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Suivez en direct le discours de politique générale d'Edouard Philippe

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Présentateur

cela devienne concret alors que jusqu'à présent c'était simplement des grandes directions la séquence qui s'ouvre et on le voit elle s'ouvre vraiment sous nos yeux avec cette traversée de la grande salle des pas perdus en direction de l'hémicycle ça y est à l'instant où on se parle vous voyez cette agitation cette agitation elle est synonyme d'une chose c'est que le premier ministre a donc traversé cette haie d'honneur il est rentré dans l'hémicycle l'ensemble des députés sont normalement présents ils vont se lever ils vont saluer le premier ministre qui donc va s'exprimer avant que les oppositions ne puisse lui répondre mais cette séquence elle continuera encore demain voyez ça y est on a traversé en quelque sorte le mur et on voit edouard philippe qui donc voilà est rentré dans la salle et salue le président de l'assemblée nationale richard ferrand applaudi par les par les députés de sa majorité monsieur le président mesdames et messieurs les

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Édouard Philippe

députés voilà deux ans maintenant que nous gouvernons et il y a toujours urgence peut-être davantage encore urgence économique comme le cri les salariés des usines de belfort damien ou d'ailleurs urgence sociale comme le crie nos concitoyens des territoires isolés comme le disent les personnels hospitaliers urgence écologique comme le crie les jeunes français à l'encontre de gouvernements d'entreprises qui ne feraient pas assez urgence politique le 26 mai l'extrême droite est arrivé en tête des suffrages en france comme dans beaucoup de démocratie occidentale la radicalité politique nourrit de l'obsession du déclin et de la peur de l'autre structure désormais une part de notre vie démocratique cette urgence cette urgence elle nous rassemble c'est elle qui a conduit à l'élection du président de la république c'est elle qui a donné une majorité au président lors des élections législatives c'est elle qui a guidé votre vote de confiance au gouvernement il y a deux ans pour conduire un intense agenda de transformation je ne reviendrai pas ici sur la longue liste des réformes que nous avons menées les français n'attendent pas un bilan encore moins l'exercice d'autosatisfaction je veux simplement dire au gouvernement et à la majorité que j'en suis fier et que je les remercie du travail accompli le chômage est au plus bas depuis dix ans l'investissement est au plus haut depuis douze ans la progression du pouvoir d'achat est la plus dynamique depuis dix ans la france bat des records d'attractivité cela nous donne des motifs d'espoir et une légitimité pour continuer le travail nous n'avons eu de cesse mesdames et messieurs les députés ces deux années durant de tenir le cap fixé par le président de la république celui que nous jugions nécessaire pour libérer les forces de notre pays et protéger ses citoyens quitte parfois à prendre des décisions impopulaires quitte à commettre des erreurs et j'en prends évidemment ma juste part quelles qu'ont été les difficultés l'essentiel des mesures annoncées dans ma précédente déclaration de politique générale est aujourd'hui engagée cette fidélité à la parole donnée a forgé la légitimité de notre action en novembre dernier nous avons rencontré la colère certains diront que nous l'avons seul créé je ne le crois pas cette colère vient de loin et bien des démocraties l'ont ressenti dans des formes variées mais peu importe cette année gouvernant parlementaire qu'elle était en premier adressé et d'une certaine façon elle nous rappelait à notre promesse de promouvoir le travail et de lutter contre les injustices nous avons décidé de mesures puissantes pour répondre aux aspirations des français et pour apaiser de cette période qui m'aura profondément marqué comme je crois chacun d'entre vous puis du grand débat qui a permis à des centaines de milliers de français de se rendre dans leur mairie ou dans des salles pour dialoguer pour travailler pour réfléchir le gouvernement et la majorité entendent tirer la force d'un nouvel élan c'est l'acte 2 du quinquennat une nouvelle étape une nouvelle étape qui marque une césure à travers un profond changement de méthode mais qui va de pair avec deux impératifs la constance et la cohérence qui sont bien les seules choses que notre pays n'ait jamais tenté constance et cohérence dans l'action notre pays a besoin de se transformer notre ennemi ce n'est pas le mouvement c'est le statu quo constance et cohérence dans nos valeurs ensuite nos valeurs ce sont le patriotisme l'attachement à la république l'affirmation de l'idéal européen c'est la quête de justice sociale pas celle qui se paye de mots mais celle qui se vit au quotidien c'est la valeur travail cette idée simple que les solutions proviendront du travail et qu'il faut donc le récompenser c'est le dépassement des postures et des vieux clivages plus que jamais notre pays a besoin de l'union des françaises et des français qui veulent agir loin bien loin des logiques partisanes l'engagement partisan l'engagement partisan mesdames et messieurs les députés est évidemment respectable le général de gaulle qui n'aimait guère les partis avait tenu à ce que l'article 4 de la constitution prévoit qu'il concourt à l'expression du suffrage universel ils vont donc demeurer des acteurs centraux de la démocratie je ne crois pas non plus pour ma part que les cultures de gauche et de droite est disparue il y a dans notre pays une culture de gauche il ya une culture de droite il ya une culture du centre le nier ce serait oublié deux siècles d'histoire politique mais ces cultures suffisent-elles à structurer le débat disent-elles quoi faire sur l'europe sur l'écologie sur la politique méditerranéenne méditerranéenne sur la décentralisation je ne le crois pas mesdames et messieurs les députés et je crois que le vrai sujet le vrai sujet aujourd'hui ça n'est pas de savoir comment ressusciter la gauche ou comment sauver la droite le but c'est de savoir comment avec nos héritages avec nos sensibilités avec nos différences nous dépassons nos habitudes pour nous rassembler pour relever les défis de notre pays et de notre planète les maires savent combien la logique de rassemblement est puissante je salue tous ceux d'où qu'ils viennent qui sont prêts à nous rejoindre dans le soutien au président de la république car nous avons beaucoup fait depuis deux ans nous avons beaucoup fait depuis deux ans et il nous reste beaucoup à faire au coeur de l'acte 2 il y a d'abord l'ambition écologique plus personne n'a aujourd'hui le monopole du vert et c'est aussi cela le dépassement des anciens clivages je connais les soupçons me concernant je viens de la droite j'ai travaillé dans une grande entreprise française du nucléaire je suis élu d'une ville industrielle je ne pourrais donc ni rien comprendre ni rien faire je trouve que c'est faire peu de cas de lecture ou de culture politique peu de cas de mon expérience au havre et peu de cas de ces deux années de gouvernement mais oui mais oui j'ai mis du temps comme d'autres français à considérer que ces enjeux était aussi urgent que la défense de l'emploi ou la sécurité aujourd'hui les jeunes nous bousculent dans nos familles partout dans le monde et en europe partout nous constatons les dérèglements climatiques la pollution de l'air des sols et des mers qui menacent notre santé et la biodiversité alors je ne ferai pas passer pour un autre je ne suis pas un défenseur de la décroissance je crois dans la science je voudrais qu'elle ait plus de place dans le débat public que nos décisions soient davantage éclairées par elle je sais ce que notre pays doit à son agriculture et la chance qu'il a de pouvoir compter sur des agriculteurs exigeants et passionnés j'aime l'industrie et je l'assume j'admire ces salariés ces ouvriers ces techniciens ces ingénieurs qui produisent je crois en l'économie de marché régulé par le politique en l'innovation et en la force de la croissance je crois possible un nouveau modèle économique qui produise des richesses donc de l'emploi sans salir sans contaminer sans détruire sans condamner ceux qui viendront après nous ou ceux qui vivent loin de nous et je crois je crois qu'à chaque fois que nous mettons une incitation financière publique en place il faut s'interroger sur son efficacité réelle et songer à la façon dont les acteurs privés prendront un jour le relais il nous faut inventer un modèle économique où la sobriété énergétique les transports propres la saine alimentation le recyclage progresse beaucoup plus vite que le taux de croissance c'est ma conviction et je veux être jugé sur les actes car ces douze prochains mois mesdames et messieurs les députés seront ceux de l'accélération écologique le premier axe de notre plan de bataille c'est de rendre plus propre notre économie et tout d'abord notre manière de produire notre énergie de nous déplacer c'est l'objet des deux projets de loi dont vous êtes saisis la loi d'orientation des mobilités la loi énergie climat je souhaite qu'elles puissent être toutes les deux votées avant l'été c'est ce gouvernement qui fermera la centrale de fessenheim avant la fin de l'année 2020 et qui a proposé un chemin crédible pour réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2035 avec le développement massif du renouvelable et notamment de l'éolien en mer en arrivant aux responsabilités nous avons concrétisé et considérablement baissé les coûts de six appels d'offres qui étaient en matière d'éolien offshore bien mal partis aujourd'hui le projet au large de dunkerque démontre que les coûts baissent encore plus vite quand les projets sont bien montés nous pourrons ainsi augmenter le rythme des futurs appels d'offres à un gigawatt par an c'est une bonne chose pour le prix de l'électricité pour notre industrie et pour notre planète nous finaliserons nous filets nous finaliserons d'ici la fin de l'année les contrats de transition écologique à gardan saint-avold cordemais et au havre où les centrales à charbon fermeront d'ici 2022 le succès de la prime à la conversion pour l'achat d'un véhicule moins polluant nous permet de doubler notre objectif nous visons désormais un million de familles d'ici la fin du quinquennat de même nous donnerons une nouvelle orientation à notre politique hydroélectrique en la matière on ne régule pas seulement une production électrique mais des vallées et des régions entières nous respecterons bien entendu le droit européen mais nous n'accepterons pas le morcellement de ce patrimoine commun des français enfin nous négocierons avec la commission européenne une nouvelle régulation du prix de l'électricité pour que les français bénéficient davantage de la stabilité et de la compétitivité que nous donne nos investissements passés nous voulons donner aux français les moyens de se chauffer sans polluer ni payer toujours plus nous remettrons donc totalement à plat les aides existantes à la rénovation énergétique parce que ces aides sont d'une effroyable complexité parce qu'elles profitent en réalité aux ménages les plus riches nous transformerons donc le crédit d'impôt de transition énergétique en une aide plus massive versée en faveur de ceux qui en ont le plus besoin reconnaissons le aussi à part dans le logement social nous ne disposons pas aujourd'hui des leviers efficaces pour venir à bout des passoires thermiques qui plombent le climat et le pouvoir d'achat de nos concitoyens nous devons donc les inventer ensemble je sais que les députés feront des propositions et j'y suis ouvert nous en discutions avec pascal avec pascal qu'enfin nous devons sur ce sujet réussir réussir à mobiliser les financements publics et privés raisonner au delà des normes et des obligations même si elles sont nécessaires au fond réitérer le succès en matière de rénovation thermique que qu'un jean-louis borloo avait pu avoir avec l'anru en son temps sur des problématiques et des complexités au fond assez comparable le deuxième axe de notre plan de bataille c'est de rompre avec le gaspillage d'en finir avec un modèle de consommation dans lequel les mines sont toujours plus profondes et les montagnes de déchets toujours plus haute j'ai annoncé notre volonté d'en finir avec cette pratique scandaleuse qui consiste à jeter ce qui ne peut être vendu cette mesure constitue une première dans le monde elle figurera dans le projet de loi de lutte contre le gaspillage qui sera l'une des trois priorités de la rentrée parlementaire en septembre nous avons déjà acté la suppression des produits plastiques à usage unique les plus néfastes mais nous devons aller plus loin parce que l'état se doit d'être exemplaire tous les produits en plastique jetable seront bannis de l'administration à compter de l'année prochaine je souhaite également que nous fiction un objectif de 100% de plastique recyclé et nous lancerons dans les prochains jours une grande concertation avec les collectivités notamment avec les collectivités pour étudier la mise en place d'une consigne sur certains emballages les collectivités outre-mer pourront si elles le souhaitent en devenir des territoires pilotes la loi anti gaspillage prévoira la possibilité d'imposer l'incorporation de plastique recyclé dans toutes les bouteilles en plastique à usage unique enfin j'ai noté mesdames et messieurs les députés la volonté de beaucoup de parlementaires d'aller plus loin dans la suppression du plastique à usage unique un amendement avait étendu cette obligation à toutes les boîtes plastiques nous avions considéré ensemble qu'il déstabilisé trop nos industries qu'il fallait le corriger mais son intention était bonne et je vous proposerai dans le cadre de la loi anti gaspillage des dispositions pour interdire progressivement les boîtes plastiques qui ne sont pas constitués de plastiques recyclés s'agissant de l'alimentation également nous devons produire et manger mieux nous nous battrons en europe le président de la république l'a réaffirmé pour garantir un budget de la PAC à la hauteur des besoins de la transition écologique un budget qui protège nos agriculteurs et qui leur donne les moyens de produire autrement nous réorganiserons également notre police de l'alimentation pour apporter aux français davantage de garantie sur ce qu'ils consomment nous avons lancé avec succès une démarche nationale pour améliorer l'information sur la qualité nutritionnelle des aliments et développer l'utilisation de Nutri-score dans l'étiquetage des aliments nous la défendrons auprès de la commission européenne et de nos partenaires afin de rendre le Nutri-score obligatoire un mot pour conclure sur ce point un mot pour conclure sur ce point en matière de prévention le gouvernement a un bilan que je crois solide sur le tabac sur les vaccinations sur la sécurité routière Agnès Buzyn m'a proposé d'ouvrir une nouvelle étape pour s'attaquer à l'obésité il s'agira d'un objectif national pour l'école la santé le sport l'agriculture l'industrie je serai heureux d'accueillir les propositions parlementaires sur ce sujet avec François de Rugy le ministre d'état je souhaite que les français soient les premiers acteurs de la transition écologique la convention citoyenne pour la transition écologique et climatique constituera un moment de démocratie participative inédit elle pourra proposer de nouvelles mesures elle pourra en définir le rythme et les financements elle rendra ses conclusions au début de l'année 2020 le gouvernement s'engage à traduire ses propositions en projets de loi en mesures réglementaires voire pour les plus pour les plus puissantes à les soumettre à référendum le conseil de défense écologique pour sa part s'assurera de la mobilisation au plus haut sommet de l'état pour faire de l'écologie une priorité de l'ensemble de nos politiques publiques nous devons défendre aussi bien le climat que le pouvoir d'achat la qualité de l'air que nos industries ou nos emplois nous avons là un nouvel en même temps à construire qui appelle au fond les mêmes dépassement dépassement des oppositions entre les producteurs et les écologistes dépassement de nos habitudes de consommation dépassement de nos postures il faut que nous arrivions à faire de cette transition écologique l'affaire de tous et il faut que nous nous concentrions sur les résultats concrets dans le quotidien des français je ne veux pas être l'homme des effets d'annonce mais je veux que nous soyons la majorité des engagements tenus au coeur de l'acte 2 mesdames et messieurs les députés il y à l'ambition écologique il y à aussi la justice sociale la justice sociale c'est de permettre à tous de travailler le chômage baisse il a même atteint son plus bas niveau depuis dix ans avec 93 mille emplois créés au premier trimestre les chiffres publiés encore ce matin par une c montrent que nous sommes sur la bonne voie pour autant pour autant nous n'en avons pas fini avec le chômage de masse avec un chômage de masse qui enferme dans la précarité qui lamine des familles et des territoires chaque période de chômage est une épreuve est une angoisse c'est un combat de tous les jours pour celui qui est confronté c'est le combat central de ce gouvernement car nous en avons fini avec la résignation et l'idée délétère que contre le chômage tout aurait été tenté nous avons mesdames et messieurs les députés renforcer le dialogue social dans l'entreprise pour mettre fin à la peur de l'embauche nous avons réformé la formation professionnelle et l'apprentissage pour développer les bonnes compétences en face des besoins nous avons mis en place un plan pauvreté dont l'objectif central est la reprise d'activité il faut maintenant achever ce vaste mouvement de réformes et conduire comme tous nos voisins l'ont fait celle de notre assurance chômage avec la ministre du travail muriel pénicaud nous présenterons la réforme mardi prochain le 18 juin nous nous fixons plusieurs objectifs le premier c'est de mettre fin au recours abusifs aux contrats courts nous avons donné aux entreprises plus de souplesse plus de sécurité grâce à la réforme du droit du travail et c'était nécessaire la contrepartie vous savez combien j'apprécie ce terme c'est une responsabilité accrue dans le recours aux contrats courts qui empêche les salariés de construire leur vie avec un minimum de sérénité c'est pourquoi dans les cinq à dix secteurs d'activité qui utilisent le plus souvent ces contrats et qui génèrent de la précarité nous instaurerons un principe de bonus malus sur les cotisations d'assurance chômage et dans les autres secteurs nous prendrons une mesure transversale pour décourager le recours aux contrats à durée déterminée d'usage le deuxième objectif de cette réforme c'est de faire en sorte que le travail paye toujours plus que l'inactivité c'est évidemment en général le cas dans la majorité des situations les règles d'indemnisation sont bien faites et elle continue à s'appliquer mais il existe des situations où le montant de l'allocation mensuelle du chômage est supérieur au salaire mensuel moyen perçu nous devons y mettre fin le troisième objectif vise à introduire une dégressivité de l'indemnisation pour les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés et qui sont en mesure de retrouver un emploi plus rapidement que les autres quatrième objectif de la réforme de l'assurance chômage renforcer l'accompagnement des demandeurs d'emploi vous le savez le gouvernement a regretté que les partenaires sociaux n'aient pu par le dialogue réformer eux mêmes le régime d'assurance chômage mais nous continuons à penser qu'ils ont leur place dans la mise en oeuvre de cette réforme comme ils ont leur place dans la mise en oeuvre de tout l'acte 2 en particulier les nouvelles mesures d'accompagnement pour lesquelles nous dégagerons de nouveaux moyens ne doivent pas être pensées uniquement à paris les besoins ne sont pas les mêmes selon les différents bassins de vie et selon les différents bassins d'emploi les travaux que j'ai lancé autour de la mobilisation nationale et territoriale avec les partenaires sociaux devront permettre d'identifier les meilleures solutions et donner une grande marge de manoeuvre aux acteurs locaux j'ajoute j'ajoute que conformément aux engagements du président de la république cette réforme donnera accès à l'assurance chômage aux salariés démissionnaires ainsi qu'aux travailleurs indépendants la justice sociale c'est aussi faire en sorte que le travail paye avec le président de la république nous avons reçu 5 sur 5 fort et clair le message d'exaspération fiscale que les français nous ont adressé ceux ci ne veulent plus des mots ils veulent des actes nous avons donc décidé d'une baisse d'impôt historique au total sur l'ensemble du quinquennat les impôts des ménages baisseront de près de 27 milliards d'euros je vous confirme je vous confirme que la taxe d'habitation sur les résidences principales sera intégralement supprimée pour l'ensemble des français les 80% des français les plus modestes bénéficieront dès ce mois de septembre de la suppression du deuxième tiers de la taxe d'habitation et leur taxe sera intégralement supprimé en 2020 pour les 20% de français restants la suppression se déploiera sur les trois années suivantes nous réformerons le financement des collectivités territoriales en garantissant leur autonomie financière et le dynamisme de leurs ressources Jacqueline gouraud et Gérald Darmanin reprendront les concertations avec les associations d'élus dès la semaine prochaine comme je m'y suis engagé l'ensemble des mesures devra figurer dans le projet de loi de finances pour l'année 2020 afin de garantir la visibilité aux maires et aux équipes municipales nous avons choisi de concentrer l'intégralité de la baisse de l'impôt sur le revenu annoncé par le président de la république sur les classes moyennes qui travaillent le taux d'imposition de la première tranche de l'impôt sur le revenu qui regroupe 12 millions de foyers sera abaissé de trois points cela représente un gain moyen par foyer de 350 euros soit à ce niveau un tiers de l'impôt en moyenne c'est massif c'est clair c'est net les 5 millions de foyers de la tranche suivante bénéficieront d'un gain moyen de 180 euros l'effet de cette réforme pour les tranches suivantes sera neutralisé ces baisses seront votées dans le projet de loi de finances pour l'année 2020 soyons clairs baisser les impôts de 5 milliards en une fois nous obligera à faire des choix pour contenir nos dépenses publiques certains opposent parfois ce qui serait attaché aux équilibres budgétaires à ce qui ferait vraiment de la politique je crois profondément le contraire la responsabilité politique c'est de mettre en oeuvre des principes des choix et en même temps de respecter le réel c'est le choix d'une grande nation qui veut maîtriser son destin c'est la marque des premiers ministres qui m'inspirent je pense à pierre mindes france ou à george pompidou à michel rocard ou alain juppé le réel le réel le réel mesdames et messieurs les députés le réel ce sont souvent nos sous ceux des français ce que nous prenons pour financer nos politiques publiques ou pour mettre en oeuvre des politiques de redistribution ceux des français ceux de nos enfants car les dettes que nous créons ce sont nos enfants qui les rembourseront le président a dans cette perspective annoncé la révision de certaines niches fiscales et sociales nous nous concentrerons sur les niches anti écologique sur les niches concentré sur les très grandes entreprises ou sur les niches qui réduit qui réduisent en fait les droits sociaux des salariés comme la déduction forfaitaire spécifique dans chacun de ces secteurs la concertation a montré que le changement était possible mais qu'il devait être progressif nous avons appris de la taxe carbone et nous ferons donc ces réformes en laissant aux acteurs le temps de s'adapter bruno le maire et gérald d'armanin indiqueront au début du mois de juillet les choix du gouvernement en la matière la justice la justice sociale c'est de mieux associer les salariés aux résultats de l'entreprise la prime exceptionnelle de fin d'année qu'avait annoncé le président de la république sera reconduite pour un an en 2020 avec le même régime défiscalisé dans la limite de 1000 euros par bénéficiaire pour que cet élan soit pérenne les entreprises devront pour verser la prime exceptionnelle mettre en place un dispositif d'intéressement au profit de leurs salariés avant le 30 juin 2020 nous les y aiderons en simplifiant la mise en place des accords d'intéressement dans les pme en les autorisant à tester ces accords sur un an au lieu de trois en mettant à la disposition des pme des accords type opposable à l'administration la justice sociale c'est de renouer avec la méritocratie républicaine avec l'égalité des chances trop souvent notre modèle social repose sur des politiques de compensation qui lisent les inégalités sans chercher à les réduire à la base la france est de ce point de vue un des pays les plus redistributifs au monde et pourtant l'un des pays où le déterminisme social est le plus élevé les études pisa montrent par exemple que l'influence du milieu social sur les performances scolaires est parmi les plus élevés des pays avec lesquels nous pouvons nous comparer à cet égard le dédoublement des classes de cp et de ce 1 de zone d'éducation prioritaire menée par jean michel blanquer restera comme l'une des grandes mesures de ce quinquennat mais nous irons plus loin dans le traitement des difficultés à la racine en rendant l'école obligatoire des trois ans en étendant l'effort de réduction du nombre d'élèves à la grande section de maternelle dans les zones les moins favorisées et en limitant à 24 élèves par classe sur tout le sait sur tout le territoire les classes de cp et de ce 1 jean michel blanquer et sophie cluzel ont également présenté en début de semaine après des mois de concertation les contours d'un nouveau service public d'accueil des enfants souffrant de handicap à l'école nous voulons en finir avec des systèmes qui bricolent des solutions pour les enfants en situation de handicap qui font trop souvent leur rentrée après les autres enfants nous poursuivrons la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur avec la réforme de parcours sup que frédéric vidal a conduite les jeunes français choisissent désormais leur voie par vocation et non par défaut cette réforme que l'on disait impossible elle est faite elle marche et elle est juste on compte déjà 30% de plus de boursiers dans les classes préparatoires parisienne et les iut ont admis 19% de bacheliers technologiques en plus renforcer notre modèle social c'est en combler les failles c'est l'adapter aux situations individuelles c'est inventer de nouvelles solidarités je pense aux familles monoparentales qui se sont beaucoup exprimées durant le grand débat logement travail fin de mois garde d'enfants tout est plus difficile quand on est seul c'est pourquoi dans le plan pauvreté nous avons prévu l'ouverture de trente mille places en crèche et la formation de 600 mille professionnels un service unique d'information des familles sera créé en 2020 pour connaître en temps réel les places de crèche et d'assistantes maternelles disponibles enfin dès juin 2020 le gouvernement mettra en place un nouveau système pour protéger les personnes seules contre le risque d'impayer des pensions alimentaires sur décision d'un juge sur décision d'un juge ou sur demande en cas d'incident de paiement les pensions seront automatiquement prélevés par la CAF pour être versé à leurs bénéficiaires et c'est la CAF qui déclenchera une procédure de recouvrement en cas d'impayé quand la vie est dure que chaque euro compte que chaque jour compte il ne faut pas rajouter de l'inquiétude de l'attention de la précarité et laisser les familles seules face à l'incertitude sur le versement des pensions je pense également à notre système de soins nous sommes tous choqués par ces images d'urgence saturée de brancards qui s'empilent dans les couloirs de professionnels qui enchaînent les heures et les patients Agnès Buzyn a apporté des premières réponses la semaine dernière pour mieux reconnaître l'engagement des professionnels et pour moderniser les locaux là où c'est le plus nécessaire mais tout le monde sait que la situation des urgences traduit un mal plus profond encore notre ambition est de transformer le système de santé en ville comme à l'hôpital pour mettre un terme aux crises qui mine la confiance des soignants et des patients la loi présentée par Agnès Buzyn sera bientôt votée c'est une grande loi de transformation le défi sera alors celui de l'exécution nous serons au rendez vous pour l'heure j'en appelle au sens des responsabilités et il est immense de tous les professionnels de santé publiques et privés pour se rassembler autour des directeurs d'ARS afin de coordonner leur présence estivale et d'anticiper les points de tension à venir je pense également au combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes que mène le gouvernement avec Marlène Schiappa dans les domaines de l'égalité salariale de la lutte contre les discriminations et contre les violences je pense aux millions d'aidants qui arrêtent de travailler ou qui réduisent leurs activités ou leurs activités pour s'occuper d'un proche nous demanderons aux partenaires sociaux de se saisir de cette question et nous examinerons comment prendre en compte ces situations dans le calcul des retraites je pense à tous ceux qui sont perdus face à la complexité de notre système d'aide sociale et pour lesquels nous sommes en train de préparer le futur revenu universel d'activité la concertation a commencé elle conduira à la présentation d'un projet de loi en 2020 l'acte 2 l'acte 2 mesdames et messieurs les députés c'est répondre aux défis du vieillissement de la population c'est l'un l'un de nos grands défis de société certains parlent d'une révolution de la longévité nous avons trop tardé pour nous y confronter nous n'avons pas rien fait depuis des années mais nous avons trop tardé pour nous y confronter vraiment parce que les budgets en jeu sont gigantesques mais aussi peut-être par une forme de déni nous le voyons tous avec nos parents ou avec nos grands-parents malgré le dévouement des soignants des familles des aidants nous sommes mal préparés c'est notre regard qui doit changer celui que nous portons sur la place des personnes âgées dans notre société le rôle qu'elles peuvent y jouer nous devons aussi entendre leur volonté de vieillir à domicile et ne pas privilégier une seule solution entendre les familles qui supportent une charge financière importante et qui sont souvent prises en tenaille entre leurs obligations d'enfants et celles de parents voire de grands-parents entendre les personnels dont le métier doit être revalorisé la ministre des solidarités de la santé présentera à la fin de l'année un projet de loi qui définira une stratégie et la programmation des moyens nécessaires pour prendre en charge la dépendance dès dès le projet de loi dès le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale nous enclencherons une première étape avec des mesures favorisant le maintien à domicile et des investissements dans les ehpad cela fait dix ans qu'on promet cette grande réforme de dignité et de fraternité nous la conduirons et ce sera un autre grand marqueur social de ce quinquennat peut-être un des plus importants l'autre grand défi de notre génération c'est la mise en place d'un système véritablement universel des retraites nous avons aujourd'hui 42 régimes 42 régimes de retraite qui assure globalement un bon niveau de retraite la france est un des rares pays où le niveau de vie des retraités est légèrement supérieur au niveau du reste de la population cependant notre système n'est ni simple ni simple ni juste il pénalise les carrières courtes ou les carrières hachées ce constat est connu s'y ajoutent des inquiétudes légitimes concernant son avenir et son financement le haut commissaire jean paul de levoy a mené depuis janvier 2018 un intense travail de concertation il présentera au mois de juillet ses recommandations en faveur d'un système universel permettant à la fois de renforcer l'équité entre générations la protection des plus fragiles et la confiance des français ce nouveau système que nous mettrons en place de manière très progressive reposera sur un principe simple les règles seront les mêmes pour tous c'est à dire qu'un euro cotisé ouvrira les mêmes droits pour tous ce système sera plus redistributif car il réduira l'écart entre les pensions des plus modestes et celles des plus aisées entre les pensions des hommes et celles des femmes il garantira enfin comme le président l'a demandé que les personnes qui ont travaillé toute leur vie ne gagnent pas moins que 85% du smic nous savons tous que ces principes sont justes mais qu'ils nécessitent des évolutions profondes s'agissant des fonctionnaires par exemple dont les retraites sont calculés actuellement sur les diners sur les six derniers mois hors prime le nouveau mode de calcul sur l'ensemble de la carrière et sur l'ensemble de la rémunération devra nous conduire à revaloriser les profils de carrière de certaines professions je pense en particulier aux enseignants les mêmes règles pour tous c'est vrai cela signifie aussi la fin des régimes spéciaux cela se fera très progressivement sans modifier les conditions de départ des personnes qui ont déjà des projets pour leur retraite et en conservant l'intégralité des droits acquis ce qui compte c'est la cible vers laquelle nos régimes vont converger pour aller vers cette cible il faut du temps il faut de la souplesse nous nous en donnerons pour réussir cette transformation enfin le président l'a affirmé nous devons travailler plus longtemps c'est la clé de la réussite du pays je vois bien que cela inquiète mais la réalité c'est qu'il s'agit aussi d'une question de justice continuer à partir à la retraite deux ans plus tôt que l'âge moyen des autres pays européens s'est demandé à nos enfants de financer cet écart et les français sont d'ailleurs très lucide déjà l'âge moyen de départ à la retraite est supérieur à l'âge légal parce que nos compatriotes ont compris que grâce à leur travail ils pouvaient bénéficier d'une meilleure pension et ils ont raison et ils ont raison nous maintiendrons donc la possibilité d'un départ à 62 ans en ne bougeant pas l'âge légal mais nous définirons un âge d'équilibre et des incitations à travailler plus longtemps ainsi chacun pourra faire son choix en liberté et en responsabilité la condition d'ailleurs pour que ce choix existe c'est que le chômage recule et c'est la raison pour laquelle nous lancerons un plan pour améliorer les conditions d'emploi et le niveau d'emploi des seniors l'acte 2 l'acte 2 c'est aussi répondre à un certain nombre de peurs des peurs qui se sont exprimés durant le grand débat qui s'exprime depuis des années dans le débat public tout repose sur un sentiment de perte de contrôle perte de contrôle sur les évolutions du monde sur les progrès technologiques sur des menaces réelles ou ressenties sur la violence il existe plusieurs manières d'appréhender ces inquiétudes ou ces peurs on peut les attiser pour en tirer profit on peut les nier pour éviter de se poser des questions difficiles je crois surtout qu'il faut les affronter en montrant à nos concitoyens que sur tous les sujets la république a les moyens de garder le contrôle garder le contrôle c'est d'abord garantir l'ordre public pour tous et sur tout le territoire une de nos premières décisions a été de lancer un vaste plan de recrutement et d'équipement des forces de l'ordre et d'y accorder les moyens il y avait urgence on partait de loin une autre décision a été de concentrer les forces dans les quartiers de reconquête républicaine où la délinquance les incivilités avaient grimpé en flèche les premiers résultats sont là en 2018 les vols avec armes ont baissé de 10% les cambriolages de 6% et les vols de véhicules de 8% durant les 12 prochains mois notre priorité sera de combattre le trafic de stupéfiants qui gangrènent des pans entiers de notre territoire cela implique d'harceler les points de vente de neutraliser les échelons de distribution de faire tomber les têtes de réseau nous procédons nous procéderons au changement d'organisation nécessaire pour parvenir à ces résultats opérationnels j'ai également demandé à christophe castaner un plan pour lutter contre la violence gratuite les français n'en peuvent plus des coups de couteau donné pour un mauvais regard de batailles rangées entre bandes rivales nous ne devons plus rien laisser passer pour réussir nous devrons finaliser les réformes que nos forces de l'ordre attendent depuis longtemps sur le temps de travail sur les heures supplémentaires sur la fidélisation dans les postes et les territoires pour traduire ces orientations le ministre de l'intérieur et le secrétaire d'état engageront dès cet été la rédaction d'un livre blanc sur la sécurité intérieure ainsi que d'une future loi de programmation garder le contrôle c'est maintenir une vigilance de tous les instants contre la menace terroriste c'est continuer de fermer des lieux de culte radicalisés c'est poursuivre l'expulsion systématique des ressortissants étrangers en situation irrégulière qui figure au fsprt le fichier des signalements pour la prévention et la de la radicalisation à caractère terroriste nous avons expulsé plus de 300 de ces étrangers en situation irrégulière signalé au fsprt au cours des 18 derniers mois c'est poursuivre enfin les efforts de recrutement dans le renseignement il y en aura 1900 d'ici la fin du quinquennat garder le contrôle c'est affirmer notre singularité et notre indépendance dans le monde un monde qui est dangereux et qui va le rester un monde où la france inlassablement cherche à porter la voie de la paix et de la stabilité en continuant de promouvoir le multilatéralisme contre la loi du plus fort en investissant dans l'aide au développement au delà des moyens en hausse que nous y consacrons pour aller jusqu'à 0,55% du PIB c'est l'ensemble de notre dispositif qui doit être revu une mission est en cours et je sais que les commissions parlementaires ont fait de nombreuses propositions le président de la république tiendra un conseil du développement en juillet et à l'issue des rencontres du g7 cette année jean-yves le drian préparera un projet de loi qui sera déposé au parlement à l'automne et discuté en 2020 la france doit également rester capable de se battre contre ses ennemis en syrie où la fin du califat territorial est une victoire mais ne marque pas la fin de la menace au mali aux côtés de nos alliés je sais mesdames et messieurs les députés que vous vous associerez tous à l'hommage que je veux rendre à celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre mes pensées ont à leur famille et plus particulièrement à celles qui ont été endeuillées cette année conformément aux engagements du président de la république mon gouvernement a voulu donner les moyens à nos armées de nous défendre le 13 juillet dernier le président a promulgué la loi de programmation militaire pour porter notre effort de défense progressivement à 2% du PIB c'est un effort massif mais il s'agit là aussi d'être constant et cohérent combattre les peurs du pays montrer que nous gardons le contrôle c'est avoir le courage d'affronter sans fausse pudeur certaines réalités notamment concernant la pression migratoire cette réalité c'est un nombre de demandeurs d'asile qui a baissé de 10% en europe l'année dernière mais qui continue d'augmenter en france de l'ordre de 22% si nous voulons bien accueillir et bien intégrer ceux qui rejoignent notre pays nous devons maîtriser ces flux migratoires ce combat est évidemment d'abord européen le président de la république l'a annoncé la france portera dans les prochains mois avec de nombreux partenaires européens un projet de refondation complète de schengen nous devons également prendre nos responsabilités au niveau national le droit d'asile est un trésor nous y consacrons des moyens en forte hausse c'est le prix de la fidélité à nos valeurs mais c'est aussi pour cette raison que nous devons lutter avec fermeté contre les abus nous continuons nous continuerons évidemment à offrir aux demandeurs d'asile des conditions d'accueil et de protection sociale conforme à nos principes mais nous devons nous assurer que les demandeurs d'asile choisissent la france pour ses valeurs pour son histoire pour sa langue pour ce qu'elle est et non parce que notre système serait plus favorable que celui mis en place dans un pays voisin dans un pays européen le fond de ma conviction mesdames et messieurs les députés c'est que ces sujets devraient faire l'objet d'harmonie à d'harmonisation progressive dans l'union européenne ces questions ces questions je le sais sont difficiles elles soulèvent des passions elle touche au fondement de notre souveraineté et de nos principes est donc nécessaire d'en débattre de manière régulière et au grand jour avec le parlement c'est pourquoi comme l'a annoncé le président de la république le gouvernement organisera chaque année un débat au parlement sur les orientations de cette politique le premier aura lieu au mois de septembre prochain combattre les peurs c'est aussi lutter contre l'islamisme et c'est faire vivre la laïcité le gouvernement accompagnera les musulmans dans la construction d'un islam où les croyants français exercent les responsabilités nous ne le ferons pas à leur place mais nous leur donnerons les moyens d'abord de combattre l'islamisme et les discours de haine sur les réseaux sociaux je salue la proposition de loi de laetitia avia qui nous donnera les outils dont nous avons besoin ensuite de réorganiser de réformer l'organisation du culte musulman des assises territoriales de l'islam de france ont eu lieu l'été dernier un large consensus s'est dégagé en faveur d'une structuration départementale il est important que des suites soient données à ses attentes enfin l'islam de france doit recruter et former des imams en france qui parle le français et mettre fin de manière progressive au système où beaucoup d'imams ou psalmodieurs sont choisis et rémunérés par des états étrangers s'il faut mesdames et messieurs les députés s'il faut des dispositions législatives pour garantir le respect de l'ordre public et renforcer la transparence du financement des cultes en particulier quand ce financement est étranger le gouvernement vous les proposera sans remettre en cause la loi de 1905 ni le libre exercice des cultes combattre les peurs combattre les peurs c'est remettre de la confiance dans la science pour paraphraser une formule célèbre c'est déterminer ce qui est permis et ce qui ne l'est pas dans des domaines où tout devient techniquement possible les états généraux de la bioéthique se sont achevés il y a un an le parlement s'est également saisi de ces questions le projet de loi que le gouvernement s'est engagé à préparer pour tirer les conclusions de ses travaux est prêt conformément aux engagements du président de la république il autorise le recours à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes sur certaines questions sur certaines questions sur certaines questions comme l'accès aux origines le régime de filiation en cas de pma avec tiers d'honneur plusieurs options sont possibles et le gouvernement a retenu celles qui lui semblait le plus à même ou les plus à même de permettre un débat apaisé le projet de loi sera adopté en conseil des ministres fin juillet et pourra être débattu au parlement dès la fin septembre juste avant la discussion budgétaire j'ai la chance mesdames et messieurs les députés j'ai la la chance mesdames et messieurs les députés de compter dans mon gouvernement trois ministres d'exception une médecin agnès buzin une juriste nicole belloubet et une scientifique frédérique vidal les débats que vous avez eu avec elle que j'ai eu avec elle ont été de grande qualité je suis persuadé que nous pouvons atteindre une forme de débat serein profond sérieux à la hauteur des exigences de notre pays c'est mon ambition en tout cas combattre les peurs enfin c'est regarder l'avenir avec confiance investir dans l'intelligence renouer avec l'esprit de conquête l'état qui devrait résonner en stratège pour le long terme est trop souvent nous le savons tous englué dans le court terme dans la gestion politique à six mois alors que des entreprises des collectivités territoriales déploient des plans d'action à dix ans investissement motive leurs collaborateurs cherchent découvre il faut comme le président nous y a invité tracer une perspective collective de long terme pour notre pays donner de la visibilité à chacun sur les objectifs de la nation à l'horizon au moins 2025 bâtir un pacte productif rattraper notre retard en robotique comme nous sommes en train de rattraper notre retard en numérique devenir le principal hub de l'intelligence artificielle en europe devenir en tout point la nation la plus attractive pour le tourisme pour la santé pour l'industrie offrons à la jeunesse des raisons de s'engager pour l'environnement pour le développement dans les territoires isolés via le service national universel que nous commençons à déployer dès cette année définissons une nouvelle ambition pour la recherche et l'enseignement supérieur je vous saisirai d'un projet de loi de programmation et de réformes au printemps 2020 combattons les peurs le repli et défendons ce que le président de la république a appelé l'art d'être français c'est aussi et c'est à dire l'art tout court la culture nous poursuivrons bien entendu le déploiement du pass culture nous réaffirmerons dans le cadre du projet de loi audiovisuel qui sera discuté au parlement tout début de 2020 le rôle de l'audiovisuel public dans la diffusion de la culture nous défendrons le patrimoine national un patrimoine avec lequel on l'a vu lors des catastrophes lors de la catastrophe de la cathédrale de notre dame les français entretiennent un rapport à la fois fort et intime l'acte 2 se joue enfin dans la réforme de l'état n'ont pas au sens bureaucratique qu'on lui donne souvent mais au sens qu'on lui donnait en 1935 ou en 1958 quand déjà la république cherchait à renouer avec le peuple j'ai déjà évoqué devant vous le mur de défiance qui s'est élevé au fil des années entre les français et ceux qui les représentent ou qui les administre j'ai aussi fait le constat avec vous du besoin de proximité de participation qui s'est exprimé lors du grand débat nous ne répondrons pas à ces attentes avec de simples aménagements c'est l'ensemble de l'action publique du sol au plafond si vous me permettez l'expression qu'il faut désormais transformer il y a un an nous avions présenté un projet de loi constitutionnelle et deux projets de loi complémentaires organique et ordinaire les circonstances n'ont pas permis leur examen mais les discussions s'il vous plaît mais les discussions se sont poursuivis en particulier avec le sénat et avec son président les événements des derniers mois nous ont conforté dans notre conviction que ces textes étaient utiles et le grand débat nous a permis de les enrichir la garde des sceaux est prête à présenter dès ce mois ci trois nouveaux textes en conseil des ministres ces textes reprennent le coeur des engagements du président de la république y compris l'inscription de la lutte contre le changement climatique à l'article premier de notre constitution ils sont recentrés sur trois priorités les territoires avec l'autorisation de la différenciation l'assouplement du cadre relatif à la corse ainsi qu'aux outre-mer la participation citoyenne avec un nouveau titre dans la constitution la transformation du ceseux en conseil de la participation citoyenne la possibilité de former des conventions de citoyens tirés au sort la facilitation du recours au référendum d'initiatives partagées et l'extension du champ de l'article 11 la justice enfin avec l'indépendance du parquet et la suppression de la cour de justice de la république en parallèle des gestes ont été faits pour parvenir à un consensus avec le sénat les dispositions relatives au fonctionnement des assemblées ont été retirés nous avons considéré qu'il appartenait aux assemblées elles mêmes de décider de leur réforme les dispositions relatives au cumul des mandats dans le temps ont été assouplis pour en exclure les maires de communes de petite taille et prévoir une entrée en vigueur progressive le président de la république a accepté de revoir sa proposition de baisse d'un tiers du nombre de parlementaires pour viser une réduction d'un quart qui permet une juste représentation territoriale et l'introduction d'une dose significative de proportionnel la réalité aujourd'hui c'est que nous sommes proches d'un accord sur le projet de loi constitutionnelle mais que ce n'est pas encore le cas sur le projet de loi organique et en particulier sur la question de la réduction du nombre de parlementaires et le sénat a été très clair sur le fait qu'il n'y aurait d'accord sur rien s'il n'y avait pas un accord sur tout nous allons donc continuer à chercher à nous rapprocher mais nous ne mobiliserons pas du temps parlementaire pour in fine constater le désaccord du sénat nous ne renonçons pas nous ne renonçons pas à nos ambitions qui nous le pensons sont conformes à la demande de nos concitoyens nous attendrons le moment propice et la manifestation de volonté du sénat qui peut-être ne viendra qu'après le renouvellement de la haute chambre en 2020 nous pouvons aussi voter seulement la proportionnelle à l'assemblée sans changer le nombre de députés et le président de la république à la faculté d'interroger directement les français sur la réduction du nombre de parlementaires ma conviction est que nous ne devons pas résister au désir de changement exprimé par les français transformer l'action publique c'est réformer nos administrations et notre service public à paris et sur le terrain à la suite d'un long travail préparatoire j'ai signé deux instructions qui remodèlent nos administrations à paris et sur le terrain dès janvier prochain 95% 95% des décisions individuelles prises par l'administration le seront au plus près de nos concitoyens sur le terrain et plus à paris les services locaux seront renforcés réorganisés pour plus de cohérence les administrations centrales allégées et rendues plus agiles dans le même temps nous achèverons d'ici l'été l'examen de la loi de transformation de la fonction publique et nous donnons et nous donnerons plus de pouvoir aux managers la mission Thiriez démarre ses travaux sur la haute fonction publique pour rénover profondément son recrutement sa formation et la gestion des carrières c'est un dossier déterminant pour l'état parce que pouvoir bénéficier d'éléments bien formés et dévoués a toujours été essentiel à l'état et à la France je m'occuperai personnellement du fonctionnement de la mise en oeuvre et de l'application de cette réforme le service public c'est une promesse républicaine en particulier pour les territoires isolés la ruralité les quartiers l'outre-mer des personnes un accueil un conseil quel que soit l'endroit où l'on habite on doit pouvoir rencontrer un de ses représentants c'est le sens de la création des maisons France service que le président de la république a souhaité depuis plusieurs années les maisons de service au public ont tenté d'apporter une première réponse certains le font déjà certaines le font déjà remarquablement je l'ai vu à Montmoreau en Charente récemment mais reconnaissons ensemble que les maisons de service public sont très variés et proposent des niveaux de service très différents nous devons donc changer d'échelle et de logique partir des besoins de nos concitoyens dépasser les frontières des administrations oublier que nous sommes ici l'état là le département là enfin la cpm ou la caf cela veut dire des choses simples comme des horaires d'ouverture élargie des agents polyvalents formés capables d'offrir immédiatement des réponses d'accompagner vers la bonne porte d'entrée dès le 1er janvier 2020 nous aurons créé 300 maisons France service pleinement opérationnel sur ces très hauts critères ces très exigeants critères que nous voulons mettre en place et d'ici la fin du quinquennat nous voulons en disposer d'une au moins par canton j'aurai également le plaisir de signer avant le 14 juillet les contrats de convergence et de transformation avec les collectivités ultramarines des contrats qui mettent en oeuvre nos objectifs de développement économique et social dans ces territoires et qui s'inscrivent résolument dans la transition écologique je veux redire comme je l'ai fait lors de ma première déclaration de politique générale à nos compatriotes ultramarins notre volonté de faire appliquer en toutes circonstances ce que j'ai appelé un réflexe outre-mer nous tiendrons nos engagements transformer l'action publique enfin c'est répondre à l'aspiration fortement exprimée dans le grand débat pour plus de simplicité et plus de proximité je suis favorable pour ma part à un nouvel acte de décentralisation mais je sais que cela prend du temps et que les positions des territoires sont parfois moins unis que nous le voudrions tous c'est bien normal d'ailleurs car notre système est devenu compliqué ma conviction c'est qu'il faut d'abord conforter les maires qui sont plébiscités par nos concitoyens pour répondre aux sentiments de fracture territoriale je vous propose donc de procéder en deux temps je vous propose donc de procéder en deux temps d'abord en prenant des mesures pour favoriser l'engagement des maires elles seront rassemblées dans un projet de loi que le gouvernement présentera dès le mois de juillet et que je proposerai au Sénat d'examiner dès la rentrée ensuite nous devrons accorder avec les élus et leurs représentants nous devrons nous accorder avec les élus et leurs représentants sur la meilleure méthode pour clarifier le fameux millefeuille territorial il faut aller vers des compétences clarifiées des responsabilités accrues, des financements clairs comme le Président de la République nous y a invités j'irai mesdames et messieurs les députés demain solliciter l'approbation de la politique du gouvernement au Sénat mes prédécesseurs l'ont peu fait et encore seulement lorsque le Sénat était clairement dans la majorité convenez avec moi que c'est assez loin d'être le cas en ce qui concerne mon gouvernement j'irai donc demain au Sénat sans penser revenir avec une majorité mais ce sera l'occasion pour le gouvernement de détailler ce chapitre territorial de l'acte 2 et le vote permettra à chacun de se prononcer et à nous tous d'y voir plus clair Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés j'ai appelé au dépassement pour relever les défis s'il vous plaît, un peu de calme j'ai appelé au dépassement pour relever les défis mais je reconnais que le gouvernement aussi doit dépasser ses habitudes ses inclinations pour changer de méthode le sentiment d'urgence nous a parfois conduit à prendre des décisions rapides pas assez concertées c'est toujours une erreur et au final cela fait perdre du temps en cette troisième année aux responsabilités nous voulons donc faire évoluer notre manière de gouverner nous sommes et nous demeurerons des réformateurs mais nous devons davantage associer les français à la fabrique de nos décisions les transformations que nous avons engagées beaucoup de nos concitoyens ont pensé que nous les faisions sans eux certains ont même cru que nous les faisions contre eux je pense notamment aux retraités et aux français des territoires isolés c'est à nous de les convaincre que nous les faisons pour eux à nous de changer de méthode pour les faire avec eux c'est le sens de la mobilisation nationale qui réunit sur les territoires élus, partenaires sociaux, associations, services de l'Etat pour identifier ce qu'on doit changer au service de l'emploi et de la transition écologique c'est le sens aussi du développement d'une forme de démocratie directe parce que le grand débat n'est pas qu'une parenthèse mais c'est un besoin de fond de nos démocraties le sens enfin de cette attention que nous devons apporter au fameux dernier maître qui sépare parfois une décision prise dans un bureau des français qui seuls comptent changer de méthode c'est aussi changer de ton la détermination la conviction nous tous la détermination la conviction la passion la détermination s'il vous plaît vous savez mesdames et messieurs les députés qu'il arrive parfois qu'on invective le premier ministre lorsqu'il s'exprime peut-être pour essayer de lui faire perdre son calme c'est peine perdue je suis inénervable changer de méthode mesdames et messieurs les députés c'est changer de ton la détermination la conviction la passion que nous mettons à défendre nos idées et nos idées ne sont pas identiques ne devraient jamais nous conduire à l'arrogance à l'agressivité à la caricature mesdames et messieurs les députés regardons avec lucidité notre scène politique et nos débats médiatiques ils ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux je ne donne aucune leçon je ne m'exonère d'aucune responsabilité mais nous avons de belles de belles et de vraies questions à traiter elles méritent mieux que des raccourcis elles méritent mieux que des outrances elles méritent mieux que des postures ces belles questions elles méritent elles aussi que nous dépassions nos vieilles habitudes que nous écartions que nous nous écartions de ces partitions vieillies qui nous font jouer mal le plus souvent les mêmes rengaines fatiguées nous pouvons faire tellement mieux la France qui est souvent belle dans la tradition et la permanence elle n'est jamais aussi grande que dans l'effort et le dépassement dans le pays des lumières ça n'est jamais l'argument d'autorité qui doit prévaloir dans le pays des lumières on doute et on se respecte je ne me résigne pas mesdames et messieurs les députés au rétrécissement du débat public et je souhaite et je souhaite que nous portions ensemble l'espoir d'un ressaisissement sans gommer nos différences il est un joli mot qui vient de la rue des graves républiques romaines mais qui semble parfois faire défaut à nos démocraties qui est celui de civilité une civilité qui va au-delà de la politesse de façade et qui concerne au fond le respect que l'on doit à tous membres d'une même communauté et si vous le voulez bien c'est après le dépassement le second terme que j'aimerais placer au coeur de notre projet pour marquer le respect que nous devons membres du gouvernement parlement que nous nous devons entre nous et que nous devons en français la considération que chacun a le droit le plus fondamental de revendiquer Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les députés notre feuille de route est claire pour l'année qui vient elle est dense mais notre vision pour le pays va bien au-delà d'une année de travail aussi intense soit-elle nous souhaitons réconcilier la France avec elle-même notre pays qui a tout et que le monde en vit a perdu confiance en tout cas des millions de ses concitoyens ont perdu confiance en lui cette confiance nous voulons la rebâtir en renouant avec l'idée de rassemblement car notre pays a besoin d'unité et de respect en renouant avec l'idée de puissance gage de notre grandeur et de nos modes de vie en remettant l'humain au coeur de nos préoccupations une France fidèle à elle-même puissance industrielle militaire et culturelle une France travailleuse solidaire et écologique qui puise dans ce qu'elle produit la ressource de la justice sociale et qui ne vit pas au crédit de ses enfants ni de leur environnement je me tiens mesdames et messieurs les députés je me tiens mesdames et messieurs les députés devant vous pour tenir les engagements du président de la république et mettre fidèlement en oeuvre l'intégralité de ce que je viens de vous annoncer et j'ai l'honneur d'engager devant l'assemblée nationale la responsabilité du gouvernement que je dirige sur ce programme la majorité debout le gouvernement assis alors qu'Edouard Philippe vient de prononcer son deuxième discours de politique générale le deuxième depuis le début du quinquennat Macron la première fois c'était le 4 juillet 2017 les temps ont changé la crise des gilets jaunes le grand débat les annonces de l'exécutif sont passés par là

1:09:27
Invité

on va voir ce qu'il faut en retenir bien sûr avec nos invités et nos éditorialistes en plateau Christophe Barbier Apolline de Malherbe Camille Langlade Routel-Krieff qui sont avec nous tout d'abord question toute simple que doit-on retenir de ce discours a-t-on appris des choses dans ce discours de politique générale ?

Alors d'abord c'est un appel à l'unité c'est un appel au rassemblement au dépassement des postures et des vieux clivages face aux trois urgences qu'il détermine en fait il en a déterminé même quatre économique, sociale, écologique et politique et là Edouard Philippe a beaucoup insisté sur le changement de la méthode on y reviendra mais si on veut d'abord noter ce qu'on attendait en fait les questions qu'on se posait est-ce que la procréation médicalement assistée qui est un marqueur pour la gauche et pour la gauche de la majorité allait être bientôt adoptée la loi bioéthique c'est oui c'est oui en conseil des ministres en juillet c'est oui fin septembre à l'Assemblée nationale question donc réponse elle est positive ce ne sera pas après les municipales les baisses d'impôts est-ce qu'elles seront les 5 milliards promis est-ce qu'elles se feront en une fois ou en deux fois c'était la question qui n'était pas encore tranchée même jusqu'à ce matin elles se feront en une fois 3% donc 350 euros pour la première tranche d'impôt 180 euros pour la deuxième c'est-à-dire 12 millions de personnes pour la première tranche d'impôt 5 millions de personnes pour la deuxième tranche d'impôt la retraite la redonner la philosophie l'annonce d'une loi dépendance il y a d'autres choses qui vont évidemment nous revenir à l'esprit oui la loi sur la loi constitutionnelle elle est en fait reportée tant qu'il n'y a pas un accord avec le Sénat il y a un peu de provocation à l'égard du Sénat qui tant qu'il ne donnera pas son accord on n'avancera pas là-dessus mais le premier ministre ne s'interdit pas et ni le président de faire un référendum sur la baisse du nombre de parlementaires ou de faire tout seul la proportionnelle voilà mais je crois que ce qu'il faut retenir c'est la volonté d'unité de rassemblement pas d'agressivité la droite et la gauche ça existe mais simplement on doit les dépasser parce que ça ne répond pas suffisamment aux défis d'aujourd'hui et puis un ton et une inspiration qu'il revendique de Georges Pompidou et Michel Brancard et Alain Juppé

1:11:34
Édouard Philippe

et nous allons écouter en disant comment il y a une réaction Sébastien Chenilleur une véritable grande annonce une petite mesurette ici et là pas de priorité tout ça fait à budget constant c'est-à-dire qu'on ne sait même pas comment toutes ces mesurettes seront financées on est dans le flou le plus total des bonnes intentions en ce qui concerne la lutte contre l'environnement mais c'est très faible parce qu'en fait on ne change pas le mécanisme qui amène évidemment à ces difficultés ce sont simplement des réformes à être arrêtées avec le plastique rien rien sur les situations que vivent en ce moment nos compatriotes dans les hôpitaux rien sur l'immigration la faiblesse des propositions sur l'immigration et sur la sécurité on nous dit que monsieur Castaner va écrire un livre on l'avait plutôt connu habitué d'autres endroits que de bibliothèques mais enfin on en prend bonne note et puis évidemment à la fin à l'Assemblée nationale on aura l'occasion probablement

1:12:35
Invité

dans les prochaines minutes d'ici à 17h de l'interviewer sur BFMTV de même que des membres des républicains et de la France insoumise peut-être aussi ceux de la majorité d'abord la globalité du discours de politique générale d'Edouard Philippe le deuxième depuis le début du quinquennat la philosophie et puis le premier ministre en tant que tel pas collaborateur chef d'orchestre de la politique gouvernementale oui ou non alors vraiment ou pas ?

oui alors on sait que les arbitrages ont eu lieu quand même avec Emmanuel Macron donc est-ce que Edouard Philippe a eu une marge de manœuvre on ne la sent pas vraiment dans ce discours d'ailleurs il a beaucoup parlé de lui à la première personne donc il assume totalement ce rôle de chef d'orchestre avec les décisions prises en accord avec Emmanuel Macron il a eu plusieurs phrases assez personnelles on a pu tous commettre des erreurs j'en prends ma juste part donc lui aussi il est dans le mea culpa sans préciser comme Emmanuel Macron hier il dit également que cette période des gilets jaunes sans citer cette expression gilets jaunes l'a profondément marqué comme nous tous ici il fend un petit peu l'armure Edouard Philippe même si ce n'est pas évidemment ce qu'on attendait en priorité d'un premier ministre mais il y va un petit peu plus un petit peu plus fortement ensuite il raconte finalement que sur la PMA sur l'écologie on le sait il y est venu très tardivement et d'ailleurs il le dit je veux lever les soupçons sur mon passé son passé son passé c'est quoi c'est quelques années dans une grande entreprise Areva pour ne pas la citer qui n'est pas évidemment un parangon d'écologie et puis maire de la ville du Havre donc on l'a toujours soupçonné de ne pas être profondément convaincu qu'il fallait lutter contre le réchauffement climatique donc il explique sa démarche sa démarche intellectuelle pareil pour la PMA il l'avait dit j'y suis venu tardivement et puis il annonce donc ses décisions c'est un Edouard Philippe un petit peu plus libéré clairement il le dit d'ailleurs dans une petite phrase je suis inénervable lui qu'on présente comme quelqu'un de très calme et disons qu'il apporte à la fois du concret des annonces parfois floues quand même notamment sur l'écologie il faut préciser ce que ça va devenir pour moi il n'y a rien de très clair ni ferme dans ce qu'il a annoncé sauf peut-être l'interdiction du plastique dans les administrations en septembre à part cela on attend un petit peu plus de précisions qu'on soit de rugi ce soir sur notre plateau on lui demandera

1:14:49
Édouard Philippe

un petit finutile de route des heures

1:14:51
Invité

Apolline de Malerme aussi ce discours de politique générale il intervient un an après un premier discours de politique générale qui lui s'était fait au lendemain du discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès l'enjeu était peut-être un petit peu différent aujourd'hui la crise des gilets jaunes aussi est passée par là et ça c'est essentiel

1:15:05
Présentateur

et il a commencé son discours par cela par le fait que si ce discours de politique générale avait lieu aujourd'hui c'est bien sûr parce qu'il y a eu une question européenne mais c'est aussi parce que la France a traversé cette crise une crise à laquelle il a fait référence et dont il a dit qu'elle l'avait je le cite profondément marqué nous avons rencontré la colère dit Edouard Philippe c'est à nous gouvernants qu'elle était adressée et elle nous rappelait à nos promesses c'est donc avec cette exigence de départ qu'il a ensuite déroulé tout son discours sauf que effectivement au regard de cette colère il y a une chose sur laquelle il était le concret là il a véritablement fait le tour de tous les domaines on a presque l'impression qu'il n'a rien oublié qu'il est presque rentré dans chaque détail de l'organisation presque comme une maison chaque pièce a été visitée il y aura des travaux à peu près dans toutes les pièces de la maison des français mais cela dit tout cela avec un mot à chaque fois qui est le mot progressivement progressivement on va aller vers plus d'écologie progressivement on va aller vers des baisses d'impôts progressivement on va aller vers une réforme sociale il attendra que le l'ensemble du parlement soit passé par là il attendra que l'union européenne ait été consultée à plusieurs reprises notamment sur la question de l'écologie il dit pas on va le faire tout de suite il dit on va demander quand même à l'union européenne son feu vert on va demander aussi à ce que ça soit fait en harmonie avec les industriels avec les agriculteurs il ne veut pas forcer les choses or si on en revient à cette exigence de colère à laquelle il a fait référence au début cette colère elle a elle est impatiente cette colère et elle ne peut pas se satisfaire du progressivement

1:16:53
Invité

Christophe Barbier c'est un discours qui n'a pas une grande dimension la modestie du personnage ce qui est plutôt une qualité a malheureusement déteint sur la modestie du propos il y a un courage c'est la PMA avancée au mois de septembre un courage qui répond à une promesse de campagne oui une promesse de campagne et rappelez-vous Marlène Chapa septembre 2017 la PMA passera avant le mois de mars et Gérard Collomb à l'époque ministre de l'Intérieur l'avait habilement recadrée donc vous voyez c'est quand même pas non plus une audace en tout cas c'est pas téméraire et puis il y a une prudence qui est un demi-renoncement à la réforme des institutions ou à la recherche d'un accord avec le Sénat où on a l'impression d'un jeu de poker menteur entre majorité et opposition et bien cette réforme là elle est quand même revoyée un tout petit peu elle est reportée elle est reportée on va prendre les français pour arbitre si les municipales changent la composition du Sénat peut-être qu'il y aura une deuxième chance vous savez il y a quelque chose de très simple une certaine forme de combat politique a vécu les français aspirent à la démocratie de tous les jours c'est tout à fait la situation actuelle c'est ce que Michel Rocard disait le 28 juin 1988 dans son discours de politique générale la politique de la cage d'escalier en 31 ans de la même manière je souhaite en premier lieu procéder à une réforme de l'impôt sur le revenu alors on va retourner je suis beaucoup pardon Christophe Vamier je suis désolé on va écouter Alexis Portbier

1:18:02
Édouard Philippe

je suis le Premier ministre mais tout continue on se demande pour quelle raison il a jugé utile comme ça de nous réunir pour faire un long discours où se retrouvent empilées des mesures les unes sur les autres non hiérarchisées on comprend pas tellement dans le détail il y a peu de mesures nouvelles finalement quand on a la voix fine bon manifestement ils ont eu très peur là je parle de la majorité ils avaient besoin de cet exercice eux pour se rassurer c'est dommage qu'on ait été convoqués pour assister à quelque chose qui était plus destiné en direction de ses propres que vraiment au pays moi je ne crois pas mais chacun jugera qu'il soit aujourd'hui pertinent de dire au pays tout va bien toutes les mesures qui sont prises en main dans la bonne direction les résultats sont là je ne crois pas que ce soit l'état d'esprit général de nos concitoyens qui sont dans une situation d'exaspération qui voient que des inégalités se creusent que la précarité augmente significative des prises qu'aucune mesure démocratique réellement n'est mise en oeuvre alors que ce pays n'en peut plus de ce système institutionnel si étouffant chacun jugera mais je répète qu'apparemment j'avais l'impression de ne pas être à ma place d'être plus dans une réunion interne à république en marche qui avait besoin après le mouvement des gilets jaunes des élections européennes où ils ont eu peur qu'ils ont perdu d'ailleurs parce que je rappelle que l'objectif du président de la république qui s'était engagé ils n'ont pas réussi cet objectif là mais ils avaient besoin de se rassurer l'exercice est réussi de leur point de vue manifestement car les députés en marche un peu comme à la fin d'un spectacle où un chanteur a repris les tubes qu'ils aiment bien a applaudi bon ça c'est bien mais l'hémicycle n'est pas une scène de théâtre ou un spectacle je crois que ça doit être le lieu où des vérités sont dites et pas seulement des têtes de chapitre comme on l'a vu aujourd'hui et un long exercice d'autosatisfaction confus ennuyeux qui à mon avis n'aura aucun impact significatif dans le pays qui était déjà annoncé je le rappelle donc de ce point de vue là aucun mais moi je suis favorable à ça mais je vois bien que même ce qui était un peu le clou du spectacle si je puis dire parce qu'on a vu les députés en marche se lever bon mais c'était déjà dans les tuyaux si je puis dire donc c'était d'ailleurs si je dis pas de bêtises une promesse du président de la république ils ont du mal on va voir moi sur ça c'est une tête de chapitre là-dessus je demande à voir dans le détail de qu'est-ce qui va être fait qu'on juge sur place mais ça fait partie de toutes ces mesures je le dis qui étaient empilées les unes sur les autres non détaillées dont il faut après dans le détail voir comment elles seront mises à neuf mais ce n'est pas une annonce ni vraiment un tournant où il faut vous le savez un impôt plus progressif dans les fabrables beaucoup plus de tranches d'impôts il faut solliciter davantage ceux qui ont l'avantage d'être les plus riches et il y en a dans ce pays donc c'est quand même une mesure qui n'est pas à la hauteur des besoins mais je peux pas m'opposer à ça mais quand on baisse les impôts reste à savoir si ça n'a pas pour conséquence d'un affaiblissement général de l'état et de la puissance publique car je le répète l'impôt est un outil au service d'une politique notamment une politique publique de service public moi j'habite dans un département la Seine-Saint-Denis où les services publics se ferment donc la question c'est pas de dire il faut payer moins d'impôts mais il faut réorganiser l'impôt pour avoir des moyens car le bras armé si je puis dire est réel de la république dans mon quartier et puis même en France c'est l'école publique c'est la poste c'est nombre de moyens publics qui manquent tant et qui sont à l'origine du mouvement des gilets jaunes donc quand on baisse l'impôt pour certains je veux qu'on explique où est-ce qu'on va retrouver les recettes et notamment vous savez pour ce qui est de notre choix que ceux qui sont les plus fortunés soient davantage sollicités car ils ont ils ont les moyens

1:21:27
Invité

ils ont les moyens est-ce que vous êtes spécifique sur la réforme des instituts alors plus en plus

1:21:32
Édouard Philippe

qu'elle est utérée oui j'ai eu la même impression j'ai eu au nom de mon groupe en plus le privilège si je puis dire d'être reçu par Madame Bellouvé et Monsieur Fénault l'autre jour j'ai cru comprendre que l'affaire n'est pas complètement de leur point de vue encore établie et j'ai cru comprendre à bien écouter le Premier Ministre qu'on pouvait comprendre en vérité que cette réforme si le Sénat ne donne pas son accord n'aura pas lieu et comme j'ai l'impression le Sénat n'est pas favorable ce que nous a en vérité dit aujourd'hui le Premier Ministre en voulant faire porter la responsabilité en quelque sorte au Sénat c'est que cette réforme n'aura pas lieu mais on va voir je ne suis peut-être pas tout à fait un bon philippologue mais j'ai l'interprété comme tel

1:22:08
Invité

Pour moi sur l'assurance-chômage il y a quand même eu des annonces sur le bonus sur les contrats dans les secteurs qui en avaient ça c'est plutôt un truc que réclamer la gauche de parti et la gauche de four Les premières réactions donc dans la salle des quatre colonnes à l'Assemblée c'était Alexis Corbière France Insoumise on va revenir donc sur tous ces thèmes qui ont été balayés lors de ce discours de politique générale par Edouard Philippe notamment un thème important l'écologie l'écologie qui on le sait a fait un gros score aux élections européennes on va peut-être pouvoir réécouter justement Edouard Philippe sur ce sujet

1:22:37
Édouard Philippe

Au cœur de l'acte 2 il y a d'abord l'ambition écologique plus personne n'a aujourd'hui le monopole du vert et c'est aussi cela le dépassement des anciens clivages j'ai mis du temps comme d'autres français à considérer que ces enjeux étaient aussi urgents que la défense de l'emploi ou la sécurité Ces douze prochains mois mesdames et messieurs les députés seront ceux de l'accélération écologique

1:23:06
Invité

Est-ce que de ce point de vue à savoir l'écologie le discours d'Edouard Philippe est décevant ?

1:23:11
Présentateur

Il est temps il y a un décalage entre l'ambition qu'il porte en mettant l'écologie au tout début de son discours c'est le premier chapitre en disant l'écologie est extrêmement importante pour nous tous personne n'a le monopole des verts j'y suis venu moi-même il met en scène aussi son ralliement à l'écologie en quelque sorte disant que effectivement ça pouvait ne pas lui être forcément naturel venant d'Areva venant du Havre qui est une grande ville industrielle et pourtant il dit comme beaucoup de français j'y suis venu alors là on se dit waouh ça y est il a vraiment pris à bras le corps la question de l'écologie et puis ensuite il y a les mesures et de ce point de vue là elles sont largement décevantes parce que il n'y a pas de grand soir de l'écologie il n'y a pas de grande réforme de l'écologie qui soit annoncée la réalité de l'écologie récemment notamment dans l'hémicycle c'est le fait d'avoir retenu la main des députés qui voulaient voter y compris au sein de la majorité la fin du plastique à usage unique et bien là dessus il faut dire les choses comme elles sont le gouvernement a retenu les députés parce qu'ils se sont dit bon si on empêche le plastique à usage unique les industriels ça va les mettre dans des difficultés ils ne vont pas pouvoir avancer mais c'est toute la question où est la priorité et bien là dessus Edouard Philippe a dit qu'il allait faire revenir cette mesure progressivement par ailleurs alors certes il annonce la fermeture de Fessenheim oui mais enfin Fessenheim souvenez-vous François Hollande avait promis qu'il fermerait Fessenheim donc ils vont finir par le faire mais aussi parce que ça fait de longues années qu'on attend que Fessenheim soit fermé au-delà de ces symboles-là il n'y a pas une grande mesure qui s'imposerait absolument et de manière immédiate Camille Langley

1:24:46
Invité

la réponse sur l'écologie c'est le changement de méthode le grand soir de l'écologie c'était quoi ?

c'était la taxe carbone et finalement elle a été rejetée massivement peut-être parce qu'elle n'était pas assez fléchée aussi vers plus d'écologie dans la société française mais en tout cas ça aurait été la bonne réponse peut-être si on voulait ce grand soir de l'écologie ce grand soir de l'écologie à cette question que pose Apolline Edouard Philippe répond changement de méthode on va faire de la concertation par exemple sur le plastique recyclé ou sur les consignes on va demander aux maires aux collectivités d'eux d'inciter un petit peu plus et d'y aller plus franco sur l'interdiction du plastique on verra ça avec la commission européenne on demande quand même je le répète puisque c'est la seule chose vraiment concrète et ferme définitive la suppression du plastique dans les administrations en septembre plastique à usage unique mais c'est vrai que on ne peut pas non plus d'un côté demander de respecter d'écouter le terrain et le gouvernement du coup est pris dans cette contradiction et dans ce tiraillement Oui d'ailleurs Edouard Philippe dit il y a un nouvel en même temps à construire sur l'écologie mais est-ce qu'on peut être constamment dans ce problème ?

Juste sur le fond et pour revenir à cela Pascal Canfin ce matin dans une interview aux parisiens a demandé un plan marchal de la rénovation thermique des bâtiments et des logements et moi je n'arrive toujours pas à comprendre alors il y a des raisons objectifs financières certainement mais c'est tellement important et c'est tellement fondamental et tellement attendu or là on a seulement un plan de réforme du financement pour cette isolation thermique des logements donc c'est décevant évidemment ce n'est pas à la hauteur de ce que demandent les propres amis du gouvernement Pascal Canfin numéro 2 sur la liste européenne qui donne un plan alors peut-être que ce plan va être va être vu puisqu'il donne il propose des choses très concrètes sur le financement et que ce soit à la charge du propriétaire ou si ça est impossible par des aides de l'Etat etc.

il y met toutes sortes de situations dans lesquelles il donne les solutions les clés pour y arriver et je pense que c'est là-dessus qu'il fallait absolument montrer du volontarisme et montrer parce que ça touche très très précisément les gens dans leur vie quotidienne et c'est évidemment une question de l'économie énergie essentielle donc là-dessus on n'est pas complètement au rendez-vous je suis tout à fait d'accord

1:27:01
Édouard Philippe

le calendrier la méthode c'est ce que l'on attendait du chef du gouvernement Christophe Barbier encore une fois sur l'environnement sur l'écologie après les scores enregistrés par les verts à l'échelle européenne et en particulier en France est-ce que vous avez le sentiment que l'exécutif le premier ministre a tiré les leçons tout cela

1:27:17
Invité

oui il y a des leçons il le prend en compte il le met en tête de son discours une préoccupation qui est visiblement comprise de la part du premier ministre qui au passage assume d'avoir été au service d'Areva et donc d'avoir eu un éveil tardif sur ces problématiques-là mais pour quel résultat il nous dit dans son discours je crois un nouveau modèle économique ah très bien alors on attend on attend une rupture avec le capitalisme productiviste on attend il dit j'aime l'industrie aussi voilà et puis le nouveau modèle économique on l'a pas on a un correctif des correctifs des effets des nuisances éventuelles du modèle économique actuel c'est-à-dire productivisme industriel et consumérisme mais on n'a pas de nouveau modèle en tout cas on n'a pas de volonté d'accélérer dans l'acquisition d'un nouveau modèle alors c'est vrai que la France toute seule ne peut pas grand chose c'est vrai qu'on ne fait pas faire demi-tour à un paquebot à un pétrolier qui s'appelle l'administration française ou l'industrie française mais de ce côté-là il est un petit peu en dessous de la main quand même tout comme s'il fallait à chaque fois donner la prime au réalisme administratif et de réalisation plutôt qu'à l'ambition le président a dit on ne change pas de cap et on a l'impression que le premier ministre répond dans ce cas-là on ne change pas de rythme ben si il fallait quand même changer de rythme même si on ne change pas de cap moi je ne suis pas d'accord avec vous Christophe c'est-à-dire que la posture d'Edouard Philippe elle n'est pas à l'ancienne celle d'un homme premier ministre qui veut se pousser du col pour essayer d'être candidat à la prochaine présidentielle voilà c'est la différence c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui veut travailler alors il ne se renie pas il vient de la droite du centre droit il raconte d'où il vient effectivement il ne fait pas le nouveau modèle écologique comme les écologistes ou comme les Mélenchonistes ou comme la gauche et pourquoi nous l'annonce alors ?

non non non d'accord non mais en même temps il y a une forme d'humilité de recul dans à la fois j'assume et à la fois je n'en rajoute pas parce que ça ça ne passe plus c'est terminé ça ne nous intéresse plus je dirais c'est même pas important de savoir qui aujourd'hui même s'il le fait avec une certaine aisance et c'est agréable à écouter parce que c'est très clair mais ce n'est plus la question la personnalité ils le font on veut savoir ce qui va changer on veut savoir ce qui va changer c'est que des impôts vont baisser alors je suis d'accord on ne sait pas très bien comment ça va être financé et ça ça me pose problème concrètement il y a des niches fiscales qui vont être supprimées mais les économies de l'Etat je ne sais pas où mais ça c'est important mais que ce soit qu'il ait fait des effets de manches ou qu'il ait fait des effets personnels moi ça m'intéresse plus moi ça m'intéresse plus la parole le verbe c'est une partie de la politique il y en a peu il y en a peu chez Edouard Philippe pourquoi ?

parce qu'il est en fait le chef de l'administration et pas le premier ministre c'est pas que de sa faute c'est dû au quinquennat c'est dû à d'autres phénomènes politiques mais il est aujourd'hui le premier des fonctionnaires qui dit l'administration il n'y aura plus de touillettes en plastique tel taux va baisser de temps tel règlement va changer de ceci il est le premier des fonctionnaires il n'est pas le premier ministre encore une fois c'est une mutation de nos institutions qu'on peut regretter ou qu'on peut dont on peut se réjouir il en est presque la victime et c'est compliqué de nous avoir annoncé l'acte 2 d'Edouard Philippe et d'avoir quand même la continuité c'est un malentendu c'est l'acte 2 d'Emmanuel Macron président et un premier ministre qui se revendique de Pierre Mendès France de Georges Pompidou de Michel Rocard et d'Alain Juppé c'est à dire ce sont des gens qui ont voulu être président effectivement mais qui pendant qu'ils étaient premiers ministres n'étaient pas en situation et ne pas jouer 3 sur 4 pour échouer mais je sais bien mais c'est sans doute pas sa vocation aujourd'hui c'est ça que je veux dire en quoi est-ce vraiment l'acte 2 ?

1:30:44
Présentateur

en quoi est-ce un acte si différent de l'acte 1 ?

1:30:46
Invité

c'est la méthode c'est tout et on va voir là où vous avez raison on va voir si ça mais bien sûr c'est là-dessus qu'on a critiqué attendez c'est là-dessus qu'on a dit l'acte 2 c'est il est né des gilets jaunes les gilets jaunes mais bien sûr c'était l'attaque carbone

1:31:00
Présentateur

à poser du haut l'acte 2 c'était déjà la fin du grand débat plus au moins l'acte 2 c'était davantage le grand discours d'Emmanuel Macron de sortie du grand débat qu'il a effectivement annoncé des grandes choses plutôt qu'aujourd'hui c'est l'application je crois qu'il y a une erreur pour le coup dans la méthode d'Edouard Philippe d'avoir tant annoncé qu'il allait aujourd'hui nous donner l'acte 2 non aujourd'hui il nous donne la feuille de route de l'acte 2 qui a été annoncé par Emmanuel Macron il est dans son rôle de premier ministre

1:31:22
Invité

on va poursuivre le débat en plateau on va d'abord retourner à l'Assemblée Nationale entendre d'autres réactions notamment celle de Sébastien Chenu du Rassemblement National qui est avec tout tout d'abord aux questions évidentes et simples qu'avez-vous retenu de ce discours de politique générale ?

1:31:35
Édouard Philippe

Ecoutez force est de constater qu'Edouard Philippe balade les Français c'est la continuité de ce quinquennat alors le premier ministre après avoir dans son discours en commençant à agresser les électeurs qui n'avaient pas voté pour la liste des modèle Macron aux élections européennes et bien nous a démontré qu'il ne comptait rien changer le premier ministre tout bonnement nous annonce un catalogue de mesurettes non financées quelques réformes difficiles pour les Français mais on les connaissait déjà la réforme des retraites etc et rien en ce qui concerne des priorités importantes dans la vie quotidienne des Français sur la sécurité on nous dit que M.

Castaner va écrire un livre vous me direz c'est la première fois peut-être qu'on le verra dans une bibliothèque rien en ce qui concerne l'immigration rien on nous avait dit grande réforme du droit d'asile rien du tout on va blablater dans un débat et la première débat annuel

1:32:26
Invité

au Parlement sur le sujet ? ben c'est nul

1:32:29
Édouard Philippe

ben c'est nul quand on veut enterrer un sujet en France vous savez on crée une commission ou on crée un débat comme le grand débat c'est retour à la case départ rien sur la situation des urgentistes des soignants etc dans ce pays c'est quand même une situation qui est criante de difficultés ben rien du tout là-dessus en fait ils sont passés à côté des priorités des Français ils continuent tout bonnement leur bonhomme de chemin il y a tout de même

1:32:52
Invité

ces baisses d'impôts on a eu quelques précisions sur leur mise en oeuvre notamment baisse d'impôts qui vont toucher les premières tranches une baisse de 3 points de taux d'imposition sur la première tranche

1:33:02
Édouard Philippe

non d'ailleurs nous n'avons eu ni calendrier ni modalité de financement de ces baisses d'impôts donc elles me laissent un peu dubitative elles sont assez faibles en réalité nous on avait fait des propositions et un financement évidemment de ces baisses d'impôts notamment la baisse de 10% des 3 premières tranches ça c'était financé c'était proposé c'était clair on a 3% il n'y a pas de calendrier il n'y a pas de modalité de financement je ne suis pas sûr qu'on en voit réellement la couleur un jour en réalité ce gouvernement est passé à côté des priorités des français et continue comme si de rien n'était alors certes on nous dit oui nous serons plus gentils nous serons plus souriants nous serons plus sympathiques à l'avenir on évitera d'insulter les français mais on vous fera mal quand même

1:33:39
Invité

Merci Sébastien Chenu sur l'une des thématiques on n'a pas encore évoqué la réforme du système de retraite écoutons ce qu'a dit tout à l'heure le premier ministre et puis on en parle après

1:33:48
Édouard Philippe

le président l'a affirmé nous devons travailler plus longtemps c'est la clé de la réussite du pays nous maintiendrons donc la possibilité d'un départ à 62 ans en ne bougeant pas l'âge légal mais nous définirons un âge d'équilibre et des incitations à travailler plus longtemps ainsi chacun pourra faire son choix en liberté et en responsabilité

1:34:11
Invité

l'âge légal sera toujours de 62 ans après la prochaine réforme des retraites mais si on définira un âge d'équilibre alors est-ce que vous vous avez compris ce qu'était cet âge d'équilibre ?

1:34:20
Présentateur

Oui et il y a aussi une autre chose d'ailleurs il faut quand même peut-être commencer par cela qui a été dans les annonces du premier ministre c'est qu'il redit mais très clairement la fin des régimes spéciaux fin totale des régimes spéciaux ça c'est la première chose importante à retenir sur les retraites et la deuxième chose c'est effectivement cette question d'âge et là-dessus honnêtement il y a un petit tour de passe-passe officiellement on maintient l'âge légal de départ à la retraite pour pouvoir dire qu'on reste sur une promesse de campagne d'Emmanuel Macron 62 ans sauf que l'on rajoute à cela ce qu'on appelle un point d'équilibre point pivot comme avaient dit certains dans la majorité mais l'expression utilisée par Édouard Philippe aujourd'hui c'est point âge d'équilibre

1:35:01
Édouard Philippe

Désolé Apolline on va écouter à présent le socialiste solide C'est beaucoup d'entre elles vont dans le bon sens mais très en deçà de ce qu'il faudrait faire aujourd'hui pour nous mettre à la hauteur de la perte de biodiversité et du réchauffement climatique sur la question sociale on est en l'hypocrisie la plus absolue je prends pour seul exemple les retraites

1:35:17
Invité

où on nous dit que nous allons pouvoir continuer à partir à 62 ans mais avec un âge pivot qui sera supérieur

1:35:24
Édouard Philippe

alors qu'on sait déjà que 70% des françaises et des français ne travaillent plus après 60 ans et donc ils seront amenés à avoir des retraites réduites

1:35:34
Invité

ou à attendre au chômage pendant X années que l'on veuille bien leur servir une retraite à taux plein donc là encore hypocrisie maximale quand dans le même temps il explique qu'il garantira une retraite

1:35:45
Édouard Philippe

qui sera à 85% du SMIC enfin urgence démocratique je ne vois pas quelles sont les réponses qu'il apporte au rôle à la prééminence du rôle du chef de l'état qui a été à l'origine de la défiance née avec la crise des gilets jaunes je ne vois pas quels sont les modes de participation réels des françaises et des français quels sont les contre-pouvoirs que l'on crée dans notre démocratie en réalité à ces trois urgences le premier ministre donne des solutions qui peuvent apparaître comme un léger mieux ils sont toujours en deçà des ambitions qu'il faut avoir pour ce pays et donc non à l'évidence le compte n'y est pas, le cap n'est pas changé nous sommes face à un gouvernement qui reste droit dans ses bottes mais qui considère que depuis deux ans il n'a jamais failli que tout ce qu'il a fait était formidable et donc à cet exercice d'autosatisfaction nous répondrons par un vote qui sera un vote négatif Est-ce que la PME en septembre c'est une bonne nouvelle ?

La PME en septembre c'est une bonne nouvelle mais enfin je ne peux pas non plus limiter les attentes des français à la seule PME je ne dis pas que dans le discours il n'y a pas ici ou là des mesures qui vont dans le bon sens heureusement j'ai envie de vous dire dans tous les gouvernements de droite que j'ai connus il y avait des mesures qui avaient aussi un intérêt y compris pour l'homme de gauche que je suis donc ça n'échappe pas à cette règle il y a des mesures sur lesquelles je me retrouve mais ne nous racontons pas d'histoire non plus là où il aurait pu par exemple annoncer que la justice fiscale est de retour et d'utiliser l'impôt sur la fortune pour financer la transition écologique il a parlé de rénovation thermique des logements très bien, j'y suis entièrement favorable il faut un grand plan de rénovation thermique mais comment le finance-t-on ?

Moi je propose qu'on rétablisse l'ISF, qu'on mette fin à la flat tax et que ces 5 milliards par an soient intégralement utilisés pour donc avoir des mesures qui seraient bonnes pour la planète moins de gaz à effet de serre et qui seraient bonnes pour les français plus de pouvoir d'achat puisque factures de gaz ou d'électricité qui seraient abaissées au lieu de quoi nous avons aujourd'hui des mesures dont on ignore parfois même le financement et qui sont des mesures en trompe-l'oeil on nous dit que les français vont voir leurs impôts baisser très bien, mais d'abord quels français vont voir leurs impôts baisser puisque vous savez très bien qu'il y a une moitié de français qui n'en payent pas et qui sont ceux qui ont justement tant de problèmes à finir leur fin de mois pour ceux-là, rien pour les autres, on voit bien que la difficulté c'est qu'ils vont le payer eux-mêmes vraisemblablement à travers en fait des baisses de services publics puisque en réalité, s'il n'y a pas de financement et comme ce ne sont pas les plus riches qui sont appelés à contribuer ce seront en fait des baisses de prestations de services et donc au fond, eh bien les français qui se paieront eux-mêmes leur baisse des impôts donc on le voit, tout ça est en réalité à enveloppe fermée et le cap ne change pas la façon de concevoir la vie politique reste la même et donc beaucoup d'espérance déçue pour ceux qui espéraient trouver la jambe gauche après avoir bien perçu la jambe droite au cours des deux premières années il n'y en est rien, malheureusement, il n'y a pas de tournant, il n'y a pas de virage social comme nous aurions dû l'espérer après le 26 mai ça dépend maintenant de ce que fera le Sénat aujourd'hui et du vote qu'ils accorderont mais je crois avoir compris effectivement que...

La réaction du socialiste Olivier Faure qui nous disait route en antenne peut-être est un petit peu coincé quant à sa réaction parce qu'il y a quand même des annonces qui sont de nature à le satisfaire des annonces ou en tout cas des déclarations des voies

1:39:18
Invité

il a voulu banaliser en disant que dans tout discours de politique générale il y a toujours des annonces qui peuvent satisfaire les uns et les autres mais en réalité il y a deux trois choses alors on a parlé de l'extension de la PMA donc c'est-à-dire la procréation médicalement assistée avec son calendrier il y a aussi dans la réforme de l'assurance chômage les bonus malus pour les contrats courts enfin les malus pour les contrats courts alors avec une nuance c'est que le Premier ministre a précisé que ce serait dans les secteurs dans lesquels il y a un abus des contrats courts et dans les autres il y aurait une mesure transversale donc ça ça va être ça n'est pas dans tous les secteurs ça n'est pas dans toute l'économie dans toutes les entreprises bon donc il va falloir vérifier mais enfin dans les secteurs on les connaît à peu près la grande distribution dans le bâtiment etc il y a des choses dans lesquelles les médias oui l'hôtel-restauration l'hôtel-restauration enfin bon mais donc il y a quelques mesures effectivement l'accent mis sur l'écologie même si on l'a évoqué ici il y a des réserves à faire et j'en parlerai avec François de Rugy ce soir on s'interroge à 19h25 on s'interroge pour savoir comment ils peuvent aller plus loin et comment ça peut être plus concret mais c'est vrai que du coup le parti socialiste qui hier annonçait à grand renfort son vote contre radical même si sans doute votera contre et un tout petit peu voilà il y a des mesures de gauche dans ce discours c'est fait exprès c'est fait pour amadouer effectivement pas les partis socialistes mais plutôt l'aile gauche de la république en marche l'aile gauche de la majorité l'aile gauche de la majorité effectivement parce qu'il faut le rappeler il y aura ce vote de confiance tout à l'heure aux environs de 19h c'était ça aussi l'enjeu à tirer sur la droite sans braquer la gauche de la majorité oui c'était l'un des enjeux on n'a pas vraiment d'interrogations ou de surprises à attendre du côté de la gauche sauf peut-être route à raison une abstention par exemple qui serait différente d'un vote contre notamment parce qu'il y a cette mesure fondamentale à gauche de la PMA qui va arriver très vite on le rappelle en septembre c'est ce qu'a annoncé Edouard Philippe l'autre enjeu sur le plan des votes c'est vraiment que vont voter la droite élargie et tout à l'heure Christophe Barbier a dit qu'Edouard Philippe reconnaissait l'existence toujours de la droite et de la gauche je ne suis pas tout à fait d'accord il a été beaucoup plus pardon route il a été beaucoup plus sévère que ça il a dit qu'il y avait une culture de gauche une culture de droite mais qu'aujourd'hui on s'en fichait complètement ce n'était pas vraiment ce que l'on devait retenir et que le plus important c'était le concret il a d'ailleurs cette phrase le réel ce sont nos sous aujourd'hui donc encore pour appuyer cette question très pragmatique oui mais c'était une façon de ne pas agresser parce qu'on en a reproché au gouvernement ah oui moi je trouve que c'est quand même assez non non mais si si mais bien sûr mais en même temps c'était une façon de répondre à tous ceux qui les ont accusés de détruire les partis autour ce qu'ils essayent de faire ce qu'ils essayent de faire mais en même temps le fait de reconnaître évidemment heureusement la culture de gauche et de droite c'est une façon de dire bah allez-y faites votre ça existe et c'est l'histoire mais aujourd'hui l'histoire et l'urgence de l'histoire fait qu'on doit le dépasser c'est le positionnement d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe après c'est effectivement à chacun des partis de démontrer son utilité nous sommes en direct avec Guillaume Larrive et le secrétaire général délégué du parti Les Républicains vous êtes aussi député de Lyon est-ce que vous allez voter pour ou contre la confiance à Edouard Philippe si oui si non pourquoi ?

j'ai écouté avec beaucoup d'attention le discours du premier ministre et j'ai décidé de ne pas lui accorder ma confiance pour une raison très simple que je vais essayer de vous expliquer bien sûr moi je veux le succès de la France et dans son discours j'ai entendu un certain nombre d'éléments ponctuels qui parfois vont dans la bonne direction et que je pourrais le cas échéant approuver au moment des débats que nous aurons de manière précise dans l'hémicycle mais l'orientation générale me préoccupe sur un point essentiel moi je veux pour notre pays du sérieux nous avons aujourd'hui une situation des finances publiques qui est extrêmement dégradée nous avons un endettement public de la France pardon monsieur je vais essayer de finir pardon monsieur mais je vais essayer de finir moi-même mon raisonnement si vous pouvez les développer vous êtes libre de votre question mais je vais essayer de répondre moi-même donc je vous dis que nous avons un sujet de finances publiques absolument majeur rien aujourd'hui dans le discours du premier ministre ne garantit que l'on fasse les efforts nécessaires pour redresser la situation des finances publiques ça veut dire que c'est sur les générations futures que continuera à peser le poids des impôts aujourd'hui la France a le déficit public le plus élevé de la zone euro on ne peut pas continuer comme si cela ne faisait pas un problème majeur pour notre nation la situation de la dette la situation des dépenses publiques nécessite de revoir le périmètre de l'action de l'Etat ça suppose d'être beaucoup plus réformateur beaucoup plus ambitieux pour réussir la transformation de l'Etat et je crains que cette ambition aujourd'hui Edouard Philippe ne l'est pas suffisamment donc si je résume un petit peu votre propos les baisses d'impôts vous êtes pour mais pour vous le problème c'est que le financement de ces baisses n'a pas été détaillé vous savez une politique c'est bien sûr l'énoncé d'objectifs mais c'est aussi la prise en compte du réel et donc la définition précise de moyens Edouard Philippe tout à l'heure a évoqué un certain nombre de premiers ministres passés moi je voudrais en citer d'autres Raymond Barr où il y a bien longtemps André Tardieu ou Michel Debré en 58 il mène des politiques de grandeur de la France qui sont adossés sur de véritables efforts de redressement des finances aujourd'hui la dette publique elle est détenue à deux tiers par des ressortissants étrangers ça veut dire qu'on est dans la main de nos créanciers étrangers pour l'indépendance de la France pour la compétitivité de nos entreprises pour le bien-être de chaque famille on a besoin d'assainir les dépenses publiques et je trouve que Edouard Philippe de ce point de vue là est très décevant dans ses ambitions je vais vous dire il m'a donné le sentiment d'acheter du temps après des mois de grands débats j'ai eu le sentiment d'entendre un premier ministre au fond qui répétait ce qu'il avait annoncé il y a deux ans et qui encore une fois n'est pas assez réformateur pas assez ambitieux pas assez sérieux dans la gestion du pays dans la préparation de l'avenir

1:45:33
Édouard Philippe

alors je reviens à l'une des premières questions les éventuels points positifs en tout cas qui seraient de nature à vous satisfaire lesquels sont-ils ?

1:45:40
Invité

nous devrons par exemple si nous en sommes saisis travailler sérieusement sur la question des retraites moi je suis partisan à titre personnel pour qu'on soit totalement franc avec les français là-dessus parce que je crois à l'esprit de responsabilité des français tout à l'heure Edouard Philippe a parlé du maintien de l'âge légal à 62 ans et de la définition de ce qu'il appelle un âge d'équilibre qu'on appelle parfois un âge pivot moi je pense qu'il faudrait être beaucoup plus clair vis-à-vis des français et expliquer que si on veut continuer à maintenir un bon niveau de pension si on veut indexer les pensions sur le coût de la vie alors il faut accepter pour ma génération par exemple de travailler plus longtemps et de ne prendre sa retraite sans doute qu'à 64 ou 65 ans j'ai envie qu'on le dise avec clarté moi je suis favorable à ce qu'on entraîne les français vers un horizon qui soit un horizon franc, sérieux, précis je pense qu'il faut sortir de l'ambiguïté et Edouard Philippe avec une certaine habileté aujourd'hui est resté dans l'ambiguïté et je trouve ça encore une fois très décevant on ne peut pas commencer l'acte 2 du quinquennat dans le flou et dans l'ambiguïté Merci Guillaume, l'arrivée d'avoir été en direct avec nous vous évoquiez tout à l'heure les baisses d'impôts Edouard Philippe qui a donc confirmé ces baisses d'impôts qu'Emmanuel Macron avait annoncées après le grand débat baisse d'impôts qui vont