Prisca Thévenot est l'invitée politique de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Priska TNO, vous êtes député renaissance des Hautes Scèes. Alors avant de parler de l'actualité politique française, Emmanuel Macron s'est montré inquiet hier au Conseil européen de Bruxelles. Il redoute une sortie de l'Iran du traité de non prolifération nucléaire.
Est-ce que cette hypothèse est sérieuse ? En tout cas, il faut prendre toutes les précautions euh qu'il faut dans le contexte que nous connaissons et que je ne vais pas rappeler ici. Il a été très rapidement souligné que ça serait effectivement une dérive et un affaiblissement collectif.
Et dans cette raison-là, le président de la République a annoncé qu'il échangerait avec les membres permanents du conseil de sécurité. Nous devons pouvoir continuer à mettre et à placer notre confiance dans le président de la République qui dans ces temps extrêmement troublés avec des conflits euh qui reviennent sur le chemin de la scène internationale démultiplie les actions diplomatiques et nous devons continuer à le soutenir dans cette action-là. Nous avons la chance d'avoir un président de la République au fait de ces sujets et bien présent pour défendre nos intérêts mais aussi défendre la paix.
Alors sans transition, pas d'accord mais des avancés. Ce sont les mots de François Bairou hier soir lors de sa conférence de presse sur le conclave. Pour vous, ce conclave, c'est un échec ou une réussite ?
Je pense que ce conclave, c'est un chemin. Un chemin sur un moment où on pensait qu'il n'était plus possible de s'entendre sur l'essentiel à savoir préserver notre pacte social, notre système de retraite et son financement. Bien évidemment, vous savez, en 2023, nous avons été allés les seuls à expliquer qu'il y avait un problème budgétaire, qu'il y avait un enjeu démographique et que nous devions préserver ce cet héritage extrêmement sacré et important.
Aujourd'hui, forcé de constater, c'est que un certain nombre de personnes reconnaissent que il effectivement il fallait y travailler peut-être à demi-mot sans trop le dire fortement, mais ils le reconnaissent. Et donc ce conclave permet ce chemin pour un accord. Et ce que nous voyons c'est que la démarche du dialogue social avec les partenaires sociaux et bien est diamétralement opposé à celle des oppositions politique les partenaires sociaux.
La majorité h la majorité elle est diameltramement opposée à la démarche des oppositions politiques. Il y a une volonté d'agir, de dialoguer et d'action là où les oppositions étaient surtout dans une volonté d'obstruction. Mais malgré tout il y a pas d'accord.
Il reste beaucoup euh il y a répassil voilà la pénibilité notamment qui était quand même il reste des angles morts sur lesquels nous devons continuer à travailler et sur lesquels le dialogue social se poursuit. Il n'est pas arrêté, il n'est pas au point mort, il se poursuit. Mais rappelons-nous déjà qu'il y a si des accords sur le fait que nous devons avoir un équilibre budgétaire sur le financement à horizon 2030.
Ce n'est peut-être pas évident jusque-là. L'accord est trouvé. Il y a un accord aussi sur le principe de travailler sur les angles morts de la réforme, les pénibilités, les carrières féminines.
Maintenant, l'enjeu, c'est de savoir comment nous finons cela. Donc, ce sont les deux points qui manquent, c'est trouver un accord sur la pénibilité et ça c'est quelque chose et les carrières féminines et sur les carrières féminines. Mais sur la pénibilité, c'est euh c'est un un vrai point d'achoppement aujourd'hui.
Est-ce que le MEDEF et les organisations syndicales vont réussi à à trouver ce fameux chemin que prône François Bairou ? J'ai envie de vous dire déjà, ils nous ont montré le chemin sur euh dire ensemble collectivement qu'il y avait un problème de financement et un équilibre à trouver et des sujets sur lesquels on devait s'améliorer. Je trouve que c'est un pas énorme qu'au sein de la classe politique, nous n'avons pas réussi à avoir.
Donc continuons à croire au dialogue social. Le chemin mis en place par François Bairou est une avancée concrète et nous devons pouvoir continuer à croire à une conclusion heureuse qui, je l'espère, trouvera euh une réalité dans le cadre du travail budgétaire qui aura lieu en fin d'année. Alors François Baou euh est toujours un peu plus isolé chaque jour quand même euh malgré tout.
Là, il va devoir faire face à une motion de censure. Alors, elle a très peu de chance passer, sauf si le rassemblement national change d'avis. Mais est-ce que ça traduit pas une situation de crise politique en France ?
C'est pas la première motion de censure. Je crois qu'il en a à sa 7e. C'est est-ce que on est dans une situation de crise ?
Vous savez, dans le cadre des oppositions que nous avons à l'Assemblée nationale en ce moment, je pense qu'on peut plus compter les motions de censure ou les motions de rejet d'ailleurs sur un certain nombre de textes que des propositions concrètes d'action pour les Françaises et les Français. Et en réalité la crise politique, oui, elle existe parce que comme le dit Gabriel Atal d'ailleurs, notre politique en France est malade. Malade des postures, malade des égos.
Et l'enjeu c'est pas de dénoncer celles et ceux qui veulent agir, mais de pointer du doigt celles et ceux qui nous empêchent de vouloir agir pour les Françaises et les Français. À l'heure où nous avons des grandes puissances qui se raffirment, des conflits comme vous l'avez souligné en début d'interview qui sont là bien présents et que nous avons besoin d'autant plus de créer de la croissance, de générer de la richesse. Pourquoi ? pas pour simplement pour faire beau, mais pour maintenir le pacte social et aider les plus fragiles.
Nous avons des nous avons des oppositions qui s'enferment dans des postures voire qui ont comme seule proposition pour les Français l'instabilité politique. Ce n'est pas sérieux. Mais à l'intérieur même du socle commun, puisque le gouvernement gouverne grâce à ce sole commun, cette coalition des des différents partis qui siège au sein de la coalition, est-ce que ce sole commun aujourd'hui, il est en train d'imploser ?
On voit qu'il a de plus de de plus en plus de dissension dans ce socle commun. Disons la vérité et c'est Gabriel Atel qui le dit très précisément dans les colonnes du monde. Le socle commun est en réalité un point commun, celle celui d'avoir une stabilité politique.
Une fois qu'on a dit cela, sur les sujets de fond, nous avons énormément de différence. Nous sommes un parti proeuropéen là où par exemple les LR ne le sont plus. Nous sommes un parti pour dire quelle heure ils doivent sortir de ce sole commun aujourd'h en tout cas ils doivent savoir que nous sommes proe européens.
Ils doivent savoir que nous sommes pour le les progrès sociaux et pour l'égalité de droit. Souvenons-nous, monsieur Rotaillot a été contre la fin des thérapies de conversion, a été contre l'IVG dans la Constitution, continue à être contre le mariage pour tous encore aujourd'hui en 2025. Et Bruno Roto, il est contre aussi hier encore sur la fin de le de l'exécution provisoire en cas d'inéligibilité.
Il est pour pardon il se le LR c'est allié au rassemblement national. Le socle commun était contre. Est-ce que ça veut dire qu'il y a aujourd'hui euh de plus en plus de tensions qui vont vous mener à la rupture ?
Non, ce qui veut dire c'est que aujourd'hui et j'insiste encore sur les LR et pas les électeurs des Républicains. Les électeurs des républicains ont voté pour cette famille historique française parce qu'elle n'était précisément pas le Rassemblement national parce qu'elle était précisément une digue au Rassemblement national. Et donc si aujourd'hui les députés, les républicains s'amusent à singer le Rassemblement national, mais qu'est-ce qui les différencie ?
Qu'est-ce qui font que eux demain aujourd'hui les Français les choisiront plutôt que le Rassemblement national ? C'est plutôt ça le sujet que nous avons et je le dis assez simplement. Hier, nous avons eu la niche parlementaire, le temps réservé parlementaire au groupe de Monsieur Siuti et donc quelque part de Marine Le Pen.
Les républicains ne sont venus dans l'hémicycle. Alors pardon hein, je vais pas dire tous les républicains. Les députés, il y en avait trois hein, trois députés les républicains qui sont venus dans l'hémicycle simplement sur effectivement le texte pour Gracier Marine Le Pen.
Le reste de la journée, il n'y avait personne, pas un seul républicain. Donc moi ce que je dis, c'est que quand aujourd'hui on fait partie d'une coalition politique pour soutenir la stabilité politique du pays, c'est bien aussi de venir siéger. Les Français ne nous ont pas élu pour déserter, mais pour siéger.
Et d'autant plus aujourd'hui quand nous avons des oppositions radicales, la France insoumise et le Rassemblement national extrêmement bruyant, extrêmement vocaux. Alors justement quand il y a une coalition, est-ce que elle ne risque pas d'autant plus d'imploser euh puisque dans 2 ans, c'est l'élection présidentielle. Les appétits des uns et des autres séuisent.
Bruno Rotaillot pour les pour les Républicains, on a Édouard Philippe à Horizon, peut-être Gabriel Atal. Et pourtant, certains disent qu'il faudrait un candidat unique de ce sole commun pour espérer l'emporter en 2027. Euh mais ce candidat, est-ce que ça peut être Bruno Retaillot ?
Est-ce que ça peut que Gabriel Atal se lance ? Je je vais pas je vais pas le cacher, je vais pas le renier. Est-ce que je suis alignée à 100 % avec Gabriel Atel ?
Oui, j'ai même été sa porte-parole quand il était à Matignon. Et donc ça rappelle tout simplement que quand on est proe européen comme je le suis et comme il l'est et comme notre famille politique l' quand on est pour une politique de l'offre assumée et avec fierté comme nous le sommes et comme ne l'ai pas les républicains, comme nous sommes pour des progrès sociaux et l'égalité de droit sur un certain nombre de sujets que j'ai évoqué avant avant pour vous, l'IVG, la fin des thérapies de conversion mais également le mariage pour tous. Quel est le point commun avec les républicains ?
Alors si certains effectivement passent leur temps à faire des slogans pour dire qu'il faudrait une alliance allant des républicains à nous en passant par une autre famille politique, je leur dit avant tout quel est notre point commun ? Quel est notre projet commun ? Les Français ne veulent pas simplement un casting, ils veulent une vision politique.
Et aujourd'hui forcé de constater, c'est que notre vision politique, notre vision de la société est très loin de celle portée par monsieur Rotaillot. Est-ce qu'aujourd'hui Gabriel Atal songe de plus en plus sérieusement à se présenter pour 2027 ? Gabriel bien sûr Gabriel Atel aujourd'hui est concentré pleinement là où le sont peut-être moins d'autres à agir pour maintenant.
Il est pas en train de travailler pour construire des slogans pour 2027. Ensuite, si vous me posez la question à moi, c'est le meilleur de sa génération justement parce qu'aujourd'hui il n'a pas froid aux yeux. Il y va, il travaille maintenant, quitte à prendre des coups et c'est je pense de ça dont nous avons besoin pour aujourd'hui comme pour demain.
Prisca Thevenot