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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 juillet 2025 50 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesOutre-merDéfenseBudget & impôts

Jean-Philippe Tanguy : "Les Français paient beaucoup d'impôts pour rien !" (LCI)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette rallonge de 4 milliards d'euros sur le budget de la Défense est justifiée ?

  • 9:18OuverteRéponse directe

    Êtes-vous favorable à un retour d'une forme de service militaire volontaire ?

  • 13:51OuverteRéponse partielle

    Êtes-vous d'accord avec l'analyse du chef d'état-major des armées sur la menace existentielle de la Russie ?

  • 20:12OuverteRéponse directe

    La dissuasion nucléaire française est-elle autonome ?

  • 29:04OuverteRéponse directe

    Comment qualifieriez-vous l'attitude du Premier ministre en ce moment ?

  • 30:18OuverteÉludée

    40 milliards d'économies : l'année blanche est-elle la moins mauvaise solution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:33Invité politiqueFait
    « Ça fait de longues années que Marine Le Pen demande plus de moyens pour nos armées. »
  • 8:07Invité politiquePromesse
    « Si cet argent est utilisé dans l'intérêt des Français, nous le soutiendrons. »
  • 16:15Invité politiqueFait
    « Les menaces qui frappent aujourd'hui la France, c'est avant tout la menace de l'attentat islamiste. »
  • 31:11Invité politiqueFait
    « Les Français font beaucoup d'efforts depuis des années. »
  • 35:20Invité politiqueFait
    « L'argent est mal géré en France. Le fonds de roulement de la France est mal géré. On fait des chèques sans compter. »
  • 37:52Invité politiqueFait
    « Les retraités ont cotisé, ils ont travaillé dans des conditions souvent très difficiles. »
  • 40:47Invité politiqueFait
    « L'année dernière, nous avons soutenu l'alignement des jours de carences entre le privé et le public. »
  • 41:57Invité politiqueFait
    « Il faut enfin lutter contre la fraude. »
  • 45:12Invité politiquePromesse
    « Nous, on censurera sans hésitation si la solution est pire que le mal. »
  • 49:15Invité politiqueFait
    « Il ne faut jamais se laisser faire. Dans la vie, c'est un rapport de force. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy67 %
  • Invité17 %
  • Invité 27 %
  • Invité 35 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Jean-Philippe Tanguy

— Écoutez, nous n'avons pas, malheureusement, et Marine Le Pen en particulier, été associés à ces négociations comme aucun parti de l'opposition, ce qui prouve de graves questions par rapport à la fragilité de la légitimité électorale et politique aujourd'hui de M. Macron et de son gouvernement.

0:15
Invité

— Marine Le Pen avait proposé d'être autour de la table, en effet.

0:17
Jean-Philippe Tanguy

— Exactement. Nous avions proposé, Marine Le Pen avait proposé de participer à ces négociations pour aider, pour éclairer, pour apporter des solutions, pour apporter aussi la légitimité du poids électoral historique du Rassemblement national en Nouvelle-Calédonie. M. Macron, comme toujours, malheureusement, l'a écarté. Et donc aujourd'hui, comme nous n'avons pas été associés à l'accord, eh bien tout simplement, nous étudions cet accord dans les détails. C'est un accord de plusieurs pages. C'est un accord important avec des implications juridiques et politiques et de souveraineté très importantes. Le diable se cache dans les détails.

Et donc Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui ont toujours pris la question de la souveraineté de la France et de l'appartenance pleine et entière de nos territoires d'outre-mer à la République et au destin de la nation, étudient cet accord.

1:00
Invité

— En cela, vous rejoignez Jean-Luc Mélenchon. Il tweet hier « Les insoumis devront procéder à une étude approfondie du document conclu sur la Nouvelle-Calédonie. Il sera essentiel d'analyser, dit-il, les conséquences sur le statut constitutionnel de la France et de ses principes profondément bouleversés par ces nouvelles dispositions.

1:17
Jean-Philippe Tanguy

— Écoutez, en l'occurrence, M. Mélenchon a raison. Donc je ne vais pas critiquer juste pour le plaisir de critiquer. C'est un accord qui a des implications importantes, avec un passif historique, évidemment, dont on reconnaît la gravité. Je rappelle quand même le nombre de morts importants qu'a connus ce territoire français, la violence...

1:31
Invité

— 14 victimes, en effet.

1:32
Jean-Philippe Tanguy

— ...la population, 14 victimes, nos forces de l'ordre, très mobilisées et très inquiètes de la situation, et aussi la situation économique. Et d'ores et déjà, au-delà des détails politiques et de souveraineté de l'accord, le volet économique nous semble extrêmement fragile, sous-estimé depuis trop d'années, alors que c'est un élément important. Et Marine Le Pen l'avait bien expliqué lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie. Il faut créer, évidemment, un destin commun. Et au-delà de la nation française, la communauté économique, la capacité à porter des grands projets, à garantir l'autonomie du territoire, mais aussi d'avoir des gains de pouvoir d'achat pour la population.

Il faut savoir, parce que peut-être que nos compatriotes de métropole le savent moins, que la Nouvelle-Calédonie était un succès économique pendant longtemps au sein de nos territoires d'outre-mer. C'est un succès économique. Et les avantages, évidemment, qu'il apportait aux travailleurs et à la société calédonienne ont été profondément affaiblis. Et donc, au-delà de la crise politique, il y a une vraie crise économique en Nouvelle-Calédonie, avec des vraies inquiétudes et un risque de dépeuplement.

Parce qu'évidemment, si on n'avait plus d'avenir économique dans ce territoire, les gens pourraient fuir, aggravant, dans une spirale infernale, le déclin de ce territoire très important pour la souveraineté française.

2:41
Invité

C'est peut-être justement cette situation économique qui a conduit les deux parties à faire un pas l'un vers l'autre et à conclure cet accord. Franchement, si des adversaires loyalistes et indépendantistes signent effectivement un accord, font le pari, comme ils le disent, de la confiance, est-ce que quand on est à Paris tranquillement assis, on se dit, nous on va refuser cet accord ?

3:02
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez raison, Madame Chabot, c'est pour ça, et visiblement même M. Mélenchon nous rejoint là-dessus, que nous prenons avec sérieux cet accord, que nous n'avons pas pris de posture politicienne immédiatement, sans avoir à connaître du détail, sans avoir aussi consulté nos alliés et nos représentants sur place en Nouvelle-Calédonie, comprendre comment la population et les Français de Nouvelle-Calédonie vivaient évidemment cet accord, le percevait, même s'il ne contient pas exactement ce que nous voulions. Et c'est aussi la maturité de partis d'opposition de se positionner pour l'intérêt national, pour l'intérêt des Français, des Calédoniens et des Français de Calédonie.

3:36
Invité

Donc vous dites, l'ERN, en ce 13 juillet, possiblement ne pourrait ne pas voter la loi fondamentale qui doit normalement arriver dans le calendrier en 2026, parce qu'il y a des dispositions qui vont être inscrites dans la Constitution, ce n'est pas anodin du tout, l'inscription de cette double nationalité notamment, vous dites, on se réserve le droit de dire, on n'ira pas sur ce terrain, on ne votera pas ce texte.

4:01
Jean-Philippe Tanguy

Ah c'est possible qu'on ne le vote pas, c'est possible qu'on le vote, mais c'est possible qu'on ne le vote pas, car quand même dans les annonces, j'ai envie de dire grand public qui ont été faits autour de cet accord, nous avons de vives inquiétudes sur les mots qui sont employés. Évidemment, créer un État au sein de l'État français, ça pose une question importante, créer une nationalité à côté de la nationalité française, ça pose une question fondamentale.

Les critères de souveraineté d'un territoire qui est très éloigné géographiquement de la métropole, au sein, autour d'empires très agressifs, comme la Chine évidemment, mais aussi les intérêts australiens, américains présents dans la région, ça pose des questions fondamentales. Et aussi, on ne peut pas séparer le débat sur la Calédonie du débat sur les autres destins de nos territoires d'outre-mer, des revendications ici-là qui peuvent s'affirmer.

4:45
Invité

La crainte de jurisprudence finalement, ce que disent certains dans l'opposition.

4:48
Jean-Philippe Tanguy

C'est plus proche de nous, et un territoire qui porte en cœur la Corse, évidemment. Et donc, il faut aussi regarder les implications de cet accord.

4:57
Invité

C'est plutôt ça qui vous inquiète, non, franchement ?

4:58
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est l'ensemble de ce que j'ai dit. Comment dire ? La Corse a réaffirmé, ne serait-ce que par son vote, un attachement extrêmement fort à la nation, en se mettant massivement le Rassemblement National. Donc, ce n'est pas une source d'inquiétude pour s'inquiéter, pour s'inquiéter. C'est qu'il faut prendre les choses avec sérieux. Ce sont des sujets graves, au sens strict du terme, avec des implications humaines et pour le destin de la France très importants. Donc, moi, déjà, c'est suffisamment rare pour ne pas s'en féliciter. Et les réactions politiques m'apparaissent raisonnables, m'apparaissent sérieuses.

Et si tout le monde prend au sérieux cet accord et les implications qu'il a, écoutez, c'est bon pour le débat politique et c'est bon pour la France, car il faut, comment dire, peser ces sujets avec gravité et après prendre des positions fortes. Parce qu'une fois, évidemment, qu'une position aura été prise, puisque c'est un sujet d'ordre constitutionnel, d'ordre d'intérêt national, évidemment, là, le débat pourra s'affirmer, éventuellement, une opposition, un accord.

Mais dans tous les cas, ce sera, évidemment, un choix structurant, fondamental pour le destin de la France et, comment dire, la conception que nous avons aussi de notre nation à travers, effectivement, nos territoires d'outre-mer qui nous permettent d'être présents sur tous les océans, dans toutes les mers et sur toute la Terre et, comment dire, le fait que le soleil ne se couche quand même jamais sur la nation française.

6:11
Invité

Donc, le silence Marine Le Pen ou Jordan Bardella hier ne trahissent pas ou ne traduisent pas une forme de malaise quand elle est dans cette signature d'accord ?

6:20
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout. Le silence de réflexion. Voilà, c'est le silence de la réflexion, du travail, du recul et puis aussi dans un contexte politique qui est quand même chamboulé avec beaucoup de sujets. On va parler, évidemment, ensuite du budget. Monsieur Bérou fera des annonces fortes mardi prochain et donc, on ne veut pas non plus que ce sujet, comme on dit, passe au second plan. C'est-à-dire qu'on prendrait une position très rapidement puis, une fois la position prise, on passe à autre chose. Ce qui est un peu, malheureusement, le risque du débat politique contemporain.

6:44
Invité

Jean-Philippe Tanguy, vous en parliez de ce budget. C'est le budget tout court, présenté par François Bérou, ses arbitrages mardi. Mais d'abord, ce discours attendu du président de la République ce soir à l'hôtel de Brienne, veille de 14 juillet, fête nationale. Une source ministérielle aux Parisiens le dit. Ce qu'il va annoncer concernant le budget de la Défense, c'est quand même du lourd. Attendu, notamment, une rallonge de ce budget de la Défense. Le Premier ministre a déjà dit qu'il devait être sacré, sanctuarisé, selon des informations, là encore, de presse. Un budget qui pourrait d'ores et déjà être rallongé.

Ça pourrait faire partie des annonces d'Emmanuel Macron ce soir, à hauteur de 4 milliards d'euros pour 2026, au-delà de la loi de programmation militaire. Première question à vous. Qui est d'ailleurs spécialiste de ces questions de budget ? Est-ce que c'est justifié ?

7:31
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est justifié. Ça fait de longues années que Marine Le Pen demande plus de moyens pour nos armées. Nous avions soutenu la loi de programmation des moyens militaires de M. Lecornu.

7:42
Invité

C'est rare pour être souligné.

7:44
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est vrai. Sur les grands sujets d'intérêt général, sur la programmation militaire de la justice ou de la police et de la gendarmerie, nous avions soutenu ces choix structurants, même s'ils étaient en dessous de ce que nous voudrions. Alors, on va voir si cette rallonge va dans le sens de ce que propose Marine Le Pen depuis des années. Évidemment, nous la soutiendrons. Mais une fois plus, le diable est dans les détails. À quoi serviraient ces moyens supplémentaires ? S'ils servent à l'autonomie stratégique de notre armée, à donner plus de moyens à nos soldats, évidemment, nous le soutiendrons.

Si c'est pour s'inscrire dans une mutualisation des moyens plus avancés au sein de l'OTAN, sous parapluie américain, ou sous une nouvelle domination du continent par les Allemands, évidemment, nous ferions des cas de fer. Où l'argent des Français est utilisé. Si cet argent est utilisé dans l'intérêt des Français, nous le soutiendrons. S'il est utilisé pour passer des commandes, comment dire, à l'Empire américain, ou pour, comment dire, favoriser l'émergence de la puissance allemande au sein du continent, ce qui est quand même une très mauvaise nouvelle pour les intérêts de la France et l'équilibre de l'Europe, nous nous y opposerons. Et avec M.

Macron, évidemment, on se méfie toujours, puisque les objectifs de M. Macron sont totalement différents de ceux de Marine Le Pen. Et il utilise l'armée, comme tous les moyens souverains de la France, non pas dans l'intérêt de notre nation, mais pour porter des projets métapolitiques sur l'Europe ou sur l'Occident, avec l'OTAN, via l'OTAN, et sous parapluie des Américains. Donc tout cela est quand même très inquiétant quand on suit vraiment dans le détail où veut aller M. Macron, on l'a vu au Royaume-Uni, peut-être y reviendrons-nous.

9:06
Invité

Alors, quand même, il y a une autre possibilité, hypothèse, on va revenir peut-être sur la défense ou les moyens ou la menace, mais il y a une autre idée, c'est de créer ou de revenir à un service militaire, mais volontaire. Est-ce que le Président l'annoncera ce soir ou plus tard ? On verra. Mais vous, vous êtes favorable à ce retour d'une forme de service militaire volontaire ?

9:27
Jean-Philippe Tanguy

Alors, si on est honnête, ce ne serait pas vraiment le retour, ce serait le développement qui existe aujourd'hui. Écoutez, nous, pourquoi... Plutôt oui ou plutôt non ? Plutôt oui, oui. Plutôt oui, pour favoriser ceux qui veulent s'engager. Non, mais voilà, c'est-à-dire, il y a quand même un fossé très important entre le rétablissement d'un service militaire tel que mon père a pu le connaître jusqu'au Président Chirac, ce qui concernait la quasi-totalité des hommes, pas du tout des femmes d'ailleurs, de France, d'un développement favorisé, l'engagement de citoyens dans une forme de réserve militaire améliorée qui serait le service militaire.

Ça, très bien, mais d'ailleurs, c'est une forme d'échec des autres formes de services civils que M. Macron a voulu développer depuis 7 ans, parce que c'est l'art lésienne. Le SNU. Exactement, le SNU, beaucoup d'argent a été mis, ça n'a pas fonctionné, donc on voit bien qu'ils essaient de réorienter les moyens et la perspective, dans un sens, une fois plus, que nous voulions nous. C'est-à-dire, si vous reprenez les débats il y a 7 ans, le débat entre Marine Le Pen et M. Macron avant son premier mandat, Marine Le Pen voulait favoriser le développement d'un service militaire sans rétablir l'entièreté du service. Pourquoi ?

Parce qu'il faut être honnête, il ne faut pas se tracer derrière notre petit doigt, c'est une volonté des Français de rétablir souvent le service militaire complet. Et pourquoi on ne peut pas le faire ? Et pourquoi on ne défend pas le Rassemblement National ? Parce que déjà, on n'a pas les moyens, financièrement.

10:43
Invité

De rouvrir des casernes, de prendre en charge des générations. C'est très important, il faut que les gens se rendent compte

10:48
Jean-Philippe Tanguy

qu'on prend une génération entière avec les femmes. Parce qu'évidemment, si on rétablissait le service militaire, il serait hors de question d'en exclure les Françaises. Ça demanderait des moyens considérables, mais aussi changer le rôle de l'armée, qui est aujourd'hui une armée de métier, une armée professionnelle de projection, qui n'est pas une armée liée à la conscription.

11:03
Invité

Mais vous savez qu'au moment du réarmement, de ce débat sur le réarmement, parce qu'on parle là de service, Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, parle le plus d'une réserve qui soit là pour épauler l'armée de métier. Est-ce que notamment, vous encouragez les employeurs à faciliter la réserve, justement ? Est-ce que ces réservistes volontaires puissent avoir du temps sur leur temps de travail pour s'engager et aider l'armée de métier, justement ? Parce qu'il y a des dispositions qui sont prises dans certains grands groupes, c'est parfois plus compliqué dans d'autres.

11:31
Jean-Philippe Tanguy

Oui, alors, écoutez, sur le papier, on a envie de dire oui spontanément, mais si vous voulez, il ne faut pas avoir de double discours. On ne peut pas dire d'un côté que les entreprises ont beaucoup de difficultés à s'organiser, en particulier les PME et les entreprises intermédiaires, et demander l'impossible. Quand vous avez une ligne de production, moi, je suis spécialiste des questions industrielles, quand vous avez des lignes de production d'organisation du travail, vous ne pouvez pas avoir des gens qui sortent de la chaîne de production, par exemple un contre-maître qui surveille la chaîne, comment vous l'enlevez comme ça du jour au lendemain ?

Donc oui, il faut s'organiser, il faut dialoguer avec le patronat, les syndicats, il faut voir les conditions, mais on ne peut pas demander aux entreprises, si vous voulez, de faire le travail de l'État régalien à sa place. Donc, on ne peut pas demander de miracle aux gens. Donc, il faut faire attention, il faut favoriser, mais on ne peut pas non plus dire tout et son contraire, parce que c'est facile sur un plateau de télévision ou ailleurs, d'ailleurs, de dire oui, on va développer telle ou telle activité régalienne comme la réserve, et puis les entreprises s'organiseront après. Ben non, ce n'est pas... Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n'est pas si facile que ça.

D'ailleurs, il y a des enjeux importants, il y a des organisations, il y a des compétences rares aussi.

12:23
Invité

Sauf que le politique peut peut-être aider l'entreprise à ce moment-là.

12:26
Jean-Philippe Tanguy

Absolument, mais concerté, il y a un certain nombre de dialogues sociaux qui se passent bien, d'ailleurs. Dans notre pays, il y a des bonnes nouvelles sur ce point de vue. Les syndicats patronaux et les syndicats de salariés travaillent plutôt mieux ensemble aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Donc, ça, c'est une bonne nouvelle. Donc, on peut regarder, mais ce n'est pas une baguette magique. Et puis, vous avez des fonctions qui sont rares, que ce soit à l'hôpital, dans un certain nombre d'entreprises, vous avez des compétences qui sont rares. Ce n'est pas si facile de les remplacer.

Regardez les difficultés qu'on peut avoir sur le congé maternité, qui est un enjeu, un droit social extrêmement important d'égalité. Il est vraiment vital que les femmes et les hommes qui veulent prendre un congé dans le cadre de l'accueil d'un enfant, d'un nouveau-né, puissent prendre un congé. Mais déjà, évidemment, ça pose des difficultés aux entreprises, en particulier les plus petites, pour évidemment attendre que la personne revienne. Donc, ce n'est pas si facile que ça. Et c'est vrai que l'enjeu du congé maternité est quand même plus prioritaire aujourd'hui, par exemple. Que la réserve nationale. Évidemment. On a un enjeu de natalité aujourd'hui.

Ça concerne toutes les familles de France. Donc, voilà, vous savez, il faut aussi choisir ses combats. Le développement de la réserve militaire, c'est très important. Mais pouvoir, par exemple, favoriser un congé maternité et donc la natalité de toute la nation, ça l'est aussi.

13:31
Invité

Arlette Chabot. Préparation de cette intervention du président de la République et des annonces qu'il ferait ce soir, c'est notamment la conférence de presse, l'intervention du chef d'état-major des armées qui précise la menace, menace existentielle et durable, dit le chef d'état-major des armées avec la France qui serait une cible prioritaire. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse ? C'est sans doute ce que développera aussi le président de la République ce soir où vous dites non, la France n'est pas menacée par la Russie.

13:59
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce sont des déclarations extrêmement graves et donc il faudrait les corroborer par des informations précises. Moi, ce que je connais...

14:06
Invité

Quand vous avez entendu, pardonnez-moi, je vous en tracons, mais Thierry Burkart, jeudi, vendredi, pardonnez-moi, vous ne dites pas que c'est corrobéreux par des informations précises. C'est un exercice de presse et de transparence d'une heure. Il a donné des éléments quand même, pardonnez-moi.

14:19
Jean-Philippe Tanguy

Mais, peut-être, mais de là à définir une gravité aussi importante, ça a des applications très importantes. Ce que je voulais dire, c'est que ce dont je connais en tant qu'ancien président la commission d'enquête sur les ingérences étrangères, la France est une cible, oui, de la désinformation, d'opérations de déstabilisation politique, aussi bien dans l'Hexagone que dans le territoire d'outre-mer, d'ailleurs, qui sont encore plus frappés, on en parle moins, mais aussi de nos intérêts en Afrique que nous avons perdu beaucoup d'influence, d'une part, quand même, à cause de l'incompétence de M. Macron, quand même, mais aussi d'opérations de déstabilisation.

C'est déjà considérable ce que vous dites, effectivement.

14:50
Invité

Oui, tout à fait. Les cyberattaques, la désinformation, ça peut jouer aussi dans les campagnes électorales puisque vous parlez de cette commission d'enquête, ça n'est pas négligeable. Ah, je n'ai pas dit que c'était négligeable,

14:59
Jean-Philippe Tanguy

mais la réponse, absolument, mais la réponse à apporter à cette déstabilisation n'est pas une réponse militaire au sens strict. C'est une réponse de nos services de renseignement, c'est une réponse de notre diplomatie qui a été considérablement affaiblie par M. Macron avec la suppression des corps et la critique de notre outil diplomatique et le manque de moyens pour le coup dans la diplomatie. Opération, comment dire, numérique, évidemment, l'armement numérique, la capacité à répondre et à nous protéger des attaques numériques.

15:23
Invité

On parle de guerre hybride, très clairement, et ça, ça peut justifier, par exemple, 4 milliards d'euros supplémentaires sur le budget de la défense en 2026. Ils seront vraisemblablement

15:30
Jean-Philippe Tanguy

tous ciblés

15:32
Invité

vers cette désinformation mais elle existe. Je vous dis ça parce que le président de la République au mois de mars dernier, après notamment en Mondovision l'attaque de Volodymyr Zelensky dans le bureau Oval, avait pris la parole. La locution solennelle, finalement, le propos était le même, décrivant la Russie comme une menace principale. A l'époque, vous étiez sur ces plateaux de télévision et vous disiez, au final, votre message, vous me direz si je caricature trop, mais c'était que le président était un peu trop alarmiste et que les chars russes étaient loin d'arriver sur les Champs-Elysées.

Effectivement, ce n'est pas le cas, mais ce que décrit aujourd'hui l'exécutif et l'armée et le chef d'état-major des armées, c'est que cette menace, elle est bien là. On est quoi à ce que décrivait Arletchabot ?

16:14
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que les menaces qui frappent aujourd'hui la France, c'est avant tout la menace de l'attentat islamiste. et qu'aujourd'hui, M. Macron, en projetant les feux uniquement sur la menace russe, je ne dis pas qu'elle n'existe pas, ne minore de manière très dangereuse les menaces qui ont frappé, veulent frapper et frapperont notre pays. La Russie doit être surveillée, évidemment, doit être contrôlée, il faut soutenir l'effort de guerre ukrainien, nous l'avons toujours soutenu, mais je pense que M.

Macron et un certain nombre de responsables depuis trop d'années minorent, ce qui reste la menace principale, à savoir l'islamisme, dont on ne parle presque plus et on a l'impression que ça appartient au passé, ce qui n'est pas le cas. D'ailleurs, la menace islamiste a frappé un certain nombre d'alliés, mais aussi de nos opposants, mais ce n'est pas parce qu'ils frappent nos adversaires, parce que la Russie avait été frappée par un attentat islamiste, que la menace islamiste a disparu pour ce qui est de l'Europe de l'Ouest et en particulier la France.

17:04
Invité

Le risque terroriste a été évoqué vendredi. Il est évoqué

17:07
Jean-Philippe Tanguy

comme il devient secondaire dans le discours de la nation et dans le discours du président de la République, alors que ça reste la difficulté et la menace principale pour notre pays. Et une fois plus, il faut mettre les moyens là où ils doivent être. Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer l'existence d'autres menaces, par exemple la Chine, évidemment, qui est aujourd'hui une puissance émergente avec des moyens économiques, militaires et scientifiques bien plus importants que la Russie.

Et ce qui m'inquiète, c'est qu'à force de parler que de la Russie, on ne voit pas le développement très important de la Chine, voire l'Union européenne et un certain nombre de puissances qui soit disant sont nos alliés comme l'Allemagne, jouent un jeu très dangereux avec la Chine. Et je vous rappelle que l'Union européenne et l'Allemagne en particulier avaient favorisé nos dépendances énergétiques et économiques, voire financières avec la Russie pendant 20 ans. Même si aujourd'hui tout le monde veut réécrire l'histoire en oubliant cet élément très important, en particulier le lourd bilan de M.

Schröder et de Mme Merkel dans les relations de dépendance, non pas d'amitié, mais de dépendance avec la Russie. Et ils refont la même chose avec la Chine. Le comportement de l'Allemagne et de l'Union européenne avec la Chine, voulant faire une alliance économique de revers avec une dictature comme l'est la Chine contre les Etats-Unis ou même parfois contre la France elle-même, contre les intérêts économiques de la France elle-même est extrêmement dangereux. Et donc à force de parler de la Russie matin, midi et soir, on ne parle pas des autres menaces.

Or, aujourd'hui, le pouvoir de la Chine, sa puissance démographique, sa puissance économique, sa puissance militaire et surtout sa puissance technologique. C'est-à-dire, moi je me souviens de mes cours qui ne sont pas si anciens à Sciences Po, Paris... Mais vous diriez aujourd'hui que la Chine

18:42
Invité

est une plus grande menace que la Russie de Vladimir Poutine ?

18:45
Jean-Philippe Tanguy

Évidemment. Évidemment, je veux dire, les moyens dont possède la Chine, l'ambition de la Chine, mais surtout ses capacités. C'est-à-dire, moi je me souviens, je reviens là-dessus, la Chine était présentée, d'ailleurs avec des arguments totalement racistes, comme un pays qui allait imiter, qui allait suivre l'Occident mais qui serait toujours en dessous. Enfin, c'était une vision complètement folle des pays asiatiques en général et de la Chine en particulier.

Les moyens technologiques aujourd'hui de la Chine sont considérables et il y a un certain nombre de révolutions technologiques où la Chine a un avantage par rapport évidemment à l'Europe qui décroche complètement mais même sur les Etats-Unis. Voilà. Et la Chine peut déployer des menaces aujourd'hui par exemple sur la Calédonie, sur la Nouvelle Calédonie, on en a parlé, mais aussi sur la Polynésie.

Donc voilà, la menace chinoise, ce n'est pas une menace aujourd'hui militaire évidemment comme peut l'être à l'est de l'Europe, la Russie, mais à force de parler de la Russie matin, midi et soir, on ne voit pas les autres et je suis très inquiet et surtout, ça fait passer un certain nombre de mesures qui n'ont pas lieu d'être, par exemple au Royaume-Uni, sur la dissuasion nucléaire. Moi, j'ai très peur que l'agitation de la menace russe, ou en tout cas son exacerbation d'une manière déraisonnable, pousse à un certain nombre de choix pour faire peur aux Français et affaiblisse la souveraineté française.

19:57
Invité

C'est-à-dire pour être précis, c'est-à-dire ? C'est-à-dire que faire gober

19:59
Jean-Philippe Tanguy

n'importe quoi sur la dissuasion nucléaire. C'est-à-dire que la dissuasion nucléaire française, elle est autonome. C'est-à-dire qu'elle est autonome

20:04
Invité

jeudi avec Keir Starmer.

20:06
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais pourquoi ? Parce que le Royaume-Uni, c'est un allié et nous, on a toujours été pour l'alliance avec le Royaume-Uni, contrairement à M. Macron qui les a insultés pendant le Brexit. Mais le Royaume-Uni, militairement, n'a pas notre souveraineté et notre autonomie, en particulier sur l'arme nucléaire. L'arme nucléaire au Royaume-Uni, c'est un accord très fort et un peu de dépendance qui l'élit avec les États-Unis. Ça n'a rien à voir avec la doctrine du général de Gaulle. Les Américains, après avoir été très compliqués avec le général de Gaulle, avaient proposé à la France un accord similaire comme le Royaume-Uni.

De Gaulle, il avait raison, l'avait refusé en disant « Moi, je veux une bombe française en France pour les Français, totalement autonome. » Et on voit bien aujourd'hui que M. Macron, après avoir voulu l'offrir aux Allemands et aux Européens sous une forme très perverse, veut nous lier.

20:50
Invité

La France garderait de toute façon la décision. Le président français continuerait à décider seul de l'utilisation ou non de l'arme nucléaire. Mais ça, c'est le cas aujourd'hui. Mais il continuerait, c'est ça.

21:00
Jean-Philippe Tanguy

Alors, pourquoi en parler ? Si on veut continuer quelque chose qui existe, pourquoi est-ce que M. Macron présente ça dans tous les sommets et tous les échanges avec nos partenaires comme un changement ? Parce qu'on nous dit qu'il n'y a pas de changement. Donc, c'est quand même très paradoxal, excusez-moi.

21:11
Invité

Une adaptation face à la menace. C'est ça qui est aussi vanté.

21:15
Jean-Philippe Tanguy

Il n'y a pas besoin de discussion au sommet si le statut de la bombe française ne changeait pas. Si M. Macron a besoin d'aller se faire mousser auprès des Allemands ou des Anglais tout en disant non, non, rien ne va changer, ce n'est pas cohérent. Soit on fait des annonces, on fait des sommets parce que quelque chose va changer. Soit on ne fait rien mais nous dire on fait des sommets, on fait de grandes annonces, on a de grandes perspectives et dire on ne change rien, ce n'est pas cohérent. Il y a un mensonge. Et nous, on dit aux Françaises et aux Français l'exacerbation de la menace russe au-delà du raisonnable.

On ne dit pas qu'il n'y a pas de menace, évidemment, mais cette volonté de faire peur de manière déraisonnable doit pousser malheureusement à des sacrifices pour la France qui eux-mêmes ne sont pas raisonnables. Et si on avait une attitude comment dire, rationnelle face à la menace russe et si on défendait vraiment comme on veut le faire au Rassemblement National l'indépendance de la France, on ne parlerait pas de ces accords sur la bombe française que les Français ont payés très cher pour être autonomes et indépendants. Il est hors de question qu'on ne soit plus pleinement indépendant du point de vue de la dissuasion nucléaire.

22:09
Invité

Et c'est très clair, Jean-Philippe Tanguy en fait une très courte pause. Dans un instant, on reviendra évidemment notre mardi prochain. Quelles sont les lignes rouges du RN ? On le sait, elles sont plutôt nombreuses et on y reviendra à tout de suite dans l'événement du dimanche. La rue. Si la rue raconte si bien notre histoire, c'est parce que c'est là qu'elle s'écrit. En 1789, la rue a changé le monde. C'est dans la rue qu'on part au combat. Dans la rue, qu'on revient victorieux. Chez Citroën, nous avons reçu la rue en héritage. C'est dans la rue, que depuis plus de 100 ans, nos idées font leur chemin.

Et puisque les révolutions commencent dans la rue, alors nous sommes exactement à notre place. Citroën, partenaire de toutes les révolutions françaises.

23:05
Locuteur non identifié

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23:07
Invité

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23:10
Locuteur non identifié

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23:20
Invité

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Invité

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Locuteur non identifié

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25:00
Invité

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25:05
Locuteur non identifié

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25:06
Invité

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25:21
Locuteur non identifié

Vous inquiétez pas, on les change pour la révision.

25:22
Invité

On va voir ça ? Ah ben non.

25:24
Locuteur non identifié

Voilà.

25:25
Invité

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26:12
Locuteur non identifié

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26:14
Invité

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Invité

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28:02
Locuteur non identifié

En adoptant aujourd'hui

28:24
Invité

les bons réflexes, on pense déjà aux automobilistes de demain. Nord Auto. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Venons-en aux annonces attendues du Premier ministre ce mardi 15 juillet. Annonce concernant le budget. Très peu d'éléments ont filtré. Mais François Béroux prépare sans doute le grand soir en disant que ce qu'il va annoncer ce sont ses mots. Personne n'a jamais osé le faire. D'abord Jean-Philippe Tanguy, comment qualifieriez-vous l'attitude du Premier ministre en ce moment ? Vous avez des comparaisons dans le temps animalière. Vous le qualifiez de vieux renard.

Est-ce que c'est le même renard que vous avez en face de vous quand vous le voyez préparer son budget ? Weekend Studio en perspective. Il a reçu encore ses dernières ministres et on va voir les pistes qui sont néanmoins sur la table ensemble. Mais sur le moment politique qu'on est en train de vivre et de l'interlocuteur que vous avez face à vous.

29:30
Jean-Philippe Tanguy

Oui, écoutez, il a une capacité M. Béroux à gagner du temps, à détromper ses adversaires, à faire diversion. Donc nous allons voir où cela nous mène. Est-ce que ce sera dans l'intérêt de la France ? Vous savez, depuis Machiavel, le renard n'est pas forcément un animal péjoratif si c'est dans l'intérêt national. Alors, le pire est toujours possible mais parfois le meilleur. Donc si M.

Béroux annonce vraiment un effort de redressement des finances publiques avec des réformes de fonds sur l'appareil d'État, sur le MIFA administratif, sur l'immigration abusive, comment dire, sur l'Union européenne, sur la contribution à l'Union européenne, c'est-à-dire affronter finalement ce pourquoi la France est dans une telle situation à cause de la lâcheté et les compromissions des gouvernements successifs, écoutez, nous verrons.

30:11
Invité

48 heures avant, vous lui avez accordé donc le bénéfice du doute mais avec Arlette Chabot, on va voir les pistes et notamment la première d'entre elles. Alors, 40 milliards, c'est l'objectif trouvé. Donc, il a dit plus de réduction de dépenses que d'impôts. Vous y allez être sensible. La première hypothèse que tout le monde effectivement évoque, c'est l'année blanche, c'est-à-dire on gèle tout, c'est le gel, on reconduit les dépenses publiques l'an prochain sans tenir compte de l'inflation. Est-ce que vous dites le non-choix, c'est peut-être la moins mauvaise solution ou alors vous dites c'est complètement nul ?

30:43
Jean-Philippe Tanguy

Ah, c'est complètement nul. C'est vraiment la pire des solutions. Donc, c'est pour ça que ce serait très décevant si M. Béroud avait recours à ça. Pourquoi ? Parce que l'année blanche, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire on ne se fait rien. Et comme on ne se fait rien et comme on ne sait rien faire, on va tout bloquer et puis on verra l'année prochaine.

30:56
Invité

Mais on fait des économies quand même. Selon certains spécialistes, c'est entre 5 et 15 milliards d'euros. Bien sûr,

31:00
Jean-Philippe Tanguy

mais vous savez, si vous avez peur de vivre, vous vous enfermez chez vous, vous vous barricadez et puis c'est sûr que vous prendrez aucun risque.

31:06
Invité

Mais c'est un effort partagé aussi. Tout le monde va faire un effort. On va rentrer dans les détails.

31:09
Jean-Philippe Tanguy

Tout le monde n'a pas à faire d'effort, Mme Chabot. Les Français font beaucoup d'efforts depuis des années. Pourquoi ? Est-ce que des honnêtes travailleurs, des honnêtes retraités qui ont fait leur contribution, qui n'ont rien fait de mal, qui n'abusent pas du système, devraient contribuer plus que des clandestins, a fortiori, qui sont là de manière illégale sur notre territoire, ou même des immigrés qui n'ont pas les mêmes droits, qui ne devraient pas avoir les mêmes droits que les Françaises et les Français, évidemment. Donc il n'y a aucune raison que tout le monde doit faire les mêmes efforts.

Pourquoi ceux qui se sont injustement enrichis, je ne parle pas ceux qui ont mérité et qui méritent un juste retour sur leur effort, qui ont eu beaucoup de cadeaux fiscaux de la part de M. Macron depuis 2017, les plus privilégiés, devraient faire moins ou plus ou autant d'efforts que des gens qui ont juste travaillé les classes moyennes qui ont beaucoup payé. Parce que je rappelle que les hausses d'impôts de M. Macron sur le gazole, sur l'électricité, sur le gaz, toutes les taxes qui avaient menées aux Gilets jaunes, qui les a payées ? C'est les classes moyennes, c'est les travailleurs et les retraités français. Donc eux, ils ont beaucoup payé. Donc taxer les plus riches, oui.

Ce n'est pas taxer les plus riches, c'est qu'on parlait de l'effort de la faire. Nous, on a toujours dit qu'il devait y avoir de la justice fiscale, c'est-à-dire qu'il fallait baisser les impôts des classes moyennes et populaires en rééquilibrant l'effort fiscal. Mais on n'a jamais dit, et ça, c'est une différence fondamentale avec M. Barnier et les Républicains qui a conduit à la sanction et à la... Comment dire ? À la motion de censure. À la motion de censure. À la motion de censure. L'année dernière, c'était augmenter les impôts pour le tonneau des danaïdes de la dépense publique. Il faut des économistes. Il y a deux claviers différents.

Il y a rééquilibré l'effort fiscal pour baisser les impôts des classes moyennes et populaires et il y a baissé la dépense pour faire des économies. C'est deux choses qui ne doivent pas communiquer. C'est deux politiques complètement différentes. Donc, est-ce qu'il va enfin y avoir de la baisse de la dépense ? On va voir. Moi, j'avoue que pour le moment, j'ai surtout vu des bouts de chandelle, des économies de bouts de chandelle et de fonds de tiroir. Parce que, par exemple, l'année blanche, c'est une augmentation d'impôts. Pourquoi ? Les Français se souviennent l'année dernière quand on avait censuré M.

Barnier, les macronistes n'avaient qu'un seul mot à la bouche, le barème, l'indexation du barème sur l'impôt sur le revenu. Ça veut dire quoi ?

33:08
Invité

Et un gel, en effet. Voilà. Donc, de fait...

33:10
Jean-Philippe Tanguy

Attendez, l'année dernière, c'était la fin du monde. Je vous rappelle que c'était si la censure, on ne faisait pas l'indexation du barème, la France allait s'écrouler et c'était un des cavaliers de l'apocalypse. Là, c'est présenté de manière totalement normale et c'est une hausse d'impôts. Donc, nous, on s'était mobilisés avec Marine Le Pen et Jordan Bardella pour indexer l'impôt sur le revenu. Ce qui est arrivé, finalement. Et là, les macronistes et les républicains, les amis de M. Rotaillot, voudraient augmenter l'impôt sur le revenu avec l'année blanche.

33:41
Invité

Mais juste s'arrêter, Jean-Philippe Tanguy, et on va revenir sur les retraités, les augmentations d'impôts, vous juste s'arrêtez sur ce que vous venez de dire. Tous les Français, tous, n'ont pas à faire tous des efforts.

Quand on entend les alertes de la Cour des comptes par la voix de son président Pierre Moscovici, quand on entend le gouverneur de la Banque de France qui décrivent quand même une situation particulièrement alarmante de nos comptes publics, la situation de la dette qui ne cesse de s'emballer de mois en mois, est-ce qu'il y a un moment donné en termes d'acceptabilité, on ne peut pas se dire tous « Oui, peut-être, dans une proportion, tous n'ont pas à faire des efforts, justement, à se dire que vu nos comptes publics, tous devront s'y mettre, finalement. » Est-ce que ce n'est pas une philosophie que vous pouvez entendre ?

34:29
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout, parce que les Françaises et les Français ont déjà fait beaucoup d'efforts. Le taux d'impôt des Français, les prévents obligatoires, selon les années, c'est entre 45% et 48% du PIB. Donc les Français font beaucoup d'efforts, ils paient beaucoup d'impôts, et c'est concentré, tout le monde le sait, sur les classes moyennes, jusqu'à 4 000 euros. Ce qui contribue le plus, évidemment, c'est notamment les classes moyennes supérieures. M. Hollande les avait définies et les avait jetées dans le débat public en disant 4 000 euros. 4 000 euros, évidemment, c'est plus favorable que quand vous êtes au SMIC, mais ce n'est pas non plus la panacée.

Et ils sont beaucoup mis à contribution, et ils paient beaucoup d'impôts, beaucoup de charges, beaucoup de taxes. Aussi, des reculs sur les droits sociaux. Parce que moi, quand même, depuis 20 ans, on n'entend que la réforme des retraites, la réforme de l'assurance santé, c'est-à-dire que beaucoup de droits sociaux ont été affaiblis. Donc en fait, les Français, on fout beaucoup d'efforts, pour rien. Donc le problème, ce n'est pas les efforts des Français, c'est la gestion de l'argent public depuis des années. Enfin, excusez-moi, quand on entend M. Thierry Breton, qui n'est pas du tout de ma famille politique, qui a été ministre de l'économie sous Jacques Chirac.

Il explique très bien, il dit, l'argent est mal géré en France. Le fonds de roulement de la France est mal géré. On fait des chèques sans compter. Il a une formule qui est intéressante. Il dit que pour que la France compte, il faut qu'elle apprenne à compter. Mais en fait, c'est le gouvernement français qui doit apprendre à compter. Et aujourd'hui, il compte très mal, il utilise très mal les moyens des Français. De toute façon...

35:46
Invité

Ironie du sort quand même de saluer le commissaire européen, l'ancien commissaire Thierry Breton, alors que vous voulez vous arrêter de subventionner l'Union européenne, en tout cas les crédits alloués pour l'an prochain.

35:56
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais j'utilise ciemment, si vous voulez, déjà, moi j'essaie toujours de penser contre moi-même. Donc s'il y a des gens qui ne sont pas de ma famille politique, que ce soit de gauche, du centre ou d'ailleurs, qui disent des choses intéressantes, et je pense que c'est la philosophie quand même de Marine Le Pen depuis 15 ans, c'est toujours bon à prendre. Et c'est le dépassement des clivages. Mais M. Breton, est-ce que, oui ou non, c'est le seul ministre qui a baissé le déficit public sur les 50 dernières années. C'est le cas. Donc si vous voulez, j'essaie de comprendre. On peut avoir des désaccords. J'ai beaucoup de désaccords avec M.

Breton sur la politique européenne, évidemment, il en a beaucoup avec moi. Et je pense que si on faisait un débat, ce serait assez chaud quand même. Mais ce n'est pas pour ça que je vais tout voir en noir. Donc j'essaie de comprendre comment cet homme a pu améliorer la gestion de là-dessus. Ça ne m'empêche pas d'avoir des désaccords sur des grands dossiers industriels. Mais vous voyez, c'est intéressant parce que M. Breton, il dit bien qu'il y a un problème de gestion de l'État. Or, c'est ce que dit Marine Le Pen depuis des années, sous beaucoup de critiques assez injustes, il faut dire, qu'on prend beaucoup d'argent aux Français, cet argent est très mal utilisé.

Et on est dans un paradoxe tel qui est que jamais il n'y a eu autant d'impôts en France, on va dire, depuis 7 ans. Et aussi, les services publics, pourtant, sont tous défaillants. Donc on voit bien que ce n'est pas lié et que cette espèce de fausse sagesse que tout le monde doit faire des efforts, ça ne fonctionne pas.

37:00
Invité

La question des retraités, Arnaud Charbonne. Alors, les retraités, est-ce qu'il faut demander un effort aux retraités les plus aisés ? Alors, il y a l'histoire de l'abattement de 10% qui serait supprimé, ce qui viserait surtout effectivement les plus favorisés. Est-ce qu'il y aurait une... Et c'était votre sujet et votre conflit avec aussi Michel Barnier, la non-indexation ou totale, effectivement, des retraites. Certains disent qu'il faut augmenter la CSG des retraités au même niveau que les actifs. Vous dites non à tout ça ? Vous dites, les plus aisés, quand même, il faut qu'ils fassent un effort.

37:33
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, je vais faire un petit pas de côté mais je vais répondre à votre question. Là, je suis très inquiet depuis quelques mois maintenant de, comment dire, on désigne maintenant les retraités comme des privilégiés et parfois comme des parasites, comme des gens qui auraient volé leur pension et que donc, il faudrait reprendre une part de la richesse qu'ils auraient spoliée. Les retraités ont cotisé, ils ont travaillé dans des conditions souvent très difficiles. Les conditions de travail dans les années 60, 70, 80, ce n'étaient pas les conditions de travail d'aujourd'hui. Il n'y avait pas les 35 heures. ils ont façonné la France et la retraite.

Il y a des injustices sans doute mais elle est quand même liée au travail et aux cotisations qui ont été faites. L'indexation des retraites c'est un contrat moral qui est inscrit dans la loi entre les retraités et les actifs. Et donc aujourd'hui on présente ça, tout est galvaudé et une fois de plus, quand ceux qui ont gouverné ont échoué, après avoir désigné M. Hollande c'était les riches, M. Macron c'était les fainéants ou les gens qui ne savent rien, maintenant on désigne encore à la vindicte une catégorie de français qui serait les retraités. Donc les retraités n'ont pas à payer. Non, ce n'est pas qu'on ne touche pas. Il n'y a aucun effort. Il n'y a aucun effort pour les retraités.

Mais derrière il y a quoi Mme Chabot ? Parce que c'est quand même quelque chose de grave. On active un clash des générations, une guerre des générations. On essaie de faire quoi ? Ceux qui ont échoué après avoir accusé une fois plus des catégories de français font croire que les retraités sont la cause des malheurs désactifs. Ce n'est pas le cas. Il y a une solidarité générationnelle. D'ailleurs je pense que les français qui la vivent, évidemment cette solidarité et cet amour, faut-il le dire, filial et familial ne vont pas tomber dans le panneau. Mais c'est grave. Même les plus aisés. Non, non, ce n'est pas ça. C'est l'outil fiscal.

C'est-à-dire qu'il n'y a pas à isoler les retraités des autres privilégiés. S'il y a des gens qui ont beaucoup de moyens et qui ont profité des cadeaux fiscaux injustes et inefficaces, parce qu'on pourrait faire des cadeaux qui soient utiles pour l'économie. Mais les cadeaux de M. Macron n'ont pas fonctionné pour l'économie.

39:12
Invité

Et ça veut dire qu'on reviendra un peu, mais sur les particuliers, il faut revenir sur des cadeaux fiscaux effectivement faits par Emmanuel Macron.

39:18
Jean-Philippe Tanguy

Pour baisser, nous... C'est ce que devrait faire par exemple François Bayon ? Nous, on veut baisser la TVA pour les classes moyennes et populaires. Donc il faut le financer. Donc le financement de la TVA, effectivement, c'est un rééquilibrage fiscal vers les catégories les plus favorisées. Marine Le Pen avait présenté l'impôt sur la fortune financière. Il y a encore des records de dividendes qui sont versés cette année et qui n'ont plus aucun rapport avec la réalité économique de la France. C'est-à-dire que les Français qui travaillent dur, on leur dit au travail on ne peut pas augmenter vos salaires parce que l'économie n'est pas très bien, ce qui est vrai.

L'économie ne va pas très bien, c'est difficile d'augmenter les salaires. Mais de l'autre côté, ils voient des dividendes records. Je ne parle pas de bons dividendes parce que c'est normal de rémunérer le capital. Mais là, on parle de dividendes records depuis le Covid. Donc il y a bien un désordre économique. Et c'est pour ça qu'on voulait comment dire, taxer les surdividendes, c'est-à-dire des dividendes exorbitants du droit commun. Les rachats d'actions sont complètement dingues, qui sont exorbitants du droit commun. Ce n'est pas pour punir, c'est pour qu'il y ait de la justice et c'est pour financer des baisses d'impôts. Et l'enlève ça, on est cohérent.

40:13
Invité

Jean-Philippe Tanguy, autre piste aussi, et la ministre des Comptes publics tirait l'alerte sur la question des arrêts de travail qui ne cessent d'exploser d'année en année. En 2023, l'assurance maladie a dépoursé 17 milliards d'euros pour ce seul poste, dont un peu plus de 10 milliards dans le paiement d'indemnités journalières. Aussi donc, l'idée d'instaurer des jours de carences supplémentaires. Qu'est-ce que vous dites quant à cette piste de travail qui est dans l'air depuis maintenant quelques jours, qui reprennent d'ailleurs des propositions du patron des patrons M. Martin du MEDEF notamment ?

40:46
Jean-Philippe Tanguy

Alors, l'année dernière, nous avons soutenu l'alignement des jours de carences entre le privé et le public et on avait été corrects sur ce sujet parce qu'on ne rase pas gratis. Évidemment, il n'y a pas des efforts à faire mais qu'il y a de la justice à instaurer. Il n'est pas normal que si vous soyez dans le public et le privé, vous n'ayez pas les mêmes droits sociaux. Donc, ça c'est une question de justice. Ce n'est même pas une question d'ailleurs d'économie. C'est que ce n'est pas normal que les Françaises et les Français aient l'impression qu'il y ait des droits à deux vitesses.

41:11
Invité

Ils ne sont pas sur le même régime. Voilà.

41:13
Jean-Philippe Tanguy

Mais, comment vous dire ? Sur la question des arrêts maladie, c'est vraiment le mal français. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est que comme les gouvernements n'arrivent pas à lutter contre la fraude, contre les abus, contre des arrêts indu, parce que les Français ne sont pas autant plus malades depuis trois ans que sur les 20 dernières années, eh bien, on veut sanctionner tout le monde. Alors ça, c'est vraiment le macronisme et les parties du système. C'est qu'on n'arrive pas à lutter contre la fraude.

Donc, pour payer la fraude, tout le monde va devoir faire des sacrifices et c'est encore les honnêtes gens qui n'ont pas abusé du système qui vont avoir leur droit sacrifié alors que ceux qui abusent, ils trouveront une autre manière d'abuser. Parce que pourquoi ça ne marche pas ce genre de raisonnement, comment dire, à la petite semaine ? C'est qu'évidemment, les gens de mauvaise volonté, de mauvaise foi, les fraudeurs, ils trouveront toujours une nouvelle façon de détourner la nouvelle règle alors que les honnêtes gens se plieront toujours à cette règle. Donc, il faut enfin lutter contre la fraude.

Or, on sait très bien et je suis sûr que vous le savez aussi, mesdames, on sait très bien localement, moi je le sais dans ma circonscription, les médecins qui font des faux arrêts, les médecins qui en font des vrais, tout le monde le sait localement. Donc, si la sécurité sociale faisait des contrôles, ne serait-ce que par intelligence artificielle, en voyant pourquoi est-ce qu'il y en a un qui en donne cinq fois plus que l'autre, on saurait. Moi déjà, quand j'étais jeune, là où j'ai grandi, on avait le médecin à côté de chez moi qui avait peu de clientèle parce qu'il était un peu dur sur les arrêts maladie et puis il y avait celui d'à côté qui en donnait attire l'arigot.

42:26
Invité

Donc, plus de contrôles les médecins, ça peut faire partie là-dessus ? Évidemment,

42:29
Jean-Philippe Tanguy

mais le contrôle de ceux qui donnent des droits. Ce n'est pas les médecins, ce n'est pas pour stigmatiser les médecins. Il y a des personnes en France qui sont responsables, comment dire, de l'octroi, de la garantie de nos systèmes sociaux, pardon. Il faut que ces gens soient responsabilisés, mais l'essentiel le sont parce que de la même façon que les fraudeurs sont une minorité au sein des salariés, les fraudeurs sont une minorité chez les médecins. Ce ne sont pas forcément des fraudeurs, c'est des gens qui ne s'en soucient pas, c'est toujours les autres qui paient. Donc, il faut évidemment faire très attention à cela. Mais après, il y a des choses complètement dingues.

Par exemple, les arrêts de maladies en ligne. Ça, c'est une fraude que la Macronie a créée d'elle-même. Marine Le Pen l'avait dit à l'époque, on ne va quand même pas...

43:02
Invité

Avec des consultations médicales que vous pouvez faire derrière votre ordinateur. Complètement bidon.

43:06
Jean-Philippe Tanguy

Mais il n'y a même pas forcément à la consultation. Ma collègue Claire Marébeu qui est avec moi, commissaire aux finances, a une fois fait la démonstration en pleine commission des finances. sans même voir un médecin. On nous a dit, c'est faux. Elle a apporté le document au ministre qui a dû bien constater que c'était vrai. Donc, aujourd'hui, vous pouvez avoir un arrêt de travail sans même voir un médecin. Et comment dire... Et la réponse politique face à cette fraude organisée est très faible.

43:33
Invité

Il y a aussi le problème de l'assurance chômage. Gabriel Attal avait un projet qui a été oublié, enterré. Est-ce qu'il faut reprendre les discussions ? Peut-être que le gouvernement est confié aux partenaires sociaux.

43:44
Jean-Philippe Tanguy

Mais là, c'est très grave ce que fait M. Attal avec Mme Borne, d'ailleurs. Parce qu'ils ont menti. Vous vous souvenez que lors de la précédente réforme du chômage, ils avaient dit quand le chômage augmente, il faut augmenter les droits. Et quand le chômage baisse, on peut les baisser. Alors, cette à l'heure est une philosophie relativement intéressante. Mais là, le chômage augmente et ils veulent quand même baisser les droits. C'est très grave, si vous voulez, de rompre. C'est comme l'indexation des retraites. Tout ce petit monde se présente aux élections. C'était comme il y a un an. M. Attal se présente aux élections en disant M. Retailleau, l'indexation, c'est sacré.

Un mois, trois mois après l'élection, l'indexation, c'est plus sacré et on veut se polier les retraités. Là, c'est pareil. On dit que l'assurance chômage doit s'adapter au chômage, au taux de chômage, pardon. Et puis finalement, à la fin, on dit qu'on va quand même baisser vos droits même si le chômage augmente. Donc, si vous voulez, au-delà du fait que je ne suis pas d'accord sur la philosophie, il y a vraiment un problème de moralité du personnel politique français qui promet des choses aux élections, y compris aux plus hautes responsabilités de l'État et qui défuirent le contrat en permanence. C'est pour ça aussi que les Français...

44:39
Invité

Ça dépend peut-être aussi de la situation économique. C'est en tout cas ce que fait valoir et ce que font valoir nos gouvernants aujourd'hui. Juste sur la situation à vous entendre, Jean-Philippe Tanguy, la situation politique. Vos lignes rouges, elles sont connues. Oui. Les abritrages seront connus, eux, mardi. Se dirige-t-on vers une censure à l'automne ? Est-ce que vous dites si ce qui est dévoilé dans la presse dominicale par LCI aussi régulièrement s'avère exact ? Vous censurez François Bayrou à l'occasion de l'examen du budget.

45:12
Jean-Philippe Tanguy

Nous, on censurera sans hésitation si la solution est pire que le mal. Et en plus d'autant plus librement que M. Barnier, que des élections sont possibles et dans ce cas-là, on proposera M. Macron pourra dissoudre et on proposera avec Jordan Bardella Premier ministre une solution pour l'établissement des comptes publics. Vous savez, il n'y a pas de difficulté là-dedans. Nous, évidemment, on n'est pas là pour... Une petite difficulté

45:30
Invité

pour Marine Le Pen, par exemple, qui ne pourra pas être candidate

45:32
Jean-Philippe Tanguy

à l'élection législative. C'est une injustice. C'est évidemment une injustice et nous ferons un recours à ce moment-là. Mais vous regardez

45:38
Invité

les intentions aussi et les sondages. Les Français ne souhaitent pas de cette dissolution majoritairement à un peu plus de 40%. 30% la souhaitent selon un sondage tribune dimanche. Vous êtes toujours là-dedans. Vous êtes toujours dans le souhait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale.

45:53
Jean-Philippe Tanguy

Nous, nous ne suivons pas les sondages. Nous faisons ce qui est bon pour les Français. Non, non. Écoutez, c'est la preuve. Dans notre sens, évidemment, on est content. Ils sont bons, mais quand ils ne vont pas dans votre sens, c'est... Non, ce n'est pas ce que je dis. Non, dans ce cas-là, je le dis, il faut convaincre les Français. C'est-à-dire, la politique, c'est quoi ? Quand on a un peu de valeur et un peu de fond, c'est qu'on essaie de convaincre nos concitoyens. Les Français et les Françaises, ils votent. Contrairement aux autres, nous, on obéit à leur vote. On se soumet à leur vote, même si on n'est pas d'accord avec ce vote.

Mais se soumettre à l'avis et au vote de Français, aujourd'hui, c'est assez simple, c'est qu'on a un plan B à proposer. Et vous, vous préparez.

46:36
Invité

C'est ce que dit Marine Le Pen il y a quelques jours. Procrastinez pas, préparez-vous, ce serait fou. Exactement. Et dangereux de se se convaincre qu'il n'y en aura pas. Mais nous, nous, nous préparez

46:42
Jean-Philippe Tanguy

parce que la France a perdu beaucoup de temps. Un temps précieux. M. Bérou, aujourd'hui, on va voir ce qu'il annonce, fait perdre un temps précieux à la France. Le monde bouge. On a parlé de la Chine, des États-Unis, de l'Allemagne. Le monde avance. La France stagne et donc recule. Et donc, c'est un temps précieux qui est perdu. Donc, nous, on ne souhaite pas la dissolution pour la dissolution dans le sens où on ne veut pas une crise politique. On n'est pas là pour jouer avec le feu. Mais si le plan de M. Bérou ne permet pas à la France d'aller sur le bon chemin, eh bien, nous proposerons un autre chemin avec Jordan Bardella et Marine Le Pen. Mais si M.

Bérou, mais je pense qu'il ne le croit pas parce qu'il connaît quand même Marine Le Pen depuis un certain temps, pense que Marine Le Pen pourrait ne pas vouloir une dissolution et ne pas vouloir appliquer

47:20
Invité

avec Jordan Bardella.

47:21
Jean-Philippe Tanguy

Parce qu'elle n'est pas candidate. C'est mal la connaître. C'est mal connaître son courage et ses valeurs. Et par ailleurs, son influence politique qui est tellement grande qu'elle pourra s'exercer d'où qu'elle soit.

47:30
Invité

Jean-Philippe Tanguy, parce qu'on arrive aux dernières minutes de cette émission. Une réaction quand même à l'annonce de Donald Trump hier de taxer de 30% les produits de l'Union européenne exportés des Etats-Unis à Arnête Chabot. Que doit faire l'Europe ? Continuer à négocier gentiment ou bien se préparer, et d'ailleurs, c'est ce que souhaite la France, à répliquer d'une manière ou d'une autre, se préparer, oui, à affronter Donald Trump

47:53
Jean-Philippe Tanguy

s'il le faut. Mais écoutez, il faudra sans doute répliquer, mais là, il ne faut plus se dérider dans les détails. La France, elle seule, n'a pas de problème commercial avec les Etats-Unis. Le problème, c'est que les Etats-Unis ont un problème commercial avec les Etats-Unis et avec un certain nombre de pays qui sont des fraudeurs organisés comme l'Irlande. Et comme la France, comment dire, a soldé ses intérêts, a dilué ses intérêts dans des intérêts européens qui n'existent pas parce que l'Allemagne ne pense qu'elle, l'Irlande ne pense qu'elle. Alors l'Irlande, c'est le pompon.

C'est vraiment le pays qui ne pense qu'à sa pomme et qui détourne massivement des milliards d'euros des Français, mais aussi des Américains.

48:28
Invité

Dans ce courrier envoyé par le président américain qui dit nous invitons à participer à l'extraordinaire économie des Etats-Unis, vous dites aux entreprises françaises qui envisageraient d'aller investir aux Etats-Unis, France first comme Donald Trump, en tout cas, un peu de patriotisme, ça ne nuit pas ?

48:45
Jean-Philippe Tanguy

Oui, le patriotisme économique est au cœur du projet de Marine Le Pen. Mais on peut avoir des investissements à l'étranger. Il ne faut pas être dans la caricature parce que nous, on est pour démondialiser. Donc, pour des raisons économiques, pour des raisons écologiques. Donc, le problème, c'est que l'Union Européenne, mais une fois plus, c'est l'Allemagne, je suis désolé, qui défend ses intérêts de manière irrationnelle. Imaginez, il faut comprendre aussi.

49:06
Invité

Que fait l'Europe ? Il y a une position française, c'est le ministre du Commerce d'ailleurs, qui dit accord équitable ou riposte proportionnée. Mais il faut de la riposte,

49:15
Jean-Philippe Tanguy

il ne faut jamais se laisser faire. Dans la vie, c'est un rapport de force. Il ne faut pas se laisser faire. Il ne faut pas se laisser faire. Attendez, ce n'est pas nous qui sommes responsables de tous les traités et de la soumission de l'Europe toujours au plus fort et même parfois au plus faible. Donc non, on ne se soumet pas à Trump. Oui, mais il y a un double mouvement. Mais on prépare des ripostes. Il faut toujours discuter. Il faut des ripostes, mais il faut au sein de l'Europe, du marché commun, que la France dise à l'Allemagne et à l'Irlande par exemple, ça suffit. Il faut que l'Allemagne se réaligne sur les intérêts de ses autres pays.

L'Allemagne veut depuis 20 ans avoir des centaines de milliards, des centaines de milliards de bénéfices commerciaux

49:46
Invité

sur les autres,

49:48
Jean-Philippe Tanguy

y compris sur la France. Donc il faut que l'Allemagne, qui ne respecte pas les traités européens, parce qu'on parle toujours des déficits du tout, mais dans les traités européens, il y a aussi l'équilibre de la politique commerciale et ça fait 30 ans que la France se laisse marcher dessus par l'Allemagne. C'est ça aussi aujourd'hui l'enjeu. Ce n'est pas que le méchant Donald Trump.