#Direct 🔴 Michel Barnier, député LR et ancien Premier ministre, invité du Grand Jury RTL-Le Figar...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 42 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteÉludée
Est-ce que vous prenez cette menace de dissolution au sérieux ?
- 3:00RelanceÉludée
Est-ce que Emmanuel Macron pourrait dissoudre à 1 an d'une élection présidentielle ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui doit être exclu du budget pour éviter d'augmenter la dette ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Le Parti socialiste pratique-t-il un chantage sur le budget ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous opposé à la signature du Mercosur ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'accord Mercosur est-il contesté par les agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Michel BarnierChiffre
« Cet accord n'apporterait que plus 0,05 % de PIB de croissance en Europe. »
- 16:00Michel BarnierChiffre
« 95 % des femmes SDF ont subi une agression sexuelle. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le grand jury [musique] présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous et bonne année. Soyez les bienvenus dans ce grand jury.
Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat. Bonjour Michel Barnier. Bonjour monsieur Bolt et bonjour à tous téléspectateurs et auditeurs à qui je souhaite aussi une bonne année.
Vous êtes député de Paris, ancien premier ministre, ancien ministre également de l'agriculture et ancien ministre des affaires étrangères, mais aussi ancien commissaire européen. Autant de fonctions qui sont aujourd'hui au cœur de l'actualité avec la toute prochaine signature du Mercosourd et la colère des agriculteurs, le grand chamboulement mondial avec le nouveau colonialisme américain et l'agressivité commerciale de la Chine. La France semble toute petite et même isolée, embourbée dans sa situation politique, toujours à la recherche d'un budget pour cette année.
Bienvenue dans ce grand jury Michel Barnier. À mes côtés pour vous [musique] interroger de la semaine à mes côtés pour vous interroger périne tarno de public s et Jim Jarassé du Figaro et dans ce grand jury en plus actualité répondrait aussi Michel Barnier à nos questions. Le grand jury l'actualité de [musique] la semaine.
Menacé donc par des motions de censure et sans budget, Sébastien Lecnul, Premier ministre, a demandé euh au ministère de l'Intérieur de de préparer la possibilité d'élection législative au moment des élections municipales les 15 et 22 mars. Michel Barnier, est-ce que vous prenez cette menace de dissolution au sérieux ? Je veux bien parler de cette certitude de motion de censure cette semaine ou de la menace d'une dissolution qui est agitée par le gouvernement.
Et mais euh je je trouve que la situation, si vous me permettez de dire cela, d'emblé au début de ce grand jury, c'est beaucoup plus grave que ça ce qui se passe dans notre pays et euh l'affaiblissement de la France de sa parole, euh de sa crédibilité, de sa capacité à agir au regard de ce que je pourrais appeler un double décalage que je ressens comme nouveau député de Paris, mais aussi comme quelqu'un qui milite depuis longtemps pour une certaine idée de la politique et de la France, décalage avec les citoyens et décalage avec ce qui se passe dans le monde. Euh les Français en ont ral, il nous demande de nous entendre dans les communes. Il il y a plus que de la colère actuellement, il y a même de l'indifférence.
C'est ça qui me paraît le plus grave. Et puis l'autre décalage, il est entre le débat national très hexagonal, très hexagonal et ce qui se passe tout autour de nous en Europe dans un monde où tout s'accélère, un monde qui devient transactionnel. Vous avez parlé du colonialisme ou de l'impérialisme américain, de l'agressivité chinoise, de l'agression russe.
Dans ce monde-là, vous voyez bien que tout s'accélère sur le plan géopolitique et pas seulement à cause de monsieur Trump, sur le plan militaire et pas seulement à cause de monsieur Poutine et de son agression de de l'Ukraine. Ce qui se passe en Iran, ce qui se passe sur le plan commercial, ce qui se passe sur le plan technologique avec l'intelligence artificielle sur le plan commercial. Est-ce qu'on peut se permettre en ce moment de continuer à à ne pas décider, à ne pas bouger ?
À donc c'est ça la question et donc moi je me prononcerai sur tous ces votes qui ont lieu et sur les menaces de dissolution autres au regard de cette seule question. Qu'est-ce qui fait que notre pays peut arrêter son recul euh reprendre euh la marche en avant, être capable de décider et de s'entendre comme nous le demande les Français avec beaucoup de Il faut des décisions. Est-ce qu'il faut que le débat sur le budget soit le plus court possible ?
Faut-il que le premier ministre déclenche rapidement à 493 pour sortir de cette situation de bloc ne peut pas faire autrement que de déclencher le 493. D'ailleurs, je n'ai pas tellement compris pourquoi dès le début de son mandat, il avait annoncé à l'avance qu'il n'utiliserait pas le 43. Peut-être négocier avec les socialistes.
Oui, mais ça ça n'empêchait pas. Moi-même, j'avais les laissé lorsque j'étais premier ministre le temps du débat et on a vu le résultat. Là, on le voit d'une autre manière.
C'est pas une négociation qui a lieu avec le Parti socialiste, un chantage. Ce que le Parti socialiste a fait, céit un vrai chantage sur le budget auquel le gouvernement a beaucoup cédé déjà. Donc moi je souhaite que on s'arrête que le premier ministre si le premier ministre ressort le 493, il s'expose au vote d'une motion de censure, est-ce qu'il faut pas du coup privilégier une autre hypothèse qui serait celle des des ordonnances qui permettrai peut-être de faire passer un budget avant une éventuelle censure du gouvernement ?
Mais ce que je comprends madame des ordonnances de cette utilisation des ordonnances et qu'elles posent des risques constitutionnels ou institutionnel. Elles n'ont jamais été utilisé dans ce cadre là effectivement et donc il y a peut-être des raisons au fait qu'elle n'ait jamais été utilisée et j'avais moi-même exaginé cette possibilité. On m'avait découragé de le faire pour des raisons juridiques et et constitutionnelles.
Il semblerait que le président Macron pousse vers cette voie là aujourd'hui. Moi je pense que la bonne solution c'est sur la base d'un budget où chacun doit prendre ses responsabilités. Le premier ministre comme tout le monde, comme le Parti socialiste, c'est le moment de vérité.
C'est le moment de prendre ses responsabilités et pour le Parti socialiste d'arrêter cette surenchère et ce chantage. On a déjà beaucoup payé, enfin les Français ont beaucoup payé, beaucoup payé avec le projet de loi sur la sécurité sociale, le report de la réforme des retraites sur qui ? sur les futures générations, tout le monde sait dans ce pays qu'on pourra plus payer les retraites aux jeunes d'aujourd'hui, aux jeunes actifs d'aujourd'hui dans 15 ou 20 ans.
Et il faudrait bien qu' qu'on traite cette question avec un peu de courage. Tout le monde sait que à force d'accumuler les déficits, les dettes, d'augmenter les les dépenses, on reporte tout sur les futures générations. Ça a été une erreur de Sébastien Lecnu de négocier exclusivement avec le PS.
Vous parliez de de chantage il y a quelques minutes. Moi je pense que le le parti a dominé la discussion à ce que je pense et qu'on a trop cédé lorsque le premier ministre est venu devant le groupe dont je fais partie le groupe des républicains à l'Assemblée nationale, je lui ai dit en souriant "On est content de vous voir monsieur le premistre parce qu'on on avait besoin d'être rassuré sur le fait d'être au moins aussi bien traité que le Parti socialiste." Et moi, je trouve que le Parti socialiste a dominé cette discussion et a obtenu euh ce qu'il voulait, c'est-à-dire le report de certaines réforms indispensables et le report sur les futures générations euh des efforts.
Vous savez, il y a une phrase l que nous parlons du Parti socialiste, il y a une phrase d'un homme politique de gauche que j'ai toujours beaucoup respecté qui est Pierre Mindz France et qui est dans un discours à la jeunesse, je crois en 54 il y a très longtemps, a dit "Ne jamais sacrifier l'avenir au présent. Ne jamais sacrifier l'avenir au présent. C'est ce que je trouve qu'on fait trop dans ce pays aujourd'hui.
Le résultat de ce que vous appelez le le chantage, comment vous qualifiez le budget tel qu'il est aujourd'hui et tel qui pourrait être adopté ? C'est un budget de compromis d'un mauvais compromis mais je pense que au point où nous en sommes, je ne sais pas quel sera le budget d'ailleurs pour tout vous dire. Si le premier décide d'utiliser le 493, sur quoi il va le faire ?
Sur quel budget ? Je recommande je recommande qu'on en cesse avec cette surenchère, cette augmentation des dépenses et qu'on fasse le budget le plus raisonnable possible. Et je pense que on a déjà payé le Parti.
C'est le moment que le Parti socialiste soit responsable et ne contribue pas à ce qu'on sacrifie toujours l'avenir au présent, qu'on reporte pas toujours sur les jeunes d'aujourd'hui les efforts qu'on ne sait pas capable de faire nous-même. Je reviens sur ma première question Michel Barnier parce que nous a pas répondu. Est-ce que vous croyez ou pas à cette menace de dissolution ?
Est-ce que Emmanuel Macron pourrait dissoudre à 1 an d'une élection présidentielle et organiser, si j'ai bien compris, des élections législative en même temps que les élections municipales ? C'est pas juste. C'est pas juste les les municipales, c'est un des rares moments de de vraie démocratie.
D'ailleurs, un échelon où on est capable de s'entendre entre élus qui ne pensent pas toujours la même chose. D'ailleurs, beaucoup d'élus nous disent pourquoi ce qui est possible dans la commune, vous êtes pas capable de le faire. C'est pour être clair, vous pensez que des législatifs vont parasiter les municipalit bien de prendre en otage les élections municipales et et alors que les Français sont capables de s'entendre au niveau local, de leur faire payer de de prendre en otage ce débat municipal qui est démocratiquement très important, celui de la proximité par les divisions nationales, ça veut dire que cette menace de dissolution, vous ne la prenez pas au sérieux.
Je je ne sais pas quelle est sa réalité. Je je vois pas pourquoi on a agité ce cette menace publiquement en indiquant que le ministre au parti comme le Parti socialiste ou les LR qui aurait peut-être beaucoup à perdre de nouvelles législatives. On n pas peur des électeurs, il faut jamais avoir peur des citoyens.
S'agissant des LR, je ne vois pas de raison que nous votions une quelconque censure ni sur le budget où nous serons responsables que nous l'avons été depuis le début ni à forcerie sur le mercour puisque le puisque le gouvernement a pris une décision sage qui était de refuser de d'adopter d'approuver ce ce traité commercial. Vous avez dit euh s'il y a un 493, il faut voir ce que le premier ministre Sébastien Lecornu garde. Qu'est-ce qui pour vous doit être absolument exclu de ce qu'il y a aujourd'hui dans le budget ou en en tout cas dans l'état dans lequel il était à la fin des discussions à la chale c'est de continuer à augmenter des dépenses euh alors qu'on a pas d'argent pour les payer et qu'on en dette qu'on emprunte l'argent qu'on a pas qu'on tire des chèqus en blanc ou en bois sur les futures générations.
Donc le courage de ce sont les demandes du Parti socialiste. Ce sont des vraies lignes rouges. Donc pour vous le parti socialiste qui ne veut pas que 4000 postes soit supprimé dans l'enseignement scolaire, qui souhaite que la prime d'activité soit augmentée pour les plus modestes ou encore que le fond vert à destination des territoires soit rétabli dans intégralité. change rien, qu'on ne change rien en réalité et qu'on diminue pas non plus de dépenses, que on n'essaie pas de de réformer l'État, les services de l'État pour qu'il soit plus efficace, qu'on fasse mieux avec moins.
Je pense que c'est possible dans ce pays, d'ailleurs c'est possible dans beaucoup de collectivités locales qui ont démontré depuis plusieurs années, notamment dirigé par des élus républicains, qu'on pouvait faire mieux en dépensant moins d'argent public et avoir plus d'efficacité au service du des citoyens. de je il y a pas de bonnes décisions. Tout j'ai essayé de construire un budget il y a un tout petit peu plus d'un an, vous vous en souvenez ?
Et de réduire le déficit budgétaire. Ce que j'observe aujourd'hui, c'est qu'il y a pas d'effort de réduction du budgétaire. C'est comme si on parle plus du déficit comme s'il n'existait plus.
Je trouve que c'est pas bien. C'est pas il y a l'idée quand même de le garder en dessous des 5 %. Oui, on verra bien.
Pour l'instant, il est plutôt autour de 55, ce qui veut dire qu'il n'y aurait aucune diminution du déficit ni en 2025 ni en 2026. Je pense que c'est pas responsable vis-à-vis des générations futures. C'est ce que pour reprendre le constat très sévère sur l'État de la France que vous dressiez au tout début de de cette émission.
En fait, vous dressez le portrait de l'échec d'Emmanuel Macron et de ces finalement. Non, je trouve que il y a des points positifs, ce que j'avais appelé des points où il fallait persévérer. La formation professionnelle, l'apprentissage, le soutien aux entreprises notamment sur les nouvelles technologies.
Il y a il y a plusieurs points positifs dans dans ce quinqu. Il y a effectivement un déficit qu'on a laissé aller. Il y avait besoin de dépenser de l'argent au moment du Covid pour sauver l'économie et tous les emplois qui sont attachés aux entreprises.
Mais je trouve qu'on a pas su sortir de ces dispositifs et qu'on a pas su sonner la l'alarme assez tôt sur les déficit budgétaires qui est aujourd'hui au-delà de 3000 milliards d'euros, hein. Pour vous, après l'adoption du budget, est-ce que vous diriez que le quinquena est terminé ? Non, le quinquena sera terminé le jour où il y aura des élections présidentielles, mais nous devons préparer la suite, préparer euh cette nouvelle donne dont les Français ont besoin, qu'ils attendent avec un nouveau président de la République accompagné d'une nouvelle majorité absolue.
Et on a vu que c'était pas automatique. On reviendra sur euh 2027 dans un instant. Le grand jury, tout est politique.
Michel Barnier, êtes-vous opposé à la signature du Mercosour dans les prochains jours par Urs Lavander Leon, la présidente de la Commission européenne ? Je rappelle que le Mercosour, c'est cet accord de libre échange très contesté par les agriculteurs français. Je suis opposé à ce projet de traité.
Ça veut rien dire d'être opposé à la signature puisque madame Vlon va partir signer cet accord mandaté si je puis dire non pas par sa propre administration mais par les États membres de l'Union européenne qui sont des États souverains et qui dans leur majorité qualifiée il y a 48 heur ont donné leur accord. C'est pas seulement la commission qui a préparé ce traité. Ce sont les États-membres qui euh ont décidé dans leur majorité qualifiée et contre l'avis de la France qui n'est qu'un avis euh parmi d'autres euh de s'opposer de s'opposer à ce tr Vous avez connu le Mercosour à plusieurs étapes euh de votre carrière.
Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui on termine sur cette situation-là ? On termine sur cette cisation-là parce que le logiciel de la négociation commerciale depuis 30 ans n'a pas été changé au niveau de Bruxelles. On est toujours dans l'idée qu'il faut ouvrir les portes, les fenêtres alors que personne ne le fait, de discuter d'accords globaux euh alors que plus aucune région de de du monde, plus aucun état du monde ne négocie d'accords globaux euh qui font que dans ce cas précis l'agriculture, une grande partie de l'agriculture, l'élevage et la variable d'ajustement.
Et vous savez euh euh on peut toujours trouver des statistiques. Par exemple, une statistique dit que cet accord n'apporterait que plus 0,05 % de PIB de croissance en Europe, ce qui n'est pas beaucoup. Euh, on peut toujours dire les agriculteurs, les éleveurs, les producteurs sont une toute petite il y en a ralbol de traiter les gens avec des statistiques.
Moi, j'ai été élu très longtemps d'une région de montagne la Savoie avec beaucoup d'éleveurs. Je peux dire que derrière ces chiffres là, ces statistiques, il y a des hommes et des femmes qui méritent d'être respectés. Et donc, un accord commercial qui sacrifie une partie de l'économie et pas seulement de la France.
Il y a plusieurs autres pays qui ont voté contre cet accord. l'Autriche, euh l'Irlande, euh la Pologne euh qui était opposée aussi. Euh derrière ces chiffres, ces statistiques, il y a des hommes et des femmes qui font respecterci.
Je je veux juste terminer mon mon analyse. Euh si on cherche des raisons au populisme, euh à ce sentiment anti-européen qui fait par exemple qu'un très grand pays et je le regrette beaucoup à nouveau comme le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne, c'est vous trouvez ces raisons-là dans de telles négociations ? Jim, il y a tout de même un contexte de tension commerciale très forte avec les États-Unis, avec la Chine.
Est-ce que c'est pas le rôle de l'Union européenne et bien de trouver des solutions pour ouvrir ces marchés, pour augmenter le périmètre de ces marchés, être plus fort et dans le monde entier, trouver à diversifier nos échanges commerciaux. Vous avez raison, mais on peut le faire autrement avec l'Amérique latine qui est un grand continent. Euh prendre un autre exemple si vous voulez bien de négociation qui avance actuellement avec un très très grand pays même plus important en population que la Chine.
Je parle de l'Inde. Il y a 3 ans, on avait suspendu euh les accords avec l'Inde qui était en cours et l'Inde avait dit "On reprendra ces accords si vous excluez de la négociation le secteur laitier." Pourquoi on fait pas ça ?
Pourquoi on n' pas été capable d'exclure tel ou tel secteur pour éviter ces problèmes d'aujourd'hui ces incompréhensies ? l'issue de 26 ans finalement de de négociation avec l'Amérique latine, de relation avec l'Amérique latine et c'est vrai qu'au moment où on voit que Donald Trump prend des décisions qui sont brutales, intempestives, est-ce qu'il faut pas se féliciter d'avoir 26 ans de négociation qui finalement aboutissent à un accord ? Mais ce n'est pas la conclusion de l'accord que je conteste.
C'est la nature de cet accord qui condamne, qui ne respecte pas, qui crée du désespoir dans un secteur important de l'économie agricole européenne. Et voilà pourquoi je autant je suis favorable à ce qu'on ouvre le jeu de la négociation avec l'Amérique latine. Le Vercossur, il divise he les filières agricoles françaises parce qu'il y a certaines notamment je pense aux filières viticoles et ces sont plutôt dans l'attente de nouveau débûcher en Amérique latine.
Bien sûr, mais vous êtes dans une négociation où le résultat est devenu un objet irrationnel où on oublie effectivement les côtés positifs qu' en aug aussi que vous citiz à l'instant ils attendent pouz pas expliquer cela aux électeurs. qui explique d'ailleurs que lorsque j'ai saisi comme premier ministre le parlement de son avis sur ce projet de Nessur Crossau il y a plus d'un an, c'était en novembre 2024, la totalité des députés des sénateurs excepté LFI mais une fois de plus qui a voté contre l'intérêt national la totalité des parlementaires, quelle que soit leur sensibilité dans la majorité relative ou dans l'opposition ont voté contre ce projet d'accord. Bien sûr, mais il y a la vie des électeurs, il y a la vie des agriculteurs et puis il y a aussi la réalité.
On a vu l'année dernière la France qui a euh moins importé de produits agricoles qu'elle qu'elle en a exporté, c'est une première euh depuis 1978 que cette balance commerciale agricole soit soit négative. Ça démontre bien qu'il y a quelque chose à faire. Mais ça c'est pas excusez-moi la réponse n'est pas dans la mer la réponse n'est pas non mais on a l'impression que le mercour c'est un peu finalement le cash sexe des problèmes de l'agriculture française aujourd'hui de de ces problèmes de compétitivité et de l'absence finalement de mesures qui ont été prises pour peut-être un peu régler les problèmes de papasserie administrative je suis passionnément européen comme je suis définitivement patriote depuis très longtemps donc vous ne me prendrez pas en défaut sur la nécessité pour l'Europe de se réformer de d'améliorer ta compétitivité mais qui tient aussi, si je vais me permettre à à l'unité sociale.
Il y a pas de compétitivité dans un pays comme dans une entreprise si vous avez pas de cohésion sociale. Et là, vous êtes dans un accord qui met en cause la cohésion sociale dans un secteur très important. Si les agriculteurs sont dans la rue aujourd'hui, c'est c'est à la fois par désespoir et par colère.
Et donc, il faut faire très attention à tout ce qui peut encourager ce désespoir ou ou ne pas le ne pas lui répondre. Je je pense qu'il y a d'autres raisons au manque de compétitivité agricole. Vous vous mettez le doigt sur des sujets très importants.
Et pourtant ce secteur que je connais assez bien pour avoir eu l'honneur d'être le ministre des agricultrices et des agriculteurs pendant 2 ans, euh ce secteur est un de ceux qui s'est le plus réformé, qui s'est le plus adapté. Vous avez des gens et des des femmes et des hommes euh qui travaillent beaucoup, qui gagnent très mal leur vie, qui n'ont pas de retraite correcte, euh qui gagnent souvent pas assez d'argent pour vivre normalement et qui pourtant remplissent une mission essentielle qui est celle de nourrir les autres, de de faire de de faire face au défi de l'alimentation et de l'équilibre de nos territoires. Donc ces gens méritent du respect et c'est pour ça que cet accord est devenu peut-être de manière en partie irrationnelle un objet de critique et de de rejet.
Je reviens sur quand même sur le nom français de vendredi euh à cet accord du du Mercosour de la part d'Emmanuel Macron. Euh ce vote négatif avec quelques pays comme vous l'avez dit, est-ce que ça donc minoritaire hein, est-ce que ça nous isole pas quand même ? Est-ce que ça montre pas une certaine faiblesse de la France euh de son poids sur en Europe ?
Il est arrivé à d'autres pays qu' on pris l'Allemagne d'être parfois minorisé. Il faut faire attention. En effet, c'est sans doute un signe du fait queon n' pas pu rassembler cette minorité de blocage malgré les efforts, je veux le dire, de Danis Jeunevar et du gouvernement de madame Jeunevar qui est la ministre de l'agriculture, qui est une femme très tenace et très compétente et qui a obtenu d'ailleurs à la faveur de ce cette bataille de du Mercosur des avancées importantes sur le contrôle des importations notamment pour éviter qu'on importe chez nous des produits avec des qui sont fabriqués, qui sont produits dans le dans leur pays d'origine avec des méthodes, avec des pesticides, avec des des standards qui ne sont plus les nôtres, qu'on impose qu'on impose plus à à nos à nos agriculteurs.
Donc, il y a des injustices qui ont été corrigées. Il faudra veiller à à ces clauses de sauvegarde et cetera. Mais euh je pense que le le signal qui est fait, c'est celui que la Commission européenne doit d'une manière ou d'une autre sur ses accords commerciaux reprendre sa copie et changer de méthode.
Voilà ce que tu penses. En un mot sur ce dossier du Mercosour toujours, est-ce qu'il y a encore un rebondissement possible ? Est-ce qu'il peut y avoir un vote Parlement au Parlement européen qui irait à l'encontre de la signature de ce traité ou bien est-ce que la Cour de justice de l'Union européenne peut-être saisie sur ce sur ce sujet ? l'objet du vote qui aura lieu au Parlement.
Aujourd'hui, les l'état des forces est assez équilibré au Parlement. Il y a des pour et des comptes, donc je peux pas préjuger du vote du Parlement européen. Mais la dernière étape, c'est en effet la ratification et peut-être la saisine de la Cour européenne de justice par le Parlement européen.
Ce à quoi nous travaillons et ce à quoi les députés membres de ma famille politique du Parti populaire européen. Vous parliez de la ministre de l'agriculture à l'instant Annie Gunevar. Est-ce qu'elle n'est pas un peu dépassée euh par les syndicats agricoles et notamment par la coordination rurale qu'on dit proche du Rassemblement national ?
Je crois pas qu'elle soit dépassé. Euh est-ce que la SNSA également le principal syndicat agricole n'est pas dépassé ? Vous avez toujours des batailles syndicales.
Vous avez des parfois des des organisations qui qui vont très loin qui font de l'assurance chère. Moi, j'ai beaucoup écouté les syndicats. Je trouve que l'attitude de la FNSEA, des jeunes agriculteurs a été toujours responsable, solidaire des agriculteur mais responsable.
Les actions les plus fortes sur le terrain, ce sont celles de la coordination morale. Mais si je dois répondre à votre question, je vous dirai non. Madame Jeunevar a fait preuve de beaucoup de ténacité et de courage et de détermination en obtenant un certain nombre d'avancée dans cette négociation.
Lors d'une manifestation devant l'Assemblée nationale cette semaine, des agriculteurs membres de la coordination rurale ont jeté un liquide au visage de Yael Brun Pivet. Est-ce qu'on peut négocier et continuer de négocier quand la violence s'invite dans les débats ? Je ne crois pas que on puisse accepter une telle mise en cause personnelle de la présidente de l'Assemblée nationale qui institutionnellement et personnellement représente une institution importante.
Donc je je n'ai pas trouvé bien. J'étais d'ailleurs pas loin de l'endroit où ça s'est produit puisque j'étais dans mon bureau à l'Assemblée nationale et je je veux dire ma solidarité avec la présence de l'Assemblée nationale mais en même temps recommander que cette violence là soit maîtrisée parce que ça n'aide pas la sérénité du débat dont nous avons besoin. Et à l'inverse, quand deux leaders syndicaux, deux responsables de la coordination rurale sont interpellés à Paris, plusieurs partis politiques on ont condamné ces interpellation.
C'est aussi votre cas ? Je ne sais plus dans quelles circonstances ils ont été interpellés, mais s'ils ont interpellés, c'est qu'ils s'étaient mis en infraction avec soit une interdiction de manifestation, soit la loi. Donc après, il faut que le le il faut que le dernier mot revienne au droit et à la justice.
Et un dernier mot sur le s'applique avant que le Parlement européen vote sur le Mercos part. cette disposition qui oblige, je ne crois pas que ce soit normal, démocratiquement, le Parlement européen devrait être pouvoir être celui qui autor qui n'autorise pas l'entrée en vigueur de cet accord. Et alors au sujet de la colère agricole, elle est aussi alimentée par la crise de la dermatose nodulaire, cette maladie qui touche les les beauvins et qui impose de tuer des troupeaux.
Sur le sujet, est-ce que le gouvernement a pris des bonnes décisions ? Ma réponse est oui. Ma réponse est oui.
Je pense que et j'ai vécu ce genre de situation lorsque j'ai été ministre de l'agriculture et de la pêche et j'ai vécu ce genre de de drame que constitue pour un agriculteur. Il y en a eu plusieurs dans mon la région dont j'ai été lu très longtemps en sa voix et en haut de sa voix. Euh c'est un drame qu'on ne mesure pas bien que celui de devoir abattre un troupeau qui est le fruit d'un travail de plusieurs générations en matière génétique, en matière de d'élevage.
Et donc je pense qu'il faut marquer cette solidarité en même temps vous dites qu'il y a pas d'alternative. Il n'y a pas d'alternative à un abattage sélectif et parfois total de certains troupeaux qui ont été touchés. D'autant plus que la dramatose est une maladie qui peut toucher effectivement et visuellement un animal, mais qui peut aussi se révéler un peu plus tard dans un troupeau.
Et donc, il faut faire très attention parce que le drame c'est que cette maladie, cette maladie animale se propage. J'ajoute d'ailleurs à ce sujet et nous en avons parlé avec madame Jeunevar que il faut aussi que l'Europe intervienne en matière de prévention et tirer les leçons de ces crises sanitaires, j'en ai connu d'autres comme la FF Katar Laovine il y a quelques années. C'est comme pour les maladies humaines, il faut augmenter les forts de recherche, augmenter l'effort de stockage, augmenter les forts de production chez nous en Europe pour pouvoir avoir les vaccins en temps voulus.
Le grand jury, question [musique] express. Juste avant la pause, quelques questions avec des réponses par oui ou par. Michel Barnier, faut-il organiser un référendum sur la fin de vie pour laisser ce sujet tranché par les Français ?
Est-ce que c'est vraiment le sujet dans la situation d'instabilité, de doute, de colère où nous sommes qui mérite d'être l'objet d'un débat national. Le débat est engagé au Parlement dans une voie d'ailleurs qui ne me convenait pas. Moi, j'étais plutôt sur l'idée que François Beou d'ailleurs a mise en œuvre de séparer le texte sur les soins palliatifs.
Est-ce qu'on a besoin d'une loi sur les soins palliatifs par rapport à la loi Léonetti ? Moi, je pense qu'il faut appliquer cette loi et lui donner les moyens d'être appliqué et la question de la fin de vie. Mais si cette question doit avancer parce que c'est la volonté du chef de l'État, alors pourquoi pas un référendum ?
Oui, parce que les Français peuvent peuvent se prononcer. Et c'est une question d'ailleurs dont la réponse traversera tous les partis politiques de manière différente. He Michel Barnier d'actualité, soutenez-vous la grève des médecins libéraux contre le budget de la sécu sur les agriculteurs.
Est-ce que vous apportez aussi vos votre soutien ? au médecin. Je comprends euh d'ailleurs mon collègue Yannick Deer s'est exprimé à l'assemblée cette semaine de manière très claire.
Je comprends la colère des médecins et la mise en cause notamment sur la question de des congés de de de maladie. La mise en cause un peu systématique de cette profession médicale et notamment dans les secteurs ruraux et parfois urbains où les déserts médicaux existent aussi est une question qui qui était sérieuse. Donc je comprends cette protestation.
Est-ce qu'il y aura de la neige aux Jeux Olympiques d'hiver en France en 2030 ? Ah voilà une bonne question. Si vous trouvez un homme politique qui vous promet la pluie et le beau temps ou la neige, méfiez-vous hein ?
Surtout en ce moment. Mais vous êtes inquiet sur l'organisation de ces gens ? Non non, il faut être vigilant.
C'est toujours difficile. Vous savez, il y a eu plusieurs démissions récentes dans le comité d'organisation. Oui, mais qui a des changements, c'est assez normal.
Vous savez que j'ai personnellement une expérience dans ce domaine puisque j'ai eu l'honneur avec Jean-Claude Kili d'organiser les derniers Jeux Olympiques que la France a organisé en 92 et je sais d'expérience que c'est pas facile que nous allons rentrer après les Jeux italiens de Cortina et de Milan en première ligne et donc on sera très observé la France sera très observée mais c'est une chance que de pouvoir organiser un grand événement sportif et c'est une chance à la condition et je sais que c'est l'état d'esprit du président du comité d'organisation Edgar Gropiron que de saisir ces jeux pour démontrer une nouvelle idée de la montagne notamment au regard du grand défi du changement climatique Michel de la neige. Michel Barnier, on va se retrouver dans quelques instants pour la suite de ce grand jury. À tout de suite.
Le grand jury RTL [musique] Public Sénat le Figaro M6 [musique] en France. Le nombre de SDF a doublé en disant il serait aujourd'hui 300000. 40 % sont des femmes.
Quand tu es une femme dehors toute seule, c'est là où les gens ils peuvent venir casser les couilles et essayer de faire tout et n'importe quoi. À la rue, 95 % des femmes SDF ont subi une agression sexuelle. Je donnerai pas mon corps pour dormir.
Toi, tu t'es jamais prostitué. Jamais. La rue c'est pas vivable, c'est dur mentalement, psychologiquement, physiquement.
Toujours dans l'angoisse savoir où on va dormir. Est-ce qu'on va être comme ça comme ça ? Est-ce qu'on va pas manquer de manger, de boire ?
Si on commence à lâcher prise, c'est fini. Elle va nous enterrer la rue, il faut en sortir. Femme sans domicile fixe, fragment de vie.
Aujourd'hui, à 13h sur publicsena et sur publicsena.fr. [musique] Sens public, c'est une promesse toute simple, donner du sens à l'actualité et donc dans un monde incertain et complexe.
C'est la parole des experts que nous vous [musique] proposons tous les jours sur Public Sénat. Rejoignez-nous, participez à l'émission en posant vos questions à nos invités. On vous attend, c'est sur le canal 8.
Sens public du lundi au jeudi à 18h 22h sur publicsen et sur publicsénna.fr. [musique] Oubliez de la réunification.
Gilet jaune. [musique] Brexiteur. Depuis quelques années, la colère gronde.
Le détonateur sait souvent où va l'argent de mes impôts ? La plupart des gens ne comprennent pas l'imposition. Ils s'en plaignent et veulent toujours qu'elle baisse.
Ils ne savent pas à quoi elle sert. Une défiance de plus en plus marquée oppose les citoyens à ceux qui les gouvernent. Et l'impôt est au cœur des conflits.
En France, c'est une taxe, la taxe carbone qui met le feu aux poudre. Pendant des mois, elle pousse dans la rue des milliers de personnes. Sur les ronds-points, les gilets jaunes réaniment le débat démocratique et se réapproprie les symboles des révoltes fiscales du passé.
Les gilets jaunes reprennent le fil de la longue histoire qui, depuis le Moyen-âge oppose un peu partout en Europe, le peuple à ses gouvernants quand il est question de lui faire payer des impôts. L'histoire populaire des impôts, le premier épisode de votre série documentaire. Vendredi prochain à 22h sur public sénena et sur publicsenaat.fr.
Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au vendredi à 7h30 et nous serons plus que jamais au cœur de nos régions avec nos invités, nos reportages et la presse régionale [musique] pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous.
C'est du lundi au vendredi à 7h30. [musique] Pourvu que ça dure, c'est l'émission qui rend l'écho responsable. Cette semaine, on se demande comment la France peut sortir de cette croissance molle dans laquelle nous sommes englués.
Une quasi stagnation [musique] économique qui met à mal notre état providence et fragilise notre cohésion sociale. Mais des solutions existent pour sortir la France de l'impasse comme [musique] nous l'expliquera notre invité spécial Philippe Agon. le prix Nobel d'économie 2025.
Pourvu que ça dure, vendredi prochain à 18h sur publics Sénat et sur [musique] publicsenaat.fr. Chaque semaine dans notre émission Au bonheur [musique] des livres, j'ai le plaisir de recevoir des auteurs que nous avons aimés.
Nous parlons avec eux de leur actualité, de leur secret d'écriture, de leur parcours personnel. C'est le rendez-vous littéraire de Public Sénat. Au bonheur des livres présentés par Claire Chazal, vendredi à 23h sur Publics Sena et sur [musique] publicsenaat.fr. [musique] Entre 80 et 83 que les violences contre les Maghrébains progressent de 225 %.
Nous sommes contre l'immigration qui métisse notre culture. Quitte à l'étapé s'il le faut pour se faire connaître et pour se faire comprendre et entendre. Des idées anciennes pour justifier [musique] une violence d'aujourd'hui.
Les accélérationnistes recyclent les idées suprémacistes du white power. L'idée d'un grand remplacement, c'est l'idée profondément d'une vision raciale de la nation. C'est dire qu'un français d'origine africaine est à jamais d'origine africaine.
La majorité des étrangers vivants à Bruxelles sont [musique] des Européens. Si l'Allemagne comprend le plus grand nombre de militants violents, c'est la France qui, d'après Europol, ressen à elle seule près de la moitié des actes terroristes [musique] d'extrême droite commis ou déjou en Europe. C'est peut-être les années les plus terribles qu'on est en train de vivre en terme de normalisation de l'extrême droite politique et particulièrement du rassemblement national.
White Power, au cœur de l'extrême droite. Samedi prochain à 21h sur publicat et sur publicsena.fr. [musique] Voir ou revoir ce documentaire sur [musique] publicsena.fr.
Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. Michel Barnier, député de Paris et ancien premier ministre est notre invité. Ancien premier ministre, c'est une expérience que vous racontez Michel Barnier dans votre livre Ce que j'ai appris de vous chez Calman Levi.
À mes côtés pour vous interroger, Périne Tarnaud de public Sénat et Jim Jarassé du Figaro. Le grand jury, l'actualité de la [musique] semaine. Michel Barnier, vous avez été ministre des affaires étrangères.
Euh une question très simple. Est-ce que vous voyez le régime iranien chuter ? Il faut d'abord saluer le courage du peuple iranien qui est en train de se battre contre sa propre peur, la peur qu'impose ce régime des mola avec qui était un régime dictatorial islamiste dans sa conception la plus dure.
Et donc il faut saluer le courage de ce peuple qui se révolte et qui se lève. C'est pas la première fois pour que le régime tombe. Il faudrait que au-delà de la mouvement populaire dans la rue, il y ait peut-être du côté du régime lui-même des gens qui changent de camp et qui s'aperçoivent assez tôt ou à temps que la raison doit l'emporter et que le peuple a raison.
Donc je pense que le moment est assez décisif pour une raison d'ailleurs qui est assez nouvelle, c'est que le régime iranien a toujours su depuis des dizaines d'années utiliser son influence extérieure qui était réelle. C'est un grand pays et un grand peuple euh pour euh consolider ou accroître son soutien à l'intérieur du pays. Or, depuis quelques temps, euh l'influence extérieure de l'Iran est en train de s'affaiblir, de diminuer.
On l'a vu en Syrie, on l'a vu au Liban, on l'a vu sur la question du nucléaire et donc je pense que il y a plus cette euh argument ou cet élément de soutien de consolidation du sentiment national patriotique utilisable par le régime des Mola. Donc je pense que c'est ça qui rend la situation plus décisive actuellement. Est-ce que l'Union européenne Michel Barnier doit classer les gardiens de la révolution comme organisation terroriste ?
C'est une demande que fait ce matin Israël. Je je pense que la discussion peut être ouverte sur cette question. La France doit d'ailleurs concerter sa position sur cette question avec les autres pays européens.
Mais je pense que cette question est ouverte. Vous craignez aujourd'hui une répression sanglante du régime, de ce régime aux abois parce que finalement très isolé comme vous venez de la madame toutes les communications internet sont coupées. Les ONG disent 192 morts aujourd'hui.
Je ne la crains pas, je la vois comme vous-même. Vous voyez cette répression au-delà des communications qui sont coupées d'internet qui est interdit, le courage de ces femmes qui sont emprisonnées, martyrisées, assassinées. Les femmes iraniennes sont absolument admirables.
Et oui, on constate cette répression qui va avoir lieu et je pense que le la force de ce peuple, on l'a vu dans d'autres circonstances et dans d'autres endroits d'Europe et du monde euh va être très très grande. Est-ce que si le régime des mol, il y a quand même une menace sur l'équilibre de la région ? Ça dépend qui remplace ce régime.
Si on ouvre le jeu à un un vote démocratique, je ne peux pas préjuger. Je ne sais pas qui remplac. On parle beaucoup du fils du du chat euh Ra laville.
Est-ce que vous pensez que ça une personne qui peut familialement connue si je puis dire, est-ce que ça suffit pour je sais qu'il a des soutiens mais qui sont minoritaires en Iran. Je pense qu'il faudra voir quels sont les gens qui peuvent revenir. Ceux de l'intérieur qui existe et qui sont courageux pour créer cette alternance.
Mais nous n'en sommes pas là pour l'instant. Ce pays est en train de de vivre une révolution interne. Il faut encore une fois saluer le courage du peuple iranien.
Alors dans l'actualité internationale également le président américain. Est-ce que vous croyez aux menaces de Donald Trump d'annexer le Grenland ? Il faut toujours faire attention à ce que dit monsieur Trump hein, même s'il le dit de manière parfois contradictoire en changeant d'opinion, il fait toujours ce qu'il dit et c'est pas la première fois qu'il menace d'annexion.
Mais très franchement, quelles seraient les raisons de cette annexion ? Est-ce que c'est une question de sécurité comme il l'a dit à un moment comme monsieur Vans son vice-président le dit il y a 48 he il y a aucune raison ou est-ce que c'est un projet prédateur naturel du géographiquement quand même la juste un instant sur cette question un élément de sécurité juste un élément de sécurité bien sûr il y a des questions de sécurité qui se posent pour le Groenlande pour cette zone et notamment en raison des incursions chinoises ou russes mais le Groenland est une un territoire qui n'est pas membre de l'Union Union européenne en tant que tel, il est il appartient à la souveraineté du Danemark qui lui est membre de l'Union et membre de l'OTAN. Il y a d'accord il y a d'ailleurs un accord, je me perd de le rappeler, assez ancien entre les Américains, le Groenland et le Danemark qui date de 51 et qui permet aux Américains de faire à peu près ce qu'ils veulent, notamment à partir d'une base militaire qu'ils gardent au Groenland et d'accroître leur présence militaire.
Donc ça peut pas être une question de sécurité puisque si la question de sécurité est posée, c'est à l'intérieur de l'OTAN qu'elle doit être posée et nous pouvons nous Français euh avec les autres européens chiant euh même déployer des troupes ou des des missions de de sécurité. Donc la raison, elle est différente. Est-ce que c'est une question ma question, est-ce que c'est un projet prédateur ? pour capter les ressources naturelles.
Et vous voyez bien que dans tous les accords que monsieur Trump signe en Afrique ou ailleurs dans le monde quand il prétend avoir rétabli la paix, il en est à 7 ou h accords de paix. On verra d'ailleurs si ce sont des accords durables. Toujours en dernière page ou en dernière ligne de ces accords, vous avez toujours une une ligne qui prévoit l'exploitation des ressources minières, des métaux rares, des métaux précieux, du pétrole ou du gaz par les sociétés américaines qui d'ailleurs ne sont pas d'ailleurs s'agissant, on pourrait parler du Venezuela tellement enthousiaste que cela.
Donc oui, c'est une raison, mais là encore, il peut y avoir un accord entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark pour l'exploitation de [rires] certaines réserves. Les Américains ont les moyens de faire ça. Je pense que la raison est différente et je si je puis me permettre presque 250 ans après l'indépendance de 13 États américain, je pense que c'est une question du bris, c'est une question d'impérialisme, d'une nouvelle forme d'impérialisme où vous avez un président des États-Unis qui veut planter son drapeau et montrer que le territoire des États-Unis vous vous dites impérialisme ou c'est même carrément du colonialisme dans ce caslà Ça ça parfois ça revient au même hein.
Donc les deux les deux mots peuvent être utilisés. Comment on réagit à ça ? D'abord les Européens parlons des ressources naturelles madame au Groenlande ou dans la mer qui entoure le Groenland.
Les Européens seraient bien inspirés. Madame Vaner Lyon, plutôt que d'aller signer cet accord en Amérique latine devrait mobiliser ses services pour bâtir une proposition européenne offerte au Groenland, aux autorités du Groenland et au Danemark pour une exploitation par les Européens. Un partenariat économique, nous avons de grandes entreprises dans tous les domaines capables eux elles aussi autant que les sociétés américaines d'exploiter.
Si dans 15 jours Trump et les Américains débarquent au Grandlande, comment on réplique ? pas je si les Américains faisaient cette faute historique d'intervenir militairement au Groenlande, je vais vous dire comme je le pense et je le dis avec beaucoup de gravité, ce serait la fin de la coopération transatlantique et la fin de l'OTAN. Madame Frédéricon, la première ministre du Danemark, l'a dit publiquement.
Je le dis à mon tour. Les Américains doivent faire très attention et je je pense d'ailleurs que sur ce sujet-là, il y aurait des raisons pour monsieur Trump ou d'être obligé ou de vouloir consulter le Congrès américain. Il y a aux États-Unis des gens raisonnables, y compris au parti républicain qui doit bien mesurer ce que je viens de vous dire.
Toute agression notamment militaire à l'égard du Groenland serait la signification de la fin de la coopération transatlantique en matière de sécurité. Manuel Macron avait parlé d'une autant en état de mort cérébrale il y a quelques années. Est-ce que finalement on on y'y est pas aujourd'hui ?
Non, je ne le crois pas. à l'époque, il y avait pas cette menace américaine de de quitter ou d'affaiblir le temps. Mais moi, je pense que les Européens ne doivent pas attendre toujours que les solutions viennent d'ailleurs.
Euh je pense que les Européens seraient bien inspirés, il semble un peu tétaniser les Européens. très bien inspirer de garder leur calme et d'agir et de ne pas seulement brandir le drapeau de la déclaration des droits de l'homme des principes ou des valeurs. Bien sûr, nous devons défendre les principes de droit international de la démocratie des droits d'hommes au Venezuela comme ailleurs.
Mais ça ne suffit pas. Le moment est de définir quels sont nos intérêts stratégiques au Groenland comme ailleurs et de les défendre sans complexe. Je vais aller un peu plus loin en imaginant que par rapport à toutes ces agressions, cette accélération du temps mondial et du temps géopolitique dont les Français ne voi bien qu'il se produit mais ne mesurent pas bien les conséquences puisque nous avons dans ce débat toujours très hexagonal, je pense que le moment est venu de changer la gouvernance européenne sur ces questions de sécurité et de défense en l'accélérant non en créant quelque chose qui pourrait être un Conseil européen de sécurité regroupant à tout le moins quelques grands pays qui sont très engagés sur le plan militaire, la France, l'Allemagne, la Pologne, l'Italie, d'associer à ces conseils de sécurité les Britanniques qui sont un peu seuls actuellement et peut-être les Norvégiens, sans doute un jour l'Ukraine en dehors des institutions européennes, en dehors de la Commission européenne, est-ce que ça veut dire abandonner des prérogatives nationales ?
Parce qu'on va vous dire ici, non ? Non, en toute hypothèse, en matière de défense, vous devez garder la maîtrise de ce que vous faites avec s'agissant de la France, l'alarme dissuation nucléaire et et même pour tous les autres pays la capacité souveraine d'envoyer ou de ne pas envoyer des soldats. Et on pourrait à quelques-uns volontaires, un peu dans l'esprit de la réunion qui a eu lieu il y a quelques jours à Paris, 34 pays participant à cette coalition des volontaires, que quelques-uns des pays européens et d'autres pays qui ne sont pas encore dans l'Europe ou qui n'y sont plus comme le Royaume-Uni de travailler ensemble à une architecture nouvelle défense les États-Unis, non, une organisation, un conseil européenne de sécurité qui pourrait être le l'outil pour être autonome et en même temps rester solidaire si les Américains le veulent dans le cadre de l'Alliance Atlante.
Oui. Donc cette solidarité, ça ça ressemble à une solidarité façon ATAN. C'est le principe de l'OTAN.
Oui, mais vous voyez bien que l'OTAN est déstabilisé actuellement par l'attitude américaine, y compris avec cette menace d'annexion, d'agression à l'égard d'un d'un territoire qui est membre d'un pays de membre de l'OTAN. Et donc il faut s'organiser autrement. Il faut tirer les leçons.
Le moment est venu pour les Européens d'affirmer leurs intérêts, de pas avoir de complexe. Ni les Chinois, ni les Russes, ni les Américains n'ont de complexes à défendre leurs intérêts. Et si nous ne le faisons pas, alors personne ne devra s'étonner que nous devenons définitivement sous-traitants et sous influence des Chinois ou des Américains.
Quel a été votre Moi, je suis pas engagé, permettez-moi de le dire, en politique derrière le général de Gaulle il y a assez longtemps pour que mon pays ou l'Europe soit sous-traitante ou sous influence. Quelle a été votre réaction Michel Barnier ? Première réaction à l'enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis.
Est-ce que vous êtes dit voilà un pays débarrassé d'un d'un dictateur ou vous êtes dit c'est quand même une violation assez dangereuse de ce qu'on appelle le droit international ? Non, j'ai c'est assez stupéfait euh par euh euh cette opération assez efficace euh des forces spéciales américaine. Euh en même temps, personne ne va pleurer que euh après le départ de monsieur Maduro qui était un dictateur qui a exploité, martyrisé son peuple, qui l'a appauvri d'une manière euh considérable.
Donc personne ne va pleurer sur lui. Mais il est parti mais le régime est loin d'être décapité. Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
Nous sommes toujours dans un régime chaviste qui n'est pas encore parti. Vous avez on va voir ce qui va arriver lorsque le président américain va recevoir dans quelques jours, je crois la le la prix Nobel de la paix qui est vénézuélienne. On verra ce qui sortira de cet entretien.
Je crois pas qu'on soit à la fin du régime chaviste au Venezuela. Et en même temps, encore une fois, je vous ai dit, on peut toujours faire des commentaires, regretter tel ou tel manquement à la protection des droits de l'homme. Vous savez, c'est pas la première fois, permettez-moi de vous le dire. et des Américains dans le monde qu'on voit ou à la violation du droit international.
Quand on a vu la première réaction d'Emmanuel Macron qui n'a pas eu un mot sur la violation du droit international, est-ce que ça c'était une erreur ? Moi je viens je suis en train de répondre à vos questions ce qui me concerne, j'ai pas passé mon temps à commenter. Je pourrais dire si je veux être honnête que le la France est exprimée par la double voix du ministre des affaires étrangères qui a condamné cette intervention du point de vue du respect du droit international et celle du chef de l'État.
J'aurais préféré qu'il y ait une seule prise de position qui aurait évité des questions comme celles que vous venez de poser ou des ou des incertitudes. Mais vous savez, ce n'est pas la première fois. Euh c'est faux de dire que nous basculons dans un autre monde.
Ce qui est clair, c'est que le rapport de force l'emporte de manière maintenant presque systématique sur le rapport du droit. Et donc c'est ça dont nous devons prendre compte et nous-mêmes être capable de de faire entendre nos intérêts. Mais justement après le coup de force américain, qu'est-ce qui empêche désormais la Chine par exemple de faire la même chose à Taiwan ? euh comment les occidentaux euh pourraient s'y opposer après avoir laissé passer euh ce qui s'est passé aux États-Unis et au question que je posais euh rien n' empêché le la Russie d'agresser l'Ukraine.
Je me permet de vous le dire avant même que l'intervention américaine c'est un constat d'impuissance. Euh oui mais c'est un constat d'impuissance. C'est pas nous qui allons empêcher euh la Chine d'intervenir à Taïwan, hein.
C'est plutôt les Américains qui doivent se préparer à cette hypothèse et les pays de la zone euh indo-asique naturellement. Mais en toute hypothèse, le monde où nous sommes est un monde où tout s'accélère et où le rapport de force l'emporte sur la rapport de droit. Donc, prenons acte de cela.
N'agitons pas seulement les valeurs ou les principes comme nous avons le devoir de le faire. C'est notre responsabilité d'Européen bâti pour l'Union européenne et pour la France sur une communauté de droit. Mais affirmons nos intérêts et défendons-les, y compris les gardes de la Chine sur le plan commercial, à l'égard de la Russie en aidant l'Ukraine et les gars des États-Unis en étant pas naïfs.
Et dans ce contexte, la Russie a tiré un deuxième missile hypersonique dans la nuit de jeudi à vendredi sur l'Ukraine. Comment vous analysez ce tir ? C'est un moyen de pression contre les Européens ou est-ce que c'est un signe de fébrilité de la Russie qui perd certains de ses alliés ?
Je ne sais pas s'il faut interpréter ça comme un signe de fébrilité de la Russie. Euh c'est pas non plus la première fois que ce genre de missile bistique est utilisé. Je pense qu'il faut continuer de soutenir fortement et d'approvisionner l'Ukraine en armes et pour cela accélérer les cadences et la fabrication des munitions et des armes dont l'Ukraine a besoin et les livrer à l'Ukraine.
Notre premier devoir aujourd'hui bien sûr de penser à l'après traité de paix ou traiter de cesser le feu. Nous n'y sommes pas. On peut toujours virtuellement travailler.
C'était bien la Réunion de Paris est utile de préparer ce moment-là, mais nous n'y sommes pas, on voit bien avec les destruction massive contre les populations civiles en Ukraine que la Russie veut continuer de détruire un pays souverain qui est proche d'elle, qui est qui est l'Ukraine. D'ailleurs, si vous me permettez de le dire, sur le plan géopolitique, ce qui est assez grave et intéressant à observer, c'est que pour la première fois depuis 60 ans, nous avons sur notre flanc est sur notre flanc ouest deux dirigeants. Je parle pas de peuple parce que je ne veux pas confondre monsieur Poutine avec le peuple russe ni monsieur Trump avec le peuple américain.
Nous avons deux dirigeants de très grande puissance qui veulent détruire l'Union européenne. C'est ça l'objectif pour des raisons différentes mais qui se conjugue. Monsieur Poutine parce qu'il veut absolument empêcher l'attractivité démocratique de l'Europe à l'égard des peuples de l'Est qui ne sont pas encore revenu à la démocratie et monsieur Trump parce qu'il est entouré de milliardaires et de spéculateurs que l'Europe gêne en tant que nous sommes un espace de gouvernance de régulation et de supervision qui empêche ses amis de faire des affaires.
Donc raison de plus pour se ressaisir et pour affirmer à travers ce Conseil européen de sécurité sur le plan commercial ce nouveau logiciel que j'appelle de mes vœux à Bruxelles. Le grand jury, tout est politique. Michel Barnier, vous êtes député de Paris.
Est-ce que la candidature de Sarah Knafo à la mairie est en mesure de gêner celle de Rachida Detti ? Si je comprends bien, nous sommes en train de changer de sujet complètement. C'est pour ça qui se passe dans le monde je dis ça parce qu'il faut relativiser tout de même encore une fois qu'on qu'on se regarde pas toujours trop le nombril en oubliant là c'est la prochaine c'est la prochaine élection en France.
Oui, c'est la prochaine élection. Moi moi ce que je constate à Paris c'est qu'il y a une dynamique autour de Rachidati que je soutiens et qui me paraît avoir le tempérament, la résilience euh le punch nécessaire pour apporter aux Parisiens l'alternance dont nous avons besoin cette ville. Je dis nous parce que je suis élu de Paris depuis quelques mois. dont dont on a besoin à Paris.
S'agissant de la mobilité, s'agissant de la sécurité. Regardez ce qui se passe sur ce lieu formidable du champ de Mars. Donc je suis le député euh sur ce qui se passe sur le plan du logement des commerces, il y a il y a de la propreté mais vous répondez pas sur Sarah Knafo donc reconquête qui parle d'une alliance possible au second tour avec Krashidti.
Est-ce que ça c'est le le baiser qui qui tue quelque part ? Nous verrons bien. Je ne connais pas.
J'ai jamais eu l'occasion de discuter avec madame Nafo. Euh je n'ai rien à voir avec son parti. Je rappelle d'ailleurs que madame Nafo est membre au Parlement européen d'un groupe dans lequel siège l'AFD qui est un parti néois et donc pour cette raisonlà seulement même si c'est une candidate d'extrême droite selon vous je entrevu en tout cas elle est dans un groupe à l'Assemblée nationale au Parlement européen où les gens d'extrême droite et même plus que l'extrême droite puisque madame Le Pen elle-même a dit un jour que le parti AFD était trop radical ou trop extrémiste donc vous excluez toute alliance avec elle c'est pas à moi d'exclure et c'est pas à moi de chacun doit prendre ses responsabilités ce que je recommande c'est que personne devienne fragile. utiliser la dynamique qui est en cours autour de de Rachidi.
Le grand jury 2027, [musique] c'est demain. Donc on tourne encore une page dans ce grand jury pour parler de l'élection suivante. Bruno Rotaillot, Laurent Voquier, Xavier Bertrand, David Lissard, vous-même cinq candidats potentiels pour 2027 dans votre seul parti politique.
Vous êtes favorable à une primaire pour vous départager ? Ben, c'est plutôt un bon signe d'ailleurs que que dans une famille politique qui revient de loin, qui est en convalescence encore et sous l'autorité de Bruno Rotaillot que j'ai soutenu comme président de ce parti euh comme d'ailleurs j'ai été très heureux de le nommer ministre de l'intérieur où il a fait du bon travail, euh ce parti se redresse et soit capable de d'avoir des personnalités, il y en a peut-être d'autres que vous navez pas cité, d'autres vous az cité en trop, on verra bien qu'il soit capable d'être chef de l'État ou qui a cette ambition parce que le prochain président de la République, quel qu'il soit, il devrait être compétent, courageux et et résident et accepter le risque de la popularité plutôt que celui de l'irresponsabilité. Donc oui, il y aura un moment donné dans cette famille politique, nous y travaillons, un vote notamment des militants pour choisir celui qui nous représentera.
Mais la question n'est pas là aujourd'hui. C'est une question beaucoup trop précoce si je puis dire. La question c'est d'abord de laisser par de respecter de respecter les élections, le temps politique est celui des élections municipales et tout de suite après s'ouvrira celui des élections présidentielles et je recommande deux choses.
Un c'est qu'on travaille d'abord sur le fond parce que les français ont envie qu'on les respecte. Et les respecter, c'est pas d'agiter des drapeaux, des ambitions, c'est de travailler sur le fond. Qu'est-ce qu'on fait pour réformer ce pays ?
Pour préserver l'avenir des générations futures, pour préserver la capacité de réformer une question. Et deuxièmement, comment on fait pour désigner un un candidat commun ? Pourquoi je vous dis ça ?
Commun ouvrir la réflexion donc ce que vous dites au socle central, Gabriel Natal ou Édouard Philippe Oui oui oui. Mais pourquoi je vous dis ça ? pour la première fois depuis je crois le début de la 5e République, on va se trouver dans une circonstan assez inédite et une hypothèse qui n'est pas artificielle qui est celle d'avoir un deuxième tour aux élections présidentielles entre les extrêmes, l'extrême gauche et l'extrême droite.
C'est ça la réalité. Cette possibilité existe sérieusement et c'est voir pourquoi il y a une sorte d'obligation pour les autres forces du républicain de la droite républicaine dont je fais partie et et des formations centristes de de se mettre d'accord un sur un programme sur un projet politique crédible dans le domaine de la sécurité de l'ordre public de travail qu'on doit encourager davantage que la sistana il y a plein de de sujets sur lequel il va falloir preuve de courage et d'imagination et ensuite un candidat unique pour porter ou commun pour porter. Est-ce que vous avez l'impression que ce travail est en train d'être fait à la fois au niveau des partis et des candidats ?
Honnêtement, c'est pas du tout le sentiment que ça donne. Non, pas assez. Il y a une demande.
Moi, je réunis au Sénatou, à l'Assemblée toutes les semaines parce que je me sens comptable un peu de ce socle commun qui a travaillé avec moi pendant que j'étais premier ministre et qui a bien travaillé ces quatre formations politiques. J'essaie de réunir toutes les semaines des sénateurs, des députés. J'observe que leur demande à la base, c'est qu'on s'entende comme ça se passe sur le plan local.
Donc euh on va accélérer ce travail de travail en commun sur le fond, le projet politique dont la France a besoin. Puis ensuite on verra a présenté cette semaine lui son modèle social et économique en disant la fête euh est finie. Donc c'est un programme assez dur, il reprend en partie celui de François Fillon euh en en 2017.
C'est un programme que vous partagez. Est-ce que c'est le programme DLR ? Ce n'est pas encore le programme DLR.
C'est un programme que le président du parti dans sa responsabilité a mis au point avec l'équipe qui entoure et don dont je fais partie et sur beaucoup de points, je me reconnaît dans ce projet de rupture, de de d'alternance et de de courage politique. Il faut il faut qu'on dise la vérité aux français. Il faudrait bien que ce cette élection présidentielle soit un moment où on dit la vérité.
C'est de manière. J'ai toujours pensé que le mot de respect était important. Respecter les Français, respecter la France.
Valérie PC a dit lors de la dernière élection présidentielle qu'Emmanuel Macron avait cramé la caisse, ce qui était donc un discours de responsabilité comme vous le dites. Ça n'a pas fonctionné. Mais il y a d'autres raisons à cela probablement et la situation géopolitique là ne revenez pas toujours au passé parce que il y a des leçons attiré mais il faut pas ne regarder que le passé et travailler avec un rétroviseur devant soi.
En réalité si on regarde l'avenir je pense que la vérité consiste à dire que le déficit ça peut pas continuer. C'est ce que dit Bruno Rota. Parce que quelle est la meilleure politique qu'on puisse faire pour la jeunesse, si je puis me permettre ?
C'est très simplement de plus augmenter la dette. Parce que la dette c'est une dette qu'on fait peser sur nos enfants, nos petits-enfants et ça c'est pas responsable. la réforme des retraites, la réforme euh de la protection sociale, l'encouragement du travail et du mérite, la sécurité euh aux frontières, euh l'ordre dans la rue aux frontières et et et dans dans tous les domaines.
Voilà, un certain nombre de mesures qui n'interdit pas d'ailleurs à la dote républicaine et aux formations que que j'évoque de s'intéresser à d'autres sujets de politique étrangère et notamment au plus grand défi qui est aujourd'hui pour moi parce que c'est le plus profond, celui qui va changer toutes nos habitudes, celui du changement climatique. Et une dernière question Michel Barnier, le procès en appel de Marine Le Pen s'ouvre mardi. Son résultat dira si elle peut se présenter ou non en 2027.
Est-ce que vous pensez comme certains qu'il s'agirait d'un déni pouvait pas se présenter ? Mais si elle est condamnée, ce qui était déjà le cas en première instance, c'est que elle a eu un problème avec le respect de la loi européenne ou nationale. Voilà ce que je peux dire.
Et donc je vais pas faire d'autres commentaires. Il fallait pas qu'elle se mette dans cette situation si je puis dire. Merci beaucoup Michel Barnier pour ce grand jury.
Bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro [musique] M6. [musique] Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.
Tout de suite sur Public Sena. [musique] Entre 80 et 83, les violences contre les Maghrébains progressent de 225 %. Nous sommes contre l'immigration qui métisse notre culture.
Quitte à l'étapé s'il le faut pour se faire connaître et pour se faire comprendre et entendre. Des idées anciennes pour justifier une violence [musique] d'aujourd'hui. Les accélérationnistes recyclent les idées suprémacistes du white power.
L'idée d'un grand remplacement, [musique] c'est l'idée profondément d'une vision raciale de la nation. C'est dire qu'un français d'origine [musique] africaine est à jamais d'origine africaine. La majorité des étrangers vivants à Bruxelles sont des Européens. [musique] Si l'Allemagne comprend le plus grand nombre de militants violents, c'est la France qui, d'après Europol, ressense à elle seule près de la moitié des actes terroristes [musique] d'extrême droite commis ou déjou en Europe.
C'est peut-être les années les plus terribles qu'on est en train de vivre en terme de normalisation de l'extrême droite politique et particulièrement du rassemblement national. White Power, au cœur de l'extrême droite, samedi prochain à 21h sur publicat et sur publicsena.fr. [musique] Pourvu que ça dure, c'est l'émission qui rend les cours responsables.
Cette [musique] semaine, on se demande comment la France peut sortir de cette croissance molle dans laquelle nous sommes englués. Une quasi stagnation [musique] économique qui met à mal notre état providence et fragilise notre cohésion sociale. Mais des solutions existent pour sortir la France de l'impasse comme nous l'expliquera [musique] notre invité spécial Philippe Agon, le prix Nobel d'économie 2025.
Pourvu que ça dure, vendredi prochain à 18h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. faire.
Bonjour chez vous.
Michel Barnier