fait front républicain voilà la géographie est assez est assez facile à déterminer donc sil propose excusez-moi pour être simplement clair sil propose des amendements qui qui qui pourtant rejoignent vos préoccupations vous ne les voterez pas mais nous avons nos amendements qui serent nos préoccupation d'accord voilà on pas besoin de ceux des autres on va parler de d'autres sujets d'actualité le dolipran qui inquiète la mobilisation est de plus en plus forte contre la vente à un fond américain le ministre de l'Économie Antoine Armand il veut poser des conditions il demande un bilan exhaustif des aides public est-ce qu'il agit de la bonne manière ben écoutez ce qui est assez surprenant c'est de voir les conditions dans lesquelles sopère cette vente je crois que une partie de Sanofi France n'était pas même au courant de cette décision qui venait de de la holding mondial le gouvernement a l'air d'être d'une certaine manière mis devant le fait accompli alors qu'il a fait de la réindustrialisation de la relocalisation de la production de médicament l'une de ses priorités donc il est important en effet que l'état de ce point de vue-là du point de vue de la défense de la souveraineté sanitaire se fasse respectter il en a les outils il y a le décret Montebourg que je connais que je connais bien qui peut être uisé qui peut aller de je dire l'instauration d'un certain nombre de conditions jusqu'à l'interdiction de la vente mais et vous demandez à l'état de bloquer la vente je je je demande à l'état de faire en sorte que et si ça doit être bloqué la vente que nous ne prenions pas le risque de nous désarmer nous ne pouvons pas être entre les mains des Indiens s'agissant des médicaments des Saoudiens s'agissant de l'énergie des Chinois s'agissant des panneaux sol nous avons besoin de restaurer une souveraineté industrielle et de défendre la base industrielle France et s'il faut bloquer cette vente et bien il faut bloquer cette vente faut l'état entre conseil d'administration d'opella la finale de Sanofi qui commercialise le dolipran ou pas il peut il peut éventuellement le faire je vous dis il a beaucoup d'outils pour agir mais on se contentera pas de mot est-ce qu'il faut aller jusqu'à la nationalisation comme le demand de la France insoumise de mon point de vue ça n'est pas nécessaire on a d'autres outils pour le faire j'ai parlé de du décret Montebourg il y a la possibilité de rentrer au capital sans nation alisation mais en tout cas dans le moment que nous sommes en train de vivre alors que la pénurie de médicament a explosé ces dernières années un sujet dont avec Valérie Rabo nous étions déjà saisis à plusieurs reprises dans les dernières législature il faut agir h on va parler de votre livre avec Julien merci oui alors votre livre en permanence il raconte vos rencontres durant ces permanences parlementaires vous vous décrivez le député à la fois médecin traitant un confesseur dernier recours souvent pour pour les personnes que vous que vous croisé ça a été une surprise pour vous c'est c'est ces rencontres pour le vous êtes arrivés en 2017 hein comme dans les dans les Landes pour c'était c'est quelque chose que vous avez complètement découvert c'est deux choses que de le savoir et de le vivre HM euh je vouis vous dire que moi j'ai écrit ce livre dans une forme de nécessité c'estàd m'arraché au brouillard de l'époque m'arraché à la tyrannie parfois de l'immédiaté médiatique euh au bruit prendre un peu de hauteur et au fond revenir à l'essentiel c'està-dire euh les vies de celles et de ceux pour lesquels on s'engage et devant devant lesquels nous nous présentons l lors des élections sont des vies souvent difficile qui viennent taper à ma porte et en effet on est un peu travailleur social un peu écrivain public un peu Défenseur des droits mais on éprouve aussi de façon extrêmement concrète les difficultés que traversent un certain nombre de de nos concitoyens et souvent ce qu'il se demande c'est à propos de leurs élus c'est mais que savent-il de nos difficultés que comprenent-il de nos vies de nos nos aspirations de nos espoirs de nos attentes et moi j'ai pas trouvé d'autres moyen que de les raconter c'est des vies à la fois singulières des vies courageuses et puis des VI universelles parce que à travers les femmes et les hommes que je décris je décris beaucoup de celles et de ceux que j'ai reçu et dont j'imagine qu'il viennent taper à la porte d'autres de mes collègues un peu partout en France ça a interrogé votre en lisant on voit que ça interroge votre engagement politique et votre engagement en tant que socialiste et il y a une phrase dans votre livre qui m'a marqué qui dit avant de rompre avec l'ordre établi il va nous falloir rompre avec une partie de ce que nous sommes devenus l'incarnation de l'ordre établi c'est c'est c'est assez critique bah oui mais vous savez on aurait tort de de ne pas l'être on aurait tort de ne pas en permanence poser la question de ce que signifie représenter il y a un vertige dans la représentation nous devons en permanence nous poser la question de savoir si ce que nous défendons à Paris est bien conforme à ce que sur le terrain chez moi dans les lande euh les Landais et les Landais attendent euh nous devons aussi et j'ai écrit cette introduction avec cette formule qui est en effet brutale mais qui éit une vraie interpellation d'abord de de moi-même après les élections législatives et le soir de l'élection j'ai pas conçu dans ma réélection un une satisfaction une joie je me suis posé la question de savoir est-ce que nous en avons fait assez est-ce que j'ai fait assez pour toutes ces vies difficiles pour le fonctionnement des services publics pour la rémunération du travail pour la reconnaissance de la dignité vous savez quand je fais les portraits de de de de ces femmes et ces hommes il y a une dame qui est re soignante dans un épad et je lui dis voilà je je vais faire un portrait de vous et elle me dit mais pourquoi moi je suis pas intéressante h h pourquoi moi je suis pas intéressante je dis mais vous plaisantez vous voulez être par le métier que vous faites par la façon et la générosité avec lequelle vous faites vous êtes intéressante par les difficultés que vous rencontrez dans votre métier vous aimez votre métier vous voulez bien le faire et puis vous avez le sentiment de mal le faire parce que vos propres bras vous manquent et que les ép pases manquent de bras et et moi je trouve que il y a un apprentissage dans dans la fonction d'élu c'est un journal de bord c'est peut-être aussi un un livre d'apprentissage apprendre à écouter apprendre à écouter sans juger le travail de de compréhension de des ressorts de voilà de de de de la vie et comment ça doit nourrir le projet comment ça doit nourrir le le projet socialiste cette ce livre ces rencontres et bien je je la conviction qui est la mienne c'est que dans un pays qui apparaît souvent euh fracturé divisé dans lequel chacun défend euh sa colère on a besoin de rassembler on a besoin d'apaiser on a besoin euh d'une France réconciliée et je fais par exemple de la fraternité un projet politique alors on me dit mais c'est fraternité c'est un mod d'ordre c'est pas un projet politique je crois au contraire que c'est le seul qui vaille parce que c'est celui qui permet de sortir de l'isolement chacune et chacun d'entre nous de l'isolement les individus euh dans qui ont été plongés dans cette solitude par une société libérale qui nous a atomisé au sens étymologique du terme réduit à l'état d'atome et donc la France réconciliée elle a ses outils c'est le service public et c'est d'abord l'école l'école qui est au cœur de tout qui doit être un creusé un lieu de rencontre d'altérité de compréhension de l'autre de tolérance on ne peut pas vivre ensemble si on a pas grandi ensemble la question de la mixité sociale est importante elle a ses espaces moi je veux qu'on réinvestisse l'espace public des lieux de rencontre de compréhension je dis parfois avec un peu d'excès et d'en facee que l'un des plus grands actes de politique culturelle de ces dernières années a consisté à mettre des pianos dans les gares parce que com Pr le Talis pour aller à Londres ou un train de grande banlieu et bien on s'y retrouve au piano ou autour ou autour du piano c'est la compréhension et la réconciliation des urbains et des ruraux des hommes et des femmes des jeunes et des vieux de ceux qui sont là depuis 12 générations et ceux qui arrivent avec l'espérance de pouvoir s'y intégrer et bien tout ça c'est un projet qui est enthousiasment et il faut dire aux Français des Français il y a tout n'est pas à abattre tout est entre nos mains et voilà et moi j'ai je c'est c'est aussi un livre de qui tente une réconciliation avec la politique et peut-être d'ailleurs même réconciliation de moi-même avec la politique ben justement réconciliation dont on se demande si elle va euh toucher aussi le le le Parti socialiste puisque on parler de projet il va falloir se construire ce projet sur le le au prochain congrès or on sent déjà au-delà du projet hélas une guerre des des chefs se se profiler avec François Hollande qui demande euh le départ de d'Olivier fort avec peut-être un Raphaël gluxman qui peut se qui peut aussi briguer est-ce qu'on va encore s'apercevoir que le PS va se déchirer dans les mois prochains ce que je peux vous dire c'est que si en effet le ressentiment était une énergie renouvelable et bien on serait porté à l'optimisme mais je n'y crois pas une seconde et ça ne peut pas être notre pétrole ça peut pas être notre faon façon de faire si moi je plaide pour une France réconciliée je plaide aussi pour un parti socialiste réconcilié un parti socialiste uni combattant qui s'affirme mais pour vous il y a du ressentiment chez François Hollande mais je je donne pas il s'agit pas pour moi de de de de de donner de mais quand il dit il faut une autre figure il faut une autre figure pour diriger le PS vous prenez com je dis à tous que notre unité a de la valeur qu'elle est attendue que souvent le Parti socialiste les français espèrent de lui et se désespèrre de lui et bien dans les échéances à venir parce que la situation du pays est grave qu'on ne peut pas laisser en tête à tête le pays avec les les libéraux et les nationalistes et bien les socialistes ont une responsabilité éminente une responsabilité éminente à gauche et donc que ce congrès aussi doit être un congrès de la répu mais vous qui prenez une France apaisée est-ce que l'alliance avec la France insoumise ça dessine une France apaisée pour vous mais nous disons y compris à nos partenaires de la France insoumise que nous avons la conviction et c'est la mienne que ce pays a besoin de machine à coudre et pas de machine à découdre je le vois dans ma circonscription je vous assure il y a dans les lande alors on dit mais les lande c'est pas la France parfois je je regrette mais il y a une façon d'être à l'autre une façon de vivre ensemble qui moi me porte à l'optimisme c'est pas une machine àcoute je je veux pas enfin vous vous avez compris que euh je commence pas par diviser lorsque je veux rassembler mais quand je ne suis pas d'accord sur la façon de faire sur la façon d'être je le dis et je préfère dire la façon dont moi je veux que que les socialist se comporte comment moi j'appréhende mon rapport à la politique à celles et ceux qui qui vivent dans ma circonscription et qui tapent à ma porte plutôt que de distribuer estce que pour répondre à vos électeurs il va pas falloir clarifier cette alliance clarification est d'abord elle est d'abord chez nous un socialiste un parti socialiste puissant et qui répond à une question à quoi sert-il à la vie des Françaises et des Français et donc nous avons des sujets qu' est tarot qui les préoccupe mais Oliv for il a répondu à cette question mais il il y répond comme il le peut avec nous tous chaque jour est-ce qu'il faut faire mieux et plus mais chacun on est convaincu et chacun y apportera j'en suis sûr sa pierre et je ne manquerai pas à se devoir et à ce travail collectif merci Boris valallo merci beaucoup d'avoir été notre invité je rappelle le titre de votre livre on le voit en permanence c'est vie que je fais mien C édition od Jacob merci d'avoir été notre invité [Musique]
Boris Vallaud