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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 6 juillet 2023 27 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Pass jeunes" pour les trains, dégâts subis par les transports urbains... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez déjà une estimation des dégâts après ces jours de violence ?

  • 0:14RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous avez déjà une estimation des dégâts après ces jours de violence, sachant que le calme est revenu il y a maintenant plusieurs jours déjà ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Ça prendra combien de temps, un retour à la normale ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Quel diagnostic vous portez sur ce qui s'est passé ces derniers jours sur les événements en France ?

  • 5:27RelanceRéponse directe

    Pourtant, Olivier Véran hier disait que cette crise ne devait pas être un appel à plus de dépenses publiques dans les quartiers.

  • 5:57RelanceRéponse directe

    Mais il n'y a pas de message politique, quand même ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « il y a plus de 20 agents partout sur le territoire, dans nos transports, qui ont été menacés ou agressés. »
  • 1:14Invité politiqueChiffre
    « il y a aujourd'hui un bilan de près de 40 bus qui ont été sur tout le territoire incendiés, détruits, par des actes criminels. »
  • 1:25Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu deux tramways qui ont été entièrement ou partiellement attaqués. »
  • 1:31Invité politiqueChiffre
    « il y a eu, par exemple, à peu près 200 abribus partout sur le territoire qui ont été victimes de jets de pierre, d'actes de vandalisme. »
  • 1:41Invité politiqueChiffre
    « Cela coûte de l'argent. Combien ? Cela, on ne sait pas encore complètement, mais c'est sans doute quelques dizaines de millions d'euros. »
  • 1:45PrésentateurChiffre
    « 20 millions d'euros, rien qu'en Ile-de-France, disait par exemple. »
  • 9:51Invité politiqueChiffre
    « le cas le plus jeune de ceux qui ont été interpellés, c'est un enfant de 11 ans »
  • 10:10Invité politiqueFait
    « il ne faut pas confondre le droit et la sociologie »
  • 13:37Invité politiqueFait
    « C'est massif et inédit. »
  • 13:43Invité politiqueFait
    « Il y a une région comme la région Occitanie où c'est le train à 1 euro tout l'été en TER pour les jeunes. »
  • 13:49Invité politiqueFait
    « Une région comme la région Grand Est où vous avez un pass de TER à 29 euros par mois pour en tout l'été pour les jeunes. »
  • 20:05Invité politiquePromesse
    « ça se fera d'ici la fin de l'année, il y a une loi de finances »
  • 21:00Invité politiqueChiffre
    « c'est probablement sur le mandat, d'ici 2027, à peu près 500 millions d'euros qui vont être dégagés par ces financements. »
  • 21:11Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, on parle de quelques euros supplémentaires pour des billets de première ou de classe à faire. »
  • 23:47Invité politiquePromesse
    « Ça se fera, ça aussi. »

Temps de parole

  • Invité politique74 %
  • Présentateur8 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité7 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Clément Beaune. Bonjour. Vous avez annoncé hier que la circulation des bus et des tramways pouvaient reprendre normalement en Ile-de-France. Est-ce que vous avez déjà une estimation des dégâts après ces jours de violence, sachant que le calme est revenu il y a maintenant plusieurs jours déjà ?

0:14
Invité politique

Après plusieurs jours de suspension à 21h puis à 22h pour des raisons de sécurité, évidentes, pour protéger les agents et les passagers, on a pu reprendre une activité normale sur l'immense majorité du territoire, pas seulement en Ile-de-France hier. au-delà des horaires nocturnes. Et ça s'est bien passé cette nuit, je veux quand même le dire. Saluer aussi nos agents des transports publics, comme tous les agents publics, qui ont parfois été agressés. On parlait de bilan, les choses sont encore provisoires, mais il y a plus de 20 agents partout sur le territoire, dans nos transports, qui ont été menacés ou agressés.

0:47
Présentateur

Alors qu'ils étaient en train de conduire des bus et des tramways, etc.

0:49
Invité politique

Alors qu'ils étaient tout simplement en train d'exercer et de rendre un service public, de conduire des parents, de conduire des jeunes chez eux, ou au travail, dans leurs activités du quotidien. Et donc je veux aussi leur rendre hommage, parce que j'étais dès vendredi matin, après une première nuit très difficile à Aubervilliers, où 12 bus ont été entièrement détruits par des voyous, il n'y a pas d'autre mot, et rien ne justifie cela.

1:11
Présentateur

Il y avait aussi un tramway détruit à Clamart.

1:14
Invité politique

Il y a eu un tramway détruit à Clamart. Au total, ce qu'on constate, c'est qu'il y a aujourd'hui un bilan de près de 40 bus qui ont été sur tout le territoire incendiés, détruits, par des actes criminels. Il y a eu deux tramways qui ont été entièrement ou partiellement attaqués. Et il y a eu, par exemple, à peu près 200 abribus partout sur le territoire qui ont été victimes de jets de pierre, d'actes de vandalisme. Et donc, je veux le dire, là aussi, cela coûte de l'argent. Combien ? Cela, on ne sait pas encore complètement, mais c'est sans doute quelques dizaines de millions d'euros.

1:45
Présentateur

Oui, 20 millions d'euros, rien qu'en Ile-de-France, disait par exemple.

1:47
Invité politique

Oui, pour l'ensemble des attaques qui ont été commises contre des services publics ou des bâtiments publics en général. Mais pour les transports, c'est un bilan qui est lourd. On pense aux transports publics, mais je pense par exemple aussi aux chauffeurs de transport routier, que j'ai reçus à plusieurs reprises, qui ont été parfois molestés, menacés. Tout ça est évidemment totalement inacceptable. Tout ça ne peut se justifier par rien, pas même par la douleur de la mort d'un jeune, du jeune Naël. Ça n'a aucun rapport. Et donc, moi, je me suis battu pour soutenir nos agents publics, pour prendre toutes les mesures de sécurité.

C'est pour ça qu'on a dû interrompre à un moment les transports de surface, bus et trams le soir, parce qu'on ne pouvait pas jouer avec la sécurité des gens et des agents, et parce qu'on ne pouvait pas faire des bus ou des trams, des trophées pour voyous. Et donc, on a pris ces mesures. Mais il faut aussi, parce qu'on a une crise qui a été difficile pendant quelques jours, rétablir le service public, parce que la meilleure réponse à des moments de douleur, des moments difficiles, c'est que le service public fonctionne bien.

2:39
Présentateur

Et justement, ça prendra combien de temps, un retour à la normale, parce qu'il y a énormément de dégâts, il va falloir reconstruire ? Oui, il y a déjà des travaux en ce moment, en région parisienne, du fait des Jeux olympiques. Donc, c'est déjà compliqué, les transports.

2:49
Invité politique

Il y a eu une mobilisation exceptionnelle qui a été faite. Moi, j'étais dans un dépôt, avant-hier matin, chez Keolis, par exemple. Les équipes de nuit ont été rappelées, se sont mobilisées pour qu'on rétablisse les rails, on commence à changer les vitres, on change les caméras. Et donc, aujourd'hui, je prends l'exemple du réseau francilien. Ce matin, à la RATP, l'ensemble du réseau fonctionne, à l'exception d'une ligne de tramway, parce que tout le monde s'est mobilisé pour que les choses reprennent le plus vite possible, et que le service public soit assuré. C'est vrai aussi dans la plupart des grandes métropoles de France. Il y a quelques perturbations.

Vous avez parlé tout à l'heure du RERC, je crois, dans vos journaux. C'est lié complètement aux intempéries, donc c'est très différent.

3:22
Présentateur

C'est des arbres qui ont été couchés sur la voie. Il y a encore des perturbations.

3:25
Invité politique

C'est évidemment une interruption à laquelle on essaye de mettre fin le plus vite possible, mais ça n'a rien à voir avec les violences qu'on a connues. Et pour les violences proprement dites, il y a eu une réponse du service public, qui montre d'ailleurs, je crois, aussi la mobilisation de tous, qui fait que les circulations ont pu être assurées la nuit hier. Ça s'est bien passé, et qu'aujourd'hui, on a en Ile-de-France et dans l'immense majorité des métropoles, des transports qui fonctionnent. Avec des agents de sécurité en plus ou pas ? Il y a eu un renforcement des mesures de sécurité qui perdurent.

Par exemple, pour les dépôts de bus la nuit, qui sont gardiennés, qui sont protégés, soit par la sécurité assurée par les opérateurs eux-mêmes, des vigiles et autres, ou par nos forces de sécurité publique. Je leur rend hommage aussi, parce que quand vous êtes attaqués par 30 ou 40 jeunes qui débarquent avec des cocktails Molotov ou avec des jerrycans, c'est difficile et ils ont tenu bon.

4:13
Présentateur

Quel diagnostic vous portez, vous posez, sur ce qui s'est passé ces derniers jours sur les événements en France ?

4:19
Invité politique

Il faut le faire avec beaucoup de fermeté. D'abord, rétablir l'ordre. Il n'y a pas de justification au désordre et à de la casse. C'est une crise de l'ordre ? Mais à court terme, la réponse est républicaine, au sens aussi, oui, de l'ordre et du calme. Il faut, quand on est républicain, appeler au calme, beaucoup de forces politiques l'ont fait, pas toutes, condamner la violence et sanctionner les comportements qui sont tout simplement des comportements de voyous et de délinquants. Point barre. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des difficultés de fond, y compris dans les quartiers difficiles.

Mais moi, je pense d'abord à toutes celles et à tous ceux qui sont restés chez eux, qui ont essayé d'appeler au calme, aux mamans parfois qui sont sorties, on l'a vu parfois avec des banderoles, pour dire, attention nos écoles, nos services publics, c'est notre bien commun. Et il ne faudrait pas qu'on oublie ceux-là ou celles-là, qui, eux, ont été calmes. Et les réponses de fond qu'on doit apporter sur des difficultés, qui malheureusement ne datent pas d'un événement dramatique comme la mort du jeune Naël, qui n'y sont pas liés, qui sont la vie difficile dans les quartiers. Mais avec beaucoup de gens qui, ces derniers jours, ont été respectueux, ont été calmes, ont même essayé d'apaiser.

C'est à eux qu'on doit une réponse, une continuité ou un renforcement de notre action dans les politiques de la ville, dans les politiques des quartiers en particulier.

5:27
Présentateur

Oui, pourtant, Olivier Véran hier disait que cette crise, ces émeutes, ne devaient pas être un appel à plus de dépenses publiques dans les quartiers. Et là, vous parlez de politique de la ville. Mais en fait, le gouvernement, aujourd'hui, exclut de faire des gestes pour la politique de la ville ou exclut un nouveau plan banlieue, non ?

5:41
Invité politique

Mais ce qu'on dit, c'est qu'il ne faut pas mélanger les choses. Ça n'a pas été une crise des banlieues, ce qui s'est passé. Ça n'a pas été une révolte sociale. Quand il y a des pillages et des saccages, y compris, d'ailleurs, dans des endroits qui ne sont pas des quartiers politiques de la ville, qui avaient connu beaucoup de calme jusque-là.

5:57
Présentateur

Mais il n'y a pas de message politique, quand même ?

5:58
Invité politique

Attendez, je viens. Quand il y a des attaques contre des élus. Mais il faut, je pense, dans des moments comme cela, d'abord être humble. Je vois les gens qui ont toutes les réponses. Et Mme Le Pen, M. Retailleau, ici, nous ont expliqué qu'ils avaient tout compris. C'était lié à l'immigration, point.

6:13
Présentateur

Et on a eu aussi des responsables de la France Insoumise, par exemple, qui parlaient bien de révolte sociale. Vous vous dites, ça n'est pas une révolte sociale.

6:21
Invité politique

Mais je dis qu'on ne peut pas justifier des attaques contre un dépôt de bus à Aubervilliers, qui d'abord pénalisent les gens d'Aubervilliers, les mamans, les papas qui prennent le bus pour emmener leurs gamins à l'école, les grands-mères qui vont faire leurs courses. On ne peut pas justifier ça, parce que les premières victimes, ce n'est pas moi qui n'habite pas Aubervilliers. Ce sont les habitants de ces quartiers-là. Donc, moi, je pense que ce serait d'abord extrêmement, finalement, arrogant et méprisant de considérer que la jeunesse des quartiers, c'est une jeunesse de voyous. Ce n'est pas ça qui s'est passé.

C'est quelques personnes, souvent très jeunes, pas seulement dans les quartiers, qui ont commis des actes qui sont tout simplement des actes de voyous.

6:53
Présentateur

Mais encore une fois, vous n'y voyez aucun message politique derrière, au-delà des pillages.

6:58
Invité politique

Ça ne veut pas dire. Ça ne veut pas dire. Et ce n'est pas un événement aussi dramatique que la mort de Naël qui doit simplement nous faire réagir. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de difficultés dans les quartiers difficiles. Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, qu'on n'agit pas depuis des années. C'est pour ça qu'on dit un plan banlieue, sous-entendu, il n'y aurait aucune action précédente. Et sous-entendu, il suffirait d'arriver et de faire un chèque pour apporter des réponses. Ça, je pense que ce serait des simplifications et des erreurs d'analyse.

Et quand vous avez, en plus, une foultitude de violences différentes, y compris des violences contre des élus, on l'a vu à la Lérose, la réponse, ce n'est pas de dire, je vais faire un plan et je ne sais même pas encore ce qu'il y a dedans. Donc la réponse, c'est l'ordre républicain, c'est la condamnation des violences, c'est la justice. Quand il y a un événement comme la mort de Naël, c'est la justice qui doit passer de manière sereine. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de gens qui ont été responsables, y compris la grand-mère de ce jeune homme, qui ont dit les bus, c'est pour les mamans, pas de violence, appel au calme. Et puis ensuite, c'est des réponses de fond qui doivent être accélérées.

Il y a une réflexion politique qui commence maintenant. Bien sûr, Clément Beaune. C'est pour ça d'ailleurs que le Premier République a passé du temps à l'écoute des maires et qu'il leur a dit, on va assurer la reconstruction et on va réfléchir avec vous à la protection des élus, à une meilleure vie dans nos quartiers, etc.

8:04
Présentateur

On continue de parler avec vous de ces violences qui ont notamment touché les transports et de leurs conséquences. Clément Beaune, vous quête ministre des Transports, invité du 8h30. Vous restez avec nous, 8h41, le Filinfo, Sophie Echêne.

8:15
Invité

À Brons, en banlieue lyonnaise, deux hommes proches de l'ultra-droite ont été mis en examen pour violences volontaires avec armes. Le week-end dernier, une voiture a volontairement percuté le véhicule d'un père et sa fille devant l'hôpital. Le conducteur a expliqué clairement qu'il voulait s'en prendre à des Noirs et des Arabes en marge des émeutes provoquées par la mort de Naël. Volodymyr Zelensky promet une réponse à l'ennemi après une nouvelle frappe de missiles contre un immeuble d'habitation. Sur le vive, à l'ouest du pays la nuit dernière, au moins 4 morts et une dizaine de blessés.

Dans un contexte de réchauffement climatique, il ne faut pas s'étonner de battre des records de température extrême, année après année, décennie après décennie. Ça, c'est ce que disait ce matin sur France Info la climatologue Françoise Vimeux. Alors que la journée de mardi a été la plus chaude jamais enregistrée sur la planète avec un peu plus de 17 degrés en moyenne, le record avait déjà été battu lundi. Et puis le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Rélaïfi, met la pression sur Kylian Mbappé. Il prévient, s'il veut rester, il faut signer un nouveau contrat. France Info

9:14
Présentateur

Le 830 France Info, Agathe Lambré, Lorrain Sénéchal. Toujours avec Clément Beaune, ministre délégué au transport. Clément Beaune, la seule proposition qui a émergé du côté du gouvernement, on parlait de la réponse politique, pour l'instant en tout cas, c'est de faire payer les parents pour leurs enfants. Ça, c'est un serpent de mer à droite. Vous qui venez de la gauche, est-ce que vous êtes à l'aise avec cette mesure ?

9:36
Invité politique

Je ne crois pas que ce soit le seul diagnostic, la seule réponse qu'on évoque. Je l'ai dit, les réponses, il faudra y réfléchir.

9:41
Présentateur

Oui, mais là, je vous parle pour l'instant de la proposition qui a émergé.

9:45
Invité politique

Je ne crois pas que ce soit l'alpha et l'obéguer des choses. Ce qu'on a dit dans un moment où on a vu que c'était beaucoup de mineurs, beaucoup de très jeunes, je crois que la ministre de l'Intérieur a dit que le cas le plus jeune de ceux qui ont été interpellés, c'est un enfant de 11 ans, donc un enfant qui a une responsabilité parentale. Je ne dis pas, moi, que c'est facile pour les parents. Je ne donne pas de leçons à ceux qui habitent dans les quartiers et qui vivent parfois des situations difficiles, qui sont souvent, on le sait, des mères seules. Simplement, c'est le droit. Il y a une responsabilité parentale quand vous avez des enfants mineurs. Le rappeler, c'est important.

Vous savez, comme disait Lionel Jospin, il ne faut pas confondre le droit et la sociologie. On peut avoir des explications de fond, des travaux sur les conditions d'éducation. C'est d'ailleurs pour ça qu'on fait en sorte que les pensions versées aux mères soient versées automatiquement, qu'on dédouble les classes, qu'on s'implique dans l'éducation des enfants, notamment dans les quartiers difficiles. Ça doit continuer et peut-être s'amplifier, mais ça n'empêche pas que quand il y a des situations extrêmement difficiles, appeler à la responsabilité parentale et rappeler les règles, parce que c'est notre droit, la responsabilité des parents pour les mineurs, je pense que c'est essentiel.

10:42
Présentateur

Mais il y a beaucoup de familles monoparentales aussi dans les familles de ces émeutiers. Donc vous, ça ne vous pose aucun problème de faire contribuer financièrement des familles déjà fragiles ?

10:49
Invité politique

Attendez. D'abord, ce qu'on appelle contribuer financièrement, il y a beaucoup de débats. Il y a le serpent de mère, vous l'avez dit ainsi, les allocations familiales. Je crois, et beaucoup d'ailleurs de membres de nos gouvernements l'ont dit aussi, que l'idée de rendre plus difficile la vie de maires, notamment qui ont des conditions de vie déjà extrêmement compliquées, ça ne me paraît pas la bonne manière de faire.

Qu'en revanche, si le président a ouvert cette réflexion de manière là aussi humble, en disant, je n'ai pas la réponse tout de suite, mais beaucoup de maires ont évoqué cela, toute sensibilité politique confondue, qu'on responsabilise davantage les parents, qu'on leur dise aussi...

11:18
Présentateur

Il a parlé de sanctions financières, le chef de l'État.

11:20
Invité politique

Oui, mais d'ailleurs, il a dit qu'il ne fallait pas avoir l'espèce de réflexe automatique, qui est parfois un cliché, notamment à l'extrême droite, sur les allocations familiales, mais qu'il pouvait y avoir des amendes, des pénalités, etc. Pour donner un sens de la responsabilité. Le sens de la responsabilité, ce n'est pas la stigmatisation et ce n'est pas la culpabilisation. On en a besoin aussi. Et d'ailleurs, dans les quartiers, il y a beaucoup d'associations, il y a beaucoup de parents eux-mêmes, qui ont dit à leurs gamins, attention, qui ont dit à leurs voisins, rappelez vos gamins à la maison, ne laissez pas traîner le soir.

Donc, je pense que ça n'est pas une espèce de vision dans laquelle on opposerait le quartier au reste du pays, où on stigmatiserait les parents en disant qu'il suffit de leur taper dessus pour que les choses marchent. Mais responsabiliser, c'est important parce que c'est aussi la règle juridique qui s'applique aux parents.

12:02
Présentateur

Clément Beaune, le garde des Sceaux a annoncé qu'un flyer serait disponible dans les juridictions pour rappeler aux parents leurs responsabilités. Les flyers, ce sont ces petits tracts que l'on distribue pour annoncer des concerts ou des soirées. C'est la bonne méthode, de ça ?

12:16
Invité politique

Mais ce n'est pas le résumé là non plus d'une action. L'action, elle est pénale, pour quand il y a des responsabilités juridiques des parents, parfois condamnés, c'est l'état de notre droit, ce n'est pas une invention. Faire appliquer la loi, vous savez, c'est toujours une bonne idée dans la République. Mais sur les flyers. Plutôt que d'inventer les choses. Les flyers, on a appelé ça flyers parce qu'effectivement, dans l'imaginaire, ça renvoie à des événements plus festifs. Ce que le ministre de la Justice a dit, c'est que c'était important. Il y a des parents qui sont perdus parfois, qu'on leur rappelle qu'il y a une sanction à la clé.

Qu'exercer leur responsabilité, demander à leurs enfants d'être à la maison le soir, ce n'est pas une option. C'est la loi. Et je pense que dire tout simplement, c'est la règle et la règle est assortie de sanctions, ce n'est pas anecdotique. C'est important aussi. Ce n'est pas la seule réponse. Parce que j'ai entendu qu'on moquait un peu cette idée comme si le gouvernement faisait des numéros verts ou des flyers. On ne fait pas que ça, évidemment. Mais c'est important de rappeler la règle.

13:02
Présentateur

Clément Beaune, vous êtes ministre des Transports. Ce sont les grandes vacances qui commencent les grandes vacances scolaires d'ici demain soir, dans un contexte d'ailleurs d'inflation. Est-ce que vous allez faire un geste pour les Français qui veulent se déplacer, par exemple en train ?

13:16
Invité politique

Oui, il y a un certain nombre d'abord de choses qui ont été faites pour cet été. Je veux le rappeler parce que les trains en France, sans être trop compliqués ou techniques, c'est en partie la responsabilité de l'État. Ce qu'on appelle les trains intercités, c'est en partie la responsabilité des régions. C'est très bien comme ça. Les TER, les trains express régionaux. Beaucoup de régions ont déjà fait, je veux leur rendre hommage aussi.

13:34
Présentateur

Les TER à 1 euro pour aller à la...

13:35
Invité politique

Oui, mais c'est massif. C'est massif et inédit. Il y a une région comme la région Occitanie où c'est le train à 1 euro tout l'été en TER pour les jeunes. Une région comme la région Grand Est où vous avez un pass de TER à 29 euros par mois pour en tout l'été pour les jeunes. Vous avez dans les Hauts-de-France des initiatives aussi avec des billets extrêmement peu chers. L'État va compléter cela dans les prochains jours sur les trains intercités, je l'ai dit.

13:57
Présentateur

Il y aura une mesure de l'État sur les trains intercités dans les prochains jours.

14:00
Invité politique

Il y aura un soutien supplémentaire pour l'été. Après, il faut une réflexion. Ce sera un plafonnement des prix ? Il y aura une incitation supplémentaire ou des réductions supplémentaires. Et les régions ont commencé, l'État le fait aussi sur les intercités, j'aurai l'occasion de le dire, dans les tout prochains jours. Et ce qu'on doit faire aussi de manière plus profonde, parce que le prix du train, vous savez, ça revient régulièrement et pas seulement aux grandes vacances. C'est que, comme l'ont fait nos voisins, les Allemands, les Espagnols, je pense qu'il faut des offres qui soient plus claires, plus attractives.

14:28
Présentateur

Le paradoxe... En Allemagne, par exemple, 49 euros par mois, vous pouvez prendre tous les trains sauf les TGV, vous pouvez même prendre les transports en commun.

14:33
Invité politique

C'est quand même important, parce que pour les vacances, quand on parle du prix du train, souvent, c'est le TGV qui est coûteux. Et pourquoi est-ce qu'on n'a pas la même chose en France ? D'abord, le pass allemand, c'est 49 euros par mois, et c'est sûr, les TER et les intercités, l'équivalent allemand. Le paradoxe, c'est qu'en France, je le dis, en moyenne, on paye le train moins cher que chez nos voisins européens. Alors, on a le sentiment que c'est cher pour les périodes de pointe et pour le TGV, et c'est vrai. Donc, il faut faire des efforts là-dessus, notamment pour les jeunes.

Mais le paradoxe, c'est qu'on n'est pas fichu, pardon de le dire comme ça, d'avoir une seule offre, lisible, attractive et simple. Et donc, moi, je veux, parce que les régions, là, je fais des efforts considérables, qu'on puisse travailler ensemble avant l'été prochain, pour qu'on ait, là aussi, un pass à la française, qui soit simple, attractif, pas cher pour les jeunes. Quand vous avez plein de régions qui font des offres à 1 euro, c'est qu'elles font des efforts financiers considérables pour aider les jeunes dans le transport, et c'est très bien comme ça.

15:19
Présentateur

La région Occitanie, notamment.

15:20
Invité politique

La région Occitanie, la région des Hauts-de-France, la région Céline-de-la-Loire. Pour l'été 2024, une sorte d'offre, un pack pour les jeunes. Oui, et qu'on fasse surtout une équipe, si je puis dire, entre l'État et les régions, parce que les Français, ils s'en fichent de savoir si c'est l'État ou la région qui organise le train. Donc, votre idée, c'est un pack qui serait pour les intercités et pour les TER ? Exactement, c'est l'équivalent, c'est ce qu'on appelle les transports du quotidien, les transports de millions de voyageurs, parce qu'il n'y a pas que le TGV, et le TGV aussi, on y travaille. La SNCF, par exemple, a développé une offre accessible qui s'appelle le Wigo.

C'est aujourd'hui un grand succès, et un billet de TGV sur cinq, en France aujourd'hui, ça va encore augmenter, c'est par le Wigo. Et puis, il y a une réponse toute simple, pardon d'être un peu pragmatique, c'est que si vous avez des billets de train, y compris de TGV, qui sont coûtés aujourd'hui, c'est parce qu'il n'y a pas assez de train. Et donc, le Covid a ralenti les commandes de train, parce qu'on pourrait mettre plus de train en circulation, en vérité.

16:08
Présentateur

Les trains sont trop chers et l'offre n'est pas au niveau social.

16:10
Invité politique

Il y a deux réponses à ça, en complément de ce que je viens de dire, et des soutiens que l'État ou que les régions peuvent faire au tarif, c'est de commander plus de trains, c'est en cours. Et donc, notamment à nos grands industriels, la SNCF achète des trains, plus de trains en circulation, plus de places, baisse de prix. Ça, ça se verra dès la fin de l'année 2024, parce que ça se produit un peu dans le temps.

16:28
Présentateur

Et l'arrivée de vos acteurs aussi.

16:29
Invité politique

La concurrence, moi je n'ai pas de tabou là-dessus, quand c'est organisé par le service public défini par l'État ou par les régions, une concurrence qui n'est pas la privatisation, qui est une concurrence dans le cadre d'un service public, c'est sain, et on l'a ouvert sur Paris-Lyon. Qu'est-ce qui s'est passé ? Baisse ce 10% au moins des tarifs, et augmentation de plus de 10% de la fréquentation, y compris à la SNCF. Et cet été, il y a un opérateur de train espagnol qui arrive et qui propose des offres extrêmement extractives en grande vitesse, entre par exemple Marseille et Madrid, pour 9 à 19 euros. Donc on est en train de faire cette révolution du ferroviaire.

Il faut un billet unique et une offre attractive. J'ai lancé ces travaux dès le printemps dernier. Et il faut qu'on ait plus de trains et plus de concurrence.

17:08
Présentateur

Clément Beaune, ministre des Transports, vous restez avec nous. 8h50, le fil info, Sophie Hachène.

17:13
Invité

Alain Delon est-il victime d'abus de faiblesse ? Ses trois enfants ont porté plainte contre celle qui est présentée comme sa dame de compagnie, notamment pour harcèlement moral. Selon leur avocat, cette femme se montre de plus en plus agressive, dénigrante et injurieuse. Anthony Delon, le fils aîné de l'acteur, a déposé une deuxième plainte pour violences volontaires et séquestration sur personnes vulnérables. La France n'en fait pas assez à propos des soins palliatifs. C'est le constat d'un rapport de la Cour des comptes qui appelle à renforcer les moyens au domicile et dans les maisons de retraite, même si en 8 ans, l'offre a progressé de 30% à l'hôpital principalement.

À l'hôpital principalement. Threads, le nouveau réseau social de la maison mère de Facebook, continue son démarrage en trombe. Déjà 10 millions de comptes, 7 heures seulement après son lancement. La plateforme qui veut concurrencer Twitter n'est pas encore développée en Europe. Et puis décollage réussi pour Ariane 5. Cette nuit, sa toute dernière mission après 27 ans de bons et loyaux services. Sa petite sœur Ariane 6 prendra la suite. Elle effectuera son vol inaugural en fin d'année.

18:09
Présentateur

Toujours avec Clément Beaune, ministre délégué au transport. L'été dernier, dans les aéroports après le Covid, a été extrêmement compliqué. Il n'y avait pas assez de personnel, des files d'attente interminables, des bagages qui se perdaient. Est-ce que cet été, vous dites aux Français, on est prêt ?

18:33
Invité politique

On est en meilleure situation. Et il y a encore du boulot. Ça ne veut pas dire qu'on est prêt, oui. Non, je vais y venir parce que je ne vais pas dire aux gens qui ont parfois attendu le week-end dernier un petit peu au contrôle de police ou au fil de taxi dans les aéroports ou dans les transports publics que tout va bien. Mais c'est beaucoup mieux que l'été dernier. Et oui, on s'est mis en situation d'avoir, indépendamment même des Jeux Olympiques, etc., un meilleur service pour les Français qui partent en vacances dans nos aéroports, notamment.

Avec le ministre de l'Intérieur, on a par exemple augmenté les effectifs de police aux frontières qui sont présents à l'aéroport de Roissy, à l'aéroport d'Orly, qui sont les grands aéroports parisiens. Et pour beaucoup de Français qui partent en vacances. Et là, le week-end dernier, on en a évidemment moins parlé qu'on était une d'actualité, les choses se sont beaucoup mieux passées que pour les premiers départs en vacances de l'an dernier. Vous vous souvenez, on avait eu 50 000 bagages perdus et beaucoup de difficultés. Donc oui, on travaille là-dessus, sur la qualité de service, sur la fiabilisation de nos infrastructures, sur les recrutements de personnel, y compris de police.

Et le ministère de l'Intérieur a fait un effort inédit pour qu'on ait des policiers aux frontières, beaucoup des policiers aux frontières, beaucoup plus présents. Et puis, on fait en sorte aussi, je prends des sujets très concrets, j'aurai encore une réunion avec l'aéroport de Paris dans quelques heures, sur l'accès au taxi, parce que je vois encore beaucoup de gens qui me disent on attend des heures, il y a de la fraude, il y a des gens qui ne prennent pas la carte bleue. C'est des choses très concrètes. On est en train d'améliorer le niveau de service de nos aéroports pour qu'on ne fasse pas trop longtemps la queue et qu'on ait quelque chose de digne pour chacun.

19:53
Présentateur

Vous avez dit vouloir taxer les billets d'avion les plus chers, ceux de première classe, ceux de classe affaires, pour financer, notamment la transition énergétique, on en est où ?

20:02
Invité politique

Oui, ça se fera d'ici la fin de l'année, il y a une loi de finances, c'est là-dedans qu'on vote les mesures, y compris fiscales. Ce n'est pas pour le plaisir de faire une mesure ou une taxe. C'est parce qu'on a une transition écologique qui est majeure à financer, qui suppose deux choses, qu'on fasse un peu moins de transports qu'on appelle bruns, ou polluants, pas une stigmatisation, c'est une réalité, et un peu plus de transports verts, comme le train qu'on a évoqué, et il faut investir, notamment si on veut que ce soit moins cher.

20:27
Présentateur

Mais vous êtes sûr que ça se fera parce qu'Emmanuel Macron, il faut de l'argent. France Info disait que ça ne marche pas si on le fait tout seul.

20:32
Invité politique

Mais le président a raison, on a besoin d'avoir des mesures européennes et on a besoin de faire attention à la compétitivité de nos grandes compagnies, notamment Air France, je l'assume parfaitement, parce que le but n'est pas de faire en sorte qu'un fleuron français, avec des milliers d'emplois, une grande filière comme l'aéronautique, soit handicapée. C'est de faire la transition écologique qui se pose de faire un effort pour le transport brun, polluant, et de dégager des moyens. Donc ça se fera ? Oui, mais on l'a déjà fait, dans la loi des mobilités qui avait été portée à l'époque.

20:57
Présentateur

Mais là, ça va rapporter combien, par exemple ?

21:00
Invité politique

On est en train de discuter, mais c'est probablement sur le mandat, d'ici 2027, à peu près 500 millions d'euros qui vont être dégagés par ces financements. Et ça sera combien la taxe par billet ? Aujourd'hui, on parle de quelques euros supplémentaires pour des billets de première ou de classe à faire. Donc on n'est pas sur quelque chose qui est une catastrophe sociale. C'est clair. Et il faut être cohérent. L'avion, c'est une grande filière. On la décarbone, et je me suis battu pour qu'on mette de l'argent sur la décarbonation de l'avion, parce qu'il faut investir. Et en attendant, il faut aussi accepter des mesures de sobriété, de contribution à la transition écologique.

On fait cette cohérence, on tient cette cohérence. On ferme un certain nombre de lignes aériennes qui sont substituables par le train. On demande un effort de financement à ceux qui prennent l'avion parce qu'ils le peuvent.

21:42
Présentateur

Là-dessus, vous voulez aller aussi plus loin, puisque pour l'instant, les seules lignes que vous parlez... Oui, on commence, attendez, on vient de prendre la mesure

21:47
Invité politique

et on va regarder son application. Et je l'ai dit, c'est tous les six mois qu'on revoit ce décret.

21:51
Présentateur

Les Français vont prendre aussi la route. C'est classé rouge, notamment dans le sens des départs ce week-end par bison fûté. Ils vont payer toujours autant pour les tarifs de péage. Les seuls gestes qui ont été octroyés par Vinci Autoroute, par exemple, ce sont des gestes qui concernent les personnes abonnées et qui payent avec des chèques vacances. On n'avait pas moyen d'aller plus loin.

22:11
Invité politique

Alors, pardon, les seuls gestes pour ceux qui nous écoutent, parce que je ne voudrais pas qu'on minimise les choses, ce sont des réductions qui vont entre 20 et 50 % du péage. Mais encore une fois, pour une petite partie des personnes... Beaucoup de gens qui nous écoutent y ont accès, peut-être même sans le savoir. Il suffit d'avoir un badge de télé-péage, c'est gratuit. On peut encore le prendre. Et il faut avoir des chèques vacances. C'est plus de 5 millions de Français, donc beaucoup de familles. Donc, parce qu'il faut dématérialiser les choses, on ne va pas faire les comptes au péage sur ça. Mais ça vous suffit ? Non, je ne dis pas que ça suffit.

Je dis qu'il ne faut pas de démagogie sur ces sujets. Est-ce que le péage gratuit, c'est possible tout le temps en France ? C'est une folie et c'est un mensonge. On parle de transition écologique. Et ce serait le seul mode de transport, la route. On ne contribuerait pas. Et la route, elle s'entretient aussi. On déploie des bornes électriques. Ça a un coût. Si ce n'est pas l'usager de la route qui le paye à travers le péage, qui le paye ? Vous et moi, tous les contribuables, y compris ceux qui prennent le train. Ce n'est pas écologique et ce n'est pas juste. Donc, le péage, il doit exister. C'est le fonctionnement de la route pour entretenir nos routes, déployer les bornes électriques, etc.

Il faut l'été avoir des réductions, notamment pour ceux qui n'ont pas le choix, qui partent en famille en vacances. 20 à 50 % de réduction, ce n'est pas rien. Tout le monde peut en profiter. Et d'ailleurs, il y a eu des premiers gestes dès le week-end dernier pour les grands départs en vacances. Ça a bien marché. Ça n'avait jamais été fait. Donc, tous ceux qui donnent des leçons sur le prix des piages, moi, je veux bien. Mais que ne l'avait-il fait ? Il n'y avait pas moyen ?

Et ensuite, il y a un débat de fond sur les profits des sociétés d'autoroute et est-ce qu'elles peuvent contribuer, leurs actionnaires peuvent contribuer à l'effort de transition écologique, comme on l'a discuté à l'instant sur l'avion ? Et oui, je pense qu'il faut le faire. On a demandé un avis, parce qu'on est en état de droit, au Conseil d'État pour savoir comment ça marche. Il y a des contrats qui sont en cours. Le Conseil d'État nous dit en résumé, vous pouvez le faire. Il y a des conditions, je ne rentre pas dans le détail, vous pouvez le faire. Et donc, là aussi, dans la loi de finances, c'est une mesure qu'on est en train de travailler techniquement pour le faire.

Ça se fera, ça aussi. Oui, je crois très fortement que ça se fera. C'est un souhait de beaucoup de parlementaires, de toute sensibilité politique, y compris dans la majorité. Il y a une voie de passage juridique qui est tout à fait conforme au contrat actuel. Et je pense que c'est juste, parce que là encore, on veut investir dans la transition écologique démocratique, pour tous, pour que le train soit moins cher, pour que dans nos villes, on ait des modes de transport public qui soient aussi moins chers et plus accessibles.

24:15
Présentateur

Le gouvernement avait annoncé un grand conseil de la planification écologique, promesse d'annonce, il devait se tenir mercredi. Il a été décalé ou annulé du fait du contexte ? Où en est-on ?

24:26
Invité politique

Alors, il y a eu une réunion de travail autour du président de la République hier, à laquelle je participais pour le secteur des transports. Il y a eu un travail de planification écologique pendant de nombreux mois, pour regarder secteur par secteur, toutes les mesures, concrètement, pour baisser les émissions, et savoir quelles mesures rapportent quoi en termes de baisse des émissions. Parce qu'il ne s'agit pas de proclamer des choses, il faut documenter des choses. Ça, ce travail, il a été fait. Vous comprendrez, dans l'actualité, vous ne pouvez pas multiplier les sujets ou les annonces, parce qu'il y a une concentration de notre action sur le rétablissement de l'ordre.

Ça ne veut pas dire que les choses n'ont pas été faites et que des mesures supplémentaires, sans doute dans les prochains jours, seront annoncées, publiées.

25:02
Présentateur

Un dernier mot de la grève qui touche le journal du dimanche, avec l'arrivée de l'ancien directeur de l'hebdomadaire d'extrême droite, valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune. Hier, il n'a pas pu rencontrer les journalistes qui ont refusé de le voir. Cette grève, elle se poursuit. Vous soutenez les grévistes ?

25:19
Invité politique

Ce n'est pas exactement comme ça que ça se passe. Chaque journal en France a le droit de choisir sa ligne. Heureusement, on a une liberté de la presse dans le respect de la loi. Mais qui choisit justement la ligne ? Pardon, mais chaque journal a aussi une histoire, une marque, des lecteurs, un ADN. Je ne crois pas que l'histoire du journal du dimanche soit celle des idées de l'extrême droite ou d'Éric Zemmour. Mais il a le droit de faire ce qu'il veut. Il y a une loi qui s'applique. Il ne faut pas détourner la loi ou changer la loi. À ce moment-là, il n'y a pas matière à changer la loi.

Si, la ministre de la Culture a dit qu'il fallait des états généraux de l'information pour notamment renforcer les droits des journalistes face aux actionnaires. C'est un travail qui est en cours et qui est porté par ma collègue Rima Abdulmalak. Et que vous soutenez donc ? Que je soutiens. Mais je le dis, il faut respecter aussi l'histoire et on ne joue pas avec les journaux. L'histoire d'un journal, celle du JDD, ce n'est pas tout à fait celle de Valeurs Actuelles.

26:07
Présentateur

Clément Beaune, merci beaucoup. Ministre des Transports, invité du 830. Bonne journée à vous.

26:11
Invité

Le pire et demi d'un dossier criminel, c'est le temps.

26:18
Présentateur

Surtout si, pendant ce laps de temps, rien n'est fait.

26:21
Invité

Les avancées techniques et scientifiques sont devenues incontournables pour résoudre les dossiers non élucidés. Avec le service Police Justice de France Info, nous vous racontons les grandes affaires criminelles résolues grâce à la science. Moi, j'ai craqué. Je dis, ce n'est pas possible. Moi, je sais que la vérité viendra par l'ADN. Cold Case, la science face au crime, un podcast original France Info. 8 épisodes à découvrir sur l'application Radio France, les plateformes de podcast et franceinfo.fr.

"Pass jeunes" pour les trains, dégâts subis par les transports urbains... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune · Pourquijevote