Administration, retraites, 2027...L'interview en intégralité de Jean-Louis Borloo, ancien ministre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous dites que la France n'est pas un problème technique mais un problème de destin. Comment en est-on arrivé là ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous diriez que la France est morte ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Vous lancez un plan pour la jeunesse le 10 décembre. En quoi consiste-t-il ?
- 2:15RelanceRéponse directe
Comment simplifier l'administration française sans supprimer de fonctionnaires ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous proposez de supprimer les agences régionales de santé. Pourquoi ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Est-ce que la réforme que vous proposez peut être mise en œuvre en six mois ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Jean-Louis BorlooFait
« On perd les guerres quand on est désorganisé et qu'il n'y a pas les bonnes ressources humaines au bon endroit. »
- 3:00Jean-Louis BorlooChiffre
« On est passé à l'hôpital de 5 % à 37 % de frais structure. »
- 7:30Jean-Louis BorlooFait
« La France est devenue incontrôlable sur le plan de l'insécurité. »
- 8:30Jean-Louis BorlooChiffre
« On a trois fois moins de magistrats qu'en Allemagne. »
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Bonjour à tous et de bien sur BFM Politique, Jean-Louis Borleau, bonjour, merci d d'être notre invité ancien ministre, fondateur notamment de l'UDI, ancien maire de Valenciennes à mes côtés ce matin pour vous interroger Amandine Atalaya, éditorialiste politique BFM TV et Lucie Robquin, directrice déléguée des rédactions de la La tribune, la tribune dimanche qui est notre partenaire pour BFM politique. Alors je le disais vous êtes aujourd'hui quand on le voit dans les études d'opinion l'une des personnalités politiques préférées des français sans aucun doute parce qu'il voit en vous quelqu'un D'abord je parle très peu. En 25 ans j'étais à peu près il y avait un truc qui s'appelait l'unité de bruit médiatique à l'époque, j'étais toujours dernier par mes membres du gouvernement Je parle que si j'ai vraiment quelque chose à dire, de construire, voilà, sinon quand je n'ai pas de valeur ajoutée, je me tais.
Écoutez, je constate comme vous tous, de la France, qui n'est pas un problème technique. C'est un problème de destin. C'est un problème fondamental.
On perd les guerres quand on est désorganisé et qu'il n'y a pas les bonnes ressources humaines au bon endroit. Nous sommes en train de les perdre. Regardez la situation de la jeunesse de France.
Des jeunesses de France. Il y a d'ailleurs, on lance le 10 décembre un plan pour la jeunesse. Je vous invite à le suivre.
La jeunesse de France, les mamans isolées, le système éducatif, la violence, la chaîne judiciaire, l'agriculture, la désindustrialisation. Et dans tout ça, des comptes publics catastrophiques. – On évoquera bien sûr cette question. – Non mais les pires comptes publics d'Europe, sous la plus grosse pression fiscale d'Europe et une désorganisation… Je ne parle pas de la politique du logement, l'état de l'hôpital, à Châteauroule m'a été obligé de dire on arrête parce qu'on ne peut plus aux urgences accepter.
Donc où on est un pays d'imbéciles dirigés par des incapables et des corrompus ou des cyniques, où sans qu'on s'en rende compte, on a dérivé dans un système qui est complètement kafkaïen et complètement absurde, opéré par des gens de bonne fois. Mais comment on en est arrivé là ? À qui la faute ?
Ça n'a pas d'intérêt, la faute. Ce qui est intéressant, c'est ce qu'on peut faire, ce qu'on va faire. Mais vous diriez vraiment, la France est morte – Non, elle n'est pas morte.
Mais écoutez, Marseille hier...
Enfin, je veux dire...
Vous vous rendez compte des violences interethniques ? Est-ce que vous vous rendez compte que la mortalité infantile pour l'un point infrap progresse, pour des raisons de tableau Excel, de gestion d'hôpital Est-ce que vous vous rendez compte qu'on est passé à l'hôpital de 5 % à 37 % de frais structure ? Quand on a dit les médecins, vous ne savez pas gérer, partez.
On va confier ça à des managers. C'est un cri d'alarme que vous poussez Mais enfin, monsieur, quand un pays, t'as 500 députés réunis et qu'on a 499 qui disent on n'a bossé pour rien. Oui, je pense, je pense qu'on a un furieux problème.
Alors, mais ce qui est extraordinaire dans tout ça, c'est que notre désorganisation est tellement folle, la thrombose est telle que les capacités de réaction sont gigantesques. Parce qu'en fait, le paradoxe, c'est que vous avez une dynamique, une vitalité dans les centres de recherche, dans les entreprises, dans les organisations syndicales, dans le sport, dans la culture extraordinaire et une paralysie du système global qui fait société ou qui fait action publique. Donc la question, c'est comment on s'organise différemment ?
Je crois que vous dites qu'on peut changer les choses assez vite, contrairement à ce qu'on pourrait croire, en six mois. On commence par quoi on fait comment pour défaire cette paralysie alors ? On commence par faire le diagnostic tous ensemble.
D'abord parce que c'est les français, les patrons. Et donc c'est un problème de conviction, de prise de...
Tout le monde sait à peu près. La nièce a été agressée à la gare de Lisieux, Pépé, il a attendu 12 heures à l'hôpital. Enfin, tout, la crise du logement.
Vous vous rendez compte ? Qu'on construit 40 % de de logements de moins qu'il y a dix ans, on a devant nous une crise du logement absurde. Prenez le logement, c'est bien pour expliquer la situation.
Pour construire en France, aujourd'hui, il est complètement dingue. Alors, on comprend que vous voulez simplifier l'administration française, mais pour ça, il faut s'attaquer à des fiefs, à des baronies. Comment ?
Vous allez y arriver alors qu'on en parle depuis des décennies de cette simplification. Non, mais sauf que...
Vous voyez, j'aurais dit la même chose il y a trois ans, j'étais inaudible. D'ailleurs, je l'ai dit il y a trois ans et j'étais inaudible. Sauf que tout le monde a maintenant parfaitement compris.
Les différents chocs où on sait qu'on a le pire déficit d'Europe, la plus grosse charge. Il ne faut pas prendre les français. Notre problème c'est qu'on s'est tellement habitués à la folie de notre organisation mais tellement vous savez comme vous êtes habitués à prendre toujours les mêmes chemins, avoir les mêmes comportements.
Regardez en matière automobile, c'est pas General Motors ou Ford qui est passé à la voiture électrique. C'est Musk. C'est donc quelqu'un d'un autre univers.
Il faut un regard un peu différent. On s'est habitués à notre folie. Tous les jours, j'ai des appels.
Cette nuit, le maire de Saint-Dizier. Regarde, il y a 12 000 personnes qui n'ont pas de service médical d'urgence. Il décide.
Un type, il est top. Il y en a plein des communes. Quentin Brière.
Un truc d'urgence médicale. T'as 6 médecins qui sont prêts à faire les gardes de 8h à 22h. Eh bien, l'ARS dit non, c'est pas les bons horaires.
Donc il faut supprimer les agences régionales de santé par exemple ? Non, il faut tout remettre à plat. Non, il ne faut pas supprimer, il faut regrouper.
Je vais vous le dire très simplement parce Est-ce que tout le monde essaie de compliquer ? C'est hyper simple. Qui fait quoi ?
Pour l'instant, tout le monde fait tout. Vous n'avez pas un truc à moins de 7 financeurs, 7 décideurs, nulle part, sur aucun sujet. Il est compliqué quand c'est pour un commissariat, pour tout le monde.
Pour tout simplifier, si j'ose dire, on fait tout péter ? Pas du tout, on fait comme dans tous les pays du monde, on choisit un mode d'organisation. L'État fait quoi ?
Alors attendez, vous avez deux modes d'organisation sur terre, le système centralisé. Le Portugal se redresse dans un schéma centralisé et vous avez le système fédéral, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne. Bon, très bien.
Vous n'avez que deux systèmes. Nous, on est entre les deux, on est dans le pire des systèmes, on a même inventé le cofinancement, ah non mais comme théorie géniale de l'irresponsabilité et de la confusion. Bon, donc que fait-on ?
C'est assez simple les français doivent décider un mode d'organisation, Les Français. Pas vous, pas moi. Les Français.
Deuxièmement, il faut décider...
Moi, je pense qu'on ne reviendra pas à la centralisation pour des tas de raisons du moment. En fait, c'est en vrai. Donc, en fait, le Sceau fédéral, c'est quoi c'est tout ce qui concerne le quotidien, la proximité, les mamans, les enfants, les anciens, l'écologie, le logement, l'organisation de la santé publique.
La province, la province, et qu'il y ait un seul, une seule organisation de province qui regroupe la région, le département, tous les services de l'État qui sont transférés, la caisse d'allocations familiale. Il n'y a plus de départements, il n'y a plus de régions, il y a des provinces, une vingtaine de provinces. Après on peut discuter comment on organise le Bastringue.
Vous supprimez les autres strates locales. Mais je ne supprime rien, je fusionne tout ça pour qu'il y ait une unité de commandement. Même vous, vous ne pourrez pas me dire qui distribue l'APL, ni l'avance sur les pensions alimentaires, ni l'allocation adulte handicapé.
On est dingue ! – Et c'est-à-dire qu'on supprime des fonctionnaires au passage ? – Mais non, on réorganise les ressources humaines de notre pays. – Donc le quotidien, c'est les provinces ? – Actuellement, l'administration est devenue, mais pas de la faute, ce n'est pas un problème de statut de fonctionnaires.
Les fonctionnaires, c'est des héros qui demandent une feuille de route. – On les remet au bon endroit, quoi. – Mais évidemment.
Donc vous avez un énorme plan de ressources humaines, il n'y a plus de contrôleurs d'inspects. Un agriculteur passe 11 heures par semaine à remplir des papiers. Mais un médecin aussi.
C'est-à-dire qu'on ne se rend même plus compte de nos...
Donc vous avez un poste de commandant qui s'appelle la province, alors on peut discuter. Est-ce que c'est les régions remodifiées ? Enfin Enfin, peu importe.
Un poste de commandement pour...
Le quotidien, c'est les provinces ? Le quotidien, les mamans, les peines et soins, la main tendue...
Et l'État ? Que fait l'État alors ? Eh bien l'État, il va peut-être se mettre à faire son boulot qui s'appelle la sécurité intérieure, la sécurité extérieure, les affaires internationales, l'avenir, l'espace, la mer et les océans, les centres de recherche, le niveau académique des diplômes, qu'il y ait des péréquations pour qu'il n'y ait pas de zone abandonnée.
Bref, il fait, comme dans toutes les grandes nations, il fait son travail essentiel. La La justice, évidemment. Mais il y a des pays, d'ailleurs, où la police n'est pas nationale.
D'ailleurs, chez nous, avant, je vous signale que c'est Pétain qui a fait la police nationale. Ce n'est pas si vieux que ça. Je pense que chez nous, il faut que ça reste national, parce que les problèmes d'investigation...
Mais est-ce que vous vous rendez compte qu'on n'a pas les bonnes ressources au bon endroit ? Quand vous avez 8 000 magistrats ou 9 000 aujourd aujourd'hui, alors que tu as 15 000 prévisionnistes sur des tableaux Excel, entre Bercy et la Banque de France, 15 000 pour se tromper de 70 milliards en trois fois. Mais on est complètement... — Ça dit quoi ?
Par exemple, ces erreurs de calculs incroyables avaient reçus sur le budget de l'État. Ça dit quoi de la France pour vous ? Eh bien, vous savez, je veux dire, quand ça va mal, tout va mal.
C'est pas compliqué. Parce que c'est tellement compliqué, c'est tellement imbitable, cette situation, que même eux ne s'y retrouvent plus. Ils ne connaissent pas 60 % du patrimoine immobilier des pouvoirs publics, sur les commandes d'État on se trompe de 15 milliards, c 'est trop, la machine elle elle est incompréhensible, y compris pour eux.
Ils Ils vivent de la complexité mais même eux sont dépassés. Donc il faut revenir à un truc hyper simple, voilà vous avez un parlement national qui contrôle l'action d'un état qui est à l'essentiel et puis tout le reste c'est la province avec un parlement de province, les bretons vont s'occuper du logement des bretons, le parlement de provence des provençaux et ça va être alors je sais qu'on a du mal on est tellement habitué, on a eu l'organisation monarchiste puis la révolution des qualitaires puis civiliser le même mais napoléonien, le droit etc. et puis depuis 1960 le truc il s'est complètement désarticulé donc on a à mille feuilles tout le monde on en parle invraisemblable et on a des strates invraisemblables.
Résultat des courses, nous sommes devenus un pays de contrôleurs, d'inspecteurs, de coordinateurs, de comités de suivi, de comités de pilotage, de cofinancement, mais rien ne fonctionne. Voilà. Justement, vous dites que l'État doit faire son boulot, notamment sur la sécurité.
Allons-y, si on entre sur ce plan-là. Vous dites qu'il y a des zones abandonnées aujourd'hui en France. Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
Est-ce qu'il faut relancer un grand plan banlieue ? Est-ce qu'on s'est trop concentré sur le tout répressif et il faut aller s'occuper davantage du logement, de l'éducation, de la prévention ? Madame, il faut tout faire.
Simplement, quand vous êtes à l'arrête, quand vous n'en pouvez plus, quand vous n'êtes plus devenus que des influenceurs. L'action publique, c'est aujourd'hui du commentaire et de l'influence. Que vous passez votre temps dans – Parce que là, on parle des politiques, des responsables politiques. – Oui, mais nous tous, je veux dire, je peux vous mettre et je peux me mettre dedans.
On ne comprend pas que pour gagner des batailles, les batailles de l'humain, les batailles de l'avenir ramener la jeunesse de france en haut en haute au meilleur niveau de formation et de comportement eh bien il faut tout réorganiser mais c'est assez simple vous savez c'est plus compliqué de faire du petit ajustement en permanence, plutôt que faire une vraie proposition. Moi je dis aux Français, d'abord, on peut refaire une société de confiance. Je vais dire, je ne vois pas très bien en pourquoi un mec de 32 ans à Bercy va vous expliquer combien on doit faire de logements en Bretagne ?
On va peut-être...
Voilà. C'est ce qui se passe aujourd'hui. Mais bien sûr !
La numéro 2 du Trésor, écrite à tout le monde, on n'a pas besoin de plus de 230 000...
Mais de quoi je me mêle Non mais je veux dire, c'est quand même invraisemblable. Donc il faut qu'on revienne dans un truc de confiance, voilà, qu'on arrête d'être dans la suspicion, dans le contrôle permanent, dans le contrôle permanent, dans Hier matin encore, un exemple. Un mec m'appelle, un député, il me dit Jean-Louis Massin, etc., ce que tu dis, je suis d'accord.
J'ai dit mais tu fais quoi ? Il me dit je sors du RER. Je lui ai dit il n'y a pas de RER chez de toi, il est en Franche-Comté.
Il me dit, non si, c'est le réseau éducatif rural. Ah bon ? Qu'est-ce à quoi ?
Ah ben voilà, c'est un truc...
Alors, on a décidé qu'on pouvait aider quelques collèges en difficulté. Très bien. Donc on s'est réunis.
Alors pour 23 000 euros pour l'année, ils ont réuni cinq fois le recteur d'académie et ses trois collaboratrices. Le patron du département et deux vice-présidents, le patron de la La CPAM, le patron de la MSA, la patronne de l'ACAF et deux collaborateurs et les trois maires concernés par le collège. – Donc on marche sur la tête là ? – Mais complètement en fait !
Ce que vous ne vous rendez pas compte, c'est que c'est tous les jours. Et tout ça avec que des des gens angoissés, super, de bonne foi, qu'est-ce que c'est mis à faire ? – Vous dites le narcotrafic.
L'État, la France, on a perdu cette bataille contre le narcotrafic, oui ou non ? On a vu malheureusement ce qui s'est passé cette semaine, 6 000 personnes qui sont mobilisés hier à Marseille ? Monsieur, le narcotrafic est une application de notre désorganisation.
Je m'explique. Quand vous avez 1 ,5 million de gamins, on appelle ça pudiquement, en termes administratifs, des « needs ou sinon des perdus de vue, si vous voulez être romantique. Un million et demi de gamins, vous avez soit un tiers des Français qui passent par lycée professionnel, 60 % quitte à la fin de l'année.
Est -ce que vous vous rendez compte ? L'année dernière, il y a 80 000 jeunes qui ont poussé la porte d'un club de basket sans pouvoir être accueillis faute d'encadrement et d'équipement. C'est pour ça qu'il y a du narcotrafic ?
Non. Dès lors qu'on ne s'occupe pas de la jeunesse de France, monsieur. On a mis des Les dispositifs, la ZE, la PJJ, la CAF, la ville, l'agglo, le département...
Mais je n'ai jamais vu un gamin frapper à la porte d'un dispositif. Il faut tout un village pour élever un enfant. On a planté le métier d'éducateur, on a viré les 300 000 emplois jeunes qui s'occupaient des...
Mais arrêtez d'essayer de prendre des fautes, je m'en fous, ce qui m'intéresse c'est demain. Mais il y a bien des responsables, les Français qui ont rien La République a une idée bien précise de ce qu'on pourrait faire de la jeunesse, c'est la ligne de la tribune dimanche. L'information qu'on publie ce matin dans la tribune dimanche, Emmanuel Macron présentera jeudi une relance du service militaire.
Est-ce que c'est ça une partie de la solution – Non mais tout de suite, tout de suite. Et vous savez quoi ? On ne va pas passer du service national, je ne sais pas quoi, au service civique, puis maintenant au truc volontaire.
Tout ça, ça ne m'intéresse pas. Moi je vais vous le dire madame. Attendez, la jeunesse de France est en danger.
On On est le pic des cartes, les derniers en maths. Mais à côté de ça, est-ce que vous avez vu ? On a 50 000 gamins qui sont des enfants soldats.
C'est quoi ? Avoir utilisé une arme, enfin avoir porté une arme avant la puberté. C'est la définition.
On en a 400 000 – En France ? – Bien sûr, non suivi par l'AZEU. Je vais vous dire monsieur, c'est pas des dispositifs qui vont sauver la jeunesse de France.
Il faut faire à l'africaine. – C'est quoi faire à l'africaine ? – Eh bien je vais vous dire, il faut tout un village pour élever un enfant, il faut donc qu'on ait une organisation unique.
Regardez ce qui s'est passé à Orléans, 91 % de baisse de la délinquance des mineurs, avec Gouard et son premier adjoint, c 'est eux qui l'ont fait, moi j'étais qu accompagnateur, il a 10 ou 15 ans. Dès Dès qu'un gamin, quel qu'il soit, il a un problème à 15h10, ou il crée un problème à 15h11, il est immédiatement...
Alors, il n'y a plus de dispositif, il n'y a plus qu'une boucle ou WhatsApp. Tout le système se met...
Donc, on va chercher le gamin. Alors, on va l'emmener selon ce qu'il est chez un éducateur de judo sur un tata ailleurs. Peu importe.
Les psychologues, la La PMI va immédiatement chez les parents, parce qu'on ne fait rien sans les parents. Il faut aller comprendre ce qui se passe dans la famille. Puis vous avez...
Il n'y a plus d'école de la rue à Orléans. Donc tout le système se met autour du gamin. – Mais vous parlez de la confiance. – Ils sont sauvables, tous les jeunes, ou il y en a des irratrapables, ceux qui ont perdu tout le sens de l'autorité, qui acceptent pour une somme ridicule d'aller exécuter des contrats pour tuer un autre jeune.
Un enfant, ça s'éduque. Vous savez, c'est terrible, mais c'est plus compliqué aujourd'hui. Avant, c'était simple.
On avait une société C'était homogène, culturellement, cultuellement. On n'avait pas les grandes zones urbaines. Et puis vous aviez tous les clubs, vous aviez la matrice catholique, vous aviez la matrice marxiste.
Oui, mais aujourd'hui, il n'y a pas une partie de la France qui est une jeunesse perdue – Mais non, c'est que du talent. C'est quoi un voyou ? C'est un chef de bande qui n'a pas trouvé de place.
Je ne veux pas laisser… – Et ce n'est pas un peu naïf ce que vous dites, pardon ? – Attendez, pour une sévérité extrême. Mais il faut qu'il y ait une chaîne judiciaire.
Écoutez — Certains disent, par exemple, qu'il faut légaliser le cannabis, ça arrangera les choses. — Mais non, je m'en fous de ça. Ce qui m'intéresse, c'est que le procureur des Bouches-du-Rhône, il y a trois mois, vous dit, nous sommes sous la submersion criminelle.
Nous n'avons plus la capacité de rendre les décisions. Il y a six mois, vous avez fait des émissions, vous, BFM, avec vos collègues à Marseille, avec le même cri d'alarme, des juges d'instruction, du procureur, des magistrats du chef, des greffiers. Le système est embolisé.
On a trois fois moins de magistrats qu'en Allemagne. Et la chaîne, elle est d'une complexité extravagante. Il faut remettre à plat des modes d'organisation assez simples.
Que l'État remette à plat l'ensemble de la chaîne judiciaire, l'ensemble des procédures, les moyens adaptés, parce qu'on est à ce point désorganisé et on n'a pas encore pris l'IA. L'IA qui va être géniale, mais qui va être un petit bouleversement. Donc on est toujours avec nos tableaux Excel, avec des contrôleurs partout, des inspecteurs partout, et on ne bouge pas.
Mais mes enfants, c'est les Shadok notre affaire. Ça ne fonctionne pas. Et je vais vous dire, monsieur, je ne sais pas si vous en mettez autant, mais c'est une épopée passée d'un modèle qui était monarchiste, révolutionnaire, Et maintenant, cette société de confiance, ce pas de confiance avec la nation, avec des objectifs assez clairs, c'est une épopée.
Vous savez pourquoi les gens se détestent en France pourquoi on n'arrive pas à discuter des retraites ? Parce que t'es à l'arrêt, que rien ne marche et quand t'es à l'arrêt, t'es agressif et t'es couillon. Donc il faut se remettre en fonctionnement.
Il faut avoir une épopée. Il faut six mois, neuf mois, un an, peu importe. Alors ça va être génial parce qu'on va avoir des ressources humaines disponibles extraordinaires.
Donc comment on les affecte ? Comment on fait évoluer la fonction de chacun ? C'est On va voir si on partage encore quelque chose tous ensemble en France dans un instant, Jean-Louis Bollot.
On se retrouve dans un instant pour la suite de BFM Politique. vous êtes bien sûr bfm politique notre invité jean-louis borloo jean-louis borloo y a des – Des mots qui ont fait beaucoup de bruit cette semaine, ce sont ceux du chef d'état-major des armées qui a dit qu'il fallait que nous soyons prêts à perdre nos enfants. Il l'a maintenu, le chef de l'État l'a soutenu.
Vous, ça vous a choqué d'entendre ça ou pas – Moi, je ne vais pas passer mes vies à commenter. On est devenu une France bavarde. Il y a des soldats français qui sont...
Barkhane, il y a eu des soldats morts. – C'était son rôle de dire ça ? – Non mais j'en sais rien.
Moi, je ne fais pas les élégances. Il y a un chef d'état-major, il y a un président de la République. Ce qui m'inquiète beaucoup plus, c'est les morts en France, sans intervention russe ou de l'Union européenne.
Le petit Elias, la petite Philippine, le petit Médiaire, le petit Thomas Acrépole et le nombre de viols...
Pardon, mais contrôlons ce qu'on sait à peu près contrôlé. La France est devenue incontrôlable sur le plan de l'insécurité ? Écoutez, vous êtes assez bien placé pour voir que c'est compliqué.
C'est le moins qu'on puisse en dire. Ce qui est le plus grave, c'est qu'appartement on a laissé cette jeunesse, dans cet état-là, on est rentré dans une mexicanisation, c'est-à-dire la violence. La violence pour la violence.
La violence pour le regard. La violence pour le racket. La violence pour le le narco, la violence pour l'antrisme, la violence.
Mais mes enfants, c'est ça le sujet. Ce n'est pas que les narcotrafiquants. Mais vous n'avez pas ça demain, ça sera un contrôle des supermarchés, de Lidl, vous, votre femme, quand la situation n'est plus régulée...
Ma femme, c'est-à-dire ? Non, mais je vais dire. D'ailleurs, M.
Narelle, tu sais où habite ta femme. C'est-à-dire que vous êtes ultra pessimiste, vous pensez qu'on peut devenir, comme disent certains, un narco. — Mais non, il suffit de reprendre les choses en main.
C'est comme pas très compliqué. — Il suffit, c'est pas si simple. — Si, c'est ça.
Venez le 10 décembre, vous verrez le plan jeune. Mais enfin, vous n'allez pas m'expliquer que la France n'est pas capable de remettre la de s'en occuper, de redéfinir les filières ? C'est pareil dans tous les pays du monde.
Le trafic de drogue s'étend partout, à peu près. D'accord. Mais est-ce que c'est le début de la moitié d'un quart d'une raison mais moi je dis pas que c'est pire je dis qu'on a tous les problèmes et on a le pire déficit donc franchement il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte que la machine française ne fonctionne pas il faut quand même...
Précisément sur le budget, est-ce que vous êtes atterré quand vous voyez aujourd'hui les débats à l'Assemblée nationale toutes ces heures de débat pour n'arriver à s'entendre sur rien en l'état — Mais ce qui m'attire, madame, c'est 180 milliards de déficit. Vous savez ce que c'est que 180 milliards de déficit ? C'est 12 fois le budget de la justice et Dieu qu'on a besoin de la de justice.
C'est six fois le budget de la police et de la gendarmerie. C'est ça qui m'affole qu'on ne soit pas à l'équilibre, parce qu'on est désorganisé. Ça, ça m'affole.
Mais on est dans l'infolement. C'était une erreur – Dans ce cadre, c'était une erreur de suspendre la réforme des retraites ou pas ? – Mais c'est un micro-problème… – Non, non, c'est la moitié de nos déficits, les retraites.
C'est pas un micro-sujet. – Excusez-moi madame, je veux dire, vous êtes en train de me parler d'un sujet où on ne sait pas si c'est 3, 4, 5, 6, 7, 8 milliards alors que je vous parle moi de 180 qui est moi de 200 avec des discussions sur des trajectoires proposées par Bercy, parce que c'est ça dont on parle, où ils se sont trompés de 70 milliards en trois fois. Donc c'est la machine qui est inopérante, inefficace et ruineuse qu'il faut remettre en cause.
Après on verra les problèmes un par un. Quand vous voyez les débats budgétaires, les Français n'y comprennent plus rien. Ce qu'ils comprennent c'est que c'est dans leur poche qu'on vient chercher de l'argent, avec la taxe foncière, avec ce genre d'augmentation.
Ils ne comprennent pas les Français mais je ne sais pas ça. Qu'est-ce que vous dites ? Qu'ils ne comprennent pas c'est comment dans un pays où on a une des plus faibles densités humaines de faire d'habitants d'Europe.
On a des entrepreneurs, des architectes, des maires qui produisent quasiment deux fois moins de logements que quand je m'en occupais à l'époque. Ça ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas la violence à l'école.
Ils ne comprennent pas la violence à l'école. Ils ne comprennent pas le fait qu'un prof sur deux ait peur en rentrant en classe. Ça ils ne comprennent pas.
Ils ne comprennent pas la dégradation de l'hôpital en 15 ans. Ça ils ne comprennent pas. C'est ça qu'ils ne comprennent pas.
Moi non plus je ne comprends rien mais ce n'est pas très important. Ce qui est grave c'est qu'on est en train de dire à quel point on n'a plus les idées claires, à quel point on n'a plus de sérénité et à quel point on ne prend pas les bonnes...
Les gens ont parfaitement compris que c'est 180 milliards cette année et on va faire les poches de tout le monde. Ceux qui disent il faut taper les riches, les autres il faut serrer la vis aux pauvres. Je la résume, c'est à peu près ça.
Tu vas le faire une fois, deux fois puis après ça s'arrête évidemment. Mais en attendant...
Il faut taper les riches, il faut serrer la vis aux pauvres. Mais non mais il faut réorganiser ce pays. Vous êtes un problème de compréhension.
On en vient aussi à la question autour de laquelle on tourne quand même depuis le début. Pourquoi vous vous coltinez pas directement au problème alors ? Pourquoi est-ce que vous prenez pas les choses en charge ?
Est-ce que vous auriez pu être par exemple Premier ministre ? Jamais de l'avis puisqu'il s'agissait de terminer son mandat, un mandat. Vous voyez ?
Donc c'est pas venu à l'idée du Président et c'est pas venu dans ma tête du tout. Moi, je me bats pour...
On a eu...
Je reviens, pardon, on parle de l'histoire de France. Il y a eu la Révolution, le code Napoléon 1960 et notre démantèlement total. Pardon, mais vous dites sans mandat, ça veut dire quoi ?
Qu'Emmanuel Macron est complètement impuissant aujourd'hui ? Qu'il n'essaie même plus ? Mais madame, vous savez qu'on dit en politique, le commencement c'est la moitié du tout, comme en recherche d'ailleurs.
Bon, quand vous êtes au trois quarts, vous êtes à 500 de dos du départ et que vous avez un type de fonctionnement et de raisonnement et que vous êtes obligé d'être un peu plus influenceur qu'acteur, bah oui, il n'y a pas de mandat pour faire la modification qui me paraît indispensable pour la France, oui, il n'y a pas pour l'instant de mandat. Parce que le mandat, c'est les Français qu'ils donnent. Alors vous allez vous présenter si c'est les Français qu'ils donnent ce mandat ?
Non, mais moi je pense que que l'avenir de la France se joue sur une réorganisation qui n'est pas technique, c'est un changement d'état d'esprit. C'est faire confiance a priori. Ce n'est pas le truc du préfet, ce n'est pas l'ARS qui dit qu'on ouvre un truc médical ou pas, etc.
Oui mais qui va faire ça Jean-Louis Borloo ? Mais les Français vont l'exiger madame, les Polonais, ils en ont eu plein le dos à un moment donné et puis il n'y a pas une goutte de sang, ils ont viré le régime. Il y en a qui disent on veut renverser la table comme vous par exemple le Rassemblement national.
Alors c'est eux la solution ? Mais moi je ne me positionne pas par rapport à ça. Les extrêmes en France, c'est le résultat de nos inconséquences.
Quand un truc ne marche pas, c'est un peu normal d'être en colère. Moi je comprends très bien qu'on soit en colère. Seule question, c'est que je n'ai pas le sentiment à cette heure-ci qui propose une véritable révolution.
Selon le camp, ils vont se concentrer sur un point. Mais le changement de métal, le changement radical d'état d'esprit dans notre pays, la simplification à outrance...
Regardez l'état de l'agriculture aujourd'hui. Tu as aujourd'hui deux contrôleurs pour un agriculteur. C'est ça notre drame absolu.
Donc je n'ai pas le sentiment qu'ils veulent changer le modèle, je n'ai pas le sentiment. Et puis au fond, ça m'est égal. Parce qu'on est tous patriotes dans cette histoire.
Soyons très congrès, vous dites que cette réforme de simplification ne peut pas attendre 2027. Concrètement on fait comment ? Référendum ?
Référendum ? Réfond constitutionnel ? On commence par en parler au français.
Pardon, je viens un dimanche. En venant vous voir un dimanche, malgré qu'un péribécis, au-delà du diagnostic. Moi je suis très frappé de voir.
C'est toujours difficile parce que j'ai le sentiment de le porter, mais en fait pas du tout. Tous les présidents de région sont d'accord. Tous.
Quasiment tous les présidents de départements. Tous les maires. Mais si vous discutez avec les organisations syndicales, vous trouvez que le paritarisme ça fonctionne bien ?
Vous pensez qu'il pense qu'il y ait un jeune mec là à Bercy qui leur dit non attendez lettre de cadrage, convention d'organisation de gestion. Mais vous croyez qu'ils trouvent ça bien que la machine en roue libre, du coup vous n'avez pas les crèches au bon endroit ? Vous avez les crèches dans les villes riches et pas dans les villes pauvres ?
Vous pensez que les 234 maires des villes sous préfectures ou les sous-préfets n'en peuvent plus de cette situation ? Les entreprises sont d'accord pour une simplification. Tout le monde a envie.
Mais vous vous rendez compte, la croissance que la confiance dans cette épopée peut rapporter à l'avenir Vous dites que vous parlez à tout le monde. Est-ce que ces idées, vous pourriez les mettre au service de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella ? Est-ce que vous leur parlez ?
Mais moi je parle à qui veut...
Mais pour l'instant, excusez-moi. On ne va pas faire le coup, c'est les mecs en haut de l'affiche qui sont quand même très dans l'affiche, qui vont savoir ce que veulent les Français. C'est d'abord une affaire de conviction nationale.
Pour vous, Marine Le Pen et Jordan Barbella, ils sont dans l'arc républicain ou pas ? Je ne réponds pas à ce genre de questions Pourquoi ? Mais je vais vous dire pourquoi parce qu'on perd le fil de l'essentiel.
On est rentré dans la civilisation du commentaire, de la phrase, de l'actif, vous préparez vos émissions avec. Là on va dire, alors le général Mandon, je, voilà, moi je...
Vous en forcez quelque chose du Rassemblement National, Jean-Louis Borreau ? Tout ça, tout ça ne m'intéresse pas. Mais monsieur, je vous dis La France insoumise Non non, tout ça Vous ne m'embarquerez pas là -dedans intéressé Des gamins de mon pays Non, non J'ai deux enfants, je suis intéressé par ce qui va se passer – Vous n'avez tous rien dit quand on a quasiment supprimé les adultes relais qui étaient les femmes dans les immeubles, quand on a supprimé 300 000 postes dans les quartiers.
Là, on n'a rien entendu. – Et alors quel bilan vous faites ? – Quand on a quasi arrêté des équipes de réussite éducative – Quel bilan vous faites des 10 ans d'Emmanuel Macron allégé ? – Je m'en fous, vous savez quoi ?
Ça m'est égal. Ce qui m'intéresse c'est demain moi. Parce qu'on a besoin d'être tous ensemble.
Des gens qui ont voté, Marine, Mélenchon, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse. Mais attendez, on va le redresser ensemble, le pays ? Mais moi, je ne vais pas excumulier qui que ce soit.
Je ne rentrerai pas. Pour l temps, celui de tiers de confiance. Ça veut dire quoi ?
D'abord, j'ai quand même beaucoup travaillé parce que pour avoir des idées globales, il faut avoir commencé par le bât et par les détails. Qu'est-ce qui ne marche pas ? Quelle est la raison pour laquelle on ne construit pas de logements aujourd'hui ?
Ce n'est pas de la faute des Ukrainiens, ce n'est pas de la faute des Russes, ce n'est pas de la faute de la Chine, c'est juste notre modèle. Vous dites qu'il y Pour l'instant, tiers de confiance qui sous-entend que vos ambitions pourraient être plus élevées en 2027 ? Non mais attendez, moi je ne suis pas en train de bâtir une écurie présidentielle si c'est ça votre question.
Pourquoi pas ? Parce que je pense qu'il y a beaucoup plus d'autres talents, plus forts, plus aguerris, plus jeunes. Et puis en plus je vais vous dire madame, je ne crois pas à l'élection présidentielle comme remettre Mirac, comme vous savez les 5ème on va à Reims et on va soigner les malades, je ne crois pas à ça.
Je pense que le pays a besoin d'une équipe de redressement car le choc du redressement est tel et il va être joyeux mais il faut des gens qui ont déjà géré des complexités. S'il s'agit de rajouter, d'avoir une équipe dont la biodiversité maximale va de Sciences Po Lille à Sciences Po Paris et pour les plus audacieux de subdecorouants à l ESEC, je pense qu'on ne va pas y arriver. Mais il y a le national et il y a quand même l'international que vous semblez mettre un peu de côté quand on vous parle du chef d'état-major des armées.
Vous dites que ce n'est pas vraiment le problème aujourd'hui, la Russie...
Est-ce que vous en vous prenez compte, ça fait cinq jours que le grand sujet...
Attends, le grand sujet de la France, c'est ça. Est-ce que le général...
Le chef de l'état, il incarne quand même aujourd'hui quelque chose et c'est important face à la Russie ou face à Donald Trump ? Non mais attendez, on peut parler d'un international. Moi, je veux bien vous en parler.
Qu'est-ce qu'on pèse la France aujourd'hui face à Trump, Poutine et autres ? Est-ce qu'on peut parler plus d'international ? Pour moi, le sujet...
Il y a deux sujets centraux, pardon. Premier, c'est notre Sud. Premier, c'est notre C'est notre Sud, qui est un continent qui va passer d'un milliard d'eux à deux milliards et demi, dont 60 % des mamans n'ont pas d'accès à l'énergie, c 'est-à-dire à la santé, à l'agriculture, etc.
Qu 'est-ce qu'il y a un autre Sud On est en train d'assister à la création du plus grand califat de l'histoire humaine. Pas un mot, ça n'intéresse personne. C'est en train de se passer entre la mer Rouge et l'Atlantique.
Aujourd'hui, Bamako est asphyxié. Regardez avec Loris sur le Burkina, sur le Bénin, sur une partie sénégale, sur le sud de la Mauritanie. Regardez le Soudan.
Mais ça devrait être notre seule et unique priorité. L'Afrique, d'abord...
Mais l'Afrique, elle est le plus de la France. Attendez, c'est nos cousins. Je te parle de réflexion globale.
L'Europe devrait avoir une stratégie de soutien absolu à l essentiel de l'Afrique. À 14 kilomètres, l'Afrique, c'est notre chance ou c'est notre drame ? Alors oui, voilà.
Là, on a un vrai sujet international. Deuxième sujet international, je vais en parler, l'Europe. Qu'est-ce Parfait.
Pardon, pardon. Vous avez vu la paix qui se négocie aujourd'hui ? Non, non, mais je m'en...
Attendez, c'est pas...
Vous n'avez pas bien que vous en tapez ce qui se passe entre la Russie et l'Ukraine, Jean-Louis Borloo. Est-ce que je peux dire un mot ? Moi, ce qui me fascine, c'est que l'Europe s'est construite comme une Europe de consommateurs.
On nous a dit, avec 450 millions de consommateurs, on est les rois du pétrole. Mais ce n'est pas une Europe de la production. Et là, et là, mes enfants, il y a une fausse route absolue.
Le mode d'organisation de l'Europe n'est plus convenable. On aurait pu faire à l'Europe de la recherche, de l l'industrie, de la jeunesse, de la culture. Non, non.
On a fait l'Europe du consommateur. Mais est-ce que vous vous rendez compte de la gravité ? Donc moi, je pense qu'il faudrait qu'il y ait une conversation entre cultures, parce qu'en gros, vous avez les Saxons, et puis vous Vous avez les latins.
Je pense qu'il faudrait avoir une conversation aimable, pas de sécession avec les Grecs, avec les Slovènes, avec les Roumains, avec les Italiens, avec les espagnols, avec les portugais en disant, bon, est-ce que, puisque nous on est plus près de l'Afrique par exemple. Je comprends que quand vous êtes au Danemark, vous allez un peu moins passionné par ces sujets, mais ils sont quand même globaux. Est-ce qu'on ne pourrait pas se parler un peu.
En fait, c'est quoi l'Europe qu'on voudrait ? Moi, je voudrais une Europe de la recherche, l'Europe de l'IA, l'Europe de la culture. Je ne veux pas une Europe du commerce.
Parlons, je trouve qu'on est dingue. Jean-Louis Borloo. On On est dingue sur l'agriculture.
Mais est-ce qu'on ne se fait pas plaisir, la France et l'Europe, quand on voit Trump, Poutine qui discutent entre eux, qui vont régler le problème de l'Ukraine entre eux, à peine en en parlant au président ukrainien ? Qu'est-ce qu'on pèse ? On ne pèse plus Mais attendez, moi, je n'ai pas de délire de puissance.
Je suis désolé, la qualité d'un homme, ce n'est pas son poids, c'est son agilité. Mais vous n'êtes pas inquiet, par exemple, des visées prédatrices de la Russie Est-ce que c'est notre adversaire, l'existentiel de la Russie ? Vous savez, il y a des sujets, quand je vous parle, c'est que je suis vraiment convaincu, j'ai beaucoup réfléchi.
J'ai beaucoup travaillé. Celui-là, je n'ai pas de valeur ajoutée par rapport à l J'ai écouté Hervé Morin, collègue Hervé, qui lui était sur une autre chaîne ce matin. Non mais il est ancien ministre de la Défense.
Il s'exprime très bien. J'ai tendance à...
Sur ces sujets-là, j'essaie d d'apprendre. Moi, j'essaie de comprendre comment on en arrive à une guerre. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Parce que vous ne ferez pas la paix sans comprendre les raisons de tout ça. Moi, je ne suis pas un intoxiqué de ce que me vendent tel ou tel. Et quand je n'ai toujours pas vraiment compris, j'écoute.
J'écoute, je ferme. Ce qui m'intéresse, c'est franchement, qu'est-ce qui passe après sur la paix ? Comment ça fait ?
Comment on redresse comment on organise. Oui, ça, ça m'intéresse. Mais je vous dis en matière étrangère, je suis beaucoup plus préoccupé par ce qui se passe au Sahel que par ce qui se passe à Kiev.
Pardon ! Parce que je pense que là, se joue une une grande partie du drame de demain ou de la change de demain. On est à 14 kilomètres, mais est-ce que vous vous rendez compte qu'un tout petit essai balistique qui part de Tombouctou, vous êtes sur Notre-Dame.
Bon, on n'a pas de dôme de protection. Est-ce qu'on réouvre le livre blanc de la défense au regard de ce qui se passe en Ukraine ? Vous voulez dire que ce qui se passe...
Des évolutions...
Non mais ça me paraît une armée, ça doit être...
Peut-être qu'on peut rouvrir et puis dire non mais tout va bien, on a eu raison de faire un porte-avions dans l'Hindou Pacifique. Moi je ne sais pas, je ne suis pas expert militaire. Mais enfin en tous des cas, tout ça mérite...
L'État doit être agile, se remettre en question en permanence, redéfinir ses stratégies. – Donald Trump, il vous inquiète ou vous vous dites finalement qu'il réussit des choses ? – Excusez-moi, c'est mon pays qui m'inquiète. – D'accord. – Mais pardon M.
Laredes. – Non mais c'est important Mais on vit dans un monde global. On voit bien qu'aujourd'hui, regardez les droits de douane, ça nous impacte directement ce qu'il décide Donald Trump.
Parce que la situation de la jeunesse de France, ça ne vous apparaît pas à vous. Pardon ? Et si on s s'occuper des choses sur lesquelles on a un peu de maîtrise si on évitait le gâchis humain c'est non mais ça ça me paraît l'allant les grandes conversations de trump petit mais franchement c'est moi c'est pas il ya des gens dont c'est le métier ils vont ils sont diplomates c'est très bien bon c'est pas mon sujet moi ce qui m'intéresse c'est le coeur le coeur de mon pays monsieur ce qui fait nation est en train de se fissurer est-ce qu'on partage quelque chose encore ?
Est-ce qu'on est encore une nation ? Oui monsieur à partir du moment où on relance une épopée, une épopée, mais vous ne vous rendez pas compte les richesses de ce pays, la capacité ? Alors je vais vous dire un peu.
Est-ce que vous êtes d'accord avec moi pour dire qu'on est un pays qui méprise le sport à l'école, qui méprise à l'université ? Vous êtes d'accord ? C'est un pays d individualiste.
Vous vous êtes posé la question de savoir pourquoi on était les champions du monde des sports d'équipe, quasiment, féminin, masculin, rugby, foot, handball, basket, etc. Vous savez pourquoi ? Parce qu'on a appuyé d'éducateur.
Parce que c'est un système fédéral, le sport. C'est pas un système...
C'est le seul univers où les inspecteurs des finances, conseillers d'État n'ont pas réussi à mettre les pieds. Donc, vous savez combien il y a de matchs de foot amateurs tous les ans en France ? C'est-à-dire trois arbitres, un médecin, deux représentants, un million de réunions avec des gamins.
Vous savez combien il y a de bénévoles qui soutiennent le système ? Vous aviez proposé, Jean-Louis Borloo, un grand plan...
En 2018, le grand plan banlieue à Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi il l'a refusé ?
Non, c'est pas...
Mais d'abord, ça lui, il faut poser la question. C'est pas un plan...
C'est pas Borloo qui a posé un plan. C'est les élus qui sont venus me demander, finalement, le président dit OK. Vous échangez toujours avec le président ?
Et donc, moi, j'ai vu le patronat, les syndicats. Parce que les syndicats, pardon, ils gèrent plus d'argent que l'État. Les vrais riches, ils sont là.
Toutes les organisations syndicales, les chambres de cohés, les chambres d'agriculture, les régions indépendantes. Et tout le monde s'est mis d'accord pour 17 programmes avec un général Patton par programme, avec un rythme, avec un petit financement dans chaque programme, c'était pas l'État. Comme l'État n'a pas une thune, si tu fais un programme avec l'État oublié, t'as juste fait une émission de télé.
Donc on s'est mis d'accord là-dessus. Le président a absolument voulu, on pouvait le faire, tout le monde avait signé, donc c'est simple. Il a voulu une mise en scène à l'Élysée.
Pourquoi ? Donc il y avait 1000 personnes à l'Élysée. Et puis...
Je sais pas, bon...
En fait, je peux pas vous dire ce qui s'est passé. Moi, j'ai une question très précise sur la jeunesse, Jean-Louis Borloo. Oui, allez-y, allez-y.
Et plus globalement...
Je pourrais faire répondre sur les questions précises et sur ce qu'on se disait. Par rapport au constat qu'on fait, je vais peut-être être un peu pessimiste, mais...
Allez Qu'est-ce qu'on partage ensemble encore ? Vous dites, on ne fait plus nation. Mais aujourd'hui, ça voudrait dire quoi être français ?
Qu'est-ce qu'on partage ensemble ? C'est faire une épopée commune. Je Pardon de revenir à des choses, mais qu'a eu les émeutes de Naël ?
Enfin, à propos de Naël. J'ai eu mes amis valenciennois, bassin martyrisé à une époque, pas une vitre cassée. Pas une vitre cassée.
Parce que dans cet endroit de solidarité, parce que j'y suis pour rien, je suis parti il y a 20 ans. C'est mes successeurs. J'ai lu le téléphone et m'a dit « Tu sais, on a fait comme t'aurais fait C'est-à-dire que tous les élus de gauche, de droite, du milieu, des grands, des petits, tous les fonctionnaires sont allés voir toutes les mamans de l'arrondissement.
Voilà. C'est-à-dire, les enfants, on ne va pas péter les trucs, etc. Ce que je veux dire, c'est que, l'exemple que je vous donnais sur Orléans, mais l'exemple que je vous donne sur le sport, on est un...
Notre-Dame, 350 000 donateurs, donateur mais on est un très grand pays, mais on est à l'arrêt s'il n'y a qu'à rien ne marche et du coup je déteste tout le monde et je le fais, touche pas ma gamelle c'est ça ce qui est en train de se baisser donc un peu de souffle, mais quand on va réorganiser le pays, où il y aura des débats, un calendron, mais plutôt cette partie urbanisme, il y aura des...
Mais est-ce que vous vous rendez compte ? La libération, ça va être une libération de notre bureau, je ne comprends toujours pas quand cette épopée aura lieu. En 2027 ?
Avant ? Après ? Il faut le faire évidemment maintenant.
Après il faudra probablement que ça soit validé ou par un référendum, par une action présidentielle, c'est le peuple français. Pour l'instant il a dit bon, les arcs là vous êtes au cours des comptes, machin, spectre, finalement vous êtes bien élevé, vous parlez bien, on vous laisse faire. Et puis de moins en moins.
Bon maintenant ça marche plus. Donc évidemment qu'il faut une équipe avec des agriculteurs, des médecins, des ouvriers spécialisés. On était un peuple de créateurs, ingénieurs, agriculteurs, médecins, invocats, profs de fac, universitaires.
On est devenu un pôle d'inspecteur, de contrôleur et de...
Mais c'est ça qui va plus. Merci beaucoup Jean-Louis Borloo. C'était un bonheur d'essayer de vous faire partager cette passion et cette épopée.
Et Cette épopée française, on ne demande qu'à la voir dans les prochaines années parce qu'évidemment, on y croit tous en notre pays.
Jean-Louis Borloo