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InterviewFrance 24 — Politique (sur Podcast)· 12 février 2026 38 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéTravail & emploi

Marine Le Pen fixée sur son inéligibilité en juillet, Bruno Retailleau candidat à la présidentielle

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 55 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    On l'a appris hier, c'est le 7 juillet prochain que Marine Le Pen connaîtra la décision des juges dans son procès en appel. Sera-t-elle sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Y a-t-il encore du suspense, Laurent Geoffrin ?

  • 2:49RelanceRéponse partielle

    Vous me posez vraiment la question ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Jordan Bardella, il est plus à même d'amener les indécis à lui que Marine Le Pen ?

  • 7:03OuverteRéponse directe

    Des doutes sur l'épaisseur de Jordan Bardella, dans l'entourage de Gabriel Attal, on l'appelle l'homme du quart d'heure. Quel est votre sentiment ?

  • 9:09RelanceRéponse directe

    Vous pensez à quelles mesures anticonstitutionnelles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05PrésentateurFait
    « Il faudrait que la peine soit réduite à moins de 2 ans pour que Marine Le Pen soit candidate en 2027. »
  • 31:44InvitéFait
    « elle avait promis de ne pas le faire »

Temps de parole

  • Invité24 %
  • Invité 224 %
  • Invité 322 %
  • Invité 414 %
  • Présentateur11 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:16
Présentateur

Jeudi politique sur France 24. Bonjour, ravi de vous retrouver. On l'a appris hier, c'est le 7 juillet prochain que Marine Le Pen connaîtra la décision des juges dans son procès en appel. Sera-t-elle sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle ? C'est bien sûr tout l'enjeu. Une présidentielle 2027 qu'Amélie de Montchalin suivra a priori depuis la Cour des comptes. Nomination par Emmanuel Macron qui fait couler beaucoup d'encre, on le verra. Et puis un mot aussi à venir sur les municipales à Paris. Quelles alliances possibles pour le second tour ?

On se penchera sur la question avec mes invités, avec notamment une petite partie consacrée à la future candidature de Bruno Retailleau à la présidentielle. Je vous présente mes invités. Bonjour Laurent Joffrin. Bonjour. Directeur de LeJournal.info. Carole Barjon est là. Bonjour Carole. Bonjour. Éditorialiste à la revue Politique et Parlementaire. Bonjour Tristan Banon. Bonsoir. Éditorialiste aux Éco-Weekend et à Franc-Tireur. Je salue également Brice Socol. Bonjour Brice, politologue. Merci à vous quatre d'être là. On débute donc ce jeudi politique par Marine Le Pen et son procès en appel. C'est l'affaire des assistants parlementaires européens du FN devenu RN.

La dirigeante d'extrême droite sera donc fixée le 7 juillet prochain. Le parquet général a requis contre elle 5 ans d'inégibilité. De quoi compromettre bien sûr sa candidature à la prochaine présidentielle. On va écouter son avocat. C'était hier à la sortie de la salle d'audience.

1:34
Invité

J'ai rappelé pourquoi ma cliente avait dit que ce serait la dernière décision. Parce qu'il est totalement irréaliste, comme j'ai pu l'entendre, de penser que parce qu'il y aurait un arrêt de la cour de cassation selon le résultat de la cour d'appel en janvier, l'élection présidentielle serait sauvée pour ma cliente. Ça n'a aucun sens. Une élection présidentielle, c'est un an de campagne. Et il faut, me semble-t-il, être déjà très au fait de qui pourra être candidat.

2:05
Présentateur

Il faudrait que la peine soit réduite à moins de 2 ans pour que Marine Le Pen soit candidate en 2027. Y a-t-il encore du suspense, Laurent Geoffrin ?

2:12
Invité

On ne sait jamais. Pourquoi pas ? Il arrive des miracles parfois. Mais je trouve qu'il y a une perversité dans la manière dont on en parle en général. C'est qu'on ne se pose plus la question de savoir s'il y a des coupables ou non. Ce qui est quand même la première question qu'on se pose. C'est au juste d'en décider. Oui, mais on se pose la question, vous l'avez dit d'ailleurs, de l'inéligibilité. Ce qui est une des modalités d'application de la peine si elle est coupable. Mais on a l'air de trouver normal que si elle est coupable et pas inéligible, elle se présente à la présidentielle.

Mais est-ce que c'est normal que quelqu'un qui est condamné pour détournement de fonds publics soit à la présidence de la République ? Vous trouvez ça normal, vous ?

2:49
Présentateur

Vous me posez vraiment la question ? Carole Barjon va peut-être y répondre.

2:51
Invité

C'est rhétorique, mais je pose la question. Carole Barjon. On peut se poser la question quand même. Non, ce n'est pas normal, c'est vrai. Mais ce que je trouve intéressant, c'est qu'il y a une petite évolution. Parce qu'en fait, à un moment donné, on pouvait se dire que les juges d'appel, qu'elles pourraient peut-être se présenter si les juges d'appel prononçaient une peine... De sursis. Oui, non, mais pas seulement. Non, non, non. Surtout, une peine de deux ans. D'inéligibilité ? Oui. D'inéligibilité. De prison, c'est 4 ans. Non, pas de prison. Oui, bon. De deux ans. Maintenant, ce n'est même plus deux ans.

Parce que comme, là, la décision va être rendue le 7 juillet, en fait, il faudrait qu'elle soit condamnée à l'inéligibilité moins de deux ans. Et ça, ça paraît quand même assez peu probable. Deux ans, ça la rendrait dans les clous pour la présidentielle. Non. Parce que l'exécution provisoire a fait qu'elle a commencé. Ah oui, c'est vrai. Oui, oui, oui, d'accord. Oui, ok. Mais je pense qu'on ne se pose pas la question de la culpabilité parce que l'instruction et les auditions ont montré la culpabilité. Donc, effectivement, c'est quelque chose qui est assez troublant. C'est que tout le monde a acté de sa culpabilité.

Et la seule chose qui intéresse, effectivement, c'est de savoir si elle va pouvoir se présenter ou non. Alors qu'effectivement, c'est assez démentiel de se dire qu'on pourrait avoir éventuellement une candidate à la présidentielle dont tout le monde saurait qu'elle est par ailleurs coupable. Et ce qui est intéressant par ailleurs, c'est le calendrier. Parce que le 7 juillet, je ne sais pas si vous avez regardé ce qui se passe à ce moment-là le 7 juillet.

4:23
Présentateur

Ce sera mon anniversaire.

4:24
Invité

Ce sera votre anniversaire, je ne le savais pas, mais on sera à vous le fêter. Ce sera aussi la Coupe du monde de football. Or, si la France va en quarte finale, il se pourrait que la carrière politique de Marine Le Pen soit enterrée dans une parfaite indifférence. Et je pense que c'est quelque chose qu'elle pourrait vivre relativement mal.

4:41
Présentateur

Malgré une légère inflexion dans sa ligne de défense.

4:44
Invité

Oui, oui, elle a changé. On a bien vu que la stratégie de la dénonciation de la justice n'a pas fonctionné. Mais au-delà du volet judiciaire, il y a un volet politique. C'est qu'il semblerait que les électeurs du Rassemblement national aient déjà eux choisi. Puisque dans les sondages d'opinion, ils choisissent Bardella. À 60%. À 60%.

5:03
Présentateur

C'est un sondage paru le mois dernier.

5:05
Invité

Bien sûr. Et ça, c'est intéressant à quelques mois d'élection présidentielle. Parce que je pense que, que ce soit Bardella ou Marine Le Pen, ce ne sera pas la même stratégie. C'est-à-dire que Marine Le Pen, elle est sur une stratégie, non pas d'alliance des droites. Voilà, elle est sur une stratégie beaucoup plus générale. Avec Bardella, vous voyez bien la stratégie de la droite et de l'extrême droite aujourd'hui. C'est-à-dire que vous avez un candidat reconquête, un candidat d'Eric Ciotti, vous aurez le candidat Bardella. Et ces alliances des droites seraient permises et seraient autorisées.

On va peut-être le voir d'ores et déjà dans le cadre de ces élections municipales, lors des seconds tours des élections municipales, et peut-être des troisièmes tours dans les métropoles, entre guillemets, dans le cadre de la loi PLM Paris-Lyon-Marseille. Donc voilà, suivant le candidat qui sera choisi, peut-être que la stratégie du rassemblement national ne sera pas la même. Donc ça aura des conséquences politiques.

5:55
Présentateur

Et plus l'option Marine Le Pen s'éloigne, plus le plan B, le plan Bardella, évidemment, prend de l'ampleur. On a parlé des électeurs du Rennes, ce qui compte aussi, c'est les indécis. Jordan Bardella, il est plus à même d'amener les indécis à lui que Marine Le Pen ?

6:08
Invité

Non, je ne suis pas sûr. Pas sûr, au contraire. Pas sûr, parce que Marine Le Pen avait un discours plus social que Bardella. Oui, justement, Marine Le Pen séduit les catégories populaires, quand même. Et c'est beaucoup moins le cas de Jordan Bardella, qui est beaucoup plus libéral en économie, alors que Marine Le Pen a un discours beaucoup plus social. Ils ont les mêmes intentions de vote. Il a même des intentions de vote meilleure. Donc ça joue un peu, mais pas beaucoup. Ce qui est intéressant, c'est la concomitance de ce qu'on est en train de constater. C'est-à-dire que le Rassemblement national n'a jamais été aussi fort dans ce pays.

Et encore une fois, dans le sondage d'opinion qu'on a fait récemment, on s'aperçoit qu'en fait, pour une majorité de Français, le Rassemblement national n'est plus un parti d'opposition, mais est devenu un parti d'alternance. Et donc, c'est vraiment, c'est la première fois sous la Ve République que l'on constate cette évolution de l'image du Rassemblement national sur l'opinion publique.

7:02
Présentateur

Avec quand même des doutes sur l'épaisseur de Jordan Bardella, dans l'entourage de Gabriel Attal, on l'appelle l'homme du quart d'heure. Des interviews bien menées de 15 minutes, mais pour un débat d'entre-deux-tours, ça pourrait être plus compliqué. Quel est votre sentiment ?

7:13
Invité

C'est surtout qu'on l'a vu dans une interview il n'y a pas si longtemps, et que quand ça n'est pas préparé, il a beaucoup de mal à réagir. Mais par ailleurs, ce qui était assez intéressant de constater, c'est que c'est un candidat qui a quand même fait sa popularité sur TikTok au départ, et avec les petites phrases, avec les petites formules, et que là, c'est parce qu'il n'a pas eu la petite phrase et la petite formule, finalement, qu'il s'est fait sabrer. On est quand même très très loin de la politique, en réalité, avec ce candidat. C'est assez troublant à observer.

C'est assez inédit, j'ai l'impression, en tout cas en France, dans le jeu politique, d'avoir un candidat aussi haut dans les sondages qui fait aussi peu de politique. Moi, je pense que ça correspond aussi à la volonté de dégagisme, comme on dit, des Français, parce que ça, c'est extrêmement fort. Le renouvellement de la classe politique. Il y a un peu le côté, vous avez vu la dernière étude du Cevipof, qui montre que la défiance à l'égard des politiques n'a jamais, elle est absolument incroyable, c'est 78% des Français qui se défient, qui ne croient plus à la politique, à la possibilité des responsables politiques de changer leur vie.

Et le dégagisme, on sait que ça avait déjà commencé, enfin, Jean-Luc Mélenchon a beaucoup joué là-dessus lors de la dernière présidentielle. Et comme la confiance des Français dans la politique ne s'améliore pas, ça entretient le dégagisme. Et les gens se disent, enfin, on a tous entendu ça, bon, ils sont tous nuls, donc pourquoi ne pas essayer, après tout, on ne les a pas encore essayés, ceux-là. – Oui, je suis d'accord, mais dans une campagne électorale, on va quand même un peu plus loin, c'est-à-dire qu'on va parler des mesures.

Et la difficulté que Bardella a à répondre à un débat, ça tient aussi au programme lui-même, parce que le programme est difficile à défendre, parce que vous avez des mesures qui sont populaires, mais qui sont contraires à la Constitution. – Vous pensez auxquelles ? – La préférence nationale, ou je ne l'appelle priorité nationale, je ne sais plus, c'est anticonstitutionnel, donc il y a une difficulté. – Mais ça fait plaisir à la base. – Oui, mais d'accord, mais ça veut dire que quand on arrive au pouvoir, la mesure est cassée par le Conseil constitutionnel, on ne peut pas tenir la promesse. – Sauf qu'ils feront une révision constitutionnelle.

– Oui, mais encore, alors oui, mais il faut voir ce que ça veut dire. – C'est dans leur programme. – Par le Parlement ou bien par le vote direct ? Par le vote direct, ils n'ont pas le droit non plus. C'est une difficulté, il y a une grosse difficulté. – Il y a un débat entre les constitutionnels et les statuts. – Oui, mais ça veut dire qu'ils vont être obligés de passer par-dessus un débat constitutionnel national, très très intense, forcément, que l'enjeu est grand. Il y a d'autres, par exemple, l'abolition et le droit du sol, ça c'est constitutionnel, mais c'est quand même contraire à beaucoup de traditions en France.

Ça fait un siècle que ça dure, même plus que ça, et ça existait sous l'Ancien Régime, et donc il va falloir aller contre une tradition française très forte. Et ces discussions-là, il faut être très armé pour argumenter. – La question que je me pose, moi, c'est si la volonté de dégagisme va passer le mur du son du débat politique, véritablement, avec des questions politiques, où il va falloir répondre face à quelqu'un qui, lui, va avoir, lui ou elle, va avoir travaillé des dossiers, ce qui, jusqu'à présent, n'a pas été le fort de M. Bardella.

Et si les Français vont imaginer un Jordan Bardella face aux grandes puissances de ce monde, qui sont de plus en plus redoutables, Jordan Bardella face à Donald Trump, ça peut être effrayant. – Un autre exemple, le Bardella a voté contre un emprunt européen pour soutenir l'Ukraine. – L'Ukraine. – Si jamais il gagne, ça veut dire qu'on laisse tomber l'Ukraine. Est-ce que les Français sont d'accord pour laisser tomber l'Ukraine ? – Ce plafond de verre

10:46
Présentateur

du Rassemblement National au second tour, c'est aussi la question du Front Républicain. Aller demander aujourd'hui à un électeur de gauche d'aller voter pour un candidat centriste après les dernières législatives ?

10:55
Invité

– On peut se poser la question ? – C'est plutôt avec la droite que ça dispara. – Oui, on paie un peu aujourd'hui, vous souvenez des paroles d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire « moi ou le chaos ». Aujourd'hui, ce grand pôle social-démocrate qui va du Parti Socialiste au Républicain est en manque un peu de projet après presque bientôt dix ans de macronisme.

Ils ont des personnalités, ils manquent d'incarnation, ils manquent de projets alternatifs, alors que du côté du Rassemblement National, mais peut-être aussi comme de l'autre côté, les thèmes qui préoccupent les Français aujourd'hui, les thèmes des élections municipales qui sont aussi des thèmes nationaux, le thème de l'insécurité, le thème des services publics et de la santé, le thème du pouvoir d'achat que Marine Le Pen avait poussé en 2022, alors qu'on l'attendait sur l'immigration, sont des thèmes qui préoccupent les Français et qui sont portés depuis plusieurs années par le Rassemblement National.

En tout cas, les Français ont sentiment que ces thèmes-là sont portés uniquement par ce parti politique. Donc peut-être qu'il faut que les autres partis politiques du centre, du centre droit, du centre gauche, travaillent sur ces thèmes-là et fassent des propositions alternatives à celles du Rassemblement National. Ce sera un des enjeux et un des récits pour le pôle social-démocrate. Enfin, ce que vous appelez le pôle social-démocrate, ça va loin quand même là, parce que les LR, ils ne sont pas social-démocrates, ils sont de droite, quoi. De droite, mais je dis le pôle central, si on est sur trois blocs. Oui, mais il est éclaté. Il est éclaté, il est éclaté. Le PS n'est pas dans la majorité.

On est d'accord. Et deuxièmement, ce que vous dites, c'est un ressenti, mais quand on regarde les propositions, il y a des propositions, c'est pas vrai. Ça veut dire qu'il n'y a pas de propositions à gauche ou au centre-gauche, c'est complètement faux. Il y a des programmes, il y a des... Sur la sécurité, par exemple. Tout le monde dit, la sécurité, c'est la droite. Mais quand la gauche était au pouvoir, elle avait une politique de sécurité qui a fait la politique de proximité, qui a réformé les pôles enquêtes, qui a augmenté les effectifs. C'est la gauche qui a fait tout ça. Mais là, le projet, on ne le voit pas suffisamment. Oui, mais on ne le voit pas parce qu'on n'en parle pas.

Parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire. Quand on est journaliste politique, il faut quand même aller lire les programmes de temps en temps pour savoir s'il y a des propositions ou pas avant de dire qu'il n'y en a pas. Non, mais ce qui est intéressant, on n'a pas dit qu'il n'y avait pas de propositions. On a dit que les autres partis ne montraient pas de lignes de projet. n'emportaient pas les foules autour d'un projet commun. Oui, c'est vrai. C'est vrai, mais ils n'ont pas de candidats. Les ignés.

13:15
Présentateur

Ça fait partie du problème. Soit un problème de programme, soit de candidats. En tout cas, une chose est sûre, à 18h, Bruno Retailleau pour les LR va annoncer sa candidature à la prochaine présidentielle, ce qui pose quand même la question du nombre de candidats à cette élection. Ce qui est bien pour les électeurs, mais...

13:31
Invité

Ça pose surtout la question du timing. Je trouve le timing très étonnant, comme ça, juste avant les municipales. Ça ressemble énormément à un Bruno Retailleau qui a voulu couper l'herbe sous le pied de tous ces petits compagnons républicains. Vous pensez à Laurent Wauquiez ? Notamment, notamment. Et on découvre finalement que ça lui ressemble. Quand Bruno Retailleau est arrivé dans le gouvernement, je me souviens que sur les plateaux, on disait tous qu'il avait quelque chose de rassurant, qu'on soit d'accord ou pas d'accord, il avait quelque chose de rassurant.

Et puis, il y a eu ce moment, cette séquence, où il a décidé de claquer la porte parce qu'il n'avait pas été averti que Bruno Le Maire faisait partie du gouvernement. Et on a découvert quelqu'un finalement de très impulsif et de très tempétueux. Et je trouve que cette annonce de candidature ressemble un peu à ça, finalement. Et ce qu'on voyait de rassurant, en tout cas ce que les Français semblaient voir de rassurant, et d'ailleurs ça se voit dans les sondages, disparaît petit à petit avec ce genre de réaction. Surprenant le timing de cette annonce ? Alors, on peut trouver ça surprenant la veille des municipales.

Je ne pense absolument pas que ça ait été décidé comme ça de manière non réfléchie parce qu'en fait, on pensait qu'il l'annoncerait la semaine dernière, sa candidature. C'était prévu au départ. En fait, il semblerait, d'après ce que j'entends, de leur côté, c'est qu'ils veulent, c'est un pari hasardeux, sans doute, mais ils veulent booster un peu la campagne municipale, justement. Au fond, ça la nationalise d'une certaine façon parce que LR, malgré les déclarations triomphantes de Bruno Retailleau qui voudrait une vague bleue au municipal, etc. en fait, ils ne sont pas tout à fait sûrs de conserver ce qu'ils ont déjà, c'est-à-dire Paris. Rachida Dati est dans une phase plutôt descendante.

Ils ne l'ont pas. Pardon ? Ils ne l'ont pas. Ils ne l'ont pas. Ils ne l'ont pas. Ils ne l'ont pas, oui. Conserver Paris. On ne peut pas perdre Paris,

15:35
Présentateur

vous avez dit.

15:37
Invité

Oui, pardon, pardon. Oui. Oui, oui, exact. C'est encore les socialistes qu'il y a. A priori, aux dernières nouvelles. Rachida Dati qui était en tête en décembre, etc. Là, il est plutôt dans une phase descendante. Et on en parlera tout à l'heure en fin de l'émission de Rachida Dati. A Lyon, ils soutiennent Jean-Michel Lolas. Donc là, ils auront une victoire. Marseille, c'est très mal parti pour la candidate LR. Donc, je pense que c'est peut-être une stratégie qui ne sera pas forcément gagnante. Mais l'idée, en tout cas, est celle-là. On va nationaliser la campagne. Le fait que Retailleau soit candidat, ça va booster les militants, etc. On verra. On verra si ça marche.

Oui, c'est vrai, ça peut être une des raisons pour lesquelles il a déclaré sa candidature maintenant, mais ça peut paraître un peu anachronique, un peu comme Édouard Philippe qui déclare sa candidature au moment de la dissolution de 2024. C'est un parti qui est complètement traumatisé. Il y a eu l'expérience Fillon. Vous avez eu le score de Valérie Pécresse très faible aux dernières présidentielles.

16:36
Présentateur

Moins de 5%, on le rappelle.

16:37
Invité

Vous avez le macronisme qui a emporté avec lui une partie des Républicains. Vous avez la guerre au sein des Républicains entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau. On l'a vu là sur les questions budgétaires. Et vous avez enfin une partie de l'électorat des Républicains qui aujourd'hui glisse lentement mais sûrement vers des candidats qui portent les valeurs du Rassemblement National ou de Reconquête. Donc c'est un camp qui est extrêmement affaibli, divisé et peut-être que cette candidature comme il l'avait fait lorsqu'il a été candidat à la présidence des Républicains pourrait, peut ou pourrait permettre aux Républicains de retrouver une ligne de cohérence. Peut-être.

Savoir quelle est cette ligne-là ? C'est toujours cette ligne de crête avec celle défendue par l'extrême droite. Ils ont du mal puisqu'ils sont coincés entre le macronisme qui s'est droitisé pendant le deuxième quinquennat en tout cas et puis les idées d'extrême droite ils hésitent entre les deux. Mais tout ça quand même parce que c'est pas un mauvais candidat en soi.

Rotaillot il a une certaine aura quand il était au ministère il était populaire il a perdu cette popularité à la fin mais enfin bon pendant des mois il a été très populaire et donc il peut essayer de représenter une droite qui survit en tout cas et vous avez à côté des macronistes qui sont pas non plus en très bonne forme le macronisme est plutôt en train de plonger ce qui me laisse à penser que le premier tour de la présidentielle est peut-être plus ouvert qu'on ne croit et qu'un bon candidat de gauche peut passer devant

18:10
Présentateur

avec peut-être 15 ou 16% derrière un candidat du RN à plus de 30%

18:15
Invité

si le ticket d'envêtement oui c'est jouable donc finalement si on réfléchit à plus long terme je suis pas objectif dans l'analyse mais après tout la victoire est possible elle est pas du tout probable mais enfin elle est possible

18:30
Présentateur

on verra ça au second tour on passe à la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes celle qui est aujourd'hui ministre des Comptes Publics va devenir le 23 février prochain la première femme à diriger la prestigieuse institution nomination qui fait grincer des dents à droite comme à gauche on va écouter l'insoumis Eric Coquerel suivi de la réponse de Maude Bréjon la porte-parole du gouvernement

18:50
Invité

la charte de déontologie des juridictions financières est claire elle impose neutralité indépendance impartialité et prévention des conflits d'intérêts notamment vis-à-vis du pouvoir en place du fait de ses fonctions actuelles Madame de Montchalin ne répond à aucune de ses exigences avec cette nouvelle nomination et peut-être d'autres à venir comment ne pas s'interroger sur un cadenassage des institutions indépendantes avant 2027 On ne pose pas de conflits d'intérêts parce que la structure et l'organisation inhérentes à la Cour des Comptes le fait qu'elle repose notamment sur des décisions collégiales Amélie Montchalin ne travaillera pas seule fonde cette indépendance indépendance qui continuera j'ajoute par ailleurs que ce n'est pas la première fois qu'un ministre en exercice est nommé à la Cour des Comptes

19:38
Présentateur

Eric Coquerel parle du cadenassage de conflits d'intérêts il a raison l'insoumis ?

19:43
Invité

Je pense que si les insoumis étaient à l'Elysée ils feraient la même chose enfin de tous les présidents tous les présidents sur la dernière ligne droite ont nommé des proches et des fidèles en général au Conseil constitutionnel Macron a nommé Ferrand on se souvient que Mitterrand avait nommé Charas et que Chirac avait nommé Debré là ce qui peut éventuellement poser question c'est l'âge d'Amélie Montchalin qui est très jeune

20:07
Présentateur

elle a 40 ans

20:08
Invité

sachant que c'est un poste où il n'y a pas de limite c'est pas comme le

20:11
Présentateur

Alors elle pourrait rester en poche qu'en 2054 elle aurait alors 68 ans

20:14
Invité

28 ans ça fait 28 ans alors on peut se poser la question de savoir si effectivement il ne faudrait pas réformer ça et faire comme pour les sages par exemple qui restent 9 ans c'est une question qui peut se poser en dehors de ça franchement je trouve que c'est un non sujet elle a les épaules mais bien entendu elle est tout à fait compétente et ça d'ailleurs je n'ai pas entendu beaucoup de gens remettre ces compétences en cause ce qui est inédit effectivement sous la 5ème République c'est qu'elle passe directement du ministère du budget enfin du ministère des comptes publics

20:49
Présentateur

il n'y a pas eu de sas de décompression entre les deux

20:51
Invité

parce que Moscovici avait été aussi à Bercy mais pendant 6 ans il avait occupé d'autres fonctions Philippe Séguin avait été ministre d'affaires sociales mais il était il y a eu un intervalle de 15 ans absolument donc voilà c'est vrai que ce passage direct bon peut être un peu comment dire voilà c'est inédit mais moi je suis un peu d'accord c'est de bonne guerre je trouve qu'on s'acharne beaucoup sur Amélie de Montchalin pour moi le vrai sujet ce sont les autres enfin c'est l'ensemble plutôt des nominations d'Emmanuel Macron qui signifie quelque chose quand même

21:31
Présentateur

avec notamment celle à venir du futur président de la Banque de France qui devait partir en novembre et qui va partir en juin pour favoriser sa nomination

21:38
Invité

attend laisse moi finir il a quand même nommé Richard Ferrand au conseil constitutionnel donc comme l'a dit Tristan Bannon c'est vrai que ça c'est ils ont tous fait ça Chirac avait nommé Jean-Louis Debré pour emmerder Sarkozy qui allait lui succéder bon donc ça c'est du on va dire que c'est du classique bon mais quand même ça fait beaucoup Emmanuel Vargon Stéphane Séjourné qui l'a bombardé aussi au commissaire européen il va y avoir probablement d'après ce qu'on dit effectivement Emmanuel Moulin qui est quand même secrétaire général de l'Elysée qui pourrait succéder à François Villeroy de Gallo à la Banque de France et il y en a un autre que j'oublie la secrétaire générale adjointe de l'Elysée qui pourrait prendre je sais plus quelle fonction Emmanuel Macron est à la baguette il place ses hommes et donc on a un peu le sentiment même si ça paraît complètement fou que mais on sait qu'il y pense mais évidemment on sait qu'Emmanuel Macron pense à 2032 et que voilà il nomme tous ces hommes qui pour ce qui concerne Richard Ferrand restent 9 ans au conseil constitutionnel donc il serait encore là en 2032 dans cette hypothèse Emmanuel Amélie Monchalin aussi parce que l'histoire des 28 ans bon ça j'y crois pas trop je pense qu'elle sera là je pense qu'elle est une possibilité effectivement elle serait là jusqu'à 2032 qu'elle aura envie de faire autre chose au bout d'un moment on se doute qu'il y pense Laurent Joffrin ça pose un problème aux deux parties extrêmes parce qu'ils vont se retrouver avec en phase 2 des gens qui sont centristes alors c'est pas très bien de nommer des gens qui ont une étiquette politique dans ce genre d'institution mais pour que ça ne se fasse pas il faudrait changer pratiquement les règles et obliger le président parce que c'est le président qui fait ça il faudrait l'obliger à nommer des gens qui ne soient pas étiquetés politiquement ce qui est compliqué comme exercice mais pour l'instant ce qui va se passer c'est que si jamais l'un des deux parties extrêmes gagne c'est plutôt le national tel que ses parties il aura en face de lui une batterie de gens qui sont en désaccord en fait complet avec sa philosophie y compris juridique parce que les deux extrêmes d'ailleurs pensent que l'état de droit il faut un peu le bousculer en étant appuyé sur une souveraineté populaire on dit l'état de droit on s'en fout on fait ce qu'on veut on applique notre programme ils auront en face d'eux toutes sortes de gens qui sont de l'opinion diamétralement opposée quand même et y compris je crois que le conseil d'état aussi doit être modifié oui exactement et le conseil d'état c'est un rôle très important parce que ça a la conformité des lois c'est juste l'étage en dessous du conseil constitutionnel ça peut mettre des bâtons dans les roues très sérieusement à un programme qui irait contre des principes juridiques existants donc il y a une espèce de rempart centriste aux deux extrêmes

24:38
Présentateur

pour ceux qui ne connaîtraient pas parfaitement le fonctionnement de l'état français à quel point le rôle de président de la cour des comptes est important

24:44
Invité

il est extrêmement important puisqu'il a vraiment elle sera présidente de la cour des comptes et du conseil des finances publiques donc il y a un oeil évidemment et un regard sur les budgets qui sont préparés chaque année qui sont votés chaque année annuellement ce qu'on peut reprocher c'est ce que vous disiez c'est la concomitance c'est-à-dire qu'elle était ministre du budget elle se retrouve le lendemain présidente de la cour des comptes ce qui peut être choquant aussi pour une majorité de français à un moment où on parle de la défiance du politique nationale c'est que ça peut renforcer cette défiance en disant voilà ils s'arrangent entre eux c'est les copains enfin dans ce discours un peu populiste ça peut illustrer ce discours-là troisièmement comme vous le disiez justement c'est aussi une manière pour Emmanuel Macron d'avoir des institutions qui protègent l'état de droit qui protègent les valeurs républicaines dans le cas d'une alternance radicale et donc on peut y voir plusieurs lectures c'est pour ça et c'est vrai qu'il y a un point quand même qui est un problème parce que peut-être qu'elle va le dire mais Amélie de Montchalin présidente de la cour des comptes examine le budget de Amélie de Montchalin ministre des ministres elle dit ce budget est nul et scandaleusement non elle va se déporter quand il y aura ces séances-là elle se déportera elle se déportera acceptons-en l'augure je pense aussi que beaucoup d'énarques lui font le procès de n'être ni magistrate ni énarque et d'avoir beaucoup œuvré à la mutation de l'ENA je pense qu'il y en a beaucoup qui se vengent aussi parce que c'est elle représente quelque chose à ce niveau-là aussi ça doit alimenter ce climat de défiance et puis c'est un peu son parcours elle a été députée en 2017 elle était proche d'Alain Juppé puis elle a rejoint la Macronie elle a été députée en 2017 elle a été battue en 2022 par Jérôme Gage par Jérôme Gage elle a été recasée également candidat à la présidentielle elle a été entre guillemets recasée par la présidente de la République à l'OFCE une première fois avant de revenir au gouvernement donc voilà ce genre de parcours peut encore une fois nourrir cette défiance un peu à l'égard du pouvoir

26:45
Présentateur

cette République des copains il a raison Brice Socol ça alimente ce narratif je pense en tout cas

26:52
Invité

qu'on a notre rôle à jouer là dedans pour remettre les choses à leur juste place justement c'est à dire que ça alimente si les télévisions les radios et la presse alimentent donc à nous aussi de remettre les choses c'est ce qu'on vient de faire voilà mais après c'est une personne qui est extrêmement compétente oui c'est pour ça c'est ce qu'il faut répéter quand même c'est aussi ce qu'il faut répéter bien sûr je pense

27:11
Présentateur

allez on passe au municipal à Paris dans les études d'opinion Emmanuel Grégoire pour la gauche devant toujours Rachida Dati la candidate des républicains reste en dessous des 30% d'intention de vote et elle a présenté son programme mardi troisième des sondages Pierre-Yves Bournazel lui le candidat soutenu par Edouard Philippe et Gabriel Attal veut lui incarner une droite anti-Dati on va écouter la candidate des républicains à Paris c'était mardi

27:35
Invité

ceux qui veulent le changement ceux qui veulent le changement doivent vouloir le rassemblement nous on n'est pas sectaire on accueille tout le monde tous ceux qui sont de bonne volonté qui veulent changer Paris donc nous on n'est pas sectaire ceux qui ne veulent pas la victoire en prendront la responsabilité nous on veut la victoire parce que les parisiens attendent de nous qu'on change Paris

27:56
Présentateur

bon ça sent mauvais pour le rassemblement à droite a priori Laurent Geoffroy

28:00
Invité

oui mais il y a une question qu'on ne pose pas parce que on a accueilli favorablement on a approuvé la démission de Jack Lang a raison de l'institut du monde arabe il ne pouvait pas rester au institut du monde arabe vu les soupçons mais quels soupçons en fait quand on regarde bien c'est des soupçons de malversations financières de fraude fiscale blanchiment etc c'était offshore or donc au bout d'une semaine il a dégagé Rachida Dati elle est là depuis 9 mois 10 mois même plus que ça je crois alors qu'elle est mise elle n'est pas soupçonnée vaguement ou soupçonnée par le parquet elle est mise en examen pour corruption et fraude diverses et variées qu'est-ce qu'elle fout au ministère de la culture puisque si on appliquait la jurisprudence la nouvelle jurisprudence de Jack Lang elle devrait démissionner tout de suite pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas alors une question ça non il veut répondre ben il semblerait qu'elle va enfin j'en sais rien mais le cornu a dit que quand même a priori son départ était programmé oui c'est parce qu'elle est candidate c'est pas du tout c'est pas par rapport aux affaires c'est pas par rapport aux affaires non parce que Macron a fait pression pour faire partir Lang c'est vrai il a eu raison mais pourquoi il fait pas pression pour faire partir Dati il a eu pas raison pose lui la question pose lui la question Bristocole

29:22
Présentateur

cette campagne de

29:23
Invité

de Rachida Dati

29:25
Présentateur

elle peine à décoller pour l'instant

29:27
Invité

moi je dirais pas quelle peine à déconner pardon c'est un lapsus à décoller non mais ce qui est intéressant c'est que on a on a sous-estimé peut-être les effets de la nouvelle loi sur la loi PLM dire qu'on est rentré dans une une élection d'incarnation donc on incarne on fait de la politique autrement et que ce soit Rachida Dati que ce soit Emmanuel Grégoire d'ailleurs qui voilà qui s'affirme comme une personnalité et un candidat mais qui n'est pas

29:57
Présentateur

très connu

29:58
Invité

du grand public oui mais qui je trouve qu'il en deux mois a fait énormément vraiment de progrès et sa courbe sa courbe est intéressante je pense qu'il il a un rapport aux médias qu'il n'avait pas il y a encore 3-4 mois Rachida Dati on la connait elle s'est utilisée et jouée avec les médias Nafo arrive elle aussi toute habillée en jaune dans une voilà faisant du marketing politique c'est à dire qu'on est rentré dans une double campagne vous avez la campagne de fond qui est menée par certains candidats et puis vous avez la campagne un peu show off marketing médiatique et finalement cette modification du mode de scrutin entraîne une évolution des campagnes que ce soit à Paris à Lyon et à Marseille et un dernier élément ce qui est intéressant c'est qu'il faudra voir les seconds tours les alliances ou les non-alliances les retraits ou les non-retraits mais surtout les 3ème tours parce qu'en fait avant vous aviez une prime majoritaire qui était à 50% aujourd'hui elle est à 25% donc ça veut dire que si la liste arrive en tête arrive en tête sur un point deux points il va falloir aller chercher des coalitions et donc ça va être très intéressant on pourra encore avoir un 3ème tour donc avec 2 jeux d'alliances une alliance au 2ème tour ou des désistements et un jeu d'alliances au 3ème tour et finalement est-ce que cette modification de cette loi PLM ne va pas entraîner une nouvelle culture politique qui sera aussi celle des coalitions

31:27
Présentateur

en l'état actuel des choses on sait à quoi pourrait ressembler le second tour à Paris ?

31:31
Invité

non ça dépend de 10% de Mme Chikirou parce qu'elle fait plus de 10% soit elle se maintient elle rend l'élection de Grégoire très difficile soit elle passe un accord avec enfin les socialistes passent un accord avec elle mais alors ils se dédissent complètement parce qu'elle avait promis de ne pas le faire donc ça a une difficulté là ce qui est intéressant là aussi c'est d'observer les résultats des derniers sondages et de voir que Horizons comme Renaissance font des chutes enfin c'est absolument catastrophique ce qui montre que le macronisme est devenu une étiquette très gênante en fait c'est une sorte de défaite en amont de la défaite qui va venir possiblement mais c'est quand même assez intéressant à observer à un an de la présidentielle absolument et la majorité des candidats hors Paris macronistes qui sont têtes de liste n'affichent pas n'affichent pas leur étiquette politique c'est vraiment devenu un boulet absolument c'est quelque chose qui est assez remarquable quand on regarde les résultats et il faut quand même ajouter qu'effectivement comme l'a dit Laurent du côté de la gauche il y a le cas de est-ce que LFI se maintient ou pas au-dessus des 10% si ils sont au-dessus de 10% bien sûr donc ça c'est une vraie question et de l'autre côté Rachida Dati on a le sentiment que dans les sondages elle se maintient mais qu'elle est plutôt voilà 26-27% quand Emmanuel Grégoire autour des 33% alors que Sarah Knafo semble plutôt profiter d'une dynamique entre 10 et 12% bah oui parce qu'elle était à 9% il n'y a encore pas si longtemps donc là aussi qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe exactement qu'est-ce qui se passera au second tour est-ce qu'elle choisira de se maintenir ce qui serait contradictoire avec le but qu'elle se donne qui est de faire gagner la droite de manière générale tout le temps bon et quant Pierre-Yves Bournazel ça a l'air quand même très très chaud entre Rachida Dati et Bournazel et ça va poser un problème d'ailleurs supposons que Bournazel se maintienne ça veut dire qu'en gros il fait perdre la droite et donc ce sera Edouard Philippe qui sera aussi perçu comme étant le responsable de la défaite de la droite à Paris avec une incidence

33:52
Présentateur

pour la présidentielle

33:53
Invité

absolument et on est sur une élection très très incertaine parce que ça va dépendre un du taux de participation que l'on ne connait pas ça va dépendre comme vous le dites justement des alliances ou des non-alliances qui sera qualifié au second tour qui va s'allier avec qui voilà ce sont deux inconnues qui sont importantes et donc cette élection reste une élection relativement ouverte

34:12
Présentateur

Juste en deux mots

34:15
Invité

cette élection montre aussi quelque chose de complètement dingue et de contre-intuitif c'est que l'ennemi juré de la France insoumise c'est le PS républicain en réalité enfin le PS laïque on voit bien ils sont prêts à toutes les alliances et ils sont prêts à toutes les bassesses pour les éliminer alors qu'a priori sur le papier leur ennemi devrait être la droite Et ils étaient alliés encore il n'y a pas si longtemps que ça Laurent Joffrin il y a même une question de fond qui se pose à tous les parisiens c'est est-ce qu'on désavoue complètement le bilan des mandats de la Noé et Hidalgo c'est-à-dire est-ce qu'on désavoue le fait d'avoir fait des pistes cyclables la droite était contre souvent est-ce qu'on désavoue le fait d'avoir empêché qu'il y ait des voitures sur les quais la droite était pour les voitures contre les piétons est-ce qu'on désavoue le fait d'avoir végétalisé toutes sortes d'endroits est-ce qu'on désavoue le fait d'avoir construit plus de logements sociaux et est-ce qu'on désavoue même si c'était largement symbolique mais quand même les gestes d'accueil aux migrants qui ont été faits pour cette municipalité là c'est déjà la question de fond ce qui est intéressant et est-ce qu'on veut revenir donc parce que la droite sur tous ces points là elle a fait campagne contre non non non Rachida Dati je trouve que justement c'est probablement l'une des raisons à mon avis dans le passé oui dans le passé mais là dans son programme elle est hyper prudente mais c'est intéressant moi je juge plutôt sur ce qu'on fait plutôt que sur ce qu'on dit c'est intéressant elle représente des gens qui sont tout à fait hostiles à tout ce qu'ont fait les municipalités précédentes moi je pense que c'est ça Cnafot qui représente ça Rachida Dati elle est très hésitante là-dessus c'est intéressant ce que vous dites parce que 70% des français aujourd'hui considèrent qu'il ne faut pas revenir sur toutes les mesures environnementales et de bien-être qui ont été réalisées par les communes précédentes c'est pour ça d'ailleurs qu'ils disent qu'elle ne reviendra pas dessus après avoir fait campagne pendant des années contre donc il y a une volonté quand même des français parce qu'on dit l'environnement c'est terminé ce n'est pas vrai c'est à dire que ces thématiques environnementales ces thématiques autour du cadre de vie restent prioritaires notamment pour les français qui votent dans les métropoles et dans les villes moyennes c'est une réalité il n'y a pas que de la sécurité il n'y a pas que des services publics cette thématique environnementale certes portée par des politiques qui ont été peut-être plus des politiques très à gauche que des vraies politiques environnementalistes en tout cas pas que des environnementalistes ça s'est sanctionné mais par contre le fait d'améliorer le cadre de vie des villes des villes françaises la majorité de français le souhaite et souhaite que ça perdure d'ailleurs si on reste sur Paris le discours autour des pistes cyclables dont vous parliez il a énormément changé on se souvient que tout le monde avait été très très virulent au moment de bloquer les voies sur berge et d'en faire des pistes cyclables pour une grande partie et qu'aujourd'hui majoritairement les parisiens ne veulent pas revenir là-dessus et considèrent que ils s'arrangent avec avec leur passé en disant ça a été fait de façon un peu brutale voilà la méthode ce qui n'est peut-être pas faux ce qui n'est peut-être pas faux ce qui n'est peut-être pas faux mais on voit quand même que les mentalités ont énormément évolué et la vraie question c'est l'équilibre des politiques publiques on veut une politique on veut une mentale mais aussi on veut une politique de propreté on veut une politique de sécurité on veut une politique sans augmentation des impôts voilà c'est-à-dire qu'on veut des politiques publiques plurielles à l'échelle des municipalités un dernier mot Carole Barjon non je voulais dire que c'est vrai que le discours a été quand même modulé je crois que plus personne ne demanderait la réouverture des voies sur berge en revanche ça peut être injuste revenir sur un certain nombre d'aberrations ou d'exagérations on va dire puisqu'on sait très bien qu'il y a quand même beaucoup de travaux encore beaucoup d'embouteillages d'ailleurs Rachida Datsi qui parle des piétons parce que maintenant elle s'adresse aux piétons elle veut améliorer le savoir des piétons mais elle dit que par exemple elle rouvrirait sans doute la rue de Rivoli

38:09
Présentateur

quand c'est intéressant ça passe toujours trop vite merci à vous quatre d'avoir participé à ce jeudi politique vous restez avec nous sur France 24

38:17
Invité

retrouvez l'intégralité de nos émissions sur l'application France 24 merci à vous

38:32
Locuteur

merci à vous merci à vous