Jean-Philippe Tanguy : "Toute la France va dans le mur avec les Macronistes !" (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Avec la hausse des prix des carburants, quelles conséquences pour l'État ?
- 0:05OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu a fait une double promesse hier soir : point tous les 10 jours sur les taxes et recettes pour financer les aides. Est-ce que vous êtes satisfait de ce cadre ainsi posé ?
- 0:17RelanceRéponse directe
Est-ce que vous êtes satisfait de ce cadre ainsi posé ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, vous considérez qu'on peut demander un effort à Total ?
- 3:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous, vous voyez des comportements prédateurs ?
- 4:22RelanceRéponse directe
Mais on n'a toujours pas compris ce que proposait, par exemple, le Rassemblement national sur la taxation des super-profits ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueFait
« C'est une succession d'annonces pour gagner du temps et éviter la seule solution, à savoir la baisse massive des taxes, baisse de la TVA, comme le proposent Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« Ils représentent 380 millions d'euros, tout de même. »
- 0:50Invité politiqueChiffre
« Notre mesure, ça coûte entre 12 et 16 milliards d'euros. »
- 1:12Invité politiqueChiffre
« C'est 1% de la dépense publique. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Tous nos voisins, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce, évidemment, ont réussi à faire des plans d'économie importants. »
- 4:33Invité politiqueFait
« C'est Marine Le Pen en 2021 qui la première a qualifié ce qu'étaient les sur-profits, c'est-à-dire des profits qui ne sont pas liés à l'activité de l'entreprise, mais à une crise, à une guerre. »
- 6:52Invité politiqueFait
« Moi, je pense que Marine Le Pen a toujours été innocente. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy70 %
- Présentateur30 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguay. Bonjour M. Le Garde, bonjour Madame. Avec la hausse des prix des carburants, quelles conséquences pour l'État ? Sébastien Lecornu a fait une double promesse hier soir. Le gouvernement fera désormais le point tous les 10 jours sur ce que rapportent les taxes et toutes les recettes supplémentaires, dit-il, serviront à financer les aides annoncées. Est-ce que vous êtes satisfait de ce cadre ainsi posé ? Non, absolument pas.
C'est une succession d'annonces pour gagner du temps et éviter la seule solution, à savoir la baisse massive des taxes, baisse de la TVA, comme le proposent Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce qui compte c'était des résultats, là il dit qu'il y aura des résultats pour les Français, que l'argent servira pour aider. Il n'y aura aucun résultat. Les mesures du gouvernement, vous les connaissez, c'est des mesures très ciblées sur quelques secteurs, tant mieux pour eux, mais ce ne s'est pas suffisant. Ils représentent 380 millions d'euros, tout de même. Oui, mais ce n'est pas beaucoup par rapport à l'immensité des taxes sur le carburant.
De toute façon, notre mesure, ça coûte entre 12 et 16 milliards d'euros. Vous voyez bien la différence. La solution du Rassemblement National, c'est 12 à 16 milliards d'euros. Le gouvernement, c'est rendre 400 millions d'euros au mieux sur la période. On n'est pas du tout dans les mêmes échelles.
Avec seulement 190 millions d'euros de surplus emmagasinés par le gouvernement, on est loin de pouvoir financer 12 à 16 milliards.
Mais si, c'est facile de financer 16 milliards, puisque c'est 1% de la dépense publique. Mais on en revient au problème. La semaine dernière, on a étudié le budget au Parlement. Nous sommes toujours dans cette hausse systématique des dépenses. Et un État impécunieux qui fait comme si l'argent des Français était un puissant fonds.
Vous vous rendez compte, 1%, pardon Jean-Philippe Tanguy, par rapport au budget des armées. Non, mais vous vous rendez compte, 1%, quand on regarde le budget des armées, on arrive péniblement à porter l'effort à 2%, 2,5% du PIB pour les années à venir. 1%, c'est colossal en réalité.
Non, ce n'est pas colossal, M. Jeanne, mais je vois que peut-être a-t-on été habitué par des gouvernements incapables à considérer que 1 600 milliards d'euros de dépenses publiques étaient quelque chose de normal et que de faire 1% d'économies sur cette masse considérable étaient surréalistes. Tous nos voisins, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce, évidemment, ont réussi à faire des plans d'économie importants. La France, Emmanuel Macron et son gouvernement en sont incapables et c'est les Français qui payent. Tous les secteurs sont touchés, toute la consommation est en train d'être paralysée, la croissance est paralysée.
Donc, faute d'être capable de faire ces 16 milliards d'économies, toute la France va dans le mur avec ses jambes.
Sébastien Lecornu a d'autres idées. Il dit par exemple qu'on peut demander à Total un plafonnement des prix à la pompe. Il a demandé ce week-end un plafonnement généreux. Est-ce que vous, vous considérez qu'on peut demander un effort à Total ?
Oui, Total, ils font bien ce qu'ils veulent. Une entreprise, elle n'est pas là pour faire la charité. Donc, M. Lecornu fait exactement, vous vous en souvenez, ce que faisait M. Le Maire. Avant, c'était M. Le Maire, demande à Total, demande à la grande distribution, demande à je ne sais qui de faire la charité. Donc, il ne faut pas demander. Mais on peut toujours demander, mais on n'a pas élu. Enfin, en l'occurrence, M. Lecornu n'a pas élu. Mais un gouvernement n'est pas là pour faire des demandes, faire la charité et tendre la main aux multinationales. Il est là pour prendre des décisions.
Et c'est les décisions d'une majorité, de Françaises et de Français, en l'occurrence, faire des économies pour financer des baisses de taxes. Nous, on est disponible, il n'y a pas de problème, pour échanger avec le Premier ministre et d'autres sur les économies à faire pour financer cette baisse de taxes.
Mais vous avez peut-être noté que le chef de l'État, hier, il a envisagé des décisions depuis l'Arménie. Il dit que les Européens devront répondre en cas de profit pétrolier excessif ou de comportement un peu prédateur, dit-il. Mais, il y a un mais, de son point de vue, il n'y a pas, à ce stade, de producteurs, où que ce soit, qui feraient monter les prix de l'énergie à dessein, volontairement. Est-ce que vous, vous voyez des comportements prédateurs ? Mais non, c'est la façon dont les marchés sont organisés sur le pétrole. Vous reconnaissez au moins que, d'une certaine manière, personne n'y peut rien, à part Donald Trump et les Iraniens.
Personne n'y, on peut y faire quelque chose. Par exemple, il y a les stocks pétroliers. Ça fait deux mois, enfin, depuis le début de la guerre, que je suis en croisade personnel avec le soutien de Marine Le Pen et Jordan Bardella, pour sensibiliser sur les stocks pétroliers qui sont très mal gérés, qui coûtent 650 millions d'euros par an aux consommateurs, aux Françaises et aux Français. Et c'est utilisé par Total et la grande distribution pour faire leur petit cinéma et pas pour l'intérêt des Français. Donc, ce sujet, d'ailleurs, il a été mis sur le côté par le gouvernement immédiatement.
Il faut aussi mettre la question des stocks pétroliers des Français au cœur du sujet pour les utiliser de manière dynamique pour baisser les prix. Mais on peut faire beaucoup de choses. Mais ils ne veulent rien faire parce que soit ils sont dans les mains du marché, soit ils ont besoin de l'argent des Français pour éponger la dette. En tout cas, on n'est pas du tout dans l'intérêt de la défense des consommateurs.
Vous donnez des leçons, Jean-Philippe Tourgui. Mais on n'a toujours pas compris ce que proposait, par exemple, le Rassemblement national sur la taxation des super-profits, puisque Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dit exactement l'inverse la semaine dernière.
Absolument pas. Écoutez, c'est Marine Le Pen qui en 2021... Absolument si. Non, absolument pas. C'est Marine Le Pen en 2021 qui la première a qualifié ce qu'étaient les sur-profits, c'est-à-dire des profits qui ne sont pas liés à l'activité de l'entreprise, mais à une crise, à une guerre, et à proposer une taxation temporaire et particulière. Ce qu'a dit Jordan Bardella, c'est juste que la priorité, c'est avant tout de baisser les taxes. Parce que ce sujet, cette question de la taxation exceptionnelle, prend le dessus sur le fait de baisser les taxes et de baisser le coût du carburant.
Donc c'est juste que Jordan Bardella, il ne s'est pas laissé faire par le commentaire de nos adversaires et en particulier les socialistes, qui font croire qu'on peut proposer une proposition de loi pour s'occuper de ce sujet. Une proposition de loi, c'est au moins un an. Donc le temps qu'on débatte de la proposition de loi, ça veut dire que total, ils ont repris l'argent.
Vous avez raison. Un petit mot de l'actualité politique également, Jean-Philippe Tonguy, puisque dimanche soir sur TF1, Jean-Luc Mélenchon s'était officiellement déclaré candidat à la présidentielle en précisant le RN est mon adversaire principal. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Même pas peur pour 2027 ?
Écoutez, il serait mieux de proposer des choses intéressantes aux Françaises et aux Français. Lui, s'il veut faire une campagne uniquement contre le RN, comme le faisait Emmanuel Macron, comme le font tout le monde d'ailleurs depuis 20 ans, c'est savoir ne proposer rien du tout à part faire la guerre au RN. Je ne trouve pas ça très intéressant. Donc tant plus pour lui. Moi, je retenais surtout que M. Mélenchon avait dit qu'il fallait le remplacer. Et puis finalement, au terme d'une désignation littéralement dans une salle avec quelques pignoufs, bon, il s'est autodésigné. Quelques pignoufs, ça s'appelle des cadres de la France Insoumise en France. Oui, oui, oui, qu'il a autodésigné lui-même.
Donc voilà, écoutez, il nous a traités tous les noms. Donc moi, franchement, quand on se permet de traiter ses adversaires, parce que vous avez eu la gentillesse de ne pas prendre tous les cas littificatifs avec lesquels il a traité Jordan Bardella et Marine Le Pen, cette espèce de petite bande...
C'est vrai qu'il y avait P-Tenniste d'extrême droite aussi dimanche, à votre sujet.
Je pensais qu'on allait passer une bonne matinée. La journée commence bien. Et vous voyez, c'est quand même très choquant ces images. On voit une dizaine des quelques dizaines de personnes nommées par le Soviet suprême qui élit M. Mélenchon. Au terme d'une procédure, on a demandé à l'oral s'il y avait une autre candidature et à l'oral s'il était désigné.
Je pense que là, on est plus proche de Fidel Castro que de Jean Jaurès. Jean-Philippe Tong est une meilleure matinée dimanche, parce que nos confrères de la tribune dimanche disaient qu'en privé, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, pense que Marine Le Pen pourra bien être sur les lignes de départ candidate en 2027. Je précise qu'on attend toujours la décision de la Cour d'appel pour le 7 juillet. Vous partagez cette analyse ?
Moi, je pense que Marine Le Pen a toujours été innocente. Je pense qu'évidemment, son innocence sera reconnue et celle de nos camarades et compagnies. Et vous en avez parlé avec Gérald Darmanin ? Je ne sais pas pourquoi M. Darmanin s'exprime ainsi. Par contre, j'avoue, c'est un peu troublant. Mais écoutez, nous verrons le 7 juillet. En tout cas, évidemment, on pense à Marine Le Pen et à tous nos amis qui sont dans cette triste affaire.
Merci beaucoup, Jean-Philippe Tong. Merci.
Jean-Philippe Tanguy