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Audition parlementaireLe Figaro (sur YouTube)· 20 mars 2023 220 minActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Le gouvernement a tremblé: revivez la folle après-midi de vote des motions de censure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 50 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement est-il en danger avec le vote des motions de censure ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment fonctionne le 49-3 et les motions de censure ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les groupes politiques impliqués et leurs positions ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les implications de la réforme des retraites ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement utilise-t-il le 49-3 ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les arguments en faveur de la réforme des retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00JournalisteFait
    « Il y a toujours un danger quand il y a un vote. »
  • Locuteur 2Fait
    « le président Macron était dans un bar de nuit à Kinshasa quel décalage »
  • Locuteur 3Fait
    « une réforme de retraite est toujours une réforme difficile mes chers collègues ici menées dans le contexte délicat que personne n'ignore mais ça n'en est pas moins une réforme nécessaire »
  • Locuteur 4Fait
    « nous sommes confrontés à une réalité démographique implacable et nous devons travailler plus longtemps pour pouvoir y faire face »
  • Locuteur 6Chiffre
    « notre système de retraite n'est pas en danger ni aujourd'hui ni demain non vous voulez faire 18 milliards d'euros d'économies sur le dos des 55 65 ans »
  • Locuteur 7Chiffre
    « 10 millions de pauvres dans le pays record d’europe »
  • Locuteur 8Chiffre
    « des versements de dividendes où 5 personnes possèdent autant que 27 millions »
  • Locuteur 11Chiffre
    « deux tiers des Français souhaite que le mouvement contre la réforme des retraites se poursuivre »
  • Locuteur 12Chiffre
    « 175 heures de séances plus que pour les deux précédentes réforme des retraites »
  • Locuteur 14Fait
    « le président de la République a été battu par la nupes au premier tour des élections législatives »
  • Locuteur 15Fait
    « la majorité présidentielle n'en est désormais plus une »
  • Locuteur 16Fait
    « le président de la République a été battu par la nupes au premier tour des élections législatives »
  • 2:30JournalisteChiffre
    « Deux tiers de Français opposés à la réforme des retraites. »
  • 11:40JournalisteFait
    « Il y a une vraie croyance que l'exécutif ne reculera pas. »
  • 1:00François RuffinPromesse
    « Le président de la République ne doit pas promulguer cette loi. »
  • 2:00Éric VerteFait
    « Le président il a été élu pour des réformes structurelles. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour bienvenue sur le figure live depuis l'Assemblée nationale 15 bonjour bonjour Thibault grand moment le gouvernement est-il en danger cet après-midi il y a toujours un danger quand il y a un vote mais bon quand même là les les calculs sont faits refaits depuis ce week-end depuis ce matin depuis depuis jeudi depuis qu'on sait que le 49-3 a été dégainé par la première ministre et que donc on a aujourd'hui le vote d'une motion de censure a priori pour l'instant selon les décomptes ça serait ça ne dépasserait pas les 287 voix qu'il faut à la motion de censure pour obtenir cette majorité absolue faire tomber le gouvernement expliquer vous avez résumé tout ça vous avez presque suspens car attention parce que cet après-midi il peut se passer des choses il peut se passer le gouvernement devrait pouvoir tenir ce soir la sonnerie ça veut dire que ça commence très bientôt dans 5 minutes à l'Assemblée nationale alors expliquez-moi motion de censure parce que la semaine dernière on était là le gouvernement a utilisé de 49.3 c'est l'arme des oppositions cette position de tension expliquez-nous comment ça marche alors le gouvernement dégaine l'Arctique 49-20 qui est cet article de la Constitution qui permet à un texte d'être adopté considéré comme adopter sauf si une motion de censure qui serait déposée par les oppositions serait adopté en l'occurrence cet après-midi alors il faut la moitié des députés c'est pas la moitié des votants là il faut bien 287 votants il y a normalement c'est 289 c'est ça oui il y a quelques députés qui ne sèchent pas parce que élections refaire c'est ça mais il y a des élections voilà il y a eu des élections qui ont été refaites des pâtes des législatives partielles donc il faut toujours attendre un mois avant que le député puisse reprendre son siège il y a une autre élection partielle partielle dans l'Ariège donc voilà la majorité absolue c'est 287 et ne sont comptés que les voix qui vont se porter sur la motion de censure donc si quelqu'un de renaissance ne vient pas aujourd'hui c'est pas grave ça ça ne sera pas compté puisque on va comptabiliser uniquement les voix qui se portent sur la motion de censure il y en a deux oui vous avez raison de le préciser qui n'a que peu d'intérêt d'une certaine manière c'est celle du rassemblement elle n'a pas d'intérêt au plan comptable parce que il y a que eux qui vont qui vont la voter exactement en revanche si on a une qui est très intéressante pour Charles ce député jusqu'ici anonyme ou presque est devenu vous êtes sévère non grand public du grand public mais il est quand même à l'assemblé il en est à son septième mandat mais c'est un spécialiste des questions financières c'est quelqu'un qu'on voyait très souvent au moment j'étais des projets de loi de finances d'accord il a été d'ailleurs patron de la commission vous avez raison et en fait c'est là où c'est intéressant c'est que c'est son groupe qui est un groupe charnière qui ne comprend que 20 députés c'est-à-dire que c'est pas grand chose par rapport à 577 qui s'appelle yacht liberté indépendant outre-mer et territoire qui est en fait un regroupement de députés qui n'avait pas envie de siéger soit à gauche soit à droite se sont reliés que c'est toujours intéressant d'être dans un groupe notamment pour le temps de parole hein c'est ça et puis il y a un certain nombre de il y a des des avantages qui sont des bureaux qui sont un temps de parole exactement mais vous voyez dans ce dans ce groupe il y a des députés d'outre-mer évidemment il y a des députés anciens députés USB Jean-Luc varsman Charles de Courson est un ancien député centriste proche de qui était proche d'Hervé Morin à l'époque bon donc c'est un agglomérat qui fait que eux quand ils déposent une motion ce n'est gênant pour personne de la voter et c'est là que ça devient effectivement intéressant c'est que des la France insoumise la Nupe ont décidé de voter cette motion ils étaient prêts à la voter ça l'urine ne sont pas du tout transpartisan c'est le mot c'est ça c'est le mot qui est entendu transpartisan pourquoi parce que vous allez déposée par l'iott mais vous avez elle est fi le PS le PC les Verts le rassemblement national qui sont préalable voter d'ailleurs certains l'ont signé des députés LFI ont signé l'émotion c'est deux choses différentes signées vous participez au dépôt de la notion et ensuite il y a ceux qui la votent mais on sait que l'addition de [Musique] députés de la nuit passe des députés elliottes des députés du RN ça ne suffit pas non ça fait de en gros 257 les voies de certains députés LR exactement toute la question est là cet après-midi voilà depuis plusieurs jours on dit non il y en a entre 7 et 12 il y a une petite voix et vous me confirmez vous avez discuté avec des gens bien informés à l'Assemblée et ils vous disent ça monte un peu oui c'est monté ce weekend pourquoi qu'est-ce qui s'est passé d'abord vous avez les gens qui sont les députés sont allés dans leur circonscription et quand ils vont dans leur circonscription le week-end ils vont faire les marchés ils vont à la rencontre des électeurs et ce député que j'ai avec qui j'étais tout à l'heure me disait ben moi j'ai pas vu un électeur qui m'a pas dit ne votez pas la motion de censure tous lui ont dit voter la mention sensuelle alors je vais demander mais sur quel argument parce que pour le coup vous avez dit gentiment on dit que c'est une motion de censure transpartisane on peut aussi dire que c'est les choux et les carottes c'est un mélange quand même des gens qui sont pour la retraite à 60 ans elle est fille avec des gens comme Charles de Courson qui défendaient plutôt la retraite à 65 ans et la retraite avec capitalisation donc on voit bien qu'ils sont pas d'accord sur le fond mais malgré tout ils sont d'accord pour sanctionner le gouvernement et surtout de s'opposer à Emmanuel Macron et on revient là à ce que les électeurs disaient à ce député dans leurs émotion faites payer à Macron le fait qu'il ne nous écoute pas qu'il nous entendent pas qui met le pays dans la situation dans lequel il est et ça c'est quelque chose le député il est très sensible à ce que lui dise ces électeurs parce que forcément il a envie de se faire élire il veut se faire élire et donc s'il voit que dans sa circonscription des gens qu'il connaît bien qui sont de droite parce que en l'occurrence c'est les LR et qu'ils font pression pour dire voter la motion ça a pu en faire basculer certains deuxième point je rappelle car il est 15h58 la séance commence dans 2 minutes on va tourner un petit peu la caméra avec Vincent roseau on peut voir parce que moi ça m'impressionne toujours quand j'arrive ici et certains que les internautes qui nous suivent sachent toujours ce qui se passe la garde républicaine de l'Assemblée nationale voilà c'est une tradition la présidente de séance alors là c'est la présidente de l'Assemblée nationale arrive c'est important de placer un vice-président de l'Assemblée nationale se réserve les par les meilleurs séances mais après les séances les plus importantes surtout que on peut quand même imaginer que la nups et surtout les filles vont pas laisser passer cette séance de manière tranquille on l'a vu jeudi ils ont bah c'est leur stratégie un peu de semer le chaos les internautes me pardonneront l'expression mais créer un peu le bordel ils l'ont fait jeudi en plus moi donc elle est consacrée et donc voilà la prison de l'Assemblée nationale va arriver par la porte du fond la porte du vent parce qu'elle vient de l'hôtel de lacet qui est la résidence de la présidente de l'Assemblée nationale qui est sur la gauche et elle va traverser la haie de des gardes républicains au son du tambour pour arriver jusqu'à l'entrée de la salle des séances qui est sur la droite et au bout vous voyez il y a cet escalier qui mènera dans l'hémicycle qui est au fond de cette de cette salle vous m'aviez dit on parlait de ces potentiels peut-être j'espère récolter ceux qui déposent cette notion de censure ça ne devrait pas suffire c'est aussi monter ce matin parce qu'un serpent Aurélien Pradier chef de fil des LR dans cette couronne cette envie de cette réforme des recettes ça fait des émules c'est lui dit je voterai cette notion de censure ça laisse certains députés ils peuvent se dire bon je suis pas seul tu peux y aller oui alors ça ne surprendra que ceux qui n'ont pas vraiment suivi parce que la réalité c'est que on se doutait bien qu'Aurélien pradé même si il avait pas dit clairement encore officiellement il a dit ce matin il la redit encore tout à l'heure votre la motion de censure mais vous avez raison c'est-à-dire que plus il y en a qui se prononce en faveur de ce vote plus un peu comme un effet domino et ben d'autres fait finalement se décident à franchir le Rubicon d'autant plus que à la réunion du groupe LR jeudi dernier la question qui s'était posée sur la motion de censure n'était pas est-ce que il y a si les gens voient aussi des députés leur vote la même chose en ceinture ils sont exclus mais plutôt s'il y a une motion de censure déposée par les LR ce qu'il a été exclu enais il arrivait elle arrive [Musique] d'arriver dans les piscines bon on s'attend à quoi 1h30 2h de débat là ça peut être une heure ils peuvent avoir des suspensions de séances surtout on n'est pas à l'abri d'une surprise de LFI donc attention faut vraiment suivre toute la séance jusqu'au bout on peut expliquer chaque dépose une motion va s'exprimer puis ensuite le gouvernement Sephora et chaque groupe prendra s’exprimer à la tribune on se retrouve tout à l'heure merci de nous suivre avec vous ce qui se passe au sein bon je pense que là [Musique] [Musique] bonjour à tous La séance est ouverte 711 c'est le nombre de jours pendant lesquels notre compatriote le journaliste Olivier Dubois a été retenu au stage merci beaucoup donc l'ordre du jour appelle la discussion commune et les votes sur la motion de censure déposée en application d'articles 49 alinéa 3 de la Constitution par Monsieur Bertrand penchet 90 membres de l'Assemblée d'une part et par Madame Marine Le Pen et 87 membres de l'Assemblée d'autre part la première ministre ayant engagé la responsabilité de son gouvernement sur l'adoption du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 compte tenu du texte de la commission mixte paritaire modifiée par l'amendement déposé par le Gouvernement j'appelle Monsieur Charles de Courson [Applaudissements] madame la présidente Madame la Premier ministre mesdames et messieurs les ministres madame la Présidente de la Commission madame la rapporteur général mes chers collègues le groupe liotte a pris l'initiative de cette notion de censure parce que nous défendons plusieurs valeurs qui sont attaquées par ce texte sur les retraites nous défendons une nation française décentralisée politiquement mais aussi socialement nous défendons une société solidaire qui aide chaque citoyen trouver sa place une république sociale telle qu'elle est inscrite dans notre constitution nous défendons aussi une société libre qui permet à chacun de choisir sa vie y compris le moment de sa retraite au début de l'examen du projet de loi sur les retraites nous avons parlé de déni de démocratie depuis le gouvernement a usé de toutes les manœuvres possibles pour contourner et contraindre le débat parlementaire pour tordre des procédures l'Assemblée nationale seule représentante du peuple français n'aura jamais voté sur ce projet de loi qui cristallise les tensions les inquiétudes et la colère de nos concitoyens je veux je veux insister sur la gravité de cet instant notre décision de déposer une motion de censure n'a pas été prise à la légère notez gros vous avez mis en garde contre la tentation de passage en force dès l'automne nous avons appelé à de vrais négociations avec les partenaires sociaux nous avons appelé à une grande conférence sociale sur le travail et le financement du système de retraite nous avons toujours joué le jeu de l'écoute et du dialogue nos deux groupes n'a d'ailleurs pas voté jusqu'à ce jour les précédentes notions de censure nous avons pris tout notre part pour éviter de fracturer notre pays plus qui ne l'est déjà mais ce texte a marqué la mort des engagements pris en juillet dernier madame la Première ministre relire aujourd'hui votre discours de politique générale et cruel je vous cite nous mènerons pour chaque sujet une concertation dense nous aborderons chaque texte dans un esprit de dialogue de compromis et d'ouverture et bien vous avez échoué à rassembler vous avez échoué à convaincre alors vous avez cédé à la facilité et éviter la sanction du vote [Musique] d'autant qu'en réalité rien ne vous obligeait 49-3 le courage le respect des institutions le respect de vos engagements aurait dit conduire au vote nous voulions voter même les groupes de la majorité voulaient voter ce vote vous l'auriez très probablement perdu mais c'est la règle en démocratie madame la Première ministre vous avez décidé d'engager votre responsabilité et bien nous nous avons décidé de prendre les nôtres avec cette notion de ceinture et pour la déposer nous avons reçu le concours de nombreux députés d'autres groupes politiques et je tiens ici à tous les remercier nous avons déposé cette notion de censure car vous avez clairement détourné l'esprit de la Constitution vous avez fait le choix tout d'abord de recourir à cette fausse loi de financement rectificatif de la sécurité sociale dès janvier alors même que la loi initiale était à peine votée la note du Conseil d'État ne nous a pas été transmise nous savons que certains articles du texte sont de véritables cavaliers sociaux c'est le cas notamment de l'index seniors de dispositions relative à la pénibilité ou à l'agir Archos ce que je dis ici Nice adecte ni technique vous avez délibérément choisi cette procédure pour préparer un éventuel passage en force une procédure qui facilite le recours à 11e 49.3 en un an une procédure qui encadre et contraint les délais d'examen rendant impossible tout débat serein et approfondi résultat l'Assemblée nationale a examiné que deux articles elle a d'ailleurs à une large majorité rejetée d'articles 2 malgré tout transmis au Sénat par le gouvernement au Sénat justement vous avez fait le choix de recourir au vote bloqué du 44.3 pour écourter les débats et tout cela pour infiner nous priver d'un vote sur le texte issu de la CMP comment accepter un tel mépris du Parlement comment accepter de telles conditions d'examens sur un texte qui aura des incidences durables sur la vie de millions de nos compatriotes si notre notion si notre notion venait à être rejetée nous usurions de toute dernière arme le recours au Conseil constitutionnel celui-là tranchera en droit et de nous promettre je le cite oserais-je par ailleurs vous rappeler que ce projet de réforme des retraites n'a pas de délégité démocratique contrairement à ce que dit le président de la République les Français ne l'ont pas élu pour repousser à 64 ou 65 ans l'âge légal de départ à la retraite beaucoup d'entre nous ont voté pour lui au second tour par défaut quant aux élections législatives ont seuls 13% du collectoral ont voté pour des candidats soutenus par le Président de la République et au second tour vous n'avez obtenu que 250 sièges pour former ici une minorité présidentielle alors alors qu'il fallait un vrai dialogue avec les forces politiques et les partenaires sociaux vous n'avez proposé aux organisations syndicales qu'un semblant de concertation ajoutant au déni de démocratie politique indéni de démocratie sociale le président Macron après sa réélection reconnaissait que je cite nombre de Français avez voté pour lui non pour son programme mais pour faire bourrage à l'extrême droite et de nous promettre je le cite j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir qui est-il advenu de cette promesse monsieur le président qu'en est-il du fond de cette réforme rappelons que ce projet de loi a été vendu autour de deux arguments la justice sociale et le financement durable de notre système de retraite votre premier argument ne tient pas vous le savez au fond de vous le recul de l'âge légal de 62 à 64 ans cristallise en réalité tous tes injustices les 17,7 milliards d'euros d'économies attendus sont essentiellement portés par les plus modestes il porte sur ceux qui auront à travailler plus sans voir leur pension progresser sur ceux qui ont commencé à travailler tôt qui exercent souvent des emplois pénibles précaires ceux qui ont des carrières hachées et donc principalement les femmes ce sont toutes ces personnes qui ont été peu reconnues lors de la crise sanitaire et qui subissent maintenant l'inflation de plein fouet cette réforme augmentera la précarité de nos compatriotes qui après 55 ans sont souvent hélases déjà poussés vers la sortie le chômage ou le RSA conscient des inégalités que vous aggravez vous avez tenté d'atténuer l'injustice de votre projet en introduisant des mesures cache misères mal calibrées quitte à aboutir à des usines à gaz la promesse de pension minimum à 1200 euros pour tous n'est qu'une illusion voire un mensonge révélé par l'obstination de plusieurs de nos collègues à demander la vérité après nous avoir dit qu'il n'avait aucun compte à nous rendre le ministre a reconnu que la mesure ne toucherait pas 200 000 bénéficiaires mais entre 10000 et 20 000 personnes chaque année autre tour de passe-passe celle de faire croire que nos concitoyens qui ont commencé à travailler avant 21 ans de cotiserait jamais plus de 43 ans tout ceci est faux les conditions pour bénéficier du dispositif carrière longue sont bien plus complexes la réalité c'est que dans deux tiers des cas ces personnes devront cotiser plus de 43 à nuités j'en viens j'en viens j'en viens à présent à votre deuxième argument le redressement des comptes de la branche retraite avant tout je rappellerai les insuffisantes de l'étude d'impact qui ne permet pas de mesurer les incidences exactes de cette réforme l'un cécurité budgétaire de ce texte doit être souligné ainsi les 17,7 milliards d'économies ne tiennent pas compte des effets du à l'accroissement des dépenses sur l'assurance maladie le RSA les allocations chômage à l'invalidité que les spécialistes estiment entre le tiers et le quart des économies à réaliser et hallucides l'accord trouvé en CMP les dépenses supplémentaires s'élèvent à un peu plus de 7 milliards tout cela biboutabout les permis de penser que votre réforme ne pourrait finalement aboutir qu'à un milliard d'économies par an d'ici 2030 une France au bord du précipice pour un milliard la priorité serait plutôt de s'attaquer monsieur le ministre du Budget au déficit de 155 milliards du budget de l'État ainsi non seulement vous n'arrivez pas à atténuer l'injustice de cette réforme mais par ailleurs vous n'assurez pas non plus l'équilibre du système de retraite c'est bien qu'au final on s'interroge tout ça pour ça le président de la République invente un dernier argument il faudrait imposer la rigueur budgétaire pour ne pas perdre la crédibilité de la France sur les marchés financiers mais c'est précisément le recours au 49-3 et la crise politique et sociale qu'il provoque qui peut affoler les marchés et faire exploser le coût de notre dette madame la Première ministre nous avons proposé une porte de sortie retirez votre projet et nous remettre au travail aujourd'hui je vous dire notre inquiétude nous voyons un pays qui se déchire des institutions bloquées une démocratie aujourd'hui nous avons besoin de retrouver le chemin de l'écoute du dialogue du merci respect de nos je vous remercie [Applaudissements] je vous remercie bien vouloir quitter la tribune mon cher collègue nos chers collègues dans cet assemblée nous avons des règles des temps de parole qui sont limitées je vous demande de quitter la tribune la parole est à Madame l'heure la Valette pour le rassemblement national [Applaudissements] merci beaucoup je vais d'ailleurs boire un coup un grand merci madame la présidente madame la Première ministre mesdames messieurs les ministres mes chers collègues pourquoi sommes-nous là aujourd'hui le 20 mars 2023 prêt à censurer votre gouvernement pour empêcher une réforme des retraites dont personne ne veut pourquoi la réponse est simple mais elle mérite d'être appelée parce que l'ego gouvernemental n'a d'égal que la contestation qu'il provoque contre lui cette ego il a notamment conduit la première ministre à utiliser 11 fois le 49-3 depuis juin dernier sans que la brutalité ne s'efface au profit de la lassitude madame la première minute vous nous avez dit jeudi dernier en annonçant votre onzième 49,3 sur cette réforme des retraites je vous cite ce compromis n'est pas le projet du gouvernement c'est le texte du Parlement mais quel culot quel culot madame la Première ministre l'utilisation l'utilisation que vous faites de la Constitution depuis le début de cette législature prouve que vous ne chercherez jamais à trouver le moindre compromis ni avec les parlementaires que nous sommes ni avec les représentations syndicales et encore moins avec les Français cela a commencé par l'utilisation fortement contestable du 47-1 qui a montré une fois de plus votre difficulté à convaincre préférant ainsi sécuriser un texte que vous saviez rejeté par une très large majorité des Français puis l'utilisation de l'article 44.3 lors des débats au Sénat permettant un vote unique sur l'ensemble du texte et sur plusieurs amendements que vous avez déniés retenir mais les brillants constitutionnalistes que vous êtes ont oublié un article celui qui donne la parole au seul souverain le peuple je pense bien sûr à l'article 11 le référendum aurait pu permettre d'éviter de tomber dans cette nouvelle crise politique qui illustre qu'aucune leçon depuis les gilets jaunes n'a été retenu par l'oligarchie en démocratie vous savez ça n'est pas honteuse de reculer face à la volonté du peuple en déclenchant ces 49-3 c'est précisément elle que vous tentez de forcer mais madame la Première ministre il est trop tard quel que soit l'issue de ce vote ce jour vous aurez échoué échoué à convaincre la représentation nationale mais surtout échoué et c'est finalement ça qui compte échouer à convaincre les Français madame la Première ministre si votre brutalité n'étonne plus personne elle s'est accompagnée cette fois-ci d'une propension aux mensonges et au contournement marqué et remarqué jusqu'au bout et dans un cynisme absolu vous avez tenté de dissimuler les manquements de votre projet cynisme quand le nombre réel de bénéficiaires de la promesse d'une retraite minimale à 1200 euros et passer de 2 millions à 10000 cynisme lorsque Monsieur ose dire à la représentation nationale qui n'a aucun compte à lui rendre foulant ainsi au pied notre Constitution cynisme encore quand aucun ministre n'adigné réponds sur votre dispositif carrière longue qui tire à pile ou face la durée de cotisation de ceux qui ont commencé tôt 43 ans 44 ans on ne comprend pas mais bien loin du juste prix c'est à la roue de l'infortune que vous jouez mais rien de moins étonnant gardez le silence et rester ambigu était le seul moyen de tenter de vendre votre réforme dont tout jusqu'à la justification même de son existence et bancale souvenez-vous elle devait être inévitable imposée par un prétendu déficit qui menacerait notre système de retraite par répartition et le conduirait à la faillite cet argument d'autorité aurait pu vous rendre la tâche bien facile mais tous les économistes du Conseil d'orientation des retraites lui-même et parfois quelques membres dévoués du gouvernement merci Monsieur Riester l'ont désavoué nous refusons nous refusons que la vie des Français soit la variable d'ajustement de votre politique désastreuse et nous ne sommes pas dupe sur les raisons qui vous poussent à chercher des économies sur leur dos malgré les redaux montades de Monsieur le Maire le bilan est bien là plus de 600 milliards d'euros de dettes à l'issue du premier quinquennat d'Emmanuel Macron déficit commercial de 174 milliards 2 millions d'emplois industriels perdus en 30 ans une natalité au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale une fraude fiscale et sociale de 80 milliards dois-je continuer alors madame la Première ministre solution forte et courageuse vous avez préféré le marasme et l'enlisement dans la précarisation et la diminution des droits de nos compatriotes vous portez une réforme d'injustice sociale sans commune mesure un pas en arrière sur toutes les aspirations protectrices que notre pays a toujours eu l'honneur de mettre en place alors que nos compatriotes le comprennent bien le report de l'âge de départ ne laissera pas seulement travailler deux ans de plus y compris ce qui sont usés il aboutira à la régression suprême la baisse des pensions par l'effondrement des surcottes et par l'augmentation des décotes voilà madame la Premier ministre la réalité de votre réforme à l'inverse notre projet pour les retraites c'est clair et juste plus on a commencé tôt plus on travaille dur et donc plus on part tôt avec Marine Le Pen un jeune ayant commencé avant 20 ans ne cotisera pas plus de 40 à nuitée et pour ainsi le souhaite bénéficier d'une retraite bien méritée à partir de 60 ans et pour ceux ayant commencé à partir après 20 ans ce sera progressif sans jamais dépasser 42 à nuités et 62 annuités et pas une année de plus notre projet s'accompagne de mesure de bon sens figurez-vous et qui aurait permis de ne jamais voir cette réforme maltraitante à l'ordre du jour je parle bien sûr ici de productivité et de natalité car oui mes chers collègues oui ce ne sont pas des gros mots ce ne sont pas des gros mots mais bien les fondations d'un système de retraite par répartition juste et efficace pour une société du plein emploi qualitatif et contre une société du plein emploi ubérisé réindustrialisant le pays produisons les richesses en France donnant la priorité aux entreprises françaises dans les marchés publics supprimons la CFE qui pénalise les entreprises locales baissons les impôts de production qui nuisent à la relocalisation pour une société qui mesure la nécessité vitale d'une natalité forte soutenant financièrement les Français qui souhaitent agrandir leur famille facilitons l'accès à la propriété des jeunes couples et institution une part fiscale pleine dès le deuxième enfant notre mission votre mission devrait être entièrement tournée vers la défense des intérêts de la France et des Français et cette mission ne peut s'envisager sans une approbation du peuple je le répète unique souverain de notre pays la tâche qui est celle du législateur n'est pas la plus aisée mais elle est la plus essentielle rédiger les lois par lesquelles se manifestent la volonté souveraine en refusant de retirer votre réforme et en refusant de passer par la voie et faire un Dr vous entacher dans votre honneur que nos missions de parlementaires je vous en conjure madame la Première ministre prenez un peu de hauteur et mis Durkheim expliciter la pensée de Rousseau assis lorsque le souverain légifère sur les individus et sur lui qu'il légifère et c'est en deux que réside cette puissance législative qui s'exerce par lui la loi n'est pas et ne doit pas être issue de la force de quelques-uns sur une masse d'individus il apparaît donc nécessaire qu’emmanuel Macron et que son gouvernement et que vous madame borne retrouviez la Modestine nécessaire à la bonne application de notre Constitution qui veut que la souveraineté nationale appartiennent au peuple le 21 mai 1850 lors de son discours en faveur du suffrage universel et contre un projet de loi visant à l'empêcher victor Hugo a cette tribune disait ses mots cette loi est invalide cette loi est nulle cette loi est morte avant même d'être née et savez-vous s'il vous plaît hypocrites dans le pays de la franchise c'est qu'elle est déloyale dans le premier pays de l'honnêteté c'est qu'elle n'est pas juste c'est qu'elle n'est pas vrai c'est qu'elle cherche en vain à créer une fausse justice et une fausse vérité sociale de ces mots madame la préministes je n'en effacerai pas un seul au sujet de votre funeste réforme alors nous voilà maintenant nous voilà maintenant à quelques minutes dans votre décision et je m'adresse à vous chers collègues de tout bord votre intégrité de parlementaire n'est-elle pas heurtée par les marchandages en provenance de l'Élysée comment tolérez-vous la menace d'une dissolution dès lors que le Président de la République cherche à vous convaincre acceptez-vous de participer ainsi au delissement de notre démocratie sauf ceux de mauvaise foi nous savons tous ici qu'une motion de censure n'est pas un programme commun pas plus qu'une volonté de gouverner ensemble mais elle est avant tout l'un des derniers moyens constitutionnel de rejeter cette réforme inutile et injuste dont l'immense majorité des Français ne veut pas en unissant nos voix nous exprimerions uniquement la volonté du peuple de France sur ce texte chers collègues cette motion de censure est l'occasion de sortir de certaines postures idéologiques qui font tant de mal au vrais débat d'idées quand l'intérêt supérieur de la France et des Français l'exigent nous députés du rassemblement national nous voterons toutes l'émotion de censure car nous ne craindrons jamais les urnes et sommes prêts à y retourner les Français peuvent compter sur l'ensemble des députés de notre groupe pour exercer avec détermination sérénité sérieux le mandat qui leur a été confié et c'est vers eux que je me tourne mes chers collègues je suis fier de ces géo auprès de femmes et d'hommes dont la seule force de conviction et l'amour de notre pays les ont conduit ici sans jamais dévier sans jamais se compromettre fier de siéger auprès de femmes et d'hommes qui depuis le début ont fait honneur à leur mandat et mesure quotidiennement l'ampleur des responsabilités qui leur a été confiée fier de ces jets auprès des femmes et d'hommes dont les choix et les actions ne dépendent que d'une seule chose le souci de leur peuple et le bien commun votre exemplarité mes chers collègues ne vous demande aucun effort éprouve que rien strictement rien ne pourra vous détourner de ce feu ardent nourri de l'amour d'un pays et de son peuple fier enfin et surtout de siéger dans ce groupe porté par une présidente Marine Le Pen qui n'a jamais eu d'autres boussole que l'intérêt des siens que l'intérêt des nôtres et qui a mené l'opposition de votre réforme délétère avec vigueur responsabilité et dignité alors alors chiche monsieur Macron alors chiche allons à la dissolution et demain nous reviendrons plus nombreux encore à l'Assemblée nationale pour donner un groupe plus puissant le rassemblement national à 15 minutes de temps allez-y ma chère collègue alors Monsieur Macron allons à la dissolution et demain nous reviendrons plus en nombreux encore pour donner un gros plus puissant voire majoritaire à Marine Le Pen car plus que jamais je suis convaincu que nous sommes la véritable alternance convaincu qu'après vous ce sera nous et si la tâche est rendue particulièrement ardu par 6 ans de politique macroniste nous sommes prêts prêts à rendre à la France à fierté celle d'avoir été une grande nationale éclairante dans le monde prêt à donner à ce peuple fier et fort le courage de bâtir une France plus grande une France apaisée à l'unisson si nous avons désormais beaucoup à réparer les fondations de la maison France son peuple demeure intacte et contrairement à ce qu'il subisse avec vous les Français savent que nous ne ferons jamais rien sans eux et jamais rien contre eux bien loin des régressions sociales économiques culturelles et diplomatiques nous rêvons d'une grandeur retrouver de prospérité de justice nous rêvons que notre grand peuple fraternel et épris de liberté ne soit plus jamais maltraités chez lui parce que nous sommes nous-mêmes libres de tout intérêt financier ou étrangers nous savons que la fatalité n'existe pas plutôt que la bassesse de cette réforme nous proposons aux Français de choisir la hauteur d'une vision globale et courageuse pour le pays vivre dans une France où chacun peut trouver le bonheur partout et la justice tout le temps voilà ce que nous voulons vivre dans une France ou aucune famille ne doit se priver des choses essentielles vivre dans une France où tous les étudiants mangent à leur faim vivre dans une France où les services publics sont performants vivent dans une France où les infirmières les policiers les agriculteurs et les conducteurs de bus seraient rémunérés dignement vivre dans une France où tous les quartiers seraient sûrs vivent dans une France où l'école laisse sa chance à tous vivre dans une France qui n'a pas peur de créer d'innover et qui s'en donne les moyens enfin vivre dans une France qui mesure ce qu'elle vaut qui sait d'où elle vient et qui n'a pas peur de s'affirmer alors nous le disons haut et fort à tous ceux qui nous font part de leur sentiment d'un acharnement inhumain de la part d'un gouvernement à la dérive tenait bon tenez bon 2027 n'est plus si loin je vous remercie la parole est à Madame Aurore Bergé présidente du groupe Renaissance [Applaudissements] [Musique] merci merci madame la Présidente madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres j'ai entendu les deux motions de censure et leurs deux présentations j'ai pas pu m'empêcher de venir à cette tribune sans ce qui devrait être tous nous réunir à savoir notre Constitution et oui et oui je ne crois pas que cela prête à rire notre Constitution parce qu'elle est en fait le bien commun qui doit réunir les parlementaires parce que nos institutions sont solides et heureusement elles le sont et les deux motions de censure en sont la démonstration vous parlez aujourd'hui d'une motion de censure dite transpartisanes transpartisane à la fois dans certaines de ces signatures mais la question transpertisele elle se pose surtout au moment du vote savoir avec qui on est prêt ou non à lier son vote savoir avec qui on est prêt ou non à voter de part et d'autre de cette émission là parce que mes chers collègues c'est trop facile c'est trop facile cet après-midi on s'écoute s'il vous plaît s'il vous plaît un peu de silence alors parce que le chers collègues oui contrairement à ce que vous avez dit Madame La Valette oui une motion de censure défecto devient un programme commun parce qu'une motion de censure c'est la capacité à trouver une alternative crédible à dégager une autre majorité et donc en fonction de celles ou ceux qui voteront ensemble cette motion de censure qui s'applaudiront ensemble pour le vin de cette motion de censure alors vous direz aux Français quelle est prétendument la majorité alternative alors vous direz aux Français quelle est prétendument le gouvernement alternatif avec Charles de Courson en premier ministre avec Marine Le Pen à Bercy avec Mathilde panot un ministre de l'Intérieur et avec un empanité Aurélien Pradier ministre des Relations avec le Parlement ce sont le projet alternatif que vous soumettez aujourd'hui aux Français dans toutes les autres démocraties quand on parle de grandes coalition on est ensemble pour un projet commun on est ensemble pour continuer à transformer son pays on est ensemble pour permettre de faire que ce pays avance c'est l'inverse que vous nous proposez aujourd'hui avec une motion de censure qui vise à mettre à la reine notre pays qui vise à créer du blocage non seulement dans nos institutions mais évidemment du blocage dans la rue alors oui mes chers collègues retraçons ensemble ces dernières semaines celle que nous avons vécu ou parfois subis dans cette hémicycle [Musique] d'abord je dois le dire et je le dis s'il vous plaît au nom de mon groupe de manière claire il y a ceux qui ont été solides et cette solidité madame la Première ministre c'est d'abord la vôtre celle qui avait résisté avec courage et avec dignité malgré les cris de cette émission malgré l'impossibilité qui vous était faite de parler vous vous êtes exprimé de manière claire et vous avez fait honneur à la vie politique et à la vie démocratique de notre pays il y a la solidité de ceux qui ont défendu et qui ont porté ce projet essentiel pour nos compatriotes d'abord le ministre du Travail que vous n'avez eu de sexe d'invectiver d'insulter de piétiner au sens figuré mais en vérité finalement vous aviez envie de le faire au sens propre oui Olivier du socle avec Gabriel Attal on portait avec courage le projet qui est aujourd'hui soumis à vos votes alors retraçons oui retraçons ces dernières semaines d'abord du côté gauche de cette hémicycle vous nous dites qu'il y a quatre groupes dans cette hémicycle mais en vérité comment aujourd'hui vous différencier vous avez assumé et accepté un accord électoral un accord électoral qui a fait disparaître trois parties qui étaient les parties de gouvernement qui a fait disparaître des parties qui avaient des valeurs communes pire que ça quand un homme s'est levé quand André Chassaigne s'est levé pour dénoncer les agissements indignes pour dire la honte qui était la sienne pas un d'entre vous ne s'est levé pour l'applaudir nous étions seuls avec les républicains à nous lever pour condamner ce geste et pour applaudir votre président de groupe j'imagine qu'il doit y avoir des petites notes et des tableaux Excel pour savoir quels sont les députés de la nupesse qui ne se comporteraient pas bien avec la France insoumise parce que oui votre angoisse ult ime c'est qu'une dissolution existe et qu'un candidat de la France insoumise soit présenté face à vous demain en cas de dissolution alors non non ne fâchons pas trop Jean-Luc Mélenchon continuant à l'applaudir quand il est à la tribune de cette hémistique continuons à considérer qu'il est député continuant à considérer qu'il est président de parti puisque de toute façon c'est à Lui évidemment que vous répondez en dernier ressort ensuite il y a cette notion de censure présentée en grande partie par le groupe liotte avec une diversité qui ne vous aura pas échappé chers collègues dans la composition de votre groupe mais je parle à ceux qui dans votre groupe on défendu la réforme des retraites qui ont défendu la candidature de François Fillon qui disait allons-y allons à la retraite à 65 ans et je pense notamment à Charles de Courson puisque lui-même avait assumé avec clarté cette campagne et puis il y a le groupe les républicains et en vérité la vérité nous oblige à dire que oui oui nous avions un compromis que nous avions bâti ensemble oui parce que ça n'est pas un gros mot dans la vie politique et démocratique que d'établir du consensus et que d'établir des compromis parce que c'est la force même de notre assemblée que de tout faire pour que des compromis existent et ce compromis il a été souhaité ardemment et voté il a été voté au Sénat au Sénat la droite à la majorité absolue et la droite a voté au Sénat en commission mixte paritaire oui cela a été voté par le président du groupe Olivier Marleix et à ceux qui disent de part et d'autre de cette hémicycle que la CMP serait une vision dégradée de la démocratie qu'elle honte quelle honte la commission mixte paritaire c'est la capacité à faire travailler nos deux chambres ensemble où est la difficulté enfin à dire clairement en français que scénaria a semblé peuvent travailler ensemble pour faire émerger des compromis qui ici qui a déjà chez Géant CMP ne peut oser franchement regardez les Français dans les yeux et leur dire que la CMP c'est de la manigance ou c'est de la manœuvre au contraire la CMP c'est de la clarté et c'est la capacité à dégager des compromis mais au sein de votre groupe il y a eu malheureusement des trajectoires personnelles il y a eu des calculs individuels qui ne sont en rien mais alors en rien motivé par l'intérêt général en rien motivé par l'intérêt des Français parce que vous le savez les demandes que vous avez eu ces demandes qui pouvaient être légitimes notamment sur les carrières longues elles sont satisfaite dans ce texte mais il fallait à nouveau trouver un prétexte prétexte après prétexte pour ne pas voter alors oui moi je retiens ceux qui au sein de votre partie ce qui est au sein des républicains ou en commission mixparita et disent aujourd'hui dans les médias disent aujourd'hui sur le terrain qu'ils assument une réforme nécessaire pour notre pays et oui qu'ils ont honte en effet de voir certains de leurs familles politiques assumer de voter une motion non seulement transpartisable mais avec l'extrême droite j'ai connu en partie politique ou en effet il y avait des digues qui étaient clairs avec l'extrême droite je sais que ces voix sont très minoritaires et j'espère qu'elle le resteront car oui nous avons besoin de partie républicains de parties claires avec leurs valeurs et puis enfin enfin il y a l'extrême droite je sais que vous n'aimez pas ce terme mais c'est quand même comme ça qu'on continue à vous caractériser parce que c'est ce que vous êtes au fond de vous c'est ce que sont vos valeurs et finalement finalement que dire sur le rassemblement national en fait vous c'est un peu le mime Marceau sa gesticule mais ça parle pas parce qu'on vous demande de vous taire parce que surtout il faudrait pas prendre le risque qu'un seul député du rassemblement national s'exprime parce que quand vous vous exprimez ça finit en dérapage et on se souvient qui vous êtes et l'Assemblée le condamne avec un député qui a été interdit de notre hémicycle pendant 15 jours pour un dérapage grave à l'encontre d'un de nos collègues oui c'est ce qui s'est passé pendant toute cette séquence et puis si vous vous plait un peu de silence on écoute madame la président de berger s'il vous plaît mais si vous voulez parler vous savez chers collègues que l'avez-vous fait pendant les 15 jours de débat que n'avez-vous pris ce micro pendant les 15 jours de débat que n'avez-vous déposé des amendements pendant les 15 jours de débat que n’êtes-vous aller en médias pour assumer de porter une contradiction la vérité elle est claire il y a un chef une chef et seul elle a droit à la parole les autres doivent d'abord se taire et appuyer sur le bouton ou lever la main quand on leur demande c'est ça la triste vérité quelle rassemblement national et puis et puis enfin il y a face à moi la majorité les trois groupes de la majorité Unis soudée responsable qui ont assumé et qui assument jusqu'au bout leur valeur leur conviction et qui le font sur le terrain tous les jours oui nous le savons la présidente du courage mais ce courage la majorité là et je veux rendre hommage en particulier un entrepreneur de commission en fait il a katabi et à Stéphanie notre rapporteur général [Applaudissements] et oui oui j'assume de défendre nous assumons de défendre ce texte dans l'émotion de censure encore nous avons entendu les fausses vérités sur l'état de nos comptes publics quel dommage sert de cours sont quand justement on a fait toute sa carrière et sa vie politique cette mandat par le menteur pour parler de la restauration de nos comptes publics parce que oui sans cette réforme à la fin en disant nous aurons accumulé 150 milliards de déficit la vérité elle est là et vous ne pouvez pas la contester la vérité c'est que oui la justice est d'abord de faire en sorte que cette réforme soit adoptée parce que ceux qui vont trinquer ceux qui trinqueraient en premier ce sont les plus fragiles de notre pays qui eux n'ont que la solidarité intergénérationnelle pour faire en sorte d'espérer un jour avoir le droit à une retraite et oui cette réforme en effet elle demande du courage parce que demander des efforts aux Français c'est toujours plus difficile que de dire que demain on rase gratis avec de l'argent qu'on a pas et avec des efforts qu'on ne demande pas et ce sont ces efforts qui ont fait en sorte que nous sommes potentiellement aux portes du plein emploi dans notre pays parce que nous avons 7,2 % de taux de chômage alors qu'en 2017 nous étions après de 10% de taux de chômage ça c'est concret ça c'est l'avenir de nos France des Français l'avenir de nos concitoyens et la manière avec laquelle ils peuvent le regarder plus sereinement et l'avenir oui c'est ce qui doit nous appartenir à partir de ce soir car quel que soit le résultat souverain de notre assemblée qui votera qui votera pour dire oui ou non à la réforme qui votera pour dire oui ou non à la censure alors oui il y aura un après et cet après il est de notre responsabilité pendant les débats au sein de l'assemblée combien de fois avons-nous été interpellé par des Français qui nous écrivaient ou qui nous interpellait directement en nous disant j'ai honte de regarder ces débats j'ai honte de ce que l'assemblée est devenu j'ai honte de ce bruit et de ce vacarme permanent j'ai honte du tapis rouge que vous dressez à l'extrême droite parce que si l'extrême droite peut conclure son discours en disant en 2027 c'est bientôt c'est parce que vous êtes là et parce que vous n'êtes pas un rempart vous êtes en marche pied [Applaudissements] alors oui oui nous devons réussir collectivement allez au-delà du ressentiment que peut provoquer cette réforme allez au-delà de l'amertume qu'elle peut provoquer à partir du moment oui nous demandons des efforts oui nous devons ouvrir des sentiers qui sont dans l'intérêt des Français et qui sont vitaux pour l'avenir de notre pays je pense évidemment à la question du travail parce que la question des retraites elle pose fondamentalement d'abord la question du travail du rapport au travail du sens du travail de la rémunération du travail dans notre société c'est toute la question du partage de la valeur et du partage des profits que nous voulons voir être mis en oeuvre dans les prochaines semaines c'est la question de la de l'autonomie aussi et de nos aînés combien de familles sont touchées par la dépendance par la perte d'autonomie nous avons créé la cinquième branche nous toute la majorité avons déposé une proposition de loi sur l'autonomie et le Bien Vieillir ça c'est la vie quotidienne dont il est question alors oui ou non serons-nous capables à l'issue des votes de ce soir de trouver dans cette hémicycle dans cette hémicycle que les Français ont choisi à la fois dans la majorité et avec les personnes de bonne volonté de droite comme de gauche serons-nous capables de voter des textes qui sont structurants seront nous capables demain de voter un texte inédit de soutien à nos forces armées pour lutter contre le terrorisme serons-nous demain de voter un texte majeur sur l'accès aux soins pour les plus précaires en particulier la défense de notre hôpital public seront nous capables de voter notre texte sur l'autonomie seront nous capables de continuer à prendre le tournant de la planification écologique seront nous capables de décarboner notre industrie et de porter une industrie verte seront nous capables ensemble de refonder notre pacte républicain et notre école seront nous capables d'assumer un discours clair sur l'immigration qui dit que oui on doit régulariser ce qui s'intègre par le travail mais que oui on doit évidemment expulser ce qui est en fraigne nos valeurs balant ou l'autre là et l'autre alors en conclusion face aux extrêmes face aux alliances de circonstances qu'on a vu fleurir ces derniers jours face aux opportunistes de tout bord face au cynisme qui peut trop souvent exister ici oui la réponse encore et toujours elle est dans le dépassement et elle est dans le rassemblement les Français nous ont de lui les Français nous ont choisi les Français sont prêts au dépassement et au rassemblement la majorité y est prête que celles et ceux qui sont de bonnes volonté s'engagent avec nous je vous remercie je vous remercie [Applaudissements] je vous remercie la parole est à madame la Présidente pano pour le groupe la France insoumise [Applaudissements] présidente première ministre collègue le peuple vous regarde il vous regarde comme on regarde quelqu'un qui a trahi dans un mélange de colère et de dégoût la colère et le dégoût sont familiers les Français l'ont éprouvé au lendemain d'un dimanche de 2005 depuis ils ont déserté les urnes ils sont retournés parfois ils étaient déçus en 2017 résigné en mars 2022 ils vous ont sanctionné en juin dernier et vous les avez à nouveau trahis en faisant comme si Emmanuel Macron avait été élu sur son programme trahi en gouvernant depuis 9 mois comme si vous étiez majoritaire trahi avec un misérable 49.3 pour faire passer une réforme dont personne ne veut des traîtres donc mais d'un genre nouveau de ceux qui déçoivent les espoirs que l'on n'a jamais placé en eux car en avril dernier personne ne comptait réellement sur Emmanuel Macron pour relever le pays ont prêté une oreille discrète à celui qui parlait alors souvenez-vous d'une nouvelle méthode pour gouverner des milliers de mensonges plus tard vous portez le coup de grâce vous n'envisagez pas l'hypothèse du 49-3 juste avant d'y recourir votre parole n'a plus aucune valeur des ossements de sourcils des rires narquois des injures sont au mieux ce que vous récoltez dans le pays jamais un président n'a voulu gouverner avec autant d'aplombs par la colère et le dégoût à présent deux Français sur trois veulent que cette motion de censure aboutisse pour faire chuter le gouvernement et votre réforme oui jeudi était le premier jour de la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron vous n'avez aucune légitimité à faire cette réforme et vous le savez votre défaite est d'autant plus grande que vous aviez mobilisé tout en Arsenal pour l'imposer de force 50 jours pour discuter d'un texte un temps de parole limitée des petits accords de couloir des ministres qui défilent pour parler d'une réforme juste et équilibrée de gauche et qui ne fera pas de perdant d'autres qui accusent les grévistes de provoquer une catastrophe écologique agricole et sanitaire un vote bloqué au Sénat un bras d'honneur à l'Assemblée pour finir par un 49-3 sous forme d'aveugle faiblesse quelle misère morale et politique ni légitimité populaire ni légitime vous avez précipité le pays dans une crise de régime l'artisan de ce chaos est porté disparu Emmanuel Macron se cache depuis des semaines derrière ses fusibles il communique uniquement par correspondance un jour pour dire que cette réforme est nécessaire l'autre pour souhaiter que le texte je cite puisse aller au bout de son cheminement démocratique quand il n'a emprunté qu'un sentier autoritaire après son passage en force il fait de la France dès le lendemain matin la risée du monde le journal conservateur des tagash Figel titre Macron n'est pas un réformateur mais un démolisseur ce 49-3 est une catastrophe politique pour le journal libéral dit économiste on voit mal du positif émergé de cette pagaille le journal italien la Stompa évêque un geste trop irréfléchi qui peut déborder l'Élysée un journal danois évoque une bombe nucléaire déclenchée dans un cas au total pour El Pais ce 49-3 va empoisonner la vie politique le New York Times évoque une méthode qui traduit une forme de mépris oui Emmanuel Macron fait honte à la France les Français avaient pourtant joué le jeu avec des syndicats Unis il manifestaient pacifiquement depuis des semaines faisaient grève faire des jours de salaire au moment même où les prix explosent avec ce 49-3 Emmanuel Macron souffle à l'oreille du pays un raisonnement dangereux en démocratie pour être entendu la démocratie ne suffit plus que reste-t-il alors le forcené de l'Élysée des goupilles une grenaille et bouge toutes les issues il ne laisse au peuple aucune porte de sortie il porte l'entière responsabilité d'une explosion de colère en démocratie pourtant le peuple et le seul souverain si Emmanuel Macron voulait réparer le pays il pourrait annoncer un référendum ou une dissolution mais il a fait du peuple son ennemi un mort un conseiller du président parle d'un mort le roi demande un sacrifice contre le retrait de la réforme la situation est grave inédite dans notre histoire politique récente jamais un président et féministe n'avait autant et délibérément menacer la paix civile du pays qu'il gouverne madame la Première ministre il faut donc vous s’insérer pour l'intérêt de tous on lit ici et là qu'Emmanuel Macron se rêve en Jésus-Christ il ressemble davantage à Caligula cette empereur devenue ivre de son pouvoir Camus fait dire Alain de ses personnages sans doute ce n'est pas la première fois qu'un homme dispose d'un pouvoir sans limite mais c'est la première fois qu'il s'en sert sans limite jusqu'à ni et l'homme et le monde comme Caligula le président est saisi de deux mesures il n'écoute plus personne il a refusé de recevoir l'Inter syndicat l'ignorer des manifestations historiques depuis 50 ans commander un passage en force et se barre barricade désormais dans son palais comme lui il désire l'impossible ni l'adhésion à son projet ni l'adhésion à sa réforme le son de ce monde mais il fera comme si à croire qu'Emmanuel Macron se trompe de peuple il croit possible de gouverner la France indépendamment des Français indépendamment de la fureur qu'il fait naître en eux comme lui il confond la postérité et le ridicule comme s'il se met la colère et le dégoût dans le pays avec quelque chose d'original comme lui il confond la force et la lâcheté comme si pénaliser les femmes les plus précaires et épargner les riches avec quelque chose de courageux avec le même cynisme que le Caligula de Camille dit gouverner ses volets tout le monde sait ça mais il y a la manière moi je volerai franchement oui Emmanuel Macron volera franchement des ans de vie à tous les Français la colère et le dégoût comme ça le programme politique quelle temps perdu il y avait pourtant tant à faire la sécheresse ravage le pays 80% des nappes phréatiques sont à des niveaux catastrophiques une étude récente nous dit que la demande en eau douce excédera de 40% les ressources disponibles dans les 7 années à venir les grandes entreprises profitent de l'inflation pour gonfler leur prix et dégager plus de marge pendant ce temps les Français en sont réduits à voler dans les supermarchés on sait que les 12 milliards que vous cherchez pour les retraites se trouvent dans la poche des plus riches qui ne fait pas d'impôts comme le révèle Institut des politiques publiques quel temps perdu à répandre la colère et le dégoût heureusement il y a de quoi se réjouir pas ici non jamais là-bas au dehors depuis des semaines des millions de personnes défilent dans les rues pas pour le plaisir car elles y perdent des plumes mais pour leur dignité ils ont ceci de différents de vous qu'ils prennent leur existence et celles des autres au sérieux même si vous lui accordez bien peu de valeur ils tiennent à la vie à leur vie ils tiennent à leur vie car ils n'en n'ont pas d'autres ils tiennent à leur vie et non personne en haut pour la défendre au fond vous misez sur un océan de dégoût pour faire passer votre réforme mais même cela vous n'y êtes pas parvenu le 49.3 a fait l'effet d'un détonateur jeudi dernier des centaines de milliers de gens dans tout le pays se sont réunis spontanément sidérés par votre brutalité ils savent où réside la violence la vraie pas dans des autocollants placardés sur une permanence mais dans le fait d'imposer deux enfermes de briser d'user d'épuiser encore davantage les corps et les nerfs comme à chaque fois vous vous servez de la police pour répondre le dégoût en quelques jours on a vu poindre le spectre des gilets jaunes dans les maintiens du désordre jeudi soir 97% des personnes interpellées ont été relâchés 1400 gardes à vue prolongées inutilement des jeunes manifestants humiliés à Genouillé le dos au mur les mains sur la tête des charges violentes et injustifiées des nazes et fouilles arbitraires vous tentez désespérément de relancer la machine à découragement vous n'y parviendrez pas vous n'y parviendrez pas à car la période a révélé aux yeux de tous une réalité insoutenable vous ne servez à rien oui vous ne servez à rien si ce n'est nuire quand les éboueurs font grève du jour le paysage et les odeurs s'en trouvent changer si votre gouvernement tombait ce soir les Français seraient simplement soulagés madame la Première ministre vous ne pouvez rien face à ceux qui font tout peu importe l'issue de cette motion de censure vous avez déjà perdu pour beaucoup votre gouvernement est déjà mort au moment où vous passiez en force par arrogance votre pouvoir s'est effondré les noms de bornes du soft et autres n'inspire aux Français ko Le cœur l'Inter syndical donne rendez-vous ce jeudi pour la motion de censure populaire nous parlerons de votre réforme au passé car ce n'est qu'une question de jours avant que vous ne reculiez enfants malgré vos efforts personne ne se laissera envahir par le dégoût chacune de vos paroles est un antidote à l'impuissance et à la résignation le désir de battre Emmanuel Macron et sa réforme est devenue contagieuse même l'empereur Caligula a été vaincu c'était après cette regardée dans le miroir merci de ton Emmanuel Macron conte le son reflet il y verra bientôt sa chute merci beaucoup la parole est au président Marleix pour le groupe les républicains [Applaudissements] madame la présidente madame la Première ministre mes chers collègues oui nous assumons la nécessité d'une réforme pour sauvegarder notre système de retraite et défendre le pouvoir d'achat des retraités le respect du travail c'est aussi le droit à une retraite décente après une vie de travail oui nous assumons d'avoir tempéré cette réforme 63 ans à la fin du quinquennat plutôt que 65 ans oui nous assumons d'en redistribuer tout de suite le bénéfice pour 1,8 millions de retraités aux carrières complètes mais aux pensions les plus modestes pour leur permettre d'avoir 670 euros de plus en moyenne chaque année non nous ne nous associerons pas à ceux qui ont pour funeste slogan tout cramé ou révolution nous ne voterons donc pas l'émotion de censure nous ne nous laisserons pas entraîner par une extrême gauche qui est assume de vouloir détruire les institutions de la Cinquième République nous ne serons pas les témoins de ces noces barbares entre ceux qui assument vouloir mettre le chaos et ce qui silencieux n'ont aucune proposition pour sauver les retraites mais espère tirer profit de ce chaos soyons clairs le problème aujourd'hui ce n'est pas la réforme des retraites c'est le président de la République cette nécessaire réforme des retraites payent 6 années d'un exercice isolé parfois narcissique et souvent arrogant du pouvoir comme insensible à la vie des Françaises et des Français d'un pouvoir qui a soit reclus à l'Élysée soit des milliers de kilomètres le jour où je recevais les syndicats d'EDF qui m'exprimaient leur dépit face à l'absence de dialogue du gouvernement le président Macron était dans un bar de nuit à Kinshasa quel décalage nous regrettons cette méthode qui confond volonté politique et absence de dialogue social réel et sincère avec les partenaires sociaux une méthode qui laisse place un temps de revirement et d'un cohérence ne vous étonnez pas que des Français n'adhèrent pas à votre réforme puisque le président Macron lui-même il y a trois ans la critiquait avec virulence le président de la République n'a-t-il rien retenu de la crise des gilets jaunes sans respect des Français décor intermédiaires des partenaires sociaux rien n'est possible le bras d'honneur madame la Première ministre n'est pas une méthode de gouvernement ce que n'importe quel élu local de notre pays c'est du devoir d'écoute ou de respect des Français le chef de l'État semble ne l'avoir toujours pas appris la crise que nous traversons c'est le produit de 6 années de fracturation de notre pays on ne gouverne pas pendant six ans en poussant par stratégie électorale les électeurs de gauche dans les bras de l'extrême gauche et les électeurs de droite dans les bras de Marine Le Pen sans que cela ne de conséquence délétères sur l'état du pays une France fracturée une France radicalisée une France désabusée une France profondément déprimée une nation en lambeaux dans ce paysage dévasté elle est fille et le RN ne sont que les jumeaux infernaux d'Emmanuel Macron jouant chacun à merveille sa partie de la pièce et lui donnant la réplique espérée je le dis très sincèrement l'idée de rassembler dans ce pays les patriotes de bonne volonté ceux qui aiment la France et qui veulent la reconstruire au-delà des clivages pourrait être un projet pour l'après Macron oui je fais partie de ceux qui croient que notre pays méritera de retrouver un jour vraiment l'esprit du Conseil National de la Résistance qui assure unir de façon certes éphémère mais tellement décisive des gens aussi différents que les communistes et les gaullistes les socialistes et les démocrates chrétiens mais qui avaient tous en partage d'être républicain ce projet ceux qui ont signé cette notion de censure ensemble sont incapables de la voir ensemble pour répondre au défi de notre pays que feriez-vous sur l'immigration vous pensez l'exacte contraire les uns et les autres que feriez-vous sur le rétablissement de notre souveraineté industrielle ou agricole s'il vous plaît que feriez-vous pour adresser les finances publiques et des services publics d'un pays au bord de la faillite que feriez-vous vous qui avez en commun d'être incapable d'assumer la moindre réforme pour contester il suffit d'être virulent pour reconstruire il faut être responsable courageux et cohérent vous êtes tous en train de tirer le pays vers le fond sans proposer de le redresser [Musique] car le seul sujet au fond c'est le déclin de la France désormais au 25e rang mondial seulement de richesse par habitant année après année notre pays s'appauvri et les Français s'appauvrissent la compétition économique mondiale sans règles qui a tant fait s'ouvrir qui a tant fait souffrir notre industrie et désormais nos services et notre agriculture à sa part de responsabilité elle tire les salaires vers le bas et affaiblit nos entreprises mais le poids de nos prélèvements et nos pesanteurs normatives en sont aussi la cause dans cette France moins prospère les Français regardent avec nostalgie ce qui était la vie de leurs parents ou le progrès social l'amélioration du niveau de vie semblait promis à ceux qui travaillaient ce n'est plus le cas aujourd'hui l'effort est mal récompensé et la solidarité trop souvent injustement distribué voilà ce qui mine le pays la politique d'Emmanuel Macron résolument mondialiste d'une part et utilisant l'argent public à tour de bras pour tenter d'acheter la paix sociale d'autre part n'a fait qu'aggraver se déclin ne trompons pas les Français leur redressement demandera du courage et du travail oui oui la France a besoin d'unité nationale mais vous n'en êtes pas le chemin vous n'êtes que celui de la facilité le président de la République entre les mains de nombreux outils constitutionnels il peut changer de gouvernement il peut recourir au référendum il peut dissoudre soyons clairs il n'y a aucune offre de notre part juste une demande le voir exercer différemment son mandat à lui d'entendre les avertissements y compris le nôtre s'il veut aller au bout de son quinquennat réformer oui facturer non je vous remercie monsieur le président la parole est à monsieur le Président Mattei pour le groupe démocrate [Applaudissements] pour une durée de 15 minutes madame la présidente mesdames et messieurs les ministres chers collègues aboutissement attendu du point de vue institutionnel compte tenu de la configuration de notre Assemblée désormais ces motion censure sont une somme de regret que je voudrais exprimer ici au nom de mon groupe oui nous avons des regrets notre premier regret celui d'avoir jamais pu pleinement examiner et voter ce texte en première lecture alors que les deux semaines prévues suffisait à le faire chers collègues de l'opposition en dépit des règles de fair-play parlementaire et plus encore de toute vertu démocratique vous avez décidé de détourner notre règlement pour créer une embolie parlementaire motion prise de parole identique à répétition comportement empreint d'une forte violence symbolique rappelle au règlement et surtout plus de 20 000 amendements vous avez fait feu de tout bois pour empêcher la tenue de nos débats tout cela dans un seul but empêcher le débat et l'adoption même partielle de ce texte en transformant l'Assemblée en un véritable cirque qui fait honte à notre institution avec la présence pour finir d'un responsable politique dans les tribus surveillant ces troupes comme un empereur romain je n'ose imaginer ce que serait une sixième république celle que vous appelez de vos vœux les députés du groupe démocrate aurait voulu avoir le temps de présenter leur point de vue qui nous semblait équilibrer entre la nécessaire responsabilité financière et l'objectif de justice sociale vous nous avez privé de ce débat et d'un véritable vote et je le regrette amèrement parce que je sais que dans l'intérêt des Français nous aurions pu ensemble améliorer le texte heureusement notre dialogue permanent avec les sénateurs et notamment le cousin de l'Union centriste nous a permis de défendre une large partie de nos propositions et d'en faire adopter un certain nombre Sénat puis en commission mixte paritaire je voudrais les remercier pour le travail que nous avons su faire ensemble je crois même pouvoir dire que ce travail en commun illustre bien ce qu'est le centre isme loin de l'intransigence d'enfants preuves aujourd'hui certains qui sont réclamment coeur mais l'eau en vérité abandonné depuis de très nombreuses années je voudrais aussi souligner la qualité de nos échanges avec le gouvernement même si toutes nos propositions n'ont pas été reprises notamment celles concernant le financement notre second regret et le manque de responsabilité de certaines oppositions je ne parle pas de celles qui n'avait pas de projet si ce n'est de se cacher derrière une forme de respectabilité pour déposer à la fin une motion de censure en espérant que personne ne remarquerait leur absence de propositions je ne parle pas non plus de ceux qui ont défendu et voter en son temps 2013 une réforme qui amenait les Français à dépasser de plus d'un an l'âge légal de 62 ans sans le dire honnêtement et qui défendent aujourd'hui des propositions totalement illusoires se raccrochant 60 ans croyant retrouver par ce totem les grandeurs de 1981 et oubliant les grades difficultés qui ont suivi cette parenthèse enchantée je n'ai pas d'illusion pour cela même si j'espère que nos concitoyens ne se laisseront pas berner par ces mirages je parle en particulier de l'opposition qui avait promis depuis des années de faire cette réforme des retraites c'est la même que le gouvernement a défendu en atténuant l'âge de départ par rapport aux promesses de la candidate soutenu l'année dernière par les par paysans la peur le jeu de billard les jeux de billard à trois bandes et malgré tous les efforts du gouvernement fait à votre endroit vous n'avez pas voulu afficher par un vol clair vos positions divergence sur ce sujet qui aurait dû nous rassembler même si je sais que certains collègues du groupe les républicains voulaient en responsabilité votez ce texte issu d'un compromis après un travail sérieux et juste nous voulions très majoritairement groupe démocrate modem et indépendant aller au vote de ce texte après peut-être pour certaines et certains des doutes mais surtout avec la conviction que cette loi a été nécessaire et utile nous prenons un de la décision qui a été prise de déclencher la procédure prévue par la Linéa 3 de l'article 49 de notre Constitution cet outil existe il permet aux forces politiques qui sont contre ce texte de le rejeter si elles sont majoritaires certains à cette tribune parlent de l'engagement de la responsabilité du gouvernement comme un déni de démocratie à mon sens c'est bien plus le comportement de vos autres dans les mots comme dans les actes qui frisent le déni démocratie je voudrais d'ailleurs rappeler que la queue de la violence verbale ou symbolique à la violence physique il y a souvent qu'un pas hop alors alors le groupe démocrate alors le groupe démocrate prend un 1 de cette inconscient acte de l'esprit de responsabilité de responsabilité qui animent le gouvernement et vous l'aurez compris bien sûr soutenant le gouvernement et persuadé de la nécessité d'une réforme pour pérenniser notre système de retraite nous ne voterons pas cette censure mais il y aura un après et de toute crise nous devons tirer des leçons réfléchir au fond et à la méthode ce que nous souhaitons profondément au groupe démocrate modem et indépendant je vous remercie merci beaucoup monsieur le président la parole était au président Vallot pour le groupe socialiste [Applaudissements] madame la présidente madame la Première ministre madame la rapporteur chers collègues quoi qu'il en coûte à la démocratie la réforme des retraites voulue par le président de la République est un coup de force politique elle n'est pas seulement un impôt sur la vie de celles et de ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre elle symbolise comme jamais sa pratique solitaire du pouvoir qui pervertit la démocratie rend possible sans retournement en son contraire impose ces volontés sans discussion avec arrogance et mépris mépris du débat parlementaire et du dialogue social mépris de la mobilisation syndicale et de la volonté populaire mépris de l'opposition majoritaire dès lors que comme vous l'avez concédé vous-même le compte n'est pas mépris de l'intelligence des citoyens quant à leur propre avenir mépris de l'exigence de transparence de sincérité et de vérité quoi qu'il en coûte à la démocratie le président de la République acculé votre gouvernement et la majorité complice à élever le mensonge les vérités alternatives la falsification des chiffres et la dissimulation des faits au rang d'arguments irréfutables de réalité un discutable d'expertise irréflugables il aura fallu lever 1 à 1 chacun de vos éléments de mensonges il aura fallu aller chercher dans les tiroirs des ministères les informations que vous refusiez de communiquer au parlementaire pire vous avez imposé une logique orwénienne qui féminine l'intégrer tous les points de vue afin d'empêcher on interrompt un instant Boris Vallot carmus toujours en direct depuis l'Assemblée nationale longue après-midi alors on a eu les prises de parole des uns des autres expliquez-nous la suite du programme alors les prises de parole continu puisque là c'est Boris Vallot ensuite ça sera Laurent Marc Angeli pour le groupe horizon et donc chaque groupe prend la parole pour une sorte d'explication de vote pourquoi les uns ou les autres ou non exactement la motion voilà et ensuite le gouvernement par la voix d'Elisabeth borne répondra et puis ensuite il y aura le vote ce fameux vote que tout le monde attend bon première analyse vous étiez dans sur les balcons c'est ça pas beaucoup de députés de la majorité dans cette émission moi ça m'a surpris vous vous me dit non c'est normal ils sont circonscription mais quand même il faut la soutenir cette première ministre gouvernement qui est assis sur les bancs en bas et qui souffrent un peu alors oui elle a besoin de soutien parce que ils étaient pas tous là mais ils sont arrivés au fur et à mesure mais surtout dans une motion de censure ce qui compte c'est de d'additionner les votes en faveur de la motion donc en réalité ce sont les opposants qui doivent être présents les autres ne votent pas la moitié des votons exactement il faut la moitié des débuts donc 287 aujourd'hui normalement c'est 289 mais on l'a dit tout à l'heure il y a des législatives partielles qui ont été organisés d'autres qui vont être encore organisés et du coup ça fait baisser le seuil voilà 287 mais seuls son prix en compte les votes en faveur de la motion de censure c'est pour ça que elle est finie nups sont présents non c'est pour ça que les RN est présent en nombre mais que Renaissance n'a pas besoin d'être absolument complètement présent et d'ailleurs chez les LR vous avez pas tout le monde non plus je te demanderai à réhabilitres un plan avec nous ici évidemment et puis les missiles comme ça vous essaierez d'observer s'il y a beaucoup de députés de la majorité présente c'est pas vraiment le cas alors d'accord vous me dites qu'on a pas besoin de l'ordre mais le soutien au gouvernement Elizabeth borne elle doit être encouragée l'instinct gouvernement qui souffre d'une certaine manière oui c'est sûr le soutien elle l'a eu jeudi dernier au moment où il devait y avoir un vote la l'hémicycle était plein s'il y a un jour où il fallait vraiment être dans les musiques pour un député c'était ce jour-là après on peut pas exclure qu'il y a un certain nombre de députés de la majorité qui sont un un petit peu Marie de ne pas avoir pu voter de d'avoir été contraint à ce 49-3 il s'était tous préparé à voter c'est pas facile dans leur circonscription ils ont dû passer un week-end peut-être un peu agité avec des gens qui leur ont expliqué que ça ne leur convenait pas leur position et du coup là peut-être aussi on peut pas exclure que certains des députés de la majorité montrent par leur absence qui sont pas non plus totalement en accord avec ce qui se passe différentes attitudes dans ce qu'on a entendu dans les différents alors évidemment ceux qui s'opposent au gouvernement qui vont voter la motion eux sont très vindicatifs contre le gouvernement ça on avait invité et contre Emmanuel Macron cette petite nuance Olivier Marleix LR eux ne souhaitent pas renverser le gouvernement en tout cas ne souhaite pas voter cette notion eux ils disent plutôt nous sommes pour la réforme des retraites oui alors c'est très intéressant en réalité les opposants et que ça soit d'ailleurs Charles de Courson plus que Mathilde panot ont pas mal ciblé Emmanuel Macron plus que Elisabeth borne on voit bien qu'ils essayent de démontrer qu'ils avaient de bornes et que une sorte de Pantin par rapport à Emmanuel Macron qui serait le marionnettiste et donc ils essayent de le cibler en l'appelant à retirer la réforme Olivier marié que cela dit il assume il a dit nous assumons notamment d'avoir tempéré cette réforme et il a dit son groupe officiellement nous ne voterons pas cette motion de censure le problème c'est qu'effectivement on le sait au sein du groupe il y a des gens qui ne voteront qui voteront cette motion de censure parce qu'il n'y a pas de discipline de vote au sein du groupe LR bon alors est-ce qu'on sait est-ce qu'on peut savoir alors on se parle le nombre de députés LR qui vont voter cette notion vous me dites il y a peu de chance qu'elle passe le pourcentage est faible est-ce qu'on sait là aujourd'hui il est quelle heure 15 17 18 une botte d'ici une petite heure on commande député un arbre cette alors il faut faire un peu de maths 287 c'est la majorité absolue pour faire tomber le gouvernement ça si vous additionnez les députés de l'anus les députés du RN les députés de ce genre de inscrits vous arrivez à 257 260 il manque donc 27 députés qu'il faut aller chercher chez les LR pour faire tomber le gouvernement ce matin dans les derniers calculs c'était 10 à 15 députés LR qui avait affiché clairement rien Pradier ce matin Pierre Henry Dumont aussi qui a attendu jusqu'à ce matin officiellement c'était pas tout à fait sûr dis clairement mais c'était c'était la logique c'était la logique contre la réforme il était un peu obligé d'aller au bout il fallait qu'il aille au bout exactement donc voilà il y a une dizaine à une quinzaine de qui sont prêts à franchir le Rubicon et à voter cette notion de censure et voyez bien que ça ne suffit pas pour faire la majorité donc est-ce que après ce week-end après avoir vu les électeurs après cette petite fait engueuler par des électeurs certains nombre de députés LR qui étaient tentés de ne pas voter à censure franchiront le Rubicon c'est ça le doute pour l'instant qui est entretenu de cet après-midi on va pas faire non plus durer un suspense pour l'instant on ne voit pas justement si le gouvernement n'est pas renversé cet après-midi tu as peu de chance d'arriver pourquoi n'est-il pas allé au bout jeudi dernier sans utiliser le 49-3 est-ce qu'il regrette aujourd'hui pourquoi il n'est pas les n'étaient pas sûr ils ont tout fait pour ne pas aller puisque pour le coup ça on l'a vécu en direct il y a eu trois réunions dans la matinée à l'Élysée il y avait encore une réunion la veille au soir jusqu'à 14h15 moi j'avais envoyé un message correspondant à Matignon qui disait non le 49-3 c'est pas encore d'actualité on essaie d'aller au vote et on apprend à 30 14h30 que là le Conseil des Ministres est convoqué et donc validé pour valider le l'utilisation du 49-3 parce que voilà les fait par le gouvernement montrer qu'il y avait un doute et qui n'ont pas voulu prendre le risque que cette loi ne soit pas adoptée et donc la seule certitude de l'adoption c'est le 49-3 puisque pour le coup comme on l'a dit il n'y a pas de majorité alternative est-ce qu'ils ont été piégés par certains députés LR qui leur ont dit oui je vais voter ils ne leur ont pas fait confiance c'est quoi l'état d'esprit ce qu'il y a des tailles qui a obligé le gouvernement à utiliser 49-3 puisque aujourd'hui ils ne seront visiblement pas renversés c'est il y a du gouvernement de la part d'Elisabeth borne envers sans ses partenaires de des républicains elle a cru que Éric Ciotti et Olivier Marleix le patron DLR et le patron du groupe LR à l'Assemblée nationale tenez leur troupes arriver à compter correctement et pouvait lui assurer une quarantaine de députés républicains qui votaient sa réforme à ce moment-là 40 députés qui républicains qui votent le texte pouvait passer son problème le problème c'est que le jour même ils ont dans les derniers moments de la journée de la matinée ils lui ont dit qu'il n'avaient pas autant de certitudes on n'est pas certain et on apprend au fur et à mesure en parlant avec les uns et les autres qui étaient à la manœuvre il y a des députés dont les la majorité se disait oui eux vont voter avec nous et en fait Marley céti leur disait non non mais lui il va finalement voter contre c'est cette incertitude là qui crée le doute et qui a fait que ils avaient de bornes Emmanuel Macron se sont dit on va pas jouer au pile ou face c'est beaucoup trop on n'est pas sûr du comportement des élus après il y a des gens qui au sein du gouvernement même dans la majorité disent mais il fallait prendre ce risque et quitte à ce que on soit battu là et après on reconstruisait quelque chose Emmanuel Macron a pas voulu perdre de temps et a voulu aller au 49-3 vite possible il est 17h23 Laurent Marc Angelli donc qui est présent du groupe horizon Philippe qui est en train de prendre la parole on voulait suivre tout ça nous on est toujours samedi pas perdu avec beaucoup de journalistes quelques députés qui viennent ils passent ils sortent de l'hémicycle pour venir donner des oui ben les éléments de langage on a vu Charles de Courson après son discours qui est venu salle des pas perdus pour essayer de de continuer à à donner sa bonne parole médiatique ça c'est le jeu on a vu les députés les filles qui descendent aussi au fur et à mesure où ils en ont chacun s'exprime chacun vient un peu faire du service après-vente comme on dit voilà nous sommes ici quatre colonnes vous voyez beaucoup de journalistes on voit notamment Fabien Roussel qui est en train d'arriver avec qui sort de l'hémicycle et qui va peut-être prendre la parole non pas pour l'instant nous verrons ensuite pour le pour le patron des communistes Carl on se retrouve tout à l'heure avec toujours ce suspense vous me dites qu'il y en a pas mais quand même le gouvernement aujourd'hui peut tomber même si cette notion de censure n'était pas du pariotte ne devrait pas réunir assez de voies à tout à l'heure tiens à tout à l'heure et je l'entends parfaitement je vous rassure personne je dis bien personne ne se réjouit du recours à cet article 49 alinéa 3 parmi les parlementaires ici présents qui sont tout aussi attachés que vous à la préservation des prérogatifs du Parlement mais dire que cela constitue un déni de démocratie ou une atteinte au droit du Parlement après 175 heures de débat est quasiment autant d'obstruction nous ne pouvons pas l'entendre depuis le début de la mandature l'opposition à recours dans son bon droit aux outils de procédure les plus spécifiques autorisés par nos textes motion de rejet préalable motion référendaire motion de censure de tout cela le gouvernement n'est pas à l'initiative pas plus qu'il n'est responsable du refus de délibérer qui nous a empêché d'examiner sereinement et surtout d'aller au bout de ce texte durant la première lecture une réforme de retraite est toujours une réforme difficile mes chers collègues ici menées dans le contexte délicat que personne n'ignore mais ça n'en est pas moins une réforme nécessaire nous sommes confrontés à une réalité démographique implacable et nous devons travailler plus longtemps pour pouvoir y faire face c'est un choix de société celui de ne pas augmenter les cotisations sociales ou de baisser les pensions même choix qu'on fait tous nos voisins européens et même dans notre pays je rappelle que la gear karco organise de gestion paritaire des retraites complémentaires a fait un conseil identique à celui du gouvernement en concertation avec les syndicats il assume mesurer l'ampleur du problème démographique et a pris des mesures nécessaires pour assurer l'équilibre de son système là je neutralisation de la décote a donc naturellement été repoussée à 64 ans nous ne sommes pas sourds chers collègues nous entendons les mécontentement et les inquiétudes c'est parce que nous les entendons que nous avons entrepris avec les sénateurs de faire évoluer ce texte c'est parce que nous les entendons également que nous avons voulu faire corriger ce système en faisant reculer des inégalités vécues à l'heure où nous débattons par des millions de nos concitoyens car dans les faits ce n'est pas cette réforme mais notre système actuel qui est injuste ce que nous proposons c'est une meilleure prise en compte des situations des familles une meilleure prise en compte des carrières des femmes une meilleure prise en compte des carrières longues la valorisation de l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires et des élus locaux et surtout les deux nuiront au système de retraite et à sa pérennité car elles auront pour conséquence de pousser à l'emprunt illimité sur les marchés financiers dont certains disent pourtant vouloir s'émanciper notre mandat électif nous oblige vis-à-vis des Français la première de ces obligations c'est agir en responsabilité et d'être responsable en ce jour c'est rappeler qu'un pays surendetté ne peut pas financer son avenir prétendre l'inverse c'est notamment mentir à notre jeunesse qui aura assumé les conséquences de nos choix par le vote de ces notions de censure vous légitimez le comportement des députés qui brandissent des pancartes dans cette hémicycle eu le gouvernement comme dans un stade couvre la voie de la première ministre ou font encore mine de découvrir le fonctionnement d'une commission de paritaire à la fin de nos débats une chose est certaine toutefois notre assemblée si ce n'est l'ensemble de nos institutions et nos démocraties ne sortiront pas indemne de cette séquence les torts sont partagés des erreurs ont été commises de parts et d'autres nous devons nous livrer à une introspection approfondie sur l'ensemble de ces bancs sans exception je le répète cette réforme est nécessaire et l'inaction est un luxe que nous ne pouvons pas nous payer plus nous payer mais la réforme des retraites n'est pas l'alpha et l'oméga de la vie de notre pays il nous faut dès à présent penser à la suite la France est divisée nos concitoyens inquièrent l'inflation la guerre aux portes de l'Europe la brutalité du changement climatique les problématiques d'accès aux soins sont autant de sujets majeurs dont nous devons nous saisir pleinement surtout notre pays a besoin d'être rassemblé et apaisé sans que cela nous confère à l'immobilisme j'ai pour ma part la conviction que nous devons lutter contre les injustices autant que contre le sentiment d'injustice ressenti par de nombreux Français les travaux lancés sur le partage de l'effort devront guider notre action sur ce point vous l'aurez compris nous avons besoin d'un CAP qui permettent à tous de se projeter dans un futur serein et ambitieux je sais que nous pourrons compter sur votre engagement plein et entier madame la Première ministre pour y parvenir c'est pour cette raison que les députés du groupe horizon et apparentés ne voteront pas ces deux notions de censure je vous remercie monsieur le président la parole est à madame la Présidente châtelain pour le groupe écologique madame la présidente madame la Première ministre mes chers collègues jeudi 16 mars 2023 constitue un point de rupture la rupture entre un président et tout un peuple la rupture entre un président de la République qui a théorisé la société des premiers de cordée et tout un peuple qui depuis qu'il a fait la Révolution en 1789 recherche constamment obstinément passionnément la réalisation de la promesse républicaine de l'égalité c'est au nom de l'égalité que les Français se lèvent contre votre réforme ne l'ignorez pas ne le méprisez pas ne méprisez pas ces millions de personnes qui ont défilé et qui défileront demain encore soutenues par tout un pays ne fermez pas les yeux à la vue des pancartes qui fleurissent un peu partout en France et qui tombe bien que mal tente de vous faire entendre raison alors pendant quelques instants je vais me faire le porte-voix de ce que vous avez décidé d'ignorer il chante avec Macron liberté égalité retraite mais quand vous il chante encore les précaires prêtres précaires ce n'est pas un métier ou encore les profits des milliardaires pour les vieux jours de nos grands-mères et cela doit vous rappeler d'autres mobilisations celles des ronds des gilets jaunes du ras-le-bol des travailleurs pauvres souvenez vous elles écrivaient alors taxons d'abord le kérosène gilet jaune versus parachute doré la France d'en bas contre la France d'en haut loin des éléments de langage mécanisés ces interpellations disent la diversité la colère l'imagination du peuple unique entre votre réforme ils jurent leur désir de vie leur respiration qui vient au-delà de la vie et du travail elle procame leur ras-le-bol face à ce monde qui s'emballe pour lequel il faut produire toujours plus consommer toujours plus jusqu'à l'épuisement de nos corps de nos vies et de notre terre la course est freinée au profit l'accroissement a fini de la richesse pour quelques-uns la réduction de notre travail à sa seule valeur marchande le rétrécissement de chaque être humain sa capacité de production c'est la France ubérisée d'Emmanuel Macron une France dans laquelle se creuse les inégalités et où la société se fracture non la France ne se résume pas à une simple logique productiviste et financière la France n'est pas et ne sera jamais la start-up nation ce qui fait la France ce sont ces valeurs ce sont ces principes la justice sociale la solidarité celle qu'ensemble les Forces Républicaines françaises de la droite gaulliste à l'ensemble de la gauche ont su défendre avec le Conseil National de la Résistance s'attaquer à notre modèle à notre système de retraite comme le fait le gouvernement aujourd'hui c'est s'attaquer au cœur de notre modèle social pourquoi pour que finalement pour financer les baisses d'impôts pour les grandes entreprises et pour qui pour de la vue du président lui-même satisfaire les marchés financiers la voici enfin la vérité notre système de retraite n'est pas en danger ni aujourd'hui ni demain non vous voulez faire 18 milliards d'euros d'économies sur le dos des 55 65 ans pour diminuer aveuglément les dépenses publiques au risque de mettre à genoux notre économie nos démocraties et nos modèles sociaux ce que vous présentez n'est pas une réforme c'est une aberration une injustice faite aux femmes une injustice faite aux travailleurs de plus de 55 ans qui sont relégurés aux marges du marché du travail une injustice faite au travailleuse des métiers pénibles qui malgré la dureté de leur travail devant travailler jusqu'à 64 ans une injustice faite au travailleur qui triment avant même d'être pleinement entrée dans l'âge adulte derrière les carrières longues il y a des vies passées à les gagner les perdants de cette réforme ils sont nombreux mais les sacrifiés se sont toujours les mêmes les femmes grandes sacrifiées de cette réforme Macron premier avait déclaré l'égalité famome grande cause de son premier quinquennat et bien Macron Segond s'apprête à creuser les inégalités entre les femmes et les hommes les personnes aux carrières longues sont tout autant sacrifiées ces personnes qui ne sont ni plus et moins que ceux celles qui triment dans les métiers difficiles peut rémunérer ce sont celles et ceux qui ont les mains dans le cambouis depuis qu'ils ont 16 17 18 19 ou 20 ans ce sont celles et ceux qui fabriquent les pièces détachées à Vesoul pour Peugeot qui sont sur les chantiers des Jeux Olympiques en ce moment même les caissières du Super U ou ceux qui font la plonge en cuisine ce sont eux et elles qui tiennent la France debout ce sont eux et elles que ce gouvernement méprise ignore le président n'a pas perdu le contact avec les Français de première ligne il ne les a jamais croisés depuis les bancs de ces écoles privées jusqu'à son fauteuil dans les dans des banques d'affaires il ne les a jamais croisés alors il pense qu'il peut marchander des trimestres en dans leur dos il pense qu'il peut maintenir un âge de départ à la retraite qui rend inopérant le principe des annuités qui protégeait ceux qui ont des carrières longues et pourtant un travailleur qui a mis les Bains dans le cambouis des 18 ans vous le savez je le sais à une espérance de vie bien moins élevée que ceux de la plupart d'entre nous alors oui c'est l'honneur de la représentation nationale d'avoir débusqué vos mensonges c'est l'honneur de la représentation nationale d'avoir refusé d'être instrumentalisé par un président de la République qui oppose démocratie politique et démocratie sociale c'est l'honneur de la représentation nationale d'avoir su entendre le front syndical afro exceptionnel un front historique que je salue depuis cette assemblée la CFDT la CGT est faux CFE-CGC la fftc l'une ça solidaire la FSU lunaire Lafage la fidèle voie lycéenne et le mouvement nationalicien ce front syndical nous oblige prenons garde prenez garde la démocratie sociale n'est pas quantité négligeable en démocratie elle est notre lien indispensable au monde du travail au travailleur c'est à dire aux Français un lien aujourd'hui qui menace d'être brisé enfin c'est l'honneur de la représentation nationale d'avoir trouvé le chemin d'une Concorde derrière le groupe liotte que je salue d'ailleurs pour exprimer le rejet de cette réforme injuste et d'une méthode brutale de la gauche à la droite de cette admissible nous sommes les représentants des Français et des Françaises et je citerai ici Paul Raynaud qu'il y a 60 ans débattait d'une autre motion de censure il disait alors les représentants du peuple si décrié aujourd'hui ça vient qu'ils ne sont prises de l'aimant que des portes-paroles modestes précaires failli vilipender souvent mais ils savent aussi qu'ensemble ils sont la nation et qu'il n'y a pas d'expression plus haute de la volonté du peuple que le vote qu'ils émettent après une délibération publique madame la Première ministre en utilisant le 49 à Linéa 3 décidé par celui qui se rêve Jupiter ce n'est pas seulement la majorité dans cette émission qui vous fait défaut c'est l'immense majorité des Français qui vous tournent le dos alors certes un grand renfort d'éléments de langage vous nous rappelez que oui vous nous piétinez mais en toute légalité mais voilà ce qui est légal n'est pas forcément légitime vous auriez tort de ne pas vous soucier d'adosser vos actions à la légitimité populaire une présidentielle à fortiori celle de 2022 n'est pas un blanc sain à gouverner et à réformer contre 75% des Français cette élection présidentielle à laquelle vous faites référence constamment comme pour masquer le manque de majorité dans cette assemblée cette élection ne vous autorise pas à maltraiter des institutions et à faire en quelque sorte un nouveau de bras d'honneur à l'Assemblée nationale cette élection par défaut aurait dû vous conduire à la recherche constante de compromis avec les oppositions mais surtout oui surtout avec les corps intermédiaires la légitimité électorale est un socle mais elle ne se suffit pas elle-même un gouvernement ne peut gouverner tant qu'ils ne dispose tant qu'il dispose d'une approbullition populaire d'une adhésion politique d'une confiance dans son action aujourd'hui vous n'avez plus aucun des trois sans cette confiance sans la profonde certitude que la décision du gouvernement de l'édition du gouvernement sont prises avant tout dans l'intérêt des Français et jamais pour des intérêts particuliers sans cela vous ne pouvez rien à faire un moment où il y a ton passé la synthèse du dernier rapport du GIEC publié aujourd'hui nous exhorte à réduire immédiatement drastiquement nos émissions gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique sous deux degrés planifier la vie et de production est indispensable cela ne sera pas facile mais cela sera impossible si c'est fait sans justice et par un gouvernement qui ne suscite que défiance et colère vous avez plongé la France dans une prise politique profonde transformée une crise sociale en une crise de régime vous n'avez plus les moyens de gouverner un pays qui a pourtant besoin d'engager des réformes structurelles pour affronter la crise climatique environnementale vous n'avez plus les moyens de gouverner un pays qui est rongé par la défiance depuis les gilets jaunes vous n'avez plus les moyens de gouverner un pays où les températures augmentent et où les pluies ne sont plus et où demain les travailleurs du BTP travailleront sur les toits sous 50 degrés au soleil vous n'avez plus les moyens de gouverner un pays qui s'enfonce dans une spirale inflationniste et qui fracasse les plus vulnérables c'est pourquoi madame la Première ministre les écologistes voteront sans la moindre hésitation cette notion de censure nous ne pouvons pas nous permettre un gouvernement sans légitimité qui n'aura pas les moyens d'agir je vous remercie madame la Présidente la parole est à Monsieur Pierre Daredevil pour le groupe GDR [Applaudissements] madame la présidente madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres chers et chers collègues une colère pas un coup de colère encore moins une vague de désapprobation une profondeur quelque chose dans l'ordre de la révolte même le refus sans appel de la régression sociale le refus de se voir voler d'eau de ses meilleures années de retraite le sentiment de ne jamais pouvoir être entendu le sentiment d'être pris pour des imbéciles le sentiment de ne pas être respecté l'idée que ça suffit tout simplement on ne méprise que les gens qui font des choses méprisables écrivit Alberto Moravia qu'on fait les ouvriers les employés les privés d'emploi pour mériter tant de mépris qu'on fait les organisations syndicales qu'on fait celles et ceux qui manifestent pour mériter tant de mépris qu'a fait notre peuple pour mériter tant de mépris car c'est ainsi que vécu votre politique c'est ainsi que vécu votre entêtement c'est ainsi que son vécu votre discours et vos justifications toujours plus embrouillées c'est ainsi qu' est vécu le 49-3 car ce n'est pas seulement à cette assemblée qu'il a été infligé c'est au pays tout entier je monte à cette tribune tremblant de cette colère de cette résistance épidermique au mépris de cette attachement viscéral à la dignité humaine la dignité c'est bien cela qui est en jeu voilà ce qu'on m'a demandé de vous dire ces derniers jours dans les quartiers sur les marchés dans les villes hier soir le président a exprimé son souhait que la loi aille au bout de son cheminement démocratique il faut arrêter de se moquer du monde je vous le dis comme je le pense avec respect car du mépris je n'en ai pas mais avec colère avec combativité avec franchise je me demande comment vous pouvez être encore là à défendre votre réforme scélérate qui n'a pas de majorité dans cette assemblée qui en a encore moins dans le pays votre réforme est définitivement illégitime et vous vous trompez lourdement si vous pensez que vous pouvez vous en tirer comme ça que c'était juste un mauvais moment à passer que tout ça sera bientôt oublié ce n'est pas le caprice d'un enfant à la caisse du supermarché votre projet est grillé vous avez perdu la bataille des retraites je ne veux même plus vous redire à quel point votre projet est scandaleux injuste injustifiable inégalitaire régressif attentats au monde du travail et douceurux pour le monde de la finance je ne veux même plus vous redire à quel point nous sommes attachés à ce droit à une nouvelle étape de la vie opposée à votre projet de société centrée sur le profit sur la personne humaine compétitive et rentable réduite à produire et à consommer vous voulez faire de nous des hamsters dans leur roue qui rongent leur vie et leur planète je ne veux même plus vous dire à quel point vous avez été démasqué sur le diagnostic à quel point vous opérations de publicité mensongère ont été ridicules à quel point tout le monde a bien compris votre volonté d'affaiblir le droit solidaire à la retraite par répartition un tel changement ne peut exister sans être consenti la seule chose à dire c'est que cette réforme quoi qu'on en pense doit être retiré d'une manière ou d'une autre vous avez perdu à chaque étape à chaque étape vous êtes passé et ce n'est parfois de vous avoir alerté de vous avoir appelé à la raison à la lucidité à la responsabilité vous auriez pu faire de cette épreuve un moment pour réparer pour rassembler pour apaiser vous auriez pu montrer la grandeur de la démocratie et de la République et bien non vous avez choisi de placer des engagements comptables au dessus de la volonté populaire vous avez choisi de placer la satisfaction des intérêts de la finance au dessus du bien-être social au-dessus du respect du travail au-dessus du droit mérité à la retraite Emmanuel Macron l'avait dit la belle affaire nul ne lui a confié les pouvoirs dans mon arc absolu votre responsabilité n'est pas d'exercer un pouvoir sans limite vous n'exercer de pouvoir qu'au nom du peuple c'est avec lui que vous devez gouverner et non pas contre lui quel pays prétendez-vous gouverner comprenez-vous ce qui est en train de se passer la crise politique gravissime dans laquelle nous nous trouvons à peine un tout autre comportement qu'une attitude autoritaire suffisante paternaliste arrêtez de nous dire que vous faites ça pour notre bien c'est insupportable ne faites pas le par du pourrissement et de la répression plutôt que d'entraîner le pays dans cette régression sociale dans cette tension dans cette crise vous auriez pu initier des dynamiques pour s'attaquer avec beaucoup plus de force aux effets de la vie chère à la faiblesse des salaires à l'urgence culturel au malaise démocratique à l'affaiblissement de la fonction publique au défi climatique au drame de la guerre vous avez tant sacrifié pour mener à terme votre mauvaise réforme et les projets que vous annoncez nous inquiète au plus haut point parce que vous voulez continuer dans la même veine à remasteriser la France en effaçant le meilleur de son histoire pour imposer les canons du néolibéralisme qui défait la République et son pacte social ou donc emmenez-vous ainsi le pays vous pouvez toujours pointer les responsabilités des autres la vôtre est écrasante nous avons entendu les petites manipulations pour se rattraper aux branches cette motion tiendrait lieu de vote sur le texte ce vote vous en avez privé notre assemblée parce que vous alliez le perdre vous avez perdu cette notion renverrait ce texte d'où il n'aurait jamais dû sortir mais désormais la question va au delà la gravité de la situation provoquée par vos choix vous placent dans l'incapacité de continuer à conduire la politique de la nation chers et chers collègues par delà les mesures elles-mêmes chacune et chacun c'est bien ici que ça ne peut pas continuer comme ça ne vous racontez pas d'histoires ne cherchez pas d'excuses ou de justification libérons ce gouvernement de ses responsabilités c'est notre responsabilité de parlementaire c'est notre responsabilité de lui demander de partir avec sa réforme sous le bras ne pas le faire c'est d'abord accepter que cette mauvaise réforme demeure alors de du jour ces deux ans de plus voulez-vous les imposer ne pas le faire c'est aussi approfondir la crise démocratique et la crise institutionnelle la crise de la République mesurer la fracture mesurer la blessure mesurer les effets c'est la conscience dans la République et dans la démocratie qui est fragilisée des institutions de la 5ème République à bout de souffle mérite d'être refondé pour nous permettre de mieux décider ensemble au regard des exigences de notre temps nous devons faire la démonstration que la volonté populaire peut se frayer un chemin nous devons faire la démonstration que le Parlement écoute et agit nous devons faire la démonstration que la démocratie n'est pas une pétition de principe c'est bien cela qui est en jeu au de la même des retraites ou de la même du sort d'un gouvernement et nous voulons saluer ici l'action résolue rassembleuse prometteuse des syndicats de ce pays celle des militantes et des militants engagés dans l'action collective au sein de leurs entreprises alors même que depuis tant d'années les forces dominantes ces forces de les marginaliser de mépriser leur revendication de limiter leur pouvoir et essaye de décourager les femmes et les hommes de se mobiliser et d'espérer c'est avec eux avec quelques se jouent la victoire les mobilisations populaires dans notre pays ont provoqué conquis accompagner les plus belles avancées sociales et démocratiques notre assemblée doit trouver des issues tracer respective et il faut pour cela produire des gestes quel gestes d'apaisement de respect de compréhension ont été produits par l'exécutif ces derniers jours aucun le sens de notre motion est clair elle veut porter l'espoir d'améliorer le droit à la retraite pas de le réduire elle veut porter l'espoir d'une alternative politique heureuse elle veut battre en brèche les projets dangereux anti-égalitaires anti fraternel de l'extrême droite qui est sans solution pour nos retraites notre motion veut mettre un grand coup de frein à la frénésie des politiques libérales et de la loi de l'argent elle appelle à mettre à l'ordre du jour les belles choses qui sont dans les têtes et dans les cœurs aux ouvriers des ports de la sidérurgie de la pétrochimie ou des champs aux employés de la SNCF d'EDF aux caissières aux agents territoriaux aux Atsems aux aesh aux enseignantes et aux enseignants aux aides-soignantes aux infirmières aux artisans et commerçants à celles et ceux qui exercent des métiers pénibles mal reconnus à celles et ceux qui se battent pour la justice qui défendent un vrai droit à la retraite partagée un travail qui prend tout son sens et pas toute la place où l'on s'épanouit à ces femmes et ces hommes à cette jeunesse pleine d'espoir nous disons que rien n'est fini et que nous avons le droit de continuer à rêver plus fort et plus haut et si le vote de cette motion devait décevoir nous disposons encore d'outils pour nous faire entendre nous avons déposé un recours et une proposition de référendum d'initiative partagée qui devrait être validée pour montrer que nos institutions ne sont pas complètement inopérantes face à une telle crise démocratique alors nous irons partout débattre et chercher les signatures par millions pour imposer une sanction démocratique à cette réforme la bataille se poursuit dans les mobilisations sociales et notamment avec cette grande journée de jeudi prochain c'est contre cette réforme pour que vive le droit à la retraite pour le respect de la volonté populaire pour sortir de la crise au nom de la République que les députés communistes et ultramarins de la Gauche démocrate et républicaine sont actrices et acteurs d'une motion de censure je vous remercie mon cher collègue [Applaudissements] la parole est à monsieur Adrien catenin [Applaudissements] [Musique] madame la présidente madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres collègues le temps est suspendu à cet instant et comme rarement dans nombre d'endroits du pays de la maison au café du coin des lieux de travail à la rue les regards sont tournés vers notre assemblée la Maison du Peuple de par la présence des représentants qu'il a élus on nous écoute on nous regarde on attend avec espoir le résultat de notre vote sur cette motion de censure car dans quelques minutes si 287 d'entre nous le décident la volonté de deux tiers des Français et de renvoyer ce gouvernement et son injuste réforme des retraites peut devenir une réalité en République il n'y a qu'un seul souverain c'est le peuple tout entier et non pas le président de la République enfermé dans son palais or depuis le début de ce quinquennat comme ce fut tant de fois le cas dans le précédent cette souveraineté populaire a été censuré il y a moins d'un an alors qu'il venait d'être élu Emmanuel Macron se disait conscient que les Français avaient été nombreux à voter pour lui au second tour davantage contre l'extrême droite que pour son programme il ajoute que ce vote l'obliger qui est donc devenu cet obligation censurée la réponse des Français ne se fit pas attendre puisque le président de la République a été battu par la nupes au premier tour des élections législatives et que la majorité présidentielle n'en est désormais plus une la première ministre c'était alors présenté devant notre assemblée sans solliciter le traditionnel vote de confiance des députés et depuis quel sort est réservé au vote des députés censurés en dégainant le centième 49 3 de l'histoire de la Cinquième République vous en êtes à votre onzième soit 1/493 tous les 28 jours en moyenne depuis le début de ce quinquennat et on l'utilisant pour une réforme injuste et brutale à laquelle s'oppose 93% des actifs du pays vous l'avez plongé dans une crise politique majeure c'est en fait une crise de régime l'hélium spasmes de la lentagonie de cette cinquième république des sens monarchique à bout de souffle de tiers des Français souhaite l'adoption de cette motion censure 2/3 des Français souhaite votre départ madame la Première ministre deux tiers des Français souhaite que le mouvement contre la réforme des retraites se poursuivre mais parce que sous les lustres dorés des plafonds de l'Elysée un homme seul et toujours plus isolé souhaite rhabiller un passage en force en processus démocratique ce sont deux tiers des Français qui devraient être censurés cette réforme des retraites n'a aucune légitimité parlementaire aucune en utilisant un véhicule législatif inadapté un budget rectificatif vous avez contraint les deux chambres à débattre dans un temps limité et empêcher rassemblée de se prononcer en première lecture même au Sénat où vous aviez la majorité vous avez eu recours au vote bloqué et ici à l'Assemblée un énième 49-3 pour empêcher le vote des députés le vote de cet après-midi doit donc remettre les pendules à l'heure rappeler le président et son gouvernement à la réalité être en phase avec les aspirations populaires vous prétendez que cette réforme est la seule solution pour notre régime de retraite par répartition c'est votre préférence politique certes mais il y en a bien d'autres et les Français le savent d'autant mieux qu'il voit une petite minorité se gaver toujours plus sous les effets de vos réformes pendant que le grand nombre souffre et que les fins de mois difficiles commencent dès les premiers jours 10 millions de pauvres dans le pays record d’europe des versements de dividendes ou 5 personnes possèdent autant que 27 millions vous dites que c'est pour le bien du peuple qu'il faut parfois aller contre sa volonté mais le massif des Français avec votre réforme et le recul de l'âge de départ à la retraite n'est pas un caprice de mal informé voilà donc plusieurs mois qu'ils utilisent tous les recours démocratiques possible pour exprimer leurs désaccord la grève si dur et si chère des manifestations massives à répétition dans un calme que vous avez vous-même salué des syndicats unis comme rarement et de votre côté le coup de force permanent après avoir sacrifié deux années de vie de tous les Français contre leur volonté qu'avez-vous l'intention de faire contre celles et ceux qui ne baisseront pas les yeux devant vous les coups de matraque les gaz lacrymogènes la genèse du pays à genoux les mains sur la tête votre obstination est en train de mettre le pays à feu et à son sous le regard de la presse internationale qui découvre parfois que la France est un simulacre de démocratie parlementaire où l'exécutif peut gouverner seul contre tous le retour au calme c'est la démocratie sinon la solution c'est le peuple interroger le don par référendum et quoi qu'il en soit à vous tous qui nous entendez par de la semure prenez la rue dès aujourd'hui par la rue la parole est à madame la Première ministre [Applaudissements] madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés des chants des hurlements des invectives des pupitres qui claquent voilà le spectacle auquel se sont livrés jeudi dernier certains députés dans un déchaînement de violence comme cette émission en a peu connu sous la Cinquième République certains élus de la nation ont une nouvelle fois montré le peu de cas qu'il faisait du débat du Parlement de la démocratie ce n'était pas un fait isolé c'était le paroxysme de semaine entière durant lesquels au cœur même du Parlement nous avons vu l'anti parlementarisme à l'œuvre sous toutes ses facettes [Applaudissements] nous avons vu la nups déployée avec méthode constance et détermination toute la palette des techniques d'obstruction dans le seul et unique but d'empêcher le débat nous avons vu le mépris de nos institutions s'afficher sans le moindre scrupule jusqu'à qualifier la commission mixte paritaire de prise d'otage nous avons vu nous avons vu claire aussi dans le jeu de ceux qui méprisent cette assemblée et veulent récolter les fruits du chaos le mutisme de l'extrême droite ne trompe personne jeudi dernier d'ailleurs le naturel a repris le dessus à coups d'attaque personnelle et de crise effrénées [Applaudissements] mesdames et messieurs les députés cet après-midi intervention après intervention j'ai constaté en écoutant certains orateurs qu'il n'y a décidément pas de limite à la duplicité ce sont les mêmes qui ont tout fait pour saboter le débat à coup d'amendement dilatoire de cris et d'insultes qui viennent nous reprocher de ne pas avoir pu suffisamment débattre ce sont des élus de la nation qui viennent nous expliquer sans vergogne que 175 heures de séances plus que pour les deux précédentes réforme des retraites ne valent rien ce sont des députés qui déni son rôle au Parlement et affirme que la rue est plus légitime que les institutions mesdames et messieurs les députés ces comportements sont graves ils sont graves car il ne s'agit plus de s'opposer avec force mais d'empêcher la discussion et de couvrir coûte que coûte la voix de l'orateur qui ne partagent pas vos idées comme si toute parole contradictoire était insupportable ils sont graves car pour certains toutes les outrances toutes les violences sont permise ils sont graves car ils constituent sous le regard des Français aux deux extrêmes de l'émission bonjour à tous on revient dans les studios du Figaro on continue de suivre bien entendu le discours d'Elizabeth borde actuellement à l'Assemblée il est retransmis sur un autre flux en dessous de ce Player vous pouvez le retrouver nous on garde bien sûr un oeil sur l'Assemblée nationale mais on va commencer à faire les premières analyses avec Frédéric Dhabi dolifop on parlera aussi du sondage sur la gestion de la Mairie de Paris publiée par l'Ifop pour Le Figaro et SUD RADIO publiée dans l'édition papier du Figaro de ce jour et les résultats sévères pour l'équipe d'Anne Hidalgo et ça recoupe également la situation actuelle notamment dans la mairie de avec ce qui se passe à Paris et les manifestations sauvages en réaction à cette réforme des retraites ou bien dans le sillage des polémiques autour de cette réforme des retraites dans l'actualité aussi la convention citoyenne pour la fin de vie claire Fourcade présidente de la Société Française et soins palliatifs sera présente en plateau elle nous racontera son intervention devant cet instant et puis Nicolas baverest sera aussi avec nous on reviendra aussi sur ce qui se passe à l'Assemblée mais aussi à Moscou avec la rencontre de xyjin ping l'actualité donc vous le voyez riche en événement et aussi en point de vue [Musique] [Musique] bonjour Frédéric Daby donc l'Assemblée nationale continue ses débats autour de la mission de censure on a entendu la première ministre prendre prendre la parole peut-être une un premier commentaire sur cette prise de parole c'est moi la défense de ce que le gouvernement a fait autour de cette réforme des retraites qu'une critique sur ce qui est arrivé au moment où elle a présenté le 49.3 oui vous avez raison et on continue avec ces prises de parole précédente alors c'est le début de son discours je pense qu'elle va revenir sur la réforme des retraites mais dès le début comme elle l'a fait par le passé elle renvoie deux ados les deux principales forces d'opposition la nupes accusée d'avoir zadisé bordélisée comme l'avait dit Gérald de Darmanin l'Assemblée nationale et d'avoir empêché un débat qui était pourtant prévu sur 75 heures et le rassemblement national tapis dans l'ombre pour reprendre aussi un terme de la Premier ministre de la première ministre utilisée sur TF1 récemment qui essaye de récolter les fruits de son opposition entre guillemets sages elle était en continuité avec ses propos précédents Elizabeth borne peut-être rester chef du gouvernement je ne suis pas monsieur Macron c'est lui qui a cette qui a je vous repose la question suivant si on regarde si on screen l'opinion aujourd'hui est-ce que il y a un souhait de voir Elizabeth borne partir où est-ce que le maintien d'Elisabeth borne est encore supposé bien entendu que la motion de censure ne soit pas il n'y a pas dans les verbatimes dans les enquêtes qualitatives dans les propos spontanés des Français motivant leur mécontentement à l'égard du couple exécutifs nous avons publié hier les indices il faut obliger d'aider très dur pour le président et stable le Premier ministre il n'y a pas de souhait de voir il a une bonne partie pourquoi parce que je dirais que la critique à l'égard de cette réforme de des retraites se focalise d'abord avant tout sur le président de la République d'ailleurs comme un moment des gilets jaunes alors elle est bien sûr fragilisée affaibli par les recours successifs et multiples depuis l'automne au 49.3 mais il n'y a pas je dirais l'envie d'une victime expiatoire d'une boucle émissaire qui serait la première ministre est-ce que c'est pas ça l'un des autres points saillants des différents discours qui se sont succédé à la tribune c'est la critique hormis chez Renaissance mais en tous les cas dans les oppositions la critique à chaque fois d'Emmanuel Macron et de son attitude oui il est complètement c'est ce qui cristallise toutes les critiques l'enquête Ifop JDD on a quatre points de moins 8 points de moins depuis le début du débat de la réforme des retraites un président minoritaire dans toutes les catégories et pour la première fois sont moins bon score dans les catégories générationnelles ce sont les jeunes alors pendant longtemps il avait une bienveillance vis-à-vis de la jeunesse et quand on regarde le fond des critiques un mot revient tel un leitmotiv l'absence d'écoute un président qui aperçu comme n'écoutant pas la rue le pays les Français les manifestants les syndicalistes et tout ça cristallise des critiques qui étaient qui existaient déjà Vincent un moment du mouvement des gilets jaunes mais qui se sont réactivés très fortement un président silencieux qui s'intéresse plus aux questions plus aux questions internationales c'est une critique classique quand on est sur un second mandat et surtout un président qui n'écoute pas mur est dans un silence et déconnecter des réalités du pays quand on regarde le fond des critiques au-delà de la critique massive et majoritaire sur le passage de 62 à 64 ans il y a une personnalité Emmanuel Macron et une critique l'idée qui n'écoute plus son peuple autre point saillant des prises de parole de ce de ce débat sur l'émotion de censure hormis le groupe Renaissance tout le monde y compris des groupes de soutien à la majorité tout le monde a critiquer le recours au 49-3 ce recours est-il si impopulaire au niveau de l'opinion c'est devenu un chiffon rouge une ligne rouge quelque chose qui est véritablement repoussoir et là clairement il y a une mutation de l'opinion publique souvenez-vous sous Michel Rocard il avait été utilisé 28 fois sans problème dans les indices ils peuvent JDD de l'époque on avait un premier ministre à la popularité est un seul lente toujours plus populaire que le Président de la République de l'époque François Mitterrand il y a eu un vrai tournant au moment des années Holland c'est à dire qu'en moment de la loi Macron François Hollande Emmanuel Valls puis au moment de la loi travail il passe par exemple 3 c'est vu comme un coup de force et désormais et désormais et c'est consubstantiel de l'image d'autorité voir de brutalité d'Emmanuel Macron chaque 49-3 et c'est le 11e que l'on vient de vivre et vu comme à une atteinte à la démocratie un passage en force et quelque chose de brutal et d'autorité ça je dirais pris le pas sur le fond de la réforme des retraites pourtant il y a une différence de nature entre les 49-3 auquel a eu recours au urocourt les premiers ministres de François Hollande et le 49.3 actuels et les 49-3 d'Elizabeth borne c'est que à l'époque de François Hollande c'est 49.3 était utilisé contre leur propre majorité contre leur propre partie là la majorité relative mais c'est précisément pour ça qui a été pensé le 49 francs c'était une arme utilisée en cas de majorité relative et c'est vrai que on va pas se mentir ce que l'on vit depuis maintenant le début de cette législature c'est à dire ce c'est 10 recours aux 49,3 l'automne dernier dans le cadre du budget et ce recours au 49-3 pour la réforme des retraites c'est tout simplement le reflet d'une Assemblée nationale un gouvernable ingérable quand on est sur une majorité relative c'est très compliqué de faire passer ses textes surtout un texte aussi clivant et on le voit dans les enquêtes d'opinion aussi urticants que la réforme des retraites je rappelle dernier chiffre deux tiers de français opposés à la réforme des retraites et quand on regarde les principales cibles concernés les actifs les salariés sa tangente et 75 70%. on commente ces discours autour de la motion de censure avec Elisabeth avec pa-élisabeth borne mais qui est la dernière à prendre la parole avec Frédéric Daby vous continuez à commenter nous envoyer nos commentaires et à la fois sur le site du Figaro et également sur Youtube est-ce que les Français veulent dans leur majoritaire majoritaire majorité pardon que cette l'aboutissement d'une motion de censure c'est en tout cas ce que prétendait Mathilde de panneaux la présidente du groupe insoumis je pense qu'elle l'acteur de penser que les Français sur trois oui alors c'est peut-être une enquête mais c'est pas l'Ifop qui a fait cette enquête mais attention et j'apprécie cette critique des sondages Bourdieu auxienne attention au sondage on pose des questions que les Français ne se posent pas les français ne posent pas motion de censure ils pensent retraite ils sont très critiques sur cette réforme des retraites mais en tout cas ils ont été choqués par le recours au 49-3 sur le mode tout ça pour ça le débat qui était très fortement attendu c'est à dire un débat serein et un débat sur le fond a été profondément troublé par ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale moins au Sénat mais les Français attendaient un vote de là à ce qu'il souhaite une motion de censure il le formule pas comme ça mais en tout cas il y a le souhait de sortir de cette crise alors le souhait principal c'est via le retrait du texte même si dans toutes les enquêtes de l'Ifop on a une sorte d'intériorisation est-ce que c'est une résignation je ne sais pas mais une naturalisation sur lequel Emmanuel Macron ne pourra pas ne pas appliquer et mettre à exécution cette loi il y a une vraie croyance que l'exécutif ne reculera pas c'était avant ce 49-3 avant cette notion de censure qui semble plus incertaine comme prévu un indicateur qui était guetté depuis le tout début de cette séquence c'était le nombre de Français qui pensaient que de toute façon cette réforme passerait qu'il s'y soit favorable ou non est-ce que que donne cet indicateur et est-ce que l'indicateur disant montrant le en tout cas s'intéressant au nombre de Français qui pensent que cette réforme quoi qu'il se passe ne passera pas à augmenter oui il y a toujours été d'abord très très majoritaire le la première mesure c'était une enquête il faut JDD du mois de janvier avant la première journée du 19 janvier on était sur deux tiers des Français c'est maintenant deux tiers des Français qui pensaient que finalement la loi serait votée et appliquée cette intériorisation on n'est pas du tout dans le contexte pendant un cas historique 95 ou les Français étaient contre la réforme Juppé et était dans la majorité au fur et à mesure que mon social a été durci et soutenu par les Français étaient persuadé qu'elle a un Juppé Jacques Chirac reculerait là on est au contraire sur sûr l'idée que la loi passera et on a même atteint un pic de 74% des Français alors même que je viens de vous dire que un chiffre quasi équivalent notamment des salariés s'opposent à la réforme des retraites c'est cette contradiction qui explique que les outils tiennent mais cette les dernières enquêtes ne prennent pas en compte bah ce 49-3 alors que tout le monde attendait un vote cette motion de censure et il faut dire ce qui est le 49-3 à apporter du carburant un mouvement social qui commençait à s'essouffler et vous savez Vincent on est sur une bulle médiatique une loupe médiatique qui se focalise la réforme des retraites n'oublions pas le sujet majeur pour les Français depuis maintenant plusieurs mois l'inflation là où j'ai pris le poids d'achat qui l'a aussi stimulé et aiguise la colère est-ce que les Français veulent un référendum sur cette question je vais être la même réponse que pour la motion de censure c'est une question qu'il ne se pose pas mais je pense qu'il cherche de toutes les manières un moyen de sortir de euh cette période très compliquée une majorité souhaite le retrait du projet ça c'est clair mais si l'autre majorité ou cette intériorisation sur lequel le gouvernement ne reculera pas ça ne devrait pas dire que le gouvernement aura gagné puisque ce soir c'est la motion de censure et rejetée la scène parlementaire sera close puisque la loi sera votée mais la scène syndicale la bataille syndicale ne sera pas finie c'est en ça que le 49.3 a empêché une partie importante de manifestants de syndicats on va dire responsable ou raisonnable de tourner la page du moment social si le vote avait donné si le vote on était allé pardon jusqu'au vote alors je vais plus loin si ensuite ça va au Conseil constitutionnel ça ira au Conseil constitutionnel si le Conseil constitutionnel valide la loi est-ce que là les Français sont différentes beaucoup de rancoeurs et de colère sur sur le chagrin qu'est ce que c'est que le chagrin c'est l'inquiétude socio-économique c'est la polarisation des attentes sur des questions d'éducation de santé de grand âge c'est cette inflation qui qui rend vraiment les Français dans des situations de panique donc rien ne sera fini et notamment ce quinquennat qui décidément est très compliqué pour le chef de l'État il est là depuis que maintenant c'est pas moi de le dire alors déjà prendre la parole oui mais à quelle temporalité prendre la parole maintenant alors que le mouvement social est loin d'être fini et les Français sont dans les spectative ça me paraît contre-productif le général de Gaulle pour la parole le 24 mai 68 il n'éteint pas le mouvement la comparaison est bien sûr apprendre avec une certaine prudence et surtout s'il parle quel format est-ce que c'est une intervention exc cathédrale et les Français sont peut-être lassés de multiples interventions sur Net parce que dans un jeu avec journaliste et surtout quelle thématique utiliser comment enjamber ce moment particulièrement compliqué pour l'exécutif un romaniman a-t-il souhaitable en tout cas il peut être souhaitable pour il peut être nécessaire mais pas suffisant non pas pour retrouver du lien avec les Français parce qu'on a rarement vu un remaniement changé une donne d'un popularité mais c'est une manière de dire j'ai compris que les choses doivent changer notamment peut-être avec un gouvernement plus resserré la question qui se pose c'est qu'elle ampleur de ce gouvernement est-ce qu'il ira jusqu'à un changement de Première ministre rapidement Frédéric puisque vous êtes à l'origine de ce sondage qui est publié dans les pages du Figaro également sur les zones de nos confrères de Sud Radio ce sondage que vous publiez sur Paris tous les indicateurs sont alarmants pour la mère actuelle oui clairement c'est un sondage très compliqué pour la mère de Paris avec trois indicateurs qui m'ont marqué d'abord le sentiment chez les Parisiens qui a un déclin de la ville ceux de la Noé une majorité 100% de jugement négatif un élément plus inquiétant encore que la propreté pour la ville de Paris c'était déjà mauvais pour un Hidalgo lors du premier mandat ça n'a pas empêché d'être élu assez largement l'action sur le climat est beaucoup moins visible reconnu la ville de Paris la municipalité perd 11 points par rapport à l'enquête Ali mandat faites en 2018 il va Fiducial merci beaucoup ce sondage est à retrouver bien entendu dans les pages du Figaro et sur la dans la verticale politique et bien sûr sur le site de l'Ifop merci beaucoup Frédéric d'avoir commenté justement ce qui se passe et ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale on va retrouver tout de suite sur place Thibault Gauthier Thibault apparemment Elizabeth borne a terminé son discours quels ont été les les points sur lesquels la première ministre a argumenté il y a 3 minutes à peu près le discours d'Elizabeth alors pas de nouveau dans les mots de la première ministre à la défendu la réforme des retraites c'est là-dessus qu'elle s'est concentrée elle n'a pas voulu polémiquer sur la chute potentielle de son gouvernement parce que c'est ce qui est en jeu avec cette motion de censure non elle a continué à expliquer que cette réforme des retraites était nécessaire elle s'est peut-être sentie un peu seule dans l'hémicycle parce qu'au moment de sa prise de parole et bien tous les députés de la France insoumise ont quitté l'hémicycle on se souvient que je dis dernier lorsqu'elle était venue annoncer le 49-3 et bien on arrivait à peine à l'entendre à distinguer le son de sa voix lorsque nous étions dans l'hémicycle parce que et bien les les cris les champs la Marseillaise de la France insoumise couvrait la voix de la première nuit ça n'a pas été le cas cette fois elle sait peut-être senti seul aussi au début de cette séance parce que il y avait très peu de députés Renaissance très peu de députés de la majorité au sein de l'hémicycle alors on le sait pour cette motion de censure seuls les voix contre et un compte à la fin puisqu'il en faut 287 pour renverser le gouvernement il n'y a pas obligation pour les députés donc de la majorité de CG au sein de l'hémicycle mais pour l'image c'est ce qui nous a paru très étonnant c'est que peu de députés étaient là derrière elle derrière le gouvernement qui est aujourd'hui chahuté il a eu ensuite les prises de parole assez tôt finalement de Aurore berger alors c'est assez intéressant parce que les bruits de couloir là au sein de l'Assemblée nationale nous disent que cette prise de parole a agacé quelque peu les députés LR je vous explique elle a clairement accusé LR les républicains de ne pas avoir facilité de ne pas avoir annoncé clairement leur vote en faveur de la réforme des retraites ce qu'il y a forcer le gouvernement passe certains de pouvoir faire passer cette réforme par le vote à utiliser le 49-3 et donc ces débutants seraient la cause des problèmes du du gouvernement c'est ce qu'elle a répété et il se dit donc plusieurs députés LR serait assez agacé d'être une nouvelle fois attaquée il manquerait une dizaine de voix dizaine de votes pour que cette motion de censure soit adoptée tout à l'heure alors nous en sommes encore assez loin parce qu'on sait 10 votes dans un hémicide comme celui-ci c'est c'est assez large encore mais le nombre de voix en faveur de cette motion de censure serait enceinte en train de monter et dernier point que je peux vous donner c'est que certains députés LR se disent en cas de dissolution après une notion de censure nous aurions plus de chance d'arriver dans notre dans notre circonscription en disant bien oui ça y est nous nous avons voté la motion de censure alors que dans trois mois si Emmanuel Macron venait à dissoudre l'Assemblée nationale ce serait plus dur à justifier sans avoir voté cette motion de censure en tout cas ça y est ils sont en train de voter et on revient tout à l'heure évidemment pour que sur le figure là il vous ne ratez rien de ce vote de la motion de censure à l'Assemblée nationale bien évidemment merci beaucoup Thibault et on reviendra avec vous sur certaines séquences également de ces débats et on fera également le point on revient dans une quinzaine de minutes bonsoir claireforcade bonsoir vous êtes présidente de la Société française des des soins palliatifs vous venez de j'enlève mon oreillette parce que j'entends encore du bruit dedans et ça me déconcentre parce que c'est un sujet très important qu'on va aborder ce soir et c'est un sujet qui est un peu passe un peu en dessous des radars de l'actualité du fait de la polémique autour et des débats autour de la question des retraites pourtant c'est un sujet très important qui la fin de vie et la convention citoyenne qui en tout cas en est à bientôt la fin de ses travaux l'avant-dernière session vient de se clôturer une majorité de ces membres demandent l'autorisation d'une aide active à mourir est-ce que ça vous étonne non c'était le reflet de position qu'on entend beaucoup depuis longtemps en moins marqué c'est plus nuancé que ce qu'on entend habituellement dans les sondages c'est pas surprenant complètement non plus parce que on a eu beaucoup de mal à faire entendre dans cette convention citoyenne la voix des soignants c'est venu petit à petit à la demande des conventionnelles mais ça a été un peu compliqué et puis je vois là je crois que c'est le reflet de beaucoup d'inquiétudes en tout cas de des Français sur les conditions de leur fin de vie alors on a mis vers un suicide assisté mais en fait c'est point d'interrogation puisque on ne sait pas pour l'instant quelle sera la la recommandation finale et qu'elle sera en tous les cas l'issue de ces de ces débats mais c'est en tout cas ce qui se profile est-ce qu'il faut selon vous d'ailleurs suivre ces recommandations alors je pense que c'est important de les entendre après ça sera probablement difficile de les suivre toutes parce que j'ai vu passer des choses qui paraissent vraiment compliquées et puis beaucoup de choses tout ce qui montre que c'est difficile quand on ne connaît pas personnellement sujet ou quand on sait pas impliqué dedans c'est difficile d'avoir un avis on avait demandé que l'ensemble des citoyens puissent faire un séjour d'immersion dans un service de soins palliatifs ou en tout cas dans un service de soins pour bien prendre conscience des difficultés de la complexité des échanges j'ai vu passer hier dans les propositions alors au-delà de la question des mineurs qui a une question vraiment qui qui interpelle beaucoup les soignants la question par exemple que les personnes de confiance puissent demander l'euthanasie pour un proche enfin des choses qui paraissent extrêmement complexes ou la mise en oeuvre pour nous immédiatement évoque plein de situations compliquées d'accompagnement de la fin de vie et je pense que ce séjour d'immersion aurait permis peut-être une perception plus fine des réalités comment s'est passé votre intervention sur place quand vous êtes allé alors j'ai été très frappée par la façon dont les citoyens se sont quand même vraiment plongés dans le sujet et donc ils ont essayé d'en déplier toute la complexité des questions très variées très fines et à la fin de l'intervention surtout beaucoup de beaucoup de questions médicales il y a eu beaucoup de citoyens qui sont venus vers moi pour comprendre sur l'élection des pratiques sédatives sur l'action de l'accompagnement sur ce qui est possible comment on peut soulager la douleur et c'est ça m'a amené à penser que beaucoup de questions étaient probablement rester sans réponse alors ce qui était intéressant également c'est que vous avez lu un texte qui était très fort moi j'ai vu et ce serait je sais pas si vous l'avez avec vous mais ce serait intéressant en tout cas dans l'entendre certains extraits est-ce que vous pouvez nous dire ce que justement vous avez dit à cette convention citoyenne l'interpellation qui m'avait été faite c'était de venir débattre sur la question de l'aide actif à mourir qui est absolument pas mon quotidien mon quotidien c'est d'accompagner des personnes en fin de vie donc très peu demande une aide active à mourir c'était ces trois passions pour moi en 20 ans et 12000 accompagnements donc ça reste quelque chose de rare même si l'action de la mort est souvent évoquée et en essayant de de on avait 10 minutes pour prendre la parole en essayant d'écrire quelque chose qui soit rationnel j'y retrouvais pas ma pratique et donc j'ai décidé de parler sur un beaucoup plus personnel et vraiment de dire pourquoi pour moi comme médecin c'était impossible d'être celle qui pourrait donner la mort et alors vous avez donc pris là vous avez pris la parole et vous allez expliquer pourquoi vous ne pouvez pas donner à mort j'ai commencé par lire ce texte qui était vraiment écrit à la première personne mais dont je pense qu'il pouvait faire écho a beaucoup de soignants puisque j'étais là comme soignante donc c'est c'est de cette place là que j'ai parlé et puis après on a répondu avec le président de l'Association pour le droit mourir dans la dignité aux questions des citoyens mais l'idée c'était vraiment pour moi de témoigner de cette expérience vécue et de comment cette expérience là nous rend nous soignants collectivement et on l'a dit ensemble avec des soignants qui sont pas du tout dissuivants ne sont pas actifs mais des soignants concernés par la fin de vie on l'a dit dans les pages du Figaro 800 000 soignants qui disent que ça ne peut pas faire partie des soins comment vous avez témoigné personnellement devant cette assemblée l'idée était de dire que que nous nous ont des liens avec les patients des liens personnels on accompagne on sait de beaucoup de choses on sait le nom de leurs enfants on sait le nom de leur chien on est allé chez eux et que ce lien avec les patients on connaît leurs proches on a eu peur avec eux on a parfois eu du mal à trouver les mots pour dire des choses difficiles et cette connaissance qu'on a de rend impossible d'être après celui qui va aussi donner la mort vous venez de signer une tribune en faveur de la loiénotique chez nos confrères du JDD d'ailleurs avec le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale donc on a vu prendre la parole sur un autre sujet tout à l'heure elle est pas dépassée d'ailleurs c'est plus la loi à léonity c'est la loi Claisse néolitique la première loi Léonetti a déjà été amendée par la loi-cless Léonie elle a été complétée et pour moi elle garde la même philosophie c'est un ensemble de lois qui garde la même philosophie et la vraie rupture ça a été la première loi Leonetti en 2005 qui a été un changement vraiment et à un moment où la France aurait pu faire le choix d'aller vers une loi à la belge tout est tout semblait prêt pour ça et on a eu ce texte de loi qui est là vraiment un texte de une loi de notre quotidien c'est une loi très simple à lire et c'est tous les jours dans toutes les chambres dans un service de soins palliatifs qu'on utilise cette loi c'est intéressant parce que généralement justement on met en cause la complexité de la loi Leonetti vous vous dites en réalité c'est une loi assez simple alors question est-ce qu'elle est pas trop simple alors le message global est simple c'est la société qui dit à toutes les personnes vulnérables vous comptez pour nous vous avez du prix pour nous et on tient à vous et on donne mission aux soignants de vous accompagner et quoi qu'il en coûte de vous soulager donc nous on est là au nom de la société auprès des patients à notre nom à nous mais aussi au nom de la société et c'est cette loi qui nous en donne la mission et qui dit je te soulagerai je t'abandonnerai pas et je ne m'acharnerai pas c'est vraiment le message après la vie est d'une infinie complexité et donc la mise en oeuvre nécessite des compétences et n'est pas toujours facile mais en tout cas cette loi le message de cette loi le message collectif qu'elle adresse à tous les Français c'est une société qui dit contient les uns aux autres et qu'on peut compter les uns sur les autres et qu'on compte les uns pour les autres et moi ça me paraît absolument essentiel et je crois qu'on a encore beaucoup à faire pour que cette loi soit complètement mise en oeuvre et donc non elle est pas c'est pas une du passé c'est vraiment l'avenir de l'accompagnement que vous êtes en train de nous dire c'est qu'au contraire elle est pas assez appliquée tout à fait et je crois qu'on peut tracer aussi on nous dit souvent que la France est en retard et je crois qu'on peut tracer une vraie voix française de l'accompagnement on a choisi un chemin singulier ni acharnement ni euthanasie et je crois que sur ce chemin là on a encore des progrès à faire mais on a vraiment une voie singulière en quoi on a selon vous des progrès à faire claireforca pour rendre accessible et son palatif actuellement ces deux tiers des patients qui en auraient besoin qui n'ont pas accès aux soins palliatifs il y a encore un quart des départements dans lesquels il y a pas de service de soins palliatifs donc on a encore beaucoup à faire mais je coupe parce que c'est une question qu'on pose très régulièrement ici à certains notamment de députés d'élus qui reconnaissent que il y a une insuffisance en matière de soins palliatifs mais qui disent on peut augmenter les soins palliatifs mais également aller vers une légalisation du suicide dans tous les cas une légalisation du suicide assisté c'est pas c'est pas antinomique alors nous ce qu'on dit c'est que c'est complètement antinomique ces deux philosophies complètement différentes puisque dans une à celui qui veut mourir la société dit non on tient à vous et on ne veut pas vous faire mourir c'est la même chose avec la prévention du suicide actuellement en France il y a 200 000 personnes chaque année qui font des tentatives de suicide qui sont hospitalisés une toutes les six minutes et la société dit non vous voulez mourir mais nous on veut pas on tient à vous vous êtes important pour nous on ne veut pas vous laisser mourir c'est la même chose actuellement sur la fin de vie et c'est si le message change si ce message devient bah vous faites comme vous voulez on se sent moins concerné et on sent à ce que vous mourriez c'est un changement majeur là il y a une réaction de pas de 75 sur le site du Figaro j'aimerais bien justement avoir votre réaction la majorité des gens en soins palliatifs nous dit cette internaute sont débranchés avec la corde à site de la famille vrai ou faux alors il y a plein de réalités très différentes de la fin de vie je pense que les patients qui sont branchés si on peut dire c'est à dire qu'ils ont des dispositifs de maintien en vie c'est uniquement réanimation donc je pense qu'il fait référence au service de réanimation ou effectivement un certain nombre de décès ont lieu après une décision collective de limitation des traitements l'interdiction de l'obtination des raisonnable et de l'acharnement thérapeutique c'est ça c'est ne pas poursuivre des traitements de maintien en vie c'est complètement différent ou un palliatif ou les patients n'ont pas de traitement de maintien en vie et de ils ne sont pas branchés actuellement donc vous disiez il y a encore des manques en matière de soins palliatifs la situation exacte c'est laquelle alors c'est un tiers seulement des patients qui en auraient besoin qui ont accès donc deux tiers qui n'y ont pas accès donc il y a vraiment encore des manques très importants en particulier à domicile beaucoup de Français aimeraient pouvoir finir leurs jours à domicile et c'est actuellement compliqué vous êtes en train de nous dire que deux tiers des départements français par exemple n'ont pas de système de soins palliatifs non ces deux tiers des Français qui n'ont pas accès c'est un quart des départements dans lesquels il n'y a pas de service de soins palliatifs qui sont ces services les lieux où on accueille les situations les plus complexes ça peut pas forcément dire qu'il y a pas de champéritif mais il n'y a pas ces lieux pour les patients qui sont les plus en difficulté et qui ont le plus besoin d'une prise en charge experte est-ce que l'idée des soins palliatifs gagnent du terrain aujourd'hui chez les décideurs notamment j'ai l'impression que le tout le débat qui a eu depuis plusieurs mois il aura eu ce mérite là c'est de faire entrer la question des soins palliatifs dans la conscience de chacun à la fois des décideurs mais aussi de tous les Français qui ont une grande méconnaissance beaucoup ne connaissent même pas ni la puissance ni ce que ça peut apporter je pense que tous les débats qu'il y a eu au moins permis de savoir ce que c'est et de réaliser qu'on en a besoin on a lancé depuis septembre un programme de formation qui s'appelle dernier secours pour le grand public qui a un programme d'initiation à l'accompagnement pour dire l'accompagnement c'est pas seulement une question de soignants on peut tous être des accompagnants on a tous à accompagner ce dont la vie se termine et qui soit nos proches nos familles nos voisins et on voit dans le succès qu'il y a on n'arrive pas à faire face aux demandes parce que cette idée qu'on peut être une société qui accompagne je crois qu'elle fait son chemin est-ce que vous disiez justement il y a deux philosophies différentes celle du suicide assister et infinie de l'euthanasie et celle des soins palliatifs mais est-ce que ce combat j'allais dire n'est pas perdu d'avance est-ce que vous ne craignez pas que finalement devant la polémique qui à laquelle on nous assistons autour du débat sur la réforme des retraites il est pas à la recherche d'un consensus avec toute une partie des législateurs de la part du gouvernement et pour pour aller vers une loi qui légaliserait le suicide assistait c'est possible en tout cas nous notre mission il me semble notre comme soignant c'est de faire entendre ce qui se passe réellement au contact à la dans l'accompagnement de ces personnes c'est que le débat soit éclairé c'est pas notre travail de légiférer ni de prendre des décisions à la place du législateur c'est son travail mais nous notre rôle c'est d'apporter notre expérience ce qui nous fonde et qui nous donne une légitimité à parler c'est l'expérience ça fait 20 ans que j'accompagne tous les jours des patients en fin de vie et ça maintenant je me dis peut-être il y a quelque chose à en dire pour ceux qui n'ont pas cette expérience là c'est l'information qu'on a révélée dans le Figaro une partie des membres de cette convention minoritaire on critiqué ces travaux est-ce que vous les comprenez question subsidiaire est-ce que vous pensez vous pourriez être allé qu'une convention est adaptée pour ce genre de travaux alors à la fois je trouve que le débat collectif est important c'est une question la fin de vie ça nous concerne tous donc ça peut pas être un débat réservé aux experts en même temps on voit à quel point c'est difficile d'avoir là-dessus un débat éclairé et si possible neutre c'est c'est on voit que ça a été quelque chose de expliquer tout le long de la convention citoyenne d'arriver à maintenir un équilibre dans la formation et dans l'information on l'avait vu déjà pour la convention climat et ça reste un exercice très difficile de faire dire par 160 ou 180 français la vérité pour l'ensemble d'un pays merci beaucoup de d'être venu nous présenter en tous les cas vos arguments également nous avoir évoqué votre vos interventions devant cette cette convention citoyenne on va continuer de toute façon à suivre cette question la suite c'est il y a encore une une session donc la convention va rendre ses conclusions le 2 avril le président Macron doit recevoir les convent ionnés on sait pas quelle sera la suite du calendrier Vous demandez à être reçu par le président Macron bien sûr bien sûr c'est là aussi on voudrait pouvoir partager ce vécu des soignants et lui transmettre en tout cas la grande inquiétude l'immense inquiétude je peux même dire des soignants quand qui voit que le leur quotidien et les conditions dans lesquelles ils accompagnent et je parle pas seulement des soignants en soins palliatifs dans un hôpital qui est déjà dans une crise gravissime la très grande inquiétude de se dire qu'on pourrait considérer que donner la mort peut faire partie des soins merci beaucoup claire Fourcade et effectivement l'info est passée on va retourner à l'Assemblée nationale retrouver Thibault Gauthier et Vincent roseron Thibault les le vote continue ou en est-on actuellement oui Vincent alors le vote continue oui nous sommes en pleine suspension de séance carmélius tu Figaro Magazine évidemment qui passe l'après midi avec moi ici on en est où précisément combien de temps ça va durer cette suspension de séance là avant d'avoir la réponse alors c'est pas une suspension anodine puisque c'est la suspension de séance qui permet au députés d'aller voter en tout cas ceux qui veulent voter pour la motion de censure donc il y a LeBron Pivet a indiqué que le scrutin serait clos à 17h45 18h45 [Musique] donc 18h45 le scrute scrutin sera clos et donc ensuite le temps de dépouiller tout ça enfin d'organiser l'annonce des résultats aux alentours donc de 19h théoriquement on en est où est-ce que ces discussions cet après-midi qu'on a entendu sur le figarolive c'est débat au sein de l'hémicycle ont pu faire changer les choses est-ce qu'il y a de nouvelles données de nouvelles choses à prendre en compte alors ce qui est très dur très intéressant et peut-être amusant dans ce genre de journée c'est que ce matin tout le monde avait fait ses comptes chacun avait essayé de voir auprès des uns et des autres est-ce que la motion de censure passer et les décomptes avaient montré qu'il manquaient il fallait 287 voies pour que ça passe et puis il y en avait plutôt 200 75 euros grand maximum et puis après certaines interventions la rumeur s'est propagée dans les couloirs de l'Assemblée comme quoi certains députés l'air avaient été un peu agacés par les discours notamment d'Aurore berger les macronistes depuis jeudi dernier et une nouvelle fois dans l'hémicy tout à l'heure avec Aurore berger accuse très clairement énorme de ne les ne pas les avoir soutenu il les accusent alors qu'ils ont encore besoin d'eux pour ne pas être censuré et que c'est plutôt l'inverse de ce qui s'est passé ce matin dans les radios et télévision dans les interventions du matin ou c'était plutôt être un peu en qualinothérapie mais plutôt gentil avec les LR pour ne pas en faire basculer puisqu'il n'en faut sur le vote de la motion de censure bon on va voir il nous reste même pas 20-25 minutes à attendre pour savoir la tendance à pasculé non plus en attendant c'est toujours à un rejet de cette motion de censure c'est exactement normalement c'est pas il faudrait vraiment que ça aille fait basculer beaucoup de députés élèves est-ce que tout ça n'est lié qu'à une rumeur de couloir ce qui arrive toujours dans un énervement de de dernière minute ou est-ce que il y a une réalité il y a quelque chose puisque après tout finalement le raisonnement que ces gens tiennent ces députés qui pourraient basculer c'est de se dire Emmanuel Macron a menacé d'une dissolution même si le texte là est considéré quand même adopter le gouvernement a quand même assez peu de marches de manière donc à terme il y aura une dissolution et ce qu'il vaut mieux pas finalement arrêter les choses tout de suite provoquer une dissolution au moins au moment où ça ne nous arrange nous députés LR et peut-être revenir à ce moment-là en ayant à nos électeurs on a fait basculer les choses donc votez pour nous car je coupe point de vue ça reprend et puis on revient tout à l'heure évidemment avec la réponse sur cette motion de censure on revient tout à l'heure je voudrais juste vous poser une question Thibault rapidement il y a un autre phénomène qu'on a auquel on a assisté tout à l'heure c'est la prise de parole d'Adrien catenin et visiblement ce n'est pas du goût de tout le monde à gauche oui oui c'est ça alors certains ont quitté l'hémicycle au moment de la prise de parole de la dernière catenens pas de goût tout le monde à gauche et pas du goût tout le monde dans le gouvernement certains j'ai pas si vous l'avez vu car certains membres du gouvernement ont quitté l'hémicycle lorsqu'il adrien katnas a pris a pris la parole oui pour moi le faites le plus important c'était le groupe et les filles qui a quitté l'hémicyclostensiblement au moment où il lisait et ils avaient demandé la parole oui Adrien honnêtement il pèse rien il est dans les non inscrits ça va pas très loin alors que c'est un autre enjeu c'est la question des violences conjugales évidemment ce qui n'est pas anodin bien sûr anodin mais politiquement le le fait majeur on attendait un événement de la France insoumise jeudi dernier ils avaient créé le chaos dans l'hémicycle on se demandait que ce qu'ils allaient faire bon voilà là c'est au moment où ils avaient pris la parole il quitte au sensiblement les missiles et d'ailleurs elle s'est pas privée elle de les épingler largement notant ce qui a peut-être aussi pu agacer encore plus Charles de Courson les divergences qu'il y a au sein de des gens qui vont qui ont signé la motion de censure parce qu'en fait entre un Charles de Courson qui est favorable à la retraite à 65 ans et les députés de LFI qui réclament la retraite à 60 ans on voit bien qu'il y a rien de commun évidemment et je ne parle que de l'aspect social et économique si vous allez plus loin comme la cité Élisabeth borne c'est un fossé qui est entre tous ces gens et pour conclure Karl et Vincent sur votre question Adrien catin ce qui a pris la parole certains ministres sont partis Olivia Grégoire notamment Clément bonne il me semble et certains ici se sont dit eh c'est bien beau mais quand vous avez Damien Abad par exemple dans votre groupe qui lui aussi est accusé bien c'est pas forcément toujours très clair les prises de position à droite comme à gauche et comme en Macron on continuera de suivre ça merci beaucoup Thibault bonjour Nicolas bavard bonjour merci beaucoup d'être avec nous peut-être un coup d'oeil à la situation actuelle Chris Kross nous dit je le conseille pasien ce soir de bien ranger leur voiture est-ce que vous compreniez ce conseil et est-ce que vous êtes inquiet par la situation actuelle écoutez on va voir quel est le résultat il sera de toute manière extrêmement serré et tendu et de fait je pense que ça n'est pas la fin de cette crise de cette crise de la réforme des retraites pourquoi parce que sur le plan institutionnel de toute manière même si le projet finalement passe et qu'il n'y a pas de la motion de censure n'est pas voté il va y avoir l'échéance du Conseil constitutionnel qui ne sera pas facile parce que c'est vrai que l'enchaînement de l'article du Conseil constitutionnel pour moi en tout cas il y a une vraie question dispose sur l'utilisation de cet article budgétaire pour faire passer une loi sur les retraites dont l'ambition est beaucoup plus vaste et qui dépasse de loin le un simple problème budgétaire derrière je pose la question au fonctionnaires que vous avez été à l'avocat que vous êtes vous bien comme moi que surtout depuis ces dernières années tout est affaire d'interprétation au Conseil constitutionnel donc même un article un article de loi peut-être interpréter longuement est-ce que le Conseil constitutionnel peut prendre le risque enfin en tous les cas la décision une décision politique de délire le président de la République écoutez ça s'est déjà vu plusieurs fois dans notre histoire avec des textes qui étaient des textes extrêmement importants quand on prend par exemple une décision très importante du Conseil constitutionnel sur les nationalisations qui avaient refusé dans un premier temps le texte en jugeant que l'indemnisation n'était pas suffisamment long juste donc beaucoup de de gouvernement sur des textes qui étaient soutenus par le Président de la République que ce sont heurté ou ce sont heurtés aux conseils constitutionnel donc et puis ensuite il y a la possibilité d'un référendum d'initiative partagée et je crois surtout qu'il y a les deux autres dimensions que vous avez indiquées la société civile avec des syndicats qui de toute manière ne reviendront pas dans le jeu facilement et puis la violence qu'on a laissé finalement s'installer depuis des années dans la société française avec une forme d' impunité qui est réapparu très fortement depuis jeudi dernier et qui risque de qui risque de s'installer alors justement c'est une de mes questions est-ce que vous craignez une contestation dans la durée écoutez si le effectivement si la réforme passage je pense que le en tout cas ça ne va pas ça ne va pas s'éteindre avec le rejet de la motion de censure si c'est sur le si on est sur le sur le rejet si la motion de censure passe de toute manière là on est dans une hypothèse très différente parce que il faudra au minimum changer le gouvernement peut-être dissoudre là il y a un processus proprement politique qui qui va démarrer on assiste à un paradoxe je pourrais appeler ça le paradoxe Charles megadet de Courson c'est à dire que des parlementaires des gens qui se sont toujours à montrer attachés à l'idée des réformes à des réformes structurelles pour garder l'équilibre budgétaire aujourd'hui s'indigne de cette de cette loi dont de l'aveu de ceux qui sont pour ou contre elle ne va pas tellement au-delà du fait que c'est un report de l'âge légal à la retraite de départ à la retraite est-ce que finalement ça montre pas que la France est vraiment irréformable quand on voit que même les avocats de la réforme seront l'hostilité à la réforme on a trois problèmes sur ce texte premièrement il y a une confusion extrême puisque aujourd'hui on a un texte qui est trop dur pour ce qu'il a de moutre en mouvement pour ce qu'il a dur c'est à dire que on ne règle pas le problème de l'É financier et maintenant on est très loin de l'avoir réglé pour 2030 et en même temps on fait passer un certain nombre de mesures qui sont effectivement des mesures qui sont des mesures significatives pour les pour les Français ça c'est le texte ensuite il y a un problème politique c'est que on n'a jamais il a aussi il y a une très grande confusion sur les raisons puisqu'on a commencé par dire que c'était pour financer la santé l'éducation ou la transition climatique ensuite que c'était pour l'équilibre des régimes sociaux maintenant on insiste beaucoup sur le signal envoyé à la au marché à la Commission européenne personne ne sait vraiment où ça va et le gouvernement a changé d'avis sur quand même beaucoup beaucoup de choses ça c'est et puis il y a un problème stratégique derrière c'est que personne ne sait où va se quinquennat et donc il y a une il y a un vrai une vraie demande qui adressée par les parlementaires comme par les les Français au président de la République aujourd'hui ce quinquennat c'est un canard sans tête il n'a pas de cap il n'y a pas de stratégie et pratiquement surtout le président de la République a varié et par ailleurs ce que vous avez dit y compris dans les prises de parole récent il y a un contre-temps il y a un contre-temps permanent donc c'est vrai qu'il y a une énorme demande de de remise en ordre et que aujourd'hui si vous voulez la Cinquième République est faite pour gérer les crises mais aujourd'hui on a un président qui gouverne au lieu de présidé un gouvernement qui anone des éléments de langage au lieu de de diriger et de la politique de la nation et on a un parlement qui est transformé en ZAD au lieu de contrôler de voter la loi et puis de débattre à peu près sereinement donc l'effet est complètement délétère et c'est vrai que je pense que ce qui est en train de monter c'est la demande de des citoyens de la société civile et d'une partie du monde politique de dire qu'on ne peut pas continuer comme cela on va quitter un moment Paris et aller un peu à l'étranger puisque pendant ce temps-là il y a une rencontre extrêmement importante c'est celle de Xi jimping avec Vladimir Poutine j'y reviens parce que vous signez un livre extrêmement intéressant qui s'appelle démocratie contre empire autoritaire et donc vous posez la question qui est la question aronienne par excellence de savoir comment les démocraties peuvent tenir par rapport à des à des empires autoritaires ça pose plein de questions d'abord est-ce que vous êtes inquiet de cette visite d'exigering à Moscou écoute et elle est inquiétante mais elle est tout à fait logique c'est-à-dire qu'on voit que petit à petit papa se met en place une véritable alliance stratégique mais aussi militaire entre la Russie et la Chine et que derrière on a de plus en plus de passerelles qui se font avec les autres pays autoritaires comme l'Iran suffit de voir l'autre acte diplomatique majeur de la Chine c'est la réconciliation entre l'Iran et l'Arabie Saoudite que tout le monde pensait impossible et derrière donc l'entreprise de la Chine de de se rapprocher et de faire un pacte avec le sud global contre l'Occident et ça c'est en train de prendre corps et si vous voulez comme toujours on confond ce qu'on souhaite et ce qui est c'est pas parce que c'est déplaisant que ça n'existe pas et donc il est très important justement parce que ce qui aboutit quand même à la guerre d'Ukraine c'est le déni sur la réalité la nature de ces régimes et sur leurs ambitions de puissance et donc il est grand temps que les démocraties se réveillent et elles n'ont pas encore perdu la partie parce que 2022 a montré que ça pouvait par certains une pâtisserie équilibré mais il faut que les démocraties réagissent avec une stratégie visant vis-à-vis des empires autoritaires mais aussi en se réformant à l'intérieur et ça c'est une certaine manière ça fait le lien avec il faut bien le reconnaître ce que quel que soit le cas de figure tout à l'heure de toute manière cette cette réforme des retraites est un jeu de massacre pour notre pays alors plusieurs questions par rapport à ça d'abord question d'actualité est-ce que les poursuites de Poutine devant la Cour pernale internationale vous apparaît comme une bonne idée elle pose la question évidemment de si vous voulez on précise d'ailleurs que tout de suite les magistrats russes ont lancé une enquête contre les magistrats de la Cour pénal international si vous voulez ça montre à quel point notre montrer notre monde est fragmenté c'est à dire que la mondialisé si on n'existe pas on a des blocs des blocs technologiques économiques commerciaux idéologique politique et aussi et aussi juridique donc en réalité il y a plus d'université d'universalité de cette Cour pénale internationale et du droit qu'elle était censée représenter derrière ça pose la grande question de comment est-ce qu'on sort de ce conflit parce qu'il y a deux grandes manières il y a soit on sort par une paix soit on sort par un simple armistice type Corée une paix ça suppose d'avoir un accord pour cesser évidemment les opérations mais ça veut dire qu'il y a un arrangement territorial qui a des garanties de sécurité qui sont données sur le plan diplomatique et puis que derrière il y a un système de réparation ou de sanctions qui qui est mise en place il va de soi pour l'instant il y a une opposition radicale entre la position de et qui montre d'ailleurs que ça explique qu'aujourd'hui l'heure est la priorité est aux armes et non pas et non pas à la diplomatie on commémore actuellement les 20 ans de l'intervention américaine en Irak est-ce que justement les démocraties occidentales libéral ne se sont pas discrédités dans ce genre d'opération si bien sûr on a eu si vous voulez les deux les deux aspects c'est-à-dire le durcissement militaire idéologique de ces régimes le fait que la Chine est redevenu un véritable totalitarisme de type maïste que la Russie de Poutine vit aussi autour de la terreur je vous interrompre on écoute également privé et on y revient cette assemblée 287 pour l'adoption 278 la majorité requise n'étant pas atteinte la motion de censure n'est pas adoptée je vais mettre maintenant en voile la motion de censure déposée par Madame Marine Le Pen et 87 membres de l'Assemblée le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale le scrutin va être ouvert pour 30 minutes il sera clos à 19h20 la séance est suspendue voilà on vient de l'entendre donc la motion de censure déposée par la motion transpastisane déposée par le groupe Elliot et suspension de séance à l'Assemblée on va retrouver dans quelques minutes Thibault Gauthier et Vincent roseron à l'Assemblée donc un commentaire sur sur ce rejet on disait ça se joue à très peu de choses donc je pense que le processus parlementaire va se terminer avec le rejet beaucoup plus simple je pense de l'autre motion de censure mais le problème politique lié à cette réforme d'une certaine manière non seulement il est entier mais il est presque renforcé par cette marge extrêmement extrêmement étroite et d'ailleurs on l'a vu avec les mentions là du groupe des insoumis on continue ça veut dire que il va y avoir clairement une tentation de la violence par la rue et puis on voit qui avait la mention RIP donc référendum d'initiative partagée et donc très clairement il va y avoir et là dessus si vous voulez je rappelle que la barre c'est il faut qu'il y ait 10% de signature ça fait 5 millions à peu près de nos concitoyens sur les retraites autant sur le sur la privatisation d'Aéroport de Paris on avait atteint à peu près le million les 5 millions à mon avis il est possible de les atteindre sur ce sur cette question vous pensez que vous êtes de ceux qui pensent qu'il y a une possibilité donc sur un sur un référendum d'initiative populaire sur cette question tout à l'heure Frédéric David disait que pour l'instant les Français ne se posent pas à cette question parce qu'il faudra un soutien citoyen quand même assez massif pour moi la configuration aujourd'hui elle est quand même très impressionnante c'est que on a beaucoup de partis politiques et la totalité des syndicats qui vont se mobiliser pour les signatures c'est c'est une situation extrêmement différente la fois dernière on avait que une partie de plutôt de l'ultra gauche la configuration n'a rien à voir peut-être un chiffre Nicolas et c'est sur ça qu'on terminera cette conversation 278 voix qui ont été en faveur de la fonction de censure à 11 ou après on attendait pas on pensait quand même que l'écart serait plus important aussi ce que je vous dis l'écart il est il est très fragile et j'allais dire pour la suite même du quinquennat ça montre que quand même par rapport au début ça fait moins d'un an quand même que cette législature a commencé et on a commencé avec beaucoup de motion de censure les premières étaient rejetées très très facilement là maintenant il n'y a plus que il n'y a plus que 11 mois 11 mois pour renverser le gouvernement une dernière question pourquoi vous pensez que en quoi justement il va falloir revoir un petit peu le fonctionnement des institutions en tous les cas du fonctionnement de la démocratie pour renforcer je crois pas tellement à la nécessité de changer la Cinquième République je crois qu'il faut restaurer son état d'esprit ce qui était l'état d'esprit du général de Gaulle le président doit présider ne doit pas il faut qu'on ait des vrais gouvernements là c'est un d'ombre c'est ici c'est gouvernements c'est tragique et par ailleurs il faut qu'on ait effectivement un parlement qui joue pleinement son rôle d'ailleurs d'une certaine manière enfin cet après-midi ça peut être ça sentait peut-être un peu un peu un peu approché mais c'est plutôt si vous voulez que le changement c'est la restauration de l'état d'esprit de la Cinquième République qui est normalement est un régime idéal pour gérer les crises et qui aujourd'hui est paralysé par l'hypersentralisme et cette espèce d'autoritarisme presque et l'infantilisation des citoyens on sauve à ce pays par les Français merci beaucoup Nicolas baveras démocratie contre empire autoritaire c'est très intéressant c'est pas très intéressant par les citoyens des démocraties et c'est ce qui ressort également des bonnes feuilles que vous pourrez trouver également dans le Figaro mais bien sûr on recommande l'ouvrage comment recommande tous les ouvrages de Nicolas bavez et donc ce dernier démocratie contre empire et autoritaire la liberté est un combat c'est ce que montre Nicolas bavrez en citant bien sûr les grands maîtres Raymond Aron et Alexis Tocqueville merci beaucoup pour point de vue on retourne dans un instant à l'Assemblée nationale [Musique] [Musique] oui on est toujours en direct sur le sur le site du Figaro merci de nous avoir suivi on va retrouver tout de suite Thibault Gauthier 278 voix pour la motion de censure elle est rejetée mais comme le disait Nicolas Baverel à l'instant elle est rejetée d'extrêmement peu oui 9 voix 9 voix carmenus me dit c'est pas si peu que ça ne voit enfin par rapport à ce matin on s'attendait on s'attendait à plus ce matin on pensait aller 272 275 voies là il y en a 278 bon donc c'est ce qu'on disait tout à l'heure c'est à dire que effectivement la rumeur était juste il y a un certain nombre de députés LR qui ont pu être agacé par par des discours notamment celui d'Aurore berger et qui ont pu basculer dans le dernier moment ça n'a pas suffi à faire passer la motion de rejet la notion de censure voilà ça me suffira à garnir ma cave parce que du coup vous allez me devoir une bouteille de champagne mais ça ça surface nous sommes ici en direct on est salle des pas perdus la une on va essayer d'avoir pendant un petit quart d'heure 20 minutes des réactions il y a une première de censure qui a été donc rejetée puisqu'il n'a pas réuni les 287 voix utiles il y en a une autre là qui est votée en ce moment même bon celle-là le rassemblement national par Madame Le Pen mais on sait que personne d'autre en dehors du rassemblement national ne la votera donc il y a pas de suspense voilà pas de suspense alors on peut expliquer ce qu'il s'est passé au moment du du vote on a vu les députés de la France insoumise référendum d'initiative partager c'est très compliqué c'est que un référendum qui a été introduit par la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy en 2008 qui permet à des députés car venez je viens parce que vous avez vu Marine Le Pen prend la parole bien sûr et bien plus important que ce qui avait été prévu et je pense que dans ces circonstances ne peut pas rester à son poste elle ne peut pas rester Premier ministre et puis la deuxième comment dire sanction c'est celle pour elle c'est à dire que on voit bien que ce mouvement n'existe plus et que une grande partie des députés LR se sont détournés des consignes de vote du président du mouvement ainsi que du chef du groupe parlementaire pour s'opposer à Emmanuel Macron vous m'avez dit il y a quelques minutes on fera le plein dans notre groupe on a fait le plein dans le groupe à la gauche il a manqué 9 voix brut LR justement et la banquette ne voit du groupe Air oui oui mais ils assureront leur responsabilité ceux qui n'ont pas voté cette notion de censure et particulièrement ceux qui n'ont pas voté cette notion de censure chez LR deviennent maintenant la béquille du macronisme il se considère dans la majorité d'Emmanuel Macron il en assumeront les conséquences y compris électoralement Elisabeth doit démissionner ce soir oui elle doit partir où le président doit la démissionner mais il est évident que la défiance qui est exprimée au travers de cette notion de censure donc je rappelle qu'elle a réuni beaucoup plus de voix que qui était envisagée est une sanction claire et du fond et de la forme du gouvernement des événements c'est limité le président de la République pourrait s'exprimer dans les prochains jours peut-être pas tout de suite qu'attendez-vous d'une prise de parole d'Emmanuel Macron bah qu'ils tiennent compte de ce vote même s'il ne remplace pas celui dont on a été privé c'est à dire celui qui aurait dû se faire sur la sur le texte lui-même de la réforme des retraites ce qui se dit dans la rue ce que disent les Français au travers au travers des études d'opinion ce qui se dit dans cette assemblée ce qui vient de se dire avec le vote de cette notion de censure qui n'est pas passée à quelques voies devraient l'interpeller et il devrait changer radicalement de comportement mais hélas il ne le fera pas on a vu des mobilisations parfois plus violente moins organisée aussi ces derniers jours peut-être encore aujourd'hui que dites-vous à ces Français mécontents du projet de réforme de retraite mais pour autant vous leur manifestez pas avec de la violence ah oui bien sûr moi je crois que la violence est un poison la violence empoisonne notre démocratie donc il faut à tout prix se détourner de la violence mais pas se détourner de la contestation parce que celle-ci est légitime et s'il y a des millions de Français qui ont envie de manifester c'est évidemment leur libre choix de le faire de la faute du gouvernement voyez bien que la radicalisation du mouvement est liée directement au comportement du gouvernement les Français ne comprennent pas que on est content de la règle du jeu la règle du jeu dans une démocratie c'est qu'on présente un texte au vote soyez les voté soit il ne l'est pas or avec l'utilisation du 49.3 dégainée par la première ministre parce qu'elle savait qu'elle allait perdre sur le vote de cette réforme de retraite et bien les Français se sont sentis gifler dont la mesure où la posture consensus qui aurait pu conduire à cette émission n'est pas passé oui mais enfin vous voyez bien que pas passer à 9 voix alors que elle devait au mieux selon vous d'ailleurs ne pas passer à 30 voix c'est pas exactement pareil voilà il y a ce que dit le résultat du scrutin mathématiquement et à ce qu'il dit politiquement et je pense que le Président de la République devrait écouter ce que dit ce scrutin politiquement oui par l'intermédiaire du Conseil constitutionnel et nous déposons dès demain matin un recours devant le Conseil constitutionnel il y a des blocages notamment de certains disent qu'il faut peut-être perturbés ça fait des épreuves du baccalauréat par exemple vous êtes toujours dit opposés à ce type de manifestation oui j'y suis opposé parce que je considère qu'il faut respecter de la légalité la légalité c'est qu'on a le droit évidemment de se mettre en grève on a le droit de manifester mais on n'a pas le droit de bloquer voilà maintenant le responsable de cette situation le responsable de cette radicalisation c'est clairement le gouvernement il y a un bon moyen d'en sortir encore c'est le référendum voilà c'est suggérer aux Français de s'exprimer sur cette réforme des retraites mais ils ne le font pas parce qu'ils savent que les Français sont contre ça veut dire donc ils assument de gouverner contre le peuple français et ça vous voyez bien que ça peut pas tenir indéfiniment voilà venez d'entendre Marine Le Pen qui ne perd pas espoir le calmeus de faire barrage Aztex elle envisage donc demain elle nous l'a dit de porter cette réforme devant le Conseil constitutionnel ça c'est encore un espoir des opposants oui exactement c'est presque le dernier espoir en évoiterie qu'on va y revenir peut-être tout à l'heure on a parlé aussi l'espoir le plus concret c'est effectivement le recours devant le Conseil constitutionnel on sait que les oppositions depuis le début disent que le Conseil d'État avait émis des réserves que il y a des éléments dans le texte Charles de Courson de la répéter dans son discours dont on sait que ce sont des cavaliers sociaux et des cavaliers budgétaires c'est-à-dire des éléments qui n'ont rien à faire dans un texte sur un projet de loi de financement de la sécurité sociale et du coup ces éléments là peuvent être supprimés en tout cas annulé par le Conseil constitutionnel ce qui ne veut pas dire ce sont des éléments qui vont remettre en cause mais voilà ça peut affaiblir la position du gouvernement on a parlé on a eu les mots de Marine Le Pen tiens je reviens dans un instant mais je vois François Ruffin donc on va essayer de d'écouter le député de la France insoumise le président de la République je recommence excusez-moi moi je pense moi j'en appelle à l'apaisement je n'ai pas envie qu'elle est barré quatre partout dans le pays que ça brûle que il y a des jets de pierre et ainsi de suite qui peut faire la pèsement c'est le président de la République 1 le président de la République ne doit pas promulguer cette loi 2 on voit bien que le gouvernement ne tient plus donc Madame borde aujourd'hui présenter sa démission et que cette réforme elle soit remise mais en arrière et qu'on passe à autre chose pour le pays aussi le fait majoritaire il s'est exprimé à l'instant à l'Assemblée nationale certes avec une courte majorité mais aucun fait majoritaire ne s'est exprimé ici vous avez eu 278 voire pour cette motion censure vous avez eu zéro voit contre est-ce que vous pouvez observer comme fait majeur c'est le vide sur les bancs macronistes il n'était pas là ils sont ils sont où ils sont où les macronistes ils sont pas là parce qu'ils savent que s'ils sont associés à cette loi s'ils sont associés à plateforme ils sont morts dans le pays ils ne tiennent plus donc ils ne viennent pas et c'est le fait majoritaire il est là aujourd'hui il y a pas de majorité dans cette émission pour cette loi mais il y a plus de majorité dans cette homicide pour Madame borne elle doit elle doit démissionner d'isabeth borne ce soir moi le discours que j'ai entendu vous avez c'est chat GBT en mode pilote automatique une espèce de mort-vivante qui vient à la tribune en mode zombie pour réciter éternellement le même discours mais qui ne dit rien sur le pays qui dit rien sur comment on va parvenir à apaiser le pays quelle politique de sagesse de tendresse on va avoir pour les Français de manière à se réconcilier réparer la France vous demandez est-ce que Emmanuel Macron s'exprime ce soir ou dans les prochains jours moi je demande je demande au Président de la République qui ne produit pas cette loi que il remettent cette réforme à plus tard parce que aujourd'hui ça serait de verser de l'huile sur le feu est-ce que je veux pour mon pays c'est l'apaisement et l'apaisement il passe aujourd'hui par ne pas faire cette réforme voilà pour les modes de François Ruffin le député de la France insoumise je vais essayer de retrouver carmélus il doit être dans les parages le rédacteur en chef du Figaro Magazine voilà ce qu'on pouvait attendre des premières prises de parole avec donc Marine Le Pen qui garde espoir elle veut évidemment porter cette réforme devant le Conseil constitutionnel alors qu'on va écouter Eric verte maintenant le député du groupe Renaissance dans laquelle ces articles peuvent éventuellement être repris donc et puis après il y a la promulgation de la loi et puis il y a aussi je pense à un moment donné l'expression du président de la République qui dira quels sont les étapes nouvelles entamer le président était élu pour des réformes dites vous savez structurels la dernière fois structurelles et bien chaque jour ça peine on verra selon si il y a mais bien sûr qu'il y a la preuve d'ailleurs il y a une majorité il y a une majorité au Sénat sur laquelle on peut s'appuyer il y a aussi une majorité à l'Assemblée nationale elle est difficile elle est très juste elle est très rustique mais le président il a été élu pour des réformes structurelles et les réformes structurelles c'est adapter la France aux besoins du monde et l'évolution je crois pas qu'il y avait de bonnes méthodes pour tout le monde dit même les plus les moins courageux on est pour mais on est contre la méthode mais on a employé à peu près la même méthode il y a 12 ans ils l'ont pas remarqué c'est tout mais on avait employé exactement la même la même méthode au four il y a jamais il y avait une majorité absolue c'était plus simple là il y a beaucoup de il y a quand même beaucoup beaucoup de de l'acheter là dedans d'incohérence et de l'acheter dans le vote d'un certain nombre dont un certain nombre chez LR vous en voulez aux républicains non j'en veux pas à l'air parce que LR a été tout à fait cohérent en ce qui concerne la direction de LR les présidents de groupe le Sénat simplement il y a une part non négligeable de députés sans doute un bon tiers de députés LR qui votent contre toute attente avec les filles avec le rassemblement national qui me font penser Parti socialiste des années 2000 et dans ma bouche c'est pas c'est pas un compliment très fort oui mais il fallait bien que il donne satisfaction à une partie de ces troupes je n'en sais rien nous verront texte par texte en fond ce qui compte c'est pas tellement qu'on aime ou qu'on n'aime pas le président de la République j'ai bien compris qu'Olivier Marleix et LR n'aimait pas le président de la République on leur demande pas d'aimer le président de la République on leur demande à un moment donné de dire ce qu'ils ont dit qu'il ferait c'est-à-dire une opposition constructive c'est ce qu'a fait Olivier Marleix Gérard Larcher Bruno Retailleau sur ce texte et je pense qu'ils ont été à l'auteur de ça qui a un certain nombre de LR qui sont pas à la hauteur du sujet il faut dire qu'ils connaissent pas le texte de retraite donc c'était pour d'autres sujets il faut la petite politique après leur image et leur dimension mais il y a d'autres textes à venir les réformes de structure c'est des efforts c'est par principe des efforts puisque c'est des vrais changements réformés nos modes de production l'écologie nos modes d'énergie notre vie en commun c'est il faut accélérer là-dessus tout le monde en est d'accord ça veut dire qu'il va falloir faire des efforts là-dessus la compétitivité du pays c'est des efforts les formes sur la formation faire en sorte que les enfants et d'accès de plus en plus à une égalité des chances la formation professionnelle tous ces sujets qui sont dans les tuyaux du gouvernement la répartition des décisions entre l'État les collectivités locales bref la manière institutionnelle de gérer le pays tout ça c'est des efforts c'est des remises en cause à un moment donné de situation acquise c'était dans les projets du Président je pense en tout cas que ce président là avec un gouvernement que ce soit c'est à lui le choisir le gouvernement il est choisi par le Président de la République au fond donc c'est à Lui voilà pour les modes Eric verse l'ancien député l'ancien membre DLR devenus député maintenant Renaissance on va retrouver carmus on va on va passer salle des quatre colonnes oui on navigue ici à l'Assemblée nationale avec Vincent roseron ici voilà on change on change de salle et on retrouve terminus Carl je vous retrouve pardon je vous coupe Vincent roseron élabore encore dans la mode des journalistes ben alors on a eu le panel des députés on a eu Marine Le Pen il rassemblement national on a eu François Ruffin à l'autre bord politique de la France insoumise et on a eu Éric Eric verse oui qui disait non je n'en veux pas au LR je n'en veux pas Olivier Marley c'est eriki qui eux ont été cohérents j'en veux à tous les autres qui n'ont pas voté qui nous ont pas soutenus j'étais un peu Americ se souvient de la campagne de 2017 il se souvient de la campagne à moins chez les localité déjà parti de 2022 mais il a pas la même en course pour le coup c'est lui qui faisait les programmes électoraux et il sait que chez les LR c'était reculer l'âge de départ à 65 ans et donc une partie enfin tous ces députés qui sont là ils ont contenu ce projet à l'époque de François Fillon ensuite de Valérie Pécresse au moment législatives voilà et forcément il est amer de voir que une partie des LR a changé mais ils ont pas changé non plus pour des raisons purement politique c'est aussi parce que ils voient dans leur circonscriptions qui sont pour certains des circonscriptions populaires où les gens ne veulent plus entendre parler de reports d'âge légal Aurélien Pradier c'est ce qu'il a senti au moment de la campagne interne à la présidence des République quelques mois il y avait une campagne donc moins connu des trois il y avait Bruno le taillot Éric Ciotti et Aurélien pradique s'est fait connaître à ce moment-là exactement alors il y a l'aspect politicien de je me démarque des autres candidats avec des propositions différentes mais il y a aussi un aspect moi je l'ai vu dans les réunions publiques qu'il menait ou une partie des militants LR finalement approuvé était d'accord avec lui en disant est-ce que les annuités c'est pas plus intéressant que ce dogme de la droite qui était le record de l'âge légal et donc c'est là qu'il a senti qu'il y avait quelque chose qui pouvait bouger au sein de l'électorat et l'air et qu'il y a conduit une partie des députés là à ne pas vouloir voter le texte et aujourd'hui à aller jusqu'à voter une motion de censure qui n'est pas allée jusqu'au bout car on peut faire le point maintenant le bilan de cette séquence puisque visiblement il va y avoir encore des manifestations des recours devant le Conseil constitutionnel et de fait elle a été adoptée à l'Assemblée nationale cette réputée voilà que va-t-il se passer maintenant est-ce que nous allons avoir à faire première question un remaniement là ça paraît quasiment inévitable non non il y a pas d'obligation non pour le coup il y a deux de face que l'on peut regarder pour Elisabeth borne 1 elle a échoué dans la mission que qu'elle avait demandé au président de lui confier qui était de faire passer ce texte avec une majorité absolument assemblée et de discuter avec les syndicats c'était son grand projet puisque on se souvient tous que pendant la campagne présidentielle cette question de la réforme des retraites était presque le seul point très clair pour l'ensemble des Français exactement et à l'automne quand Emmanuel Macron voulait passer par un amendement au projet de loi de finance de la série sécurité sociale c'était décrié François Bayrou et Isabelle notamment sont intervenus pour dire il faut les pour apaiser le pays pour construire une majorité pour convaincre les syndicats 5 mois plus tard force est de constater que aucun des trois objectifs n'a été atteint donc si on regarde cet aspect là effectivement on peut se dire Emmanuel Macron d'en tirer les conséquences ils avaient des bornes échangé de Premier ministre après il y a l'autre face qui est Sam mission était de faire adopter le texte par le Parlement et de ce point de vue là elle a eu un vote au Sénat comme elle l'a dit comme en berger l'expliquait il y avait un compromis qui a été passé avec la droite sénatoriale et Renaissance le texte qui est considéré comme adopté aujourd'hui et le texte qui a été voté au Sénat et aujourd'hui ce texte sous réserve de du recours devant le Conseil constitutionnel va être promulgué par Emmanuel Macron dans une dizaine de jours il y a le recours au Conseil national il y a le référendum d'initiative partagée à discuter évidemment alors oui ce fameux référendum d'initiative partagé voilà c'est un élément qui a été intégré dans la Constitution en 2008 réforme de Nicolas Sarkozy qui permet à un cinquième des membres du Parlement demande du Parlement de déposer une demande et il faut que ça soit validé par un dixième du corps électoral c'est ça c'est à dire qu'il faut à peu près 4,7 4,8 millions de Français d'accord en faveur de cette vidéo sur Internet c'est sur le site du gouvernement sur le site du ministère de l'intérieur ils ont 9 mois un député me disait voilà on a 9 mois pour réunir 4,7 millions mais ce n'est pas parce qu'il est un cinquième du Parlement et un dixième du corps électoral qui vient référendum après il faut que cette proposition aille devant le Parlement et que le Parlement s'en saisisse évoque vu la majorité au Sénat c'est pas fait vu l'absence de majoritaire alternative puisque au fond ce que démontre le rejet de la motion de censure c'est qu'il n'y a pas d'autres majorités que celles aujourd'hui de renaissance pour faire passer des textes et d'ailleurs on va voir demain demain vous avez normalement un texte sur la sécurité sûreté nucléaire un texte sur le nucléaire qui devrait être voté des gens des députés qui ont voté la motion de censure me disait mais de toute façon demain on votera ce texte là sur le nucléaire pragmatisme et on reste fidèle à ses idées la plupart des pour démontrer quoi que ce gouvernement peut continuer à travailler alors c'était magasin comment faire maintenant parce que lorsqu'on voit ce qui s'est passé au bout [Musique] au vu des sondages récents sur une des solutions l'assemblée n'est pas de nouveau par gouvernable c'est-à-dire qu'il y a pas de majorité claire ça va être compliqué là pour le coup pour la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron donc c'est une menace qui c'est une arme dont il dispose dans la Constitution c'est une menace qui continue de faire planer c'est pas sûr qu'elle soit très efficace parce que un député l'air me disait que quand Emmanuel Macron avait laissé entendre qu'il pouvait dissoudre l'Assemblée des députés LR c'était donc la semaine dernière avant la décision des députés hier se disaient ah bah à ce moment-là je vais voter contre ou au moins m'abstenir mais je ne voterai pas en faveur de la réforme des retraite parce que si c'est pour avoir une dissolution autant qu'elle arrive maintenant bon si vous devez faire un pari là sur les 10 prochains jours les manifestations vont continuer quelle va être la réaction d'Emmanuel Macron et du gouvernement déjà ce qui doit s'exprimer le président de la République politique devrait parler dans les jours qui viennent l'Élysée nous disait alors ça c'était il y a une dizaine de jours que de toute façon il était prévu qu'il y ait une prise de parole du président de la République à l'issue de la séquence des retraites on y est oui et non parce que il y a jeudi une journée de mobilisation à l'appel de des organisations syndicales qui qui est une sorte est-ce que c'est un baroud d'honneur est-ce que c'est un pic ou est-ce que c'est le début de quelque chose après la colère engendrée par le temps on a trois qui est beaucoup de manifestants dans la rue c'est pas exclu c'est pas écrit ce qu'on a vu malgré tout c'est que les dernières manifestations il y avait un peu moins de monde alors même que le texte n'était pas voté et donc la pression que les syndicats essaient de mettre sur le gouvernement c'était affaibli puisque certes il y avait des blocages dans des raffineries cette fameuse fronde ce fameux pays à l'arrêt ça ne l'est jamais arrivé donc tout ça montre que même au moment où il y avait peut-être la possibilité de bloquer le pays il a possibilité de manifester en nombre les gens ne se sont pas mobilisés à fond et ce qu'ils vont le faire là maintenant que le texte est considéré comme adopté c'est l'enjeu de la journée de jeudi et ensuite justement on dit allocution peut-être jeudi soir peut-il vraiment parler jeudi soir alors qu'il y a eu il y aurait eu une manifestation d'une manifestation dans tout le pays dans l'après-midi peut-être des violences encore à ce moment-là dans Paris après Emmanuel Macron était très contraint par un agenda il y a le en France lui a un déplacement en Chine qui est prévu donc il faut trouver le bon tempo s'il parle avant la journée de jeudi mais que jeudi il y a beaucoup de monde et des blocages ce qui leur a dit finalement tombera l'eau parce qu'on dira bah ça n'a pas eu d'impact et tout ça donc il a peut-être intérêt c'est en train d'être discuter en ce moment j'imagine à l'Élysée à attendre au moins la journée jeudi peut-être en tirer des leçons ce que l'Elysée nous disait il y a une dizaine de jours au moment où il devait prendre une parole c'était dans l'idée qu'il fallait se projeter montrer que le pays n'était pas bloqué n'était pas à l'arrêt et que les réformes allaient continuer on sait qu'il y a il y a deux gros projets qui vont arriver il y a le projet immigration c'est actuellement discuter au Sénat alors le gouvernement aura toujours un 49-3 on le rappelle tout à fait le 49,3 qui a été utilisé là et utiliser dans le cadre d'un projet de loi de financement de sécurité sociale et donc pour le budget pour un budget de sécurité sociale donc les deux temps de 49 3 possible budget pas sur les autres voilà donc là il en reste un pour cette session qui pourrait être utilisé au moment de de cette de ce projet de loi immigration et sinon il y a normalement on imagine plutôt à la rentrée ce fameux projet de loi pleine emploi sur le travail ou là il pourrait y avoir ainsi pas mal de choses de qui de réformes attendues on a commencé tout à l'heure à 15h45 ensemble faisait un petit pari sur cette motion de censure vous me disiez non elle ne sera pas adaptée vous avez eu raison j'ai gagné je le rappelle de champagne vous entendez tout à l'heure on réglera ça plus tard neuf voix d'écart 9 voies d'avance en tout cas pour le gouvernement est-ce que si vous deviez faire un Paris maintenant va-t-on avoir droit à va-t-on voir en remaniement là dans les 10 jours qui viennent oui non oui parce que pour le coup j'aime bien faire des paris si j'ai des informations si j'ai des éléments l'élément que j'ai c'est que il y a des gens qui nous disaient mais là ça remonte à début de l'année qu'effectivement il faudrait que Emmanuel Macron réfléchissait à changer son gouvernement à le remanier au sens où il trouvait qu'il y avait des ministres qui n'imprimaient pas et c'est vrai qu'il y a un certain nombre de ministres qu'on voit pas du tout mais parce qu'ils ont à la fois des portefeuilles qui qui les mettent pas ou devant de l'actu et puis c'est pas facile alors que l'actu et qui tournait exactement sur la réforme des retraites de l'écologie très peu mais en même temps on parle pas de ça bon après c'est difficile par exemple non mais puis il y en a pas mal d'autres donc est-ce qu'il va se saisir de cette occasion là pour remanier son gouvernement trouver un second souffle c'est possible mais honnêtement on n'a jamais vu un remaniement gouvernemental impulser une nouvelle politique les gens impriment un remaniement si c'est un changement de Premier ministre parce que là c'est la vitrine du gouvernement qui est changée et donc un nouvel impact éventuellement une nouvelle politique des nouvelles actions qui sont menées si vous changez je vais pas être des diagrammes mais pieds avec Paul Paul avec Jacques ça a très peu d'impact dans l'opinion merci beaucoup alors merci encore quelques secondes ici salle des quatre colonnes parce que vous savez qu'il y a le bras de pied va s'exprimer il y a cette fameuse motion de censure déposée par le rassemblement national on attend le résultat pas de surprise normalement seuls les députés du rassemblement national ont voté et auront voté pour cette cette boisson de censure on dit dans l'oreillette qu'il faut qu'on reste encore quelques secondes ensemble car c'est pas grave pas de problème j'ai encore plein de plein de questions est-ce que aujourd'hui les députés de la majorité sont vexés et ce qu'ils sont déçus [Musique] alors on sait qu'elles ont été interrompues interdites à la Concorde et sur les Champs-Élysées apparemment il aurait des incidents alors nous y sommes pas mais vous allez voir les images de certains incidents aux Invalides place Vauban visiblement la colère n'est pas calmée il y a une forme de manifestation un peu différente de ce qu'on a vu avant 49-3 là depuis jeudi plus de violence les dirigeants syndicaux c'est la radicalisation des manifestations parce que il y a eu ce 49-3 la France insoumise a réussi à imposer sans son idéologie sa thématique en disant le 49.3 est un déni démocratie est un coup de force alors c'est juste un article de la Constitution qui est utilisée qui a utilisé plus de 100 fois et notamment sous-michel regarde montré à quel point que même la gauche l'a utilisé mais voilà et donc oui il y a une radicalisation du mouvement parce que on arrive sur la fin du processus les manifestations pacifiques n'ont pas réussi à faire plier le gouvernement les blocages n'ont pas mis le pays à l'arrêt et donc ils espèrent par ce biais là faire céder le gouvernement en le feu aux poubelles en harcelant les policiers mais ça peut avoir aussi l'effet inverse c'est à dire que ça peut désolidariser toute une partie des Français qui s'il désapprouve ce projet selon les sondages dans une grande majorité n'approuve pas pour autant l'activisme de l'extrême gauche cette sonnerie que vous venez d'entendre parce que il y a LeBron Pivet la présidente va retourner une nouvelle fois aux pupitre au perchoir de l'Assemblée nationale pour donner le résultat de ce vote de cette motion de censure vous avez toujours les images place Vauban derrière les Invalides avec ce vélo c'est violence on disait qu'il y en avait pas eu depuis le début est-ce qu'elles peuvent changer les choses dans la tête d'Emmanuel Macron et du gouvernement on se souvient que la dernière fois que le gouvernement a reculé 2017-2018 les gilets jaunes là les violences d'un pari avaient peut-être poussé manuel Macron a réagir à prendre la parole à s'apercevoir qu'il y avait une crise oui mais c'était vraiment une crise d'une nature différente des gilets jaunes c'est vraiment une transpirophylique les ronds c'est vraiment toute une classe moyenne qui travaillait et s'en sortait pas qui contestaient l'augmentation cette fameuse taxe carbone qui allait augmenter le prix des sens hors ces gens-là avaient besoin de leur voiture pour aller travailler donc là il y avait vraiment une notion de on touche à l'outil de travail on nous empêche de travailler là on veut bien ce sont des petits groupuscules c'est l'extrême gauche elle le revendique on voit des drapeaux du NPA on voit des drapeaux des gens de l'extrême gauche ce n'est pas du tout la même nature donc je pense que ça a plutôt tendance à comporter le gouvernement et à ne pas céder ça pourrait si jamais par exemple en province que les blocages je pense à Rennes il y a eu des blocages ce matin il y a des blocages parfois à Bordeaux dans d'autres villes et si ça ça fait tâche d'huile là c'est peut-être plus inquiétant parce que là on peut être effectivement une France périphérique qui s'investit dans dans ce mouvement ça n'a pas été le cas jusqu'ici bon on n'a pas eu à on vient de l'entendre cette motion de censure a été donc rejeté par les députés et puisque pas assez de députés ont voté pour cette motion de censure mon Carl on se retrouve quand c'est quoi les prochaines échéances c'est ce qu'on va l'acheter c'est direct ensemble depuis 15h45 qui s'est passé plein de choses et c'est passionnant la séquence politique que nous vivons beaucoup d'entre nous n'avaient jamais connu ça ça fait longtemps qu'il avait pas eu autant de suspens ce Parlement oui parce que les dernières notions de censure 49-3 c'était pour le le PLF le projet de loi de finance projet de loi de financement de la sécurité sociale donc évidemment oui il y a moins de suspense là on a vu il s'est passé quelque chose d'ailleurs vous avez vu le nombre de médias de journalistes qui étaient là France 2 a annulé ses émissions a fait un direct oui c'est vrai les chaînes info aussi été privé de leur émission ce soir mais en même temps que vous avez une actualité politique comme celle-ci c'est normal et et les gens je pense que ça fait de l'audience parce que les gens ont envie de savoir ce qui va se passer le prochain direct vous allez faire devant le Conseil constitutionnel c'est probable parce que recours devant le Conseil considère on va demander l'urgence non a priori le gouvernement va demander à ce qu'ils étudient ça assez rapidement donc c'est 8 ça peut être 8 à 10 jours donc c'est rapide jeudi vous avez la journée de blocage donc là je pense que vous serez aussi en direct manifestation blocage et après alors pour le coup pour le référendum d'initiative partagée c'est plus compliqué parce que là ils ont 9 mois pour récupérer 4,8 millions de signatures je discutais avec Alexis Corbière qui me disait bon après tout sur le le dernier qu'ils ont demandé pour Aéroport de Paris ils ont réuni plus d'un million de signatures alors que c'était un texte beaucoup moins concernant là il dit si tout le monde s'y met bon on voit ce que ça veut dire si tout le monde s'y met c'est à dire que c'est des députés d'air qui qui ont voté contre une partie d'urine si le mouvement syndical 6 mai ils espèrent pouvoir avoir les 4,8 millions de signatures comme vous le disiez tout à l'heure c'est pas fait parce qu'après évidemment il faut que ça passe par le Parlement et là on voit bien qu'on repart dans des situations compliquées donc c'est c'est quelque chose de longue haleine est-ce que les gens continueront à se mobiliser quand c'est fini c'est pas fini c'est ça et puis on le sait une réforme des retraites il n'y en a bon courage à celui qui voudra la mener merci beaucoup merci à vous de nous avoir suivis alors on reste avec ces images ici à l'Assemblée nationale vous voyez on l'a entendu tout à l'heure Marine Le Pen qui prend la parole suite à Roger de la motion de censure déposée par le rassemblement national et puis on reste avec les images dont Paris en espérant qu'il y ait évidemment pas trop de casse ce soir dans les rues de la capitale on le sait que des violences sont émaillées les dernières manifestations sauvages depuis jeudi et l'annonce de l'utilisation du 49-3 pour faire passer cette réforme des retraites merci de nous avoir suivis excellente soirée sur le figure [Musique] des moyens on peut faire pour faire un billet de pouvoir [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] à la source d'amour il était des cœurs il était des cœurs au cœur de la terre mité des éléments plutôt le feu la terre et l'air [Musique] on est bien là nous [Musique] on est là on est là même si Macron ne veut pas