Intervention de Michel Barnier : ce qu'il faut retenir - C dans l'air - 04/10/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quand même, hier, M.Barnier a donné des détails sur cette fameuse taxe sur les plus fortunés.
- 3:30OuverteRéponse partielle
Si la consultation chez le médecin est moins bien remboursée...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30M.BarnierPromesse
« Nous allons prendre en compte les engagements qui ont été pris. »
- 1:30M.BarnierChiffre
« Il s'agit de 65 000 personnes qui vont payer un impôt évalué à plus de 2 milliards d'euros. »
- 2:30M.BarnierPromesse
« Sur l'immigration, il y aura des mesures rigoureuses pour la maîtriser, mieux contrôler les frontières européennes et nos propres frontières. »
- 3:30C.CornudetChiffre
« On parle là de très hauts revenus, qui ont des taux marginaux d'imposition. Quand les revenus augmentent, la part des revenus taxés est déjà très importante, de l'ordre de 70 à 75 %. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les grands axes de sa politique. On revient sur les moments forts. - M.Barnier en terrain familier, au Salon de l'élevage, ce matin.
Tapes sur l'épaule, poignées de main, photos...
Pour l'ancien ministre de l'Agriculture de F.Fillon, qui a pris du galon, une visite qui se conclut par une promesse: que les agriculteurs seront écoutés. - M.Barnier: Il y a eu des mouvements, de la protestation, de la colère, des souffrances qui ont été exprimées par le monde agricole au début de l'année.
Je ne les ai pas oubliées, même si je n'étais pas en fonction. Je ne suis là que depuis 30 jours et les ministres depuis 10 jours. Nous allons prendre en compte les engagements qui ont été pris. - Des engagements qu'il va falloir financer, alors que M.Barnier continue de marteler qu'il faut serrer la vis avec des hausses d'impôts pour les plus riches, et tant pis si ça ne plaît pas à ses alliés macronistes, comme G.Darmanin. - M.Barnier: On verra bien, au Parlement, s'il a de bonnes idées pour réduire la dette dans les mêmes proportions.
Cet effort est justifié. Je le demande sans que ça me fasse plaisir. Je préfère être impopulaire qu'irresponsable. - Une hypocrisie généralisée, dénonce LFI ce matin. - M.Panot: Les 500 plus grandes fortunes de France ont doublé leur fortune depuis 2017.
Les dividendes du CAC 40 ont doublé depuis 2017. Et là, on leur dit qu'on va leur prendre un petit peu mais que c'est temporaire. - Un Premier ministre qui compte bien garder la main sur les dossiers, notamment celui de l'immigration.
Une mise au point supplémentaire après les déclarations controversées de B.Retailleau sur l'Etat de droit. - M.Barnier: Sur l'immigration, il y aura des mesures rigoureuses pour la maîtriser, mieux contrôler les frontières européennes et nos propres frontières. - Des propos auxquels souscrit le RN, presque mot pour mot. - S.Chenu: Il y a les frontières extérieures et la nécessité de reprendre la main sur les frontières intérieures.
L'Allemagne le fait de façon provisoire, mais c'est ce que nous portons depuis longtemps. - Le gouvernement sous surveillance du RN? Une hypothèse balayée ce matin par le nouveau ministre des Transports. - F.Durovray: Nous sommes sur la surveillance des Français, dans une situation de crise économique, sociale et démocratique. - Comment trouver l'équilibre pour rester audible?
Après des semaines de tergiversations, le test grandeur nature a commencé pour M.Barnier. - A.de Tarlé: Question.
Quand même, hier, M.Barnier a donné des détails sur cette fameuse taxe sur les plus fortunés. Il s'agit de 65 000 personnes qui vont payer un impôt évalué à plus de 2 milliards d'euros.
Si on fait la division, ça fait 40 000 euros par contribuable. - N.Bouzou: C'est un impôt créé par F.Fillon, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.
D'ailleurs, c'est une contribution exceptionnelle qui a été créée en 2011 et qui n'a jamais été supprimée. Le Premier ministre envisage de l'augmenter. C'est une espèce de super-impôt sur le revenu, avec une 1re tranche pour les célibataires au-delà de 250 000 euros et, pour les couples, au-delà de 500 000 euros.
Ca peut aller jusqu'à 5 %. C'est cet impôt qu'il s'agirait d'augmenter, avec quand même une limite, à mon avis: le Conseil constitutionnel. On parle là de très hauts revenus, qui ont des taux marginaux d'imposition.
Quand les revenus augmentent, la part des revenus taxés est déjà très importante, de l'ordre de 70 à 75 %, si on met bout à bout tous les impôts. 75 %, c'est la limite que le Conseil constitutionnel avait pointé du doigt sous le quinquennat de F.Hollande.
On disait qu'au-delà de 75 %, ce n'était pas constitutionnel, c'était confiscatoire. Je pense que tout ça rapportera très peu d'argent. - A.de Tarlé: En tout cas, pour l'opinion, c'est très populaire. 77 % des Français sont favorables à taxer les Français les plus fortunés. - C.Cornudet: Il n'y a pas que les retraités qui sont touchés.
Beaucoup de catégories vont l'être. On ne connaît que le début des efforts qui seront demandés. Ils ont commencé en annonçant les impôts sur les plus riches et les grandes entreprises.
Ensuite, dans les économies, sur les retraités. Mais il y aura aussi les fonctionnaires. M.Barnier veut réduire leur nombre.
Il va y avoir les apprentis: l'aide à l'apprentissage va diminuer. Pour les entreprises, il va y avoir un moindre remboursement des congés maladie, des consultations...
Et c'est seulement ce que l'on sait. Il reste une semaine avant que le budget ne soit présenté, sans parler du budget de la Sécu. Ca va être très large.
Les gens qui seront mis à contribution pour cet effort de 60 milliards d'euros...
M.Barnier se contente de dire qu'on ne va pas toucher aux classes moyennes et aux gens en difficulté. - A.de Tarlé: Si la consultation chez le médecin est moins bien remboursée... - C.Cornudet: On passerait de 70 à 60 %.
Les entreprises vont plus être mises à contribution. Mais le choix qui est fait, c'est de commencer par les plus riches et les retraités, avant de répartir l'effort sur le plus grand nombre possible sans fragiliser les plus fragiles. Ca a un problème politique.
Ca peut allumer une multitude de petits incendies qui seront difficiles à éteindre. - A.de Tarlé: Avec cette taxe sur les plus fortunés, M.Barnier réjouit jusque sur les bancs de la gauche.
Ecoutez la réaction de C.Delga, la présidente PS de la région Occitanie. - C.Delga: C'est savoureux de voir que la droite et les macronistes avaient refusé la taxation des superprofits ou des plus riches et que, maintenant, il y a un ralliement à cette proposition qui était portée par les parlementaires socialistes. - J.Wittenberg: C'est vrai que M.Barnier n'est pas là où on l'attend.
On l'a tellement présenté comme un Premier ministre de droite à l'ancienne, sous le contrôle et au bon vouloir du RN, qui peut décider à tout moment de le censurer...
Il donne très clairement des gages à gauche. Il y a non seulement cette taxation des plus riches, mais aussi la revalorisation du Smic dès le 1er novembre, la suspension de l'assurance-chômage, qui sera peut-être même un enterrement définitif de cette loi...
Il y a une discussion possible sur la réforme des retraites. Il y a aussi le style qui marque, chez M.Barnier, cette façon presque tranquille de recadrer un peu les uns et les autres.
Il faut rester prudent, mais cela semble pouvoir séduire une partie de l'électorat, même à gauche, dans une gauche modérée qui a besoin de calme et d'apaisement. Après ces mois d'agitation politique, qui ont finalement commencé aux élections européennes en juin...
Depuis, on est dans une espèce de tambour de machine à laver. Là, il arrive, il lance des petites piques. Certains le trouvent désuet, pourquoi pas...
Il donne une impression de stabilité, de calme, d'expérience et de maturité après 8 ans de jeunesse. On parle de G.Attal, mais ça fait depuis 2017 qu'on a le président le plus jeune de la Ve République.
Là, on passe dans complètement autre chose.
Michel Barnier