Allongement de la rétention des OTQF : “La gauche a cherché à bloquer ce texte” (Charles Rodwell)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Charlesevel. Bonjour. Merci pour votre invitation.
Soyez le bienvenu. Demain 5 mai, c'est une journée où vous faites finalement l'actualité puisqu'il va y avoir un vote à l'Assemblée nationale notamment sur votre proposition de loi pour porter la rétention en CR, donc en en centre de rétention administrative à 210 jours. Alors, il faut dire que les débats ont été houleux.
Ça a été tendu dans l'Assemblée nationale. On y reviendra sur cette sur cette mesure. C'était mi-avril.
Votre proposition a été un petit peu retoquée en tout cas changé dans l'esprit. On va y revenir mais juste avant je voudrais vous faire écouter Gaetan du Sauc député Rassemblement national des Vauges qui a accusé LFI donc il y a une quinzaine de jours de bloquer les débats sur l'allongement de la rétention en CR. ce processus qui est le vôtre d'obstruction parlementaire, de blocage parlementaire, d'empêcher le débat de se tenir correctement ici, d'abord en mettant des sous-amendements, des sous-amendements en masse pour empêcher que l'on puisse aller jusqu'au votes des articles qui sont demandés parce qu'il faut agir.
Cette proposition de loi, elle ne sort pas de nulle part. Elle sort pour apporter des réponses à des familles qui sont enillées. Et moi, je me souviens ce qui s'est passé à Trap.
Je me souviens ce qui s'est passé à Mulous. Je me souviens de la famille de la petite Philippine. Je me souviens de toutes ces personnes que des personnes que des meurtriers, que des terroristes radicalisés qui faisaient l'objet d'une OQUTF parce qu'ils ont été en liberté, ont pu commettre ces méfets.
Mais vous tout ça, ça ne vous intéresse pas. Charles Rodwell, expliquez-nous ce qui se passe parce que vous êtes très engagé sur cette proposition de loi. Vous étiez d'ailleurs venu nous en parler à l'époque et on vous entend la la défendre et défendre l'importance de cet allongement de la rétention en CR pour certains bien sûr hein, pas pour tout le monde.
Donc qu'est-ce qui s'est passé et expliquez-nous pourquoi ça a été si ou le si tendu à l'Assemblée nationale ? Alors déjà la bonne nouvelle c'est que vous avez sep hues qui ont été adoptés et le 8e article n'a pas été rejeté. Il a été modifié dans un sens qui ne nous convient pas et c'est la raison pour laquelle demain nous validerons définitivement d'abord la rétention administrative des étrangers sous EQTF.
Donc on va allonger la durée d'enfermement des personnes extrêmement dangereuses qui sont sous UQTF en France. et ensuite on adoptera définitivement le texte avant de le passer au Sénat. Pardon pour ce petit point mais bien préciser les choses.
Je suis assez d'accord. Jusqu'à jusqu'à présent, vous aviez la gauche de la France insoumise jusqu'au Parti socialiste qui a cherché à bloquer ce texte. LFI parce qu'ils nous ont expliqué noir sur blanc, je n'exagère rien.
Toutes les les je dirais les les compte-rendus de séance l'illustreront. Antoine Léom notamment ont expliqué que ce serait l'honneur de la France de régulariser ces personnes plutôt que de les enfermer. Je rappelle à nos auditeurs que nous parlons ici de personnes qui ont été condamnées pour des faits de terrorisme sur le territoire français.
Nous parlons de personnes qui sont des violeurs, des assassins, d'auteurs de faits de séquestration et de torture aggravée et d'atteinte à la personne. Ce sont ces personnes que la France insoumise veut régulariser plutôt que d'enfermer dans des centres de rétention. Moi, je vous cache pas qu'en tant que modéré républicain, bah je considère que ces gens-là, il vaut mieux qu'ils soient enfermés plutôt qu'en liberté.
Deuxième des leçons que je tire pour la gauche, ce qui a provoqué un allongement des débats, c'est que le Parti socialiste de Bernard Casneu et de Manuel Vals d'il y a 10 ans qui crée le parquet national antiterroriste pour protéger la France des actes antiterroristes, et bien ce Parti socialiste est bien loin parce qu'aujourd'hui on a des députés du Parti socialiste qui sont entièrement alignés idéologiquement, politiquement sur la France insoumise pour essayer de bloquer des mesures de bon sens. Fortureusement, je tiens à rassurer vos auditeurs, nous avons une majorité à l'Assemblée nationale qui est forte, composée de partie très divers qui sont pas forcément d'accord sur beaucoup de sujets, mais qui ont décidé ensemble de cheminer, je pense notamment à la droite et au centre qui gouvernent ensemble aujourd'hui, de cheminer pour prendre des mesures très fermes notamment pour enfermer et pour allonger la durée de rétention de personnes qui sont souscut et extrêmement dangereuses pour les expulser avant qu'elle n'assassinent Charles ça veut dire que demain vous espérez un vote positif sur ce texte sur sur les les tous les amendements. Tout à fait tout à fait.
Il y a un amendement donc on enfin sur l'amendement là et sur l'ensemble du texte à fait. Tout à fait. Euh la mesure la gauche dont vous parliez dénonce elle des mesures arbitraires de prévation de liberté.
Expliquez-nous en quoi ce n'est pas arbitraire selon vous aujourd'hui qui est concerné par cet allongement CR qui sera en tout cas. Alors, la mesure qui a fait le plus euh d'opposition dans l'hémisycle, c'est cette mesure effectivement sur la rétention des étrangers sous EQTF. Ce que nous voulons faire dans ce texte, c'est que pour des étrangers qui n'ont rien à faire en France, qui sont ici de manière illégale, qui ont été condamné soit pour des faits de terrorisme, soit pour des faits d'atteinte à la personne grave, je parle là de torture, de séquestration, de viol, de passage à l'acte à main armée, que ces personnes-là puissent rester plus longtemps en centre de rétention enfermé avant d'être expulsé.
Ils sont condamnés. Oui, mais ils sont condamnés. C'està-dire qu'ils sont en prison.
Ils sont pour beaucoup d'entre eux d'abord en prison et quand ils sortent de prison, ils vont en centre de rétention avant d'être expulsé. L'objectif c'est d'avoir un peu plus de temps, si je comprends bien Charles Rodwell, plus de temps pour négocier des laissés passés consulaires qui qui nous laisseraiit la possibilité après de les renvoyer dans leur pays. C'est bien cela.
J'ai déposé ce texte en mémoire de Philippines, jeune femme qui habitait ma circonscription, dont la famille habite toujours ma circonscription, qui a été assassiné par un migrant marocain sous EQTF, qui avait été condamné pour viol, qui avait été en centre de rétention et qui a été relâché dans son centre de rétention avant d'être expulsé. 2e exemple, février 2025, il y a 1 an, il y a eu l'attaque au couteau à Mulouse par un homme qui était sous OQTF, condamné pour des faits de violence, qui a été relâché de son centre de rétention avant d'être expulsé. Et moi ce que je souhaite, c'est une mesure de pur bon sens, c'est que ces gens dangereux, illégaux, qui n'ont rien à faire en France, qui passe à l'acte pour assassiner des membres de famille françaises, restent enfermé dans des centres de rétention avant d'être expulsé.
C'est tout ce qu'on fait à travers cette mesure et c'est cette mesure qui déchaîne l'ire de l'extrême gauche et malheureusement de toute la gauche. Qu'est-ce qui Qu'est-ce qui garantit Charles Rodwell que euh 30 jours supplémentaires vont permettre d'obtenir ces laissés passer consolaires qui n'a pas été possible d'obtenir quand au bout du premier jour ou même quand ils étaient en prison ? Finalement, je ne prétends pas que ce texte va tout résoudre.
Je prétends simplement que aujourd'hui une personne qui a été mis en centre de rétention notamment pour des faits de barbarie, d'actes de torture ne peut rester en centre de rétention que 90 jours. C'est très court pour envoyer quelqu'un. Là, ce que nous allons faire, c'est permettre à cette personne ou obliger pardon cette personne à rester en centre de rétention pour 180 voire jours.
Donc nous allons plus que doubler sa durée de rétention et même nous instituisme. Nous créons un mécanisme qui permet de renouveler sa période de rétention afin d'allonger au maximum sa rétention pour qu'elle reste enfermée avant qu'elle ne soit expulsée. Mais si le pays ne délivre pas de laisser passer, ça ne changera rien. le ner de la guerre, de l'immigration illégale.
Et c'est la raison pour laquelle je suis venu plusieurs fois présenter mes propositions chez vous et je vous remercie pour vos invitations. Le nerf de la guerre de l'immigration illégale, c'est pas de renvoyer ces personnes, c'est de les empêcher de rentrer sur le territoire français. Pour celles qui sont déjà présentes, il faut évidemment les expulser, c'est tout le sujet des EQTF.
Mais mon combat notamment en tant que rapporteur sur le budget de l'immigration à l'assemblée, c'est trouver des majorités, c'est pas toujours simple, pour réduire massivement l'immigration, notamment l'immigration illégale en 30 vers le territoire français parce que chaque immigré illégal qui ne vient pas sur le territoire français et si je puis dire un problème en moins ou une problématique en moins pour la sécurité des Français notamment des personnes sousf. Alors, on verra demain et on suivra évidemment le le vote. Charles Rodwell, vous êtes député Renaissance des Yvelines, membre de la commission des finances à l'Assemblée nationale.
Parlons d'un autre Alors, cette fois, il y a une proposition contre l'entrisme islamisme. Il y a aussi un projet de loi porté cette fois par le ministre de l'intérieur Laurent Nunz donc qui veut lutter contre toutes les formes de séparatisme et dentrisme. Laurent Nèz qui on s'en souvient avait été accusé il y a quelques semaines d'avoir fait la promotion de l'islam à la mosquée de Paris, il est revenu sur la polémique, il était au Sénat, écoutez-le.
Je me suis effectivement rendu le 12 mars à la Grande Mosquée de Paris pour la rupture de jeunes en tant que ministre de culte avec la chaleur qui me caractérise comme je le fais pour tous les cultes. J'y ai tenu un discours de fermeuté. J'ai rappelé que ce gouvernement comme tous les gouvernements précédents d'ailleurs ne tolérait pas qu'on essaie d'expliquer que les lois religieuses l'emportent sur les lois de la République.
Et ça c'est mon combat à titre professionnel, à titre politique. Je me suis toujours battu là-dessus et j'ai été, je crois, un des co-auteurs ces dernières années de l'ensemble des textes qui ont été produits sur ces sujets. Comme je travaille au nouveau projet de loi sur l'entrise et vous le savez puisque la plupart d'entre vous m'ont entendu dans les commissions ces 10 dernières années parler de ces sujets.
Donc ma fermeté, elle est absolue là-dessus. Est-ce qu'il a clarifié selon vous sa position Laurent Nunz à ce sujet ? Mais il a clarifié sa position ce d'autant que le projet de loi qu'il propose une bonne part des mesures qu'il propose dans son projet de loi, ce sont des mesures du centre et ce sont des mesures LR.
Et donc le projet de loi qu'il porte pour lutter contre l'entrisme et le séparatisme est absolument fondamental matin, midi et soir. Je [grognement] vois sur ma circonscription comme ailleurs en France les conséquences 1 de l'immigration à contrôler et de la montée du séparatisme et de l'entrisme religieux. Mais il est suffisant ce ce texte parce qu'en plus il l'ouvre, il il ne semble pas vouloir désigner précisément l'antrisme islamiste des frères musulmans puisqu'il il l'ouvre à toute forme aussi de séparatisme et dentrisme plus général en fait.
Est-ce qu'il désigne suffisamment l'ennemi ? Est-ce qu'en cela il est suffisamment fort ? En tout cas, euh ce que je constate matin, midi et soir, c'est que les mesures qu'il constituent sont notamment pour lutter contre l'influence des frères musulmans qui est extrêmement puissante et qui porte atteinte certes à tous les Français, mais notamment à nos compatriotes de cultes musulmans qui sont républicains et qui sont pris entre le marteau et l'enclume.
Et la deuxième pardon leçon que je tire de tout cela, c'est qu'entre mon texte et merci d'en avoir parlé et le projet de loi sur l'entrisme et le séparatisme que nous portons ensemble, ces deux textes parmi d'autres sont l'illustration que la droite et le centre sont parfaitement capables de travailler ensemble pour rétablir la sécurité des Français. Il serait dommage que nous nous embarquions dans l'élection qui vient divisée, fracturée par une succession de candidat picrocolin alors même que nous gouvernons ensemble et que nous prenons des mesures fortes comme celle-ci. Et c'est la raison pour laquelle vraiment je me bats matin, midi soir avec mes petites armes mais avec des dizaines d'autres collègues pour ce que la dynamique que nous avons créée autour de la droite et du centre nous permette de continuer dans les mois qui viennent notamment pour adopter ce texte pour lutter contre l'entrisme et le séparatisme et pour les combats politiques qui viendront qui sont fondamentaux pour établir la sécurité des Français.
Alors, on va parler de 2027 puisque là maintenant on est on peut le dire officiellement qu'on est en précampagne. Euh ça a vraiment commencé à force de dire qu'on était pas en pas en campagne, que c'était loin. Là, on y est, on va parler de votre camp.
Mais juste avant, parlons de Jean-Luc Mélenchon. Écoutez, Jérôme Gedge, le député socialiste de l'esson candidat lui-même à l'élection présidentielle qui a estimé que si l'année prochaine c'est un duel Mélenchon et Ren, et bien ce sera la victoire du Rassemblement national. Il était sur TF1 ce matin.
Hier, il a eu cette phrase incidente qui m'a beaucoup heurté en disant "On sait même pas si le RN se qualifiera au 2e tour." Donc dans cette minoration de la menace que représente leur Assembl nationale, je trouve qu'il y a une faute politique et encore une fois aujourd'hui et il en est le premier responsable et moi je dis pas ça avec un plaisir immense. On me reproche en permanence de dire il tape sur Mélenchon, il tape sur Mélenchon.
Mais aujourd'hui, si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au 2è tour de l'élection présidentielle, alors c'est la certitude de la victoire du Rassemblant national. Jean-Luc Mélenchon fait lui le paris inverse puisqu'il dit que face à un enfin un second tour entre lui et Marine Le [grognement] Pen ou Jordan Bardella un candidat du rassemblement national, le barrage républicain blanchiré n'importe qui pourvu qu'il soit opposé à l'extrême droite. Qu'est-ce que vous pensez vous ?
Si on arrive à un second tour Rassemblement national les filles. Je pense qu'il faut aligner la parole, sa parole et ses actes et contrairement à beaucoup de collègues de différents partis. Moi, en 2024, lors de l'élection législative à la suite de la dissolution, j'ai refusé le Front républicain sur ma circonscription et j'ai assumé d'affronter le candidat LFI et le candidat du Rassemblement national au deuxème tour.
J'ai refusé que le candidat insoumis se désiste parce que il n'y a pour moi aucune valeur commune entre des gens qui font la promotion de l'islamisme et de l'antisémitisme et des candidats dit républicains, des forces républicaines. Et donc si jamais par malheur nous nous retrouvions dans ce cas-là, je me battrai de la même manière en refusant un fond républicain avec la France insoumise pour affronter le Rassemblement national. Parce que pour moi, un Franc républicain avec la France insoumise n'est pas un fran républicain.
C'est une forfaiture que je ne pourrais jamais accepter de porter politiquement. Est-ce que Et deuxième des choses que je voulais vous dire, pardonnez-moi, tout le monde sous-estime la force politique idéologique de Jean-Luc Mélenchon, moi le premier. À chaque élection, le même scénario se répète.
Les sondages comme les autres forces politiques sous-estiment le score de Jean-Luc Mélenchon. C'est ce qui s'est passé en 2017, c'est ce qu'il s'est passé en 2022. Il a manqué le second tour d'un seul point.
Il sera encore plus puissant en 2027. J'en suis convaincu. Ça ne me fait pas plaisir de le dire.
Et c'est la raison pour laquelle je lance un appel tout simple à mon camp à savoir la droite et le centre, le centre et la droite. Rassemblez-vous parce que vous êtes tous tenus par le même problème, par la même problématique. Si nous sommes unis autour d'un candidat, nous pouvons gagner l'élection présidentielle.
Si nous sommes tous éclatés, divisés en 5 6 7 candidats lilipuciens, nous serons tous éliminés et nos électeurs ne nous le pardonneront jamais. On va y venir he sur votre camp, ne vous inquiétez pas. Charles Rodwell.
Mais juste avant quand même, une dernière question à propos de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous pensez que les parties de la gauche comme le PS vont finir par se raller à Jean-Luc Mélenchon ? Le sketch est toujours le même.
J'ai le souvenir de Raphaël Luxman qui la main sur le cœur pendant tout le débat de la campagne des européennes expliquait que jamais il ne serait à l'antisémite qui était Jean-Luc Mélenchon. Je le cite, ce n'est pas moi. Et à 20h02 le soir de la dissolution, il s'est rallié à Jean-Luc Mélenchon contre un bol de lentille à savoir une béquée de trois ou quatre circonscriptions que quelque part en France.
La deuxième des choses, c'est que je vois sur le texte que je porte, je porte un texte objectivement assez modéré euh très ferme sur les questions sur les questions de lutte contre le terrorisme mais qui trouve un juste équilibre entre la protection de liberté publique et le renforcement de la sécurité des Français. J'aurais aimé en tant des socialistes sur la ligne de Manuel Vals, de Bernard Casneuve qui avait un discours fort sur les questions de lutte contre le terrorisme. Il y a plein de sujets sur lequels j'étais évidemment pas d'accord avec eux mais je reconnaissais à ces socialistes là une forme de de de d'alignement avec la réalité qui vi notre pays.
Aujourd'hui la situation a complètement changé. Quand vous regardez l'ensemble des socialistes de l'Assemblée, il y en a pas un qui prend une position différente de celle de la France insoumise. Ils votent tous main dans la main avec les insoumis.
Donc moi, je veux bien entendre Jérôme Gage et c'est quelques-uns de ses collègues appelés à la forfaiture de Jean-Luc Mélenchon, mais ce que je constate dans les actes élection après élection, vote après vote, c'est l'alignement total du PS sur la France insoumise. Cela me rend triste, je le regrette mais c'est bien la raison pour laquelle dans notre camp, la solution c'est l'alliance avec la droite républicaine et que c'est le centre et la droite républicaine qui peuvent s'allier pour éviter l'affrontement de ces deux extrêmes et pour gagner l'élection présidentielle. Mais sous quel candidat ?
Alors ? Mais ça c'est toute la question. Moi ça fait des mois parmi d'autres collègues que je plaide pour une primaire fondée sur trois piliers.
Un, une primaire libérale où chaque candidat qui se présenterait s'engagerait à baisser la dépense publique pour baisser les impôts. C'est ce qu'on a fait sur les débuts du premier qu can d'Emmanuel Macron notamment grâce à Bruno Leire. Deuxème pilier de cette primaire, une primaire résolument proeuropéenne.
Alors ça va du fédéraux jusqu'à l'Europe des nations. Je suis plutôt quelqu'un qui porte l'Europe des nations. Mais il faudrait que tous les candidats s'engagent à porter une primaire proe européenne.
Troisème des sujets, une primaire qui porte un projet résolument tourné vers la réduction massive de l'immigration. Alors mais ça va d' où votre primaire ? Je me fiche des têtes d'affiches.
Moi ce qui m'intéresse c'est Oui, mais une présidentielle vous savez bien que c'est la rencontre entre un homme ou une femme et la France donc l'incarnation elle est importante. J'ai participé en tant que militant à la primaire de la droite et du centre en 2016. Ce qui a tué Fillion, c'est pas la primaire. qui a tué Fillon, c'est François Fillon, les affaires qui lui étaient collées à la peau.
Je rappelle que la primaire de la droite et du centre, il y a plus de 4 millions d'électeurs qui sont venus voter et que cette primaire a donné une force politique à notre camp qui était extrêmement probante et extrêmement forte. Ce que j'aurais aimé, il est un peu tard, mais rêvons toujours, c'est que nous bâtissions une même primaire ouverte, non pas sur les candidats, non pas sur des partis, mais sur trois piliers idéologiques. Une primaire libérale, une primaire proeuropéenne, une primaire qui assume de réduire l'immigration.
Il est trop tard peut-être pour la primaire, mais il y aura peut-être un autre mode de désignation qui sera peut-être moins puissant. Mais nous n'avons de toute façon pas d'autre choix que de nous rassembler parce que sinon ce sera la porte ouverte à l'affrontement entre les héros de la Nouvelle France que sont la France insoumise et les héros du Rassemblement national et ce n'est pas ce que je souhaite pour moi payer mais Charles Rodwell désolé d'insister mais la plupart de ces des incarnations justement que ce soit par exemple Édor Philippe ou Bruno Rotaillot ne sont pas favorables à cette primaire. Alors comment vous allez les convaincre ?
Bah on démarre par plusieurs étapes hein. Moi je fais partie de la base c'està dire que je suis un un député parmi d'autres. et nous avons été des dizaines, je dirais même désormais des centaines de députés, de parlementaires, de maires à appeler à l'Union de la droite et du centre.
On le fait à la fois pour nous et pour nos électeurs, des milliers, des dizaines de milliers d'électeurs qui sont derrière nous et qui nous appellent à une chose, c'est rassemblez-vous. Vous avez vos nuances, très bien, mais rassemblez-vous. Et maintenant, il faut qu'on accélère.
Je suis heureux d'entendre par exemple que Gabriel Atel et Édouard Philippe échangent entre eux pour déterminer la manière dont ils vont bâtir une candidature commune. Mais moi je leur lance un appel très simple, c'est soit vous vous rassemblez soit nous perdrons tous et nos électeurs ne nous le pardonneront jamais. Charles Rwell, expliquez-nous justement puisqu'on parle de de clarification des choses et des parties.
Vous êtes actuellement député EPR ensemble pour la République, c'est ça ? Et vous avez rejoint le Parti de la liberté de Guillaume Casbarian. Alors écoutez déjà Guillaume Casbardian, le fondateur du Parti de la liberté.
Donc il était il y a quelques jours au micro de Laurence Ferrari sur ces news et Europa. Moi, je fais partie des libéraux. Je défends la liberté.
Je défends les idées les plus radicales pour pouvoir transformer le pays et redonner de la liberté aux gens. C'est ça ce qui me fait lever chaque matin. Quand vous n'êtes pas avec David Lisnard alors ?
Bah un jour, mais peut-être qu'un jour on pourra peut-être un jour travailler ensemble. Moi, je défend moi je défends en tout cas les idées libérales et je serais très heureux qu'on soit le plus nombreux possible. Euh et que un jour on arrive tous ensemble à travailler pour clé bonne de votre parti, c'est un peu grand écart soit libéral.
Vous êtes souple. Mais bien sûr, vous avez raison de dire qu'on pense pas tous la même chose. Alors Charles Rwell, vous nous dites il faut une union mais là vous rejoignez un nouveau parti, un autre parti.
Comment le comprendre ? Ah ben parce que ce parti vise à une chose, c'est de rassembler tous les libéraux et nous soutiendrons le candidat de la DRAT et du centre. Je vais vous donner un exemple concret qui vous nêtes plus OPR là, vous êtes partie de la liberté. c'est compatible.
Enfin, je vous donne un exemple qui justifie la raison pour laquelle je soutiens à 200 % l'initiative de Guillaume Casbar qui est un grand ami et qui défend des idées libérales très fortes. Lors du dernier budget, nous avons déposé des amendements pour faire des économies. Nous avons proposé à l'Assemblée de faire 23 milliards d'euros d'économie sur le budget.
À votre avis, combien de ces amendements ont été adoptés ? Zéro. Zéro parce que la vérité c'est que nous avons une assemblée nationale qui ne veut pas faire d'économie sur la dépense publique.
Vous avez matin, midi et soir des gens sur votre plateau qui vous explique qu'il faut faire des économies budgétaires. Mais lorsque nous on propose ces économies là, personne ne les vote. C'est dû à une chose, c'est que les libéraux, il y en a plein l'assemblée, mais ils sont minoritaires dans tous leurs partis.
Et c'est la raison pour laquelle on veut les rassembler avec Guillaume et on se fiche de savoir un nouveau parti, un autre parti. En fait, on est on est chacun membre d'un groupe parlementaire. Moi, je suis membre du groupe Renaissance.
Je suis très heureux d'être membre du groupe Renaissance. C'est un groupe qui est proeuropéen. C'est un groupe qui a fléchi sa ligne sur l'immigration qui veut la réduire.
C'est immigration réduite et massivement choisie fond des sur le travail. Mais la question de la liberté, la question notamment de réduire massivement la dépense publique pour réduire les impôts, c'est un combat culturel qu'il nous reste à gagner à l'assemblée. C'est la raison pour laquelle Guillaume et moi lançons cette initiative.
Le but est simple, rassembler des députés qui restent dans leur groupe ou pas, on s'en fiche, c'est de se rassembler sur des amendements, sur des idées, sur des propositions de loi en portant une vision qui est celle de la liberté, qui est celle de la dérégulation de l'économie, qui est celle de la baisse des impôts et donc de la baisse des dépenses. Et j'espère que nous gagnons ce combat culturel assemblé.
Charles Rodwell