Sécurité sociale : un budget d'austérité ? | Parlement Hebdo - 07/11/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Le budget de la Sécurité sociale est-il un budget d'austérité ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La surtaxe sur les mutuelles est-elle une mesure juste ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le dégel des pensions de retraite est-il équilibré ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Faut-il supprimer les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment financer la suspension de la réforme des retraites ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La suspension de Shein est-elle une bonne réaction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Philippe VigierFait
« La maîtrise d'économie est un devoir de justice sociale. Nécessaire pour que notre système demeure juste. »
- 3:30Ian BrossatFait
« C'est prendre aux pauvres pour donner aux plus riches. »
- 4:30Ian BrossatFait
« La surtaxe sur les mutuelles fait l'unanimité contre elle. »
- 5:30Philippe VigierChiffre
« Vous voulez récupérer 1 milliard d'euros sur le dos des assurés. »
- 6:30Ian BrossatFait
« Nous demandons la suppression de cette nouvelle injustice sociale. »
- 7:30Philippe VigierChiffre
« Le Gouvernement a prévu de mettre 1 milliard de plus à répartir entre les hôpitaux. »
- 8:30Ian BrossatChiffre
« On a parlé des 211 milliards d'aides d'euros aux entreprises, parmi elles, il y a 80 milliards d'euros d'exonération. »
- 9:30Philippe VigierChiffre
« Les mutuelles ont augmenté leurs tarifs de 20 % en quatre ans. »
- 12:30Philippe VigierFait
« Le prix d'une mutuelle pour une personne de plus de 75 ans en France est très élevé. »
- 13:30Ian BrossatChiffre
« 4 milliards d'euros au profit des entreprises chaque année. »
- 14:30Philippe VigierFait
« Le Gouvernement a lancé une procédure de suspension du site Internet de Shein. »
- 15:30Ian BrossatFait
« Le Gouvernement a beaucoup tardé avant de réagir. »
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Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de "Parlement hebdo". - Comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
Aujourd'hui nous accueillons Philippe Vigier, député d'Eure-et-Loir. Face à vous, Ian Brossat, sénateur communiste de Paris. - Vous débatterez du budget de la Sécurité sociale.
Le Gouvernement prévoit des économies tout en demandant des efforts aux Français. Le scandale touche la plateforme chinoise de commerce en ligne Shein. Le Gouvernement a lancé une procédure de suspension du site Internet de Shein après la mise en vente de poupées à caractère pédopornographique. - Le budget de la sécurité sociale à une. - Un anniversaire sous le signe du déficit.
La sécurité sociale fête ses 80 ans mais le trou se creuse. Pour le contenir à 17 milliards l'an prochain, le Gouvernement prévoit un vaste plan d'économie. - La maîtrise d'économie est un devoir de justice sociale.
Nécessaire pour que notre système demeure juste. - C'est prendre aux pauvres pour donner aux plus riches. - La surtaxe sur les mutuelles fait l'unanimité contre elle.
Les députés le supprimaient. - Ce n'est rien d'autre qu'un impôt déguisé. Vous voulez récupérer 1 milliard d'euros sur le dos des assurés. - Il y a d'autres solutions.
Ne remettons pas en cause notre modèle universaliste d'aide aux soins. - Nous demandons la suppression de cette nouvelle injustice sociale. - Pour le PS, le diable est surtout dans le budget de la Sécurité sociale dans le budget de l'Etat.
Il réclame au Gouvernement la suppression d'autres mesures. - Etes-vous prêts à accompagner le fait d'aller chercher des recettes pour préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens et retirer toutes les mesures que vous connaissez, le dédoublement des franchises... - Sébastien Lecornu a déjà annoncé au gel des pensions de retraite et des minima sociaux.
Le Gouvernement fait aussi un geste sur l'hôpital. - Le Gouvernement a prévu de mettre 1 milliard de plus à répartir entre les hôpitaux et médicaux France santé. - Cela permettra-t-il le vote d'un budget par le Parlement ? - On voit qu'il y a eu beaucoup de concessions faites par le Gouvernement et on demande beaucoup d'efforts français dans ce budget.
Est-ce que ce stade est équilibré pour vous ? - Le budget de la Sécurité sociale, c'est 700 milliards d'euros. Supérieur de l'Etat.
Avec des dépenses notamment qui dépendent de l'assurance-maladie qui se passait à 260 milliards. Il y a de l'argent lié, là où il y a un vrai sujet, c'est quand est-ce qu'on fera une véritable réforme structurelle de la Sécurité sociale ? - Donc il est pas équilibré ? - Il y a un déficit de 23 milliards.
Est-ce qu'on peut continuer à vivre comme ça ? Il y a une dette sociale, elle est de plus de 140 milliards. De même un organisme qui paye tous les jours des prestations et qui est déjà au maximum de l'endettement.
On doit trouver des mesures. C'est un budget qu'il va falloir faire de la manière la plus équilibrée possible pour ensuite faire une réforme structurale ou, nous allons dans un mur. - On doit diminuer le déficit de la Sécurité sociale, donc peut-être diminuer les dépenses sur la santé.
Et en même temps, le Gouvernement fait des concessions à gauche, le dégel des pensions de retraite... - Dans sa version initiale, le projet de loi de finances de la Sécurité sociale est un budget de finition pour les plus modestes, pour les trois quarts et pour les malades.
Le ministre de la Santé, explique qu'elle est favorable au dédoublement des franchises fiscales car ça va déculpabiliser les malades. Les malades sont responsables de rien. La Sécurité sociale a été conçu pour faire en sorte qu'on puisse être soigné quelque soit le revenu.
Je souhaite maintenir notre modèle social, on doit se poser la question de quelle recette doit chercher chaque année 80 milliards d'euros d'exonération des cotisations sociales au profit des entreprises. On a parlé des 211 milliards d'aides d'euros aux entreprises, parmi elles, il y a 80 milliards d'euros d'exonération. Est-ce qu'il faut pas regarder à ce niveau-là ?
Par contre, je le dis clairement, nous nous opposerons à tous ce qui, d'une manière ou d'une autre, conduit à taper sur le dos des malades et des plus modèle. Ca, dans une période de crise sociale, ce n'est pas acceptable. - Ian Brossat dit que c'est une punition pour les malades.
Qu'est-ce que vous dîtes ? - C'est les parlementaires qui ont la main. Tout le monde amende, c'est facile.
Et à la fin, regardez ce qui se passe. Ca, c'est terminé. Maintenant, il y a des tableaux et on sait parfaitement où on en est par rapport au projet de budget initial.
Sur les retraites, notre groupe a proposé l'indexation pour les retraites plus modestes. C'est un geste important. Là où nous avons des désaccords, c'est que nous estimons qu'il faut repenser le système de soins.
Par exemple, les mutuelles ont augmenté leurs tarifs de 20 % en quatre ans. Le prix d'une mutuelle pour une personne de plus de 75 ans en France est très élevé. Et les affections de longue durée, ça représente 80 % des dépenses de santé.
Et même si vous en avez, vous avez quand même une mutuelle. Là, il y a 3 milliards d'économies faits par les mutuelles. Je ne peux pas laisser passer cela.
D'ailleurs, les aides aux entreprises, qui sont pour les rendre compétitifs, car nous ne sommes pas dans un monde fermé, on va les diminuer de 3 milliards. - Le doublement des franchises médicales ? - Ca a été supprimé par l'assemblée.
J'ai proposé quelque chose qui pourrait vous séduire, c'était plus on en a, des franchises proportionnelles, plus on doit participer aux soins. - Je ne suis pas pour. La question qui se pose c'est la question de la répartition des richesses.
Est-ce qu'on se bat pour faire en sorte d'avoir plus de justice fiscale et sociale de notre pays ? On est sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale mais voir une majorité députée balayer la taxe Zucman, soutenu par une majorité des Français, c'est-à-dire l'idée d'aller chercher des ressources du côté des 1800 foyers qui détiennent un patrimoine le plus élevé. Pour répartir plus justement les richesses on a l'impôt sur le revenu.
Je ne suis pas favorable au principe de demander des plus malades car ils sont malades. Ce n'est pas juste. Le fondement même de la Sécurité sociale par la cotisation sociale permet de prélever pour financer la sécurité sociale.
C'est comme ça qu'elle doit être financiée. Finances en fonction de son revenu. - Il y a un sujet qui s'impose à nous.
Par rapport à la fondation de la Sécurité sociale, le nombre d'actifs par rapport au nombre de retraités a diminué. C'est mathématique. Le gâteau, il faut le diviser par plus de personnes qui le concernent.
Pour les affections de longue durée, 350 000 personnes en plus chaque année. Personne ne sort des affections de longue durée. Si vous avez un infarctus, c'est normal que vous soyez guéri mais il n'y a pas de raison que ce soit pris à 100 %.
Vous dîtes que plus on a, plus on doit participer. C'est pour ça que sur les franchises, je trouve ça normal que celui qui a beaucoup plus puisse participer. Je suis professionnel de santé, je sais de quoi je parle. - Vous êtes pour taxer les maladies de longue durée ? - Je n'ai pas dit ça du tout. - On les taxe ou pas ? - Pas du tout.
Les affections de longue durée, c'est 80 % des dépenses de l'assurance-maladie. Il y a 14 millions de Français qui sont en affections de longue durée. - On les rembourse ? - Je n'ai pas dit cela.
De m'emmener pas sur un chemin où on ne peut pas aller. Je dis juste qu'il a 350 000 nouveaux qui rentrent et personne n'en sort. C'est une spirale infernale dans laquelle nous sommes.
Après, il y a les complémentaires. Comme vous le savez, ce qui remboursés par l'assurance-maladie et par les mutuelles, il y a des croisements de remboursement. Personne ne comprend plus rien.
Il faut dire ce qui est du ressort de chacun. Pour les mutuelles... -Est-ce qu'il faut mettre de l'ordre dans ce domaine ?
Est-ce que c'est clair ? - Vous voyez bien qu'à chaque fois qu'on nous dit qu'il faut mettre de l'ordre, c'est toujours sur les plus fragiles, les plus précaires. - Justement.
Il faut comparer avec 1945. Vous dîtes qu'il y a effectivement un équilibre entre actifs et inactifs qui a évolué. Il y a aussi d'autres éléments qui ont évolué.
On produisait beaucoup moins de richesses que je dis à ce moment-là. L'argument est irréversible. On pourrait se dire que dans notre pays qui est la septième puissance économique du monde, on est capable de faire au moins aussi bien que ce que nous faisions en 1945.
Si on veut regarder les paramètres, il faut tous les regarder. Et pas se limiter aux actifs et inactifs. - Merci pour cette belle intervention. 50 % du produit intérieur français c'est pour la sphère sociale.
C'est moins qu'avant. - L'Assemblée nationale a voté contre une surtaxe mais en contrepartie, a voté une hausse de la CSG. - Non.
Pardonnez-moi. Vous ne pouvez pas faire une présentation biaisée des choses. Ce n'est pas l'augmentation de la taxe sur les mutuelles qui vous paie une retraite.
Laissez-moi vous expliquer. Les mutuelles ont des stocks qui ont augmenté de 20 % en quatre ans. L'inflation était de 12.
Pour les réformes des retraites, nous sommes de ceux qui ont dit qu'il fallait défendre cette réforme mais, comme il fallait trouver un budget pour la France, nous avons accepté la suspension en attendant. - C'est la bonne solution ? - Il faut bien financer sinon, on peut tout faire sans financer et on se retrouve bloqué. - Comment pour financer cette suspension de la réforme des retraites, qui va avoir l'impôt ?
Est-ce que la piste des mutuelles qui sont censées engrangées beaucoup de profits pourraient être une bonne piste ? - Si nous étions dans un pays démocratique, cette réforme n'aurait même pas été appliquée car, en l'occurrence, elle a été imposée par 49.3 contre une écrasante majorité des Français.
Les Français ont dit dans les urnes, à l'occasion des élections législatives, qu'ils étaient favorables à son abrogation car ils ont voté pour les outils des parties qui voulaient l'abroger. On consent à un décalage de cette réforme. C'est très en deçà de ce que les Français exigés par leur vote.
On considère normal que dans notre pays, les Français soient respectés. Je vous le dis, 4 milliards d'euros au profit des entreprises chaque année. C'est normal ?
Dans une période de difficultés budgétaires, ou devrait avoir la possibilité de remettre en cause cette réforme des retraites, on peut pas regarder du côté des exonérations de cotisations sociales qui profitaient de très grandes entreprises Sur les petites entreprises, je veux bien qu'on les maintienne. Sur des grandes entreprises, ça doit être remis en cause. Ces exonérations des effets pervers en construisant des trappes à bas salaire. - L'Assemblée nationale a eu un vote étrange, la suppression de la C3S.
Cette suppression représente un manque à gagner de 5,3 milliards d'euros pour la Sécu. Vous aviez voté pour... - Contre. - Comment vous expliquez... - Le contexte il faut l'expliquer.
Un député Ensemble pour la République a déposé l'amendement, il a voulu le retirer et a été repris par le Rassemblement National. Je voudrais juste corriger. C'est faux, sur les exonérations sociales pour les entreprises, facteur de compétitivité, c'est -3 000 000 000.
C'est 77 cette année. - C'était une erreur monumentale. - Avec 10 % de taux de chômage à la clé.
Même si on a encore des difficultés, on est à 7,2. Accordez-moi qu'il y a eu des avancées sur ce sujet-là. - J'étais à l'époque opposée et je l'assume. - Le scandale de la plate-forme chinoise de commerce en ligne, Shein, qui a retenti dans les débats du Parlement après la découverte de vente de poupées pédopornographique.
Le géant chinois est dans le viseur. - Depuis le week-end dernier, les Français découvrent, médusés, estomaqués, outrés, que des entreprises vendent sur le territoire national des poupées à l'effigie d'enfants à destination pédopornographique. - Lors des questions de l'actualité, le sénateur interpelle le Gouvernement sur Shein.
Le géant du e-commerce qui ouvre le même jour son premier magasin à Paris et est au coeur d'une polémique. Il vend sur son site des poupées sexuelles apparence infantiles et des armes de poing. Face à la polémique, Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises a lancé une mesure de suspension.
Le site à 48 heures pour se mettre en conformité avec la loi. - Si une plate-forme doit vendre en France, elle doit respecter nos valeurs, il faut dire non au Far-West numérique. C'est devenu systémique, c'est un modèle. - Le ministre de l'économie Roland Lescure lance, lui, l'offensive à Bruxelles.
Il demande une ouverture d'enquête et espère une réponse de l'Europe. Il demande aussi une taxe sur les colis provenant de dehors de l'union. - On souhaite vraiment pouvoir avancer, ils nous aident un peu.
On a des arguments forts à apporter à Bruxelles. - La polémique pourrait accélérer le parcours de la fast fashion. Adopté au Sénat en juin dernier, le texte attend toujours d'être validé définitivement par une Commission mixte paritaire. - Ian Brossat, une réaction.
Comment est-ce possible qu'en France, en 2025 il y ait une vente en ligne de poupées à caractère pédopornographique ? Et la vente d'armes ? - L'idée que tout peut se vendre, tout peut s'acheter, y compris en sacrifiant tout, les conditions de travail des personnes concernées, et les règles les plus élémentaires de la morale, la vente de poupées pédopornographiques et la vente d'armes.
Additionné, on a une réaction. Le Gouvernement a beaucoup tardé avant de réagir. La catastrophe écologique que représente Shein, on le savait déjà, la catastrophe sociale aussi.
Les conditions de travail qui produise cela en Chine cela demande une réaction. Voir un endroit consacré à Shein dans un des magasin emblématique de Paris, c'est une honte. - Je crois que le Gouvernement a réagi rapidement.
Il faut être ferme. Il ne doit pas y avoir un seul produit Shein au BHV. Les conditions de fabrication en Chine...
Le monde ouvert, le monde communiste de la Chine...
Sur le protoxyde d'azote,...
On voit qu'il y a des dérives d'Internet. Il y a une régulation ferme qu'il faut avoir. - "Capitalisme répugnant" a dit un député. - Il n'y a pas d'autres mots.
En plus, à caractère pédopornographique. C'est une ligne rouge. - Ian Brossat a lancé une suspension, le Gouvernement.
C'est une bonne réaction ? - On a réclamé cette suspension. Il faut le faire.
C'est nécessaire. On ne peut pas laisser cette économie se développer sous nos yeux. Je vais insister sur le fait qu'on ne peut pas à la fois dire qu'on veut défendre notre modèle social en France, qu'on a mis des décennies à construire et dans le même temps laisser entrer sur notre territoire des produits qui ne correspondent en rien au modèle social qui est le nôtre.
On est dans une concurrence déloyale qui fait que notre modèle social est condamné à mourir. - Philippe Vigier, vous dites qui ne devriez pas avoir de produit Shein au BHV. Des produits Shein débarquent dans d'autres villes, est-ce que la France a les moyens d'obtenir la fermeture de ces boutiques ? - Une loi a été votée qui permet le Gouvernement de tenir les propos qu'il a tenus et d'agir.
Il ne faut pas laisser passer. Il faut trouver le bon calibrage. Le monde est ouvert, on peut raconter ce qu'on veut.
Il y a l'échelle de l'union européenne, on peut lutter ensemble. Se laisser envahir par les produits sans traçabilité, en plus avec un problème écologique à la clé, et faire travailler des gamins là-dessus...
Une loi qui a permis...
C'est un pouvoir qui est conféré au ministre, Roland Lescure utilisera pour interdire et engager ces produits et partout ailleurs...
Il faut que la classe politique s'entende. - On peut interdire davantage ? - En tout cas, suspendre.
On a un certain nombre d'outils à notre main. - Est-ce qu'on peut fermer la boutique ? - Je ne vois pas au vu des outils législatifs qu'on dispose, comment on pourrait le faire.
Exercer une pression sur le nouveau patron du BHV, ça peut se faire. Il ne faut pas lâcher l'affaire car on ne peut pas dire que Shein est un monstre absolu. - La fast fashion, vous en avez parlé, il y a cette fameuse loi, mais la Commission mixte paritaire ne s'est toujours pas prononcée sur cette loi.
Est-ce que vous demandez sa mise à l'ordre du jour de façon prioritaire ? - Sur l'impact environnemental. - S'il n'y a plus de budget, il y a une dissolution, et sinon on attend.
On attend pour tout. Sans parler du budget, juste avant de vous rejoindre sur le plateau, j'étais favorable à ce qu'il y ait des taxes qui puissent être appliquées pour faire rentrer des recettes...
On ne peut pas dire que rien n'a été fait et que c'est la copie de départ, ce n'est pas vrai. Chacun doit faire des efforts. Si on avait abrogé la réforme, il y aurait des perdants. - On revient sur la réforme des retraites. - Vous diriez aux femmes qui ont des enfants...
Je sais bien qu'en faisant du bruit comme ça...
Vous irez expliquer à ceux qui ont commencé à travailler à 21 ans, on les a protégés en cas de carrière longue...
Courage à celui qui le fera. - Entre la suspension et l'abrogation... - Le Gouvernement proposer une taxe de deux euros sur chaque petit colis, est-ce que ça peut être un moyen efficace de lutter contre ce système qui est en train de tout désordonné, note modèle économique et sociale ? - Ca n'aura aucun effet dissuasif.
Je préfère pointer la responsabilité de Shein que celle du consommateur. Il faut faire attention en parlant de ce sujet. On parle parfois de gens qui ont des petits revenus, je ne remettrai jamais en cause le client qui achète Shein.
Le sujet ce n'est pas le client, c'est le producteur. C'est un mode de production qui sacrifie le sociale et l'écologie. - On arrive à la fin de cette émission, est-ce qu'il faut responsabiliser les clients ? - Tout le monde doit être responsable.
C'est comme celui qui achète du bout du protoxyde d'azote. Désolé. - Merci.
Merci d'avoir participé à ce débat. - On se retrouve la semaine prochaine.
Philippe Vigier