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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 8 décembre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Trump veut forcer Zelensky à accepter son plan |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Trump accuse Zelenski de ne pas avoir lu son plan de paix. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Les Européens peuvent-ils contrer la pression de Trump et Poutine ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Quelles garanties de sécurité l'Ukraine peut-elle obtenir ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    La corruption en Ukraine menace-t-elle son soutien occidental ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Donald TrumpFait
    « Je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelenski n'ait pas encore lu la proposition. C'était il y a quelques heures à peine. »
  • 0:30Donald TrumpFait
    « Son entourage l'adore mais lui non. Cela convient à la Russie même si vous savez que la Russie préférerait avoir tout le pays. »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « Le principal problème est la convergence avec les Américains. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 15h22, vous êtes bien devant LCI direct. Entre Poutine et Zelenski, Trump a désormais choisi le président américain veut faire pression sur le président ukrainien pour qu'il accepte le plan proposé. Peu importe les moyens.

Il a même accusé Volodimir Zelenski de ne pas avoir lu sa proposition de paix pour l'Ukraine. Un reproche de très mauvais augures alors que les Européens sont en ce moment à Londres pour soutenir l'Ukraine. Écoutons Donald Trump.

Nous avons parlé au président Poutine et au dirigeants ukrainiens, notamment au président Zelenski. Je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelenski n'ait pas encore lu la proposition. C'était il y a quelques heures à peine.

Son entourage l'adore mais lui non. Cela convient à la Russie même si vous savez que la Russie préférerait avoir tout le pays. Je crois que la Russie y est favorable mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour Zelinski.

Son entourage l'adore mais il ne l'a pas lu. Allons plus loin avec nos invités, le colonel Pierre DeJong. Bonjour.

Ravi de vous retrouver consultant des défenses géopolitiques pour LCI, Arthur Konixberg. Soyez également le bienvenu. Bonjour.

Fondateur d'Eurocréative consultant en stratégie d'influence. Xavier, on ne vous présente plus Jacomoni forterre spécialiste des questions internationales sur LCI. Trump veut donc forcerenski à accepter le plan de paix.

On est retour à la caisse départ. J'allais dire il y a pas de changement visiblement. Euh Vladimir Vladimir Poutine veut toute l'Ukraine et Trump est prêt à forcer la main de Zelenski.

C'était intéressant de la manière dont il disait finalement il devrait accepter Zelenski parce que vous savez Poutine il veut tout. Il veut tout. Il y a que moi qui suis à peu près le rempart pour qu'il n'ait pas tout.

En tout cas pas tout tout de suite. Il y a deux immenses problèmes. D'abord problème territorial.

Euh le Kremelin voudrait toute la partie du Donbas qui n'est pas encore s sous son contrôle uniquement par la négociation sans sans l'avoir conquis sur le terrain et puis les garanties de sécurité. On sait que Vladimir Poutine ne veut pas de soldat européens sur le le sol ukrainien pour faire respecter l'accord de paix ou l'accord de cesser le feu selon ce qu'il en adviendra. Et pour Zelinski, c'est impossible à accepter.

Sa population même ne l'accepterait pas. Donc on est à un moment extrêmement important où on voit bien que Trump ne va pas hésiter, on verra de quelle manière, à lâcher totalement d'une part l'Ukraine bien sûr, mais ce faisant il lâche aussi totalement l'Europe. Et oui, c'est terrible.

Et on reviendra justement sur le rapport de Trump à l'Europe colonnel Pierre dejong sur les les mots terribles Donald Trump qui assurent de manière très méprisante que Vladimir Zelenski n'a même pas lu son plan de paix. Alors en fait quand vous voulez tuer votre chien, vous dites qu'il a la rage. C'est ce qu'il est en train de faire.

Et très concrètement, ce qui est monstrueux dans l'histoire, c'est qu'il met à dos le l'agresseur et l'agressé. C'est comme si comme si je veux dire Zelenski un matin avait décidé d'enveillir la Russie, ce qui est pas le cas. Donc c'est vrai que a la situation est absolument ingérable pour les Ukrainiens puisqu'ils sont accusés directement de ne pas être assez souple avec le comment dire avec le avec avec l'agresseur.

Le deuxième point qui est vraiment très très pervers quelque part quand même dans la dans la dans la manière de le dire, c'est de mettre en rapport le fait comment dire du fait enfin le fait que les Russes veulent l'ensemble de l'Ukraine comme comme Poutine accepte d'aller que jusqu'au Donbas. Donc il faut faire un effort de ton côté. Donc en fait tout ça c'est mal c'est moindre mal. donne le Donbas B.

Voilà, donne le Donbas et puis euh et puis tu vois les efforts que fait l'Ukraine. Partons à Londres. Écoutons Emmanuel Macron.

Qu'est-il ressorti de cette réussie ? Qu'est-il ressorti de cette réunion entre Vodimir Zelenski, Kirsttrarmer et je le Xavier ? Aidez-moi.

Ils sont quatre. Fré Macron Starmer et le alors si jamais ils prennent la parole évidemment on va les écouter et on va évidemment s'interroger sur les marges de manœuvre des Européens face à à Trump et face à Poutine. Il était prévu que Volodier Selinski reste encore un peu longtemps pour s'entretenir seul avec K Starmer et on a vu Frederich Mers et le président Macron repartir de leur côté.

Est-ce qu'ils vont prendre la parole ? toute la question parce que évidemment c'est le moment clé où on attend que les leaders européens et évidemment le président de l'Ukraine s'exprime pour nous dire où on en est. C'est tout ça est extrêmement confus.

Le président Macron disait tout à l'heure le principal problème est la convergence avec les Américains. On a bien compris qu'il y avait un souci de convergence avec Washington. Mais jusqu'où de dans quelle mesure on peut encore pour l'Ukraine espérer des choses ?

Et Fredrich Schm disait qu'il était sceptique sur certains détails des propositions américaines. Il peut l'être sceptique quand on demande à Volodimir Zelenski d'abandonner toute l'oblastte de Donetsk où ne sont pas pour le moment dans la totalité les troupes russes et de ne pas avoir grosso modo de de garantie de sécurité, c'est plus que du scepticisme. Là on est sur un lâchage quasi total de la part de Washington de l'Ukraine.

Arthur Konixberg sur cette séquence hein. À la fois on a un Donald Trump qui dit "C'est à Zelenski de faire des efforts alors que on a vu ce qui s'est passé au sommet euh au Kremelin avec Poutine et les envoyés spéciaux de Donald Trump et on voit ce qui se passe à Londres. Oui.

La balle est dans le camp de Lenski. Vraiment ce qui est totalement faux. Mais oui, ce qui est totalement faux, c'est ce qui est aberrant avec les propos du président américain, c'est qu'il se pose et qu'il se positionne comme celui qui attendait une réponse de la partie ukrainienne alors que c'est certainement de la partie russe dont le président américain a véritablement besoin de de la réponse.

Il fait comme si Poutine et la Fédération de Russie avaient accepté le plan négocié, retravaillé par les partis américaines, russes et et ukrainiennes. Mais c'est faux. C'est faux.

Et les Russes le disent publiquement. Il faut que ce texte change radicalement pour que la Fédération de Russie l'accepte. Donc en réalité effectivement les Ukrainiens ne veulent pas accepter ce texte parce que pour le moment ils ne comportent pas les garanties de sécurité nécessaires.

Mais les Russes non plus ne sont pas du tout disposés à accepter ce plan parce que euh ce qui remonte des négociations, c'est que euh ce plan ne leur permet pas aujourd'hui d'accéder à leur vrai objectif qui est celui de vassaliser l'Ukraine. Donc il y a effectivement cette question des territoires que que mentionnait Xavier. Mais leur visée ultime, c'est la chute du régime démocratique de Kif, la chute de Volimir Zelinski, le fait de devoir tenir des élection euh dans un délai très court et surtout que l'Ukraine soit démilitarisée.

Pour l'instant, les Russes dans ces négociations n'y sont pas parvenus et c'est ce que Zelenski et c'est sur ce point que Zelenski insiste quand il descend de son avion en atterrissant à Londres. Il dit bien en ce moment effectivement il y a des négociations sur ce plan de paix ou ce potentiel cesser le feu mais le 2e volet et lui il parle bien d'un 2uxème accord c'est un accord sur les garanties de sécurité et c'est pour ça que toutes ces personnalités présentes à présentes à Londres ont leur importance Kir Starmer et Emmanuel Macron parce qu'ils sont les deux dirigeants des deux danions cadres de celles qui doivent assurer les potentielles garanties de sécurité à l'Ukraine demain et Fredrich Schmerz le chancelier allemand parce qu'aujourd'hui c'est l'Allemagne le premier soutien de de l'Ukraine surtout financièrement l'Allemagne c'est 11 milliards d'aide à l'Ukraine pour pour 2026 donc effectivement on a l'impression que nous nous avons aujourd'hui trois parties qui parlent mais pas forcément du même sujet ou de la même chose. Con le pire de Jong SK que le chef d'étatmajor de l'armée ukrainienne a fait une déclaration hier qui était très claire et en fait il y a un double problème.

Le premier problème, c'est la question de la négociation. Sur quelle ligne on on négocie ? Aujourd'hui, les Russes et les et les Américains sont mis d'accord mais pour que cette ligne ne soit pas la ligne des contacts.

C'est quand même vraiment fort de café comme on dit parce que pour les pour des combattants ukrainiens, c'est dur à avaler. Premier point. Puis le deuxième point, quelles sont les garanties de sécurité qui sont apportées ?

Et ça, cette notion, elle est daignée, elle est déignée aux Ukrainiens. Donc les Ukrainiens, le problème, ils sont en fait, ils sont coincés dans une espèce de d'impasse dans lequel en fait, ils n'ont pas de solution parce que si lâche, bah c'est terminé. Et s'il lâche pas, c'est terminé aussi.

En fait, ils n'ont aucune poss parce que s'il lâcheent pas, c'est la guerre et les Russes vont continuer de les massacrer. Le deuxème point, le trè enf la 4e partie prenante après les Russes, les Ukrainiens et les Américains sont les Européens. Les Européens se réunissent mais pour faire quoi ?

Juste pour se coordonner en fait pour savoir exactement ce qui s'est dit la semaine dernière puisqu'il n'était pas associé aux discussions et qu'on sait qu'en fait le le plan véritable écrit et cetera rédigé va arriver que demain matin lundi donc aujourd'hui sur le bureau de Zelinski. pour la c'est peut-être la raison pour laquelle il a pas pu le lire encore dans le fait c'est quand même un les grandes lignes sont connu c'est quand même un comble dire que les Américains en fait ils ont un temps d'avance et en fait les Ukrainiens n'ont le plan qu'aujourd'hui. Ce qui veut dire qu'en fait même si dire même si les conditions générales on voit qu'elles sont extrêmement prignantes, extrêmement injustes de toute façon il ils n'ont pas la totalité du plan.

Donc en fait c'est un jeu complètement étrange dans lequel Zenaski il a pas de marge de manœuvre. Il attend qu'on dise ce qu'il doit faire. On parle pas de négociation d'ailleurs, de dictate pour imposer une capitulation euh à l'Ukraine.

Il y a pas de discussion, on n'échange pas. Il y a pas des émissaires qui proposeraient des solutions, qui se mettraient d'accord sur le terrain, sur telle colline, sur tel bois, sur le passage, à quel endroit on s'arrête exactement. Il y a pas du tout ça.

Ça fonctionne pas comme tout ce qu'on a pu connaître globalement par le passé. Poutine veut une capitulation totale de KIV. il veut tout le Donbas et ce faisant c'est extrêmement dangereux pour les Ukrainiens parce que c'est non seulement évidemment du territoire mais ça fait aussi partie des garanties de sécurité pour demain parce que dans les 18 % qui restent à conquérir de l'Oblast de Donet il y a encore des villes forteresses et pas les moindres qui protègent le reste de l'Ukraine.

On peut parler de Kramatorsk, on peut parler de Slovianske. Si jamais ces villes il était donné comme ça par la bonne grâce de Donald Trump, on va pas parler de négociation, et bien l'Ukraine aurait déjà un handicap très lourd pour se défendre pour la suite de ce qui pourrait se passer. Sachant que Volodimir pardon Vladimir Poutine ne reculera pas.

Il veut toute l'Ukraine pas forcément un contrôle territorial comme celui qu'il a déjà à Louance que une partie de la région de Donèsk d'Appja et Rerson. Mais il veut que l'Ukraine revienne dans le giron de la Russie comme elle l'était au temps de de l'Union soviétique. C'est un pays vassal comme l' aujourd'hui la Biélorussie dans sa tête.

Il n'y a il est hors de question que ça soit autrement. Donc si l'Europe veut empêcher cela, il n'y a qu'une solution. Mais aujourd'hui, ça devient extrêmement compliqué se dresser comme on le fait euh depuis quasiment 4 ans contre Vladimir Poutine, mais aussi se dresser contre Donald Trump.

On n'a pas le choix finalement aujourd'hui. Est-ce que ce qui se passe prouve que les Européens ne font plus le poids face à Donald Trump, face à Vladimir Poutine et face aux deux ensemble ? parce que on verra plus tard, ils ont clairement dit qu'il partageaient la même vision du monde.

Alors c'est les normes pour l'interrogation qui pèse sur l'Europe depuis quelques jours, d'autant que vous avez vous avez vu la la revue stratégique américaine dans lequel la position de de l'Europe et de la France particulièrement est quand même relativement déignée. Donc ça c'est le vrai sujet et c'est la grande surprise. Le problème c'est que le monde a évolué globalement 2022 quand les Russes rentraine.

Il y a une transformation d'humaine en fait du monde en fait c'est l'affirmation de la France de la force d'une grande puissance comme la Russie. et et et qui n'est pas contrebalancé par par une autre force puisque Trump arrive aux affaires quelques années plus tard donc il y a il y a quelques mois et lui globalement il a la même logique, c'est une logique territoriale, une logique qui est liée ben au Groenlande, au Canada, au Mexique, à Panama. Donc il a une logique territoriale région exactement régionale comme celle des Russes et comme celle des Chinois.

Donc les trois principales puissances se se retrouvent dans une même logique de contrôle du monde. Nous européens, on ait pas pensé ça. Nous, on était sur un monde multilatéral dans lequel les Nations- Unies joue un rôle très important et au nom double point de suspension ouvrez les guillemets le droit international qui est aujourd'hui totalement balayé.

Donc c'est c'est une remise en cause de tous nos fondements en tout cas de nos fondements européens. En fait, on découvre quelque part, on avait une bonne idée, on pensait que tout le monde allait nous suivre et concrètement ben personne ne suit. Les Américains, les Russes, les Indiens, les Chinois, personne, on est un peu tout seul.

Et c'est ça le grand retour parce que qu'est-ce qu'on va faire dans les années qui viennent ? Est-ce que les Européens vont jouer ce qui joue actuellement ? Est-ce qu'on va rejouer nos séquences ?

Que vont faire les Français ? Même nos pouvoirs sont mis en cours. Le président Macron est en fin est en fin de parcours.

Euh le le Premier ministre britannique, il est attaqué par Faredge. On sait qu'il a deux doigts de à deux doigts. Freder Mer, bon, il est plus puissant parce que globalement il est plus riche que les autres mais il est pas non plus très à l'aise avec la FD qui monte.

Donc tout ça, il y a un contexte global qui fait que l'Europe, elle peut se poser de vraies questions pour le court et moyen terme, ça c'est certain. Partons à Londres retrouver euh Thomas Misraki qui suit euh pour LC et puis pour TF1 euh ce sommet dans la capitale britannique. Bonjour Thomas.

Euh, on voit bien que l'Europe tente par tous les moyens, l'Europe et ses alliés hein dans cette coalition pour aider l'Ukraine, euh de sauver Delanski face à Trump et Poutine. Oh oui, c'est euh l'un des objectifs du jour. Et d'ailleurs, Volodimir Zelenski est toujours derrière moi dans la résidence du Premier ministre britannique avec K Starmer.

Les deux autres participants à la première réunion en l'occurrence Emmanuel Macron, le président français Fred Schmz, le chancelier allemand ont quitté la résidence du du Premier ministre britannique il y a environ une dizaine quinzaine de minutes peut-être. Une réunion qui aura duré entre les quatre hommes 1h10 environ avec pas de déclaration à l'issue mais quelques mots prononcés par les quatre participants alors que cette réunion commencé. L'Allemand explique notamment que nous sommes tous à un moment décisif de ces négociations de paix.

Volodimir Zelenski a rappelé l'importance de l'Europe pour l'Ukraine mais affirme qu'elle ne pourra pas faire sans les États-Unis. Emmanuel Macron veut croire qu'il y a des convergences entre les positions européennes, ukrainiennes et américaine et que l'Europe et l'Ukraine ont beaucoup de cartes en main. Enfin, le le britannique K Starmer a rappelé lui qu'il fallait une paix solide et robuste.

Solide et robuste, pourquoi dit-il ? Parce qu'une fois le cesser de feu ou la pessig entre les Russes et les Ukrainiens, il faudra faire en sorte et bien que Moscou n'ait pas la volonté d'aller attaquer dans quelques mois ou quelques années un autre pays européen. Merci beaucoup Thomas Misraki avec Thbo Bruc en direct de Londres.

Partons tout de suite sur le terrain du conflit en Ukraine. Qu'en disent les Ukrainiens ? Nous sommes avec Claire Cambier et Camille Souot en direct de Kief.

Bonjour Claire. Les Ukrainiens craignent-ils d'être forcés à faire la paix, enfin la paix de Trump et Poutine ? Ben, on voit bien en tout cas que Donald Trump souffle encore une fois euh le chaud et le froid avec l'Ukraine.

Donald Trump qui a indiqué hier qu'il était très déçu par son homologue ukrainien. Il critique le fait que Zelenski n'avait par exemple pas encore consulté les nouveaux amendements au plan de paix. Alors euh du côté ukrainien, on tente de soigner la relation avec les Américains.

Zelenski s'est expliqué. Il a indiqué qu'il voulait faire le point directement avec Roustem Oumerov en charge des négociations à Miami pour le côté ukrainien. Il craint euh des écoutes clandestines.

Pas question, a-t-il dit d'en parler par téléphone. Il est clair en tout cas, il le reconnaît hein. Ce n'est pas une surprise que la question des territoires pose problèmes.

C'est le point majeur hein de ces discussions. Zelenski qui tente donc de renvoyer en quelque sorte la balle hein. Il se dit prêt déjà à rencontrer Trump lui-même et puis il a indiqué à nos confrères de Bloomberg, il y a une question que moi et tous les Ukrainiens voulons à laquelle nous voulons une réponse.

Si la Russie déclenche à nouveau une guerre, et bien que feront nos partenaires ? La question des garanties de sécurité, elle reste très floue et pour Zelenski, il aimerait que les que les Américains pardon pour que du côté américain les nu bougent, il évoque même un accord séparé pourquoi pas des négociations de paix avec les occidentaux. Alors en attendant, c'est vers les Européens que Zelenski se tourne.

Vous le voyez, il est aujourd'hui à Londres. Il compte également se rendre à Bruxelles ainsi qu'en Italie pour faire face à Poutine et aussi surtout à Trump. Il a bien besoin de ses alliés européens.

Merci beaucoup, on l'aura bien compris. Merci Claire Cambier avec Camille Souot nous envoyé spécial en direct de Kief. C'est dans ce contexte hein, comme s'il fallait encore en rajouter que le fils de Donald Trump, fils aîné Donald Trump junior en rajoute.

Il assure que son père va abandonner l'Ukraine lors du forum de DOA au Qatar hier. Voici ce qu'il répond à la question "Est-ce que votre père va abandonner l'Ukraine ?" Il répond : "Oui, je pense que c'est possible.

Ce qui est bien avec mon père et ce qui le rend unique, c'est qu'on ne sait jamais ce qu'il va faire. le fait qu'il soit imprévisible et cela oblige tout le monde à faire preuve d'un été intellectuelle qui n'a pas été observé depuis bien trop longtemps. Il s'est également lancé hein dans une diatribe contre la corruption à KEF affirmant que l'Ukraine était un pays bien plus corrompu que la Russie avant la guerre et accusant le président Volodimir Zelenski d'être l'un des plus grands spécialistes du marketing de tous les temps.

Xavier, ça n'a pas du tout dans le bon sens pour Kief. Non, on a l'impression que ce que Donald Trump ne peut pas encore dire tout à fait tout haut à la face de l'Ukraine et de Volodimer Zelowski, même si sans si dans le bulloval le 28 février, ça a quand même été assez haut comme reproche, et bien son fils le dit, l'Ukraine est plus corrompue que la Russie et sous-entendu, il le dit d'ailleurs, où va l'argent que nous donnons à l'Ukraine ? Et là, on est vraiment sur sur le thème qui peut faire flancher, varier les opinions publiques.

On sait qu'en Europe, c'est un thème extrêmement sensible. Dès qu'il y a une affaire de corruption en Ukraine et il y en a, il y en a parce qu'il y a des enquêtes en Russie. Il y a pas d'enquête et c'est un pouvoir dictatorial.

Donc les affaires, elles passent sous le boissau, elles sont gérées directement directement entre soi. En Ukraine, elles sont sur la place publique. Il y a une judarisation, il y a une justice qui s'exprime en Russie, ce n'est pas le cas.

Mais euh aux États-Unis, on note quand même que la crainte de la Russie, le fait que la Russie soit l'ennemi euh du peuple américain, c'est partagé par 78 % des Américains. Et le score est encore assez haut de parmi les magas qui pensent à 74 % euh que la Russie est toujours l'ennemi des États-Unis. Donc, on voit une dicotomie entre ce que pense le clan Trump, ce que pense la Maison Blanche et ce que pensent réellement tous les Américains.

Est-ce que c'est étonnable sur le long terme pour Donald Trump ? Lui, en est certain. Euh, on verra.

C'est pour ça aussi qu'il veut aller vite pour pas que ça prenne trop de place dans le discours public aux États-Unis. Arthur Konixberg et en plus sur la corruption, c'est une réalité hein. Et d'ailleurs, on voit bien les scandales qui sont révélés par la presse ukrainienne.

Mais l'Ukraine n'est pas plus corrompue que la Russie. Moins dans classe nationale, beaucoup moins maintenant. eu des progrès beaucoup moins.

Et c'est ce ce thème de la lutte anticorruption, c'est peut-être l'une des priorités fondamentales de la société civile ukrainienne, celle qu'on a vu dans les rues de Kiev en 2004 2005 lors de la la révolution sur le Maidan en 2014 et cette même société civile qu'on a revu dans les rues de Kief et à travers tout le pays cet été lorsque certainement téléguidé par André Yermac le proche de Zelenski qui est parti il y a quelques jours. La l'Assemblée ukrainienne avait voté la suppression des deux entité anticorruption, SAP et Nabou, sur lequel le président Zelinski avait dû revenir contre du coup le vote de sa propre assemblée sous les pressions de la société civile ukrainienne et des jeunes ukrainiens, des très très jeunes ukrainiens qui étaient dans dans les rues d'Ukraine. Le président Zelinski était revenu sur la suppression de ces deux entités.

Ces deux entités qui aujourd'hui enquêtent effectivement sur ces problèmes de de corruption d'une classe politique, militaire et stratégique effectivement d'une partie de cette classe qui est effectivement corrompu. Et ça les Européens ne l'ont jamais caché. Les Ukrainiens ne le cachent pas.

Mais dans les propos du fils de Donald Trump, ce qui devrait hanter les les Européens et les Européens n'ont pour l'instant pas le pas la réponse à ça, c'est que font les Européens si effectivement Donald Trump lâche l'Ukraine ? parce qu'effectivement on en parle depuis son retour à la Maison Blanche le le 26 janvier, mais on ne semble pas avoir progressé d'un cenmè dans cette réponse et et on approche de de ce lâchage, on le voit bien, déclaration après déclaration et lorsqu'on regarde la cohérence des des actions de cette administration américaine sur le dossier ukrainien, on s'approche du lâchage total de l'Ukraine par l'administration américaine. Que feront les Européens ?

Que feront les Européens ? Continueront-ils à la soutenir financièrement ? Doubleront-ils leur soutien financier ou militaire à l'Ukraine ?

Ou eux aussi lâcheront-ils l'Ukraine parce qu'ils ne sont pas capables d'assumer le rôle des États-Unis sur leur propre continent ? Et ça, les Européens n'ont toujours pas répondu à cette question. Et on peut effectivement se moquer des déclarations du du fils de Donald Trump parce que en réalité, il n'a pas de fonction vraiment officielle.

Donc il n'incarne pas peut-être la la diplomatie américaine, mais c'est quelque chose d'assez ancré aujourd'hui dans cette administration et on le sent on le sent venir ce lâchage de l'Ukraine et on ne voit pas des Européens se mettent en ordre de marche capable de faire face à ce à ce lâchage à l'Ukraine et c'est ce qui inquiète beaucoup d'Ukrainiens et aussi beaucoup d'Européens qui suivent ce dossier de très près. Yeah.

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