Accords de libre-échange : la concurrence est dans le pré - DECRYPTAGE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15inconnuFait
« le dernier accord en fait multilatéral à l'OMC c'est 94 »
- 0:30inconnuChiffre
« la Nouvelle-Zélande c'est le premier exportateur mondial de lait »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
sur les traités de libre échange ils sont au cœur des discussions et des revendications Aurélie est-ce que pour commencer on peut faire un bref rappel historique que sont ces accords de libre échange et depuis quand se déploie-t-il depuis quand il se déploie particulièrement depuis que en fait à l'OMC euh on a disons plus ou moins blocage des négociations qu'on appelle multilatéral c'est-à-dire avec les 150 pays de l'Organisation mondiale du commerce bon il se trouve que l'OMC a d'abord été un un organe vraiment de libéralisation des marchés à l'échelle mondiale mais qu'à un moment donné ben il y a des pays du Sud notamment qui sont montés au créneau à juste titre en disant qu'en fait c'est une opération d'appauvrissement des pays déjà les plus pauvres quoi et surtout une opération de domination des multinationales sur l'ensemble du monde bon donc ça se bloque à l'OMC d'accord donc le dernier accord en fait multilatéral à l'OMC c'est 94 mais du coup l'Union européenne qui est est avec elle les gouvernements français successifs hein qui sont vraiment dans une idéologie ultrab libéral ils sont dit comment on fait pour quand même continuer à ouvrir les frontières quand je dis ouvrir les frontières c'est baisser toujours plus les droits de douanes sur tous les produits agricole parce que en fait ça a déjà été fait sur l'industrie les services il reste guerre que l'agriculture qui reste un peu protégé donc ouvrir au maximum les droits de doine agricole mais aussi ce ce qu'on appelle les barrières non tarifaires c'est-à-dire les normes environnementales sanitaires et ben les diminuer petit à petit c'est-à-dire faire en sorte que et bien on importe des produits qui respectent de moins en moins nos propres normes d'accord et donc pour ça puisque c'est bloqué à l'échelle multilatérale l'Union européenne a multiplié quasiment avec la totalité du globe des accords de libre échange qu'on appelle bilatéraux c'est-à-dire directement par exemple entre l'Union européenne et le Canada puisque la macronie a fait signer l'accord avec le Canada et en ce moment sont en train alors le l'Europe le la la France vient de faire ratifier avec l'Union européenne un accord avec le Chili un accord avec la Nouvelle-Zélande c'est terrible he Nouvelle-Zélande c'est ouis justement on on va en parler et là en cours de No en ce moment c'est le Mercosur donc Argentine Chili Brésil voilà Uruguay et l'Australie c'estd deux énormes pays producteurs agricoles avec des coûps de production très faibles en Australie on en parle pas beaucoup c'est des cûps du foncier r crête et et du coup enfin c'est encore un coût supplémentaire à l'agriculture familiale et moi je le dis on arrive aujourd'hui à un moment charnière quoi parce Queen fait on ne peut pas continuer un modèle d'agriculture même familiale sans parler de paysane même familiale dire nos petites exploitations où quand même c'est la famille qui qui possède l'exploitation même si il y a de plus en plus de gros patrons avec des salariés mais enfin c'est quand même la famille qui qui est patron bon tout tout ce modèle là moi je pense que dans quelques années où maximum 10 ans c'est fini hein parce que il y a une telle concurrence sauvage en fait à prix cassé organisée que à la fin bah il y aura plus que des des fermes capitalistes c'estàdire possédé par les industriels agroalimentaires par exemple Axami lesim qui a racheté euh euh qui rachète des des des exploitations viticoles enfin il y a une tonne d'exemples comme ça en France il y a des pays qui sont allés encore beaucoup plus loin que la France mais c'est ça qui nous attend quoi alors justement pour prendre l'exemple de l'accord de libre échange avec la Nouvelle-Zélande donc signé en 2022 et ratifié là fin 2023 j'en profite d'ailleurs pour rappeler que le groupe auquel appartient le RN au Parlement européen a signé aussi l'accord quels produits agricooles sont concerné par cet accord par exemple pard par l'accord UE Nouvelle-Zélande alors euh particulièrement le lait et la viande d'agneau enfin c'est vraiment les deux produits les plus cragnoses le lait alors la Nouvelle-Zélande c'est le premier exportateur mondial de lait alors ils exportent pas du lait liquide par définition vous allez pas le mettre donc c'est de la poute de lait en fait mais donc ça pèse énormément ensuite sur nos prix à nous ça arrive la poute de lait arrive en France he donc premier exportateur de lait avec les coûts de production les plus faibles du monde donc ce petit pays là la Nouvelle-Zélande c'est le premier exportateur mondial de lait il y a ils ont une énorme multinationale qui s'appelle Fontera qui a une puissance de feu donc qui est en fait la qui fait un tiers des exportations mondiales en fait Fonterra qui a une puissance de feu hucinante et qui peut vraiment voilà faire faire le marché quoi et les prix quoi et qu'est-ce que nous on va exporter alors soi-disant on va exporter du vin je crois c'est ça hein grosso modo mais en fait vous comprendrez bien qu'à chaque fois surtout c'est agriculture versus en fait les les services c'està-dire volia et tout ça c'est pas contre un autre produit Agri en général c'est on bazarde de l'agriculture familiale contre des en fait des des faveurs à Veolia et toutes ces multinationales de services et justement quels sont les impacts de ces traité sur les agriculteurs français bah forcément c'est d'être en concurrence encore plus massive avec des des productions qui ont un coût de production bien moins élevé que celui de de français ils ont un avantage comparatif énorme par exemple en Nouvelle-Zélande ils ont des prairie hyper productive sur des milliers et des milliers d'hectares et du coup c'est très compliqué et je voulais revenir sur la la réponse un peu que Gabriel hatal a donné par rapport à ses accords de libre échange qui lui dit on va mettre en place des clauses miroir alors qu'est-ce que c'est les Claus miroir c'est on va imposer les normes européennes au au pays avec qui on signe le traité de libre échange mais pour nous en fait c'est surtout une manière de faire passer l'accord de libre échange de de faire mieux passer la pilule de l'accord de li de libre échange mais il y aura toujours des distorsions de concurrence sur euh par exemple le coût du travail qui n'est pas le même des autres pays et du coup on va être quand même en concurrence avec des productions qui auront qui coûteront moins cher parce que le coû le coût du travail coûte beaucoup beaucoup moins cher dans les autres pays et je pense notamment au fruits et légumes où là il y a énormément il y a le prix est énormément lié au coût du travail puis qu'il y a beaucoup de main d'œuvre sur sur les fruits et légumes et ça ça pe ça pose énormément de problème justement là ça me fait penser à la question de la concurrence aussi intraunion praine intraeuropéenne avec le cas de l'Ukraine qui est un exemple intéressant la surface agricole de l'Ukraine elle fait trois fois celle de la France et les normes sociales et environnementales ne sont pas les mêmes est-ce qu'on peut expliquer ce qu'impliquerait justement les larg voilà c'est ça parce que pour l'instant l'Ukraine n pas dans l'Union européenne en fait il y avait déjà un accord de libre échange avec l'Ukraine mais il y a 2 ans en solidarité avec l'Ukraine on décide de ouvrir totalement nos frontières commerciales avec l'Ukraine et donc on se retrouve en concurrence avec un pays qui fait trois fois la surface de la France en céréales et c'est pas les petites exploitations paysannes attention hein c'est des exploitations de plusieurs milliers d'hectctares je rappelle un hectare Bruno Lemer le sait pas mais il savait pas mais un hectare c'est un terrain de foot à peu près hein une une une exploitation laitière en France ça fait 80 haectares une exploitation de grande culture c'est 100 hactares à peu près chez eux c'est des milliers des milliers d'hectares euh pour la pour la plupart des surfaces en fait c'est ça hein et euh et donc pareil sur les poulets c'est des coups de production extrêmement FAI d'ailleurs depuis 2 ans il y a trois fois plus d'exportation de poulet ukrainien vers vers la France et la vraiment je peux vous dire que les responsables de la profession agricole tout tout tendance confondu disent tous c'est une catastrophe en fait et on peut pas par ce que je veux dire il y a d'autres moyens d'être solidaire avec l'Ukraine ça peut pas se faire sur le dos et en sacrifiant l'agriculture familiale et pour finir avec ça on a un vrai problème aujourd'hui sur la question de la concurrence intraeuropéenne on ne peut pas tout résoudre seulement avec stop aux accords de libre échange aux frontières européennes parce qu'en fait le gros de la concurrence maintenant c'est l'Espagne les Pays-Bas l'Allemagne et cetera ce que demandent les agriculteurs c'est de pouvoir respecter les règles environnementales et pouvoir entamer une bifurcation écologique tout en ayant des revenus dignes quelles sont les cinq demandes de la France insouise 1 euh des prix rémunérateurs garantis c'est pas négociable il faut des prix rémunérateurs garantis au producteur en France voilà donc ça c'est la la base et donc c'est la proposition de loi qui a été déposé par Manuel bonpard le 30 novembre on l'a raté à six voix près en hémicycle bon parce que il y a d'abord un certain nombre d'absents pas dans les rangs de la France à soumise mais ailleurs mais mais aussi bon la macronie qui s'est battu contre voilà on l'a raté à si après de euh stop accord de libre échange des négociations en cours ça c'est pour les la protection face aux impimport mais ça suffit pas on l'a dit tout à l'heure les frontières européennes il faut aussi aux frontières françaises hein on n pas on n' pas d'autre choix si on veut éviter la concurrence à prix cassé d'ailleurs d'Espagne et cetera donc là nous on préconise déjà avant même de pas parler de prise minimum d'entrée on préconise l'application d'une d'une clause qui est tout à fait possible dans le droit commercial qui est la clause de sauvegarde c'est-à-dire dès lors que notre santé est en jeu la nature est en jeu ou notre souveraineté alimentaire est en jeu on peut actionner une clause de sauvegarde c'est juste une question de pouvoir de de volonté politique donc nous si on arrive au gouvernement on fait ça deuxièmement troisièmement je vais aller plus vite l'aide aux filières en crise d'urgence là par exemple les 270 millions d'euros voter pour le bio à la majorité des députés il y a quelques semaines qui a été balayé par un 493 on dit voilà il faut remettre ces 270 millions d'euros plus 300 et quelques pour les mesures agro-environnementales et CETA ça c'est d'urgence quoi ensuite pour la bifurcation écologique qui pour nous n'est pas négociable contrat de transition agroécologique massif voilà et et reprise en en reprise de la dette des agriculteurs qui se convertissent en bio et dernier point un plan de relance alimentaire massif des classes populaires tous les enfants de France ont le droit de manger du bio ils doivent manger du bio j'ai envie de dire parce que voilà quand on est enfant notamment c'est très important de pas bouffer plein de pesticides et donc et ben il faut un plan massif budgétaire d'aide au d' conditionné aux collectivités locales parce que moi je suis en sainsand je vais vous dire toutes les mairies ont pas peuvent pas mettre toutes les cantines en 100 % bio local donc plan d'aide massif aux collectivité locale pour que toute la restoco et aussi toute la resto des hôpitaux publics ça parce que la bouffe dans les hôpitaux je vous raconte pas tout ça alors que les malades devraent être les premiers à manger ça tout ça être conditionné pour au moins du 80 % bioocal voilà c'est clair c'est faisable il y a plein de mairies qui le font mais mais en fait là il faut en Blancher la seconde quoi et une aide alimentaire qui favorise le bio et le local pour toutes les couches [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] populaires
Aurélie Trouvé