Marine Le Pen et la Russie : une relation privilégiée | Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30InvitéFait
« Une banque russe ne finance pas le Front National. Nous avons fait un prêt. »
- 4:31InvitéFait
« Nous avons été obligés d'aller à l'étranger parce que pas une seule banque française ne veut nous prêter. »
- 5:46InvitéPromesse
« Les premières mesures que je prendrais vis-à-vis de la Russie, ce serait de réfléchir à la levée des sanctions. »
- 5:50InvitéFait
« J'ai toujours été opposé à ces sanctions que je trouvais en même temps profondément injustes et tout à fait contre-productives. »
- 5:55InvitéFait
« La Russie est un pays européen. »
- 5:58InvitéFait
« La Russie s'est tournée vers la Chine parce que l'Union européenne ne cesse de lui claquer la porte au nez. »
- 6:26InvitéPromesse
« Je souhaite que l'on puisse intégrer la Russie à l'OTAN. »
- 7:10InvitéFait
« Ce qui s'est passé là, la guerre en Ukraine est inadmissible et insupportable et à mon avis impardonable. »
- 7:19InvitéFait
« C'est une gigantesque erreur de sa part. »
Temps de parole
- Invité31 %
- Invité 227 %
- Invité 310 %
- Présentateur7 %
- Invité 46 %
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- Locuteur non identifié3 %
- Invité 83 %
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10 dollars, la chapka en peau de lapin. Ça serait dommage de s'en priver. D'autant qu'avec ça sur la tête, le premier touriste venu devient comme par enchantement un grand spécialiste de la Russie. Jean-Marie Le Pen n'échappe pas à la règle. Le chef du Front National est venu à Moscou en l'invitation de son ami Vladimir Jérinovski, qui fête demain ses 25 ans de mariage. Jean-Marie Le Pen, qui n'a plus froid aux oreilles, peut donc désormais nous dire tout le bien qu'il pense du leader de l'extrême droite russe.
Nous sommes dans un pays qui n'a pas l'habitude du débat démocratique, qui est obligé d'en faire l'apprentissage. Alors, quelquefois, ça peut être un peu brut de décoffrage.
Brut de décoffrage, c'est le moins qu'on puisse dire. Quand un militant ultranationaliste demande à Jérinovski quelle serait leur attitude commune en cas de Troisième Guerre mondiale, la réponse traduit à la perfection ce qui unit ces deux hommes. Les Français dits Jérinovski enverront leurs immigrés se battre à leur place, et nous on enverra nos Tchétchènes. Afin d'être crédible, elle doit rayonner à l'étranger. Et c'est là l'affaire d'un autre de ses conseillers, Emmerich Choprade. Il parcourt le monde et joue un rôle de missionnaire pour le parti. Notamment en Russie, à Moscou, où il se rend très régulièrement. À Moscou, Emmerich Choprade et le FN comptent aujourd'hui de solides alliés.
Il retrouve ce soir-là un oligarque russe, qui serait très proche de Vladimir Poutine. Un multimillionnaire. Constantin Malofaïev. Les deux hommes sont sur la même longueur d'onde. Ils partagent aussi une vision très précise de leurs pays respectifs. L'alliance entre la Russie et la France. Et vive la France. Je pense que la France a besoin d'un meilleur futur que ce qu'elle a aujourd'hui. Et bien sûr, Marine est la meilleure choix que l'Olam. Parce qu'elle parle de les valeurs françaises. Elle parle de la France. Qu'est-ce que vous êtes venu chercher, M. Choprade, finalement, en Russie ? Certains vont se dire qu'il a cherché de l'argent au Front National. D'abord, on ne cherche pas la...
Je vous vois venir. Il y en a qui font ça. Je vais vous dire une chose. Lui et moi, nous sommes deux patriotes. Lui, c'est un patriote russe. Moi, un patriote français. Nous pensons de la même façon. Nous défendons un certain nombre de valeurs aussi. C'est une alliance. C'est un prétérinisme. Oui, on défend les valeurs chrétiennes. Ça, c'est clair. Moi, j'assume le fait que dans mon combat politique, il y a l'idée que la France est un pays d'identité chrétienne. Il y a aujourd'hui une grande nation, une seule, qui, au plus haut niveau de l'État, avec Vladimir Poutine, défend les valeurs traditionnelles, qui refuse le dit tact des LGBT.
Ce n'est pas un hasard si les fémenes et ces phénomènes s'attaquent à la Russie, s'attaquent au Front National, s'attaquent à tous ces milieux. Ils s'attaquent à nous parce que nous sommes les défenseurs d'un certain nombre de valeurs naturelles.
C'est la première poignée de main officielle entre Marine Le Pen et le président russe. Une heure et demie à discuter de la lutte contre le terrorisme ou encore de la situation en Syrie. Vladimir Poutine ne le cache pas. C'est elle sa favorite parmi tous les candidats à l'Élysée. Mais il se défend de toute ingérence dans la campagne présidentielle française.
Je sais qu'actuellement, il y a des élections en France. Nous ne voulons d'aucune manière influencer le cours des événements. Mais nous nous accordons le droit de rencontrer tous les représentants du pouvoir politique, tout comme les États-Unis et les partenaires européens le font. Juste une dernière question. Le Front National a du mal à trouver des financements. Est-ce que vous nous confirmez ce soir que c'est une banque russe qui finance aujourd'hui en partie le Front National ? Un prêt de 9 millions d'euros, c'est ça ? Une banque russe ne finance pas le Front National. Nous avons fait un prêt.
Nous avons été obligés d'aller à l'étranger parce que pas une seule banque française ne veut nous prêter. Alors écoutez, si demain une banque française rachète notre prêt, immédiatement je signe. Immédiatement. Voici celui qui, au sein du FN, a signé le contrat. Et il l'admet. Le parti a fait jouer ses connaissances pour obtenir ce prêt. Nous avons un contact avec quelqu'un que nous connaissons bien, qui a des relations enrichies depuis très longtemps, très très longtemps, et qui nous dit allez voir cette banque, vous serez bien reçus par eux, ils vont vous écouter et s'ils veulent bien vous faire ce prêt, et bien ils le feront.
La banque, la First Check Russian Bank, une présence discrète à Moscou, un petit établissement financier qui, hormis ce prêt au FN, n'a pas d'activité en France ni de bureau. Nous sommes reconnaissants envers vous de votre position bien équilibrée et est basée sur l'analyse attentive de faits réels. Votre position sur les événements en train de se produire en Ukraine est juste. Les premières mesures que je prendrais vis-à-vis de la Russie, ce serait de réfléchir à la levée des sanctions, bien entendu, car j'ai toujours été opposé à ces sanctions que je trouvais en même temps profondément injustes et tout à fait contre-productives. La Russie est un pays européen.
En réalité, la Russie s'est tournée vers la Chine parce que l'Union européenne ne cesse de lui claquer la porte au nez. On a traité la Russie comme une ennemie alors que tout devrait nous pousser à avoir des relations au sein de l'Europe avec la Russie. Alors c'est bien d'aller à Saint-Pétersbourg, etc., mais on a le sentiment, si vous voulez, que tout ça ne sert à rien. Il y a une forme de réchauffement. Mais pour aller où ? Moi, par exemple, je souhaite que l'on puisse intégrer la Russie à l'OTAN. On peut avoir à son égard énormément de réserves. On peut s'en méfier. On peut le considérer brutal. On peut tout ce qu'on veut.
Mais on ne peut pas, je veux dire, traiter par le mépris le dirigeant politique qu'il est parce qu'il a réussi à faire de la Russie à nouveau un acteur de premier plan, à nouveau un pays qui tient la route sur le plan économique. Donc moi, j'essaye d'être objective. Maintenant, c'est sûr que ce qui s'est passé là, la guerre en Ukraine est inadmissible et insupportable et à mon avis impardonable. Mais je pense surtout que c'est une gigantesque erreur de sa part.