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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mars 2025 25 min

Olivier Henno : « Le contrôle de l’Etat est défaillant »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Olivier, nous on commence en regardant les une de la presse régionale. On commence par la une de Ouest France. Défense, les Français invités à investir à partir de 500 € les particuliers qui pourront contribuer au financement des entreprises de défense via un nouveau fond public ou par des contrats privés à venir.

La deuxième, c'est celle de Libération Champagne. Quelle France a + 4°gr. Hivers plus humide, été plus sec, pluie plus abondante, record de chaleur.

La France va avoir son va voir son climat évoluer avec le réchauffement climatique. Et puis la dernière, c'est celle du courrier Picard. Et cette question : la parité, mission impossible dans les petites communes.

Le Sénat qui vient d'adopter un texte pour imposer dans toutes les communes la parité hommes-femmes au municipal et les maires des villages s'inquiètent. Quelle lune avez-vous envie de commenter ? celle de la de la défense et des Français invités à investir à partir de 500 € même si c'est symbolique, même si c'est un peu flou hein.

Par exemple, j'ai pas entendu le rendement et donc la question du rendement avant de demander aux françaises et français d'investir est quand même posé. Mais en en tous les cas, quand on regarde les choses de manière globale, vous savez, il y a un diton populaire qui dit qu'à toute chose malheur et bon. Bon, le l'irrationalité de Trump a tout de même provoqué un sursaut européen avec trois bonnes nouvelles, hein.

La la réapparition euh d'une entente avec les Anglais après le Brexit qui euh de fait avait généré leur isolement, l'investissement de de l'Allemagne dans la défense, 150 milliards tout de suite et peut-être 500 milliards à terme, ce qui est quand même considérable. Et donc euh l'Allemagne accepte de s'endetter, c'est bien la première fois depuis la libération, hein. C'est c'est quand même un phénomène extrêmement important.

Et puis la France qui euh tout en gardant la maîtrise considère que son parapluie euh nucléaire euh ne ne s'arrête pas à la frontière belge, au rein et au Pyrénées. Et donc à partir de là, il y a quand même un sursaut européen. Et donc ce livret de défense euh symboliquement invite les Français à comprendre qu'il va y avoir un effort de guerre.

Donc pour vous, c'est une bonne chose ce livret et cet appel à l'épart volontaire des Français. C'est c'est il fallait le faire mais enfin on n'a pas euh découvert le pétrole hein tout de même hein. Et puis vous avez entendu la somme hein 500 millions d'euros et en faut 5 milliards sans doute beaucoup plus.

Donc on est dans l'ordre du symbole et puis il faudra que le ministre de l'économie soit un peu plus précis. Le ministre de la défense le Cornu fait vraiment du bon travail à mon sens. Le ministre de l'économie doit être un peu plus précis sur le rendement.

Enfin c'est la moindre des choses. Est-ce que vous le dites he ces 450 millions sur les 5 milliards dont on besoin les entreprises ? Est-ce qu'on peut augmenter l'effort de défense sans augmenter les impôts comme le dit Emmanuel Macron ?

Alors moi je pense que on ne pourra pas tout faire. Faudra-t-il augmenter les impôts ? Je ne le pense pas qu'il faille le faire parce qu'on a déjà des prélèvements obligatoires très élevés.

Mais en revanche, il va falloir revisiter notre modèle pour faire en sorte de de de diminuer la dépense publique. C'était déjà modèle social et puis notre modèle d'organisation de nos services publics. C'est-à-dire c'était déjà une urgence avec les prélèvements obligatoires et puis euh en même temps on on voit que ça fonctionne moyennement notre affaire. la le la Cour des comptes vient de sortir un rapport sur l'extrême pauvreté des jeunes.

Un jeune sur 10 qui connaît la pauvreté. Donc no notre système français redistributif, non seulement il coûte très cher, mais en réalité et on le voit en sortant d'ici, il y a des gens qui sont dehors euh qui qui dorment dehors tous les soirs. Vous voyez notre système redistributif et notre système de solidarité et bien il y a beaucoup de gens qui ne sont pas protégés et qui sont livrés à eux-mêmes.

Et donc bien évidemment, faut le revisiter pour faire des économies et pour qu'il soient plus efficace pour les plus pauvres. Euh un mot juste parce qu' on l'a vu dans le journal Emmanuel Macron qui annonce un sommet européen, un sommet des alliés pardon de l'Ukraine. Ce sera jeudi prochain à Paris avec Volodimir Zelinski.

Est-ce qu'Emmanuel Macron il impulse un élan européen ? En tous les cas, il est il il est présent et et il me semble que c'est d'ailleurs euh ce qu'on appelait le moteur autrefis euh franco-allemand qui euh à nouveau euh a a repris euh sa capacité euh d'impulser euh des politiques européennes. Je pense que c'est la leçon qu'on peut tirer hein quand on quand on s'intéresse à à l'Europe.

Il y a pas d'avancée européenne s'il y a pas un moteur franco-allemand comme on l'a connu autrefois avec François Mitteran Elmou Gol avec le général de Gaul le chancelier Denuer. Voilà, je pense que le le l'Europe est rythmée par la capacité du du des du moteur franco-allemand de faire avancer les choses et là on y est en quelque sorte tant mieux. Et dans le cadre de ce réarmement de l'Europe, la France mise sur des relocalisations stratégiques.

C'est le cas notamment à Bergerac. C'est l'actualité dans nos régions. Pour en parler, on retrouve Mathieu Périnot.

Bonjour Mathieu, merci beaucoup d'être avec nous. Mathieu du journal Laagne dans l'allée. Et justement, Mathieu, vous revenez sur cette visite hier de Sébastien Lecornu et d'Éric Lombard.

C'était à Bererac en Dordonne sur le site d'une usine de production de poudre. Ouais, exactement. Sans sans vraiment réaliser ce que ça implique concrètement.

On a on a changé d'époque. L'armement pour notre génération, c'était pour les autres. C'était loin.

Aujourd'hui, c'est là. C'est pour nous, c'est pour nous défendre et c'est concret. La France a réinventé la poudre, c'est ce que titre aujourd'hui la montagne pour relater ce déplacement des ministres de la défense et de l'économie à Bergerac hier. réinventé parce que l'usine Eurenko en Dordogne s'est remise à fabriquer de la poudre 20 ans après avoir arrêté sa production de la poudre destinée notamment au Canon César que la France livre à l'Ukraine.

L'ange aujourd'hui est énorme, c'est celui de la souveraineté militaire française euh après des décennies de paix global et heureusement Eurenko qui avait conservé son savoir-faire dans son usine de Suède peut redémarrer rapidement son activité en France. Et dans la dans la même logique, Mathieu, c'est François Bairou aujourd'hui qui sera du côté de Bourge dans une usine de Canon César. Exactement.

Toujours sur la zone du groupe centre-france, on n' pas fini de parler d'armes. Le premier ministre sera aujourd'hui, vous l'avez dit, à Bourge, pour visiter la canonnerie de l'entreprise franco-allemande KNDS, ancienne exter. Cette entreprise qui produit notamment le fleuron de l'artillerie française, ce fameux canon César 155 mm. et l'usine devrait pouvoir augmenter ses cadences grâce à la production de poudre sur le sol français.

Bref, c'est le branle bas de combat du côté de de l'industrie de la défense. Et si le ministre de l'économie était avec celui de la défense hier à Bergerac, c'est évidemment pas un hasard parce qu'il va bien falloir payer ce rarement français dans un état, on le sait, plutôt exang. D'où l'idée d'associer les Français à ce financement via la BPI, la banque publique d'investissement.

Ce sera du volontariat. Il est pas question dans l'immédiat de toucher au livrea par exemple et les épargnants sont invités à investir au minimum 500 € pour un rendement qui n'est pas encore connu. Mais cela m'amène à ma question, monsieur le sénateur.

Les Français sont-ils prêts à investir pour des armes ? Ah ben je je pense, j'espère. Mais en tous les cas, cette capacité de de se remobiliser est une bonne nouvelle française parce que c'était une folie he c'est ce qu'on avait appelé à un moment donné moi quand j'étais étudiant mais c'est il y a déjà un certain temps mais c'était la spécialisation du monde du travail c'està-dire que on disait que l'Occident et puis la France conservait les services et le marketing et puis sans vergogne on exportait ou on envoyait plus loin souvent en Chine d'ailleurs la production l'industrie.

Tout ça était une folie et donc que le principe de souveraineté d'abord en matière d'armement sur la poudre et puis sur les chars, c'est une garantie d'autonomie car si on ne se défend pas, on peut toujours finir esclave des autres, dépendant des autres. Et donc c'est une bonne nouvelle et puis je crois que c'est ça va se généraliser à toute l'industrie. C'est un principe de souveraineté essentielle.

Donc tout ça est est extrêmement positif hein pour celles et ceux qui nous regardent. Et il me semble que il y a une dimension des Français liée à son histoire, à l'histoire de la France. À un moment donné, il y a des périodes de sursaut, il y a des périodes de laisser aller français puis il y a des périodes de sursaut et quand les choses sont assez graves, la Français et les Français ont une capacité à à se réorganiser et je pense que les Français et les Français comprennent le danger, comprennent qu'on puisse investir dans des productions aussi stratégiques que celle-là.

Enfin, je suis assez optimiste sur la question. Mathieu Oui. Est-ce que les Français est-ce que la France a les les moyens de ses ambitions à la matière ?

Est-ce qu'elle est capable de monter en puissance de manière suffisante pour atteindre cette souveraineté justement en terme d'industrie de la défense ? Alors évidemment, on a un handicap hein, on a un énorme caillou dans notre chaussure. C'est notre endettement extrêmement important.

Donc si on avait un un endettement comme les Allemands inférieur à 50 % de notre PIB annuel, ce serait beaucoup plus simple. Il suffirait de nous endetter. Là, on doit revisiter notre modèle d'organisation des services publics et notre modèle social parce que on va pas pouvoir simplement le le financer en augmenter les en augmentant les impôts ou en augmentant la dette.

Ce serait irresponsable. Donc c'est l'occasion aussi de faire des efforts de réorganisation et des efforts de responsabilité, de régulation de notre modèle social aussi parce qu'il marche pas bien hein vis-à-vis des des plus pauvres, je l'ai dit tout à l'heure. Euh et donc je crois qu'il y a une occasion et et qu' il peut y avoir une mobilisation euh générale du pays en faveur de cet effort.

Il me semble que les Françaises et les Français y sont prêts à condition qu'on fasse la bonne pédagogie. Bien sûr. Merci Mathieu.

Merci beaucoup Mathieu Perino d'avoir été avec nous la une de la montagne ce matin. Tout autre sujet, c'est le retour des bistro à la une de votre journal. Merci beaucoup Mathieu Perino d'avoir été avec nous.

On va continuer à parler de ce sujet. Comment on finance cet effort de défense ? Est-ce qu'il faut toucher à notre modèle social ?

François Bairou a fermé la porte à un retour à la retraite à 62 ans. Disons que ce n'est pas possible dans ce contexte. Évidemment, c'est pas du tout du goût du Parti socialiste qui menace de censure.

On va écouter le premier secrétaire du PS, Olivier Fort. Il était hier soir sur France info. Si le Premier ministre ne devait pas redonner la main au Parlement et je ne suis pas dupe, je vois bien que il n'en a aucune envie, alors effectivement se justifierait une sur une censure qui permettrait de dire l'engagement qui a été pris devant les Français, pas seulement devant nous, devant les Français dans l'hémicycle qui a été pris par écrit, et bien cet engagement n'a pas été tenu et donc il y a une logique à ce que le premier ministre parte parce que quand on ne respecte pas ces engagements qui sont pas si vieux, ils ont quelques semaines et bien effectivement on ne mérite pas de rester premier ministre.

Qu'est-ce que vous dites de ces déclarations de liv fort ? Bon, alors déjà on a un budget et un budget social, on peut reconnaître ce ce mérite à François Baou. Bon, moi j'ai j'ai voté la retraite à 64 ans.

Je pense que notre système de retraite par répartition, il permet de financer 20 ans de retraite. À partir du moment où on vit plus longtemps, euh il faut forcément toucher un décurseur. Est-ce que c'est baisser les retraites ?

Est-ce que ça augmenté les cotisations ? Est-ce que c'est augmenté le le nombre d'années de cotisation ? Est-ce que c'est faire évoluer le paramètre d'âge ?

Bon voilà, on est on est moi c'est ma pensée profonde en terme de responsabilité. Je pense que c'est irresponsable de dire que on peut financer plus de 22 23 24 ans de retraite et quand on fait comme Olivier Fort ou ici comme Patrick Caner d'ailleurs de dire que c'est possible en fait on augmente la dette et donc on fait porter le fardeau de nos dépenses de retraite sur les jeunes générations. C'est irresponsable et ça met en danger le le notre système de répartition.

C'est criminel pour notre système de répartition et pour les retraites. Mais les choses étant ce qu'elles sont, je pense que la déclaration de de François Baou n'est pas très à droite. À partir du moment où on a un conclave, il vaut mieux laisser travailler ce conclave et puis c'est pas très adque de fermer la porte au sujet central.

Ça n'était ça n'était pas une déclaration à faire mais après il l'a fait, il a fait hein les premier ministres. Mais est-ce que du coup ce concl va a encore un sens ? On voit que FO avait claqué la porte dès le début, que la CGT l'a claqué il y a de jours.

Est-ce que ce conclave il y a des partenaires sociaux qui sont là et qui comptent comme le CFDT, le MEDF, il continue d'avoir un sens. Maintenant, il va y avoir une forcément une heure de vérité, hein. Et lorsque les conclusions vont sortir, mais entre nous, soitd ça m'étonnerait aussi qu'il se mettent d'accord sur le retour à la retraite à 62 ans, hein.

Je je Il y a quelque chose aussi, c'était pas forcément la peine de de de le dire. Et donc euh la question du financement de nos retraites au moment où on doit faire un effort de guerre évidemment va se poser. Mais moi il y a quelque chose mais juste de quelle manière est-ce qu'il faut par exemple jouer sur la durée de cotisation et prolonger la réforme touraine ?

Bah je pense que euh de toute façon on aura à y revenir puisque le le le rapport de la Cour des comptes démontre qu'on a déjà 7 milliards encore de déficit. On en a gagné cinq mais on en gagne cinq tous les ans et lorsque la réforme aura pris sa vitesse de croisière, on sera à 15 milliards. Donc revenir sur cette réforme, ce serait mettre 15 milliards de plus par an sur notre déficit du PLFSS qui est déjà de de 20 milliards.

Enfin, est-ce qu'il faut jouer sur le paramètre de l'âge ? Est-ce qu'il faut jouer sur le paramètre de la durée de cotisation ? Ben moi, je pense que le l'exemple c'est l'agir carco.

C'est ça que j'espérais euh notamment avec monsieur Marette qui doit animer ce fameux conclave, c'est qu'on arrive à des règles collectives de de d'anticipation. C'est ce qui s'est passé. C'est-à-dire que en réalité, c'est pas un curseur plutôt qu'un autre.

C'est être en capacité de d'anticiper pour se dire en responsabilité les partenaires sociaux. Bah, on joue un petit peu sur l'augmentation des retraites, on joue un petit peu sur la cotisation, on prolonge euh euh le nombre d'années de cotisation et donc faire gérer le système des retraites par les partenaires sociaux. La mesure d'âge, on doit pas non plus se l'interdire, ça n'aurait pas de sens.

Mais mais faire confiance aux partenaires sociaux comme au sein de la GIR Carco pour anticiper et qu'on soit pas tous les 5 ou 10 ans en train de dire "Oh là là 10 milliards de déficit, il faut absolument prendre une décision assez radicale et assez lourde et ça hystérise le pays. Je pense qu'on peut avoir un mode de fonctionnement plus adulte et plus responsable un peu comme sur le modèle de l'argo. Allez on va passer à l'actualité du Sénat.

Vous avez remis hier votre rapport sur les crèches, un rapport qui pointe les défaillances des contrôles. Quelles sont vos recommandations pour remédier à cette situation ? On voit ça avec Quentin Calmet. [Musique] Bonjour Quentin.

Bonjour Hianne. Bonjour Olivier. Et Quentin, on se souvient que l'émotion avait été viv au moment de l'apparution du livre enquête les ogres de Victor Castané dans la foulée.

Les sénateurs avaient lancé une mission d'information flash pour faire en particulier la lumière sur la question des contrôles. La question des contrôles. Ouais, tout à fait.

Hier, les trois sénateurs ont remis ce rapport fruit effectivement Orien de 6 mois de travail de la mission information flash lancée en octobre dernier. Vous êtes l'un des trois auteurs, on le comprend avec Laurence Müller Bron pour les LR ou encore Émilienne Poumirol pour les socialistes. On retient l'idée qu'il y a une trop grande multitude d'acteurs chargés du contrôle des crèches en France avec trois niveaux. les CAF hein, les caisses d'allocation familiale chargé du contrôle du volet financier, la PMI hein, protection euh maternelle et infantile qui dépend du département qui s'occupe du contrôle des règles d'encadrement du respect de la sécurité des enfants et enfin l'État avec des préfets qui peuvent également ordonner des contrôles.

Tout cela fait qu'il y a un défaut de pilotage, écrivez-vous dans le rapport remis hier et qui est source de dysfonctionnement. Et il y a en France trop peu de personnes mobilisées pour réaliser ces contrôles. Voilà, on est frappé, monsieur Eno, par le faible nombre de ces contrôles que vous notez dans le rapport.

En 2023, les CAF, hein, les caisses d'adcation familiale ont contrôlé 2241 établissements sur les 13028 financés par la prestation de service unique. Ça fait donc 17 % des établissements seulement qui ont été comme cela contrôlés. Ça c'est pour les chiffres de la CAF parce qu'il n'existe pas, on le comprend aussi dans votre rapport, de statistiques plus globales sur le territoire sur les contrôles fait par les PMI, faute d'un système dédié de remonter des informations.

Écoutez les deux autres coprapporteurs Émilienne Poumirol et Laurence Müllerbronne hier au micro de Marion d'pêche. ces contrôles ne sont pas assez nombreux et ils sont surtout pas assez homogènes et pas centrés sur j'allais dire sur ce qui nous apparaît le plus important, c'est-à-dire la qualité de l'accueil du jeune enfant. C'est très très disparate mais on peut dire quand même que sur la majorité des départements, il y a une carence au niveau des PMI qui sont surchargé par beaucoup d'ouvertures de structure.

Donc il ils suivent les ouvertures et puis les alertes. Dernier problème relevé par les sénateurs, les contrôles des crèches sont souvent techniques et parcellaires. Ce qui ne permet pas en fait le principal sujet de détecter les signaux de maltraitance dans les crèches, ce qui est bien au cœur de notre problématique.

Olivier, on le sait, il y a un problème de contrôle dans les crèches, c'est au cœur de cette problématique. Et donc ce qui est frappant, c'est le faible nombre de ces contrôles pour les statistiques d'ailleurs dont on dispose parce que on le disait, il y a pas de remonté de national des chiffres des PMI. 17 % des établissements contrôlés, c'est satisfaisant ?

Ah non, c'est c'est un lourd problème. Et alors on a été donc sensibilisé par un rapport igas et puis aussi par le livre de Victor Castané euh qu'on a euh naturellement euh euh auditionné. Alors, on a fait cette mission et effectivement euh il y a un lourd problème, il est disparate, éclaté.

Alors vous avez fait un bon résumé he la CAF fait un contrôle administré et financier et grosso modo toutes les crèches ou Altegarderie sont contrôlé tous les 5 ans hein 17 % ça fait à peu près un peu plus de 5 ans mais à peu près tous les 5 7 ans mais dans une vision très verticale. C'estàd qu'on vérifie si financièrement son document comptable. Mais le contrôle le plus défaillant, c'est celui malheureusement le plus important, celui des PMI qui devrait normalement vérifier la qualité du service, la qualité du du des des réponses apportées par le personnel, le mode d'organisation et là non seulement ce contrôle il est euh très variable, bon les PMI n'ont plus beaucoup de moyens. hell ont beaucoup de mission les départements sont un peu financièrement exang et donc on a un un paysage qui est qui est gravissime c'est-à-dire qu'on narrive pas à contrôler en terme d'accompagnement et de suivi de qualité et on narrive pas non plus à contrôler en cas d'alerte ou en cas de de maltraitance.

Donc il y a naturellement un un un effort à faire pour euh en matière de coordination de ces contrôles parce qu'en plus ils sont pas coordonnés et quant au contrôle de l'État, il est alors là quasiment inexistant. Donc il s'agit, on a été notamment dans le département du Men et Loir de créer, c'est l'une de nos recommandations, une plateforme d'échange pour qu'au moins les moyens qui sont consacrés au contrôle soient coordonnés et qu'ils puissent parler les uns et les autres et puis de renforcer et de réorienter le contrôle de la PMI qui en plus est un peu voyez le contrôle à l'ancienne. On tremble quand ils arrivent et puis on souffle un beau coup quand ils s'en vont.

Alors le le qui soit beaucoup moins vertical, beaucoup moins descendant et beaucoup plus en accompagnement, en suivi et en conseil et pas de savoir la hauteur de la poignée de porte. Exactement, c'est ce que j'allais vous dire et ça a été dit en conférence de presse hier. Les contrôles sont parfois hygiénistes.

C'est qu'on s'occupe pas des bons problèmes, on s'occupe de la de la hauteur de la poignée de porte ou où effectivement on prend pas en compte le principal sujet qui est la maltraitance ou voilà ces formes de maltraitance qui sont souvent difficiles à percevoir. Bah la réalité c'est qu'il y avait pas de contrôle quoi. Ou très peu hein.

Je que c'est c'est Alors moi je crois pas à l'autorégulation. Vous voyez il y a une limite à l'auto bien sûr il y a la responsabilité des gens mais euh le contrôle de la PMI il doit être c'est c'est la loi hein c'est c'est les départements qui sont responsables de la qualité du service de la petite enfance. Donc c'est la PMI.

Donc il faut absolument coordonner ce qu'on a vu dans le main et Loir était de ce point de vue là exemplaire. ouussches contrôl enant de faire app à à des organisme de certification pour qu'il soi concentré sur le le l'accueil, le suivi, l'accompagnement et la qualité du service. Qui soit aussi capable de contrôler rapidement, de détecter les villins petit canards et de les sanctionner et puis de faire en sorte qu'il puisse pas, si on a une plateforme nationale, faire un saut de puce d'un département à un autre, hein.

Vu qu'il y a pas de remonté nationale de de ces contrôles, on ne sait pas lorsqu'il y a un problème d'un département à l'autre. Donc c'est pas acceptable. Et puis dernière chose parce que c'était aussi ça dans le livre les ogres permettre comme on l'a fait pour les ÉPADES à la cour des comptes d'investiguer les grands groupes qui gèrent une multitude de de de haltegarderie ou de crèche parce qu'aujourd'hui la cour des comptes n'a pas la possibilité et donc il s'agit de veiller aussi et ça c'est le troisème contrôle celui de la cour des comptes ou des chambres régionales des comptes de de vérifier aussi la bonne utilisation de l'argent public.

Enfin bref, on a un contrôle totalement défaillant et il s'agit de le réorganiser par des grilles d'évaluation et par des plateformes d'échange. Est-ce qu'il faudra repasser par la loi ? Est-ce que vous allez déposer une proposition de loi notamment pour revoir ce pilotage défaillant que vous évoquez avec toutes ces strates qui sont qui se qui ne se parlent pas correctement ?

Il faudra passer par une bien sûr d'ailleurs il y a il y a a y a il y a d'ailleurs du point de vue de l'organisation du parlement ce qu'on appelle des niches vous savez pour les les les PPN partisane là le et donc je pense que c'est vraiment hein puisque on est il y a pas eu de clivage entre nous entre des sénateurs et sénatrices de groupes différents donc il y a il y a il y a il y a on est vraiment dans le cadre d'une PPL qui pourrait être transpartisane et qui devrait être déposée dans un délai en accord avec le président Mouiller bien sûr dans un délai assez restreint quit du gouvernement Est-ce qu'il vous a donné des gages sur le fait que il pouvait soutenir une telle proposition de loi ? Qu'est-ce que vous avez pensé d'ailleurs de la gestion de toute de tout ce dossier par les ministres ces derniers mois ? Le livre le livre avait été un choc.

Est-ce que la réponse politique est à la hauteur ? J'entends dans les ministères que la question de l'enfance et de la petite enfance devienne priorité. Géraldin s'inquiète de l'aide sociale à l'enfance et et de la maltraitance d'un certain nombre d'enfants.

Et d'ailleurs, je salue cette cet effort. Madame Vautrin aussi, mais nous il n'empêche, voyez, c'est un peu comme l'affaire Betaram, les ministres sont les ministres d'aujourd'hui mais c'est pas un problème d'aujourd'hui. L'État est défaillant sur cette question des contrôles.

Ça vaut pour l'enseignement et ce qui se passe sur l'affaire Betarab, c'est incroyable. Ça vaut pour les crèches, les le contrôle de l'État est défaillant et nous on va changer euh ce qui ce qui se passe dans les crèches chez Alt garderie pour à la fois sécuriser les parents parce que c'est une demande et puis même les professionnels sont demandeurs parce que c'est insupportable pour les gens qui font bien leur boulot, qui sont une grande majorité, Dieu merci, d'avoir cette suspicion ou ce doute et donc ils sont demandeurs d'un contrôle de la PMI plus efficace en terme de d'accompagnement de qui rassure tout le monde. Ça rassure sur la qualité du service offert vis-à-vis de nos nos nos petits enfants et vis-à-vis des crèches et des altes garderies.

C'est quand même quelque chose d'essentiel. Ouais. Et il manque toujours 10000 personnes dans cette dans ce secteur, 10000 professionnels dans la petite enfance.

Alors justement, je pense que si on a un contrôle efficace, si on a parmi nos préconisations une montée en formation, on rend à nouveau attractif ce métier parce qu'il y a un problème d'attractivité. Ça passe aussi euh par une rémunération améliorée, hein. Mais la question de l'attractivité du métier en sécurisant euh le le la qualité du service et puis en en en supprimant ce doute et ce regard euh critique ou cette incertitude, vous savez, l'incertitude, ça ça ça ça ça n'est pas bon pour l'attractivité d'un métier.

Donc, un bon contrôle de la PMI, un accompagnement à suivi, ça lève l'incertitude et et puis ça fait en sorte que ce métier redevienne attractif. Merci Quentin. Merci à l'animateur dans le club.

On parlera défense européenne et ce sera à suivre évidemment dans le club. Merci beaucoup. Merci Olivier.

Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On va continuer évidemment à parler de défense et du gouvernement qui veut mobiliser les parmes des Français. Tout de suite avec notre invité politique Éric Cocrel nous rejoint.

Yeah.