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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 6 octobre 2025 80 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Démission de Sébastien Lecornu : Emmanuel Macron est-il au pied du mur ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 53 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les dernières informations qui filtrent de l'Élysée ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    La dissolution est-elle inéluctable selon vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il encore des solutions ?

  • 7:00RelanceÉludée

    Un gouvernement de gauche est-il viable ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les marchés s'affolent-ils ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La gauche peut-elle gouverner sans LFI ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00journaliste_1Fait
    « Emmanuel Macron n'a pas prévu pour l'instant de s'exprimer. »
  • 8:00Dominique RierFait
    « Le chef de l'État a toute la légitimité pour être président jusqu'à la fin de son mandat. »
  • 9:00journaliste_6Fait
    « Sébastien Lecornu n'est pas renommé mais le chef de l'État le laisse à la tête de ce gouvernement démissionnaire. »
  • 11:00journaliste_7Fait
    « Emmanuel Macron est vraiment sous grande faiblesse. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] édition spéciale sur LCI. Sébastien Lecnu est en ce moment même à l'Élysée. C'est là que ça se passe.

Une question obsède désormais. C'est quelle suite ? Quelle suite ?

Tous les États-majors ou presque sont réunis pour tenter de répondre à cette question. Il une réunion de crise, nous serons partout. Je vais vous présenter les équipes dans un instant.

On a besoin de se projeter désormais parce que c'est la déflagration. 14h à la tête de son gouvernement. C'est historique pour Sébastien le Cornumet.

Tous les regards, ils sont surtout tournés vers un homme. Emmanuel Macron, pression maximale, il n'y a plus de fusible pour Emmanuel Macron désormais. Que peut-il faire ?

Face à cette crise dissolution ? Est-elle absolument nécessaire ? Comme le dit Marine Le Pen, la musique de la démission remonte également très fort.

Nos équipes, je vous le disais, sont donc mobilisées. Nous serons depuis l'Élysée en direct, depuis Matignon, depuis le siège de Renaissance. Nous serons également à l'Assemblée nationale.

Mais on commence avec vous, c'est la bougerou. en direct de l'Élysée. Tous les regards, je le disais, c'est là, se tourne maintenant vers Emmanuel Macron, plus de fusible.

Quels sont les échos ? Quelles sont les dernières informations qui filtre derrière vous ? Alors, d'abord ce que je dois vous dire, c'est que cela fait une bonne demi-heure que Sébastien Lecnu, dont le président a accepté la démission ce matin, est ici à l'Élysée.

Alors, silence radio du côté de l'Élysée sur les raisons de sa venue. Mais parmi les hypothèses, une seule enfin plusieurs pardon. D'abord euh le fait de renommer Sébastien Lecnu.

Oui, vous entendez bien. Rien n'empêche Emmanuel Macron aujourd'hui de décider de le renommer après avoir accepté sa démission et en lui donnant une nouvelle feuille de route pour recomposer un nouveau gouvernement. Ou encore autre hypothèse que vous avez évoqué, celle que réclament désormais plusieurs personnalités politiques, celle de la dissolution.

Pour dissoudre l'Assemblée nationale, il faut selon la Constitution consulter le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat, mais aussi le Premier ministre bien que des missionnaires. Voilà donc pour ce que l'on sait aujourd'hui, le chef de l'État qui ne devrait pas réagir à chaud et donc ne pas prendre la parole aujourd'hui, reste à savoir qui il va consulter. Est-ce qu'il va revoir les chefs de partie de son socle communilisé et qui a montré à quel point tout cela était compliqué ces dernières heures ?

Et bien restons restons à l'écoute et restons surtout très attentif ici devant le palais de l'Élysée pour que je puisse vous en dire plus. N'hésitez pas à revenir vers nous à tout moment avec Éric Jepuis l'Élysé et merci beaucoup. Et donc une musique qui montrait renommé Sébastien le cornu.

Il faut vraiment qu'on remette tout sur la table. On va tout évoquer ensemble pour tout comprendre, pour tout décrypter nos invités sur ce plateau. Je suis ravie de retrouver Arlet Chabot.

Bonsoir Arlet Chabo. Merci beaucoup d'être avec nous. Éditorialiste politique LCI.

Bonsoir Patrice Duamel. Merci également d'être à nos côtés. Bonsoir Guillaume Roquet, directeur de la rédaction du Figaro Magazine.

Renault Pila, vous l'avez aperçu tout à l'heure, nous a rejoint en direct sur ce plateau. Et nous sommes également en direct avec Roger Carouci. Bonsoir, merci beaucoup d'être avec nous, monsieur le sénateur, sénateur les républicains.

On le voit derrière vous en direct depuis le Sénat grâce à Alexis Tessier. Alors, tout d'abord, quelques minutes avant d'entrer sur ce plateau, Roger Caroci, on a entendu la gauche. La gauche, sortir d'une réunion et dire priorité à la gauche pour gouverner.

Il faut un premier ministre issu de la gauche et des écologistes. Euh c'est la censure assurée si c'est ça. Oui.

Oui. Mais la gauche essaie de faire croire depuis juillet 2024 qu'elle a gagné les élections législatives. Je rappelle simplement qu'en juillet 2024 la gauche tout parti confondu a obtenu 28 % des voix à 170 sièges sur 577 on est loin d'une majorité.

Alors, le problème c'est qu'il n'y a pas de majorité dans cette assemblée nationale, mais pour autant la gauche n'a pas de capacité à élargir en quoi que ce soit les 170 sièges. Et si c'est pour présenter un budget avec les mesures de hausse fiscale, d'abolition de la réforme des retraites et cetera, évidemment que la gauche serait censurée dès le mois de novembre. Donc euh mettre en place un gouvernement de gauche pour qu'il soit censuré dans un mois, je pense que les Français sont assez lassés euh du bal des prétendants et des gouvernements depuis un an et demi.

Projet Carouci euh le président de la République, il a essayé à droite, il a essayé le socle commun. Ça n'a pas ça n'a pas plus marché. Mais je pense que la solution socle commun plus républicain est la seule.

Le problème, c'est qu'il faut d'abord la confiance, la transparence et le fait d'une loyauté réelle de tous les côtés. De tous les côtés hein, il faut que les gens se parlent davantage. Il faut qu'on trouve une solution.

Pourquoi c'est la seule solution ? Parce qu'en réalité ce ce total là est à peu près à 220 sièges, ce qui est de loin le stock, le bloc le plus important de l'Assemblée nationale. Après, il faut que ce soit des gens qui s'estiment, qui se fassent confiance. ce qui s'est passé hier, on va le dire comme ça.

Moi dans la visoconférence des parlementaires avec Bruno Rota hier, j'ai pris position clairement pour la participation au gouvernement mais pour ce que j'ai appelé une participation conditionnelle conditionnelle sur les conditions liées à la feuille de route, trop flou, pas assez clair, qui n'était pas un contrat de gouvernement et conditionnel sur la composition du gouvernement. Visiblement, on n'a pas dit à Bruno Retaillot jusqu'à hier soir quelle était la composition et on l'a tous apprise si je puis dire par les propos du secrétaire général sur le Pon avec des surprises, des retours. On va pas faire de commentaires.

Moi, c'est pas sur telle ou telle personne. Ce que je dis simplement c'est que clairement c'est pas sur telle ou telle personne mais la personne de Bruno de Bruno a posé question. J'ai une question à vous poser encore posé question.

Elle a posé non mais attendez, elle a posé question parce que elle participait à cette idée qu'on avait le sentiment que c'était à nouveau un côté très bunker autour des anciens de Renaissance. Ça n'avait pas de sens. Il fallait ouvrir l'arge et faire en sorte que toutes tous les groupes regardaient même l'UDI hier a fait un communiqué vengeur en disant qu'elle sortait du bloc central parce qu'elle n'était pas représentée.

Donc il y a eu un problème. Le le temps fil malheureusement et je m'en excuse mais il faut qu'on pose la question de la dissolution ensemble. On va d'abord écouter monsieur Rotaillot qui était l'invité du 13h de TF1 ce midi.

On va écouter ce qu'il dit sur ce point. Alors, je vais vous dire ce qu'il a dit. En gros, en gros, il estime que c'est le dernier recours.

On peut l'écouter. Ça y est. Le président de la République a le pouvoir de dissoudre.

Il le fait ou il le fait pas. Le président de la République a le pouvoir de nommer un autre gouvernement. C'est à lui de choisir.

S'il y a situation de blocage, alors il faudra le retourner aux urnes. Mais je pense que il y a d'autres moyens avant d'en arriver là. Simplement, ces moyens-là ne m'appartiennent pas.

Euh donc c'est le dernier recours. Xavier Bertrand ne s'engage pas non plus sur ce chemin là. Bref, on a on a du mal à avoir des personnalités de droite appelé à la à la dissolution.

C'est votre cas. Et si ce n'est pas le cas, pourquoi ? Non, mais pour pour la bonne et simple raison que de la même manière que les gens qui appellent à la démission du président de la République, ils n'en ont pas le pouvoir ni la main.

Si je dis j'appelle à la dissolution, ça me fera peut-être plaisir comme ça mentalement, mais comme je n'en ai aucun pouvoir et que seul le président de la République a la main en la matière, ça ne sert à rien. Après, on a plus la main si on nous dit bah finalement après le corps nu, on va on va proposer un tel ou un tel pour le gouvernement. Qu'est-ce qu'il faudrait pour avoir une vraie alliance, un vrai accord de gouvernement ?

Là, on peut rediscuter. Mais sincèrement, que ce soit sur la démission du président de la République ou sur la dissolution de l'Assemblée nationale, par définition, c'est uniquement à la main du président de la République. Donc ça ne sert pas à grand-chose de s'exprimer en la matière.

J'ai une question bonus. Euh selon certaines sources, Gérard Larchet et vous-même auriez été reçu à l'Élysée. Vous nous le confirmez ?

Écoutez euh pour être très franc, ça fait un moment que j'ai pas été reçu à l'Élysée même pour un café. Donc euh non, je n'ai pas été reçu à l'Élysée. Pour Gérard Larcheter, il l'a été à plusieurs reprises.

C'est son rôle institutionnel de président du Sénat. Mais après euh si le président de la République avait l'idée de vouloir nommer Gérard Larcheter, premier ministre, ça se discute. Pourquoi pas ?

Mais moi non, non, je vous rassure, ni Perrier, ni café, ni rien du tout. Merci beaucoup Roger Caroci d'avoir été avec nous avec Alexis Tier depuis le Sénat. Merci à vous.

Alors alors alors la gauche elle est sortie de réunion tout à l'heure en disant la priorité à la gauche. La droite dit si c'est la gauche. C'est sans nous si on comprend bien.

C'est quoi la la solution l'issue là ? Vous vous croyez à la nomination d'un nouveau gouvernement ou pas Patricie Amamel ? Ben il va essayer le président avant de dissoudre parce qu'il a pas envie de dissoudre. il ser il y sera peut-être contraint dans quelques jours en espérant que ça se fasse vite.

Euh mais il il essaye plusieurs choses en ce moment. Il a des collaborateurs à ma connaissance pas lui-même, ce qui est assez logique. Il a des collaborateurs qui appellent les responsables du bloc, je sais plus comment les appeler, socle commun ou bloc central ou voilà euh pour savoir ce qu'ils pensent des diverses possibilités, celles qui sont débattues sur le plateau, c'est-à-dire dissolution, gouvernement dirigé par la gauche ou gouvernement de gauche.

Il y a une petite nuance d'émission bien entendu. Non, ça n'est pas évoqué. Euh et donc voilà, il y a des il y a des idées qui commencent à circuler euh toujours légitime mais bon quelqu'un tout à l'heure me parlait d'un tentative de gouvernement d'union nationale.

Alors ça irait d'où à où un gouvernement d'union nationale serait vraisemblablement sans et lesfill et sans le rassemblement national. dans le climat politique actuel, ça paraît extraordinairement difficile mais enfin bon, ils peuvent toujours peuvent toujours essayer. Euh gouvernement de gauche, on a ce qui est intéressant juste rapidement la déclaration de Pierre Jouvet, c'est que c'est du c'est du c'est pas du Front de gauche hein, c'est pas le NFP, c'est on va parler avec Éric Cocrel dans un tout petit instant.

Il y a pas de suspension de la réforme des retraites, il y a juste un débat, il y a pas de taxe du Man, il y a juste une taxe et cetera et cetera. Juste un mot pour euh couper les pattes à ce canard d'une d'une renomination de de corn. C'est arrivé une fois dans sous la 5e République, c'était George Pompidou qui a été renversé en 62 mais il avait défendu le projet de d'élection au suffrage universel qui était le projet du président.

Donc il a été renversé. Le président a dis sous il a gagné les élections. Il a fait un référendum, il l'a gagné.

Donc ayant eu deux victoires, il a il a conservé George Pompidou. Mais c'était les circonstances tu n'avait absolument rien à voir. La la l'actualité sont, je le disais en introduction, les réunions de crise qui se succèdent dans les partis politique en ce moment même.

C'est le Rassemblement national qui se réunit euh à l'Assemblée justement. On retrouve Frédéric Delpêche. Frédéric, euh on se met en ordre de pataille du côté du RN en vue d'une dissolution.

C'est ça l'objet de la réunion ? Et c'est le mot d'ordre d'ailleurs qui a été donné dès ce matin et par Marien Le Pen et par Jordane Bardella. La dissolution, rien que la dissolution.

Il la réclame. Marine Le Pen a expliqué qu'à ses yeux, c'était la seule solution, qu'elle était de d'or etén avant et bien incontournable cette dissolution. Euh quant à Jordan Bardella et bien ce matin, il disait "On va pas euh nommer un nouveau premier ministre dans les 48 heures, ça n'a aucun sens.

Il faut maintenant donner la parole au peuple." Donc c'est le mot d'ordre qui est répété aussi par l'ensemble des députés. Donc cette réunion des dirigeants du Rassemblement national, des parlementaires du Rassemblement national ici à l'Assemblée et bien a pour but de montrer cette unité derrière les deux dirigeants du parti.

On demande la dissolution, c'est la seule solution et donc ce mot d'ordre est décliné et va continuer à être décliné dans les heures qui viennent par le Rassemblement national. Voilà. Merci Frédéric Delpêche, on va suivre tout ça avec vous.

La réunion, elle vient de commencer donc dès qu'il y a une issue des sorties, n'hésitez pas à nous faire signe bien évidemment. Nous sommes toujours à l'Assemblée nationale, cette fois en direct avec Agric Cocrel, député LFI de SN, président de la commission des finances. Bonsoir Cocrel.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors Cocrel, je je le disais un tout petit peu avant cette émission, monsieur Jouvet pour le Parti socialiste est sorti lui aussi une réunion pour dire que désormais c'était priorité à la gauche pour gouverner mais on a bien compris que c'était pas votre gauche à vous. D'ailleurs, vous avez proposé à la fille une réunion avec les socialistes, les écologistes.

Il y en aura pas de de réunion de cette nature-là. Que répondez-vous au Parti socialiste ? Bah ce que je constate déjà, c'est qu'il y a pas de réunion pour l'instant autour du Parti socialiste dans l'optique de proposer un gouvernement qui euh euh nous passerait sous le bus, quoi.

Ça, c'est les rêves de monsieur Jouvet. Euh et cet après-midi, nous avons déjà rencontré Europe écologie en bilatérale puisque c'était leur souhait avant toute réunion. On l'a fait.

Donc on va rencontrer en tout cas il y a le président du groupe communiste à l'Assemblée Tquet pour nous rencontrer. On va rencontrer Génération donc trois des quatre partenaires que nous avions lors du nouveau populaire et on va remettre sur la table. Ils ont l'air enclin plutôt à à penser que c'est une bonne idée.

L'idée d'une réunion pour envisager toutes les hypothèses. Euh donc le parti socialiste peut toujours s'imaginer qu'il est redevenu la gauche à lui tout seul mais ça c'est dans ses rêves, quoi. que euh là je pense que par rapport à la situation que nous venons, elle est tellement grave que tous ceux qui ont été élus sur un programme de rupture en 2024 euh qui sont arrivés en tête dans des plais à monsieur Carouci doivent se voir aujourd'hui pour voir comment on fait face et comment surtout on arrive à exiger un retour dans les urnes.

Et vous savez que pour nous ce retour dans les urnes, le mieux pour le pays, ça serait que ça soit une présidentielle anticipée parce que tout le problème, tout remonte à Emmanuel Macron qui aujourd'hui n'a plus de fusible. Mais vous savez, on a sentiment d'un jour sans fin parfois. Alors me voilà à vous redemander encore aujourd'hui cette question.

Euh si c'était un premier ministre socialiste, c'était c'est la censure assurée. Mais il faut arrêter euh le de de semer des illusions. Voilà, je vous le dis très clairement.

Euh ça fait maintenant 1 an qu'on entend cette petite musique. On avait raison de la poser euh après les élections de juillet 2024 et vous apercevrez que depuis Emmanuel Macron a répondu. Il a répondu par des gouvernements toujours plus à droite.

Voilà, ça a été sa réponse jusqu'au crash d'hier soir. Donc il faut il faut arrêter de penser que après le crash d'hier soir, parce que c'est un crash, la solution serait je ne sais quel autre fusible à EM y compris si j'ai bien compris la profession de Pierre Jouvin un gouvernement de gauche qui ferait pas une politique de gauche. Bon, tout ça n'existe pas.

Voilà, je crois que c'est terminé et je crois que plus vite nous reviendrons aux urnes, c'està-dire le peuple est toujours la solution dans ces cas-là, mieux ce sera pour le pays parce que pour l'instant c'est le chaos, c'est l'instabilité. On nous dit sans arrêt, il y a les marchés s'affolent. Mais vous avez remarqué que pour la troisème fois après la dissolution, le vote de confiance de monsieur Berou et l'annonce de la démission de monsieur le Cornu, effectivement les marchés s'affolent.

Donc la faute est à qui ? La faute est à l'Élysée et monsieur Macron doit maintenant prendre la mesure, j'allais dire, de sa responsabilité et proposer enfin au Français de venir voter. Et sinon, on a la motion d'institution que nous aimerions pouvoir proposer dès demain pour qu'elle puisse aller dans l'hémicycle parce que les parlementaires doivent pouvoir s'exprimer.

On va y revenir effectivement avec Crel. On reste ensemble mais je voudrais le regard d'Arlette Chabo sur ce sur ce plateau. Je pense que le président de la République a pas tellement de choix aujourd'hui.

Il y a eu la version Michel Barnier renversée par une motion de censure. Il y a eu le suicide organisé ou la démission organisée de François Baou-même avec un vote de confiance qu'il savait perdre. Euh maintenant, on a la version Sébastien Lecnu qui démissionne parce qu'il perd au fond son allié, c'est-à-dire les Républicains avec une sur une question de confiance outre visiblement des problèmes sur le fond et le programme.

Qu'est-ce qui reste à Emmanuel Macron au fond ? Alors soit franchement il y a pas beaucoup de solutions. Il a refusé jusqu'à présent effectivement de regarder du côté de la gauche.

Est-ce qu'il peut continuer à le faire ? Moi ça me paraît effectivement difficile. À moins qu'il y ait une solution miracle ou une personnalité miracle, la présidente de l'Assemblée, le président du Sénat qui se dévourait pour assumer une espèce de gouvernement d'unité d'union pour garder quelques semaines ou quelques mois.

Sinon bah il faut se tourner vers une gauche qui se dit capable de gouverner. Ça peut pas être pire he honnêtement. Tout à fait plus dramatique que ce qu'on a eu depuis quelques mois.

Guillaume Roquet. Oui. Alors, d'abord, je me dis qu'on est vraiment en train de vivre une période extraordinaire parce que quand j'entends Éric Coerrel qui se préoccupe de la baisse de la bourse, je me dis que la situation est grave.

Mais euh au-delà de cette boutade, je pense que on a déjà essayé ce scénario de gauche. Ça a duré tout l'été 2024, c'était Luci Castet et finalement, il y avait pas d'espace possible. Alors, est-ce que le Parti socialiste depuis est devenu social-démocrate et accommodant ?

Je ne l'ai pas vu. J'ai vu le programme économique qu'ils ont qu'ils ont proposé. J'ai vu leur soutien à l'attaque Zucman, j'ai vu leur remise en question de la réforme des retraites.

Donc est-ce que le socle commun ou ce qu'il en reste va va soutenir une cette politique là ? Moi je ne vois pas pourquoi les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets. On peut prendre le sujet de n'importe quelle façon.

Alors Eric Cocrel, vous l'avez perçu, il vous entend. Je ne doute pas un instant qu'il a envie de vous répondre. Allez-y.

J'entends des choses assez hallucinantes parce qu'on a l'impression que Emmanuel Macron a tenté de nommer un gouvernement de gauche qui répondait, je vous rappelle, au scrutin de juillet et que tout ça aurait échoué mais il l'a jamais proposé. Donc arrêtons de nous mettre nous la responsabilité alors que c'est celle du chef d'état. Il y a pas une démocratie au monde, pas une seule démocratie au monde où quelqu'un qui est battu impose des gouvernements de perdants depuis 1 an et qui ont été à nouveau battu à l'Assemblée.

Ça ça n'existe pas. Voilà, c'est en France qu'on peut parce que la 5e République permet de tenir un peu avec le 493 et cetera. Donc là, on est arrivé au bout de course.

Bon, qui Emmanuel Macron porte l'entière responsabilité. Vous nous dites, je pense que aujourd'hui, je ne crois pas une seconde, c'est pour ça que je je ne veux pas envisager et continuer ce mauvais feuilleton. Je ne crois pas une seconde que Emmanuel Macron appellerait un gouvernement de gauche, on va dire même modéré, qui remettrait même en question sa politique de façon, j'allais dire euh moins importante que celle du NFP, tout simplement parce qu'il ne veut pas remettre en question sa politique économique et sociale.

C'est ça qui le tient depuis le début. Et d'ailleurs, la preuve c'est que euh il a nommé un 3è gouvernement, monsieur le Cornu, et tout ce que mettait monsieur Lecnu sur la table depuis des jours, ça ne remettait pas en question sa politique. Donc c'est ça qu'il anime.

Donc c'est c'est la raison pour lesquelle moi j'ai pas envie de semer d'illusion contrairement à mes à aux autres groupes de gauche, notamment le Parti socialiste, pour laisser penser qu'en réalité il pourrait y avoir un feuilleton qui s'éternisse. Et c'est pour ça parce que dans une de crise de blocage et il y a certains présidents de la République, je pense notamment à De Gaulle qui ont su à un moment donné, j'allais dire se remettre même y compris en question quand il y a une situation comme ça qu'il faut revenir aux urnes. Il y a pas d'autres solution peuple justement dissolution la dissolution le retour aux urnes.

On a vu le tweet de Mélenchon, de Jean-Luc Mélenchon, pardonnez-moi cet après-midi. Il dit notamment c'est pourquoi nous proposons une rencontre cet après-midi, une PS NFP afin d'envisager toutes les hypothèses ouvertes par cette situation. Et donc beaucoup se sont dit "Mais quoi Jean-Luc Mélenchon ?

Désormais la dissolution euh c'est c'est un peu nouveau pour pourquoi pourquoi désormais avancer vers cette possibilité ? Mais vous avez mal lu ce que nous avons mis. Nous avons dit toutes les hypothèses et pour nous dans les hypothèses celles de la démission ou de la destitution d' Macron pas écarté.

Donc ça peut être une des deux ça peut être une des question. Je vous réponds ça. Oui.

Ça peut être ça peut être une des deux effectivement. Mais ce qui nous paraît essentiel, c'est qu'il y a le retour aux urnes. Et si jamais il y a des dissolutions, vous comprendrez bien que ceux qui ont été élus sur un programme, il leur appartient d'essayer de trouver les solutions pour aspirer à gouverner et aspirer être majoritaire parce que sinon c'est le Rassemblement national.

Si la gauche aujourd'hui ne se structure pas sur un programme de rupture, c'estàd ce qui a fait le succès son succès en juillet 2024 et alors effectivement on laisse le RAssemblée nationale gouverner ce pays. D'ailleurs, je me demande très sincèrement si c'est pas ce que veut Emmanuel Macron à la fin. C'est-à-dire que y compris avec la nomination de ce gouvernement qui ne pouvait être vécu que comme une provocation par les oppositions mais même une partie de son camp, je me demande si à la fin du fin, c'est pas ce qu'il recherche.

Et comme je n'ai aucune envie de laisser notre mon pays aux mains du Rassemblant national, il est de notre devoir à nous et c'est ce que nous faisons en tant que principale force de gauche de reproposer à nos partenaires la possibilité d'être assemblé mais à partir du moment où c'est sur un programme de rupture parce que sinon on aurait pas eu le résultat qu'on a eu en en juillet 2024. Je vous remercie beaucoup Éric Cocrel. Merci à Julie Janus qui est derrière la caméra qui a permis la réalisation de ce direct.

Bonne soirée à vous R. Coqel. Votre réaction.

Oui Renault Pil. On voit bien que la solution d'un gouvernement de gauche avec un premier ministre on va dire socialiste, est très compliqué également. Très compliqué parce que on vient d'entendre Éric Cocrel qui explique que certes, il veut une réunion avec le PS et l'écologiste.

Les écologistes qui pour l'instant à l'heure à laquelle on parle 17h12 semble commencer à faire ami ami pour essayer de créer une coalition. Mais Éric Cocrel vient de dire "Nous, on veut on veut refaire la NUPES mais sur un programme de gauche radicale. LFI ne change pas de position.

Or il y a un quart d'heure, Pierre Jouvet, l'un des dirigeants du Parti socialiste, vient pardonnez-moi, Sébastien Lecnu a quitté l'Élysée. On suit bien sûr chaque chaque seconde. Donc je sais que chaque séquence compte les allerretour.

Voilà. Exactement. Allez-y. 1 heure 1 heure et d'entretien entre le premier ministre des missionnaires Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron.

Le l'un des dirigeants socialistes disait par exemple nous demandons plus l'abrogation de la réforme des retraites mais ne serait-ce qu'un débat. Même pas la suspension. Même pas la suspension.

Ça veut dire ça veut dire que progressivement le PS déplace un peu son curseur pour montrer une volonté de compromis en tout cas de petits compromis. peut-être essayer d'attirer des députés, on va dire macronistes de gauche pour essayer de faire une coalition avec une partie des macronistes de gauche. Je les appelle plus macronistes d'ailleurs, ils sont plus macronistes, avec une partie des députés renaissance de gauche et puis les écolos mais sans LFI.

Sans LFI et la grande nouvelle de la journée qui se confirme pas d'alliance avec Lfi, pas de discussion et donc ça veut dire que la majorité relative ne tient pas. Ouais, mais ça veut dire aussi qu'il y a une possibilité après ce que vous dites. Vous nous expliquez à quel point effectivement on a entendu effectivement des socialistes exprimer des position relativement modéré très en retrait par rapport aux exigences la taxe duman rien et puis l'abrogation immédiate de la réforme du un peu en retrait.

Ouais, un peu. Bah un peu. Attendez, c'est beaucoup par rapport aux affirmations.

Donc là, il y a peut-être on retrouve une possibilité sauf que au lieu d'avoir à Maton quelqu'un qui est proche d'Emmanuel Macron, ce serait quelqu'un qui viendrait. plutôt de la gauche d'accord Guillaume Roquet Guillaume Roquet Patrice et ensuite Dominique Rier va nous va nous rejoindre sur ce plateau vois pas je ne vois pas quel est l'intérêt des socialistes de de de de monter dans cette galère je pense que on est à quelques mois des élections municipales de toute évidence ils ont décidé de reprendre leur autonomie par rapport à la France insoumise eux les socialistes et donc pour ne pas perdre complètement leur électorat il faut qu' qu' qu'il soit le de plus en plus de gauche et là il se montrerait d'un seul coup accommodant, réformiste, socio-démocrate. Je je pense que c'est une équation qui politiquement va être compliqué et je vois mal les députés socialistes partir là-dedans.

Surtout que objectivement s'ils vont trop vers le centre, LFI sera trop content de les taper et donc il y aura LFI plus le RN plus peut-être les LR et ils sauteront comme les autres. Allez-y Patricie. Bah de toute façon arithmétiquement c'est extraordinairement compliqué hein sur le principe oui pourquoi pas mais sans si on met si on met les socialistes les écologistes, les communistes, le groupe Liot, ça fait à peu près 150 députés, il faudrait qu'il y ait plus de la enfin des plus de 2 tiers du bloc central qui acceptent de soit de gouverner avec eux, soit de les soutenir par leur vote.

Franchement, ça paraît extraordinairement difficile. C'est possible alors tout est possible. Tout est difficile.

Sinon c'est la dissolution. Mais on continue de se projeter, on continue de poser toutes les les hypothèses sur la table. On a besoin d' voir un arithmétique, elle est quand même, c'est sûr, mais on essaie de mettre toutes les hypothèses sur la table.

On continue de le faire ensemble. L'édition spéciale, elle se poursuit. C'est une crise sans précédent.

Certains disent même qu'elle est dangereuse pour nos institutions et que nous sommes, ça y est, déjà dans la crise de régime. Alors, quelles sont les issues pour tenter de sortir de là ? Dominique Reier, je vous en prie, faites votre rentrée sur ce plateau.

Bonsoir à vous Dominique, merci d'être là. Politologue et directeur général de la Fondapul. Donc dissolution d'émission nouveau gouvernement, quoi qu'il en soit, on l'a dit, on le répète, il n'a plus de fusible.

Le président de la République avant de vous entendre, on pose un peu les hypothèses sur la table. Ensemble, nos pilats. Cette fois, on va devant l'écran.

Combien de temps ? Ça, c'est notre première question. On a décidé de vous soumettre trois questions qui comptent selon nous ce soir.

Combien de temps peut-on rester sans premier ministre ? Alors, il y a pas de délai légal lorsqu'on regarde la constitution de la 5e République. Il faut la lire en ce moment.

Euh il peut y avoir un temps indéfini, pas trop long, sans sans premier ministre. Le record et bien même sous la la 4e République, c'est 51 jours entre la démission de Gabriel Atal et la nomission de Michel Barnier, la nomination en septembre. En attendant, et bien on l'a vu, c'est très important, ce sont les ministres démissionnaires qui expédient les affaires courantes comme on dit mais il n'y a pas de délai légal pour nommer un premier ministre.

Si dissolution il y a quand, comment Renault là c'est très simple, c'est le chef de l'État qui décide de la de la dissolution. C'est lui qui appuie sur le bouton. Donc il n'y a pas encore une fois de délais pour cette dissolution.

Il y a un an, il y a une dissolution. Il faut attendre 12 mois. Les 12 mois sont passés.

Emmanuel Macron peut décider quand il veut de dissoudre l'Assemblée nationale. À ce moment-là, l'élection législative anticipée a lieu entre 20 et 40 jours. Si c'était maintenant, on voterait aux alentours du 15 novembre.

Et si démission, puisque c'est l'autre musique, vous l'avez compris, qui remonte également très fort ces dernières heures. Comment ça peut se passer ? Là, c'est une évidemment une décision du chef de l'État.

Euh la dernière, il y a eu très peu de précédents. On se souvient bien sûr de De Gaulle en 69, de Milleran en 1924 et de Mcmaron en 1700 10 1879, pardon. Euh le président, c'est très important.

Il peut dire "Je démissionne mais dans 6 mois pour avoir par exemple une campagne présidentielle longue pour qu'il y ait un débat." Parce que s'il ne diffère pas sa démission, Emmanuel Macron, à ce moment-là, il faut une élection présidentielle dans les 40 jours et 40 jours à Amélie, c'est très court pour une campagne présidentielle. Alors la dissolution, merci beaucoup Renault, c'était très clair.

La dissolution est-elle inéluctable ? C'est ce que pense c'est ce qu'affirme en tout cas Marine Le Pen. Écoutez là, regardez, on est au bout du chemin.

Il faut arrêter. Voilà, il faut arrêter les ministres, ministres, ministre de droite, ministre de gauche, qu'on arrête, on retourne aux urnes. C'est votre seule demande.

Et ce sont les Français qui vont décider. C'est clair. Et nous, nous sommes dans cet état d'esprit là.

Et dans votre esprit à vous, Dominique Rier, elle est inéluctable cette dissolution désormais. paraît difficile à éviter maintenant quand même hein. Mais ce qui me frappe c'est que je veux peut-être vous surprendre mais je ne vois dans ce qui est possible de faire aucune solution.

C'est-à-dire que nous n'avons pas de majorité parlementaire, nous n'avons pas de majorité dans le pays pour prendre les décisions que nous sommes tenus de prendre. Nous avons un problème politique. L'arrière-fond, c'est un problème financier, budgétaire.

Et les décisions qu'il faut prendre sont des décisions que nous ne voulons pas prendre et que les leaders politiques ne s'accordent pas à prendre parce qu'ils ne veulent pas en endosser la responsabilité. Et je ne vois pas quelle méthode, quelle configuration permettrait de prendre ces décisions. S'il y a une dissolution, ce sera dévastateur pour je pense au moins le groupe central parce qu'il y aura un tel rejet d'Emmanuel Macron qu'ils en feront les frais avec sans doute une absence de de majorité.

Euh peut-être qu'il y en aura une, j'en sais rien. Elle serait alors plutôt erne. Euh mais si c'est un si c'est un échec, il y a ensuite une pression très forte sur le chef de l'État.

C'est-à-dire que la dissolution, elle peut conduire à exercer une pression plus grande en sur le chef de l'État. Euh et je une dernière remarque à ce sujet que ce soit d'ailleurs précipité ou en 2027, je suis désolé de dire que il n'est pas acquis aujourd'hui que l'élection présidentielle apportera une solution au pays que ce soit avant 202 parce que le chef de l'État démissionnerait ou que ce soit à terme lorsque la l'élection est prévue. Je viens vers vous Patrice mais je voudrais juste qu'on rejette un petit coup d'œil à un sondage LCIOP pour LCI.

C'était le 9 septembre dernier de mémoire. et qui montrait est-ce que cela donnerait s'il y avait une dissolution là en ce moment. Si les insoumis présentaient leur propre candidature indépendante, l'alliance du reste de la gauche n'emporterait plus que 19 % des suffrages.

LFI obtiendrait 9 % des voix et dans un cas comme dans l'autre, 14 % des Français choisiraient pour leur part un candidat issu du bloc central. Je parle donc de Renaissance, Modemme, Horizon ou encore UDI, 12 % un candidat des Républicains et aucun autre des candidats ne dépasserait les les 5 %. Le RN serait à 33 %. dissolution pour rien.

Ce serait une dissolution pour rien. C'est ça aujourd'hui le d'ailleurs ce score du RN dans le dans les sondages, on l'a eu dans les urnes. Et ça ne bouge pas, les mesures se suivent, ça ne bouge pas.

Il y a un tiers de l'électorat qui est décidé à voter pour le RN. Ça n'est pas assez pour faire du RN un parti euh capable de gouverner à coup sûr. Il était théoriquement, je le répète, en 2024, après le le second tour, le premier tour, pardonnez-moi, il était théoriquement majoritaire, mais il a été empêché par à la fois le Front Républicain, mais aussi une je pense l'absence de de désir des Français d'avoir le RN au pouvoir, à l'Assemblée puis à Matignon.

Beaucoup de très mauvais candidats aussi. beaucoup de très mauvais candidats, mais il y a aussi un mauvais programme. Enfin, il y a plein de choses qui ne vont pas. les les Français ne veulent pas quand même hein.

Et donc imaginons le supplice de nos compatriotes aujourd'hui dans cette situation où rien ne paraît possible et il n'y a même pas un parti politique quitte à ce qu'il soit protestataire qui leur donnerait vraiment un espoir. vraiment pour ne pas pour ne pas se priver du plaisir de punir les gouvernants que une bonne partie des Français votent RN mais sans aucun espoir en réalité hein. Allez-y.

Pas. Ce qu'on peut ajouter, c'est que d'après toutes les indications qui sont qui se recoupent, le président souhaite ou veut éviter une dissolution parce qu'il sait que il se retrouverait avec euh une assemblée ingouvernable vraisemblablement ou peut-être s'il y avait une vague et une dynamique, une majorité absolue Renne, mais enfin, on a vu en 2024, c'était très compliqué et à partir du moment où c'est où ça reste ingouvernable, bah c'est lui effectivement qui est en première ligne là, il ne pourra plus dire je je vais renommer quelqu'un à droite, à gauche, au centre et cetera. Et là, il y aura une gigantesque pression et pas seulement de tel ou tel de de Jean-Luc Mélenchon et cetera, il risque d'y avoir une y compris peut-être même dans son propre camp, on peut pas l'exclure.

Ce qui ce qui veut dire à M ce que dit Patrice, ça ça signifie que à partir de maintenant le pouvoir de dissolution, il n'est plus entre les mains du président. C'est un pouvoir de pression sur le président pour obtenir la dissolution comme un pouvoir de pression sur le président pour obtenir sa démission. On a vraiment changé profondément la nature du système par cette erreur du 9 juin 2024.

Je crois que c'est un ça va commencer peu à peu à passer dans l'esprit public et et et d'une certaine manière, je ne veux pas de de formule euh provoquante, pas du tout hein, mais d'une certaine manière la dissolution, c'est un peu une destitution du président par lui-même de son pouvoir. Maintenant, il est le jeu en fait des grandes forces qui se sont libérées. Il n'a plus aucune prise et même son sort n'est plus entre ses mains.

On va revenir sur la question de la démission. Mais vous aviez, je crois, un léger désaccord. Renault.

Oui. Sur quel point ? Un léger désaccord euh tout d'abord sur la des élections législatives anticipées.

S'il y avait une dissolution, je pense que une des hypothèses, c'est que le RN puisse sortir vraiment en force avec les résultats parce que vous avez toute une partie des électeurs LR et on le voit dans les dernières enquêtes d'opinion qui sont prêtes désormais non pas dans le sud de la France, c'est déjà fait mais dans le nord de la France à basculer vers le candidat RN. Je vois notamment dans le Sud-Ouest un sondage est paru il y a 2 jours absolument on va dire incroyable pour ceux qui sont de cette région. Selon un sondage opinion web pour nos confères de l'opinion la circonscription de Boris Vallot dans les landes.

La troisème circonscription des landes sur les terres d'Emmanuellie le candidat du RN l'emporterait avec 53 %. Ça veut dire que si vous avez dans la mesure où la politique une campagne, c'est pas du statique, c'est une dynamique. C'est une dynamique la politique.

En statique, effectivement, vous vous dites ils auront 220 230. En dynamique électorale, compte tenu de la colère des Français avec un avec un argument assez simple, sortez les sortants, on le voit déjà fleurir sur les réseaux sociaux. Et bien vous pouvez, c'est pas impossible que le Rassemblement national ait une majorité absolue à l'Assemblée nationale et s'il leur s'il leur manque 15 20 députés de droite, ils les auront.

Alors, que pensez-vous de l'hypothèse de certains selon laquelle Emmanuel Macron en fait voudrait peut-être que le Rassemblement national obtienne sa majorité, euh soi-même à Matignon, mais pour dire voilà, vous les avez dès maintenant, n'attendons pas 2027 et maintenant vous allez les voir à l'épreuve. À l'épreuve d'un pays bloqué politiquement, à l'épreuve d'une fin de mandat en difficulté, à l'épreuve peut-être des sousbres saut de la rue. Vous y croyez vous, Guillaume Roquette ?

Non, je n'y crois pas parce que je pense que ce serait pour Emmanuel Macron un échec euh historique. Or, il est à la fin de son second mandat. Il pense sans doute de façon obsessionnelle à la trace qu'il laissera dans l'histoire.

Il essaie désespérément et de façon un peu pathétique de de rester comme étant un un grand chef de l'État français à l'international alors que malheureusement il va d'échec en échec. Et je pense que euh l'idée que ce soit le président de la République qui a amené le le Rassemblement national au pouvoir et en plus de par sa propre décision puisque il n'est pas obligé de de dissoudre, il me semble que symboliquement ce serait pour lui euh euh terriblement négatif. D'autant que il faut faire attention parce que euh au niveau municipal par exemple, je sais que c'est pas la même chose mais euh certains disaient "Vous allez voir, on va élire des mes du Rassemblement national puis après euh les gens verront qu'ils sont pas capables et ils voteront plus pour eux." Il se trouve que c'est pas exactement le cas.

Il se trouve que les députés du Rassemblement national, ils labourent leurs circonscription. Alors certes, ils n'ont pas d'expérience de l'État et donc ce serait prendre en plus un sacré risque pour le pays. Mais il est pas du tout exclu que ça se que ça tourne à la catastrophe.

Je pense que ça ça relève de la de la prédiction un peu hasardeuse. Donc pour toutes ces raisons, je je pense pas. Moi ce qui me frappe, c'est quand même le le contraste entre cette France totalement euh euh paralysée et et d'autres pays.

Je pense aux États-Unis, je pense à l'Italie, je pense au Japon, je pense même au Royaume-Uni qui est en train de vivre un tournant sécuritaire, euh je pense même au au Danemark sur l'immigration. Je pense que jamais les aspirations profondes de nos concitoyens n'ont été aussi à droite et et il y a une une dissociation terrible entre le paysage politique totalement fracturé avec une droite et une extrême droite qui sans doute pour des raisons estimables n'arrive pas à s'entendre et de l'autre côté l'état réel du pays. Et moi je pense que profondément la crise que nous sommes en train de vivre, c'est la crise de cette de cette absence de représentativité du système politique, du politique par rapport aux aspirations des gens.

Vous me voyez regarder faire des gestes, je regarde les toutes dernières informations. Non mais c'est vrai qu'on est sur une accélération là vraiment assez folle ces dernières heures. Toute dernière information, c'est une information TF1 LCI.

Sébastien Lecornu se rend là actuellement au Sénat pour s'entretenir avec Gérard Larcheter. Donc on attend de savoir quels sont les développements encore à venir. Beaucoup de consultation pour vérifier toutes les hypothèses.

J'imagine renommer un premier ministre lequel ? Dissolution la question de la démission. Gérard l'archer premier ministre.

Non mais je mets tout sur la table et on va essayer vraiment de capter toutes les informations qui vont nous venir de cette réunion. Autre information très importante, on va pouvoir le lire dans quelques instants. Je vous le donne tel quel et je le découvre avec vous.

C'est un message de Bruno le maire. Ma décision, dit-il, de rejoindre le gouvernement a été prise uniquement par esprit de mission dans des circonstances géopolitiques graves pour servir servir la France et les Français. Je lis avec vous.

Un peu plus loin, il voit aucune situation individuelle ne doit bloquer le bon fonctionnement du pays, de nos institutions dans ces conditions. J'ai proposé en fin de matinée au président de la République de me retirer du gouvernement sans délais. et de transférer mes responsabilités de ministre des armées au premier ministre.

Le président de la République a accepté ma proposition. Hm hm. Oui.

Il aurait peut-être pu le faire avant la démission de Sébastien Lecordu. Ça aurait peut-être sinon apaisé en tout cas ça ça aurait pu c'est le mois la mode. Ça aurait pu ouvrir un petit chemin si à ce moment-là voilà le cornu il a démissionné à 10h le je crois à ce matin.

Oui 10h45. Non mais ah oui démissionné compréhensible cette histoire. Ben oui, parce que tout le monde pensait hier quand on a compris ce qui posait un vrai problème, c'était extrêmement simple effectivement.

Cette déclaration de Bruno Leire aurait été faite hier soir ou très tôt ce matin, on évitait une crise politique majeure. Donc tout ça, il y a quelque chose que moi personnellement je ne comprends pas bien parce que Bruno Lemire dit effectivement et je pense que c'est tout à fait vrai qu'il a accepté par devoir de répondre oui à la demande du président de la République vendredi dernier et voyant ce la crise qui s'annonçait, c'était encore une fois très facile. Peut-être pourquoi Sébastien Lecornu a dit très tôt ce matin effectivement qu'il avait remis sa démission accepté par le président.

Tout ça est quand même encore une fois une crise qui aurait pu être évitée s'il ne s'agissait effectivement que de ce petit problème grand problème aux yeux de Bruno Rotaillot. Et donc cette double information on apprend qu'il se retire du gouvernement que ça a été accepté par le président. Ça ça concerne Bruno Lemire et on l'a remis en bas de l'écran Sébastien Lecnu au Sénat pour rencontrer Gérard Larcheter.

Votre lecture de cette accélération Dominique ? B c'est la lecture que que j'ai depuis hier soir quand j'ai vu se former ce ce gouvernement. C'est pas une partie facile de faire un gouvernement dans ces conditions.

Il faut quand même le y penser parce que c'est c'est vraiment un moment très compliqué. Mais le sentiment que nous avions et je l'ai toujours par rapport à ce que vous dites là maintenant Carware, nous avions je pense nous étions très nombreux à avoir le sentiment d'une fin de d'une fin de partie quand même hein. C'était saisissant de voir cette équipe comme si au fond c'est tout ce que nous avions trouvé en quelque sorte parce que ça ne marche plus du tout et parce que plus personne ne veut gouverner aujourd'hui parce que les élections sont trop proches.

Il faut quand même le répéter ça et nous avons des décisions à prendre que personne ne veut prendre et et je ne vois pas quel mécanisme politique inciterait un acteur aujourd'hui, quelqu'un, un chef de parti, un candidat à prendre le risque de participer à un gouvernement et de prendre des décisions qui sont très difficiles. Et j'ajoute à Mé Carer que ça vaut aussi pour le RN. Je ne crois pas que le RN souhaite arriver au pouvoir.

Donc je ne crois pas qu'il souhaite la dissolution non plus s'il risque de gagner. parce que à moins d'un an de la campagne vraiment pour les présidentiels, il devrait endosser des décisions et des difficultés qui le mettraient par terre. Tout le monde veut euh repousser tout cela et et se présenter, se préparer pour l'élection présidentielle.

Je m'arrête à nouveau sur Sébastien Lecnu au Sénat pour rencontrer Gérard Larcheter. C'est une info TF1 LCI. Vous avez entendu avec moi tout à l'heure Caroci depuis le Sénat qui ironisait sur un messie veut faire de Gérard Larch un premier ministre.

C'est une une possibilité qu'il faut garder à l'esprit. Oui, mais je je comprendrai que en train de former le gouvernement Oui. Sébastien Lecornu a rencontré Gérard Larch qui est un peu une forme de pacificateur à LR hein.

Il y a la bagarre Raillot Voqué. Lui, il essaie d'arrondir les angles depuis longtemps et cetera mais je vois pas je vois pas à quel titre et dans quelle fonction un premier ministre démissionnaire irait voir le président du Sénat pour lui proposer Matignon. C'est au président de le faire a priori enfin sauf sauf si comme on l'a vu comme on l'a vu en Italie il y a 15 20 ans ou comme on le voit en Belgique dans les régimes parlementaires où c'est très compliqué de former une coalition et bien vous avez un premier ministre démissionnaires qui commence des consultations pour essayer de voir si il a de nouveau une minorité qui puisse permettre de gouverner quelques semaines en tout cas pour donner un budget à la France pour être nommé.

Et le fait le fait que le fait que Sébastien le Cornu, j'allais dire un peu brutalement, ne rentre pas à la maison ou alors ne reste pas enfermé à Matignon pour gérer les affaires courantes, mais aille consulter Gérard Larch numéro 2, personnalité numéro 2 de de l'État. Si jamais un président de la République démissionne, c'est le président du Sénat qui devient président par intérim. Le fait qu'il aille consulté le président du Sénat peut donner peut-être peut-être, restons très prudent, une hypothèse que euh la nouvelle nomination de Sébastien Lecnu pour essayer essayer de trouver un gouvernement qui tienne et bien est sur la table.

Et ça pourrait expliquer effectivement aussi euh ce message sur son fil X de Bruno Lemire. C'est-à-dire que on peut être surpris du fait que Bruno Lemer a mis ça quoi fait quoi ? Ça fait 8h entre depuis qu'il a eu la déclaration de Bruno Rotaillot à 21h20 hier.

Bruno Rotaillot dit ça ça marche pas, je veux pas y aller. Dans les 10 minutes tout le monde avait identifié et pour cause parce que son entourage l'a dit le problème c'est Bruno Lemire. Pourquoi est-ce que Bruno Lemire attend si longtemps avant d'annoncer qu'il est prêt à se à se retirer ?

Bien, il y a peut-être une une explication, c'est qu'en fait tout ça est une espèce de de de nouvelle histoire qui est en train d'être écrite à l'Élysée sur le thème regardez, il y a un signe de bonne volonté de la part de Bruno Lemire et donc Sébastien Lecnu va aller tendre la main à Gérard Larcher. C'est pas l'hypothèse la plus plausible. Moi, je pense que c'est complètement décrédibilisant pour pour le cornu d'avoir démissionné puis 2 heur quelques heures après ah bah finalement je reste mais c'est possible.

Enfin, moi pardon, je trouve ça grottesque quoi. C'est dire, je veux dire le le la position de Bruno Lemire aurait été parfaite exprimée très tôt ce matin, mais je veux dire, on est dans un dans une séquence où on a entendu le premier ministre dire qu'il démissionnait en expliquant qu'on ne pouvait pas y arriver parce que effectivement les uns et les autres dans ce pays refusaient les compromis et disaient chacun qu'il voulait absolument appliquer son programme et rien d'autre. Donc, il nous a quand même expliqué que c'était une mission impossible.

Donc voilà. Donc on laisse on laisse après toute la séquence se dérouler avec un Bruno Retaillot qui explique mais en fait tout ça ne va pas. Enfin, je une solution.

Peux faire le perroquet en tron redire ce que j'ai dit tout à l'heure. C'est arrivé une fois dans l'histoire de la 5e République, Pompidou en 62 sur un projet du président de la République. C'est ça.

Il est renversé et le président le garde bien sûr. En attendant, il fait un référendum qui gagne et une dissolution qu'il gagne. Il a il a il l'a renommé sur deux victoires et là et là il va pas le renommer sur un échec.

Je sais pas on peut vous afficher les les propos de de Bruno Lemire, pardonnez-moi. On peut enfin afficher les propos de Bruno Lemire parce que ça c'est l'un des rebondissement c'est terrible d'avoir à parler comme si on parlait d'un feuilleton mais voilà ça vient de tomber. Il vient de dire qu'il s'était retiré du gouvernement, il l'a proposé au au président de la République.

Le président a accepté, j'ai proposé de me retirer du gouvernement sans délai de transférer mes responsabilités de premier ministre de ministre pardon des armées au premier ministre. Le président de la République a accepté ma proposition. Je vais pas faire attendre plus longtemps.

Yan Jada, bonsoir. Merci beaucoup d'être avec nous. Yan Jadeau, euh sénateur les écologistes de Paris, ancien candidat les verts à l'élection présidentielle.

Merci beaucoup d'être avec nous grâce à Julie Janus derrière la caméra. Euh tout d'abord, peut-être vous faire réagir à cette à cette annonce de Bruno Lemire qui se retire du gouvernement. Écoutez, il était à peine nommé déjà ministre des missionnaires.

C'était quand même aussi la récompense de l'échec parce qu'évidemment Bruno Lemer n'est pas le seul responsable de la situation budgétaire mais enfin il y a quand même une commission d'enquête à la fois l'Assemblée au Sénat qui a démontré que il y avait eu beaucoup d'inconséquences d'incompétences dans la gestion du budget. Il revenait au gouvernement. Donc il y a il y a un côté dans la situation, on a perdu la 7e compagnie ou The Walking Dead qui est assez affligeante alors que la situation du pays est quand même dramatique.

On a à la fois évidemment une crise budgétaire, on le sait, on a une crise du logement sur laquelle personne, aucun gouvernement sous Emmanuel Macron n'agit. On a le pays percuté par le dérèglement climatique, l'explosion des inégalités sociales et puis une situation géopolitique où la France doit garder de la crédibilité et là effectivement on est une situation d'affaissement de crise de régime qui évidemment nous inquiète. également un tout petit peu avant cette émission le Parti socialiste sortir de Réunion et dire que maintenant c'était priorité donné à un premier ministre de gauche.

Alors une gauche socialiste écologiste, on comprend que c'est sans sans LFI. Pour vous, enfin, vous êtes raccord avec ça ? Êtes-vous prêt à rentrer au gouvernement dans ces conditions ?

Écoutez, la question c'est pas ma place, c'est qu'est-ce qu'on fait pour s'occuper des Françaises et des Français et commencer à réparer le pays ? Et il n'y a ou alors le président de la République comme vous l'avez évoqué plusieurs fois souhaite l'arrivée au pouvoir du RN. C'est le bouquin de votre collègue du Figaro.

Soit si on veut gouverner ce pays dans le cadre républicain, dans le cadre démocratique, il y a qu'une solution. C'est l'alliance entre un bloc social écolo et le bloc central. C'est ce que je porte, vous le savez depuis des mois, une entente pour tenir jusqu'à la présidentielle mais pas pour ne rien faire.

Encore une fois, je j'ai cité la question des du logement. On pourrait parler des déserts médicaux, on pourrait parler d'un certain nombre de sujets qui sont les préoccupations premières des Françaises et des Français et qui montreraient que il y a une partie de la classe politique qui veut agir, qui veut agir pour les Françaises et les Français et non pas jouer déjà la présidentielle de 2027. ou la catastrophe ou le chaos.

Euh mais vous croyez vraiment que la dissolution, elle est encore évitable Yannique Jade ? Parce que on a on a interrogé la droite en début d'émission, elle veut pas d'un gouvernement avec un premier ministre de gauche. Tout ça nous semble quand même extrêmement compliqué à la fin de la journée comme on dit.

Mais écoutez, les LR, on a bien compris la dérive dans laquelle ils étaient, mais le bloc macroniste, cette gauche sociale écolo peut construire des majorités, s'élargir encore une fois quand on s'occupe des Françaises et des Français. Moi je ne crois pas, si vous voulez, s'il y a une dissolution, les Françaises et les Français trancheront et on n pas à avoir peur des élections dans une démocratie. Mais reconnaissons que d'avoir euh euh des euh euh comme ça une dissolution, des élections en quelques semaines euh comme ça serait la même chose sur une destitution, euh ça permet pas un débat politique serein, ça permet pas que des solutions soient avancées et qu'il y ait un débat aussi autour de ces solutions entre les différentes approches politiques de manière sérieuse.

Ce serait encore une course invraisemblable. ça déstabiliserait un peu plus le pays. Et donc je crois pas que la dissolution soit aujourd'hui la meilleure solution ni une destitution.

Il y a un parlement, ce qui disfonctionne aujourd'hui, on l'a encore vu cette nuit et ce matin, c'est le gouvernement. Ça n'est pas l'assemblée. Je dis pas que c'est facile à l'assemblée, mais je crois qu'il y a suffisamment de femmes et d'hommes responsables à l'Assemblée pour s'occuper des Français, en tout cas sur un certain nombre de sujets.

En attendant que la présidentielle de 2027 tranche les grandes questions. Alors Yannick Jada, ce sera ma dernière question parce que je crois que je dois vous laisser filer mais vous m'avez déjà répondu que c'était pas une question votre personne, que c'était pas l'enjeu mais quand même est-ce que si on vous proposait Matignon, vous diriez oui et est-ce que c'est dans les tuyaux ? Écoutez, ce serait un drôle ce serait ce serait un drôle de renversement de l'histoire qu'après avoir testé Barnier Baou et le corn, le président de la République s'oriente vers un écologiste.

Mais encore une fois, nous sommes prêts à prendre nos responsabilités. Il y a des enjeux majeurs dans notre pays. Regardez la santé de nos enfants, la santé de nos aînés, le logement, je l'ai dit, les déserts médicaux. on peut mettre un peu plus de justice sociale et de justice fiscale dans notre pays sans le renverser.

Et encore une fois, notre la seule démonstration qu'on doit faire aujourd'hui auprès des Françaises et des Français si on veut éviter l'arrivée du RN, c'est de s'occuper d'eux. Simplement de s'occuper d'eux. Merci beaucoup Yannique Jadeau d'avoir accepté notre invitation.

Merci à Julie Janus encore une fois qui est derrière la caméra. Alors, je vous ai interrompuie en pleine discussion sur Bruno Lemer qui a renoncé au ministère des des armées. Euh Dominique René, allez-y.

Une remarque à ce sujet et ça ça rejoint la rencontre du Premier ministre sortant avec le président du Sénat. Euh je crois qu'on ne peut pas imaginer que les LR après être partis reviennent. C'est c'est fini.

Je sais pas s'ils ont mesuré d'ailleurs ça les LR. partir et revenir. Là, c'est c'est si je puis dire c'est mourir, hein.

On peut pas donner le sentiment à mon avis qu'il serait désastreux dans l'opinion euh finalement que l'on peut euh suivre, pas suivre parce qu'il y a des personnes et cetera. Donc c'est ça c'est ça me paraît perdu moi. Et puis du côté du PS, il y a une difficulté systémique comme on dit beaucoup.

C'est euh au fond ce que le PS ce sur quoi le PS peut parier en essayant de rompre avec Li, c'est de récupérer une partie des macroniste de gauche. Mais ça, le groupe central n'y a pas intérêt. Ils n'ont pas intérêt à ce que les électeurs du macronisme à gauche aillent sur le PS, à droite peut-être un peu sur les LR, on verra bien.

Et donc, il y a pas d'intérêt dans le système. Moi, je ne vois pas comment ça peut fonctionner s'il n'y a pas d'intérêt à s'accorder pour les acteurs qui pèsent soit à gauche soit à droite. Il me semble que la partie là est quand même en Lisée, hein.

On va prendre la direction de l'Élysée, pas de l'enlisée, de l'Élysée pour retrouver Cabouillou. Merci beaucoup d'être avec nous. Cé Bougou après 1 heure d'entretien et bien Sébastien Lecnu est parti pour prendre la direction du Sénat.

Oui, absolument. Alors, c'est assez surprenant parce qu'on aurait pu s'attendre à un autre scénario, celui de Gérard Larchet plutôt à l'Élysée pour échanger avec le chef de l'État au sujet de la situation en tant que président d'un du Sénat sur le plan constitutionnel, cela fait sens. Donc Sébastien Lecornu alors que sa démission a été acceptée par le chef de l'État se rend au Sénat pour échanger avec Gérard Larchet.

Ce qui nous donne tout de même un indice, même si évidemment il est trop tôt pour vous en dire plus, mais sur la suite, alors que sa démission a été acceptée, il va s'entretenir avec Gérard Larcher. Pourquoi ? Peut-être pour parler de ses prochains jours car même s'il est démissionnaire, il est toujours chargé des affaires courantes de la transition.

Et puis autre hypothèse un peu plus surprenante, celle d'une renomination tout simplement qu'Emmanuel Macron décide de renommer Sébastien Lecnu avec une feuille de route un peu différente. Bruno Lemè qui vient d'affirmer que il se retirait. Alors là aussi, on peut se poser des questions sur le timing.

Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt avant que la la démission de Sébastien Lecnu ne soit acceptée ? Rien n'a encore filtré cet entretien avec le chef de l'État tout à l'heure, vous le disiez un peu plus d'une heure. Ce que je peux vous dire en tout cas à date, c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas prévu pour l'instant de s'exprimer.

Reste à savoir s'il va y avoir de trop rendez-vous ici au palais pour discuter de cette période si mouvementée ces derniers jours. Merci infiniment. Formidable.

C'est la Beaugriot avec ERC Je sais. Vous n'hésitez pas bien sûr à nous faire signe s'il se passe quoi que ce soit. Et vous notiez Patrice Amel qu'il était sénateur Sébastien Lec Guillaume Ro venu récupérer son bureau.

Peut-être peut-être aussi il fait passer un message de la part du président, sachant que si le président faisait venir Gérard Larchet à l'Élysée aujourd'hui pour lui demander ce qu'il pense de la situation, tout le monde dirait "Ça y est, il le consule pour dissoudre puisque c'est la Constitution qui l'oblige et il avait oublié de le faire la dernière fois. On oublie. Ça serait peut-être pas mal si disso de le faire cette fois-ci." Oui, Guillaume.

Oui, je pense que euh Sébastien Lecnu peut difficilement être renommé parce que il aurait une une base encore plus limitée. Si Bruno Retaillot hier a annoncé que les conditions de la rupture n'étaient pas réunies, je pense que Bruno le maire a servi de révélateur mais que le fait que le maire s'efface ne suffit pas. et je partage le point de vue de Dominique Rier pour que les Républicains reviennent.

Il y avait déjà au sein du parti des doutes très profond sur le le l'intérêt pour ce parti de de de servir de route secours, de béquille à un macronisme finissant. Je n'oubliez quand même pas que lors du précédent gouvernement sur François Baou, vous avez quasiment 40 % du du groupe LR qui avaient voté contre ou qui s'était absten sur la confiance. Donc au au sein des LR, je pense qu'une fois que Bruno Rotaillot a a choisi la rupture, il ne peut pas revenir en arrière.

Je vais juste revenir sur après on va écouter un peu les Français, c'est important. Renommer Sébastien Lecornu, je sais que je vous ai déjà posé la question mais la pédagogie c'est l'art de la répétition et Cabouillo a redit depuis l'Élysée que c'était une idée qui était là dans l'air renommée Sébastien Lecnou. à 17h46, on est obligé de regarder et de décrypter toutes les hypothèses possibles.

Et effectivement, renommer un premier ministre démissionnaire, c'est une possibilité sous la 5e République. Exactement. une homme qui veut et à partir du moment où de toute façon nous sommes dans une situation historique, on n' jamais vécu ça dans l'histoire de toutes les Républiques.

Donc je dirais qu'il faut qu'on regarde tout avec des grilles. C'est pas c'est pas possible. Si c'est possible, je vais vous dire il y a 1 an lorsqu'Emmanuel Macron a dissou l'Assemblée nationale après un échec redemandant aux Français de voter 3 semaines après, quasiment tout le monde disait "C'est impossible." Et bien il l'a fait dans la mesure où Sébastien Lecornu est à est à au Sénat actuellement.

Peut-être qu'il parle de ça. Mais là où je finis d'une phrase là où je suis d'accord avec Guillaume Rocket, c'est que ils sont allés très loin hier soir et encore aujourd'hui tous. Le problème c'est qu'ils vont très loin.

Faut pas aller si loin en politique. Lorsque le président DLR dit à 13h de au 13h de TF1 il y a rupture de confiance. En gros, on m'a trahi.

Ils ont allé très loin. Comment après gouverner ensemble ? En même temps, il dit en même temps que pour le moment, c'est pas l'heure de la faut qu' redescendent de l'arbre.

Ils vont trop al les chabo et on écoute les français. Oui, il y a un problème de chronologie parce qu'au fond, c'est moi qu'on puisse dire, c'est que au fond s'il avait voulu le renommer et bien on y pouvait imaginer que ce matin effectivement Sébastien le Cornu aurait présenté sa démission. Immédiatement le président de la République lui aurait dit d'abord l'aurait sans doute refusé ou lui aurait demandé de composer ou de chercher à composer une autre équipe gouvernemental.

Là il sort, il fait une déclaration, il s'adresse au français le premier ministre, il explique pourquoi il démissionne encore une fois en disant "Je vous ai dit on y arrivera et ben non, on peut pas y arriver." Donc tout ça et tout ça est franchement impossible à mon avis de leur nommer. Alors je sais que tout ce qui était impossible devient impossible.

Voilà. se fait mais il y a quand même des limites pour les incompréhensible se rapprocherait d'un ville franchement quand même. Ah oui oui on est déjà dedans pas très loin tout le temps.

Je vous le propose d'écouter les français leur ressenti. Regardez c'est fatiguant c'est en fait on doit avoir une stabilité on en a pas. Pour moi c'est une c'est la maternelle c'est vraiment la cour de récré.

Juste qu'on est un peu dégoûté, on s'intéresse de moins en moins à ce qui se passe parce que voilà, on n' pas il y a pas de solution qui semblent convenir et euh on sait pas du tout ce que ça va ce que ça va donner. Je suis Oui, je suis déçue parce que c'est des gens intelligents et pourtant ils nous ont prouvé que ils le sont pas tant que ça. C'est plus qu'une qu'une crise entre les groupes.

C'est c'est un changement de régime. Bonjour Louis Aliot, merci beaucoup d'être en direct avec nous. vous êtes maire Rassemblement national de Perpignan.

Vous êtes vice-président du Rassemblement national. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui. Je vous propose de poser un principe ensemble, c'est que je pense que les Français, ils ont pas envie de refaire encore et encore le film.

La question, c'est de savoir comment on sort de là, comment on avance. Alors, on va prendre les dossiers, les hypothèses de ces dernières heures, de ces dernières minutes, les unes après les autres. Louis Aliot, vous avez vu Bruno Leire qui finalement a proposé cette démission.

Elle a été acceptée au poste de ministre des armées. Euh pour vous, est-ce que c'est une une main tendue, une porte ouverte pour une situation qui se débloquerait ? Je pense que j'imagine déjà votre réponse, hein.

Allez-y. Si j'ai bien tout compris, c'était surtout un acte vis-à-vis des LR et pas du tout en ce qui nous concerne. Vous savez, il faut s'attacher plus aux idées qu'aux hommes.

Monsieur le maire représente évidemment la faillite des comptes publics, mais j'allais dire il il ne représente que ça. C'est pas lui le problème. Le problème aujourd'hui, c'est clairement la légitimité du président de la République qui ne veut pas revenir aux urne d'une manière ou d'une autre.

Et dans ce que j'ai entendu de ce que les Français nous disent, y compris là sur votre sur votre antenne, et bien nous allons vers une crise de régime, personne ne la souhaite mais comme monsieur Macron s'accroche à vouloir systématiquement remettre au gouvernement les mêmes, et bien c'est à lui de débloquer la situation. Quelques minutes avant le début de cette émission, le Parti socialiste s'est exprimé pour dire que maintenant la priorité c'était de nommer la gauche à Matignon. Euh vous disiez lors de la nomination de Sébastien Lecornu, euh nous on n'est pas dans la censure automatique, mais ceci dit, si demain le Premier ministre, c'est un premier ministre de gauche à Matignon, c'est la censure automatique.

Oui, parce que clairement les Français ne veulent pas de la gauche. On a déjà vécu euh le le juin 2024 avec leurs arrangements pour faire battre le Rassemblement national. Il est évident que la gauche aux affaires, ce serait une catastrophe pour la France.

J'ajoute que de quelle gauche parle-ton ? Ils vont refaire le le même scénario avec des alliances avec la gauche de monsieur Mélenchon et tout ce qui aujourd'hui tourne autour de la politique étrangère et d'un antisémitisme d'atmosphère. C'est ça que veut le Parti socialiste.

On a bien compris qu'en fait ils sont prêts à tout pour arriver euh au pouvoir, même si le pouvoir ne durera pour eux que quelques semaines peut-être, mais tout le monde voit bien aujourd'hui clairement que le chef de l'État tente de gagner du temps pour ne pas retourner devant les Français. Donc ce que vous voulez, c'est la dissolution. C'est clair, c'est net.

Vous êtes prêts ? Si ce soir Emmanuel Macron annonce la dissolution, vous êtes prêts au rassemblement national. Jordan Bardella prend la direction de Matignon.

Les candidats sont prêts dans les circonscriptions. Oui. Oui, nous sommes prêts pour ces élections législatives évidemment et on fera, j'allais dire comme la dernière fois campagne sur nos thématiques, sur notre programme et cette fois-là, si je puis dire, j'espère que les Français ne seront pas trompés par je ne sais qu'estce quelle alliance, pardon, des contraires et qu'ils pourront se positionner sur un programme et un homme à Matignon et puis derrière on pourra dérouler selon la volonté du peuple.

Louis Alou à ceux qui pensent que en fait ce serait un piège qui se refermerait sur vous d'arriver à Matignon et d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire qu'en fait vous vous retrouveriez là maintenant situation de pouvoir mais dans une situation compliquée, extrêmement compliquée politiquement avec une des Français tendu en colère, une difficulté économique que personne n'ignore dans le pays. Tout ça perspective 2027.

Bref, vous arriveriez en 2027 dans un mur dans la difficulté d'avoir eu à gouverner, à gérer. Vous répondez quoi à ceux qui pensent ça ? C'est justement un challenge à relever pour démontrer que depuis maintenant des décennies, on justifie systématiquement aucun changement par la même politique, et bien on démontrera que par une autre politique, on peut obtenir des résultats et très rapidement et notamment en matière de sécurité. et et de contrôle de l'immigration et puis les élections et le calendrier électoral se déroulera sur les années qui arrivent.

Mais moi je suis plutôt confiant, si les Français veulent que nous soyons aux enfers, nous serons aux affaires et nous démontrerons ce que nous savons faire. On reste ensemble. Louis Aliot Renault Pilage, c'est une observation, une question pour Louis Lio ?

Une toute petite question. Allez-y. Euh Louis Aliot, si jamais il y a des élections législatives anticipées après une dissolution et que vous obtenez, on va dire 250 260 députés, est-ce que vous pensez et est-ce que vous souhaitez que le Rassemblement national essaie dans ce cas-là de trouver les 20 30 35 députés de droite qui manqueraient pour former une majorité absolue ?

À quel seuil mettez-vous la barre pour que Jordan Bardella aille à Matignon ? C'est pas une question que je vais trancher moi-même, mais je pense qu'à 250 députés, ça se ça se discute et effectivement c'est dans un certain nombre de députés aujourd'hui LR mais aussi non inscrits qui est que qu'on ira chercher éventuellement une majorité parce que la situation l'exigera et sur un programme minimum notamment je pense sur la sécurité et bien nous pouvons trouver un terrain d'entente reste à convaincre nos interlocut et surtout reste à voir comment la droite réagira puisque systématiquement elle refuse les mains tendues mais je pense qu'à 250 députés on est près du but et que les choses permettraient je pense de gouverner. Alors avant de vous entendre pardonnez-moi comme vous parlez de l'Union des droites, écoutons Marion Maréchal.

Écoutons Marian Maréchal qui appelle à une coalition des droites sur le modèle italien. Je les appelle ardemment à écouter leurs électeurs qui veulent une coalition des droites et ils ont le choix simple de poursuivre la volonté d'accompagner le la Macronie agonisante ou au contraire de construire une vraie alternative. L'alternative étant en effet une coalition des droites la plus large possible.

Alors je connais les difficultés hein à construire des ponts entre les républicains et le Rassemblement national. C'est l'une des missions que je m'assigne, c'est d'aider à construire ces ponts. Donc moi, je suis disponible à faire en sorte et bien qu'il puisse y avoir un dialogue et et dans le meilleur des cas un programme commun.

Et donc, j'appelle son allinement Bruno Retaillot et bien à écouter à écouter ses électeurs et donc à construire cette coalition et et ce programme commun qui sera la seule manière finalement de battre la gauche et donc de sauver la France. Et vous Louis Aliot, vous appelez Bruno Retaillot mais aussi Marine Le Pen à l'Union des droites. Écoutez, la France n'est pas l'Italie et je pense que notre électorat aujourd'hui est très attentif évidemment à ce que nous disons, mais n'est pas prêt à s'allier avec des gens qui pensent l'inverse de ce que nous pensons.

Car une alliance des droites, telle que l'a définie Je vois Marion, ça voudrait dire de Horizon ou même de monsieur Xavier Bertrand à Éric Zemour. Qui peut croire aujourd'hui que l'on peut mettre à la même table euh euh monsieur Bertrand avec monsieur Éric Zemour ? Tout ça c'est de l'affichage politique.

Il faut continuer à convaincre une majorité de Français, de patriotes et dans cette majorité évidemment toutes celles et ceux qui veulent relever le pays. C'est pour ça que il ne faut pas s'arrêter à la droite mais il faut s'arrêter à la France et ça me paraît beaucoup plus important. Une question pour vous de Patrice Duamel.

Oui, monsieur Alliot. Euh vous dites à partir de 250 députés euh vous pourriez gouverner et chercher des renforts ailleurs et notamment chez LR. Euh je crois me souvenir qu'en 2024 quand on certains pensaient que le RN allait gagner les élections et que Bardella irait à Matignon, lui-même avait dit "Je n'irai que si je peux appliquer mon programme et si j'ai la majorité absolue." Donc qu'est-ce qui fait que vous dites aujourd'hui autre chose ? parce que là il vous manquerait quand même une quarantaine de de députés.

Mais parce que tout simplement on voit bien que la base de la droite bouge. Je pense que monsieur Rota s'il a pris la décision hier soir, c'est pas parce qu'il ne savait pas que monsieur le maire arrivait ou ça je n'y crois pas, c'est parce que tout simplement sa base Renais dire majoritairement avec les amis de monsieur Macron et et la droite LR en tout cas ce que je peux voir moi à la base élus locaux ou même un électorat. Moi, je suis dans une ville de droite, je peux vous dire qu'il souhaite cette alliance là et cette coopération entre nous sur des bases claires.

S'ils ne veulent pas, les électeurs feront cette alliance là. Et dans tous les cas de figure, s'il y a 250 députés, on réfléchira à créer cette majorité. Si personne ne voudra venir pour créer une majorité, à ce moment-là, ça ne servirait à rien de continuer sans majorité.

Évidemment Louis Aliot, il faut que je vous interrompre tout de suite. Une dernière information vient de nous parvenir. On prend la direction de l'Élysée sans tarder.

C'est la Bougriot. Donnez-nous cette toute dernière information. Oui, c'est ça.

Via communiquer, l'Élysée précise que le président de la République a confié à Sébastien Lecnu, premier ministre des missionnaires, je cite, la responsabilité de mener d'ici mercredi soir d'ultime négociation afin de définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays. Les mots sont importants. Sébastien Lecornu n'est pas renommé mais le chef de l'État le laisse à la tête de ce gouvernement démissionnaires comme un ultime recours pour tenter une dernière fois de mener de nouvelles négociations.

C'est ce qui explique le déplacement du Premier ministre des missionnaires au Sénat pour échanger avec Gérard Larch donc des tout prochains jours, des toutes prochaines semaines. Reste à savoir désormais et c'est la question qui va se poser si les partis politiques ont accepté de repartir pour un tour. Merci infiniment.

C'est Bougillot avec Éric Jos cette information le premier ministre des missionnaires Sébastien Lecorn chargé de mener de nouvelles négociation Louis Aliot ce sera ma dernière question puisque je sais que je dois vous laisser partir et je me tourne vers vous juste après en plateau. Comment vous réagissez à cette tout dernière information ? Et après mercredi on fera quoi parce que il se passera rien d'ici mercredi.

Absolument rien de plus de ce que nous avons vécu maintenant depuis de nombreux mois. Donc c'est le refus de voir la réalité en face. Monsieur Macron perd aujourd'hui l'assise populaire et la légitimité.

Il n'y a pas de gouvernement en France parce qu'il n'y a pas de majorité. La 5e la 5e République pardon a des principes clairs. C'est précisément le principe de responsabilité vis-à-vis du peuple.

Soit par la démission, le général de Gaul en 1969, soit la dissolution. Les Français à nouveau se prononcent sur une nouvelle majorité à l'Assemblée nationale. Hormis ces deux cas et bien on continuera dans le brouillon qu'organise aujourd'hui monsieur Macron.

C'était une idée, je crois pardon de Gabriel Atal lorsque François Bairou avait été renversé, il avait dit il faudrait nommer un médiateur. Alors Sébastien Lecnu qui revient maintenant à Matignon et désormais on sait qu'il est chargé de mener d'ultimes négociations. Merci Louis Aliot d'avoir été avec nous en direct depuis Perfiniant.

Merci beaucoup. Je redonne cette information. le premier ministre des missionnaires en charge des affaires courantes s'est vu la responsabilité de mener d'ici à mercredi soir d'ultime d'ultime négociation afin de définir une plateforme d'action je cite et de stabilité pour le pays Dominique Retier.

Ah je veux me permet juste d'ajouter euh contrairement à ce qu'a dit Louis Lio qui le sait sans doute le chef de l'État a toute la légitimité pour être président jusqu'à la fin de son mandat. Il n'a plus la popularité mais il a la légitimité. Les deux ne se confondent pas.

Si les deux se confondaient, nous serions dans un régime avec un mandat impératif et dans la 5è République, le mandat impératif est récusé. Donc c'est pas du tout conforme à l'esprit de nos institutions. C'est pas c'est interdit d'ailleurs.

Voilà, je voulais le préciser parce que on va aller vers cette confusion là. Le chef de l'État est en grande difficulté. Il a été élu par le peuple souverain pour 5 ans.

On ne peut pas l'empêcher d'aller au bout de ces 5 ans sans s'en prendre la décision du peuple souverain qui a été formellement enregistré. C'est pas rien ça. Bien sûr.

Et les ultimes négociations que comprenez-vous ? Euh alors là par là je suis j'ai le sentiment euh plus fort encore euh d'une sorte de euh corner dans lequel on se trouve enfermé euh sans pouvoir euh faire mouvement, sans avoir d'option. Et je pense que du point de vue de la perception publique, du point de vue de l'opinion, j'e j'icipe plutôt une réaction négative, c'est-à-dire au fond, on n'y comprend rien.

Je sais que c'est possible de le faire. Évidemment, c'est pas c'est pas inconstitutionnel et ça se fait ailleurs hein, comme ça a été rappelé, mais ça ne se fait pas en France, pas sous la 5e. Et là, c'est plutôt une démonstration d'une absence de solution.

Donc le pouvoir est vraiment à la peine et d'une certaine façon ça confirme le fait qu'Emmanuel Macron n'est n'a plus de force politique à sa disposition. Il n'a que des instruments institutionnels qui s'il les utilise joueront contre lui. Ça confirme ce qu'on avait dit lors de la nomination effectivement de Sébastien Lecnuch.

C'est le premier ministre de la dernière chance. Ultime négociation avant quoi ? Avant son départ définitif ou avant une dissolution ?

Donc la question est posée. Oui Guillaume. Oui.

D'abord hommage à celle Abouillot qui nous dit depuis le début de l'émission que il est possible que Sébastien Lecnu soit soit à nouveau missionné par le président de la République pour essayer de former un gouvernement. Et ça nous paraissait assez étonnant il y a encore 20 minutes et c'est elle qui avait raison. Je pense que tout dépendra maintenant de l'attitude de Bruno Rota.

C'est-à-dire que est-ce que après avoir dit hier les conditions de la de la confiance ne sont pas réunies, est-ce qu'il va pouvoir dire "Bah finalement je reviens ? Moi je pense que ça va être compliqué. J'imagine déjà la réaction de Laurent Voquier dont je vous rappelle que hier matin il disait que lui était contre une participation au gouvernement.

Je pense aussi dit que c'est la dernière des issues la dissolution qui va certainement tenter les manières de trouver des manières de l'éviter. Oui, sans doute. Mais est-ce que euh on on imagine un un gouvernement fonctionner dans ces conditions ?

Tous les tous les matins, Sébastien Lecornu se dira "Mais qu'est-ce que vont faire les LR ? Est-ce qu'ils vont me soutenir ou non ?" Je pense qu'il y a presque quelque chose de pathétique en fait dans cette dans cette annonce.

Le fait que le le président de la République soit à ce point démuni que il dit à vous savez, c'est comme les enfants qui échouent, on leur dit "Allez, essaye encore." Mais je je ne comprends pas pourquoi la situation politique serait plus facile pour Sébastien Lecnu aujourd'hui qu'elle ne l'était hier. Il me semble que c'est plutôt le contraire.

Oh non ! Oui, je rejoins tout à fait ce que dit euh Dominique. Les pouvoirs euh constitutionnels du président de la République demeurent.

En revanche, Emmanuel Macron euh comme personne n'a plus de pouvoir politiquement. Il reste chef des armées, il a des du pouvoir à l'international mais sur le plan de la politique intérieure, il est démonétisé dans une grande partie de l'opinion. Il n'a plus les pouvoirs.

Il agit totalement sous pression. Le communiqué euh que Cella Bougou nous a donné, l'information que Cé Bourgillou nous a donné en direct de l'Élysée depuis 5 minutes confié à Sébastien Lecordnu d'ultime négociation tractation d'ici mercredi soir. Cela prouve que Emmanuel Macron est vraiment sous grande faiblesse.

Dernière chose, effectivement, je suis d'accord avec Guillaume, ça paraît assez insensé que la droite continue à essayer de faire une coalition avec Sébastien Lecnu et Renaissance. Mais je vais vous dire, moi je regardais l'histoire italienne encore une fois, je crois qu'il faut vraiment comparer avec ce qui se passait en Italie il y a 15 ou 20 ans dans un régime parlementaire qui tombait, les gouvernements tombaient tous les 6 mois. La parole d'aujourd'hui n'est pas la parole de de demain à midi.

Je vais vous dire, c'est extrêmement triste pour la politique, pour le débat politique, pour le rapport entre les Français, nous tous et leur classe politique. Mais on y est, pardon, on y est. Crise de régime, on y est. crise de régime.

Donc, faudra trouver une solution. Moi quand alors je rappelle que compte tenu de l'état de nos finances publiques, une crise de régime ça devient une crise de l'État. C'est bien plus grave encore.

Et dans cette situation, le témoignage, les témoignages de français que que vous avez fait parler à à votre antenne là, qu'on a écouté tout à l'heure, euh ont bien moi m'ont bien fait ressentir qu'ils ont le sentiment qu'il n'y a plus de pouvoir en France. Cette ce sentiment-là ne peut pas durer dans un pays comme la France, centralisé avec un pouvoir supposément fort, ça ne peut pas durer sans que s'installe l'idée d'un abandon euh des Français par leurs gouvernants. Euh là, c'est vraiment on est à la limite, ça ne peut pas fonctionner très longtemps comme cela.

Et je ne je veux pas insulter la possibilité future, je n'en sais rien, mais je ne vois pas comment euh euh euh euh euh Sébastien Lecornu trouverait un aménagement différent qui fait qu'on repartirait en en expliquant aux Français que finalement on s'était disputé, on s'est réconcilié, ça recommence. Euh et si ça ne fonctionne pas, ça signifiera rétrospectivement que c'était vraiment la dernière solution pour Emmanuel Macron puisqu'il a essayé de la prolonger. C'est terrible pour le suivant ou la suivante qui viendrait après.

Et ça veut dire si si là mercredi ça ne fonctionne pas puisque c'est l'ultimatum. Enfin, j'essaie d'éviter le mot deadline pour parler en bon français. Si mercredi ça ne le fait pas les chab c'est la dissolution à la clé.

Bah, je veux dire, soit je reviens à ce que je disais au début, c'est-à-dire si effectivement c'est soit choisir enfin de se tourner vers la gauche et enfin parce que la question est posé depuis un peu plus d'un an ou bien alors effectivement chacun est devant ses responsabilités. Si vous vous mettez pas d'accord, ce sera la dissolution. Certains la souhaitent, d'autres non.

Donc le président fait appel aux bonnes volonté. Mais c'est franchement la dernière chance. Mais vous comprenez tous la même chose.

Ultime négociation avant la dissolution. négociation avant la dissolution parce que il y aura pas d'autres solution pour lui. Non, je dirais que à chaque heure suffit sa peine dans une crise politique aussi grave.

À chaque heure suffit suffit sa peine. Donc on ne peut pas savoir ce que donnera l'ultimatum de 48 heures. Dernière chose, il me semble que dans une crise politique aussi grave, les responsables et les dirigeants politiques ne peuvent pas aller aussi loin dans les mots qu'ils emploient.

En régime parlementaire de crise, il faut dire ça me convient pas, c'est pas vraiment ça parce que sinon vous ne pouvez pas recoudre les morceaux. Dire euh à midi ou à 13h au 13h TF1, il n'y a plus de confiance entre le parti républicain LR et Sébastien Lecnu. Comment vous faites après dans il a pas dit, il a pas dit qu'il n'y aurait plus de participation au gouvernement.

Il a pas dit qu'il voulait la dissolution. Donc il a laissé une porte ouverte malgré tout. Bruno le maire est parti.

C'est l'autre information de cette émission. Le maire a quitté le gouvernement. Mais quand vous dites "Je n'ai plus confiance en quelqu'un", comment vous faites pour pour recommencer abbucher les morceaux ?

Il faut faire baisser le corn qui a créé pour lui effectivement la rupture, faut faire baisser l'attention. Vous avez sûrement marqué à 13h dans dans son passage sur TF1 Bruno Rotaillot à qui ont posé la question "Bon alors maintenant il y a plus d'autres solutions que que de dissoudre." Il a dit "Ah si, il y a peut-être encore un passage." Peut-être que c'est ça qu'il avait en tête, je ne sais pas.

Moi ce que je pense qu' l'hypothèse la plus probable, c'est que Emmanuel Macron veut gagner du temps et que donc il dit à Sébastien Lecu, bah écoute, essae encore de meubler pendant pendant pendant 2 jours pour que jusqu'à ce que j'ai l'idée géniale. Pour l'instant, à mon avis, il l'a pas trouvé. Je vous remercie infiniment.

On reprend la direction de l'Élysée. C'est la Beaugillou. Encore encore un un rebondissement. [Applaudissements] C'est à vous celle-là.

Oui, il y a encore eu c'est la pardon, je vous ai pas entendu. Je vous en prie. Allez-y.

Absolument. Dernier rebondissement Amélie. Nouvelle et peut-être sûrement même dernière cartouche d'Emmanuel Macron qui donne un sur supplémentaire à son premier ministre des missionnaires. 48 heures de plus pour trouver un moyen de négocier à nouveau et trouver un atterrissage sur ce qu'ils appellent à l'Élysée une plateforme d'action et de stabilité.

Mais très vite, des questions se posent. Qui va accepter de discuter ? Parlons d'R autre partie du socle commun.

Les républicains qui n'ont pas eu de mots assez dur pour claquer la porte hier soir. Bruno Rotaillot qui en privé évoque une trahison. Donc là clairement on va voir les prochaines heures qui vont être décisives.

Là encore le Parti socialiste qui expliquait que le chemin vers la censure était tout tracé et puis on a senti aussi une forme de lassitude y compris au sein des oppositions. Je pense à Marine Le Pen notamment ceux qui ont continué d'aller à la rencontre de Sébastien Lecnu par je cite courtoisir républicaine. Vont-ils réitérer l'expérience ?

Rien n'est moins sûr. On attend de voir donc désormais les les réactions. Et puis on a posé aussi la question à l'Élysée.

Je dois vous dire qu'on a pas encore eu de réponse mais que se passera-t-il si Sébastien le Cornu sur un miracle réussi à à créer cette plateforme de de stabilité et d'action. Est-ce que celui-ci sera renommé ? Là encore, le mystère reste entier.

Démission de Sébastien Lecornu : Emmanuel Macron est-il au pied du mur ?|LCI — Emmanuel Macron · Pourquijevote