Bataille pour Paris : TOUS contre Dati - avec Ian Brossat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je sais que parfois il y a des gens de gauche qui trouvent que Dat est drôle. Quand on se la colti dans conseil de Paris qu'on entend ce qu'elle dit, c'est purement réactionnaire et et les pires des réactionnaires. On a plein de sujets à aborder avec toi.
Tu t'en doutes. Je l'ai dit. Sénateur communiste de Paris, chef de fil du PC pour les élections municipales à Paris, ancien adjoint à la maire de Paris à Nidalgot, chargé du logement entre 2014 et 2023.
Euh écoute, on on on a beaucoup parlé sur ce plateau tout à l'heure de l'actualité politique. Je voulais avoir ton regard à toi sur ce qui s'est passé ce matin chez euh tes confrères et consœurs du de l'Assemblée nationale qui n'ont pas censuré Sébastien le Cornu. Est-ce que ça t'a surpris ?
D'abord, il y en a et heureusement beaucoup qui ont censuré. Il y en a 270 qui ont fait le choix de de voter en faveur de la censure. Moi, je regrette que la censure ne soit pas passée pour au moins deux raisons.
D'abord parce que d'un point de vue démocratique, je trouve ahurissant que ces gens continuent à gouverner le pays. On est quand même dans une situation absurde où depuis 2024, ce sont les perdants des élections législatives. On peut discuter du résultat des élections législatives qui a gagné, qui a perdu.
Il y a une certitude absolue, c'est que les macronistes se sont pris une baffe. Bon et donc les mêmes continuent à gouverner. D'ailleurs, c'est assez curieux.
Plus les macronistes réduisent dans l'opinion, plus il y a des ministres macronistes au gouvernement. Donc ça c'est la première chose. Et la deuxième c'est que j'ai évidemment en tête le projet de budget que le Cornu prépare qui est une catastrophe absolue qui est la copie conforme du budget Bairou qui lui a valu un vote de défiance.
Donc je pense que la cohérence quand on est de gauche çaurait dû être de voter en faveur de l'ascensure. Alors la cohérence quand on est de gauche, il y en a qui en ont manqué semble-t-il, d'après ce que tu nous dis. Ce sont les socialistes.
Est-ce que toi tu as compris le projet des socialistes là ? C'est quoi ce move d'Olivier Fort et des siens ? Qu'est-ce qu'ils essayent de faire ?
D'abord si vous voulez avoir la vie des socialistes, interroger un socialiste. Moi, je ne suis que porte-parole du Parti communiste et donc comme vous l'avez dit et ça me suffit. Non, mais pour le reste, comment dire ?
Moi, je je j'entends le raisonnement. Je n'adhère pas au raisonnement, mais j'entends le raisonnement qui consiste à dire nous avons obtenu la suspension de la réforme des retraites. Je voudrais juste faire remarquer plusieurs choses.
La première, c'est que les électeurs en 2024, j'aime bien en revenir quand même au suffrage universel, ils se sont prononcés en faveur non pas de la suspension de la réforme des retraites mais de l'abrogation de la réforme des retraites. Les partis qui étaient majoritaires à l'issue des élections législatives prenaient l'abrogation de la réforme des retraites. et je regarde largement.
C'était le cas du Nouveau Front populaire, c'était le cas du Rassemblement national. On peut dire qu'ils étaient pas sincères parce que je crois profondément mais en tout cas ils le disaient et leurs électeurs le croyaient. Donc premièrement, on est déjà en retrait par rapport à ce que les électeurs ont exprimé dans les urnes avec une suspension jusqu'à l'élection présidentielle.
Deuxièmement, je le dis comme parlementaire, j'ai les plus grands doutes sur le fait que cette suspension soit effective parce que le Sénat sera contre, pas à cause de nous, mais parce qu'il y a une majorité de droite au Sénat et pour connaître les gens qu'on a en face de nous, ils vont pas être favorables à la suspension de la réforme des retraites. Et donc en commission mixte paritaire, il y aura une majorité de droite qui reviendra sur la suspension de la réformation. Alors, il faut qu'on en parle de ça.
Yann, tu es sénateur. Je suis d'autant plus content de t'avoir ce soir parce que tu vas pouvoir nous expliquer justement ces embrouilles d'organisation et de vote de budget. J'ai une vidéo sur laquelle je voudrais te faire réagir puisqueun de tes confrères du collègue pardon du Sénat Claude Maluret s'est exprimé.
Non, c pas un camarade. J'ai pas utilisé le mot camarade. Claude Maluret s'est exprimé sur la CMP.
Voilà ce qu'il a dit. Non. Ah, on l'a pas.
On l'a pas. La régie me dit qu'on l'a pas la vidéo. On on va faire un petit peu de pédagogie.
Lorsque l'Assemblée nationale et le Sénat n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un texte de loi, on convoque ce qu'on appelle une CMP, c'est-à-dire une commission mixte paritaire, une réunion au cours de laquelle députés et sénateurs doivent négocier pour réussir ou pas à se mettre d'accord sur un texte commun qui ensuite est voté une bonne fois pour toutes. C'est ça le mode de fonctionnement. La CMP est donc notamment dans le cadre de l'examen d'un budget un moment très important de dernière et d'ultime négociation où peuvent se jouer beaucoup de choses.
On a la vidéo, on l'écoute. Ça s'est passé l'an dernier parce que le budget a été très très largement élaboré par le Sénat. La CMP, la commission mixe paritaire a fait en sorte que le texte du Sénat soit très largement adopté.
Donc le Sénat va torpiller la suspension de la réforme des retraites. C'est ce que je comprends. Exactement.
Et et dans la mesure où il y a une majorité de gens de droite au sein de la commission mixte paritaire, si tous ces gens de droite se mettent ensemble et ben ils vont dire suspension de la réforme des retraites. Pas question parce que ces mêmes gens se sont battus pour l'adoption de la réforme des retraites. Ils ont pas mangé leur chapeau.
Et donc le risque c'est qu'on ait semé une forme d'illusion et qu'à la fin et ben ceux qui croyaient dans la promesse qui leur a été faite se soi fait avoir. Et qu'est-ce que la gauche sénatoriale peut faire contre ça ? Bah pour avoir maintenant 2 ans d'expérience au Sénat, la seule chose qui est susceptible de faire bouger les lignes, c'est l'opinion publique et c'est la mobilisation sociale.
Je l'ai vécu le moment qui m'a marqué, c'est quand on a eu la constitutionnalisation de l'IVG. Ouais. À l'époque, très honnêtement, moi je siège en commission des lois, j'écoutais les débats, j'étais pas très optimiste parce que les parlementaires de droite, les parlementairire LR était archi contre avec des arguments parfois la mort moileux mais en tout cas ils étaient archi contre et au final la pression de l'opinion publique sur un sujet très symbolique comme celui-là, très important comme celui-là a fini par les faire flancher et même des sénateurs qui étaient très hostiles ont fini par revenir sur leur position initiale et tant mieux.
C'est ce qui a permis que que qu'on puisse constitutionnaliser l'IVG. Si on n' pas de pression sociale, ils n'écouteront que leur conviction personnel et s'ils écoutent leur conviction personnelles, ils voteront contre la suspension de la réforme des retraites. C'est très clair.
Euh, je vais donner la parole à mes à mes camarades. Je suppose qu'ils ont plein de questions à te à te poser les amis. Oui, vas-y, Usul, je commence.
Vas-y, vas-y, je t'en prie. D'accord. Alors, j'étais pas du tout sur la séquence là.
Moi, je voulais parler de Ben parle d'autre chose si tu veux. Pas de souci. On a le temps de toute façon.
Oui. Oui. Non, en plus cette séquence là, bon voilà, je crois qu'on est tous fatigués.
Euh non, moi j'ai envie moi j'aime bien parler de l'avenir, de qu'est-ce qu'on peut faire là pour faire un peu bouger les choses. Euh euh vous avez vous m'aviez envoyé un bouquin sur Airbnb il y a longtemps. Euh je voudrais savoir où ça en est, qu'est-ce qui avait pu être fait à Paris et qu'est-ce qu'on peut faire sur la question du logement qui ça c'est vos sujets.
Et qu'est-ce qui a été fait à Paris pour lutter contre Airbnb ? Bah d'abord Airbnb, sujet que je trouve hyper hyper éclairant. Moi, je suis devenu adjoint à la mer de Paris en 2014.
C'est le moment où Airbnb se développait de manière extrêmement rapide et à l'époque tout le monde trouvait ça formidable. Enfin, j'exagère un peu quand je dis tout le monde, mais beaucoup de gens trouvaient ça formidable. Disaient après tout, pas mal.
Ça permet à un propriétaire de mettre un peu de beurre dans les épinards et ça permet à des touristes de venir pour moins cher. Assez vite, on a quand même vu qu'il y avait des problèmes et on s'est dit il faut qu'on trouve des outils de régulation pour permettre à des gens de de louer quelques semaines par an. En revanche, on peut pas accepter que des logements soient loués toute l'année sur des plateformes de location touristique parce que ça réduit encore le nombre de logements disponible pour se loger.
Simplement, une ville, elle peut avoir les meilleures intentions du monde. On est en France et en France bien souvent, on dépend du législateur parce qu'il y a des aspects positifs et des aspects qui sont moins parfois aussi. Mais en tout cas, on a eu une difficulté, c'est que comme les gouvernements, ça coïncidait aussi avec l'arrivée au pouvoir de Macron, ne voulait pas bouger, le phénomène s'est développé et nous comme municipalité, on s'est parfois retrouvé un peu démuni.
Alors qu'est-ce qu'on a fait ? On a essayé de coaliser des maires en France et on a surtout essayé de coaliser des maires dans le monde. À l'époque, il y avait la mère de Barcelone qui était de la gauche radical absolument à Dakolao.
On a eu y compris des contacts à New York, des contacts à Amsterdam et et on a fini par construire une coalition de ville qui a été suffisamment solide et qui a permis qu'enfin la loi change. Et désormais euh franchement on a à peu près tous les outils juridiques qui nous permettent de réguler ce phénomène et j'ai le sentiment qu'on y est plutôt arrivé. Mais on a un nouveau phénomène qui arrive maintenant qui s'appelle le coliving.
Je sais pas si vous avez entendu parler de ce truc. C'est quoi la différence avec une coloque ? Bah c'est que c'est industrialisé.
C'est-à-dire que vous avez maintenant des investisseurs, des promoteurs avec une régie qui fout des gens ensemble. Exactement. Ah ouais.
À des tarifs absolument exorbitants. C'est-à-dire qu'en général vous avez alors vous avez une grosse foncière qui fait ça en ce moment. Euh ils ont eux des des immeubles de logements familiaux.
Ils s'aperçoivent que le logement familial ça crache pas assez. Donc à chaque fois qu'un logement se libère, il le découpe en tout petit logement avec des chambres de 9 m² qui sont louées à des tarifs absolument prohibitifs qui ne colle absolument pas à l'encadrement des loyers. Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des 9 m² à 1000, 1200, 1500 € par mois.
Et et ça pour le coup, mon sentiment c'est que comme comme on a resserré les taux sur Airbnb, bah il y en a il y a un certain nombre de petits malins qui utilise le fait que le coliving n'est pas défini dans la loi pour s'engouffrer dans cette brèche-là et pour faire un maximum de profit. Et donc il y a besoin très vite, ça serait bien qu'on traîne pas autant que sur Airbnb très vite de mettre en place des des outils pour pour calmer ce phénomène parce que sinon ça va se développer partout. C'est la prochaine bombe sociale.
Le logement, enfin c'est ça l' déjà dans dans dans pas mal d'endroits. Ce serait quoi le modèle euh socialiste, enfin communiste idéal de comment il faudrait s'organiser ? Est-ce qu'on limite le nombre de propriétés privées individuelles euh résidence principale et puis une autre et puis pas plus et puis voilà, est-ce qu'on saisit ?
Est-ce qu'on réquisitionne les logements vite ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire à l'échelle du pays, pas juste pour la ville ? Mais ce serait quoi le modèle aujourd'hui qu'on vers lequel on qu'on pourrait vendre aussi aux électeurs ?
Regardez là ça ça ça ça aura un effet concret pour votre logement. En tout cas, il y a une chose qui est sûre, c'est que laisser le marché, laisser la loi de l'offre et de la demande régler le problème du logement, c'est mortel. Bon et et pour le coup, on le voit bien dans une ville comme Paris.
Vous savez, moi je me suis battu à Paris, j'envoie à la fois les atouts mais aussi les limites. Moi, je me suis battu comme un chien pour développer le parc de logements sociaux. On est passé en l'espace de 20 ans de 13 % de logements sociaux à 25 %.
C'est-à-dire qu'on applique aujourd'hui la loi SRU. simplement à côté, vous avez un parc de logement privé qui lui est est est est confronté à une spéculation immobilière monstrueuse qui fait que bah on a du logement social et tant mieux, ça permet à des gens de vivre à Paris qui sinon on aurait été chassé. Mais vous avez à côté de ça un parc de logement qui atteint des niveaux complètement fous.
Et je vais vous donner un exemple hyper concret et un chiffre qui moi me parle beaucoup. Vous avez 3000 logements à Paris qui sont vides depuis plus de 5 ans et vous avez dans le même temps 3000 personnes qui dorment dehors toutes les nuits à Paris. à un moment donné, quand des logements sont vides depuis plus de 5 ans, c'est plus de la propriété privée, c'est de la propriété privante.
C'estàd que c'est de la propriété qui de fait, comme elle est immobilisée, prive 3000 personnes, 3000 familles de logement. Moi, je dis par exemple que sur ces 3000 logements, on devrait pouvoir lancer une procédure d'expropriation. Si vous en êtes à laisser votre logement vide pendant 5 ans, c'est que vous n'en avez vraiment pas besoin et qu'il serait beaucoup plus utile s'il devenait propriété publique et ça permettrait de loger des gens.
Je l'ai fait sur des immeubles, ça oui, j'ai y compris fait sur une friche qui appartenait à l'oncle de Bachar Elassad et aujourd'hui c'est du logement social dans le 16e arrondissement rue Jasmin et j'en suis très content. Mais en vrai, les espaces vides à Paris, c'est plutôt des logements dans des copros que des immeubles entièrement vides. Donc il faut être capable d'aller vers l'expropriation de ces 3000 logements vides depuis plus de 5 ans.
Émilien Oui, je l'a dit, il y a un aspect bonde social, un peu la question du logement. Moi, j'ai toujours été surpris de voir que c'était pas un sujet qui qui était au top des discussions. H c'est vrai, même souvent pas au top dans le programme des parties.
Et moi je me pose quand même la question parce que alors certes la France est un pays qui est majoritairement fait de propriétaire, il y a un énorme sujet sur le logement qui est qui a dont le dont le coût on va dire dans le budget des minage a augmenté depuis des décennies avec beaucoup de jeunes qui n'arrivent plus à trouver un logement facilement ou à des conditions absolument absolument y compris en terme de dossiers absolument délirantes avec une ficat d'accès à la propriété avec des jeunes qui du coup sont enfin ou des gens qui sont chassés des villes et qui du coup se retrouve être obligé de faire des trajets de longue durée avec ce que ça implique d'expansion urbaine. Mais sinon c'est comment est-ce queon fait pour que ça soit un sujet qui devienne prioritaire et comment expliquer que ça ça pas été déjà le cas sachant à mon sens et on le voit dans d'autres pays comme la Suède ou l'extrême rate a beaucoup prospéré sur ça à quel point est-ce que le logement peut être important dans dans la vie des gens quand même en Allemagne aussi la FD parle du logement c'est très très étonnant mais leur maison non mais je vous remercie d'en parler parce que c'est c'est vrai qu'en France c'est pas un sujet politique c'est bizarre et et le logement c'est plus un sujet qui est perçu comme un sujet de débrouille individuel c'està dire en gros Chacun est face à ses difficultés, va éventuellement voir un élu pour essayer de trouver un appui pour trouver une solution personnelle. Hm.
Mais c'est rarement un combat collectif pour obtenir des avancées. C'estàd qu' en France l'idée qu'on a besoin de mobilisation collective pour obtenir des augmentations de salair pour lutter contre des licenciements, ça ça existe. Mais l'idée qu'on a besoin de bataille collective pour que la situation du logement s'améliore, ça n'est absolument pas dans les têtes.
Et je pense que si on a envie d'y arriver, on a besoin de faire de faire prendre conscience que les difficultés de logement, elles ne concernent pas que les plus pauvres des plus pauvres. Bien sûr que ça les concerne, mais c'est un sujet qui est beaucoup plus global. Aujourd'hui, les classes moyennes qui sont locataires dans une ville comme Paris paye des loyers qui sont complètement délirants au regard de leur revenus.
Et donc, on aurait besoin d'avoir un front large sur ces questions sur ces questions du logement en allant des plus modestes jusqu'aux classes moyennes qui ont des difficultés croissantes en matière de logement. Alors évidemment qu'une ville comme Paris qui est une ville hyper attractive dans laquelle vous avez un décalage entre l'offre et la demande qui est qui est fou bon pour une raison assez simple aussi c'est que Paris est la ville la plus dense d'Europe donc on a peu de possibilité de construire du logement neuf le seul moyen d'y arriver c'est pas de construire bêtement c'est d'agir sur le marché c'estàdire d'avoir des outils de régulation des outils coercitifs pris en charge par la puissance publique. Safia moi je trouve que la discussion est très intéressante.
Je pense qu'on en parle en tout cas comme on en parle assez rarement du logement, je pense y compris la discussion autour de la réquisition des logements vides est très intéressante. Et vous parliez tout à l'heure de combat collectif. Euh si à l'échelle des parties institutionnelles, le logement n'est pas une question qui est mis au top en tout cas des des débats publics pour autant et je le vois j'habite à Marseille, il y a de nombreuses associations de locataires qui parlent de ça, mais je vais faire un zoom sur les questions antiracistes parce que ces derniers temps, c'est notamment les luttes qui ont été portées par les mineurs isolés qui ont posé la question du logement.
Alors pas que du logement parce qu'il y avait aussi celle de la scolarisation mais aussi du logement. Et moi, je voulais un peu avoir votre point de vue sur l'occupation des collectifs de mineurs isolés alors ces dernières années, ces deux dernières années qui ont eu lieu à la Maison des métallo la première fois, puis ensuite à la Geté lyrique parce qu'en réalité euh la mairie de Paris a été beaucoup pointée du doigt pour sa gestion de l'occupation de la gérique. On parle de de jeunes, je me souviens parce que j'avais suivi le le sujet à l'époque, qui avait été considéré en première instance comme majeur, qui étaient en recours et qui parfois d'ailleurs à l'issue du recours sont au final reconnus comme mineurs.
Donc ils sont dans une espèce de zone grise. Moi, je serais favorable à ce que la ville de Paris, le département de Paris, puisque c'est au titre de département qu'on qu'on peut être compétent sur le sujet, on applique ce qu'on appelle la présomption de minorité. C'est-à-dire que considérer que un jeune qui se considère comme mineur même s'il a été jugé majeur quand il est allé se faire évaluer, soit considéré comme mineur et soit prise en charge comme un mineur.
Ce qui aurait permis que ces jeunes soient pris en charge par le département et pas de fait dans la nature comme c'est le cas aujourd'hui. Parce que en en fabriquant cette zone grise qui fait qu'ils sont ni majeurs ni mineurs, de fait on contribue à la situation qu'on a connue et qui est profondément inhumaine. Parce que à vrai dire, qu'il soit majeur ou qu'il soi mineur, ils sont de toute façon vulnérables et ils méritent d'être hébergés et pris en charge et on peut pas continuer à être dans une situation où le département et l'État se renvoi la balle et où ces jeunes se retrouvent à la rue ou dans des ou dans des campements de fortune.
Donc oui, moi je je la proposition que je fais, c'est que Paris anticipe le principe de présomption de minorité. On les considère comme des mineurs et on les prend en charge comme des mineurs. [Musique] Pour que tous ces sujets puissent progresser, il faut gagner.
Ma question, elle est simple. Est-ce que pour gagner la gauche a besoin d'être unie ou est-ce que c'est pas nécessaire ? à Paris aux élections municipales, on allait y venir.
Mais non, mais en réalité, les deux questions sont liées. Donc vas-y. Oui, dis-moi.
Euh à Paris, à Paris, je rappelle que depuis 25 ans, ce sont les communistes, les écologistes et les socialistes qui ensemble dirigent la ville. Voilà. Oui, moi je suis favorable à l'Union.
Je suis pas du tout favorable à faire une liste tout seul. C'est pas vrai ce qui a été dit tout à l'heure. Moi, je moi je suis favorable à une liste d'union dès le premier tour, la plus large possible.
Au moins la majorité municipale, elle peut elle peut éventuellement s'élargir. Mais pourquoi ? Parce que mine de rien, Paris c'est toujours une bataille super difficile.
Je vois des gens dire Paris c'est une ville de gauche. D'abord, ils oublient toute une partie de Paris. Vous avez toute une partie de Paris qui vote massivement à droite et et c'est toujours une bataille de chien.
Le mode de scrutin a changé et il a pas été changé pour nous faciliter la tâche. Il a été changé pour faciliter la victoire de Rachidati qui a dicté le projet de loi la proposition de loi pardon qui a été adoptée. Pour toi c'était ça c'était un projet la loi PLM cit un projet Rachidati pour la faire gagner.
Dati a fait le siège de François Bairou pour obtenir ce changement de mode de scrutin. Expliquons en quoi la nouvelle loi va favoriser Rachati à Paris. Ça m'intéresse.
Avant, on avait un système par arrondissement et de fait la gauche a depuis maintenant plusieurs années une implantation locale dans les arrondissements qui assurait sa victoire. Si vous changez le mode de scrutin, avec un mode de scrutin à l'échelle de tout Paris, vous starisez énormément le scrutin, vous le transformez en petite présidentielle et évidemment que le candidat qui a le plus de notoriété, c'est celui qui a le plus intérêt à stariser ce ce scrutin. Ce que je voudrais dire, c'est que c'est pas qu'une bataille de personnalité, c'est une bataille d'orientation politique.
Je sais que parfois il y a des gens de gauche qui trouvent que Datier est drôle. Datier est drôle. Ouais mais ça me rassure parce que fait très peur.
Je peux vous dire que quand on se la coltine en conseil de Paris et au-delà des blagues qu'elle peut faire, qu'on regarde ses votes, qu'on entend ce qu'elle dit, c'est purement réactionnaire et les pires des réactionnaires. C'estd que ces gens défendent Stanislas, les pires établissements privés, demandent à la ville de Paris de subventionner ses ses établissements, il s'opposent au logement social de manière systématique. Enfin, c'est quand même ça qu'on a en face de nous.
Donc moi, je pense que face à ce danger là, oui, la gauche, elle a besoin de se rassembler à Paris parce que j'ai pas envie que Paris suiv ce mouvement national qui fait que partout ce sont les idées de droite, d'extrême droite, réactionnaires qui progressent. Paris, ça doit rester un pôle de résistance et et et et ne peut pas se laisser embarquer dans ce dans ce mouvement là. Mais quel lien tu fais entre le local et le national ?
Parce que là, tu prônes une union localement avec des socialistes qui ont refusé de voter la motion de censure à Sébastien Lecornu. Est-ce qu'il y a une Est-ce qu'il est-ce qu'il il y a un truc bizarre ? Oh, j'aurais préféré que les socialistes votent de la censure.
Je tout à l'heure euh comment on travaille avec VMH y compris. H mais y compris c'est un bon exemple, je pourrais y revenir mais y compris à l'échelle nationale, moi je suis pas favorable à ériger des des murs infranchissables à l'intérieur de la gauche. Moi, je je pense que si demain il y a des élections nationales, c'est jamais, il peut avoir une dissolution.
Il faut reformer le NFP. Bah en tout cas, il faut travailler avec l'ensemble des forces de gauche et moi je dirais jamais la France insoumise, jamais les socialistes, jamais. Et pourquoi je le dirais pas ?
Parce que je trouve qu'on est hypocrite ou qu'on fait semblant. Mais regardez après 2022, après euh la NUPES H quelques semaines après, les socialistes disaient plus jamais la France insoumise et les insoumis disaient plus jamais le PS. Bon et puis euh notre président de la République au lendemain des élections européennes qu'il a perdu a décidé de dissoudre.
En 24 he on a construit le NFP et on a mis toute la gauche autour de la table. Pourquoi ? Parce qu'on avait le risque d'avoir Bardéla premier ministre.
Est-ce que ce risque a disparu ? Bah disparu. Donc de toute façon, on aura besoin de travailler ensemble.
Après, il y a une autre question qui est de savoir sur quelle orientation on s'accorde. Et moi comme communiste évidemment, je je souhaite qu'on s'accorde sur une orientation qui soit bien à gauche, qui soit radicale, euh qui soit qui soit écolo, enfin bref, pas un truc tout mou quoi. Mais mais ça c'est une autre question.
Mais en tout cas, pour ce qui concerne le périmètre, moi je suis convaincu qu'il faut être capable de de rassembler tout le monde. Safia, je vais remettre euh mon doigt dans la tambouille parce qu'en fait vous revenez sur les expériences du NFP de la NUPEST, mais est-ce que le NFP et la NUPEST n'ont pas participé à faire revivre un Parti socialiste extrêmement en difficulté quand on regarde les résultats au niveau national avec 1,7 % au présidentiel ? Est-ce que c'est vraiment souhaitable pour la gauche que vous défendiez, comme vous le dites réellement de faire survivre le Parti socialiste ?
Moi ce que je vois euh c'est que quand Macron dissou, tout le monde est convaincu, y compris nous-même, soyons aussi honnête, y compris nous-même que l'extrême droite allait gagner. Ouais. H euh on l'a dit sur ce plateau.
Ouais. H Et moi, j'en étais convaincu. Combatif.
Oui, mais lucide aussi. et et tous les sondages donnaient le Rassemblement national avec une majorité soit absolue soit relative. La seule question qu'on se posait, c'était quelle serait l'ampleur de sa victoire ?
Bon ben, on est arrivé à faire autre chose et je ne suis pas persuadé qu'on aurait qu'on serait pardon parvenu à ce résultat avec une gauche divisée parce que on a de fait un mode de scrutin aux élections législatives, on n'est pas sur un scrutin à la proportionnelle à deux tours qui fait que si votre camp est divisé, vous êtes absent du second tour dans plein de circonscription et donc vous donnez la victoire à l'extrême droite et vous risquez d'avoir une multiplication de duel au second tour entre l'extrême droite et la droite. Et si on pouvait quand même éviter d'avoir à nouveau ce scénario là, à mon avis, c'est mieux. Donc je sais pas si je réponds directement à votre question mais en tout cas je ne vois pas comment on peut se payer le luxe de la division ni à l'échelle locale ni à l'échelle nationale.
Mais une fois de plus, ça ne veut pas dire qu'on évacue la question de l'orientation politique sur laquelle on s'accorde. C'est-à-dire c'est ça la question. Sur quel programme on s'accorde ?
Est-ce qu'on s'accorde sur un programme social libéral qui refait la politique de Hollande ou est-ce qu'on s'accorde sur un programme bien à gauche ? Et je crois quand même que le Nouveau Front populaire, c'était plutôt un programme de gauche ambitieux et pas un programme de simple aménagement du du système libéral. C'est marrant que tu dises ça parce qu'en 2022, tu étais le directeur de campagne de Fabien Rousell, le candidat communiste à l'élection présid quoi je ne suis pas complètement un emploi fictif, je travaille.
Non non mais je je remets pas ça en cause. Par contre, je remets en cause cette stratégie d'union dont tu dont tu parles puisque la candidature de Fabien Roussell est accusée par Jean-Luc Mélenchon d'être responsable de sa nonqualification au second tour de l'élection. Je sais mais à l'époque euh personne enfin ou peut-être que j'ai mauvaise mémoire, ça peut arriver ou que j'ai une mémoire sélective.
Il me semble pas que la question de l'Union était posée comme elle est posée aujourd'hui. Bon OK. En tout cas, ce qui est sûr c'est que euh le risque de victoire de l'extrême droite euh est plus manifeste que jamais.
Bon et donc la question de l'union, la question du rassemblement, on peut tourner autour faire semblant qu'elle n'existe pas, elle est devant nous, elle se posera et et moi ça ne me choque pas que que qu'on pose la question en vue notamment des prochaines élections présidentielles. Du coup, est-ce qu'il y a un changement de stratégie du parti communiste qui pour l'instant était pour une candidature autonome ? Est-ce que compte tenu de la menace de l'extrême droite, vous allez revoir cette position ?
Pour rappeler aux gens, c'était le le le pronostic de Fabien Roussell, c'était que de toute façon, on va pas gagner donc et Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas plus que moi de toute façon. Donc autant que j'y aille faire une candidature un petit peu de témoignage. Il faut que les communistes soient présents pour qu'on fasse pour qu'on pour qu'on se montre, pour qu'on soit là.
Et bon, en effet, ça pas été un franc succès. Est-ce que on repart sur la même chose la prochaine fois ? Il y aura une candidature communiste dit les communistes.
Il y avait un candidat socialiste, il y avait un candidat écologiste. Enfin moi je veux bien que on porte sur nous-même tout tout les tards du monde mais en l'occurrence chaque partie de gauche ait son candidat. Il même il y avait même Philippeou il y avait Natalo.
Donc avant il y avait le front de gauche avec à la fois communiste. Vous avez raison. Quand un candidat de gauche vient et dans sa campagne il dit de toute façon la gauche ne peut pas gagner c'est c'est c'est pas juste qu'il va manquer des voix à Jean Mchon, c'est que c'est des mobilisateurs pour tout le camp social.
Si si je regarde l'avenir, moi je pense qu'on a besoin de deux choses. On a besoin un euh d'une candidature qui rassemble suffisamment pour être au second tour et de que cette candidature qui peut être au deuxème tour soit capable de l'emporter. Or aujourd'hui euh c'est toujours des sondages et on peut dire que les sondages se trompent et de fait aux dernières élections législatives, ils se sont plantés et tant mieux.
Aujourd'hui, on voit pas quel candidat gauche est capable de gagner au second tour d'une élection présidentielle. Et de mon point de vue et donc de mon point de vue, la question qui à laquelle on est confronté, c'est bien sûr la question du rassemblement des forces politiques, mais je pense qu'on a un sujet plus large qui est comment la gauche par son discours est capable de de reconstruire une conscience de classe qui fasse que la majorité des gens qui auraient intérêt à ce que ça change se retrouve chez nous. Il a un programme, je suis pas sûr que soit avec les élections que ça va forcer la conscience de classe.
N'y allons pas de participe mais c'est ton côté révolutionnaire s'il vous plaît. Tu préfères quoi ? Les manifes c'est ça ?
B je pense en tout cas les les moments de mobilisation sociale ont un effet très important et plus important que en tout cas les élections présidentielles en bonne étude forme sur la conscience de classe. Mais c'est un sujet mais mais en réalité c'est le sujet principal qu'on a que on est aujourd'hui confronté à à à une société dans laquelle la conscience de classe a considérablement reculé. Toutes les études le prouvent.
J'ai j'ai lu notamment le le livre de de Vincent Tibéri qui le montre statistique à l'appui. C'estàd que au début des années 80, la majorité des ouvriers considérait qu'ils appartenaient à la classe ouvrière. Aujourd'hui, vous demandez à un ouvrier à quelle classe sociale il appartient, la majorité des ouvriers répondront à aucune classe sociale.
C'est c'est quand même un sujet. C'est-à-dire que nous avons besoin de reconstruire cette conscience de classe et de mon point de vue le travail d'un parti comme le mien de l'ensemble des partis politiques de gauche, j'ai envie de dire mais enfin en tout cas d'un parti comme le mien, ça doit être de reconstruire de la conscience de classe, de reconstruire de de la conscience d'un intérêt commun. Bon et et et mais je dis pas qu'on le fait ou qu'on l'a suffisamment fait.
Bah la preuve c'est que on est loin du compte aujourd'hui mais pour moi ça doit être ça notre objectif ou plutô peut alors on peut dire le parti est là pour construire la conscience de classe mais on peut aussi se dire que la conscience de classe elle se construit aussi dans la société dans les mobilisations de de 1000 manières et que le parti est là pour lui fournir des débouchés politiques. Une stratégie et un déboucher pour pas que tout ça ce soit parce qu'on perd quand même beaucoup de batailles les unes après les autres. Donc le parti est là pour quand même qu'à un moment on puisse gagner quoi quelque chose.
Donc donc c'est ça aussi la responsabilité y compris de s'entendre et de proposer quelque chose qui qui permette que ça débouge sur quelque chose. Mais dans le marasme général, je trouve que le climat politique, alors peut-être ça paraît paradoxal par rapport à ce qu'on ressent tous et le sentiment d'encaisser les échecs depuis le mois de septembre, je trouve que la question sociale h a d'une certaine manière réussi à faire son retour. Moi je préfère une rentrée qui se fait sur la taxucman qu'une rentrée qui se fait sur la Baya.
Ah oui, c'était c'était mieux et on s'en est tapé quand même des rentrées sur la Baya avec au JTF1 qui nous expliquait tout le mal qui pense. Bref et là enfin les questions sociales, les questions de partage des richesses sont revenues sur le devant de la scène. Bah pourvu que ça dure et c'est notre rôle d'y contribuer.
Émilien la semaine dernière j'étais dans le bassin minier. C'est pas vrai ? Si si pour le travail pour le travail.
Euh et euh donc dans des de petites villes ou villes moyennes où le socialisme ou le communisme municipal était particulièrement important euh qui sont des zones qui aujourd'hui menacent qui compte au prochaine municipal de tomber dans l'escarcelle du FN RN. Évidemment, c'est pas la faute du PC du PS si les fermetures des mines et cetera. Néanmoins, on a l'impression que ce ce modèle là municipal qui était quand même très fort, qui encadrait la vie des gens de tout un tas d'aspects, du sport au logement et cetera, a du mal à s'adapter à cette nouvelle réalité qui est bah notamment quand il y a plus le dynamisme autour d'une entreprise et cetera, d'une d'une mine, une ressource et cetera et et on constate malgré tout que quand même bon bah l'histoire du PC sur le long terme, c'est quand même une histoire de déclin et y compris même s'il y a une bonne résistance dans les villes, y compris dans les villes, dans la courante parisienne et cetera.
Je précise que le parti communiste est le trè parti de France en élus municipaux en nombreus municipaux derrière les les c'est menacé y compris ça réduit en saine Saint-Denis ça toute la couronne parisienne toutes les anciennes zones communistes dans le massif central et cetera mais la question c'est c'est quoi le nouveau communisme municipal je sais pas si à Paris il y a des il y a des morceaux de ça malgré tout qui servent dans la majorité mais est-ce que c'est quoi le nouveau commiss municipal qui fait que les le les forces la force politique municipale puisse encadrer à nouveau la vie des gens, pas de manière autoritaire, mais pour donner pour aider à faire rempart à des tentations de vote y compris au national qui soient un petit peu à l'opposé de ce que de ce que de de ce qui est prené. Comment est-ce qu'on fait quand on a plus bah y compris la classe ouvrière pour faire une entité de classe très forte ? J'entends ce que vous dites.
En plus le hasard fait que j'ai beaucoup discuté hier avec ma camarade Katia Poursopoli qui est élu du bassin minier, élu communiste du Pas de Calais, sénatrice du Pas de Calais, élu d'avion qui est juste à côté de Lance. Et euh d'abord euh il y a aux élections nationales un niveau du RN dans ces territoires qui est monstrueusement élevé et malgré ce niveau monstrueusement élevé du RN aux élections nationales, une relative résistance à l'échelle locale. Et cette cette résistance particulier dans le bassin dans le bassin minier, elle est liée au fait que les politiques que nous menons à l'échelle locale permettent malgré tout d'amortir les chocs et les difficultés et les difficultés de la vie.
Après, il faut le dire aussi, les collectivités locales, les les municipalités, elles sont elles aussi confrontées aux politiques d'austérité et donc elles sont en permanence confronté à une difficulté qui est que les habitants se tournent et c'est bien normal vers leur municipalité et vers leurs élus locaux, mais les élus locaux eux-mêmes ont de moins en moins d'outils pour développer le service public comme ils s'y étaient habitués jusqu'à encore récemment. Donc on ne s'en sort de mon point de vue que par de la politique que en impliquant la population y compris lorsque la municipalité est confrontée à des baisses de crédit. Sinon, vous vous retrouvez face à des habitants qui à juste titre vous disent "Bah pourquoi est-ce que on peut plus financer tout ce qu'on finançait jusqu'à présent ?" Il y a besoin de cette mobilisation là et c'est quand même la force euh alors vous disiez encadrer euh les habitants.
Non mais et j'ai bien compris que c'était pas négatif mais c'est quand même la force des municipalités communistes de de d'être capable aussi de construire de la conscience sociale et je pense en particulier à tout ce qu'on fait y compris sur les enjeux internationaux en permettant à des habitants de se sensibiliser à des causes internationales. À ils sont jumelés avec une ville palestinienne par exemple. Bon et la population est mobilisée dans ce combat et ben il faut continuer à le faire et et c'est évidemment dur, c'est surtout quand on a le RN en face de soi.
Le RN c'est 10 circonscriptions sur 12 dans le P. Il y a un parti qui est en conquête aux élections municipales, c'est la France insoumise qui souhaite obtenir des villes, obtenir des bastions, faire correspondre son score national à un ancrage local notamment dans les quartiers populaires. Est-ce qu'il y a une différence fondamentale entre le communisme et et l'insoumission au niveau municipal ?
Est-ce que vous pourriez être amené à faire des alliances par-ci parl ? D'abord, c'est difficile à dire parce que pour ce qui concerne euh la gestion locale, je me permettrai pas d'émettre un jugement sur ce que la France insoumise a fait puisque de fait, elle elle gère peu de elle gère peu de ville aujourd'hui. Peut-être que ça sera demain.
Oui, bien sûr. Euh je je ne saurais pas vous le dire. En tout cas, en tout cas, je je je peux juger peut-être du programme, mais je peux pas juger de la gestion municipale puisque à l'heure qu'il est, il y en a pas.
Il y en a peu. Quelle doit être l'ambition si je me place du point de vue de la gauche de manière générale aux prochaines élections municipales ? Est-ce que c'est de se pouiller entre nous ou est-ce que c'est d'aller à la conquête de ville supplémentaire ?
De mon point de vue, l'ambition qu'on doit avoir, alors faut s'accorder sur ce qu'on considère être un programme de gauche, mais l'ambition qu'on doit avoir, c'est qu'à l'issue des élections municipal, la gauche de manière globale est progressée, que la droite et l'extrême droite est reculée. Bon, c'est une réponse à votre question. Si l'idée c'est de se fixer comme objectif d'aller piquer les communes des petits copains, je suis pas persuadé que ce soit ça qui doivent animer la gauche, surtout dans la période qu'on connaît.
Je me mets à la place des insoumis qui se disent "Bah oui, bah ils nous ont pas aidé la dernière fois la présidentielle et bah là on va on va pas les aider non plus pour les municipales et on va prendre des villes quit à les prendre au PCF ou au PS quoi. Oui mais il y a des villes dans lesquelles par exemple mais il y a des villes par exemple dans lesquelles les insoumis sont dans la majorité et contribuent au travail de la majorité. Bon, j'ai plutôt l'impression que les choses se passent bien.
Bah, là où ça se passe bien, je pense qu'il faut plutôt continuer. Ça suppose évidemment qu'il soit respecté, qu'ils aient la place qu'il mérite au sein de l'équipe, mais je vois pas pourquoi alors même qu'on a participé à un exécutif local, on viendrait casser la dynamique qui a été qui a été construite. Après, moi je n'accuse personne.
Je vous promets que je lirai leur programme. En politique, il y a une question de il y a une question de ressources. C'est-à-dire que le parti a besoin de ressources, y compris pour distribuer à ses cadres.
Enfin, vous connaissez la science politique. Euh là, le vos ressources au PCF, c'est énormément ce vivier de mère. Euh je pense que le il y a un gâteau en fait, il y a un gâteau et que les insoumis voudraient une part de ce gâteau.
Et moi je pense qu'il faut que le gâteau soit plus gros. H donc en gros qui a davantage de communes qui soient géré par la gauche ce qui permettra à tout le monde de sortir gagnant de élections municipales. Pas forcément d'alliance en défense mais des alliances possibles en attaque.
Ouais bien sûr. Enfin non moi je suis favorable à l'union partout mais mais mais en l'occurrence voilà et je pense que c'est comme ça qu'on s'en sortira à l'échelle locale comme à l'échelle nationale. Émignant Oui.
Alors là malgré tout il y a pas de censure immédiate donc il y aura des discussions budgaires qui vont commencer. Alors, je sais pas dans quel ordre au Sénat, l'Assemblée et cetera. Euh mais bon, puisque le Premier ministre propose que vous votiez, j'imagine que malgré tout, il y aura des propositions, on va essayer de faire passer des amendements à ce budget pour euh pour euh qu'il aille dans le moins mauvais sens votre point de vue.
C'est quoi les les priorités que vous avez pour améliorer dans la mesure du possible le le budget puisque il sera peut-être voté malgré tout ? Pour moi, il y en a quatre. La la première c'est de parer tous les mauvais coûts qu'il y a dans ce budget.
H toutes les sales au prix qui étaient contenu dans le budget Bairou et qu'on retrouve dans le budget le corn, il faut veiller à les supprimer. Il faut quand même aller jusqu'à taxer les apprentis. Faut le faire quand même.
H donc les mêmes qui prôent la valeur travail au passage hein. Donc premièrement supprimer toutes les saloperies qui sont contenues dans le budget. Deuxièmement, évidemment pousser vers la suspension de la réforme des retraites.
Enfin, veiller en tout cas à ce que cette suspension de la réforme des retraites soit effective. Troisièmement, des mesures en matière de pouvoir d'achat, notamment par le biais de la baisse de la CSG sur les salaires, la CSG étant une taxe profondément injuste par rapport aux cotisations sociales. Et quatrièmement, des mesures de justice fiscale.
C'est tout le débat sur la taxe Zucman par exemple. Mais en tout cas, on a là à mon avis les quatre priorités qu'on doit être capable de porter. La gauche n'a pas été capable de se rassembler sur la censure.
J'espère au moins qu'elle sera capable de se rassembler sur ces combats-là. Elle doit être où la ligne rouge des socialistes pour toi ? Le moment où ils disent là on arrête on censure.
Là on peut pas aller plus Mais moi je pense que la ligne rouge a déjà été franchie. Moi, je pense qu'il fallait voter la censure ce matin. Donc, je vais pas vous dire que que bah oui, moi pour moi, c'est pour moi les quatre sujets, c'est ceux que je viens d'évoquer.
Bon, mais honnêtement, comment pourront-ils si les choses restent en l'État, h ils vont pas pouvoir voter le projet de loi de finance de la sécurité sociale, je suis bien d'accord. gel euh de toutes les prestations sociales, toutes gelocations familiales, gel de laallocation adulte handicapé, gel de la location de rentrée scolaire, blocage des pensions de retraite. Enfin, faut lire quand même la la litanie des mesures qui sont contenues dans le budget.
C'est c'est le pire budget depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République. Enfin, on va quand même pas leur épargner une censure. Donc à mon avis, on se on se paye un moment qui est pas très agréable à l'intérieur de la gauche, mais à la fin, une fois que on aura la réalité des prix, la censure s'imposera comme une évidence.
J'ai une question peut-être un petit peu théorique historique. Bon, vous avez vu, il y a une offensive des riches, les riches de la tech, les riches chez nous de Bernard Arnaud qui poussent vers l'extrême droite toujours plus. Il y a un effet politique aussi de de de enfin, ils essaient d'utiliser leur argent pour avoir une influence politique très forte.
Euh que pense le Parti communiste de parce que eux ils sont à l'offensive. Est-ce que vous pensez que la gauche aurait à gagner à beaucoup plus avoir un plan d'attaque contre les riches, que ce soit contre leur puissance médiatique, c'est il va falloir faire euh à un moment éclater les les monopoles de de de Boloré de et d'autres gens, mais aussi le leur pouvoir économique. Est-ce qu'il faut moins de riches ?
Est-ce qu'il faut des riches moins riches ? Est-ce qu'il faut des riches qui partent dont on saisit les biens ? Non mais quelle est la ligne quelle est la ligne que devrait avoir la gauche et quelle est la ligne du PC par rapport à cette grande bourgeoisie qui tire tout le pays voir le continent vers l'extrême ?
Mais bien sûr qu'il faut qu'on soit plus offensif. Et alors je je sors de la théorie, je reviens sur ce que j'ai constaté moi comme élu. Le pire communautarisme, le pire séparatisme auquel j'ai été confronté comme élu local, comme élu local, c'est le séparatisme de la grande bourgeoisie.
Moi, je me souviendrai toute ma vie de la gueule des gens que j'avais en face de moi, de la haine que j'avais en face de moi quand on était à l'université Paris Dauphine dans le 16e arrondissement et qu'on leur a annoncé l'installation d'un centre d'hébergement pour des personnes à Boulogne, je me souviens pas sur de racaille en vison que que je n'aurais même pas imaginé en rêve. Oui. Oui.
Et et et la force de mobilisation de ces gens sont déchés, la haine de ces gens et on a fini par l'installer et ça fait 10 ans que ça dure. Bon, donc face à une bourgeoisie aussi agressive, on on a besoin la première des choses, c'est qu'il faut tenir. Dans ces cas-là, il faut être capable de résister, de ne pas lâcher.
Si on avait lâché dans cette affaire, on aurait plus été capable de faire un seul logement social dans le 16e ensuite. Donc tenir et bien sûr être à l'offensive, ça moi je le je le partage complètement et justement je trouve que depuis la rentrée notamment avec le débat autour de l'attaque Zukman, on a réussi à à reprendre la main et donc faut pas la lâcher. Ça ferme mais non mais en fait je me suis dit que j'avais une question mais c'était du bis répétitable parce que je je vous écoute et et à chaque fois je me suis dit effectivement il faut se projet il y a il y a eu cette ouverture machin la résistance pas face à une bourgeoisie qui est plutôt radicalisée.
On parle de la bourgeoisie, mais faut voir aussi le niveau de radicalisation du patronat dans la période avec post-réforme des retraites, les licenciements injustifiés de beaucoup de syndicalistes et cetera. Et je me dis vraiment euh Yann, est-ce que vous pensez que face à cette radicalité en face de la bourgeoisie mais aussi de la Macronie, c'est possible de se faire désincarner par le par le Parti socialiste ? C'est-à-dire vous je vraiment c'est j'ai je n'ai que cette question en tête.
Je suis désolée. Si vous estimez que la ligne rouge a été franchie, pourquoi encore travailler avec le Parti socialiste ? Si vous estimez qu'il faut se mettre à la hauteur d'une bourgeoisie radicalité, pourquoi travailler avec le Parti socialiste ?
Partir dans une telle bataille avec des alliés si peu fiables ? C'est quand même compliqué quand même. Yan de Brossard parce que je reste convaincu que l'objectif qui doit être le nôtre, c'est la conquête du pouvoir.
Et la conquête du pouvoir, ça suppose de rassembler une majorité de gens. Bon et si vous voulez rassembler une majorité de gens, vous avez y compris besoin que cette partie de la gauche là qui n'est pas la mienne soit représenté dans le dans le rassemblement que vous faites. Et vous savez, je prenais les al je dis pas que on a tout bien fait mais euh l'installation d'un centre d'hébergement dans le 16e du logement social dans le 16e, on l'a fait dans une majorité de gauche à majorité socialiste où les communistes étaient des alliés minoritaires.
Je dis pas que ça a changé la phase du 16e arrondissement, mais ça montre que y compris avec des alliés socialistes en l'occurrence majoritaire, ce qui n'est pas le cas du PS aujourd'hui à l'intérieur de la gauche à l'échelle nationale, on arrive malgré tout à changer un certain nombre de choses. Mais si vous voulez me dire qu'on n'est pas sur la même ligne que les socialistes, moi je suis favorable à ce qu'on dépasse le système capitaliste. Eux sont convaincus que le capitalisme est indépassable et qu'il faut l'aménager.
Évidemment qu'on a une divergence et ça n'est pas une petite divergence mais nous sommes condamnés à mon avis à travailler ensemble. Surtout que on parlait de la bourgeoisie depuis tout à l'heure mais il y a un élément nouveau, al vous en avez peut-être parlé dans une autre émission mais qui est quand même une rupture majeure, c'est qu'on a aujourd'hui une bourgeoisie qui est prête à servir de marche-pied à l'extrême droite. Une bourgeoisie qui considère que Macron est cramé, que les libéraux n'ont plus aucune crédibilité.
Et donc le joker qu'il nous sortte maintenant, c'est l'extrême droite et et on est exactement dans ce moment-là en ce moment à l'instant où on se parle. Et donc face à cette union des droites sous la pression du capital, je ne vois pas bien comment on peut se payer le luxe d'une gauche divisée. Et vous parliez de du fait que la différence entre le Parti socialiste et votre ligne, c'était que l'un le Parti socialiste pense qu'on ne peut pas dépasser le capitalisme et qu'il faut dans ce cas-là aménager et vous au contraire pensez que c'est possible de dépasser le capitalisme mais que ce n'est pas possible de prendre le pouvoir sans faire alliance avec une partie de cette gauche là et cetera.
C'est quelque chose qui m'a été rabâché toute ma jeunesse dans l'associatif, toute ma jeunesse. Et la réalité c'est qu'en fait quand on quand on voit ces alliances, ces alliances tirent toujours du côté des personnes qui sont les plus dominantes, qui maîtrisent le mieux justement le système politique, qui sont les plus à droite. Les les alliances les alliances se produisent des compromis droitiers d'une certaine manière.
Et je me dis, est-ce que vous pensez vraiment que c'est prendre le pouvoir en alliance avec le Parti socialiste qui qui permettra de dépasser le capitalisme ? Mais est-ce que vous avez le sentiment euh qu'en 2022 et en 2024, on s'est accordé sur un programme au rabet ? Est-ce que vous avez le sentiment que ce programme était tellement au rabet qu'il a empêché de mobiliser un certain nombre de gens ?
C'était pas un programme de de transformation de la société, c'était un programme de gestion pour les années qu'il y avaient là mais qui était né enfin en tout cas qui était très différent de ce que les Français ont expérimenté à leur dépend pendant le quinquena Hollande par exemple. Et heureusement, sinon on aurait pas fait le score qu'on a fait vu le dégoût que ce qu'inquena a suscité dans dans l'électorat de gauche et en particulier dans dans les classes dans les classes populaires. Après le sujet c'est effectivement quel est l'équilibre des forces de gauche qui génère ce rassemblement.
On a on n'est plus dans une période où la social-démocratie était hégémonique à gauche et tant mieux. Euh et donc profitons-en pour construire un rassemblement qui soit sur une ligne bien à gauche plutôt que sur une ligne sosolande. C'est quoi la suite du programme pour le dialogue entre les parties de gauche ?
On a vu là ces deux dernières semaines des réunions s'organisées sous des formats différents avec les socialistes sans les socialistes, avec les insoumis sans les insoumis pour parler de l'assemblée, pour parler un peu des municipales, pour parler aussi de de 2027. À quoi on peut s'attendre là ? dans les dans les semaines qui viennent, est-ce qu'il y a des rendez-vous qui sont prévus ?
J'ai compris qu'il y avait une accélération de rendez-vous quand l'hypothèse d'une dissolution était très présente dans les têtes. Bon, de de fait, la censure n'ayant pas été votée et le corps nuu ayant gagné un peu de temps, il y a il y a moins d'urgence. Et à mon avis, je vous donne mon avis comme ça hein, euh je je pense que les discussions vont surtout se replier sur les élections municipal.
Enfin, moi je vous parle pour moi. En tout cas, mon souhait que dans les semaines qui viennent, on soit surtout capable de construire le rassemblement de la gauche pour ce qui me concerne à l'échelle de Paris et pour d'autres dans leur commune. De fait, c'est la première élection qui vient, donc c'est là-dessus qu'on se concentrera.
Après, il y a pas que les élections dans la vie, hein. Et et il y aura aussi, je l'espère, des mobilisations sociales, des manifes, des grèves qui devront concentrer notre notre temps et notre attention. Enfin, on peut pas vivre à saut mouton avec des élections en permanence.
Voilà, j'ai j'ai bien compris que vous disiez que je travaille pas, mais je m'intéresse à plein de trucs quand même. Non, non, c'était une blague d'Adel. J'ai compris.
Émilien. Alors là, je peut-être plutôt vis-à-vis du porte-parole du PC. Je me souviens plus quel rôle vous aviez dans la campagne de fam Rousell mais important c'est ça mon poste euh sur en fait un éventuel yatus entre l'image du PSF aujourd'hui et les propositions défendues notamment je pense à Fam Rous une campagne qui était bon après une image lui-même qui était qui s'est beaucoup distingué évidemment c'est ce qui fait part dans les médias j'imagine que c'est pas tout à fait toujours ce que vous vouliez mais qui était très pour le dire très clairement saucisse pneu Euh et il y a une tradition au PCF du social cheovinisme peu franchouillard.
Il a réactivé simple et beaucoup un discours sur les jours heureux qui mine de rien avait un discours derrière mais qui renvoyait aussi à une image plus passée de l'époque où c'était bien. Et quand on regarde le programme du PC, moi j'ai regardé à l'époque il y avait six piliers, il y en avait quand même un qui était sur le sexisme, la phobie et un sur le racisme discrimination. Donc quelque chose qui n'a en fait on se quelqu'un imagine un droite un peu qui dit "Oh pourquoi pas en fait voit ça n'est pas du tout d'accord avec le programme.
Donc est-ce que dans la communication qui est faite à manière le PC c'est de se se construire une image distingue des autres partie, il y a pas eu un petit désajustement ? Si si sans doute. Enfin en tout cas par exemple vous vous prenez al moi je suis le premier je pense à être capable d'avoir un regard critique sur mon parti.
Vous évoquez les questions de lutte contre le sexisme par exemple. le parti communiste à mon avis a un a un un problème euh qu'il n'a pas toujours eu d'ailleurs euh une difficulté en tout cas un manque d'incarnation féminine évident. Hm hm.
Évident. Euh quand je regarde notre groupe à l'Assemblée nationale, c'est il y a un manque de femmes manifestes. Bon, c'est pas le cas au Sénat.
On on a longtemps été, on l' toujours d'ailleurs les seuls à avoir un groupe paritaire et un groupe présidé par une femme en l'occurrence. Euh mais de ce point de vue-là, oui, on a on a énormément de progrès euh de progrès à faire. Bon, et euh et j'emporte peut-être ma part de responsabilité euh déjà en tenant le crashir.
De fait, c'est moi qui parle et pas une femme h bah pour nous mais en tout cas ce qui est sûr euh c'est c'est que sur ce sujet-là, par exemple, il y a il y a un problème. Voilà, moi je le dis, je le reconnais et donc et donc il va falloir qu'on progresse dans les années qui viennent si on veut être un un vrai parti féministe qui qui incarne ce combat. Mais je le dis et et c'est et c'est d'autant plus douloureux queune fois de plus, ça n'a pas toujours été le cas.
Marie-Georgees Buffet a été secrétaire national du parti pendant une dizaine d'années et candidate à l'élection présidentielle. Le parti présentait des femmes aux élections alors même que les femmes n'étaient pas éligibles. Euh bref, on a su mener ces combats-là et on doit être capable de retrouver ce souffle là.
Oui. Pardon. Euh vas-y Safia.
Non non, c'était juste un c'est plus un commentaire qu'une question mais enfin je vous enfin n'hésitez pas à réagir mais c'est que j'ai l'impression que dans la question d'Émilien, on a parlé du sexisme et du racisme et ces derniers temps, ces dernières années au PCF, ce qui est questionné pour toute une partie de ma génération notamment, c'est pas tellement la question du sexisme, c'est la question notamment de la question sur les oppressions racistes et de l'islamophobie qui est beaucoup discutée à l' du à l'ône du PCF parce qu'en fait il y a il y a la question où où on est marqué alors c'est peut-être effectivement plus la génération de nos parents, nos grands-parents mais par la génération marchait quoi au PC et qui effectivement a beaucoup revendiqué la question d'une classe sourire blanche avec le drapeau bleu blanc rouge et donc du coup vous vous avez répondu sur l'aspect sexiste mais vous m'excuserez j'ai l'impression que c'est une une réponse plutôt facile quand bah dans la période j'ai pas l'impression que ce soit tellement ça qui soit questionné vous voyez oui parce qu'on parlait de socialchovinisme ou de côté un petit peu réac de c'était mieux avant et puis en effet sur les questions de de de Non mais j'entends ce que vous dites Après moi ça me fait bizarre et je vais vous dire pourquoi. Moi j'ai adhéré aux parties. Euh et les premières affiches que j'ai collé souviens j'avais 14 15 ans, c'était des affiches pour la libération de Mumi Aboujamal à l'époque.
Et d'ailleurs comme sénateur, je lui ai rendu visite en prison puisque il est malheureusement toujours en en prison. Le combat de mes camarades d'avant, enfin beaucoup de mes camarades d'avant ont adhéré au parti communiste pour la libération d' Nelson Mandela. Moi, je me souviens ma première manife, j'avais 6 ans, j'étais sur les épaules de ma mère, c'était devant le Saint-George Pompidou pour la libération Nelson Mandela.
Donc le combat antiraciste, c'est c'est un combat qui a animé des générations d'adhérents du parti et même du temps de George Marchet. Et je sais les critiques qu'on peut faire sur ce que nous disions à l'époque. J'ai retrouvé parce que je suis chargé entre autres de la communication au parti des affiches magnifiques pour le droit de vote des résidents étrangers y compris dans les années 80 où par ailleurs, on pouvait dire des choses qui étaient effectivement problématiques.
Pas top. Ouais. Ce que je veux dire, c'est que c'est pas aussi simple que ça et et que et que y compris à l'époque on portait des combats émancipateurs.
Après, est-ce qu'on le fait suffisamment aujourd'hui au vu des commentaires que vous faites ? Non. Euh mais en tout cas moi, ce sont des combats qui m'animent et depuis longtemps et je le dis aussi comme comme élu du 18e qui toujours été attentif à ces questions.
On doit les porter davantage à l'évidence. Mais pour me battre par exemple face à la droite au Sénat sur les enjeux d'immigration, j'ai plutôt le sentiment de me de mener cette bataille mais peut-être pas suffisamment. C'est c'est sans doute plus à Fabien Rousell qu'à toi que ce procès a fait.
Effectivement, dernière question. Vers quoi on se dirige pour 2027 selon toi ? Moi j'ai l'impression qu'on part sur une candidature Mélenchon, une candidature Gluxman, une primaire au milieu et tout ce beau monde se retrouve dans l'opposition à Jordan Bardellor.
C'est un peu défétis, je suis désolé mais mais c'est c'est l'annonceure de ce matin. Je trouve que enfin je en fait je nous trouve tous hein collectivement et particulièrement les partis de gauche surpessimistes. Enfin je nous trouve plus pessimistes que les gens.
Non c'est vrai. OK. La preuve c'est qu'on a été agréablement surpris par le résultat des dernières élections législatives et qu'on a été agréablement surpris par la première manife.
Il y avait énormément de monde. Et donc je pense que il y a plus d'optimisme, plus d'envie chez les gens parfois que chez certains responsables politiques de gauche. Et donc j'aimerais plutôt qu'on s'inspire d'eux et qu'on se dise que le pire n'est jamais sûr et que la victoire est possible.
Rester optimiste. Merci beaucoup B d'être venu sur le plateau de Back pour répondre à nos questions. [Musique]
Ian Brossat