Enfance en danger | #AMFIS2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 43 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelles propositions concrètes en prévention ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Prise en charge psychique des enfants traumatisés ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment intégrer les enfants dans le processus démocratique ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Rôle des enseignants face aux signalements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Marien MaximieFait
« l'enfance n'est jamais traité comme un sujet politique c'est un sujet c'est un l'enfance c'est un invisibilisé de l'espace politique et médiatique »
- 4:00Elsa FossillonFait
« il faut que les enfants eux-mêmes quand quand ils sont encore enfants ou quand ils sont un peu plus grands finissent par se saisir de sujets politiques liés à leur condition »
- 20:00SoufianeFait
« on a des enfants aujourd'hui qui dorment sur des matelas dans les couloirs de nos foyers parce que il n'y a plus de place »
- 24:00SoufianeChiffre
« on a 40 % des jeunes sans domicile fixe nés en France de moins de 25 ans qui sortent tout droit de foyer et de famille d'accueil »
- 0:10Fait
« on a eu à l'Assemblée du pont moréti qui nous a expliqué comment éduquer des enfants »
- 0:50Chiffre
« les jeunes mineurs passent plus de temps en prison ce qui a une conséquence du nombre d'enfants détenus aujourd'hui dans notre pays »
- 4:00Chiffre
« 49 % des enfants placés ont un trouble psychique donc c'est quatre fois plus que la moyenne nationale »
- 6:00Fait
« on a quand même avancé sur ce qui'est les violences faites aux enfants »
- 8:00Fait
« 493 sont passés par là et on fait que tout ce qu'on avait réussi à obtenir en commission pour améliorer alors c'était vraiment à la marge »
- 10:00Fait
« il faut réussir à à remettre aussi il faut qu'on investisse dans ce que tu disais en fait l'inaction elle va coûter beaucoup plus cher que de l'argent dont on a besoin immédiatement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à à toutes et tous Bienvenue ben bienvenue aux amphi 2024 je suis ravie de bah de lancer ses amphis par une conférence sur l'enfance et avec deux invités que vous connaissez que je vais vous présenter tout de même en tout cas je vous remercie d'être venu aussi nombreux et nombreuses en ce jeudi 13h pour attaquer voilà cette ces 4 jours de débat de conférence et d'échanges donc moi je suis Marien maximie je suis député de la France insoumise du puit d'Ô et je travaille en tant que député particulièrement sur les questions de l'enfance et des droits des enfants et plus précisément de la protection de l'enfance parce que avant de devenir député c'était mon travail de professionnel j'éis éducatrice spécialisé en protection de l'enfance et et souvent le point de départ que j'explique c'est que on est je pense d'accord tous les trois pour se dire que l'enfance n'est jamais traité comme un sujet politique c'est un sujet c'est un l'enfance c'est un invisibilisé de l'espace politique et médiatique ù peut émerger de temps en temps mais sans perspective et sans solution pour les droits des enfants et à la France insoumise on en a fait un sujet un un vrai un vrai livret thématique sur l'enfance et ses droits et on essaie nous à l'Assemblée avec bah nos alliés de porter cette question de porter cette question qui est éminemment urgente dans un pays comme le nôtre où nous avons des droits des enfants qui reculent année après année et quand je parle des droits c'est évidemment les droits à la santé à l'éducation avoir un toit sur la tête et le droit d'être protégé et de vivre en sécurité et malheureusement il suffit de regarder bah les différentes institutions qui travaillent notamment celle de la Défenseur des droits et de lire les rapports qui peuvent sortir année après année pour noter cette dégradation rapide des droits des enfants c'est aussi ce qu' a fait d'ailleurs l'unesf l'année dernière avec la Fondation Abé pierre qui avait al très très massivement sur la dégradation des conditions de vie de des enfants notamment celles et ceux qui étaient à la rue à la rentrée dernière et c'est encore le cas aujourd'hui malheureusement et donc nous avons décidé de de lancer une une conférence sur cette thématique qui est vaste qui évidemment en 1 heure on va pas tout traiter on veut garder un temps d'échange avec vous aussi pour des questions et puis du débat mais on va essayer en tout cas de par nos trois regards nos trois expériences vous emmener euh bah des enjeux à la fois un constat mais aussi à des perspectives et des solutions que nous on travaille notamment la France insoumise mais aussi avec le nouveau front populaire euh en ce qui concerne les droits des enfants et l'amélioration de leurs conditions de vie donc avec moi j'ai à ma gauche Elsa fossillon qui est député du groupe GDR qui a travaillé aussi sur cette question notamment sur la question des mineurs non accompagnés sur le le dernier mandat et qui va intervenir et de mon autre côté j'ai donc soufoque militant des droits de l'enfant que vous connaissez j'imagine pour ses engagements et qui secoue les politiques aussi tant qu'il peut et il a raison de le faire sur à la fois l'effondrement de la protection de l'enfance mais plus largement justement sur les menaces qui planent sur les droit des enfants donc on va essayer de tenir ça en une petite heure pour ensuite pouvoir échanger avec vous et je vais laisser tout de suite la parole du coup à Elsa merciou bonjour à toutes et tous merci Marianne et et merci à Lafi pour pour cette conférence et de m'y avoir invité tu le disais Marianne je me suis plus spécifiquement intéressée sur le dernier mandat à la question des des mineurs non accompagné entre 2022 et 2024 je corapportais sur un une une mission d'information sur les mineurs non accompagnés mais la dissolution a fait que je n'ai pas pu présenter mes travaux et donc mettre en avant les propositions qu'avec ma corapporteur nous avions élaboré donc je vais comme je sais que l' et Marienne vont vous parler à la fois de l'Aide Sociale à l'Enfance et de la protection judicire de la jeunesse moi je vais vous parler principalement des mineurs non accompagnés mais avant je voudrais vous faire quelques remarques générales sur la politique de l'enfance ou la les politiques destinées ou qui visent les les enfants dans dans ce pays la toute première remarque que je voudrais faire c'est que et bien souvent il faut que les enfants eux-mêmes quand quand ils sont encore enfants ou quand ils sont un peu plus grands finissent par se saisir de sujets politiques liés à leur condition en tant qu'enfant ou en tant qu'ancien enfant comme l'a fait liè avec d'autres pour que finalement ces sujets deviennent des sujets politique mis dans le débat public lias l'a fait sur les conditions d'accueil ou plutôt de non accueil ou de maltraitance au sein de l'aide sociale à l'enfance et si tout un tas d'autres comme lui ne l'avaent pas fait je pense que ce sujet serait encore sous le tapis et donc on voit bien comment ils sont obligés finalement d'aller chercher chercher à bousculer chercher à faire prendre conscience pour que ces sujets remontent pourquoi ben d'abord parce que quand ce sujet est traité le sujet de l'enfance il est traité comme un sujet politique mineur alors c'est pas un mauvais jeu de mot l'enfance est un sujet politique mineur c'est le cas et on peut le constater je vais vous donner un argument qui est peut-être pas le plus important mais remarquez que c'est quand même assez rare que dans un gouvernement alors je suis sûr que vous vous êtes très bon mais si on prend l'ensemble de la population que dans un gouvernement on se rappelle du nom euh de la souvent ministre chargé des questions de l'enfance que généralement ce sont des femmes donc déjà c'est un signe pour considérer que c'est des sujets politiques mineurs et quand je dis ça je le dis parce que et chez les administratifs et chez les politiques que ce soit au niveau local et encore plus au niveau national et bien généralement quand les sujets sont mineurs c'est quand même là qu'on retrouve le plus de femmes et c'est aussi un poste pour lequel on voit rarement des personnalités politiques se battre au moment des remanements donc vous voyez bien juste à travers ces arguments c'est peut-être pas les plus importants mais en tout cas déjà ça donne un signe pour considérer en tout cas que la politique vis-à-vis des enfants la politique de l'enfance la défense des droits des enfants n'est pas considéré comme un sujet politique majeur dans ce pays c'est pas vrai dans tous les pays mais c'est particulièrement vrai dans le nôtre et on on peut noter et je crois que c'est important de le noter d'ailleurs que la plupart du temps en fait on a pas une vraie politique de l'enfance on a une politique familiale nous sommes dans un pays qui d'abord traite la question du point de vue de la famille j'y reviendrai parce que ça a évidemment des conséquences des incidences sur la manière dont on traite les droits des enfants mais d'abord dire que pourtant on pourrait se dire et Marian en a cité quelques-uns qui a suffisamment de sujets pour rendre le sujet attrayant enfin rien que on peut se dire la pauvreté des enfants ils sont 3 millions il y a un enfant sur 5 qui est pauvre dans ce pays le nombre d'enfants qui sont pris en charge à l'aide sociale à l'enfance chaque année de plus en plus nombreux euh les enfants en situation de handicape leur droit à une scolarité avec pas simplement la question des aesh mais y compris la question des aesh les inégalités scolaires dans notre pays qui sont euh encore plus corrélés aux inégalités sociales qu'ils ne le sont dans d'autres pays d'Europe euh on a la question numérique les jeunes et le numérique on est quand même largement paumé euh la question du consum érisme chez les jeunes comment le capitalisme et son allié le le consumérisme font en sorte de capter particulièrement les les plus jeunes parce qu'on sait qu'ils sont décisifs dans les choix d'achat enfin on a je crois 1000 sujets et je suis sûr que j'en oublie plein qui pourtant pourrait intéresser le la politique d'autant plus que sur ces questions là en particulier c'est pas vrai tous les sujets politiques mais sur ces questions là en particulier il y a un pouvoir d'agir très rapide et puis si on veut être plus ambitieux parce que je crois que on peut l'être et je connais le livret et il y a pas que les sujets je dirais qui concernent les violences subi les dangers et cetera mais il y a penser en terme d'émancipation réelle la question de l'enfance c'est quoi les mobilités des enfants c'est quoi leur droit à la mobilité aujourd'hui dans ce pays comment on sécurise des rencontres émancipatrices pour les enfants c'est quand même une sacrée question quand on a un projet de gauche et un projet émancipateur comment on sécurise des rencontres émancip atrice pour les enfants où on ne les met pas en danger et comment on fait de l'enfant un véritable acteur social mais ça c'est des questions à mon sens qui doivent avoir une forme de de puissance transformatrice à partir du moment où on saisit ces enjeux-là comme des enjeux politique majeur pour pour l'émancipation alors tout ça évidemment je je noircis évidemment le tableau et franchement je pense que ça les interventions qui vont venir après vont pas aider à le à l'éclaircir mais cette question de la politique de l'enfance elle est pas linéaire dans notre pays elle est pas linéaire dans le monde le droit de la famille et le statut de l'enfant en particulier sont un des domaines où ça a beaucoup évolué mais c'est aussi un des domaines où ça a évolué le plus lentement dans les différents droits qui existent le droit familial le droit le statut de l'enfant on subit beaucoup de lenteur pour se transformer par exemple on on peut penser au au Code Napoléon au code civil ou je sais pas si vous savez mais par exemple le père qui était celui qui avait le pouvoir sur l'enfant mais un pouvoir de de domination suprême pouvait demander s'il était mécontent des agissements de son enfant sur simple demande il pouvait demander s'il avait moins de 16 ans qu'il soit enfermé un mois en prison et s'il avait plus de 16 ans 6 mois en prison alors on est évidemment sorti de ça l'enfant n'est plus considéré aujourd'hui en drroit comme un objet mais comme un sujet de droit c'est assez récent finalement puisque c'est plutôt les années 70 si je me trompe pas euh mais on voit que cette évolution même si elle est vraie dans les textes son application son inscription dans la société est encore extrêmement lente donc oui il n'est plus un objet il est un sujet de droit il a des droits spécifiques et peut-être la différence les différences importantes qu'on peut qu'on peut noter làdedans c'est leur capacité leur liberté de dire et de faire ça c'est extrêmement important pour considérer les enfants comme des sujets de droit il il est celui qui euh qui peut prendre des décisions qui peut intervenir qui peut refuser ou qui peut accepter euh et il est pas celui qui subit la manipulation des autres c'est ça que ça veut dire normalement être sujet de droit pendant en fait des siècles on a vraiment considérer l'enfant tel que sa définition latine le dit le le le l'avance c'est-à-dire celui qui ne parle pas celui qui n'a pas le droit à la parole et encore aujourd'hui on retrouve de très nombreuses traces euh de cela on peut y penser notamment et bien quand un enfant est placé euh et que il va devoir subir et c'est le cas euh une modification dans son parcours et bien on peut se rendre compte à quel point sa parole peut être minimisée voire silenciée euh pour que et bien ce soient les adultes qui décident à sa place pour son bien sans prendre en compte euh son euh son avis donc on a euh je dirais cette traduc cette tradition euh paternelle d'origine romaine qui est vraiment encore je trouve extrêmement euh en extrêmement présente et d'ailleurs notez que enfin moi ça m'amuse toujours vous savez il y a le terme aujourd'hui qui est encore utilisé qui qui est né dans les années 80 90 où on parle de l'enfant roi faut toujours hyper se méfier de ce concept par qu'on voit bien ce que ça veut dire mais en fait ce que ça dit c'est que c'est plus le père qui est roi c'est c'est juste ça euh que ça vient dire mais comme un regret c'est-à-dire c'est plus le père c'est plus celui qui a l'ascendant celui qui peut dominer c'est l'enfant qui serait roi qui pourrait décider de tout méfions-nous dans l'ambivalence de ce que ça veut dire souvent on le prend pour dire c'est l'enfant qui fait ce qu'il veut qui fait n'importe quoi à qui on permet tout bah moi je dis d'abord considérons d'abord que l'enfant il a le droit d'intervenir le droit de s'exprimer le droit d'exercer ses différentes libertés et à mon sens c'est bien important et d'ailleurs euh notons comment y compris aujourd'hui dans les familles monoparentales oùou ce sont les mères à majorité qui sont famillees monoparental on vient quelque part toujours expliquer comment ell serait dysfonctionnel ces familles parce que il y aurait pas cette autorité paternelle qui permette de dresser et de redresser l'enfant quand ça va mal je ne ni pas toutes les difficultés qu'il y a autour de la monoparentalité et d'ailleurs nous avons formulé comme député des propositions pour aider ces famille monoparentale mais l'idée est pas d'expliquer que le modèle sans papa et je suis sûre qu'on sera d'accord dans cette salle pour expliquer que c'est ça qui fait le dysfonctionnement donc je crois beaucoup pour que y ait une réelle affirmation de l'enfant euh comme sujet de droit je crois que véritablement la la question de la fin de l'abolition de la domination masculine a un aspect extrêmement important il n'est pas le seul mais pour permettre de considérer et d'inscrire réellement euh l'enfant comme et l'enfance comme comme sujet de droit je veux dire aussi avant de passer au aux mineurs non accompagnés euh quelques mots sur le 20e siècle du point de vue puisque c'est quand même un des un des siècles qui a vu de de profondes avancées on parlera de la convention internationale des droits de l'enfant peut-être après mais des réelles avancées mais aussi des recherches extrêmement importantes sur la question de l'enfance déjà à la fin du 19e siècle notamment sur toutes les recherches en terme de de pédagogie mais en tout cas on peut noter que sur la seconde moitié du 20e siècle et je pense beaucoup à à à la prèsseonde guerre mondiale avec notamment la question de l'ordonnance de 45 qui a été beaucoup charcuté depuis je vais juste vous lire un passage que je trouve extrêmement important sur sur qui concerne cette ordonnance qui dit la guerre et les bouleversements d'ordre matériel et moral qu'elle a provoqué ont accru dans des proportions inquiétante la délinquence juvénile la question de l'enfance coupable est une des plus urgentes de l'époque présente bien qu'il instaure un dispositif pénal nouveau le gouvernement provisoire de la République entend protéger efficacement les mineurs et plus particulièrement les mineurs délinquants ce qui est important là-dedans je crois c'est que il parle de protection des mineurs délinquants et c'est ça qu'il faut retenir de l'ORD il y a plein d'autres trucs qui vont pas qui n'allent pas mais en tout cas il y a un truc qui est extrêmement important c'est qu'il dit on a beaucoup de délinquants et ce qu'on veut c'est les protéger on nit pas leur faute on n pas leur culpabilité mais on veut d'abord les protéger et on voit bien je sais que Marienne va y revenir donc je vais pas être longue là-dessus mais l'espèce de renversement idéologique de renversement de logique aussi qui est à l'œuvre pour expliquer que finalement et bien aujourd'hui ils sont des dangers on prend pas en compte leurs difficultés social le difficulté d'apprentissage leur trauma enfin tout un tas de choses mais ils deviennent des suspects et on l'avait vu en 2005 de manière assez brutale au moment où Sarkozi était ministre de l'intérieur où il voulait détecter avec l'aide des PMI euh les futurs délinquentss alors moi vous savez les PMI ça a été ma bataille comme conseillère départementale et je suis du 92 là où Sarkozi a été président du conseil général à l'époque et où il a complètement démantelé les PMI et on s'est battu pour garder les trois notes jeune Villiers mais je peux vous dire qu'on a dû sacrément batailler mais il voulait que les médecins ou plutôt les infirmières aillent dans les écoles pour faire du repérage de futur délinquant et non pas pour faire du repérage bah je sais pas moi de trouble autistique de trauma de violence et cetera non pour aller voir s'il y avait pas des signes de turbulence qui pouvaient expliquer que ce serait des futurs délinquants alors heureusement ça n'a pas été mise en place il y a eu un tolé à l'époque mais la logique était installée une logique qui a une logique en réalité de dressage et de redressement des enfants et qu'on et qu'on voit évidemment de manière d'autant plus forte quand ils sont issus de milieux sociaux populaires précaires quand ils sont racisés quand ils sont dans des bidonville ou dans des squats ils vont être identifiés encore plus et bien comme des dangers potentiels et non pas comme leordonnance le préconiser comme des enfants à protéger plus que les autres et donc je crois que quand on on parle de l'enfance en danger on va finalement évidemment aller voir ceux qui sont le plus en danger qui vont être le plus vulnérable et ceux qui se retrouvent finalement sans la possibilité d'avoir des parents qui sont là et qui sont bien traitants c'est pas le meilleur terme mais disons en tout cas qui leur offre un cadre sécurisant pour pour évoluer mais en tout cas on on voit cette logique je trouve à l'œuvre qui est une logique profondément libéral mais aussi autoritaire et qui a à certains moment évidemment une logique aussi profondément raciste moi j'ai une image qui me reste profondément en tête quand on parle de l'enfance en danger et j'aimais bien le titre de la de la conf puisqu'elle disait ceux qui ont peur de leur des enfants en fait c'est une société qui a pas d'avenir en tout cas c'est un avenir triste moi l'image des ces dernières années qui je crois me reste en mémoire c'est les jeunes agenouillés à Mantel jolie vous savez c'est une classe qui doit se tenir sage et cetera et et je trouve qu'elle dit beaucoup en réalité de la manière dont on conçoit la jeunesse l'enfant dans notre société française et évidemment il vit de monl jolie milieu populaire plus racisé que dans dans dans d'autres lieux et il se Rebell et ça la rebellion c'est aussi un des trucs surtout quand ça vient des classes populaires dont les gouvernements capitalistes se méfient plus que les autres donc je crois que la question de cette protection plutôt que celle de la suspisson elle est vraiment à mon avis au cœur d'un projet émancipateur pour les enfants et d'un projet émancipateur tout court qui met l'enfance au cœur il me reste combien de temps d'accord ça va donc vous vous doutez qu'à l'intérieur de tout ça et bien les une cible privilégiée c'est les mineurs non accompagnés ils ont tous les défauts du monde pour une société de suspicion des enfants ils sont jeunes enfants ils sont mineur ils viennent d'un autre pays et bien souvent ils sont pas blancs et ben ceela ce qu'on va retrouver c'est vraiment je dirais tous les tous les tous les stigmates possibles d'une société qui suspecte sa jeunesse alors avec les mineurs non accompagnés la suspicion principale c'est qu'il mentent qu'ils sont des fraudeurs et qu'il ment et qu'il mentent d'abord sur leur âge donc plutôt de considérer quand ils arrivent que la première des choses à faire et de les protéger et puis qu'on verra peut-être un peu plus tard pour savoir réellement leur âge pour savoir ce qu'il faut mettre en place et cetera même si dans les textes aujourd'hui pour les mineurs non accompagnés il est expliqué que d'abord on doit les mettre à l'abri il y a aussi d'autres choses qui sont dites on doit leur faire un bilan de santé d'ailleurs les départements touche de l'argent pour pouvoir faire ce bilan de santé ben là dans le cadre de ma commission d'enquête on peut se rendre compte que ce bilan de santé d'abord il est extrêmement hétérogène mais il s'attarde il s'attarde très peu sur les différents problèmes de santé qui peuvent exister et forcément le parempo vous vous doutez c'est tout l'aspect psychique alors même que euh pour cel là on peut être à peu près sûr et c'est vrai de beaucoup des enfants VO de la totalité des enfants placés à l'idere sociale à l'enfance mais là on peut être à peu près sûr que de toute façon il y a un trauma quel qu'il soit mais dans la traversée dans le fait du départ et disons-le et c'est vrai pour les garçons comme pour les filles même si c'est majoritaire pour les filles y compris à l'arrivée dans les parcours d'ran les violences sexuelles sont aussi très nombreuses elles ne sont pas que dans les pays d'origine elles n'existent pas qu'en Afrique les violences sexuelles elles existent aussi en France quand quand ils arrivent et donc on a aujourd'hui très clairement des départements et un très grand nombre de départements qui considèrent que les mineurs non accompagné c'est du trop plein c'est-à-dire ceux on a déjà du mal à s'occuper des mineurs qui nous arrivent qui ont une carte d'identité française ou qui sont nés sur le territoire français donc les mineurs non accompagnés c'est du trop et d'ailleurs on a vu des départements ces derniers mois qui dans le même moment où l'extrême droite continuait à prendre de plus en plus de place et leurs idées dans le pays B des présidents de département venir expliquer qu'il ne prendrai plus en charge les mineurs non accompagnés c'est-à-dire qu'ils expliquent qu'il y en a trop qu'ils peuvent pas que ils ont pas l'argent alors on pourrait se dire bah ils ont qu'à se battre nous on veut bien mener la bataille avec ses présidents de département pour dire on va aller chercher de l'argent auprès de l'État il faut des subventions supplémentaire il faut qu'il soit payé plus vite et remboursé plus vite sur l'argent qui mettre en œuvre non là très clairement ce qu'ils ne disent pas d'abord c'est que un il y a une explosion qui est enfin une explosion en tout cas une augmentation importante des enfants avec une décision de placement et de suivi mais de placement aussi à la fois chez les nourrissons à la fois chez les adolescents et que cette évolution en cette augmentation elle est réelle de tous les points de vue mais celle qui préfère mettre en avant bah pour placer un discours raciste xénophobe c'est d'expliquer que la responsabilité vient des mineurs non accom pagier et puis ensuite bah il y a quelles politiques sont mises en place ou non pour les accueillir et donc là vous avez un processus qui est un processus qui est basé sur la suspisson la première chose je vous le disais c'est la mise à l'abri mais très rapidement après une très faible phase de répi ils vont avoir ce qu'on appelle une évaluation sociale elle est faite soit par les agents du Département soit par des association mandaté pour le faire et très clairement et je vous invite d'ailleurs pendant que j'y pense à si vous souhaitez poursuivre lire les travaux de Noémie paté qui a fait sa thèse sur l'évaluation sociale des mineurs non accompagnés en étant elle-même évaluatrice pendant pendant quelques mois et qui montre tous les biais et notamment des biais racistes qui existe dans cette évaluation et combien les évaluateurs eux-mêmes même si parfois c'est des gens qui viennent faire dans leur tête un travail social et bien se retrouve à intégrer digérer ces ces B c'est bis racistes je vous donne juste un exemple ce qu'elle voit par exemple c'est que celui ou celle qui va avoir alors là c'est pas un BIA raciste c'est un BIA je dirais de de social par exemple ce qu'elle va ce qu'elle va identifier c'est plus la personne aura fait des études et sera en capacité dans son pays d'origine d'avoir pu raconter son parcours puis plus il va avoir l'air je dirais insèt dans la manière de l'expliquer la deuxième chose c'est que et bien celui ou celle qui va avoir le même récit que les autres B on va se dire celui-là c'est des stéréotypes donc il nous ment bah oui bien sûr il a traversé la Méditerranée dans un Cano pneumatique bah oui bien sûr il a fait naufrage bah oui bien sûr en Libye on l'a violé voilà bah en réalité tout ça c'est le parcours les parcours d'exil qui existent et quand vous prenez des récits de parcours d'exil ce que les travaux de SOS Méditerranée par exemple font au travers des parcours d'exil bah oui il y a des récurrences malheureusement dans ces parcours d'exil qui existe et celui qui par exemple va avoir un truc un peu à côté comme j'ai rencontré une personne super qui m'a aidé en Libye et cette personne je sais pas elle était médecin et cetera il suffit qu'il y ait un truc un peu à côté bah ça ça va être jugé plus crédible que les discours stéréotypés donc on on ça montre combien en réalité cette évaluation sociale elle repose sur des présupposés qui sont des présupposés qui ne tiennent ni compte de géopolitique ni compte de d'une connaissance des parcours d'exil mais qui surtout veut ne pas s'occuper de ces mots mais en prendre le moins possible puisque tout ça se substitue finalement c'est des politiques d'enfance qui se substittu totalement enfin qui c'est des politiques migratoire qui se substitu à des politiques de protection d'enfance il me reste combien de temps 2 minutes et ben donc j'arrive à ma conclusion et puis on reviendra au au au mineurs non accompagné ensuite mais pour conclure ce que je veux dire c'est que j'ai décidé de parler des mineurs non accompagnés parce que je trouve que ça permet de montrer ceux et celles qui finalement vont remplir le plus de caractéristiques de ces stigmatisations mais aussi sur lesquelles finalement cette politique de minorisation des Angeliers à l'enfance les logiques de suspicion ils sont des fraudeurs mais les autres ça va être finalement des enfants rebelles ou des enfants pauvres délinquants et cetera on retrouve tous ces stigmates là et et la une manière plus générale finalement dont l'enfance est traitée pour conclure je dirais que évidemment tous les enfants du monde et y compris les enfants qui sont sur notre territoire méritent mieux que le faible investissement aujourd'hui qui est donné à leur construction personnelle que on mérite mérite mieux que ces écoles diminuées qui fonctionnent uniquement grâce à la résilience et l'éthique professionnel de leur personnel il mérite mieux que d'être puni avoir avant d'avoir eu le temps de se tromper je voulais vous parler mais et je le ferai une autre fois de toutes celles et tous ceux qui lors des minutes par exemple de silence dans les écoles que ce soit des hommages ou après des attentats terroristes ont été emmené Manu military à 11 ans le matin de chez eux parce qu'ils avaient dit une connerie mais dont tout de suite on a fait des terroristes euh parce qu'on a le droit de se Tromp quand on est un enfant et que N nos enfants méritent notre confiance dans leur capacité à réussir plutôt que le tracé d'un parcours de l'échec dont la criminalisation rampante dessine chaque jour la sortie de route en fait il est super facile d'exclure de faire disparaître l'échec collectif que représente chaque enfant qui quitte le système scolaire sans diplôme chaque enfant victime de violence chaque enfant à la rue ou chaque enfant passant par la case prison et je crois que nous collectivement ici à gauche dans notre unité avec le nouveau front populaire nous devons croire à la puissance transformatrice des enfants eux-mêmes mais d'une politique de de l'enfance ambitieuse [Applaudissements] bonjour à à toutes et à tous merci Marianne pour pour l'invitation merci Elsa je vais commencer par deux petites notes positives par qu' n aura pas énormément après mais d'abord félicitations pour votre réélection moi j'ai été hyper heureux de de savoir que vous allez de nouveau être au Parlement à la rentrée pour pour nous soutenir dans nos luttes et pour continuer tout le travail qu'on a démarré sur sur la protection de l' enfance et le deuxième petit élément positif c'est que je note depuis maintenant plusieurs années que dans le cadre des Universités d'été on parle alors de tous les partis particulièrement ici de protection de l'enfance ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques années donc je trouve que c'est voilà aussi le le fruit de de du travail collectif qui a été fait ces dernières années que de voir les parties s'impliquer beaucoup plus sur ces sur ces questionsl alors que pendant trop longtemps elles ont été dans l'angle mort de toutes les politiques publiques y compris dans nos propres espaces militants pour rebondir très rapidement sur ce que Elsa disait sur la justice sur la justice des mineurs en effet il y a l'ordonnance de 45 qui confère aux enfants délinquants le statut d'enfant en danger à protéger et ça c'est un exploit remarquable en France que nous avons accompli dans ces années-là et c'est surtout un droit qui a été consacré par la Convention internationale des droits de l'enfant en 89 donc bien après l'ordonnance de de 45 et aujourd'hui la situation extrêmement préoccupante on l'a revu avant l'élection enfin pendant la campagne pour les législatives et en amont de la campagne des législatives il y a une offensive en cours de la droite de la macronie et de l'extrême droite contre les enfants contre leurs droits qui est extrêmement préoccupante et qui nous ferait régresser de manière massive s'il devait être amené un jour à accéder au pouvoir euh notamment je pense à la suppression de l'excuse de minorité qui voudrait revenir sur ce principe fondamental de l'ordonnance de 45 qui confè ce statut très particulier aux enfants et qui a même instauré une juridiction spécialisée à leur égard au regard de leur développement et de leur spécificité l'excuse de minorité c'est en tout cas la suppression de l'excuse de minorité c'est de manière très simple donner enfin condamner des enfants à des peines équivalentes à celles d'adultes là où euh en droit français les peines que peuvent encourir des mineurs sont divisées par deux donc ce serait évidemment une catastrophe mais l'offensive de la droite et de l'extrême droite elle ne s'arrête pas là elle touche évidemment les mineurs non accompagnés en premier lieu je rappelle que dans le programme de Marine Le Pen il y a purement et simplement la suppression de la protection par l'aide sociale à l'enfance des mineurs de nationalité étrangère ce qui convient ce quievient à la Convention internationale des droits de l'enfant mais cette mesure elle n'est pas portée uniquement par l'extrême droite elle est également porté par Emmanuel Macron au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale il a tenu une conférence de presse et il a amalgamé les mineurs non accompagné à des délinquants en puissance qui sont générateurs d'insécurité dans nos villes et dans nos villages ça a été extrêmement brutale la manière dont il a pu le formaliser et surtout il y a eu un passif c'est la loi asile immigration je rappelle quand même que la loi asile et immigration a par une petite porte déjà instauré finalement en quelque sorte le principe de préférence nationale dans notre système de protection de l'enfance puisque un mineur non accompagné qui a 18 ans ou à 19 ans ou à 20 ans se verrait délivrer une obligation de quitter le territoire français n'aurait plus le droit à la protection de l'aide sociale à l'enfance là où les enfants français ont le droit à cette protection jusqu'à 21 ans et c'est un des rares articles de la loi asile immigration qui n'a pas été censuré par le Conseil constitutionnel donc qui est rentré en vigueur voilà donc on a déjà perdu du terrain alors pour ceux qui me connaissent pas donc je suis l j'ai été moi placé à la naissance à l'aide sociale à l'enfance parce que ma mère biologique a une maladie mentale et j'y suis restée jusqu'à l'âge de 18 ans euh c'est ce qui a évidemment motivé mon engagement militant sur ces questions-là moi j'ai été placé dans quatre familles d'accueil j'ai été placé dans plus de quatre foyers sans compter les foyers de rupture les lieux de vie ou autres et j'ai comme beaucoup trop d'enfants placés à l'être social à l'enfance subi la violence de ce de ce système qui ne date malheureusement pas d'hier qui date d'ailleurs de l'après Seconde Guerre mondiale puisqu'on a eu malgré quel quelques petites réformes et malgré la décentralisation très peu de réflexion sur ce que ce système pouvait produire sur les sur les enfants euh et donc je milite pour la protection des enfants placés pour conquérir de nouveaux droits aux enfants placés depuis l'âge de de 17 ans et je crois que j'ai été l'un des premiers en France à témoigner de mon parcours d'enfant placé en tout cas une époque contemporaine et donc à à mener ce ce plaéidoyer là moi je vais vous parler du coup de la situation actuelle à l'aide sociale à l'enfance qui est catastrophique à tous les niveaux euh d'abord sur le le le l'entrée dans le dispositif ce qui était une problématique qui n'existait pas à mon époque aujourd'hui et on le voit s'il y a un autre élément positif dans la société à noter c'est que le seuil d'intolérance des Françaises et des Français à l'égard des violences faites aux enfants augmente considérablement d'année en année on a de plus en plus de d'appels au 119 qui est le numéro national pour l'enfance sans danger où on peut signaler les enfants dont on soupçonne qu'il subissent des des mauvais traitements et c'est une excellente chose que on a de plus en plus d'appels parce que ça veut dire que le repérage se fait de manière plus évidente mais du coup derrière le système n'est pas toujours en capacité de pouvoir accueillir tous ces enfants-là moi je vois également de plus en plus de campagnes de communication particulièrement de la part du gouvernement sur le sur le 119 alors que le gouvernement c'est pertinemment que le système dête sociale à l'enfance dans les territoires sur le terrain dans les départements n'a absolument pas les moyens aujourd'hui de de de d'élargir ses capacités d'accueil et donc on se retrouve avec des enfants qui de plus en plus sont des milliers en France alors selon le Syndicat de la magistrature plus de 3500 mais c'est des chiffres qui sont pas forcément très exhaustifs par qu'on a un autre problème en France c'est que on a du mal à évaluer les les politiques publiques d'êt social enfance et à produire de la donnée comme on ne compte pas ça ne compte pas mais en tout cas des milliers d'enfants aujourd'hui qui ont été repérés comme en danger dans leur famille qui ont subi de la maltraitance je rappelle que 200 enfants selon les statistiqu du ministère de l'Intérieur franchissent l'apport d'un commissariat ou d'une gendarmerie tous les jours pour des faits de maltraitance c'est un viol ou une tentative de viol toutes les heures selon les statistiques toujours du ministère de l'Intérieur donc c'est voilà énormément d'enfants à protéger tous les jours et toutes les semaines et là ce qu'on note c'est que à partir du moment où la justice est saisie de ces situations là et à partir du moment où elle prend ses responsabilités en ordonnant le placement d'un d'un enfant ou une mesure judiciaire dit en milieu ouvert donc un accompagnement par des professionnels de l'aide sociale enfance directement au domicile de l'enfant auprès de ses parents et bien les délais d'attente peuvent parfois s'écouler pendant pendant 2 ans donc on a des listes d'attentes de 2 ans où on a des enfants qui subissent de la violence au domicile attend une place à l't socicié en France pendant plusieurs mois plusieurs années on sait que et ça c'est des chiffres de l'Inspection générale des affaires sociales que 49 % des enfants qui sont décédés sous les coups de leurs parents c'est un enfant tous les 5 jours qui meurt sous les coup de ses parents était préalable enfin vivait dans une famille préalablement suivie par par l'aide sociale à l'enfance donc on peut éviter des infanticides à condition de mettre les moyens aujourd'hui pour répondre de manière rapide et urgente àes à ces mesures judiciaires de placement et à les exécuter euh les conséquences après sur le long terme évidemment elles sont assez catastrophique parce que qui dit retard dans la prise en charge des enfants qui ont été qui font l'objet d'une mesure de de protection dit qu'ils arrivent ensuite dans le système de protection de l'enfance quand ils ont entre guillemets la chance d'arriver dans le système de protection de l'enfance complètement cassé avec des traumas et des parfois même des handicaps assez lourds donc ça va nécessiter beaucoup plus de temps beaucoup plus de de travail ensuite sur le sur le long terme mais c'est surtout pour moi un phénomène donc ce que je disais nouveau mais qui est extrêmement grave et que je trouve on minimise un petit peu trop parce qu'on est quand même dans un état de droit et les décisions de justice aujourd'hui qui s'imposent à nous toutes tous elles s'imposent également aux collectivités territoriale donc quand la justice ordonne normalement on doit être en capacité d'exécuter et là c'est une atteinte flagrante à l'état de droit mais particulièrement au droit de ces enfants à pouvoir bénéficier de d'une protection euh l'augmentation du nombre d'enfants placés elle a aussi des conséquences directement dans les dans les établissements je pense que tu parleras Marian de la pouponière chez toi mais ça a été un cas assez emblématique ces dernier mois où dans le foyer j'appelle ça foyer pour bébé parce que c'est comme ça ça parle à tout le monde pour les enfants placés de moins de 3 ans à ClermontFerrand il y a un sureffectif assez catastrophique où on a beaucoup plus d'enfants accueillis que de place ce qui peut parfois provoquer un syndrome d'hospitalisme donc le syndrome d'hospitalisme c'est la dépression du nourrisson quand un enfant est carencé quand il ne reçoit pas les soins dont il a besoin et dont don quand ses besoins fondamentaux et notamment son métaabesoin de sécurité n'est pas satisfait et bien il se laisse dépérir donc il ne s'alimente plus et il meurt à petit feu et donc en France on peut noter ces dernières années qu'on a un gros comeback du Sind ndrome de l'hospitalisme ce qu'on av'ait pas vu depuis la seconde guerre depuis la Seconde Guerre mondiale cette cette cette cette absence de de de place dans les établissements n'est pas le seul problème puisqu'on a également une pénurie de professionnels de travailleus sociales de travailleurs sociaux qui ont eux-mêmes des conditions de travail extrêmement pénibles avec des salaires qui n'ont quasiment jamais évolué ces 20 dernières années voire même on régressa puisque dans les années 80 un travailleur social sociale enfance percevait deux fois et demi le montant du SMIC aujourd'hui en 2024 c'est le SMIC plus 100 € et donc forcément ça n'incite pas les jeunes à aller vers ces vers ces professions là donc on se retrouve avec très peu de professionnels présents dans les établissements et souvent malheureusement de plus en plus des intérimaires ou des personnes qui n'ont reçu aucune formation et qui n'ont obtenu aucun diplôme faut savoir que la protection de l'enfance c'est l'un des rare domaine dans lequel il n'y a pas de régulation donc on n pas de norme et de taux d'encadre il n'y a pas d'obligation d'avoir un diplôme d'état du travail social pour exercer dans les établissements de la protection de l'enfance contrairement au centre de loisir aux colonies de vacances aux crèches il où on a un professionnel diplômé pour tant d'enfants et bien à l' social enfance ces règles n'existent pas ce qui fait qu'on peut se retrouver également avec un professionnel pour 20 ou 30 enfants sans que cela contrevienne à la réglementation donc c'est évidemment de très mauvaises conditions pour fournir à des enfants tous les tous les tous les tous les enfin satisfaire en tout cas l'ensemble de leur de leurs besoins et cette surcharge dans les établissements elle est non pas liée uniquement qu'à l'augmentation du nombre d'enfants placés et à de mauvaises conditions de travail des travilleurs sociaux mais elle est aussi liée à une pénurie de famille d'accueil nous en France on a eu cette particularité c'est depuis la Seconde Guerre mondiale d'avoir énormément accès notre système de protection de l'enfant sur l'accueil familial donc on avait une majorité d'enfants placés à la ze ou à la DAS à l'époque qui l'été dans des familles d'accueil parce qu'on a cette tradition des nourrices voilà les mères nourricières et ceeter où la grande bourgeoisie envoyait leurs enfants pour pour que les les pauvres les alaitent si je caricature mais c'est un peu ça euh et donc et donc on a cette tradition là et elle a perduré dans le temps jusqu'à jusqu'à récemment et là aujourd'hui pour la première fois alors c'est des chiffres de cette année on a complètement inversé la tendance on a beaucoup plus d'enfants placés dans des établissements collectifs qu'en famille d'accueil et c'est aussi extrêmement Pr judiciable parce que toutes les normes internationales et notamment les normes onusiennes sur les protections de remplacement donc sur les systèmes de protection de l'enfance dans le monde considère que l'accueil familial est l'accueil le plus protecteur des droits fondamentaux et des besoins fondamentaux de l'enfant donc il y a aujourd'hui une nécessité de désinstitutionnaliser notre système de protection de l'enfance pour revenir à des prises en charge qui soient individualisé et au plus proche des besoins de ces enfants là sauf que nos familles d'accueil pour la plupart sont très âgés je crois que c'est plus de la moitié d'entre elles qui ont déjà plus de 50 25 ans donc on sait qu'elles vont partir à la retraite dans les 3 qu prochaines années et elles ont pour la plus enfin pour la plupart d'entre elles déjà de toute façon atteint l'âge légal de départ à la retraite donc certaines continuent d'exercer jusqu'à 68 ans ce qui a été une dérogation rendue possible dans le cadre d'une loi sur la protection de l'enfance qui a été votée jusqu'en 2000 qui a été votée en 2022 donc donc la protection de l'enfance d'ailleurs c'est l'un des rares secteurs qui est aussi extrêmement dérogatoire au code du travail puisque on a très peu de N et de Tau d'encadrement je le disais mais on a aussi la possibilité de différer le l'âge de départ à la retraite bien au-delà de ce que le droit commun permet pour pour les pour les personnes qui travaillent dans d'autres secteurs donc les familles d'accueil font FT font partie de ces professions où elles peuvent travailler jusqu'à 68 69 ans et tout cela en toute légalité donc donc on a un enjeu aujourd'hui de de de recruter de nouvelles familles d'accueil et cela va devoir passer par une vraie réflexion sur leur rôle et leur place dans la société pendant longtemps on a considéré que les familles d'accueil devaient être des femmes d'abord avec elles-mêm des propres enfants euh qui plus est marié ou en couple et donc ne devant pas exercer d'activités professionnelles autre que leur métier de de famille d'accueil donc avec une vision quand même assez patriarcale de ce que doit être une famille d'accueil donc une femme au foyer qui a des elle-même des enfants et qui s'occupent des enfants et aujourd'hui évidemment les choses elles ont beaucoup évolué dans la société heureusement la place des femmes n'est plus la même que celle qu'elle pouvait occuper dans les années 60 70 elles sont de plus en plus en activité professionnelle et donc il faut pouvoir s'adapter aussi à ces réalités là permettre à des personnes par exemple qui n'ont pas d'enfants ou des personnes célibataires de pouvoir demander l'obtention d'un agrément pour are famille d'accueil ou même aux personnes LGBT puisque on a les personnes LGBT ont pendant très longtemps et même encore aujourd'hui souffert d'énormément de discrimination dans l'accès à l'adoption mais également dans l'accès au statut de famille d'accueil on ne leur a pas reconnu cette compétence pour pouvoir être dans un rôle de suppléance parentale puisque c'est bien de cela dont il s'agit et donc il y a évidemment un gros travail idéologique un combat à mener dans les services de protection de l'enfance pour faciliter ces ces procédures là et puis il faudrait également permettre aux familles d'accueil de pouvoir conserver leur emploi initial ou cumuler leur fonction de famille d'accueil avec un autre emploi en limitant le nombre d'enfants qu'elle pourrait accueillir et les tranches d'âge de ces enfantsl mais en tout cas de leur permettre d'avoir cette activité professionnelle parce que le problème c'est qu'aujourd'hui quand on est jeune quand on a fait des études ou des formations qu'on a un emploi et qu'on décide d'être famille d'accueil ça suppose du coup de mettre entre parenthès sa carrière professionnelle initiale et de ne pas avoir la certitude de retrouver du travail quand on fait le choix ensuite de ne plus être famille d'accueil pour les social enfance donc s'il y a un vrai enjeu c'est des choses assez simples à mettre en place ça fait des années qu'on le réclame ça fait des années qu'on nous l'accorde pas mais en tout cas on va continuer euh he ouais merci Elsa et et puis évidemment il faut fixer des taux et des normes d'encadrement avec une obligation pour les professionnels de l' socié enfance d'avoir un diplôme moi j'irais pas aller demain travailler à l'hôpital en prétendant être médecin sans avoir fait des études de médecine donc je ne vois pas pourquoi un travailleur social un éducateur une éducatrice pourrait s'improviser éducateur ou éducatrice sans avoir eu de formation et obtenu un diplôme qui vient valider ses expériences et ses compétences donc ça aussi c'est des choses évidemment qu'on réclame avec Marianne notamment depuis très longtemps c'est des choses qui peuvent se faire par décret donc on a demandé à plusieurs reprises au gouvernement de prendre ce décret pour fixer ces taux et ces normes d'encadrement ça n'a jamais été fait parce que si ces décrets avaient été pris pour fixer ces taux et ses normes évidemment il aurait fallu débloquer un budget pour embaucher proportionnellement enfin pour pouvoir être en conformité avec ces textes et donc recruter davantage de de professionnels pour avoir des taux d'encadrement satisfaisant on sait qu'aujourd'hui la pénurie elle touche enfin c'est 30000 postes un peu plus de 30000 postes vacants dans le système de de protection de l'enfance alors quand les enfants sont placés à être social enfance ils sont pas confrontés uniquement à ces à ces mauvaises conditions d'accueil à cette pénurie de professionnel et à cette situation de sureffectif enfin si ils sont pour la plupart dans les foyers départementaux confrontés à ce sureffectif hein je rappelle quand même que on a des enfants aujourd'hui qui dorment sur des matelas dans les couloirs de nos foyers parce que il n'y a plus de place donc que un peu comme dans la un peu comme en prison on a aujourd'hui des matelas au sol euh on a dans certains établissements des taux d'occupation qui peuvent atteindre 140 % donc évidemment ça génère énormément de maltraitan et et les enfants placés dans des établissement collectifs malheureusement trop souvent encore aujourd'hui peuvent être victimes de maltraitan institutionnelles de maltraitances commises soit entre enfants on a beaucoup de d'enfants victimes de violence sexuelle dont ces violences ont été commise par d'autres enfants et puis de violence commis par des adultes je dirais pas des professionnels mais en tout cas des adultes qui exercent dans ces structures sans forcément avoir les les capacités pour cela ces violences institutionnelles elles sont très difficiles à mettre à mettre en exerne pour la petite anecdote il y a pas très longtemps j' alertaé sur une situation c'était en scène maritime donc dans le dans le département d'Alma duf euh où on a enfin moi je voyais sur les réseaux sociaux passer quatre quatre enfin toutes les semaines avait un un communiqué de la gendarmerie de de la police nationale de scène maritime qui lançait un appel à témoignage enfin un appel à à témoins sur des disparitions inquiétantes de mineurs donc de jeunes filles de 13 ans du foyer départemental de la scène maritime donc qui avait qui avait disparu et à un moment donc on se pose des questions parce que au bout de 3 semaines quand on voit quatre disparitions inquiétantes de mineurs du même foyer dans le même département on se dit qu'il y a quand même un petit sujet donc on a demandé avec Alma à ce qu'il ait rapidement une inspection qui soit conduite pour essayer de voir un pe petit peu ce qui ce qui s'y passait et parce que moi je considère que les enfants ne fuent jamais par hasard fuir une situation c'est pas quelque chose d'anodin ça ça ça doit déclencher forcément quelque chose parce que ces enfants évidemment leur vie compent donc donc du coup avec Alma on a demandé cette cette enquête là on l'a pas encore obtenue mais on a découvert quand même que une enquête avait été conduite en début d'année sans que personne n'en sache rien on a découvert que des éducateurs des personnes qui travaillaient dans cet établissement euh c'était allié c'était mis en partenariat avec des proxénet et donc était chargé de faire en sorte que les jeunes filles soient bien conduite avec les personnes qui allaient les exploiter sexuellement dans la ville à côté on a découvert qu'il y avait des enfants qui qui ont été violés par d'autres enfants sans que ces enfants n'aient été séparés donc qui continuent encore aujourd'hui à l'heure où on parle de subir ces violences sexuelles on a découvert également que les professionnels les privé de nourriture en guise de punition euh voilà donc donc ça malheureusement c'est des choses qui se déroulent encore trop souvent et elles se déroulent notamment parce que le système de protection de l'enfance est très opaque peu de personnes de l'extérieur y ont accès même les députés parfois ne peuvent pas rentrer dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance hein ce ne sont pas considérés comme des lieux de privation de liberté heureusement donc forcément il y a pas un droit opposable pour les députés de de de pouvoir s'y rendre mais du coup il y a aussi très peu de très peu très très peu de contrôle euh il y a très peu de c'est pour ça d'ailleurs qu'on demande une instance nationale indépendante de contrôle donc une une autorité administrative indépendante un peu comme on a pour les lieux de privation de liberté on a un contrôleur général des lieux de privation de liberté moi j'aurais souhaité qu'on ait un contrôleur général des lieux de placement qui chaque année soit chargé d'aller inspecter les conditions de vie des enfants dans ces dans ces foyer euh voilà donc tout ça c'est des combats pour pour la rentrée qu'on va essayer de de mener évidemment avec avec Marianne et et Elsa et les autres et je ne désespère pas que ça puisse aboutir parce que c'est des mesures honnêtement qui sont assez simples et coûte pas énormément d'argent l'autre difficulté de cette augmentation du nombre d'enfants placés c'est qu'aujourd'hui même donc je le disais dans les établissements il y a énormément de s effectif et donc ça contraint les départements à aujourd'hui mettre ses enfants placer ses enfants dans des structures qui ne sont absolument pas adaptés à leurs besoins notamment dans des hôtels dans des campings ou dans des gites donc on a des enfants de 13 ans de 14 ans qui se retrouvent livrés à eux-mêm aujourd'hui encore dans des dans des structures de tourisme sans forcément avoir de professionnels à leur côté ce qui est dramatique c'est queavevec Marian ah non c'est en 2022 mais on avait réussi à à faire passer une loi donc en 2022 qui visait à interdire les placements d'enfants dans ces structures là parce qu'on avait eu énormément de drames on a eu des assassinats on a eu des suicides on a eu des des overdoses et puis évidemment beaucoup de prostitutions donc on avait réussi à obtenir gain de cause alors partiellement donc on a une loi en 2022 qui est interdit de placer des enfants de moins de 16 ans dans des structure hôtelière force de constater que cette loi elle n'est pas du tout du tout respectée et donc on a encore aujourd'hui des enfants de 13 ans de 14 ans de 15 ans qui sont livrés à eux-mêmes dans ces lieux-l ah ah merce ah du coupattends j'ai plein de trucs bon en gros donc si je dois pardon je suis trop mais du coup il y aura des questions réponses donc tout les les problématiques des enfants placés ne se limitent pas qu'à leur prise en charge elles vont bien au-delà elles perdure même après le placement puisque quand leur parcours à l'aide social enfance se termine on a pareil des lois qui ne sont absolument pas respectées qu'on avait réussi à faire passer en 2022 encore qui visait à obliger à ce que les départements proposent une protection à tous les jeunes de l'aide sociale à l'enfance qui atteignent leur majorité jusqu'à 21 ans c'est une obligation légale et aujourd'hui cette loi n'est toujours pas respectée donc on se retrouve avec des enfants qui ont été pris en charge par la ze toutes leurs minorités toutes leur enfance qui ont énormément de traumas des problèmes de santé tu l'as dit parce que les bilans de santé ne sont absolument pas effectués on perd 20 ans d'espérance de vie enfin je veux dire c'est on est quatre fois plus susceptible de faire des tentatives de suicide quatre fois plus susceptible d'être dcolarisé avant l'âge de 16 ans quatre fois plus susceptible de se taper des dépression enfin donc c'est avec des gros grosses difficultés et donc aujourd'hui on jette à la rue encore les enfants placés à l' social enfance à l'âge de 18 ans c'est pour cette raison qu'on a 40 % des jeunes sans domicile fixe nés en France de moins de 25 ans qui sortent tout droit de foyer et de famille d'accueil ça représente une personne sans domicile fixe sur quatre dans notre pays donc si on règle le problème de de l'IDE sociale en France on peut faire sortir de la rue déjà une personne sans domicile fixe sur qure ce qui n'est pas rien donc on est sur représenté dans toutes les couches de la société qui vont qui vont les plus mal et je voudrais pour conclure juste dire quelque chose de très simple c'est que en fait ne pas investir je vais le dire différemment investir dans l'enfance nous rapporterait 38 milliards de dollars chaque année voilà aujourd'hui le coût de ce que de ce qu'est notre système de protection de l'enfance don de son in capacité à répondre à sa mission et à protéger convenablement les enfants nous fait perdre un un un quasiment un point et demi de PIB donc ça c'est une étude qui a été publiée dans The Land 7 et qui indique que l'absence de prise en charge des enfants victimes de violence dans le cadre d'un système de protection de l'enfance qui soit adapté à leurs besoins nous coûte 38 milliards de dollars chaque année donc on pourrait facilement en protégeant les enfants leur fournir tout ce dont ils ont besoin pour s'épanouir et on pourrait même euh faire énormément d'économie à long terme voilà merci merci à tous les deux merci Elsa pour pour no intervention elas aussi pour bah ce ce tableau effectivement on n'est pas en train de de de décrire une situation qui va bien vous nous en doutz hein vous aviez je pense que vous n'estz pas par hasard et face à cette situation qui est de plus en plus dégradée qu'elle concerne les jeunes en protection de l'enfance les mineurs non accompagnés et dans tout ce long parcours discriminant qui doivent subir euh bah vous vous demandez peut-être que fait la macronie face à ça quelles sont les réponses du gouvernement des différents gouvernement je suis sûr que vous posez la question bon la réponse vous l'avez je la sais je je le sais aussi c'est que ils ne font rien mais pire ils aggravent la situation ils agravent la situation à la fois par des coupes budgétaires j'y reviendrai par des PO ti néolibéral qui bah qui casse nos services publics les réseaux de solidarité les PMI les foyers de l'enfance ils aggravent aussi la situation en instrumentalisant justement ce qui est en train de se passer c'est-à-dire qu'on a des conditions matérielles d'existence pour les enfants qui se dégradent année après année avec des phénomènes effectivement de délinquence et qui sont très fortement instrumentalisés par la macronie la droite mais aussi les fchau et dans la séquence qu'on vient de vivre vous avez vu comment il y a des points de convergence très fort mais vraiment très très fort entre ce que peut raconter Emmanuel Macron et ce que peut raconter Marine Le Pen et c'està dire que c'est des points de convergence dans le discours mais dans le programme et ça a été abordé un petit peu sur notamment l'enfance dangereuse comme on l'appelait avant mais que on revoit encore qu'on entend maintenant dans les discours des politiques qui est ni plus ni moins qu'une enfance enans danger on le redit en tout cas c'est ce que nous on prne et on s'appuie évidemment sur l'ordonnance de 45 mais on voit vraiment une instrumentalisation voilà la réponse à ce que montrent les enfants c'est la répression et ça c'est bah c'est tout un un glissement qu'on observe année après année du côté du pouvoir et on l'a vu notamment avec la question de discipliner la jeunesse tu as parlé de ce qui s'est passé effectivement dans les mouvements et on le voit dans les mobilisations de jeunesse hein la répression elle est de plus en plus féroce mais on le voit aussi avec des instruments comme le SNU qui coûte énormément d'argent mais qui vise à mettre au pas une jeunesse qui serait déviantes qui iraient vers les mauvais les mauvais chemins mais on le voit aussi dans les discours vis-à-vis des parents et pas les familles monoparentales d'une part mais les parents en général avec les sanctions qu'on commence à à voir arrivrié qu'elle soit sur les logements sociaux mais des sanctions monétaires économiques et puis il y a la justice des mineurs le fait de punir encore plus fortement les les mineurs et ça c'est des des choses qui s'accélèrent et ça c'est ça allit encore plus vite depuis les révoltes urbaines suite à la mort de Naël le discours c'est fortement libéré on a eu à l'assemblée du pont moréti qui nous a expliqué comment éduquer des enfants on a donc le président qui qui veut réarmer qui veut redresser les jeunes et on voit que aujourd'hui euh dans les dispositifs qui existent on va mettre beaucoup plus en avant la réponse pénale c'est-à-dire la sanction et la punition plus que l'éducatif et l'accompagnement et le glissement il est encore plus grave c'est que la réponse elle se fait maintenant beaucoup plus sur l'incarcération donc les peines de prison que sur d'autres mesures qui existent aussi en protection judiciaire de la jeunesse qui sont des sanctions mais qui sont une alternative évidemment à la prison et on le voit d'ailleurs sur l'augmentation par exemple des durées d'emprisonnement des mineurs euh on était à 9 mois en 2020 alors qu'en enfin on est à 9 mois en 2020 alors qu'en 2010 c'était 5,5 mois donc les jeunes mineurs passent plus de temps en prison ce qui a une conséquence du nombre d'enfants détenus aujourd'hui dans notre pays et des conséquences par exemple en début de semaine nous avons un jeune de 16 ans qui s'estpendu dans sa cellule en prison donc on a des conséquences très concrètes sur les questions de d'emprisonnement des des enfants évidemment euh ça ça ne règle rien sur les causes aujourd'hui de pourquoi il y a des actes de délinquence délictueux qui sont posés par des jeunes qui sont soit en difficulté ou pour d'autres raisons et l'accompagnement qui était l'existant au cas cas le le socle de la protection judiciaire la jeunesse est de plus en plus compliqué à être mené et la dernière nouveauté qui nous ont trouvé au mieu de l'été par un gouvernement qui gère les affaires courantes et qui est démissionnaire c'est de supprimer 500 postes dans la PGJ donc 500 posteséducateurs qui sont là pour accompagner des enfants qui ont eu des comportements délictueux qui sont passés devant un juge et qui ont besoin justement d'être accompagné vers effectivement des fois des sanctions mais aussi de l'éducatif 500 postes c'est une scéier énorme dans un service qui va déjà très très mal et ça c'est fait alors que ils n'ont aucun mandat pour le faire c'est quand même extraordinaire c'est-à-dire qu'ils sont démissionnaires il gèent les affaires courantes et supprimer des postes pour eux c'est une affaire courante et donc c'est des choses qui ont des conséquences aussi sur bah comment la jeunesse perçoit aussi les adultes aujourd'hui et le rapport qu'il y a entre les adultes et les jeunes se dégradent fortement et on le voit nous de en tant que éducateur éducatrice on est maintenant perçu que dans le côté reprépressif et plus du tout dans le côté éducatif ce qui est pourtant la base de bah de comment on accompagne un enfant et Gabriel Atal lui c'est vraiment euh il a vraiment mis au travail tout cet aspect répressif avec tu l'as dit et ça enfin ça a été dit mais la la question de la de de de de l'ordonnance de 45 et le fait de pouvoir passer en comparition immédiate à partir de 16 ans et de surtout de pouvoir enlever cette excuse de minorité qui n'est pas en plus un terme juridique hein dans le code pénal il y a pas à marquer excuse de minorité il y a des allèigements de peine qui sont prévu par la loi et qui sont à disposition du magistrat c'est-à-dire qu'aujourd'hui déjà un magistrat peut aussi dire les les les les faits sont tellement grave que on je ne n'utilise pas cette allègement de peine et vous prenez une peine dit d'adulte donc c'est vraiment un discours tout à fait populiste qui vise vraiment à enclencher un discours enfin une instrumentalisation de fait de société auquel ils n'ont aucune envie d'apporter de réponse parce qu'évidemment ça coûte de l'argent de pouvoir remettre en place un système éducatif que ce soit l'école hein mais que ça soit aussi la protection de l'enfant c'est tout ce qui fait euh les que les conditions de vie se dégradent et donc ils font des choix et là par exemple leur nouveauté c'est de construire 22 nouveaux CEF alors SF c'est les centres éducatifs fermés donc c'est des lieux euh qui sont qui sont surtout pas plein du tout mais c'est des lieux qu'on dit alternative à la prison donc c'est des lieux quand même de privation de liberté évidemment mais qui sont encadrés par des professionnels du travail social donc notamment de la PJJ et ce qu'on voit aujourd'hui c'est que les CF on ne sait pas du tout si c'est efficace enfin moi j'ai ma ma petite idée là-dessus j'imagine que vous aussi mais surtout la Cour des comptes a dit en fait faut arrêter d'en faire parce qu'en fait on ne sait pas du tout si ça ça enfin ça marche pour aider des enfants les les leur permettre de de reprendre un chemin de vie normal et surtout ça coûte énormément d'argent et on est incapable de les remplir donc les CF c'est un prix de journée qui est complètement délirant quand on voit un prix de journée pour accompagner un mineur non accompagné qui est vraiment une misère enfin c'est vraiment le locos de la protection de l'enfance et à côté nous avons le bling bling de la protection de l'enfance qui est le le CEF et on est incapable de dire si ça fonctionne et là ils sont encore dans leur délire oui clairement répressif de construire 22 CF de plus et ça c'est ce que dit le rassemblement national d'ailleurs dans son programme he c'est il y a rien de nouveau là-dedans et en fait ce que j'essaie de de dire c'est que effectivement la délinquence des mineur elle existe elle a existé avant donc ce qu'on disait c'était les mineurs dangereux mais elle baisse et ça c'est les chiffres du minè de l'Intérieur qui le disent la délinquance des mineur elle est de moins en moins important depuis plusieurs années par contre il y a une chose qui augmente c'est les violence fait aux mineurs et ça c'est pas du tout traité c'est-à-dire que le nombre de faits de violence sur des mineurs que ce soit dans l'environnement familial dans les foyers à l'école avec le harcèlement scolaire avec l'inceste tout ça augmente année après année et à côté de ça les la délinquence des mineurs elle elle va baisser et pourtant dans le récit dans le discours politique on se focalise que sur un aspect qui est celui qui est en train de diminuer plus que celui qui est en train d'augmenter et qui crée réellement là pour l'avenir des jeunes des vrais dangers et ça c'est c'est vraiment un glissement vers l'extrême droite qu'on observe du côté de la macronie sur cette vision de ce qui est l'enfance de ce que sont les droits des enfants quand les chiffres c'est le 2023 les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur qui explique ça a baissé de 3,6 % cette année et donc c'est une baisse constante depuis 2018 donc c'est important par contre il y a une chose qui augmente dans la délinquance des mineurs c'est le taux de récidive ce qui franchement que les réponses pénales et notamment celles de l'incarcération sont totalement inefficaces parce que la seule chose voilà qui va augmenter dans les chiffres du ministère de l'intérieur c'est l'effet de récidive le fait de recommencer des délis soit plus graves ou les mêmes et donc souvent en sortie de prison donc on a vraiment un dispositif qui est absolument pas une réponse adaptée qui est coûteuse en plus la prison ça coûte cher c'est c'est une fausse réponse et surtout qui ne fonctionne pas sur sur la les jeunes tels qu'ils sont aujourd'hui dans leur difficultés et donc qu'on a plus un état qui au lieu de de se prendre de prendre le problème à la racine de ce que vivent les enfants dans notre pays va plutôt instrumentalisé pour des raisons électorales et on l'a très bien vu dans la dernière séquence électorale avec vraiment un discours à la fois sémantique mais aussi programmatique qui glisse mais vraiment à une vitesse affolante vers un bah ce que nous proposait l'extrême droite encore aujourd'hui et donc je voulais juste dire ça parce que je pense que c'est vraiment une des une des des bascules qui fait fait que on a un énorme travail à faire au niveau politique pour nous la la meilleure réponse à ce qu'on observe de notre société et de ce qui se passe dans cette jeunesse et dans l'enfance c'est la prévention et ça c'est aussi un angle mort des politiques macronistes depuis plusieurs années c'est comment ils ont explosé en fait tous les dispositifs de prévention ça marche aussi quand on parle de l'hôpital hein tous les tout ce qui existe en prévention de santé c'est mieux que de faire du curatif et ben pour pour les jeunes pour les enfants il est mieux d'agir le plutôt ible d'avoir des dispositifs de repérage de prévention notamment avec les PMI pour accompagner les familles les familles monoparentales dans leurs parentalité et éviter justement des actes de violence et des des des mises en danger des enfants il faudrait renforcer réellement les services de prévention et ça c'est absolument pas du tout ce qui est en train de se passer on le voit d'ailleurs avec ce que tu disais sur le numéro du 119 c'est-à-dire qu'on a quand même avancé sur ce qui'est les violences faites aux enfants ce que sont les violences faites aux enfants euh je rappellerai qu'il y a quelques décennies on pensait que par exemple un bébé ne ressentait pas de douleur on était encore dans ce trucl où la médecine qui est très patriarcale alors le corps des femmes on était très mauvais mais alors le corps des enfants c'était vraiment un tube qui mangeait et digérait et puis il n'avait pas de douleur donc c'est pour dire à quel point on a quand même évolué sur ce que ça veut dire des violences quels sont les effets sur le développement psychoaffectif de l'enfant qu'est-ce que ça crée dans la dans l'âge adulte et tout ça par contre on est incapable de savoir accompagner et ce numéro du 119 moi je je trouve qu'il illustre réellement ce que ce que le danger de la macronie c'est-à-dire on va nous faire des grandes campagnes de pub pour dire aux enfants appeler le 119 aux familles aux instit appelez 119 quand vous voyez vous pensez qu'il y a un enfant qui est en danger le problème c'est que ça va tellement mal dans le secteur social et dans la protection de l'enfant par que le 119 il est dysfonctionnant il ne fonctionne pas comme il enfin comme il devrait c'est-à-dire que il y a un taux de non réponse qui est tellement important que quand vous voulez appeler à l'aide quand vous êtes un mineur qui veut appeler à l'aide en fait ben on vous rappelle pas forcément alors il Pr les enfants maintenant ils ont mis en des dispositifs en place mais le problème c'est qu'on n pas les moyens aujourd'hui de faire fonctionner correctement ce numéro là et pour le faire fonctionner il faut des professionnels et ça c'est le gros problème que nous avons aujourd'hui dans tout ce qui concerne le champ de l'enfance c'est un manque CR crient de professionnels diplômés et ça c'est important tu l'as dit des gens qui ont eu des formations et qui ont eu un diplôme pour à la fois être dans le repérage dans l'accompagnement des enfants et on le voit d'ailleurs même dans la médecine aussi la pédiatrie on problème dans la justice des mineurs on a le problème même problème que pour les Jes des enfants parce que ce sont dans tous les secteurs les métiers qui concernent les enfants ce sont les métiers les moins bien rémunéré ça se voit je vous dis un pédiatre est moins bien rémunéré qu'un autre médecin spécialisé à l'hôpital et ben des éducateurs spécialisés sont beaucoup moins bien rémunéré pour des diplômes égaux dans d'autres dans d'autres secteurs et tant qu'on n'aura pas une vraie augmentation de salaire pour les travailleurs sociaux que ça soit dans le public ou dans le privé c'est-à-dire une vraie revalorisation salariale on on aura un problème pour recruter des gens on aura un problème pour donner envie de faire ce travail là ça c'est une certitude tu parlais de de combien gagne un éduc c'est une catastrophe enfin de se rendre compte que c'est un travail qui qui demande un investissement humain extrêmement important des horaires qui sont très compliqués à gérer au quotidien et pourtant on est payé à peine not du SMIC quand on est dans le public enfin c'est c'est pas possible de continuer comme ça et donc on ne peut pas dire venez travailler en protection de l'enfance venez travailler dans le 119 écouter toute la journée des appels au secours et ne pas pouvoir les traiter ça ne marchera pas sauf que faire la promotion d'un numéro d'urgence quand personne ne répond c'est envoyer un cooup encore aux enfants c'est pire que tout et donc nous on a alerté au niveau budgétaire pour qu'il y ait vraiment une un sursaut budgétaire sur les politiques de l'enfance évidemment vous doutez bien que ce n'est pas ça ne s'est pas passé comme ça 493 sont passés par là et on fait que tout ce qu'on avait réussi à obtenir en commission pour améliorer alors c'était vraiment à la marge je suis pas en train de dire qu'on avait réussi à obtenir des choses mais des petites miettes qui auraient permis en tout d'améliorer un petit peu tout ça c'est un 493 qui arrive et qui fait qui balaye tout ça pardon et pour la première fois voilà le budget alloué au niveau de l'État pour le dispositif la protection d'enfants ce ce cette enveloppe budgétaire là a baissé donc on a à la fois un discours et tu parlais des ministres de l'enfance dont se rappelle peu le nom alors nous il y en a un qui on a bien bien noté dans notre tête c'est Charlotte cobel qui a été ministre de de l'enfance enfin secrétaire d'État de l'enfance jusqu'à janvier dernier euh et qui a fait toute une opération de communication sur les réseaux sociaux pour avec un hashtag nos enfants pour nous expliquer à quel point était au travail et tout ça bon c'est c'est le pire moment en fait je crois que de la Politique de Protection l'enfance avec des budgets en baisse des enfants qui se suicident dans des hôtels parce que elle n'a pas pris le décret qui vise à interdire les hébergements hôteliers pour les enfants placés et donc on a on a vraiment depuis plusieurs années une macronie en fait qui qui enfonce la protection de l'enfance et qui instrumentalise ses difficult pour aller faire une politique qui drague le rassemblement national c'est vraiment ce qui est en train de se passer et donc face à ça je vais essayer de conclure vite pour qu'on ait des temps de questions face à ça on a une alternative on l'a dit que ça soit évidemment la France insoumise avec ce livret enfance mais aussi avec ce ce programme qu'on a qu' construit avec le nouveau front populaire qui posait des mesures alors évidemment pas suffisantees on va se le dire hein parce que on peut pas en 10 jours pondre le le programme qui va tout changer mais depuis qu'on travaille à tout ça on a énormément de de propositions et qu'on va vraiment porter euh là dès la rentrée dès qu'on a le petit espace pour le faire mais euh on a des niches parlementaires dans nos groupes on a les semaines de l'Assemblée on a des outils quand même pour essayer de de faire rentrer dans l'assemblée des euh bah des des des changements des textes de loi tu as parlé d'un qui me semble extrêmement important avec les revalorisations salariales c'est les taux énormes d'encadrement yes l'a dit c'est un scandale euh vous emmenez votre enfants à la crèche ou en colo il y a quelque chose qui dit un texte qui dit il faut tant d'adultes pour tant d'enfants en prote prottion de l'enfance il n'y a rien qui régit ça c'est-à-dire qu'on peut être moi ça a été mon cas dans mes premiers remplacements un adulte pour 14 enfant avec des troubles du comportement et on est tout seul et on se débrouille bah c'est on fait pas de l'accompagnement on fait du gardienage et c'est c'est tout quoi il y a les seuls taux énorme qui existe en pouponnière mais il date quand même de 1974 ontant vous dire qu'on pourrait les revoir parce que ils sont absolument pas adaptés et un petit mot sur la pouponnière du centre de l'enfance de de de clar monontferrand où la commission d'enquête s'était rendue on a vu des choses qu'on qu'on lisait dans les or dans les orphelinas enfin c'est c'est des des conditions et c'est là où moi j'ai travaillé que moi j'avais pas connu et en 2 ans ça s'est dégradé très fortement mais des professionnels qui tiennent je ne sais pas comment euh dans des conditions comme ça et des enfants qui développe des troubles beaucoup plus massifs que si ils étaient chez eux et c'est ça qui est insupportable c'est que euh on est tout évidemment convaincu qu'un placement il est nécessaire utile indispensable pour un enfant quand il est en danger chez lui mais si il est d les teres pour son développement c'est on a tout loupé et c'est exactement ce qui est en train de se passer dans des pouponnières donc c'est 03 ans donc c'est des tout petits qui sortent de maternité pour la plupart et on est en train d'observer ça dans dans la France entière des troubles qui sont mais massives et qui vont handicaper à vie ces enfants et qui peuvent évidemment conduire aussi à la mort enfin c'est c'est des choses qui sont qui existent quand c'est pas des enfants qui patientent à l'hôpital de Nantes en pédiatrie parce qu'il n'y a plus de place ailleurs donc vous voyez qu'on a vraiment une régression très massive et on a besoin de taux d'encadrement pour réattirer des des des professionnels qu'ils ont envie de faire ce métier mais dans de bonnes conditions pour faire correctement leur travail et ça c'est un milliard 5 on le sait c'est chiffré il est rédigé il est prêt le décret enfin il y a pas grandchose à faire il faut juste que il y a un gouvernement et c'est pour ça que on a hâte que Lucy casté arrive en première ministre pour nommer des ministres compétents en protection de l'enfance parce que autant vous dire que je vous parle de décret mais on en a plein on a plein de tout est prêt enfin je veux dire Lucy casté arrive on est on a la liste de tout ce qu'il faut faire passer très vite pour améliorer rapidement urgemment la protection de l'enfance mais ça passe par des choses qui peuvent paraître très anecdotiques mais par exemple abroger parcours sup d'un point de vue général on est tous d'accord mais dans les métiers du social c'est une urgence absolue parce que depuis que parcours sup existe dans les IRTS on a vu un changement mais alors mais radical de du profil des professionnels et de l'attractivité en fait des écoles on est vraiment c'est une catastrophe et ça abroger parcours sub c'est pas compliqué à faire ça coûte pas d'argent en plus donc ça c'est vraiment une mesure immédiate il faut évidemment appliquer les lois et ça c'est un truc aussi de se rendre compte que s'il y a un endroit enfin un secteur un champ dans la vie politique où les lois ne sont pas appliqué c'est celle qui concerne les enfants et ça c'est assez dingue de se rendre compte la loi 2022 l'incarne très bien c'est que les les décrets d'application quand il faut nous faire bosser 2 ans de plus avec la réforme des retraites c'est pris dans la nuit interdit voilà loiasile immigration et l'ont fait encore là ils ont mis les derniers décrets pendant qu'ils sont démissionnaires en affaires courante par contre faire en sorte qu'il y ait plus un gamin qui soit à l'hôtel comme ça a été le cas dans mon département où Lili 15 ans s'est suicidé parce qu'elle était dans un hôtel toute seule sans accompagnement ça ça a pris plus de 2 ans il a fallu qu'une gamine encore se suicide pour qu'il rédige un décret mais qui est tout pourri en plus qu'ils ont fait un décret très à la marche qui fait pas grand-chose d'amélioration mais bon il a le mérite au moins de pouvoir faire des contrôle après donc il faut vraiment vraiment qu'on reparte sur voilà tous ces toutes ces améliorations qu'on porte qu'on essaie de faire passer partout mais il faut surtout et je finis là-dessus il faut des budgets en fait il faut réussir à à remettre aussi il faut qu'on investisse dans ce que tu disais en fait l'inaction elle va coûter beaucoup plus cher que de l'argent dont on a besoin immédiatement pour améliorer la vie de tous ces enfants de tous ses futurs adultes parce que on dit ça paraît toujours très gnannant de le dire mais en fait les enfants c'est les adultes de demain et c'est la société de demain aussi quelle société on veut construire et la façon dont on traite les enfants me fait très peur pour la société de demain que nous aurons et donc c'est une véritable bataille à continuer elle se fait évidemment à l'Assemblée mais elle se fait aussi par vous toutes et tous parce que il faut pas croire que voilà c'est une un changement culturel on a réussi sur les les questions de lutte contre les violences faites aux femmes contre les féminicides à mettre en en en en mouvement une société à avoir des mythes ou à parler de ce qui était les violences faites aux femmes à dire ce que ce qui est le patriarcat et à faire en sorte que ça il y ait plus de silence là-dessus mais c'est la même chose que les enfants d'ailleurs le problème est le même c'est aussi le système patriarcal qui oppresse les droits des enfants et qui fait qu'on s'en fiche dans la vie politique et publique il faut exactement le même mouvement et ça évidemment on pourrait dire c'est au concerné on va pas demandé au momme de 3 ans d'aller dénoncer leurs conditions de d'accompagnement et d'accueil c'est à nous en tant qu'adulte de créer aussi ce cette mise en mouvement de dire que les droits des enfants ce n'est pas accessoir ce sont des droits comme tout le monde comme tous les adultes et que il y a la domination qui exerce les adultes sur les enfants tire ses racines du du système patriarcal dans lequel on vit et qu'on a une véritable bataille pour continuer ce qu'on commencer les associations et les militantes féministes pour emmener aussi sur les droits voilà des enfants je voulais finir là-dessus on a encore quelques minutes pour avoir des questions en tout cas je vous remercie d'avoir été attentif à cette [Applaudissements] conférence bonjour je sais pas si on m'entend atts je sais pas qui parle vas-y ouais bonjour déjà je voulais vraiment vous remercier de parler de tout ça je suis assistante sociale au milieu scolaire auprès de collégien lycéen enfin tout ce que vous avez déroulé tout tout tout oui oui oui oui c'est la cata la cata moi je suis dans le département de Loire Atlantique où là c'est 2 ans minimum pour n'importe quelle mesure et je suis totalement d'accord avec la conclusion et les perspectives c'est-à-dire la prévention la prévention la prévention le changement culturel sur la vision de l'enfant et j'aurais bien aimé que vous détaillz quelques dans les prop proposition hormis la PMI voilà quelques exemples de ce qu'on peut faire en prévention merci bonjour euh merci beaucoup pour pour votre présentation hyper hyper détaillée hyper intéressante plust vous vous m'entendez ok oui donc merci encore pour votre présentation moi je suis voilà je suis je suis psychologue clinicien en en fonction publique hospitalière je me posais un petit peu la question euh donc effectivement moi je suis complètement d'accord avec vous sur bah la question de de de la prévention et de de du truc le plus important c'est de pouvoir offrir en fait aux enfants en cas de sécurisant où ils sentent en confiance et cetera mais justement vous parliez beaucoup des parcours de vie traumatique qu'il peuvent avoir on sait bien que bah plus on est jeune et plus bah les impacts l'impact des traumatismes et de ce qu'on peut vivre de négatif ça a un impact sur le long cours avec vous l'aveiez évoqué hein des voilà les tentatives de suicide les suicides ai et puis toutes les problématiques de santé mentale je me demandais un petit peu ce que vous aviez prévu éventuellement aussi de ce côté-là sur le versant peut-être pas uniquement psycho mais d'une manière générale sur aussi cet aspect on va dire de prise en charge aussi en accompagnement et en curatif mais pendant que les enfants sont encore enfants voilà je sais pas si ma ma question était claire merci oui bonjour alors bonjour à tous euh remerci aussi de votre présentation qui était très détaillée très intéressante euh moi je suis conseillère principal d'éducation au lycée professionnel donc je constate effectivement une augmentation massive des prises en charge puisque moi j'ai un répertoire téléphonique pour mes éducateurs je dois appeler régulièrement ça devient vraiment des interlocuteurs quotidiens en fait donc ça c'est vrai que c'est un constat euh j'ai fait aussi le constat en tant que maman d'un enfant autiste sévère que euh je constate qu'effectivement les services sociaux ninterviennent pas forcément quand les enfants sont en danger mais quand on a des parents dont l'enfant n'est jamais pris en charge depuis 7 ans qui qu'il est à la maison avec nous et qu'on est en fatigue et en souffrance on vient vers nous les services sociaux donc on se ramasse des enquêtes on se ramasse le juge des enfants on a eu un nonlieu mais ça a été quand même une souffrance pendant 18 mois euh et en tant que candidate NFP LFI pour les les vuges ça a été très dur chez nous donc j'ai eu aussi j'ai retrouvé dans vos propos le le discours du RN effectivement par rapport à à l'enfermement des jeunes donc ça a été un échange assez assez virulent avec avec notre candidat RN de secteur voilà une dernière bonjour merci beaucoup pour cette conférence euh pour ma part je m'intéresse aux question de enfin je m'intéresse beaucoup à la question de la domination adulte mais plutôt sous un angle philosophie politique et euh du coup euh li vous avez écrit un livre qui s'appelle et si les enfants votaient euh et tout à l'heure sinon vous parliez euh vous évoquiez euh le le fait que les enfants euh ne sont pas vraiment considérés comme des sujets de droit dans les faits et euh qu'il faudrait peut-être se réfléchir à la question de comment les intégrer euh enfin comment les les considérer comme des acteurs sociaux et donc euh la question que je me pose c'est est-ce que politiquement on pourrait réfléchir à des moyens euh d'intégrer les enfants dans le processus démocratique on peut au droit de vote mais il y a peut-être d'autres manières aussi de le faire je pense que droit de vote on n'est pas encore tout à fait prêt euh pour ça peut-être euh mais voilà c'est je pense que ça peut être comment dire si on veut vraiment écouter les intérêts des enfants si les enfants peuvent avoir un un un droit à la parole enfin un espace de parole et surtout d'écoute et et puiss se engager un certain rapport de force parce que en tant qu'adulte c'est c'est plus nos intérêts euh voilà je pense que la la la la démocratie si est un réel enjeu dans cette question là aussi toute petite vas-y merci jeune homme voilà professeur d'école j'ai pas mal bourlingué donc la misère je l'ai vu dans les bidenfil je la vois ici pareil donc cl maternelle CM2 j'étais en CM2 les 15 dernières années j'étais directrice formatrice enfin j'ai fait tout le tour d'éducation nationale inamouros avec ma conviction de servir dans le public euh signalement resignalement re resignalement les parents s'il me donnent pas l'autorisation pour entrevue avec le psy avec le ToIP scolaire ça s'arrête qu'est-ce qu'on peut faire elle bien ma question qu'est-ce que je peux faire en tant que agent de de la fonction publique il y a des tas de jeunes profs qui me demandent je suis un peu devenu un un petit phare qui clignote comme ça voilà qu'est-ce qu'on peut faire euh je je vais prendre et puis euh dans dans les propositions hein tu as interrogé sur les propositions quelques-unes qui me viennent donc évidemment le fait que les bilans de santé des vrais bilans de santé pour pour tous les mom qu'on accueille sur le volet santé physiologique santé psychique mais avec un voilà un truc un peu costaud et un un dossier de santé qui suit l'enfant pendant tout son parcours he lorsqu'il est lorsqu'il est placé y compris qu'il puisse ensuite en avoir la main qui puisse avoir la main dessus c'est son dossier de santé mais ça ça me semble extrêmement important y compris dans le cadre de parcours qui sont un peu parfois qui sont pas dans les mêmes structures et cetera et que donc puisse y avoir ce suivi là ça me semble assez décisif bien sûr on n pas que cette question de du corps mais je crois aussi c'est un deuxième truc qui me vient parce que on en a pas parlé mais aussi tout ce qui est de l'ordre de la ce qui peut être la vie normale de tous les autres enfants les activités sportives les activités sculurelles les vacances et qu'ell se fassent et ça vraiment c'est dans le cadre de mes auditions que je l'ai ressenti de manière très forte qu'elle puisse se faire avec d'autres enfants et pas seulement ceux qu'on emmène depuis le le foyer aux et qu'on emmène sur la colonie de vacances entre enfant de laazu nul doute que parfois ça peut être très important qu'il se retrouve dans des groupes de paroles et cetera mais que finalement ils puissent aussi sortir de ce ce quotidien là donc ça ça me semble assez important et et ça pour le coup en plus vraiment c'est enfin quand on disait il y a des trucs qui coûtent très cher mais ça à la limite vraiment on est sur des dispositifs qui doivent se développer qui peuvent être mis en place dans des villes moi je sais que dans dans dans ma ville sur les colos des des villes bah il y a les momes de de l'aide sociale à l'enfance il y a pas une colo spéciale pour les momes de l'aide sociale à l'enfance et puis après je suis sûre que l'es va y revenir mais il y a la question de la présence de l'avocat pour les enfants lorsqu'ils sont en assistance éducative et c'est aussi un changement de paradigme quand vous posiez la question justement sur l'enfant comment il prend sa place le fait qu' puisse à tout âge enfant bénéficier d'un d'un avocat ça me semble déjà lui lui conférer une place un droit auquel finalement aujourd'hui il y a cette sorte d'hypocrisie qui vient expliquer que le juge pour enfant il prend la place et du juge et de l'avocat je suis pas d'accord avec ça je pense que on peut avoir un juge des enfants qui est effectivement pas tout à fait la même place que le juge en pénal pour les adules ça je au contraire c'est important et ça fait partie de notre héritage à conserver mais en revanche le fait qu'il est un avocat après comment ils sont des acteurs sociaux à part entière je crois beaucoup à la question démocratique à partir du moment où elle n'est pas un gadget mais je suis sûre que vous êtes d'accord avec ça mais de de penser leur participation dans la société mais c'est pour ça que je pense qu'il faut qu'il y a un fil directeur finalement qui soit considéronsles d'abord comme des acteurs sociaux à part entière même si il ne faut rien retirer de la spécificité et de l'intérêt supérieur de l'enfant mais je pense qu'on est capable franchement d'avoir cette pour penser complexe c'estàd à la fois considérer que le temps de l'enfance il a un temps de vulnérabilité plus important qu'il a des droits spécifiques et des droits supérieur et qu'à la fois on peut le considérer comme un être humain qui est non pas un minim adulte mais un être humain en devenir je pense que ça on est tous capable de de de le concevoir que la société est capable de de le porter après franchement quel défi quoi parce que quand vous voyez qu'aujourd'hui il y a une élection qui est volée un président de la République qui continue d'exercer avec un gouvernement démissionnaire dont le premier ministre ministre est aussi le président du groupe à l'Assemblée nationale qui n'a pas de majorité mais qui continue de se penser comme tel c'est sûr que la démocratie des enfants c'est un sacré sujet moi je pense que c'est un vrai très très beau sujet et qu'il faut le prendre comme tel mais ça faut qu'on soit ambitieux juste parce que c'est une phrase que j'adore dans ces momentsl c'est juste pour la penser un peu en en positif il y a a Yasmin akadra qui dit une société se distingue à la fou de sa jeunesse elle se nouvelle grâce à la fraîcheur et à l'insolence de cette dernière je pense que ça pourrait faire un voilà un bon light motif pour penser l'enfance et la jeunesse dans notre société non sur la santé des des enfants placés donc il faut savoir que 49 % des enfants placés ont un trouble psychique donc c'est quatre fois plus que la moyenne nationale enfin pour les personnes en population générale et ce qui est assez préoccupant c'est qu'en 2016 on avait réussi à faire voter une loi sur la protection de l'enfance qui visait à rendre obligatoire le fameux bilan de santé dont parle Elsa donc qui n'est pas qu'un bilan euh enfin qui touche vraiment à tous les aspects de la santé d'un enfant donc les dents l'optalmo voilà la santé mentale et cetera et ce bilan de santé malheureusement il n'est il n'est effectué que dans 28 % des départements en France donc c'est c'est trop peu il doit être fait systématiquement à l'entrée de l'enfant dans le dispositif de protection de l'enfance dans un délai qui est prévu par les textes donc dans un délai de 6 mois et les départements ont également l'obligation depuis 2016 d'avoir un médecin référent protection de l'enfance donc qui soit clairement identifié par toutes les équipes pour coordonner un réseau de soins sur le territoire et permettre une meilleure coordination de tous les acteurs qui vont être amener à à soigner l'enfant et donc ce médecin il y a 43 % des départements qui n'en ont toujours pas donc 2016 on est en 2024 voilà ça ça va mettre encore énormément de temps donc donc ça typiquement c'est un exemple supplémentaire de l'inapplication des lois aujourd'hui par les collectivités territoriales ce qui est très difficile c'est que il y a peu de il y a peu de voix de recours et c'est d'ailleurs pour cette raison que voilà on plaide depuis très longtemps maintenant pour que chaque enfant ait la possibilité de pouvoir être assisté d'un avocat aujourd'hui le Code civil le code de procédure civile et le Code civil le permet pas puisque pour pouvoir bénéficier de l'assistance d'un avocat il faut être préalablement reconnu comme étant discernant il y a pas de de de seuil d'âge de dis nement pour pour bénéficier d'un avocat donc c'est une notion qui s'évalue individuellement et de manière très très différente d'une juridiction à une autre un enfant de 8 ans peut être connu discernant et et et un enfant de 13 ans dans un autre dans une autre juridiction pourra ne pas l'atre donc nous on veut faire sauter cette barrière du discernement et permettre à tous les enfants même ceux qui ne sont pas dotés de de de de parole la possibilité de parler de de pouvoir avoir cet avocat là pourquoi parce que justement depuis des années on a un certain nombre de textes qui sont opposables on a réussi à obtenir de nouveaux droits pour les enfants placés sur plein d'aspects différents et faute de pouvoir les les faire appliquer les enfants ont très peu de voix de de recours donc ils peuvent en parler avec leurs juges des enfants quand ils vont en audience pour renouvel leur leur placement sauf que le juge des enfants n'est pas le Juge d'Application donc il n'a aucun pouvoir sur l'administration et sur l'aide sociale à l'enfance donc du coup il n'a pas la possibilité de leur imposer l'exécution d'une d'une mesure et un mineur n'est pas fondé n'a pas la capacité juridique pour saisir de lui-même le tribunal administratif donc bon voilà donc la la présence d'un avocat permettrait d'avoir un professionnel du droit qui soit à ses côtés et qui soit en capacité de pouvoir formuler tout un tas de de demandes aux différentes instances judiciaires pour faire en sorte que ces droits soi soient respectés les enfants ont le droit par exemple de faire appel et enfin les enfants discernants ont le droit de faire appel de toutes les décisions qu' les qu' les conc sans avocat c'est extrêmement complexe aujourd'hui d'aller en cours d'appel et d'aller demander à ce que la situation soit réexaminée donc de facto on a donné des droits aux enfants mais on ne leur a pas donné la possibilité de de les faire valoir et de les faire de les faire appliquer donc pour moi c'est vraiment une étape supplémentaire et l'avocat aurait une autre une autre vertu c'est que il permettrait à l'enfant au-delà de la con de d'avoir d'obtenir une meilleure connaissance de ses droits et de pouvoir faire des démarches pour les faire respecter et appliquer il permettra ça lui permettra d'avoir un interlocuteur qui ne soit là uniquement que dans la dans la dans la perspective de défendre ses intérêts et donc à qui il pourrait s'adresser s'il était amené à subir des violences institutionnelles ou des maltraitances dans les lieux de placement qu'il qu'il fréquente et je finis sur une autre parce que y a ouais question làdus il y a un truc très simple parce que j'en parle à chaque fois mais du coup je le redis il y a un truc très simple que vous pouvez faire pour nous aider c'est de de devenir Parin ou marine alors c'est un peu des termes qui peuvent effrayer parfois parce que on a l'image du parrain de la Marine qui envoie la carte postale ou le chèque une fois par mois mais ce n'est pas ça le parrain ou la marine de proximité c'est vraiment enfin être Parin ou marine de proximité c'est un engagement important c'est passer du temps avec un enfant placé toutes les semaines euh plusieurs fois par semaine ou plusieurs fois par mois en fonction de vos possibilités et de créer un lien affectif durable avec lui de l'intégrer même à sa propre famille de lui faire bénéficier de son réseau social parce que c'est vrai que quand on a une vie très institutionnalisée et qu'on sort de l' soci enfance qu'on a fait 15 familles d'accueil différentes qu'on a changé 15 fois d'établissement Scola ben en fait il reste peu de choses de l'enfance à l'âge adulte et le réseau social est manquant donc ça c'est un facteur de vulnérabilité supplémentaire parce que du coup pas de réseau social l'isolement est beaucoup plus important et donc le parrain ou la Marine a cette cette vertu là mais c'est aussi une manière de pouvoir organiser une forme de vigilance citoyenne sur l'avenir de ces enfants là donc il y a des associations moi j'en recommande deux il y a par un parmi 1 et France parinage qui font un excellent travail et la le processus pour devenir parrain ou marine est assez simple il faut participer à une réunion d'information et ensuite il faut avoir un entretien avec une psychologue fournir son casier judiciaire et et après il y a voilà une une une connexion si je puux dire avec un enfant qui est fait et ça devient votre votre filleule ouou votre filleule voilà donc le parrainage de proximité pour moi c'est une très bonne manière de s'impliquer dans le système de protection de l'enfance et notamment pour être vigilant euh je sais pas sur la question des signalements euh il y a il y a comment dire on a vraiment encore énormément de choses à à améliorer et notamment le le lien éducation nationale Aide Sociale à l'Enfance parce que le l'endroit où on trouve le plus d'enfants effectivement c'est l'éducation nationale de tout âge notamment les tout petits et on a beaucoup de témoignages et moi je l'ai eu en délégation des droits de l'enfant on avait auditionné les syndicats de euh de de enfin personnel parce qu'il y avait aussi des assistants sociaux il y avait des des instites et qui disaient leur difficultés à à savoir quand faire déjà parce que c'est pas évident évidemment moi je dis toujours le moindre doute on signale enfin voilà si on a un doute c'est qu'il y a un truc qui va pas dans tous les cas que des fois les hiérarchies sont absolument pas aidantes et même entrave le fait de de d'alerter ça c'est un vrai euh un vrai enfin un problème évidemment mais c'est qu' c'est on sait qu'il faut vraiment former en fait on a dans dans les rectorats il manque beaucoup de formation dans les au niveau hiérarchique parce qu'on peut reprocher maintenant à des instites de faire trop de signalement enfin ça on entend aujourd'hui des inspecteurs qui vont dire ah vous signalez beaucoup trop vous madame bah ça ça c'est pas possible parce que le le c'est pas à l'éducation nationale de dire si c'est judicieux ou pas en fait ça c'est le travail des services sociaux qui vont eux vérifier ou pas pourquoi ils aboutissent pas on a un autre problème et c'est vrai pour les signalements mais les informations préoccupantes c'est que aujourd'hui on a ce qu'on appelle une gripe et qui est le le le là où on recueille les informations préoccupantes dans les dans les aides sociales à l'enfance dans les départements les délais de traitement sont délirants en fait il y a des endroits où ça prend des mois avant que il y ait un traitement qui soit fait normalement la loi nous impose alors j'ai un de mois voilà pour traiter une information préoccupante il y a très peu de départements qui tiennent ces délais là et parce que on en revient au même aujourd'hui on est dans un système tellement effondré avec une perte de professionnels qualifiés pour faire ce travail-là que le système s'écroule mais le système s'écroule du début du signalement c'est-à-dire de l'alerte jusqu'à la la l'accompagnement à 18 ans normalement 21 ans donc on a vraiment ça amélioré mais il y a un truc à faire vraiment au niveau éducation nationale ça s'est amélioré on a eu des on nous a expliqué quand même qu'il y ait des des choses qui allaient mieux mais on a encore beaucoup trop de frein euh dans l'éducation nationale à au fait de que les signalements aboutissent enfin soient fait par les les équipes je voulais juste dire aussi un truc sur la question de la démocratie de la représentation des enfants il y a moi il il y a quelque chose c'est dans notre programme mais si on est euh en France on peut aller en prison à 16 ans mais on a pas le droit de voter à saison par exemple moi il y a une chose ça me semble complètement délirant de dire que on a on a le droit d'être incarcéré mais on peut pas donner son avis moi je suis euh vraiment pour le droit de baisser l'âge de vote euh à mon avis 16 ans on est capable de discernement et des fois beaucoup plus que des adultes qui ont pourtant voté plein de fois donc je pense que si euh on voulait aussi considérer un peu plus la vie l'investissement la citoyenneté des jeunes et ben c'est aussi dans leur permettant d'abaisser l'âge de de vote ce qui me semble être voilà une mesure qui qui a un vieux débat en France hein il y y a pas si longtemps c'était 21 ans donc on est capable d'avancer enfin voilà d'avancer euh mais ça ça fait partie des et je rejoins quand même Elsa sur la difficulté qu'on a mais aussi de l'image que nous donnons en fait c'est aussi ça qu'il faut se dire c'est que on parlait de protection de violence mais il y a aussi comment on se comporte d'un point de vue démocratique quels sont les adultes qui sont les références de ces enfantsl et on a aussi un énorme travail je pense à faire nous en tant qu'adultes pourra alors c'est pas nous les plus au niveau démocratique c'est pas à nous que je je m'adresse mais on a vraiment je pense à réfléchir aussi à comment se comporte notre société celle des adultes euh et après on peut pas demander aux enfants d'être exemplaires quand on est incapable effectivement quand on a un président qui est incapable de l'être de respecter un vote et et ça c'est un c'est aussi notre travail d'adulte c'est de se bagarrer contre les gens qui font du mal justement au modèle qu'on veut donner à toute cette jeunesse qu'on invite nous à se mobiliser à s'engager à se voilà à se former et et à s'émanciper parce que c'est aussi le but de pourquoi on est là et de pourquoi on fait de la politique et de pourquoi on a envie de changer les choses j'espère qu'on a répondu à tous je sais qu'il faut qu'on libère la salle on peut rester 5 minutes si vous voulez devant pour des échanges voilà [Applaudissements]
Marianne Maximi