Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 25 novembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsDéfenseSolidarités & famille

Budget, service militaire, primaire à gauche... Le 8h30 franceinfo d'Olivier Faure

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du retour du service militaire en France et de l'effort de défense face à la menace russe ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Croyez-vous qu'il y a toujours une majorité pour voter ce budget ?

  • 1:28RelanceRéponse directe

    Qui, dans votre camp, bloque ce compromis ?

  • 1:40FerméeRéponse directe

    Pensez-vous à LFI ou RN ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Vous croyez aussi à un compromis sur le budget ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Les députés ont rejeté quasi unanimement le volet recettes du budget. Comment imaginez-vous un consensus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Olivier FaureChiffre
    « 149,3, n'arrive pas à accoucher d'un budget. Ce serait pour moi, évidemment, un échec collectif. »
  • 2:47Olivier FaureFait
    « Il y a bien sûr la suspension de la réforme des retraites, mais pas seulement, nous avons réindexé les pensions de retraite, réindexé les prestations sociales, d'ailleurs les minimas, mais aussi toutes les allocations type allocations familiales. »
  • 3:01PrésentateurChiffre
    « Les députés ont rejeté quasi unanimement le volet recettes. Un seul député a voté pour sur 577. »
  • 3:51PrésentateurFait
    « Ça va dans le bon sens pour vous. Il lance une nouvelle série de consultations. »
  • 5:42Olivier FaureFait
    « Nous sommes le seul pays européen à disposer d'un 49.3. »
  • 7:55Olivier FaureFait
    « Il y a notamment dans la question budgétaire la question de l'augmentation du budget de la défense. »
  • 8:01Olivier FaureFait
    « Je suis favorable à l'idée que les Européens doivent être maîtres de leur destin et ne plus dépendre de Donald Trump. »
  • 12:10Olivier FaureFait
    « D'abord que le SNU a été un fiasco et donc il est logique que le chef de l'État cherche à le transformer. »
  • 13:36InvitéChiffre
    « Ils sont 200 000 militaires d'actifs, 47 000 de réserve et qu'ils ont besoin de troupes. »
  • 15:37Olivier FaureFait
    « Ce qui est sûr, c'est qu'il a raison de soutenir l'Ukraine et d'avoir avec les Britanniques mis en place cette coalition des volontaires. »
  • 15:51Olivier FaureFait
    « Ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine, c'est la sécurité d'un continent et pas simplement l'avenir d'un seul pays. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Présentateur 217 %
  • Invité8 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Olivier Faure. Bonjour Agathe Lambret. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul. Bonjour Agathe. On va vous demander, Olivier Faure, ce que vous pensez du retour du service militaire en France, de l'effort de défense à fournir face à la menace russe. On va parler de votre place à gauche aussi, vous qui vous êtes rendu indispensable sur le budget, ce qui vous vaut des critiques d'ailleurs. Et justement, sur le budget, Sébastien Lecornu veut toujours croire à un compromis, mais il vous met, vous députés, face à vos responsabilités.

0:34
Invité

Il faut que celles et ceux qui veulent avancer arrivent à rompre les ponts et à ne pas se laisser contaminer par les forces politiques qui, elles, promeuvent ce blocage. Nous pouvons y arriver à la condition d'y travailler.

0:48
Présentateur

Est-ce que d'abord, comme Sébastien Lecornu, vous croyez, Olivier Faure, qu'il y a toujours une majorité pour voter ce budget, que vous pouvez y arriver ? Je crois que nous pouvons y arriver, bien sûr. Je crois que nous devons y arriver, parce que ce serait quand même un vrai désastre que de voir un Parlement qui, pour la première fois depuis 67 ans, depuis 58, qui a pour la première fois la possibilité de travailler en liberté, 149,3, n'arrive pas à accoucher d'un budget. Ce serait pour moi, évidemment, un échec collectif. Et je souhaite que nous puissions y arriver, et je pense que nous allons y arriver. Qui, dans votre camp, bloque ce compromis ? Qui ?

Il y a des gens qui veulent faire dérailler le train, qui pensent que seule la destitution, la démission, la dissolution est une solution. Moi, ce que je vous dis, c'est que tout cela n'a absolument... Vous pensez à LFI ou RN ? Je pense à LFI, je pense au RN, je pense à celles et ceux qui considèrent qu'en réalité, il vaut toujours mieux chercher le chaos plutôt que chercher la solution.

Or, je crois que les Français, aujourd'hui, attendent de nous, non pas que nous cherchions à faire justement dérailler le train, mais au contraire, à le mettre sur les rails, à permettre au pays d'avoir un budget à la fin de l'année qui permette, tout simplement, de payer les fonctionnaires, de faire en sorte que les entreprises qui ont besoin de la commande publique puissent planifier leur plan de travail, puissent aussi, tout simplement, pour les associations, se demander comment elles vont être financées. Bref, nous avons besoin de faire avancer le pays et je pense que nous allons y arriver.

2:20
Invité

Donc, quand Emmanuel Macron dit qu'il a bon espoir que les forces parlementaires trouvent un compromis sur le budget, vous lui répondez, vous aussi, vous avez un bon espoir là-dessus.

2:28
Présentateur

Je le souhaite, mais pas à n'importe quelle condition. Mais je regarde ce qui s'est passé sur la loi de financement actuellement, pour que les gens comprennent, parce que c'est très confus, eh bien, il y a deux discussions qui sont des discussions parallèles. Une discussion sur le budget de l'État, une discussion sur le budget de la sécurité sociale. Sur la sécurité sociale, nous avons beaucoup avancé. Il y a bien sûr la suspension de la réforme des retraites, mais pas seulement, nous avons réindexé les pensions de retraite, réindexé les prestations sociales, d'ailleurs les minimas, mais aussi toutes les allocations type allocations familiales.

Ça, on en a beaucoup parlé, mais sur le budget, en revanche, Olivier Faure, les députés ont rejeté quasi unanimement le volet recettes. Un seul député a voté pour sur 577. Donc, ça paraît absurde, presque, aujourd'hui, d'imaginer que vous allez trouver un consensus sur le budget. Personne n'est d'accord. Mais il ne s'agit pas de dire que nous allons trouver un consensus. Il n'y aura pas, à la fin, des gens qui seront totalement heureux de ce budget. Il ne sera ni de droite ni de gauche. Il sera hybride, forcément. Il y aura des sujets sur lesquels les uns auront avancé, les autres sur d'autres sujets, mais nous n'aurons pas ce que nous souhaitons les uns et les autres.

Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée, pour quiconque. Justement, est-ce que la nouvelle méthode, esquissée par Sébastien Lecornu hier, posait cinq thèmes de discussion, notamment les finances publiques, la réforme de l'État ou la défense, et demandait ensuite aux formations politiques de se positionner ? Ça va dans le bon sens pour vous. Il lance une nouvelle série de consultations. Quelle est la position du PS ? Est-ce que vous êtes partant pour participer ? Oui, moi, je suis toujours partant pour le débat, parce que je crois que ce serait une folie que de refuser que le Parlement joue son rôle. Et donc, s'il y a cinq débats comme il les a proposés, j'y participerais.

Je pense qu'il en faudrait d'autres, en réalité. Je pense que, par exemple, sur la question de l'environnement, il y a un sujet qui n'est pas évoqué et qui est un sujet central à un moment où on parle de réchauffement climatique, quand on constate un réchauffement climatique. Je pense que la question des jeunes devrait être aussi mise sur le devant de la scène. Pourquoi ? Parce que nous avons beaucoup parlé des retraites, beaucoup parlé des pensions, beaucoup parlé des abattements que les retraités disposent aujourd'hui. Nous avons parlé de beaucoup de sujets, mais il faut aussi qu'on parle des plus jeunes, de la façon dont ils se logent.

Ce n'est pas les thèmes posés par le Premier ministre ? Est-ce que Sébastien Lecornu veut piéger les députés en mettant ses sujets sur la table et en poussant les partis à se positionner ? Je ne le crois pas. Je pense qu'il est nécessaire de remettre un peu de visibilité, mais ce que je dis, c'est que les sujets qu'il a fixés sont des sujets qui sont des sujets d'intérêt national, mais il y en a d'autres qui sont aussi très importants et qu'il faudrait évoquer. Et je ne voudrais pas qu'on soit uniquement sur le terrain que le Premier ministre a fixé. Je veux que, par exemple, on parle effectivement d'environnement et de jeunesse, pour prendre ces deux exemples-là.

5:18
Invité

Est-ce que vous ne vous êtes pas coincé tout seul en exigeant le non-recours au 49.3, qui vous serait bien utile aujourd'hui pour faire valider les avancées que vous avez fait voter ?

5:26
Présentateur

Utile à quoi ? Utile à contraindre le Parlement ? Mais moi, je ne veux pas être contraint. Je pense que nous avons une responsabilité. Alors, évidemment, à nous d'être suffisamment intelligents pour trouver comment elles s'exercent. Mais je ne suis pas du tout favorable au retour du 49.3. Nous sommes le seul pays européen à disposer d'un 49.3. Pourquoi donc ? Est-ce que ce que les autres pays arrivent à faire, nous n'arriverions pas à le faire ici, en France ? Vous l'assemblée est complètement bloquée. Vous n'en en finissez plus. Vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord ?

Mais je viens de vous montrer que sur le PLFSS, nous avons beaucoup avancé et que nous avons montré qu'on pouvait, effectivement, parce que les majorités que nous trouvons ne sont pas des majorités qui sont simplement liées au seul PS. Nous ne sommes que 69. D'accord, sauf que là,

6:12
Invité

vous avez fait un texte incohérent qui ne satisfait personne et tout le travail des députés, dont le vote, risque de passer à la poubelle, aujourd'hui, au moment où on se parle.

6:19
Présentateur

Qu'est-ce qui va passer à la poubelle ?

6:21
Invité

Tout le travail, si vous n'étiez pas d'accord, notamment avant le 23 décembre.

6:24
Présentateur

Ah mais c'est pour ça qu'on va se mettre, enfin j'espère qu'on se mettra d'accord. Et ce serait, là aussi, une folie que de dire, je reprends l'exemple du PLFSS, où nous avons remis un milliard de plus sur l'hôpital. Si nous n'y arrivions à rien, ce sera des ordonnances. Les ordonnances, ça me conduira à quoi ? Il y a une note du secrétariat général du gouvernement qui date d'un an et qui dit que s'il n'y a pas de possibilité de conclure, ce sera à ce moment-là le projet de loi initial du gouvernement, donc le musée des horreurs, qui sera en fait le sujet de l'ordonnance. Mais quel est le parlementaire qui pourrait choisir sciemment de revenir à une copie que nous avons tous réprouvée ?

Alors pourquoi vous ne vous mettez pas d'accord avec Sébastien Lecornu ? Pourquoi vous n'assumez pas certaines voix à gauche au Parti Socialiste ? Assume. Je vous cite par exemple le socialiste Laurent Baumel dans Le Monde. Il dit qu'il faut un deal entre macronistes, socialistes, écologistes et communistes, un compromis direct, une négociation. Est-ce que vous êtes prêt à assumer ce deal ? Mais ça dépend de ce qu'on appelle deal. Moi, je ne veux pas qu'on crée la moindre confusion. Je suis dans l'opposition. Sébastien Lecornu gouverne. Mais ça ne vous empêche pas de vous mettre d'accord sur des sujets ? Mais ça n'empêche pas de se mettre d'accord sur un budget.

À un moment de dire voilà les conditions par-t-à-dire desquelles on peut avancer. J'en fixe une par exemple. On va parler beaucoup de défense puisque le Premier ministre souhaite qu'on en parle. Et il a raison. Nous devons nous mettre d'accord sur ce que le pays est prêt à faire pour assurer sa propre défense. Il y a notamment dans la question budgétaire la question de l'augmentation du budget de la défense. Je suis favorable à cette augmentation. Je suis favorable à l'idée que les Européens doivent être maîtres de leur destin et ne plus dépendre de Donald Trump. J'y suis parfaitement favorable.

Mais ce que je crois aussi c'est que quand on parle de patriotisme ça ne peut pas être le patriotisme des seules classes moyennes et populaires. Les milliardaires doivent payer. Et donc il faut que dans le débat que nous avons déjà eu il faut lier le fait qu'aujourd'hui nous avons un effort de défense conséquent à opérer et que celles et ceux qui ont les plus grandes fortunes, les plus grands patrimoines y contribuent très largement.

8:31
Invité

Bruno Retailleau qui sera à votre place demain disait dimanche aux Parisiens le PS a mis la main sur le gouvernement alors que la France n'a jamais été autant à droite. Son premier secrétaire c'est le Premier ministre. Olivier Faure décide Sébastien Lecornu lui s'exécute. Est-ce que c'est vrai ? J'aimerais tellement

8:47
Présentateur

que ce soit vrai. C'est absolument faux. La preuve c'est que nous n'avons pas réussi sur la première partie du PLF et ça n'empêche pas qu'il y a des discussions. Vous avez une relation spéciale avec le Premier ministre depuis quelques semaines. Je ne suis pas si elle est spéciale je dis que la relation est fluide c'est-à-dire que quand nous avons besoin de nous appeler nous nous appelons. Est-ce que j'assume le fait de discuter avec le Premier ministre de la France ? La réponse est oui. Est-ce que je pense qu'il est normal même de se parler ?

La réponse est encore oui parce que quand il n'y a pas de majorité et quand il faut faire en sorte que ce pays ne soit pas un pays bloqué et bien il faut qu'il y ait des gens qui acceptent de parler au-delà des frontières classiques et de la vie politique. Vous avez prévenu Sébastien Lecornu qu'il ferait ses annonces hier ? Il m'avait prévenu qu'il parlerait hier. Donc vous échangez avec Sébastien Lecornu en amont de sa stratégie ? Il arrive qu'on se parle régulièrement et qu'on se dise comment nous voulons avancer et ça n'est pas anormal. Enfin imaginez quand même que ce soit la situation inverse et que nous ne parlions pas du tout que tout soit en fait bloqué de notre propre fait.

Nous avons le devoir l'un comme l'autre de faire en sorte que ce pays puisse sortir de toute situation de blocage. Quel est l'intérêt pour quiconque à part pour ceux qui cherchent un chaos qui conduit vers les droits ? On vous entend mais vous n'assumez pas non plus totalement un accord. Bruno Retailleau pour rebondir sur la question de Paul. Je ne veux pas que l'on puisse penser à un seul moment que la droite et la gauche c'est la même chose.

Je pars d'un point de vue qui est le point de vue d'un homme de gauche il part d'un point de vue qui est un point de vue d'homme de droite et parfois nous avons sur le PLFSS par exemple réussi à faire la démonstration qu'à un moment le compromis est possible. Est-ce que vous êtes d'accord

10:21
Invité

pour dire que le pays est de plus en plus à droite qui est la première partie de l'affirmation de Bruno Retailleau et Bruno Retailleau qui sera à votre place demain donc sera à votre place qu'est-ce que vous lui dites ? Quel message poétique vous lui laissez ?

10:30
Présentateur

Mais je suis inquiet pour Bruno Retailleau parce que comment est-ce qu'il compte ? Lui il compte la droite et l'extrême droite ensemble c'est-à-dire qu'il considère que la droite et l'extrême droite c'est la même chose. Il considère que le pays est de plus en plus à droite là-dessus vous n'êtes pas d'accord ? Il considère que la droite et l'extrême droite ça fait un bloc et que c'est un bloc qui s'oppose à la gauche. Moi jusqu'ici je me rappelle que cet homme-là a été chiracien et bien je me rappelle que Jacques Chirac n'avait jamais considéré que la droite et l'extrême droite c'était identique.

Je constate malheureusement je vois bien ce que dit Laurent Wauquiez je vois ce que dit Bruno Retailleau je vois qu'eux-mêmes considèrent désormais que la droite ça va de Gérald Darmanin jusqu'à Sarac Nafaud donc jusqu'à Reconquête jusqu'à Éric Zemmour mais évidemment cette conception-là est une conception dangereuse parce qu'elle opère une fusion progressive d'abord idéologique puis demain électorale entre la droite et l'extrême droite. Olivier Faure dans un instant quelle est la position du Parti Socialiste sur un retour du service militaire ? Avec Olivier Faure premier secrétaire du Parti Socialiste on parle de défense et de retour du service militaire.

11:40
Invité

Exactement le chef de l'Etat confirme ce matin sa volonté de réintroduire un service militaire basé sur le volontariat il le fait chez nos confrères d'RTL.

11:48
Locuteur non identifié

Il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées comment ça marche participent à la réserve que nous avons aussi mis en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées et c'est dans ce contexte-là qu'on prend plusieurs initiatives dont celle de la transformation du service national universel vers une nouvelle forme.

12:06
Invité

Que pensez-vous de cette annonce monsieur le premier secrétaire du Parti Socialiste ?

12:09
Présentateur

D'abord que le SNU a été un fiasco et donc il est logique que le chef de l'Etat cherche à le transformer que le service militaire est un élément de la dissuasion et que en soi ça ne peut pas être reproché simplement quand on a un service militaire volontaire on sait aussi que ce sera contrairement au service d'autrefois qui brassait les populations qui brassait les enfants des villes les enfants des villages de la haute et puis des classes populaires et bien ce ne sera pas le cas ce sera en fait un service militaire qui sera essentiellement proposé à ceux qui sont dans des situations moins enviables sur le plan scolaire.

Si on va au bout de votre logique Olivier Faure qu'est-ce que ça signifie ? Ça signifie qu'il faut aller plus loin Raphaël Glucksmann à votre place hier disait il faut aller encore plus loin et mettre en place un service militaire ou civique obligatoire Vous dites banco ?

Non je ne dis pas banco parce que la réalité c'est que nos armées et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle le service militaire a été supprimé à l'époque de Jacques Chirac c'est parce que nous avons aujourd'hui des militaires qui sont de vrais professionnels et que personne n'imagine demain qu'on partira au combat simplement avec un FAMAS et que celles et ceux qui feront demain leur service militaire ne seront pas appelés à utiliser les engins les plus techniques à piloter des drones ou à piloter des missiles Sauf que l'armée

13:36
Invité

vous répond qu'ils sont 200 000 militaires d'actifs 47 000 de réserve et qu'ils ont besoin de troupes

13:41
Présentateur

Ils ont besoin de troupes Je ne vous ai pas dit que j'étais totalement opposé Je vous dis simplement que ça ne remplit pas complètement sa mission mais c'est un élément de la dissuasion et laisser penser que c'est une nation entière une nation civique justement qui se met au service de sa défense c'est un élément de la dissuasion et à ce titre c'est un élément important dans un moment où nous savons que la dissuasion doit être restaurée pour empêcher demain des conflits si on veut la paix si on veut la paix il faut l'armée Donc Olivier Faure vous ne faites pas partie de ceux qui à gauche se sont offusqués des propos du chef d'état-major des armées qui a estimé au congrès des maires de France que face à la menace russe le pays devait accepter de perdre ses enfants Jean-Luc Mélenchon par exemple a critiqué des préparations guerrières décidées par personne Vous vous êtes vous dites que vous êtes lucide il y a une menace et il faut Il y a une menace après est-ce que le chef d'état-major des armées a eu la bonne expression je ne serai plus mesurée je pense que ce n'est pas utile d'aller devant des maires et leur expliquer des maires MAI-RES mais qui vont voir des maires de famille aussi et leur dire que demain leurs enfants vont être appelés à mourir sur le champ de bataille ce n'est pas tout à fait le cas nous sommes en paix nous devons le rester et il faut se féliciter du fait que ces jours-ci la diplomatie retrouve aussi ses droits même si c'est imparfait même si on est très loin du but même si le plan de Donald Trump en Ukraine est un plan qui est un plan de reddition plus qu'un plan de paix la réalité c'est qu'à nouveau on se parle et on se parle de paix et ça c'est un point positif à propos du plan de Donald Trump les Européens essayent de le convaincre d'aller vers un plan qui serait plus favorable à l'Ukraine vous vous opposez beaucoup à Emmanuel Macron vous le critiquez mais sur ce sujet sur le sujet du soutien à l'Ukraine est-ce que le président est-à-la hauteur et à travers lui est-ce que la France est-à-la hauteur selon vous ?

ce qui est sûr c'est qu'il a raison de soutenir l'Ukraine et d'avoir avec les britanniques mis en place cette coalition des volontaires ce que chacun a peut-être négligé c'est que ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine c'est la sécurité d'un continent et pas simplement l'avenir d'un seul pays et la résistance ukrainienne aujourd'hui c'est la résistance de l'Europe entière

16:00
Invité

on passe à l'union des gauches au pluriel les socialistes les écologistes les anciens insoumis se sont mis d'accord sur le principe d'une primaire à l'automne 2026 Raphaël Guzman était notre invité hier

16:11
Présentateur

les partisans de cette primaire ne vous donnent même pas le même périmètre quand j'écoute certains j'entends que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise sont invités à cette primaire par ailleurs je vais vous dire à l'automne 2026 Jordan Bardella ou Marine Le Pen seront en campagne et parleront aux français et nous on parlera

16:32
Invité

entre nous Raphaël Guzman nous répondons merci pour la primaire comment allez-vous essayer de le convaincre ce matin ?

16:38
Présentateur

tout simplement je suis un démocrate et je vois qu'à ce stade personne ne s'impose ni à gauche ni à droite et que le risque que nous prenons toutes et tous c'est de voir l'extrême droite arriver au pouvoir quel meilleur moyen quel meilleur tremplin que d'avoir l'onction du suffrage universel d'avoir des millions de gens qui se déplacent et qui vous choisissent pour être l'incarnation de leur projet de ce qu'ils pensent le plus souhaitable pour le pays il y a quand même Raphaël Guzman et Jean-Luc Mélenchon qui dépassent les 10% dans les intentions de vote pour la présidentielle et vous d'autres personnes qui sont entre 2 et 5% donc il y a quand même des gens qui se distinguent entre 5 et 7 mais peu importe pour vous oui mais vous c'est plutôt 5 et 7 je n'ai jamais dit que j'étais candidat donc en fait c'est pas la question la question c'est est-ce qu'à un moment on pense qu'on doit chercher la victoire et chercher à rassembler avec qui veut-on gouverner moi je ne sais pas comment on fait pour expliquer qu'on veut s'imposer enfin il faut en finir avec cette forme jupitérienne du pouvoir il faut qu'on arrête et que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann que chacun comprenne que les français en ont assez soupé des gens qui se prennent pour l'homme ou la femme providentielle Raphaël Glucksmann il se prend pour Jupiter et pour l'homme providentiel non je dis simplement c'est ce que vous venez de dire non je dis que les français n'en peuvent plus et qu'ils ne veulent pas des gens qui viennent et qui disent c'est parce que c'est moi donc c'est pas parce que c'est moi c'est parce qu'à un moment on est choisi et ce que je ne comprends pas c'est quand Raphaël Glucksmann explique très tranquillement qu'il ne vient pas parce que la primaire peut un jour être une primaire avec Jean-Luc Mélenchon mais Jean-Luc Mélenchon il nous a déjà dit qu'il irait à l'élection présidentielle et que jusqu'ici Raphaël Glucksmann avait dit je ne viens pas parce que je ne veux pas être amené éventuellement à soutenir Jean-Luc Mélenchon Donc il est de mauvaise foi pour vous Raphaël Glucksmann ?

Mais sur ce plan-là il l'est parce qu'en réalité il sait très bien que Jean-Luc Mélenchon ne sera pas dans cette primaire cette primaire elle mettra en concurrence des gens qui viennent du parti socialiste des écologistes j'espère des communistes Mais Marine Tondelier appelle Jean-Luc Mélenchon à participer Mais il ne viendra pas il faut acter le fait à un moment que Jean-Luc Mélenchon est en campagne qu'il va utiliser les élections municipales pour être en campagne dans toute la France et que de toute façon il ne sera jamais le candidat de ce Front Populaire 2027 que nous essayons de mettre en place

18:59
Invité

Et il a déjà commencé dimanche au Bervillier avec son galo d'essai sur les municipales Pourquoi M. Fort pourquoi êtes-vous capable de tous vous réunir à Marseille pour la marche blanche contre le narcotrafic et incapable de vous unir pour votre camp de la gauche et pour la France ?

19:11
Présentateur

Pourquoi vous êtes incapable de vous unir ?

Mais Paul Leroturou je viens de vous dire exactement le contraire je viens de vous dire que moi j'y suis prêt je pense qu'à un moment Vous ne pouvez pas être tout seul et vous voyez bien que vous n'êtes pas prêt Oui mais enfin il faut bien qu'il y en ait un qui commence donc je vous dis que je pense que nous avons un intérêt évident parce que qui pourra se regarder dans un miroir lorsqu'il se sera rendu coupable involontairement bien sûr mais enfin quand même puisqu'on le sait ce ne sera pas complètement involontaire on ne sera pas au second tour et on laissera Jordan Bardella l'emporter au deuxième Est-ce que quelqu'un pourra un jour ensuite se regarder dans un miroir en se disant c'était normal parce qu'il fallait que ce soit moi ou personne mais moi ou personne ça ne donne personne Voilà c'est ça le problème Olivier Faure vous évoquiez les municipales contrairement aux dernières municipales LFI cette fois compte investir des candidats dans plus de 500 communes notamment dans vos villes LFI qui prétend que vous ne pourrez pas gagner sans ce parti est-ce que vous pourrez gagner l'emporter sans les insoumis Mais voyez bien que c'est tout le problème de la France insoumise c'est qu'on se demande parfois quel est leur objectif J'ai lu Sophia Chikirou dans Le Parisien expliquer que son objectif c'est de battre un socialiste A Paris notamment A Paris Mais enfin le problème c'est que je vois qu'ils veulent battre un écologiste à Bordeaux à Grenoble etc tout ça relève quand même d'une forme d'imposture en fait moi je ne sais pas je serais tout simplement parce que quand on est de gauche en fait on devrait se battre pour arriver à faire basculer des villes de droite à gauche pas faire tomber des villes de gauche vers la droite parce que c'est en fait ce qui va se produire si leur seule intention est d'aller chercher en fait à battre socialistes écologistes communistes et donc la question que je leur pose c'est de savoir quel est leur objectif dans la vie c'est être les idiots utiles de la droite ou est-ce qu'ils sont prêts à être au contraire les renforts de la gauche et donc à permettre à la gauche de continuer à gouverner parce que quand une ville est gouvernée à gauche et bien ça veut dire que vous avez parfois les transports gratuits la cantine gratuite vous avez la possibilité d'avoir du logement social qui est construit d'avoir toute une série de politiques publiques qui favorisent notamment la classe populaire

21:30
Invité

8h56 sur France Info c'est l'heure j'espère que vous l'attendez tous de la question à retrouver sur nos réseaux sociaux aujourd'hui la question qui ambitionne monsieur Fort vous avez échoué à être nommé premier ministre c'est pas votre faute c'est le président qui ne vous a pas choisi vous laissez dire aujourd'hui que vous songez à l'élection présidentielle on vient de parler de la primaire quel est votre calendrier avez-vous une deadline à quel moment déciderez-vous si vous serez oui ou non candidat pour 2027

21:54
Présentateur

je n'en sais strictement rien ce que je sais c'est que le moment venu il faudra se poser la question de celui ou celle qui est le plus en mesure de l'emporter et je souhaite que ce soit mais c'est pas la langue de bois mais si mais non en fait la réalité c'est que moi je suis de ceux qui pensent qu'ils n'ont pas à se mettre systématiquement en avant considérer que c'est eux ou personne parce que tout ça ça conduit à ce bal des égaux qui est insupportable qui rend en fait la vie politique totalement toxique alors que moi j'aimerais au contraire qu'à un moment on se pose des questions simples qu'est-ce que je propose pourquoi je me mets en avant et à un moment comment est-ce que je fais pour que le choix le tri s'opère de manière démocratique c'est la raison pour laquelle je plaide pour une primaire est-ce que vous avez le temps de vous poser ces questions Olivier Faure parce que vous en l'état donc vous êtes donné plutôt autour de 5% dans les sondages quand vous voyez qu'un dernier sondage Odoxa par exemple donne Jordan Bardella élu président quel que soit son adversaire au second tour est-ce que vous ne vous dites pas que vous n'avez pas compris que vous ne vous posez pas les bonnes questions à gauche qu'est-ce que vous attendez ?

c'est très exactement ce que je viens de vous dire c'est quand je vois ce sondage Odoxa et je vois que en fait même Jean-Luc Mélenchon perdrait à 70% contre 76% contre 24 74 contre 26 74 contre 26 bon ben en fait enfin même il faut s'interroger sur cette question-là parce que ça veut dire que quelle est la légitimité qu'on est prêt à accorder à Jordan Bardella qui serait éventuellement élu président de la République il faut se représenter ce que serait le tsunami de cette élection si elle se faisait dans des proportions telles qu'on pourrait donner le sentiment qu'il a en fait carte blanche pour faire tout ce qu'il souhaite et donc c'est pour la raison pour laquelle nous devons opérer un barrage qui soit le plus efficace possible et faire en sorte que le moment venu nous choisissions celui ou celle qui est en mesure de battre Jordan Bardella au second tour ça n'est pas rien mais il faut se poser cette question pour le premier et pour le second tour merci beaucoup Olivier Faure d'avoir répondu aux questions de France Info merci Paul on se retrouve demain merci à tous les deux