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interviewVal de Loire TV· 21 mai 2026 5 min

CHARLES FOURNIER / L'Etat attaqué pour son inaction face aux PFAS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'inaction de l'État face au PIFA s'est attaquée en justice. Trois associations ont décidé de judiciariser leur combat contre l'État qui ne fait pas assez selon elle pour lutter contre les polluants éternelles. Il ont des questions avec notre invité Charles Fournier, député d'André Loire.

Bonjour, bienvenue à vous. Bonsoir. Bonsoir.

Euh avant de commencer, je me permets Charles Fournier cette question. Comment allez-vous ? Puisque j'explique à nos téléspectateurs, hein, vous avez été victime d'un d'un AVC il y a il y a quelques semaines.

Vous reprenez en ce moment votre activité après un arrêt prolongé ? Ben, je suis passé pas loin, il faut il faut le dire. C'est deux AVC par un seul qui m'a conduit quand même dans une situation assez difficile, mais je reprends assez vite.

J'ai pas de conséquence, en tout cas pas de pas de séquel et et ça va plutôt bien. J'ai encore beaucoup de fatigue mais globalement je ça va très bien. Dans différentes interviews, vous avez pu dire que le le problème de l'arrêt maladie du député avec son supplément dans ce cas précis bah a été compliqué en fait.

Ben oui, parce que le député disparaît totalement et il n'y a personne pour le remplacer. Et donc ce que je mettais en avant, c'est que la suppéante remplaçante pouvait prendre en considération un certain nombre de missions et malheureusement cétait pas autorisé et ça pose vraiment un problème. Ça pose un problème parce que pendant mon absence et elle est pas trop longue mais les électeurs électriques sont pas représentés.

Ouais. On le disait tout à l'heure en sommaire et juste avant que vous n'arriviez l'inaction de l'État face aux polluances éternelles a été attaqué en justice. On l'apprend aujourd'hui.

Vous faites partie de ces députés lanceurs d'alerte hein sur les questions d'épiface. que doit faire l'état concrètement là très concrètement déjà il devrait appliquer la loi, il devrait mettre en œuvre la loi puisque le premier ministre a reculé le principe de pollueur payeur qui était prévu dans le texte, c'est un de mes collègues qui avait porté cette loi Nicolas Thierry et ils ont affaibli, ils ont sans arrêt cédé devant les lobbyes. C'est quand même un gros problème.

Par ailleurs, on a pu découvrir que récemment un des polluants éternels, le TFA, celui qu'on trouve dans dans l'agriculture, dans les dans les produits agricoles, et ben ce TFA n'est pas fait pas partie des 20 piphases qui sont testés dans la norme et donc l'État devrait pousser ce sujet. Il nous avait renvoyé à l'Europe en disant c'est l'Europe qui fera qui fixera la règle et malheureusement l'Europe ne fixe pas la règle et l'État français non plus. Donc c'est une bonne nouvelle pour vous cette action menée par ces trois associations.

Ben oui, il faut il faut pousser l'État dans ses retraits. Il faut qu'il soit à hauteur. D'ailleurs, ce qui est le le ce qui est quand même assez drôle, c'est que l'État dit bah finalement, regardez, on fait plein de choses, on fait la loi, mais la loi c'est pas eux, c'est nous qui la faisons la loi.

Je vrais le rappeler et c'est à ce prix-là qu'on a pu avancer sur le sujet et malheureusement, il y a des freins et les freins c'est du côté de l'État. Et puis si on vous a fait venir en plateau c'est aussi pour évoquer avec nous l'information locale, les télévisions locales, des TV qui sont toujours en recherche d'un modèle économique pérenne dans différents territoires comme dans le nord ou le sud-ouest certaines ont disparu. Je pense à Wo dans le nord les radios associatives elles aussi cherchent leur modèle.

Valde de Loire TV est soumis elle aussi une certaine pression avec des baisses, des montants, des contrats d'objectif et de moyens. On assure une mission pourtant d'intérêt général. En tant que député, comment est que pouvez-vous faire pour lutter contre un désert médiatique qui pourrait gagner notre territoire ?

Ben, je pense qu'il y a il y a a il y a deux sujets. D'abord, il y a d'un côté les baisses au au aux collectivités qui ont une répercussion sur votre modèle économique. Je je je je crois qu'il faut non pas que ça soit une exception, mais qu'il y ait une règle de financement par les collectivités ou par l'État, mais en tout cas une règle permanente de financement.

Le deuxième élément, c'est qu'il faut lutter contre la concentration euh des médias. Et c'est ce que nous avons tenté de faire au niveau national. Ça vous concerne pas directement, mais quand on voit cette concentration, on voit finalement que vous vous êtes le bout le le la 5e roue du carross et que ça pose un problème sérieux.

Moi, je crois qu'on a besoin de pluralisme, on a besoin de cette information locale et donc il faut un soutenir ce modèle économique de manière organisée et pas que vous dépendiez de la publicité, de telle ou telle euh bonne volonté, de telle ou telle collectivité. L'ARCOM a lancé une consultation publique sur la reconnaissance de la mission d'intérêt général des chaînes locales. Une telle reconnaissance obligerait les chaînes locales et les distributeurs plutôt les TV connectés, les plateformes à reprendre nos contenus, ce qui nous offrirait plus de visibilité.

Vous y êtes favorable ? Bien sûr, j'y suis favorable. L'intérê général, je crois que vous avez en plus une concurrence assez forte avec le numérique qui se qui se développe de manière très très forte qui va capter toutes les recettes publicitaires au détriment de des médias classiques.

Et donc, il faut, je pense, protéger ce modèle. C'est extrêmement important dans notre pays et votre rôle est un rôle d'intérêt général et il faut le reconnaître. Merci beaucoup Charles Fournier d'avoir répondu à nos questions.

Merci. Yeah.