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interviewSud Radio (sur YouTube)· 31 juillet 2026 11 min

Incendies en Gironde : « La solidarité aujourd’hui, c’est de venir en vacances en Gironde »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors ce matin, je vous pose tout simplement cette question. Face au risque incendie, allez-vous changer vos habitudes, vos destinations de vacances cet été ou dans les prochaines années ? Vous témoignez à l'antenne 0826 300300.

Avant de vous entendre, nous sommes avec Nathalie Delâtre, sénatrice de la Gironde, ancienne ministre du tourisme. Bonjour Nathalie Delâre. Bonjour et merci infiniment d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.

La Gironde fortement touchée par les incendies. Je disais he le feu est toujours stabilisé mais pas encore fixé. 42000 heectares ont brûlé.

On connaît l'importance du tourisme pour l'ensemble du département et notamment pour le bassin d'Arcachon. On évoque beaucoup l'impact sur les professionnels du tourisme pour le mois d'août, pour les prochaines semaines. Mais ce mégafeu Nathalie de l'âtre, il a déjà eu des conséquences très lourdes pour eux.

Oui, tout à fait. C'est vrai que on a une tendance à parler des feux de la Gironde. Non, ils sont localisés sur le sud Médoc et une partie du du bassin d'Arcachfond.

Euh donc effectivement, on a l'impression que tout notre département brûle, ce qui n'est pas le cas. Euh et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui nous enregistrons des annulations euh de séjours jours massivement euh hors des zones sinistrées également. Et oui, l'impact est de taille puisque nous avions une réunion hier avec des chefs d'entreprise du bassin d'Arcachon notamment euh qui euh constate déjà un impact de 40 % de perte d'exploitation sur le mois de de juillet. 40 % moins sur le mois de juillet.

On a déjà des des prévisions sur le mois de d'août ou ou pas ou c'est trop tôt ? Non, pas encore. De toute manière, ces chiffres, il faut les prendre avec précaution parce que cela demandera un certain temps de regarder euh l'ensemble de de des chiffres.

Euh mais oui, nous avons déjà des annulations pour le le mois d'août. Euh il faut se rendre compte que euh pour le département euh de la Gironde, euh c'est plus de 4 milliards de retombées économiques. Généralement euh une année euh euh touristique.

C'est 40000 emplois qui sont liés directement euh au tourisme. C'est une une économie essentielle pour notre département. Vous avez entendu he cette semaine les propos de la préfète de Gironde, Sophie Broquet.

Ils ont fait énormément réagir. Elle a fortement incité les touristes à la veille des vacances du mois d'août à ne pas venir dans le département tant que le feu n'est pas fixé. N'est toujours pas fixé ce feu.

Ces consignes, elles vous ont mis en colère Nathalie Deelâre ou vous les comprenez ? Écoutez, pour la préfet étonnant parce que elle a en charge la protection de la population. Aujourd'hui, nous avons encore des feux actifs et nous n'avons aucun décès de civil à déplorer.

Par contre, nous sommes en deuil. Nous n'avons pas encore pu rendre hommage à nos deux sapeurs pompiers qui sont décédés dans ces feux. Euh bien sûr que son rôle est est de prévenir, mais effectivement, elle aurait dû localiser sur les zones sinistrées évacuées et non sur l'ensemble du département.

Mais je crois que vous savez, les propos de la préfet surtout été très étayés par toutes les images que l'on peut voir en boucle sur les réseaux sociaux, sur les télés. C'est vrai qu'on a l'impression euh que l'ensemble de notre département brûle quand on est euh euh sur ces images et et donc bien sûr que le réflexe de beaucoup, c'est c'est d'annuler. Moi, je pense qu'aujourd'hui euh on a vu ces formidables élan de solidarité euh venir de de France entière.

La solidarité aujourd'hui et bien c'est de venir euh en vacances de de ne pas déréserver en fait son son séjour. Alors, sauf quand il est dans les zones sinistrées, ça il faut le comprendre et nous aurons une attention particulière de relance pour ces pour ces territoires. Mais pour le reste et bien voilà, nous pouvons continuer à assurer et à accueillir dans les meilleures conditions possibles.

Nathalie Delâre, sénatrisé à Gironde, je le rappelle, ancienne ministre du tourisme. C'estàd que ce matin, vous passez une sorte de message solennel aux vacanciers. Appelle à finalement à venir en Géronde.

Oui, tout à fait. de solidarité. Encore une fois, ils retrouveront des structures qui les accueilliront dans les meilleures conditions possibles sur la gastronomie, l'autourisme.

Nous avons une partie du littoral qui peut qui peut accueillir. C'est-à-dire que nous nous avons du tourisme patrimonial, culturel. Donc nous nous avons effectivement sur des zones comme le Saint-Émilion, le Libour, l'entre de mer, le Blaer, le pays foyer.

Voilà, il nous reste beaucoup de territoires sur lesquels euh nous avons nous sommes opérationnels et puis le Nord Médoc, une grosse partie du bassin d'Arcachon est prêt à accueillir. Et c'est vrai que là quand on voit les les déréservations et aujourd'hui le manque de fréquentation, bien sûr que nous lançons cet appel, sachant qu'en fait sur la Gironde, 80 % des touristes sont d'origine française. C'est-à-dire c'est du tourisme essentiellement national.

Ce sont pas des internationaux. On a 20 % de touristes internationaux mais essentiellement centrés sur sur Bordeaux et un peu sur l'ensemble du territoire. Mais euh nous ce sont les Français qui viennent essentiellement et d'ailleurs beaucoup des néoaquits.

Euh donc c'est un tourisme de proximité et il faut que nous puissions assurer ce tourisme de proximité et [grognement] sauver et sauver un certain nombre de de professionnels du tourisme qui qui vivent des heures très compliquées. Le gouvernement a fait d'ailleurs un certain nombre de d'annonces cette semaine pour les soutenir. Chômage partiel, report de charge notamment.

C'est suffisant selon vous en tout cas ça va dans le bon sens déjà ? Nathalie de oui, on vous avait on vous a récupéré tout à fait [rires] je vous Oui, je disais effectivement instable mais ça y est, je vous ai non, on vous entend bien. C'est c'est parfait.

Nathalie de l'âtre. Oui, je vous disais effectivement il y a il y a eu un certain nombre d'annonces de soutien du gouvernement à l'égarde. Alors, de l'ensemble du tissu économique, mais notamment on pense au professionnels du du tourisme.

Est-ce que c'est suffisant selon vous ? En tout cas, est-ce que ça va dans le bon sens ? Je lisais, vous savez, les professionnels que j'ai rencontré hier demander d'abord que le gouvernement intercède auprès des assurances.

C'est ce qui a été fait, il faut encore insister parce que il y a ceux qui sont sinistrés, qui ont brûlé et l'assurance est un mécanisme qui s'enclenche quasi immédiatement. il à la pluie de chiffres qui sont à fournir bien évidemment, mais il y a aussi les zones évacuées euh et il y a des barrières, des clauses qui disent que quand on est à 300 m, à plus de 300 m du feu, et bien on n'est pas concerné et pourtant on a des paires d'exploitation. On avait déjà eu ça, moi je suis une évacuée de 2022 he des feux de la TEST et de l'endirass, nous avions déjà eu cette problématique.

Donc là, je trouve que des assureurs ont réagi positivement et assez rapidement. Il faut que l'on continue. Tous les assureurs n'ont pas encore levé ses barrières, il faut qu'il les lèvent.

Euh bien évidable ce que vous dites Nathalie Delad. Ça veut dire que l'assurance ne prend pas en charge si on est à plus de 300 m du feu, ça a rien du tout quoi. C'est cela tout à fait.

Donc vous savez, ce sont ces clauses, ces petites clauses que l'on on ne lit pas en fait quand on signe. Euh et euh effectivement aujourd'hui pour certains euh la découverte est lourde euh de de de sens et se disent que bon, ils vont pouvoir assurer quelques semaines, mais quand nous avons une forte saisonnalité pour une partie de notre territoire, et bien pourront-ils passer cet hiver pour revenir la saison prochaine, c'est tout l'enjeu. Et donc effectivement, ce travail auprès des assureurs est important.

Le gouvernement l'a l'a enclenché. Le travail auprès des banques aussi parce que très vite, on va avoir un problème de trésorerie dans les entreprises. Et bien les prêts à 0 % des prêts de trésorerie sont là aussi visiblement négociés.

J'avais le ministre Serge Papin ce matin au téléphone qui me rassurait sur ce travail auprès des banques. C'est ce que l'on attend aussi sur le sur le territoire. Et puis euh ben les mesures fiscales, sociales, le le chômage partiel, c'estàd que c'est en train de s'enclencher.

Les guûchets unique se mettent en place grâce à la chambre de commerce et d'industrie de la Gironde, la chambre de métier. Voilà, toutes les les instances euh se coordonnent pour donner la meilleure réponse possible à ces chefs d'entreprise qu'il nous faut effectivement soutenir. Et puis on va les soutenir aussi par un plan de de relance promotionnelle.

Alors justement c'était l'objet de de de mon appel avec à cela parce que effectivement vous voulez mettre en place ce plan, vous le soutenez. Ça va consister en quoi exactement ? Vous avez donc échangé avec le ministre ?

Oui oui, tout à fait. Je l'ai au téléphone tous les jours euh parce que bien évidemment il faut que nous arrivions à à sauver une partie de la saison, convaincre les gens de ne pas annuler. Beaucoup ont déjà annulé. comment faire pour qu'il réservent à nouveau euh leurs vacances en Gironde, mais c'est déjà préparé aussi la saison promotionnel.

Donc nous devons coordonner les efforts de la région, des offices de tourisme du bassin d'Arcachon, du Médoc et au-delà de de l'ensemble de de la Gironde euh et les efforts de de l'État à travers son opérateur national qui à Touf France a organisé une promotion nationale et internationale de la Gironde et des atouts de la Gironde et des structures très diversifiées qui peuvent accueillir nos touristes girondins. La promotion, c'est c'est suffisant ou il y a d'autres mesures que vous avez en tête que vous souhaiteriez mettre en place ? Euh bien sûr, mais à côté de ça, vous savez, voilà, on va avoir la la promotion du euh du territoire, mais il faut aussi assurer la vie bien sûr, mais il faut aussi assurer la vie quotidienne et je pense que il faut aussi que les touristes se sentent rassurés par par ça.

C'est-à-dire que il faut pas que ça soit indécent, c'est-à-dire qu'on ne pense pas qu'au touristes, on pense aussi à la vie quotidienne des des Girondins. Et je crois que c'est aussi ça qui rassurera les gens, c'està-dire que nous nous ayons un plan de reconstruction des territoires sinistrés, que nous puissions avoir un suivi sanitaire et social. Moi, je pense tous ces gens qui ont ont tout perdu ce matin et donc au-delà du tourisme, nos efforts vont déjà se concentrer pour reconstruire, reloger les personnes qui sont sur place, redonner des moyens aussi à nos forces de sécurité intérieure, nos forces civiles, nos nos pompiers.

Et puis pensez aussi, vous savez pendant des mois là euh il va y avoir des bénévoles, la DFCI, la garde du feu, des gens qui vont se relayer pour être sûr que les incendies ne vont pas repartir parce que il faut il y a des fumerolles, il faut agir très vite. Donc pendant des mois encore, nous allons devoir veiller, assister, accompagner effectivement les les population locale, ce qui nous permettra ensuite de mieux accueillir effectivement nos touristes. Un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio Nathalie Del. rappelle que vous êtes sénatrice de la Gironde et ancienne ministre du tourisme.

Je vous souhaite une une bonne journée. Effectivement, vous continuez d'être auprès de de l'ensemble des acteurs économiques. Merci à vous Nathalie de Lâre et puis puis à bientôt pour faire un nouveau point effectivement sur ce qui se passe sur