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interviewLCP (sur YouTube)· 28 octobre 2024 58 min

Marc Ferracci, ministre délégué chargé de l'industrie | LCP, Lundi C'est Politique - 28/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

dès le début il y a un peu plus de 7 ans maintenant il a été l'un des supporters d'Emmanuel Macron mais jamais il n'avait été ministre jusqu'au jour où Michel Barnier a décidé de le nommer à l'industrie il y a bientôt 2 mois avec comme terrain d'atterrissage Bercy où il est chargé de l'un des secteurs les plus importants de l'économie française Marc ferci est l'invité de LCP l'indice et politique bonsoir Marc ferci ministre délégué à l'Industrie merci d'être sur le plateau de l'indice et politique et avec moi ce soir pour vous interroger Aurélie Herbemont chef adjointe au service politique de France Info bonsoir Aurélie bonsoir bonsoir Étienne Girard chef du service société à L'Express et bonsoir Clément mriic journaliste à LCP sans oublier évidemment bonsoir Hugo Hugo couturier vous pouvez intervenir sur la chaîne LCP Assemblée Nationale sur twitch pour faire remonter vos points de vue vos question à charge pour vous Hugo de nous transmettre tout ça et plus il affinité et à la fin de l'envoi je touche avec vous ce soir Marc ferci nous allons évidemment parler de votre dossier l'industrie qui représente près d'un quart des salariés en France du budget pour l'année prochaine on en est qu'au début c'est le moins qu'on puisse dire c'est un feuilleton qui va durer et puis l'près Emmanuel Macron c'est peut-être un autre feuilleton là aussi qu'il faudra bien imaginer notamment l'avenir du parti présidentiel un peu plus tard dans l'émission nous rejoindra une invité pour débattre avec vous en face à face d'intelligence artificielle miroir au Alouettes ou vrai des bouché économiques et puis est-ce qu'il faut imposer des limites notamment dans le débat politique voilà pour le programme avant ça je voudrais vous parler de Michel Barnier le Premier ministre parce qu'on a pas on a appris cet après-midi qu'il a été opéré ce weekend d'une lésion cervicale il va reprendre ses activités publiques normalement jeudi lors du prochain conseil des ministres il ne sera pas donc aux question gouvernement demain et après-demain à l'Assemblée nationale il vous avez prévenu de ça oui nous avons été prévenus avec l'ensemble des membres du gouvernement il y a quelques heures avant que le communité le communiqué iiciel ne paraisse et évidemment je lu souhaite un très bon rétablissement je pense que l'opération qu'il a subi s'est bien passé je crois d'ailleurs qu'il a recommencé à travailler et avoir des réunions avec ses équipes je pense qu'il sera de retour très vite c'est une transparence bienvenue pour vous les ministres mais aussi pour les Français c'est c'est même un passage obligatoire maintenant pour un premier ministre de dire j'ai été opéré j'ai des problèmes de santé je pense que c'est tout à fait naturel quand on est dans l'incarnation politique que l'on soit Premier Ministre Ministre Président de la République évidemment et ben on doit la transparence au français on doit la transparence sur son état de santé quand c'est de nature à avoir quelques incidences sur notre rythme de travail dans la mesure où nous sommes au service des Français bah ils ont le droit de savoir et on va parler de santé justement avec vous pour commencer d'argent aussi parce qu'il est question d'augmenter les taxes sur les produits sucrés les sodas les plats préparés qui sont dans tous les rayons l'idée c'est d'amener les Français à en consommer moins officiellement mais aussi au passage de ramener de l'argent dans les caisses de l'État à vos yeux est-ce que c'est une bonne idée c'est une idée qui est en débat depuis déjà 2 ans quand j'étais parlementaire en commission des affaires sociales nous en débattions lors des projets de loi de financement de la sécurité sociale donc c'est une idée qui revient sur la table aujourd'hui la position du gouvernement n'est pas arrêtée il y a des amendements parlementaires qui sont en train d'être examinés au moment où je vous parle et il y aura une position du gouvernement dans quelques heures ou quelques la vot de votre position parce que pourquoi je vous pose la question parce que les industries deagroalimentaire sont vent debout en disant ça va peut-être faire plonger vant ou en tout cas il faudra qu'on répercute sur le prix donc vous qui êtes ministre de l'Industrie est-ce que vous êtes de leur côté bien sûr ça fait partie des éléments dont il faut tenir compte dans l'équation on a des filières qui sont des filières très importantes l'agroalimentaire c'est la filière la plus importante en terme d'emploi en France et il faut évidemment tenir compte des impacts que peuvent avoir la fiscalité sur sur les filières de manière générale puis ensuite il faut mettre en balance les enjeux de santé publique éventuellement les enjeux budgétaires mais je ne pense pas que cette question de taxes soit d'abord des sujet budgétaire je pense qu'il faut que le le débat ait lieu dans le cadre de la séance autour du PLFSS et ensuite et bien nous nous prononcerons collectivement du gouvernement pour vous est-ce que c'est la santé d'abord moi j'ai besoin comme souvent d'en savoir un petit peu plus sur les tenants les aboutissants parce que quand on parle des impacts d'une taxe ou de la fiscalité sur une filière et bien on a besoin de tenir compte du fait qu'il y a beaucoup d'acteurs dans une filière il y a les gros producteurs il y a les petits producteurs il y a des gens qui intègrent dans leur processus de production plus ou moins de sucre si c'est le sucre qu'on a envie de taxer donc les les incidences ont besoin d'être analysé de manière fine et au moment où je vous parle je ne suis pas capable d'en voir les effets de manièreement précise sur le principe vous n'êtes pas contre sur le principe ce que je souhaite c'est qu'on arrive à trouver un équilibre entre le maintien de l'emploi et de notre outil industriel et là effectivement il faut tenir compte du fait que c filières sont impacté par je mais sur le principe vous n'êtes pas contre donc mais sincèrement dans la sit tion actuelle tous les débats sont légitimes tous les débats sont légitimes encore une fois en tant que ministre de l'Industrie moi je Seris évidemment très vigilant aux impacts qui pourraient surgir d'une fiscalité additionnelle pour les filières industrielles en particul trop important vous diriez non stop il faut arrêter c'est au moment où justement on sera renseigné sur les impacts que je vous diraiai ce que j'en pense parce que par exemple jeunevel Dar qui mise la santé dit bingo il faut faire cette taxe alors qu' jeunev qui est ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire dit il faut pas la faire mais vous voyez bien que en fonction des champs ministériels et bien on peut avoir des approches différent pour ça que vous pose votre question à vous et et être réceptif au message envoyés par des écosystèmes différents moi je pense qu'on peut toujours trouver une voix de passage la voix de passage on la trouve vous savez moi je suis universitaire de profession j'aime bien analyser les choses j'aime bien documenter les choses j'aime bien confronter les arguments des uns et des autres et ensuite et ensuite prendre une décision une fois qu'on a tout bien pesé qui est à la fin une décision politique donc je ne ferme la porte à rien mais j'ai quand même besoin d'être convaincu que les impacts sur nos filières industrielles ne sont pas trop délétaires Emmanuel Macron est en voyage officiel au Maroc pour 3 jours il a été accueilli en fin d'après-midi à Raba par Mohamed VI neuf ministres l'accompagnent dont ceux de l'intérieur de l'économie et puis des dirigeants de grandes entreprises par exemple NG Alstom safran total energy ou encore Airbus et justement la France espère bien décrocher des contrats dans l'aéronautique première industrie exportatrice en France à condition peut-être que ça ne concurrence pas les emploi en France si il y a des contrats signés au Maroc pour l'aéronautique il faudrait pas que ça ça ça ça percute les emplois en France chez erbus par exemple bien sûr mais d'abord il faut se réjouir même si les contrats ne sont pas encore signés donc je veux pas me réjouir par avant bonne chance ou je pense qu'il y a de les choses se préparent souvent très en amont de ce genre de déplacement donc il y aura des contrats donc j'espère qu'il y aura des contrats mais ne vendons pas la poau de l'ours évidemment évidemment il faut être d'abord satisfait réjoui il faut se réjouir du fait que nous ayons des filières aussi attractives dans des technologies de pointe et l'aéronautique est peut-être une des une des filières les plus les plus demandeuse en technologie de point donc c'est d'abord la satisfaction d'avoir créé à l'échelle européenne parce que vous savez que il y a un projet européen derrière Airbus à l'échelle européenne une filière qui est extrêmement compétitive au niveau mondial ça c'est le premier point ensuite sur les impacts sur l'emploi moi je suis très attaché à l'empreinte industrielle de nos territoires ça veut dire concrètement que que autant qu'il est possible et bien on veut privilégier l'emploi en France privilégier l'emploi qui irrigue pas simplement d'ailleurs les entreprises industrielles mais qui irrigu les villes moyennes ou petites vous entends bien avec d'autres emplois s'il y a des marchés signés avec le Maroc il faut que ce soit pour des choses produites en France autant qu'il est possible ensuite il peut y avoir quand même un partage dans cadre d'un marché vous savez un contrat c'est une négociation c'est une négociation entre deux parties et il arrive que pour obtenir la signature du contrat et bien vous fassiez des concessions je ne suis pas aujourd'hui parce que le contrat n'est pas encore signé en capacité de dire ou de dévoiler ce que sera le contenu de ce contrat donc nous en parlerons au au moment voulu mais encore une fois euh il faut avoir en tête que euh c'est aussi grâce à la politique qui a été menée ces dernières années qu'on est en capacité de signer ce genre de contrat alors on va parler des avions plus plus globalement parce que les avions sont considérés comme des gros poleur et le gouvernement envisage de multiplier par 3 la taxe sur les billets d'avion que chaque voyageur paye ça tombe mal quand même non bah vous savez je vais rien vous apprendre en vous disant queon a face à nous un budget difficile un budget dans lequel on a besoin de faire 60 milliards d'euros d'économie et ces économies ou de recettes vous avez raison oui enfin avoir 60 milliards d'impact sur les comptes publics recettes ou économie mais les dépenses les économies en dépenses elles vont représenter 2/3 du total et un/3 pour les recettes ça c'est le premier point ça veut dire que il faut mettre à contribution un grand nombre d'acteurs y compris les donc les les taxes sur les billets d'avion ben il faut bien à un moment trouver des sources de recettes ne craignez pas que ça ça percute l'industrie aéronautique que les compagnies disent bon on va moins investir pour acheter des avions non je ne le pense pas il y a une demande qui va croissant pour le transport aérien à l'échelle globale hein d'ailleurs pas simplement à l'échelle française ou à l'échelle de l'Europe et de ce point de vue je ne pense pas qu'une taxe de cette nature sera de nature ça sera aura pour conséquence de changer la problématique au niveau industriel et pour la dem d'avion en particulier par contre ça se répercutera sur le billet d'avion le prix du billet d'avion c'est possible ça dépend vous savez vous pouvez avoir aussi des compagnies aériennes qui ont la possibilité de ne pas le répercuter on le verra c'est ce que vous leur demandez de faire ah écoutez ça je ne vais pas mimisser je ne vais pas m'imisser dans la politique commercial des compagnies aériennes si elles souhaitent le répercuter si elles en ont la ne pas le répercuter si elles en ont la capacité peut-être qu'elles le feront Marc FCI la parole est maintenant à Aurélie Herbemont donc chef adjointe au service politique de France Info Étienne Girard chef du service société de l'expresse Clément mer journaliste CP et Hugo couturier pour Hugo perchoir on va commencer d'abord par parler du budget pour l'instant Michel Barnier dit vouloir éviter le 493 pour faire voter le budget de la France de l'année prochaine mais les débats sont loin d' terminés et chacun y compris dans la majorité le bloc central il va de ses propositions amendements impôt nouveau Clément on va on va essayer d'y voir plus clair oui en commençant peut-être par le budget de la Sécurité sociale parce que le débat commence ce soir dans l'hémicycle ici à l'Assemblée nationale le gouvernement prévoit d'augmenter les cotisations patronnales sur les bass salaires ce qui va mécaniquement augmenter le coût du travail de 4 milliards d'euros le 16 octobre dernier vous expliquez que vous comptiez modérer les réductions d'exonération de charg afin de préserver le coût du travail que proposez-vous exactement sur ce point-là moi je ne propose pas ce sont les parlementaires qui propose ce que j'ai dit c'est que j'étais en soutien des initiatives parlementaires qui dans l'enveloppe des 60 milliards d'euros d'économie et bien trouve d'autres équilibr et en particulier des équilibres qui limitent l'augmentation du coût du travail qui pourrait résulter de l'affaiblissement des exonérations patronales en matière de charges social mais la condition et j'ai toujours été extrêmement clair là-dessus la condition c'est de trouver d'autres économies permettant de compenser cela et ça n'est pas simple c'est la responsabilité des parlementaires je crois qu'un certain nombre d'amendements euh ont été déposé en ce sens ce que j'espè lesqu lesquels vous semblent proposer un bon point d'équilibre un bon point d'atterrissage moi le principe euh sur lequel j'ai toujours été euh très clair c'est que on doit pas dévier de notre cap notre cap qui est favorable à l'entreprise cette fameuse politique de l'offre qui nous a permis de recréer des emplois et des emplois industriels la dimension coût du travail est une composante de la compétitivité des entreprises ça n'est pas la seule mais c'est une composante et donc ce que je souhaite c'est que on s'attaque le plus possible au aux dépenses publiques inefficaces et il y en a un certain nombre moi j'ai fait des propositions quand j'était encore parlementaire pour limiter par exemple le financement et les aides à l'apprentissage dans l' enseignement supérieur parce que dans l'enseignement supérieur la valeur ajoutée en terme d'insertion professionnelle est plus faible j'ai moi-même été responsable de Master j'ai ouvert mon Master à l'apprentissage je peux vous dire que ça n'est pas à ces niveau de qualification et de diplôme que l'investissement et l'argent public en matière de soutien à l'apprentissage est plus efficace vous supprimez les aides à l'apprentissage faut pas les supprimer il faut les graduer en fonction du niveau de diplôme c'est ce que je propos ex sur ce point précis 4 milliards d'euros c'est trop pour vous 4 milliards d'euros sur les sur les exonérations ce qui est certain c'est que que les évaluations suggèrent que ça peut avoir un effet ça peut avoir un effet sur l'emploi et à ça il faut faire très attention donc moi je pense que d'autres équilibres peuvent être trouvés mais j'insiste pour trouver d'autres équilibres il faut trouver d'autres économies une mesure du budget de l'État à présent le gouvernement a décidé de taxer pendant 2 ans les bénéfices des entreprises qui font plus d'un milliard d'euros de chiffrre d'affaires il y a 8 milliards d'euros à la clé erriic coochrel explique que en limitant ce dispositif à 2 ans les entreprises vont pouvoir contourner le dispositif assez facilement par des je d'écriture comptable et c'est confirmé aussi par un cabinet d'experts comptbl que cité récemment les écho ce cabinet il évoquait une dizaine de leviers qui existent et qui permettront aux entreprises de contourner cette taxe comment comptez-vous éviter cela bah vous savez ce qui serait véritablement dommageable c'est que les entreprise arrête d'investir arrête et bien de venir sur notre territoire précisément parce que on aurait un inscrit cette cette augmentation et de cette surtaxe dans la durée c'est précisément parce qu'elle est exceptionnelle parce qu'elle est temporaire cette surtaxe que nous sommes confiants sur le fait que il n'y aura pas de décision irréversible qui soit prise en terme d'investissement les comp diser les investissements mais est-ce qu'elle les contournement vous savez les contournements euh ils peuvent avoir lieu ils seront contrôlés avec la plus grande exence ils peuvent avoir lieu que la surtaxe soit temporaire ou qu'elle soit durable donc en réalité le vrai sujet c'est de ne pas envoyer un signal délétaire à celles et ceux qui investissent en France à celles et ceux qui font des bénéfices parce que cette surtaxe euh porte sur les bénéfices et je reviens sur ce que je disais encore tout à l'heure l'idée c'est de ne pas déroger à ce cap nous avons des efforts à faire et beaucoup d'acteurs économiques comme les grandes entreprises vont être mis à contribution ou misise à contribution mais encore une fois cette contribution elle doit être exceptionnelle et temporaire Marc ferrati enchaînons sur cette efficacité fiscale il y a un dispositif fiscal qui pèse dans les caisses de l'État c'est le Crédit Impôt Recherche 7,6 milliards d'euros cette année parmi les bénéficiaires par exemple l'entreprise S 100 millions d'euros cette année et pourtant l'entreprise sonofi supprime en avril 2024 330 postes d'ingénieur recherche et développement justement le crédit impô recherche c'était pour investir dans la recherche et le développement est-ce que parfois il arrive que ce crédit imp pour recherche bénéficie à des entreprises qui n'en ont pas besoin alors d'abord vous dire que le crédit impô recherche c'est un outil extrêmement puissant et extrêmement efficace pour maintenir de la Red en France la recherche et développement excusez-moi de la Recherche et Développement vous avez raison la red donc de la Recherche et Développement pour faire venir des emplois extrêmement qualifiés et moi quand je vais sur le terrain j' étais encore il y a quelques jours en Côte d'Or pour visiter des des industries de santé des entreprises du médicament en particulier ça n'était pas Sofi c'était d'autres entreprises tout le monde me parle de maintenir le cire pourquoi est-ce qu'on a besoin de le maintenir et pourquoi on va le maintenir dans son intégrité précisément parce que ça cré des emplois très qualifiés ensuite moi je ne vais pas me faire le le porte-parole de Sanofi mais ce sont les industries de santé au sens large des industries qui investissent énormément en matière de recherche et développement 100 millions d'euros de cire pour une créit pour recherche de crédit un pour recherche c'est à comparer vous avez raison de faire œuvre de pédagogie c'est à comparer à presque 5 à 6 milliards de dépenses de recherche et développement au niveau du secteur des industries de santé vous souhaitez qu'il y ait un contrôle de l'util du crédit impô recherche mais vous savez le crédit impô recherche il a déjà une contrepartie il a déjà une contrepartie qui est de réaliser des investissements en matière deer dével recherche et développement bien sûr que c'est contrôlé au moment où vous faites valoir votre droit au crédit imp pour recherche vous devez justifier vous allez réaliser des investissements en matière de recherche et développement que vous allez embaucher le cas échéant des docteurs ou des chercheurs et donc la contrepartie elle existe elle existe ensuite que certaines entreprises plusieurs années après trouve des équilibres différents et embauche par exemple des chercheurs dans d'autres spécialitésou suppre mais en en compensant les en compensant les effectifs ça peut arriver mais la contrepartie au cire elle existe au crédit impimportrecherche elle existe elle est dans ce que doivent faire les entreprises au moment où elles le reçoivent et au moment où elles sont éliges donc il y a pas de détournement de fonds public de la part il y a pas de détournement de fond public avec le il y a plusieurs il y a plusieurs réactions dans dans le chat par rapport à ce que vous dites il y a par exemple quelqu'un qui dit mdr mais il y a il y a aucun contrôle sur le cire un mec au RSA est 100 fois enfin 1000 fois plus contrôlé et il y en a d'autres qui disent le cire est une grosse créu recherche CR pour recherche est une grosse arnaque tous les gens qui le qui qui en bénéficient le savent il y a une question de mask Lili qui dit pourquoi les politiques ont du courage quand il s'agit de rendre la vie plus compliquée aux petits mais jamais contre les puissants alors c'est intéressant ce que vous dites parce que moi quand je vais sur le terrain c'est très intéressant moi quand je vais sur le terrain ce que j'entends plutôt de la part notamment des petites entreprises des PME ou des ETI c'est que il faut simplifier justement le cire il faut simplifier précisément parce qu'on demande des contreparties on demande des justificatifs on demande des preuv que des investissements vont être réalisés que des embauches vont être faites donc il y a ce contrôle il y a cette contrepartie c'est ce que j'indiquais à l'instant Étienne Girard ils existent et c'est même la condition pour bénéficier du cire je peux vous assurer que le cire comme tout dispositif je vais dire le cire maintenant mais je red non mais c'est pas évident je vous assure si quelqu'un vient au moment sur le créd pour recherche excusez-moi mais le crédit imp recherche il y a évidemment comme dans tout dispositif public qui aide les entreprises il y a un grand nombre de justificatif à apporter et je peux vous garantir que on entend plutôt sur le terrain l'idée que il faudrait simplifier la démarche de de justification que de dire que il y a aucune justification à donner Marc ferra une autre question relative à Sanofi doli pran c'était l'affaire de de ces dernières semaines un de vos prédécesseurs à ber Arna m en cause la patronne d'opella donc la la filiale qui détient dolipran qui va être donc vendu un fond américain il accuse Arna mbourg donc la patronne d'opellaa d'avoir touché 200 millions d'euros pour vendre aux Américains Sanofi dit que c'est faux est-ce que vous au ministère de l'Industrie vous avez des éléments sur ce qu'on appelle un management package il en a-t-il eu ou pas à votre connaissance moi je n'ai pas d'information en ce sens et c'est une affaire qui ne concerne pas le gouvernement il faut quand même bien le dire c'est Sanofi et son M en l'occurrence la directrice de mais moi je n'ai aucune information en ce sens je ne sais pas quelles sont les sources de souhaitez pas en savoir plus vous ne souhaitez pas la transparence sur cette question la transparence est toujours une bonne chose mais en l'état actuel de mes informations je ne peux pas confirmer cet élément est-ce que vous avez posé la question au dirigeants de sonofice ils étaient intéressé et d'Opel la filiale qui qui commercialise le dopr il était intéressé à cette vente à titre personnel moi dans cette affaire ce qui m'a préoccupé de A à Z avec Antoine Armand le ministre de l'économie c'est de nous assurer de de chos d'une part que la sécurité d'approvisionnement en médicament des Français était assurée était assurée sur le long terme et la deuxième chose c'est que l'empreinte industriel c'est-à-dire les emplois la recherche et développement et également le respect du réseau de fournisseurs et de sous-traitants soit également respecté et préservé c'est la raison pour laquelle nous avons exigé et obtenu un certain nombre de garanties à sortie de sanction de sanctions pécunière et donc pour le reste il ne de mon point de vue de ministre de l'Industrie il ne m'appartient pas d'intervenir dans un jeu entre le conseil d'administration de telle ou telle entreprise et son management vous estimez avoir eu les garanties suffisantes on parle d'un accord entre l'État et Sanofi pour garantir pendant 5 ans minimum que la production de dolipran continuera à se faire en France au-delà de 5 ans il se passe quoi est-ce que vous avez mis assez de garde-fous pour que dolipran soit sécurisé sur le long terme bien sûr non seulement on a mis assez de gardefous mais si vous lisez cet accord c'est un accord absolument dit à la fois par les engagements qu'il contient mais aussi par les sanctions qui permettent de vérifier les engagements il y a des sanctions pécunières sur le maintien de l'emploi par exemple il est prévu que tout emploi détruit dans le cadre d'un licenciement collectif d'un PSE d'un plan de sauvegarde de l'emploi 100000 € ce qui est parfaitement ce qui est parfaitement dissuasif pour l'entreprise qui serait tenté de le faire et j'ajoute etout des fonds qui font des millions des milliards de de profit ce qui ce qui ce qui est important c'est de savoir au moment où entreprise fait le calcul fermer le site ou laisser le site ouvert si ce calcul est économiquement viable et satisfaisant les sanctions ont été construite et leur montant a été déterminé de telle sorte qu'ell soit dissuasive au moment de prendre ce type de décision et puis puisque vous me posez la question du dolipran je vais vous répondre le doliprane est un médicament qui repose sur un principe actif le paracétamol vous le savez il y a un engagement du Président de la République qui a été pris en 2023 qui est de faire revenir la production du principe actif en France et c'est ce qui va se passer en 2025 cet accord va sécuriser la production de paracétamol en France pourquoi parce que des engagements sont demandés à opellaa pour s'adresser au fournisseur de paracétamol qui uvrera sur le territoire français et donc pour créer un débouché à ce paracétamol made in France donc cet accord consolide également la filière du paracétamol frç une petite question rapide avant d'aller sur le livret des Pern oui vous évoquez des sanctions pécuniaères rappelons le dossier ce qui s'était passé dans le dossier Alstom en 2015 des sanctions pécunières étaient aussi prévu à l'égard de général électrique racheteur d'Alstom ils n'ont pas respecté les conditions et ils ont préféré payer une amende de 50 millions d'euros en 2019 comment vous pouvez nous garantir que ce scénario général électrique Alstom ne se reproduira pas dans ce dossier et bien d'abord par le montant des sanctions le montant n'est pas le même le montant c'estàd bah alors rentrer dans le détail de l'accord mais typiquement arrêter la production sur les sites de Compiègne et de Lisieux ça peut mener ou arrêter la production des volumes qui sont spécifiés dans l'accord ça peut mener jusqu'à 100 millions d'euros à quoi s'ajoute le maintien de la direction opérationnelle en France le maintien des emplois donc tout ça peut aller à des montants plus importants et encore une fois j'ajoute que il y a aussi un élément de spécificité à cet accord c'est que nousous sommes dotés de la capacité à contrôler les engagements en faisant rentrer l'État par l'intermétiire de la banque publique d'investissement au conseil d'administration et ça c'est un élément de différenciation dernière question sur l'industrie Michel Barnier a promis dans sa déclaration de politique génér la mise en place d'un livret d'épargne industriel alors depuis on a pas de calendrier pas de détails pas d'éventuelles information sur la rémunération de ce livret est-ce que le ministre de l'Industrie que vous êtes a plus d'informations concernant ce livret d'épargne industrielle bien sûr mes équipes il travaillent avec celle d'Antoine Armand puisque c'est un sujet qui ne traite pas uniquement de l'industrie mais également du système financier bancaire quel est l'enjeu ici l'enjeu c'est que pour soutenir notre industrie au niveau français européen on va avoir besoin d'investissements colossaux dans les prochaines années les prochaines décennies vous chiffrez à combien un moment qu' qu'on chiffre si vous prenez le le rapport le rapport dragi ça se chiffre en centaines de milliards d'euros dans les prochaines années à un moment un autre l'argent public évidemment ne suffit pas à cela un des enjeux un des enjeux c'est d'orienter l'épargne des Français l'épargne des Européens mais d'abord l'épargne des Français vers nots outils industriels vers nos investissements industriels et donc nous sommes en réflexion sur la manière dont on fait cela au mieux le terme de livret est un terme qui résume la volonté de ce qu'on veut faire ça pourra être des véhicules ou des des produits financier un petit peu différent mais le but c'est bien que l'épargne des Français aille vers les projets d'investissement industriel beaucoup plus qu'elle n'y va aujourd'hui et là-dessus nous sommes en train de réfléchir à des solutions opérationnelles qui seront dévoilées dans les prochaines semaines et le calendrier de mise en place c'est à quelle échéance vous je vous donne pas à ce date ce st je préfère ne pas m'avancer parce que ce genre de chos vous savez il vaut mieux mettre sur la table quelque chose qui fonctionne quelque chose qui est attractif pour les Français que de se précipiter et de Hugo oui il y a plusieurs réactions il y a des gens qui comprennent pas pourquoi l'État s'efforce à à préserver une usine qui ne produit pas de paracétamone on veut des usines qui fabriquent des médicaments pas qui les mettent en boîte et il y a graou qui vonante pourquoi l'État ne prend pas suffisamment de part dans les entreprises d'intérêt vital pour la nation afin de pouvoir mettre son vetau sur certaines décisions bah je viens de vous répondre sur la première question l'état non seulement soutient les entreprises et les usine qui produisent du paracétamol c'est-à-dire le principe actif c'est encore une fois un engagement du Président de la République qui a été pr au sortir de la crise covid o nous av nous avons manqué de ce de ce principe actif qui a été pris qui va être tenu dans le courant de l'année 2025 et encore une fois ce que nous souhaitons c'est assurer cette souveraineté sanitaire avec la production des principes actifs pas simplement le paracétamool sur notre territoire et c'est exactement la ligne que nous avons on va parler continuer de parler d'industrie on va parler de l'automobile maintenant Étienne Girard avec des nouvelles qui viennent d'Allemagne qui sont pas rassurantes exactement en Allemagne volkswagen annonce un plan d'économie de 4 milliards d'euros la fermeture prochaine de trois usines baisse de salaire pour tous les salariés de 10 % des suppression de milliers d'emplois est-ce que ça vous inquiète pour la filière automobile dans l'Europe entière et en France en particulier et surtout en France bien sûr la filière automobile partout en Europe a des difficultés elle a des difficultés qui sont liées notamment à une concurrence qui est imposée par l'Asie en particulier par la Chine qui est une concurrence féroce qui est une concurrence sur sur le véhicule électrique en particulier et est évident que face à cette concurrence et bien il y a des réponses qui sont parfois celles que vous venez d'évoquer il y a une difficulté également associé au fait qu'on est en transition dans la filière automobile vous le savez à horizon 2035 il n'y aura plus de nouveaux véhicules qui disposeront de moteurs thermique nous allons basculer vers l'électrique et ça tout le monde accepte l'idée de ce cap personne le remet en question personne ne le remet en question mais il est évident que quand vous avez une transition de cette nature mais vous avez forcément parfois des emplois qui disparaissent c'est pas c'est par exemple des emplois dans les activités de fondererie qui produisent des blocs moteurs thermiques et ça effectivement il faut savoir anticiper ces chocsl accompagner les salariés l'État a mis en place il y a déjà quelques temps un fond d'accompagnement de la filière automobile pour reconvertir les salariés qui de manière proactive a déjà accompagné et remis sur une trajectoire d'emploi 3000 salariés nous allons amplifier ces efforts en lien avec la filière ce qui se passe en Allemagne ne peut pas se passer en France mais le principe selon lequel on va avoir à assumer cette transition c'est-à-dire qu'il va y avoir euh des sites qui vont soit changer d'orientation qui vont faire autre chose je vous donne un exemple très concret j'étaéis il y a quelques semaines à côté de Soo dans une entreprise qui s'appelle forvia qui est un équipementtier automobile qui est en train d'assumer la transition historiquement cet équipementtier fait des pot d'échappement évidemment les pot d'échappement ça concerne les véhicules thermiques et ils sont en train de changer leur usine pour faire des réservoirs à hydrogène qui seront destinés à à à être à être placés sur des véhicules à hydrogène ça c'est l'exemple de cette transition que fait cette entreprise à l'intérieur même de son unité de production elle a une université qui forme ses salariés qui avaent l'habitude de travailler sur les pots d'échappement et qui demain travailleront sur les réservoir hydrogène parfois ce sont les entreprises qui ont les moyens de le faire parfois il faut les aider il faut accompagner l'ensemble de la filière donc pour répondre à votre question pour répondre à votre question c'est déjà en train de se passer cette trans il y a déjà des emplois qui disparaissent mais aussi des emplois qui se créent ce que disent les estimations effectivement les projections sugèrent que à la fin il y aura à peu près autant d'emplois d'EMP cré je vous entends mais vous allez écouter Sophie B secrétaire général de la CGT qui n'est pas si optimiste que vous la réalité de la filière automobile c'est ce qui dit là c'estd tous les salariés ici présents tous leurs sites sont menacés 100000 suppression d'emplo sur les dernières années 0000 sur les situation d'empi dans la filière automobile en France c'est une filière entière qui est en train d'être rayée de la carte sachant que notre industrie la place de l'automobile dans notre industrie est centrale s'il y a plus d'industrie automobile de toute manière il y a plus d'industrie en France elle est inquiète Sophie Binet mais elle est inquiète comme un certain nombre d'acteurs qui sont sur le terrain et qui voi effectivement ce phénomène de transition qui est à l' il y a des emplois qui disparaissent ce serait absurde de le nier et moi j'y vais et j'ai sur mon dossier de ministre sur mon bureau de ministre de l'Industrie un certain nombre de dossiers d'entreprise en difficulté mais j'attire encore une fois l'attention sur le fait que il y a aussi de très bonnes nouvelles j'étais chez stantis il y a maintenant près d'un mois chez stantis il y a une nouvelle ligne de production dans l'usine historique de socho qui produit des voitures électriques dont tous les composants sont produits en France les batteries sont produites dans le Nord chez ACC les moteurs électriques sont produits en Mosel à tremerie et ça c'est quelque chose qui n'existait pas il y a 5 ans donc ça veut dire que la transition est en train de se faire il y a des emplois qui sont détruits il y a sans doute des emplois qui sont créés il y a des emplois qui ne sont pas créés l'entreprise heramet la semaine dernière qui devait produire ouvrir une usine de batterie électrique à derque décide de ne pas l'ouvrir est-ce que ça c'est un signal qui vous interpelle sur la stratégie que vous menez sur cette filière électrique non c'est une décision qui appartient à rmet j'étais euh il y a quelques jours en raison des manques de débouché je précise en discussion avec avec avec la dirigeante des ramè pour évoquer notamment ce dossier et nous avons posé sur la table les tenants et les aboutissants de cette décision et effectivement il y a ici un enjeu à analyser de manière plus fine les débouchés dans les 5 10 15 prochaines années ce que je veux dire est ce qu'elle m'a dit les yeux dans les yeux c'est que ce n'était pas un un abandon de production c'était une suspension et c'est un élément très important il y a effectivement besoin d'avoir un peu plus de vision sur ce que sont les débouchés en particulier dans le domaine des c'est un report de ce projet et c'est c'est une suspension c'est comme ça que cela a été présentéav clément pardon pardon cl a aux voitures propres devait être aboté cette année de 500 millions d'euros on a appris aujourd'hui que ce serait finalement 800 millions d'euros ça représente plus de la moitié hein du dispositif d'aide actuel est-ce que c'est vraiment le moment de faire ça alors que les voitures électriques ont du mal à se vendre aujourd'hui en France et que l'industrie peine alors nous avons des contraintes budgétaire et je vous l'ai dit tout à l'heure vous m'avez interrogé sur la suite surtaxe d's il y a des efforts à faire et une partie des efforts seront faits notamment sur les les les mesures d'aide à la voiture électrique euh le chiffre que vous évoquez euh de 700 millions c'est un chiffre qui est en réalité sous-estimé parce que c'est un peu technique mais nous sommes en train euh de complémenter ce chiffre avec d'autres dispositifs en particulier les certificats d'économie d'énergie qui vont permettre de soutenir et de financer certaines mesures comme comme le leasing ou le bonus donc ce que je voulais dire c'est qu'il y aura plus que 700 millions d'euros d'aide au vit dans les fait dans les fait il y aura plus que 700 milons Plô quoi je vais pas euh on est en train de trouver les atterrissages mais je pense que on sera effectivement au-dessus de ce chiffre donc ça c'est le premier point ensuite ce que je veux vous dire c'est que quand on est dans une situation difficile d'un point de vue budgétaire qu'on a moins d'argent pour soutenir la demande on a quand même d'autres leviers et moi en tant que ministre de l'Industrie j'ai demandé à ce qu'on travaille avec le ministre de l'Économie Antoine Armand sur d'autres leviers je vous donne un exemple le verdissement des flottes professionnelles c'est-à-dire le fait d'imposer aux entreprises qui ont des flottes qui ont parfois 50 100 véhicules dans leur flotte d'acheter des véhicules électriques ça c'est quelque chose que demande la filière et c'est un levier extrêmement efficace coûte pas d'Ar un texte à l'Assemblée làd mais il y a un texte qui a été porté par le député Damien Adam dans la précédente législature et il y a un amendement qui a été déposé par le député Jean-Luc fugit qui reprend ce principe de verdissement et de contrainte pour les entreprises qui n'achèent gouvernement va reprendre à son compte et que pour l'instant nous sommes en réflexion parce que cet amendement va peut-être évoluer un petit peu dans sa rédaction mais en tout état de cause nous sommes véritablement sur l'idée d'actionner d'autres leviers le verdissement ou encore la commande publique qui pourra aller plus vers l'électrique quand on n pas vous savez il y avait en 190 en 1970 au moment du choc pétrolier il y avait ce fameux slogan quand on n pas de pétrole il faut des idées on a un peu moins de moyens budgétaires j'espère qu'on reviendra à meilleure fortune bientôt et donc il nous faut d'autres leviers pour soutenir la demande c'est ce que nous allons faire y compris au niveau européen aussi le malus thermique sur les voit ure thermique qui va augmenter qui va toucher des véhicules très populaires on parle de la Twingo on parle du Dacia Sandero les députés ont supprimé cette mesure en première lecture vous souhaitz à tout prix qu'elle soit rétablie dans le débat budgétaire alors c'est une mesure qui est nécessaire à l'équilibre global de ce budget c'est-àdire l'objectif de 5 % de déficit l'année prochaine donc le raisonnement est toujours le même le raisonnement c'est de dire que si on supprime des choses qui rapporte de l'argent c'est le cas du malus et qui change aussi les comportements et bien il faut trouver des compensations donc donc la ligne du gouvernement je l'exprime en toute généralité ce sera que des équilibres différents peuvent être trouvés et notamment à travers les amendements si et seulement si on trouve des économies ou des recettes équivalentes et auréliie oui monsieur le ministre on a pas de rôle qui vous demande dans le chat est-ce que les aides à l'achat pour les véhicules électriques seront fléchés pour des véhicules français et Jean Mi qui dit prétendre sauver l'emploi en refusant tout protectionnisme contrairement aux États-Unis et à la Chine qui n'hésite eux pas c'est vraiment pisser dans un violent bah écoutez je laisse re commentaire mais sur la protection pas plus tard qu'il y a 10 jours nous avons au niveau européen en européen avec le soutien de la France introduit une mesure de protection qui a augmenté les tarifs c'est-à-dire les droits de douane sur les véhicules électriques chinois ça c'est la première chose donc ça sur la toute première question est-ce que les aides aux voitures électriques iront aux voitures françaises et bien justement nous sommes en train au niveau européen mais aussi au niveau français de faire en sorte de trouver des clauses qui par exemple dans les marchés publics quand on achète des véhicules permettent de flécher sur de la production française et nous sommes en train de réaliser la même chose au niveau européen ce que nous souhaitons faire c'est tout simplement orienté vers de la production locale par exemple en mettant des critères comme l'empreinte carbone quand vous produisez sur votre territoire vous avez généralement une empreinte carbone qui est réduite par rapport à des importations donc nous sommes en réflexion et nous allons faire des propositions en ce sens dans les prochains mois et notamment dans le cadre de l'agenda européen qui va mettre une politique industrielle nouvelle sur la table nous sommes en réflexion sur les bons critères qui permettent justement de flécher sur la sur l'offre locale et la production locale Marc ferci le le Grand Paris d'Emmanuel Macron depuis qu'il est àélyisé c'est de de réindustrialiser la France est-ce que vous considérez aujourd'hui quand on voit des emplois qui sont détruits dans l'industrie cert il y en des cré mais il y en a aussi des détruits est-ce qu'Emmanuel Macron n'a pas raté son Paris non absolument pas au contraire c'est un Paris qui est en qui est toujours en passe d'être réussi vous l'avez dit il y a des emplois qui sont détruits des emplois qui sont créés c'est pas que dans l'industrie d'ailleurs c'est dans l'économie dans son ensemble tous les jour il y a des milliers d'emplois qui sont détruits des milliers d'emplois qui sont créés dans les entreprises françaises qu'elles soit industrielles ou autes donc ça c'est le point de départ il y a eu plus d'emplois créé ces dernières années dans le domaine industriel en France que d'emplois détruit 100000 100 presque 110000 emplois de plus en 2023 en 2022 pardon près de 30000 de plus en 2023 donc le sol de net en terme d'emploi il est positif si on regarde les ouvertures de sites bien vous aviez en 2023 57 ouvertures d'usine en terme net c'est-à-dire la différence entre celle qui ouvre et celle qui ferme donc le Paris le Paris il est toujours en cours et le cap nous allons conserver alors en tout cas c'est presque déjà un bilan Aurélie et on va parler justement ça fait 7 ans qu'Emmanuel Macron est à l'Élysée et et je vous laisse la main pour parler de de la de l'après de l'avenir de l'après Macron l'après Macron a-t-il déjà commencé Marc Ferraci on voit qui le président est en cohabitation coexistence exigeante on ne sait pas vraiment comment comment qualifier la situation vous êtes un des proches d'Emmanuel Macron il va y avoir bientôt une élection pour la la pour être délégué général de de renaissance le parti présidentiel est-ce que il faut faire le deuil du macronisme estce que c'est fini mais vous savez les idées que nous portons depuis 2017 euh l'idée que il faut prendre les bonnes idées à gauche les bonnes idées à droite l'idée qu'il faut créer des richesses avant de les redistribuer je pense qu'ells ont toujours leur pertinence peut-être plus que jamais aujourd'hui moi je milite pour que on se dote d'un agenda de réforme qui permett de créer des richesses et de soutenir la croissance dans notre pays notamment la croissance de l'industrie donc c'est idées non seulement elles n'ont pas disparu mais elles ne vont pas disparaître donc c'est très important et pour répondre à votre question sur le parti Renaissance justement le sujet dans l'élection qui va avoir lieu dans quelques semaines à la tête de notre parti c'est précisément de mettre les idées la réflexion politique de fond au cœur de la de la contestation pour devenir secrétaire général du parti pour l'instant Élisabeth borne est la seule candidate on attend une candidature de Gabriel Atal qui se fait à attendre est-ce que vous considérez qu'Élisabeth borne après tout est la bonne candidate et qu'elle reste seu en LCE mais moi celui ou celle qui suscitera mon intérêt en tant que candidat c'est celui ou celle qui posera sur la table un vrai projet pour proposer les idées qui correspondent à ce qu'est la société française aujourd'hui les idées il faut les faire évoluer en 2017 on avait des idées qui aujourd'hui ont besoin d'être réactualisé qui était porté par vous savez qui porte les idées ça n'est pas forcément le plus important le sujet c'est qu'on soit tous à l'aise avec question d'incarnation pour pour diriger un parti politiqueisabelle B ou Gabri savez vous savez moi ce qui me préoccupe c'est moin l'incarnation que ce que les gens ont envie de dire vous avez envie de m'emmener sur l'incarnation très bien moi je m'entends bien avec Gabriel Atel je m'entends bien avec Elisabeth borne je leur ai dit les yeux dans les yeux à l'un et à l'autre mettez sur la table un vrai projet et une méthode pour produire des idées pour compléter ce que disait Aurélie herbemon pour l'instant il n'y a qu'une seule candidate déclaré c'est Élisabeth borne après tout si elle est toute seule ça suffirait est-ce qu'il en faut un deuxième mais écoutez ça c'est pas à moi de décider deè candidat ça n'est pas à moi de décider pour Gabriel Atal ellisabeth borne est déclaré Gabriel Atal se déclarera peut-être je ne sais pas on va voir en tout état de cause en tout état de cause ça n'est pas un problème d'avoir deux candidats au contraire vous avez un débat les gens vont vous expliquer comment est-ce que ils vont structurer le parti pour avoir une base militante enthousiaste pour préparer les prochaines élections ils vont vous expliquer comment on va reconstituer une capacité à produire des idées ou à actualiser des idées parce que la société française a changé le monde a changé nous avons connu des crises il y a des nouveaux défis l'intelligence artificielle dont on va parler tout à l'heure tout ça réclame ce que les Italiens appellent un agnamento idéologique c'est de ça dont on doit parler lors delection parti chef de parti à 100 % dédié à cette tâche il peut pas être président de groupe parlementaire en même temps mais encore une fois vous essayez de m'emmener sur la question de l'Incarnation c'est bien que Gabriel est président du groupe je vais je vais vous donner mon sentiment je vais vous donner mon sentiment je l'ai déjà exprimé ce sentiment je pense que c'est difficile de faire les deux c'est-à-dire des président de groupe d'être chef de parti à plein temps ça veut pas dire que ça ne peut pas fonctionner et il peut aussi y avoir des arguments pour faire les deux c'est la manière de mieux coordonner le groupe et le parti et c'est vrai que ces dernières années on a peut-être eu quelques difficultés avec ça mais moi mon sentiment c'est que à un moment il faut expliquer très concrètement ce qu'on va faire aujourd'hui Gabriel Attal vous l'avez dit il n'est même pas candidat déclaré donc j'attends qu'il se déclare s'il le souhaite et ensuite je jugerai sur pièce mais sera mieux qu' plusieurs candidats quand même Marc Ferti j'avais envie de vous poser une question très simple vous qui êtes un ami proche d'Emmanuel Macron comment va-t-il mais il va très bien je crois qu'il est au Maroc au moment où on se parle voilà c'est une information qu'on livre à toutes cell comil la situation politique présente tout le monde a compris et je pense que le président l'a compris lui-même que il a moins de capital politique qu' nen avait il y a quelques mois pour impulser des politiques publiques pour être à l'INI initiative c'est la raison pour laquelle il a laissé Michel Barnier nommer le gouvernement c'est la raison pour laquelle il laisse le gouvernement de Michel Barnier gouverner et diriger ça ne signifie pas que il n'a plus rien à faire vous savez ce que l'on appelle le domaine réservé c'est-à-dire les sujets internationaux les sujets européens c'est extrêmement lourd dans la jardin des président et j'ai presque envie de dire que c'est un job à pleintemps mais la réalité c'est que la nature même de la fonction de président elle a forcément un petit peu changé depuis la dissolution parce que il n'a plus la capacité à impulser comme il le faisait aaravant des politiques publiques ça ne signifie pas qu'il est inactif vous qui le connaissez bien vous ne sentez pas une espèce de frustration c'est ce qu'on entend parfois chez des proches d'Emmanuel Macron une frustration de ne plus être vraiment au manette mais encore une fois non je ne le perçois pas comme ça je pense que puisqu'on parlait des enjeux de l'industrie de la filière automobile il y a beaucoup d'enjeux qui vont se nouer dans les prochaines semaines dans les prochains mois au niveau européen Emmanuel Macron il sera présent à ce moment-là parce qu'il représentera la France au Conseil européen donc je peux vous dire que il y a encore beaucoup de manettes qui sont en réalité à la portée du Président Hugo il y a y a il y a des gens qui réagissent sur le fait que vous étiez ENF vous êtes le témoin de mariage du du chef de l'État et il y avait une question sur la la situation de défiance envers le monde politique actuellement et envers le chef de l'État est-ce que vous comprenez qu'il y en a certains qui puissent être déranger du fait que le témoin du chef de l'État devienne son ministre est-ce que vous comprenez que ça risque d'alimenter des discours de ce petit monde un peu hétérogène homogène vous savez euh d'abord je j'ai eu une vie euh dans les dernières années je suis professeur d'université j'ai monté des entreprises j'ai fait beaucoup de choses dans ma vie et j'ai été accessoirement élu de la République et tout ça me donne une certaine légitimité à être à la place à laquelle je suis aujourd'hui euh accessoirement je suis devenu ministre alors que ça n'était plus Emmanuel Macron qui décidait de la composition des gouvernements j'attire votre attention sur C V son mot à dire qu même absolument pas non absolument pas contra contrairement il oui il faut pas toujours lire la presse avec il faut la lire avec un peu de circonspection sur ce sujet-l euh donc euh donc moi j'assume d'avoir eu la vie que j'ai eu d'avoir construit une légitimité je pense que cette légitimité si vous discutez avec les gens qui sont ici parlementaires elle est réelle si vous discutez avec les gens que j'ai côtoyé dans ma vie professionnelle elle est réelle ensuite les gens jugeront sur mon bilan de ce que j'ai fait l'intelligence artificielle on va en parler puisque vous l'évoquiez tout à l'heure et on en a parlé au début de l'émission est-ce qu'elle a un avenir jusqu'où peut-elle influencer no style de vie notre façon de penser jusque par exemple dans les élections américaines Marco Pomier nous brance le portrait de celle qui va venir face à vous débattre sur ces sujets dans une minute face à vous Marc Ferrach une tête bien faite docteur en études politiqu essayiste spécialiste des enjeux politiques et géopolitiques de la tech et de l'intelligence artificielle ces géants technologiques Elon Musk samatman Google M donc Facebook Amazon qui ne sont pas simplement des entreprises privées qui sont aussi des acteurs politiques idéologiques géopolitiques et militaire une vision développée dans ce livre technopolitique comment la technologie fait de nous des soldats les cibles d'une vaste guerre numérique avec une mise en garde plus on se technologise plus on se vulnérabilise ce que vous avez dans votre poche le smartphone vos appes en fait sont autant d'armes de guerre invisible intangible potentiel au point de remettre en cause la survie de nos démocraties face à ce choc technologique en fait on est en train de changer d'époque et je crains qu'on nit toujours pas les bonnes lunettes pour le lire et le décrypter alors cuit de l'encadrement des bigtech ces géants technologiques américain que pourrait changer l'élection de Kamala Haris ou de Donald Trump le 5 novembre notre invité y consacre une tribune et vous interpelle sur le sujet ce soir avec ce constat les deux candidats malgré leur divergence ne remettront pas en cause le leadership technologique américain quant à l'Europe elle décrocherait malgré ses tentatives de réglementation l'Europe restera confrontée à ses enjeux de souveraineté et poursuivra probablement son long processus de périphérisation face à vous Marc fer asmala vous êtes reconnu dans le portrait dans tout ce qui a été dit vous ne retirez rien des propos asmala bonsoir pas une seule virgule bonsoir et vous êtes face à Marc fer bonsoir bonsoir j'y vais oui euh monsieur le ministre bonsoir ministre de l'Industrie et probablement le ministère actuellement le plus important le plus stratégique qui soit je sais queon n' pas l'habitude de dire ça mais à mon sens il y en a deux qui vont être vraiment qui vont déterminer la trajectoire de la France et qui nous sommes dans les 30 prochaines années aller ministère des armées et ministère de l'Industrie et quelques peut-être constats et après quelques questions les constats c'est que les bonnes nouvelles parce que je sais que on l'habitude de trop attaquer les hommes politiques c'est que il y a une vraie prise de conscience politique sur la question de la réindustrialisation et ça c'est clair et donc on a globalement réussi à endiguer notre déclin et notre désindustrialisation en revanche en revanche aujourd'hui dans l'équilibre même dans notre secteur ou le secteur technologique qui est peut-être un des secteurs les plus stratégiques qu' soit ça n'arrive pas du tout à équilibrer notre appauvrissement ou ce processus de ce que j'appelle la périphérisation ou de décrochage de la France donc en terme de stratégie industrielle ou techno-industrielle sur disons les grands points d'étranglement les semi-conducteurs l'intelligence artificiel quelle est votre vision et quelle est notre stratégie et là et pour terminer ma ma première question je fais référence pour changer ensuite hein bien sûr ouis j'en ai trois comm par la première il y a tris questions c'est toujours le TripTic toujours en en TR ans non c'est la question par exemple du rapport de Mario dragi en l'occurrence qui appelle à des fonds et j'ai l'impression globalement qu'on est toujours un peu contrecyclique alors prise de prise de conscience politique oui passage à l'acte mais vous avez raison le constat c'est bien et le rapport de Mario Dragui est une base extrêmement solide qui doit être une source d'inspiration moi je le dis je l'assume il y a beaucoup de choses justes et il y a beaucoup de recommandations qui gagneraient à être instruit et peut-être à être mise en œuvre et je vais rentrer un petit peu dans le détail qu'est-ce qu' dit ce rapport il dit qu'il y a un décrochage il y a un décrochage entre la France et les États-Unis en terme de gain de productivité un petit peu aussi avec avec la Chine et ce décrochage euh il a évidemment des causes assez profondes il y a des enjeux d'investissement a-t-on investi suffisamment dans nos filières dans nos filières d'avenir on a eu une prise de conscience peut-être trop tardive mais en tout cas en France on l'a eu notamment avec le le plan France 2030 qui a en 2021 mis 54 milliards d'euros sur les filières d'avenir je pense que un des enjeux c'est d'ailleurs ce qui est dit dans le rapport dragi c'est de concevoir ces investissements au niveau européen et d'ailleurs nous allons dans les prochaines semaines dans les prochains mois euh discuter au niveau européen d'un clean industrial Act c'est-à-dire d'une législation européenne sur l'industrie propre qui va je l'espère permettre d'avancer sur ce sujet ça c'est le premier point il faut investir ensuite il faut sortir d'une forme de naïveté et ça c'est une question qui m'a été posé tout à l'heure à propos des protections commerciales on a besoin de se doter d'un agenda pour sortir de la naïveté au niveau européen ça veut dire adopter des protections tarifaires quand c'est nécessaire ça veut dire soumettre notre régime d'aide d'État à des critères un petit peu plus souples parce que les Américains et les chinois ne se privent pas d'aider leurs industries tout à l'heure on parlait des tout à l'heure alors les clauses miroir ça c'est sur les clauses de protection commerciale mais il y a aussi les aides d'État à proprement parler lorsque comme je le disait tout à l'heure on adopte des tarifs sur les véhicules chinois c'est la conséquence du fait que les constructeurs chinois sont dans une situation de surcapacité qu'ils ont la capacité de baisser les prix qu'ils ont aussi fait des sauts technologiques que nous n'avons pas fait pour les batteries par exemple mais aussi et surtout parce qu'ils sont extrêmement subventionnés par l'État chinois et donc face à ça il faut sortir de la naïveté et c'est ce aussi à quoi appelle Mar de la même façon les États-Unis sont aujourd'hui ultra protectionnistes un des chocs qu'on a eu politique c'était la l'inflation reduction Act qui a justement avec la guerre d'Ukraine puis encore avant la pandémie ça a été un triple choc qui a fait qu'à moment donné on a réalisé qu'il y avait un énorme sujet de souveraineté technolog tout à fait et justement dans cette inflation reduction Act des Américains et bien il y a un certain nombre de dispositifs qui introduisent ce que l'on appelle des clauses locales c'est-à-dire des clauses qui dans les marchés publics dans les aides diverses et variés favorisent la production locale ça doit être une source d'inspiration pour nous pour nous français pour nous Européens et ça va l'être puis je vais ajouter quelque chose quand même puisque vous avez écrit sur l'intelligence artificielle et vous êtes une spécialiste de l'intelligence artificielle très important parespère l'intelligence l'intelligence artificielle c'est aussi potentiellement une source de gain de productivité absolument formidable ça améliore la capacité et bien à réorganiser notre production à être plus efficace parfois ça donne la perspective aux gens d'avoir des emplois plus intéressants quand on délègue à l'intelligence artificielle des tâches un petit peu répétitive moi ce que je veux dire j'ai beaucoup travaillé sur la question du travail justement sur la manière dont on pouvait améliorer le travail d'un point de vue qualitatif et quantitatif ce que je veux dire c'est quand vous avez une rupture technologique comme celle-là ça a été le cas dans les années 80 avec des ordinateurs ça a été le cas dans les années 2000 avec Internet il y a pas toujours des gains de productivité parmi toutes les entreprises qui vont adopter chat GPT que SAJE certaines feront gain de productivité et pas d'autes et je vous laisse je vous laisse je vous laisse ensuite me dire ce que vous en pensez mais moi je pense qu'il y a un enjeu pour aller dans le sens de ce que préconise Mario Dragui et pour combler notre retard vis-à-vis des États-Unis c'est qu'on soit en capacité de réorganiser le travail dans les avec la difficulté que une fois qu'on a dit filièr d'avenir on n pas dit grandchose et ce qui se passe dans France 202030 c'est plutôt pardon de le dire aussi franchement mais c'est plutôt du saupoudrage c'està-dire que il n'y a pas de concept fort il n'y a pas de vision or ce dont on a aussi besoin et c'est pour ça que je vous dis que vous êtes sur un des ministères peut-être les plus régaliens qu' soit et je sais que c'est contn de le dire comme ça c'est qu'on a besoin d'un nouveau récit national or un récit national qui ne soit pas simplement des éléments de langage doit être adossé à une stratégie industrielle c'est-à-dire nous sommes qui comment nous nous projetons dans l'avenir les États-Unis et la la Chine se projettent musk et Trump c'est pas du tout un hasard musk est aussi le symbole d'une projection futuriste avec la conquête ou la reconquête de l'espace avec les nouvelles filières l'intelligence artificielle vers quoi est-ce qu'on se projette et j'ai beaucoup de mal quand je suis en Europe et quand je suis en France à comprendre où sont nos positionnements stratégiques il s'agit pas de dire cyber câble sous-marin Ia parce que Ia ne veut pas dire grand choses par ailleurs mais où sont nos actifs stratégiques et donc nos renoncements où est le mapping où est la cartographie de nos filières et je suis incapable de dire ce qu'est la France aujourd'hui et donc ce que sera la France dans 20 ans ou dans 30 ans c'est-à-dire où est-ce qu'on se positionne sur quelle filière stratégique et quelle stratégie de niche parce que nous ne sommes pas les États-Unis nous ne sommes pas la France donc nous n'avons pas la possibilité de ce gigantisme là ça c'est la première question et ensuite sur lia vous avez très justement abordé la question de la productivité le contrat social en France les mécanismes de solidarité ont été construits donc à la au sortir de la Seconde Guerre mondiale donc sur notre modèle industriel donc aussi sur les ouvriers sur la classe moyenne et cetera si on tire le trait de l'IA et il y a énormément de rapports qui se contredisent euh daronassoglou va parler plutôt de 1 % de gain de productivité quand Goldman sax va plutôt parler de de chiffres beaucoup plus importants toujours est-il que si on part du principe que l'a est une révolution disruptive avec des gains de productivité à venir à ce moment-là comment est-ce qu'on repense ce pacte social là avec la question du travail voilà un peu les deux questions gros chantier allez-y en 2 minutes sur le premier sujet je vais essayer de répondre en une minute à chaque question sur le prier sur le premier sujet j'attire votre attention sur le fait qu'il y a un petit paradoxe à dire dire que d'un côté le plan France 2030 est du saupoudrage et à dire en même temps que il faut choisir des niches et des filières c'est précisément ce qu'il fait ce planl on choisit d'investir sur l'hydrogène on choisit d'investir sur le quantique on choisit d'investir sur l'intelligence artificielle ça ce sont peut-être mais enfin à un moment ou un autre ça n'épuise pas tous les investissements qu'on peut consentir et en particulier sur d'autres secteurs et d'autres filières donc il y a cette stratégie de choisir un certain nombre et bien de filières d'avenir dont on pense que elles vont générer et bien des effets sur l'ensemble de notre économie et qu'elles vont irriguer notre territoire ensuite vous me parliez du récit vous avez complètement raison complètement raison de dire que il faut qu'on ait un récit autour de l'industrie l'industrie c'est un sujet de prospérité parce que ça ça ça génère des gains de productivité c'est un sujet de souveraineté parce que ça nous rend moins dépendant des productions étrangères on l'a bien vu d'ailleurs dans nos échanges de tout à l'heure avec la question du médicament puis c'est un sujet de cohésion de cohésion des territoires c'est une activité l'activité industrielle qui peut aller dans des territoires les plus enclavés les plus déclassés ça c'est un élément très important et encore une fois sur l'IA moi je ne peux aller que dans votre sens on a besoin de réorganiser le travail on a besoin d'un Pact social ce dont peut-être on manque un peu en France par rapport à d'autres pays c'est d'un dialogue social dans les entreprises qui permet de réorganiser le travail de la manière la plus efficace qui soit un dialogue constructif un dialogue de qualité moi j'ai beaucoup travaillé sur ces sujets-là et je sais que pour faire des gain de productivité à un moment ou un autre il faut se mettre d'accord entre employeur et salariés et définir une stratégie à l'échelle de l'entreprise le mot de la fin si dans quelques jours Trump est réélu quels sont nos backup quels sont nos plans B par rapport au multilatéralisme par rapport à la question de la gouvernance internationale de l'IA on va recevoir bientôt on va organiser même le sommet de l'a en février prochain je crois mais quel sens cela aurait-il si tout d'un coup on a un Trump isolationniste et qui en fait se moque totalement de de la règle de droit et notamment de la règle du droit international et bien si Trump est élu le 5 novembre si Donald Trump est élu le 5 novembre ce que je ne souhaite pas je le dis assez tranquillement euh et bien en européen parce que ça ne peut être qu'à l'échelle européenne qu'on fournit une réponse il faudra assumer une forme de rapport de force faudra assumer une forme de rapport de force parce que je pense que il l'a montré quand il était président c'est à peu près la seule chose qu'il comprend merci à Mamala d'avoir débattu avec Marc ferci il nous reste un petit peu de temps pour faire le tour avec mes confrères et consœurs et notamment une question personnelle que vous voulez poser Aurélie Herbemont par rapport à ce que faisait Marc ferci quand il était député sem été oublié et oui quand vous étiez député Marc ferci vous aviez défendu une proposition de loi sur le testing pour lutter contre les discriminations ça a été voté à l'Assemblée le Sénat l'a voté dans une version trop modifiée pour que ça puisse être adopté quel est l'avenir maintenant que vous êtes ministre est-ce que quelqu'un va reprendre ce sujet ou c'est perdu dans les méandres de la dissolution non non je ne pense pas que ça soit perdu j'espère que quand on aura un petit peu de temps à l'agenda parlementaire de temps pour remettre euh en deuxième lecture à l'Assemblée cette proposition de loi elle avait vocation à être inscrite en 2uxème lecture le 27 juin évidemment la dissolution la dissolution a balayer à balayer tout cela mais moi je suis très confiant sur le fait que c'est une proposition de loi qui peut prospérer parce qu'elle répond à une demande très importante il y a aujourd'hui des gens qui sont barrés d'un emploi d'un logement du fait de leur âge de leur sexe de leur origine et ça c'est la dernière question de chacun question courte réponse courte Étienne il y a encore de mois Marc ferrati vous étiez députés des Français de Suisse et du lenstein en Suisse il y a ce qu'on appelle les votes tion des référendum organisés très fréquemment est-ce que vous souhaitez que la France s'inspire au moins un peu de ce qui se passe en Suisse et qu'on donne davantage la parole directement aux citoyens question réponse je le souhaite et j'ai d'ailleurs formulé des propositions en ce sens on pourrait par exemple rendre décisionnel les référendums locaux vous savez qu'on a des référendums locaux en France qui ne sont que consultatifs je pense qu'on devrait leur donner un petit peu plus de poids et si devit avoir un référendum national ce ser sur quoi là je parle des référendum locaux parce que je P av nation ser question justement je pense qu'il faut commencer par développer cette culture de la démocratie participative et je pense que c'est au niveau local qu'on la développe le mieux au départ cl clé non une question une réponse r Mo je m'ad au supporters de foot votre père est en train de vendre son club du Paris FC à la famille Arnaud ce qui va lui permettre de rêver plus grand au moment même où le PSG lui réfléchit à à construire un autre stade est-ce que le PFC le Paris FC au Parc des Princes c'est envisageable c'est souhaitable vous savez tout est possible il y a d'abord l'idée d'aller peut-être au stade jamboin c'est ça c'est ça l'ambition et ce serait d'ailleurs étonnant parce que les deux stades le Parc des Princes et jamboin se touch Hugo terminé en 2 secondes question réponse oui question réponse sur les comédien de doublage et li il y a une question sur le sujet il y a une pétition qui a plus de 150000 signatures que pouvez-vous mettre en place pour protéger ces métiers qui ont permis de vrais moments d'émotion de la transition de la reconversion de la formation mais pas forcément pour changer de métier parce parce que vous savez lia va faire évoluer les métiers plus que les détruire pile dans les temps merci fer d'avoir été avec nous dans l'indic et politiqu sur LCP et bonne soirée sur la chaîne parlementaire à lundi prochain bonne soirée [Applaudissements] [Musique]