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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 28 juillet 2026 26 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationSolidarités & famille

Quel renouveau pour l'industrie de la parfumerie française ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Quelle est la part en pourcentage du prix d'un parfum correspondant aux matières premières naturelles ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment anticipez-vous le réchauffement climatique qui menace les cultures ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment prenez-vous en compte les problématiques de toxicologie et des pollinisateurs ?

  • 14:01OuverteRéponse partielle

    Quelle est votre stratégie de communication sur l'inoquité de vos produits ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les filières de formation pour les jeunes dans la parfumerie ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers collègues, mesdames, messieurs, nous nous retrouvons ce matin donc pour une audition dans le cadre des travaux des deux missions d'information. Le Sénat a donc décidé la constitution d'une commission d'enquête. Pas extrêmement important de vous entendre dans le cadre de nos travaux.

Justement, merci d'être devant nous aujourd'hui. Ça fait plusieurs mois que notre commission, je dirais même plusieurs années, se préoccupe de la question. Je vous cède à présent la parole pour un proposiminaire si vous le souhaitez sur le premier sujet.

Je la céderai ensuite à nos rapporteurs pour ces missions d'information puis à nos collègues. La commission des affaires économiques organisait ce 24 juin 2026 une table ronde autour du renouveau de l'industrie de la parfumerie. Autour de la table, Jean-François Gourseau, directeur technique du syndicat national des fabricants de produits aromatiques.

Samantha Man, présidente de MAN, Philippe Massé, président délégué général du syndicat national des fabricants de produits aromatiques ainsi que Christophe Mobert, vice-président du conseil d'administration de Robert. Cet échange auprès des sénateurs a permis d'aborder les enjeux économiques, [musique] industriels et environnementaux de cette filière d'excellence. Un podcast de la série entendu au Sénat. [cloche] La corporation de Grass a débuté à Grass dans les années 1614.

Euh la jurante des gantiers parfumeurs a été créée en 1724 et il est intéressant de noter que en 1745, il y avait 70 membres de cette jurante des GTI parfumeurs. Euh aujourd'hui, nous avons 72 membres euh au sein de Prodarome qui est donc le syndicat national et nous avons très souvent de nombreux membres qui sont les mêmes sociétés qui sont membres du SNIA et membres de Prodarom. En 2002, nous avons créé le Grass Institute of Parfumerie.

Donc, comme je l'ai indiqué, pour former les gens à l'international. Nous avons une antenne à Moscou, une antenne à Shanghaïa, une antenne à Taïwan, une antenne à Dubaï, une antenne à Tokyo qui va être inaugurée au mois de d'octobre prochain. Et aujourd'hui, ce sont donc 72 membres qui représentent 80 % de l'activité économique du secteur avec plus de 2 milliards d'euros en 2025 en France.

Dans l'industrie aromatique, dans le bassin grassois, nous avons environ 4700 salariés en 2025, 8600 en France pour les entreprises membres de Prodarome qui sont pas seulement les sociétés avec un siège social en France, mais l'ensemble des sociétés membres de Prodarum, le chif d'affaires mondial consolidé s'établit à 33 milliards d'euros avec plus de 62600 salariés. le bureau directeur de Podarome aujourd'hui que j'ai l'honneur, le plaisir de présider à nouveau puisque nous avons eu notre assemblée générale la semaine dernière. Nous avons accueilli donc Samantha en tant que vice-présidente, Jonathan Noir, le représentant de la société Takasako.

Takasako est une société japonaise qui est la seule société qui n'est pas présente dans le pays de grâce, voyez, mais qui est toujours à l'étude, je dirais, pour venir s'installer un jour à Grâce. [grognement] Nous avons comme trésorier Éric Proal qui est le représentant de la société Paillan Bertrand. Paan Bertrand qui est aussi une société familiale, j'en parlerai un petit peu plus tard. et ensuite les membres du bureau euh qui représentent l'ensemble de ces grandes sociétés de notre belle filière euh Givodan, IFF, Sienco, Expression Parfumée, Cosmo, le groupe Mul qui est un groupe euh dans l'industrie de la parfumerie depuis très longtemps et aussi propriétaire de très belles exploitations [grognement] agricoles qui euh produisent des de très belles plantes aromatiques pour notre industrie.

Vous avez ici le les logos de tous les membres actifs et membres partenaires de notre syndicat. Voyez donc bien sûr Man, Roberté qui sont les plus importantes au niveau du pays de grâce et les autres sociétés qui sont sur cette slide. En membre associés, nous avons aussi des sociétés comme Chanel, comme Christian Duor, comme Hermè, comme Loxcitane, comme Fragonard.

Pourquoi ? parce que ces sociétés qui sont nos clients en fin de compte si notre filière cosmétique est aussi performante au niveau de l'export, au niveau de de l'innovation, au niveau de la reconnaissance au niveau mondial de la qualité de ces produits, c'est aussi grâce à nous, grâce aux compositions parfumantes que nous créons pour toutes ces marques et tous ces produits. Donc Chanel, Hermes, L'Oréal, Lcitan.

Pourquoi ? parce que ils ont aussi des parfumeurs qui créent des parfums qui ont les mêmes réglementations à suivre concernant l'utilisation des matières premières aromatiques. Au niveau mondial, notre secteur représente environ 38 milliards d'euros. 38 milliards d'euros.

Et vous voyez que Man et Robert à la 5e place et à la 7e place de cette de ces euh de ce slide euh ce sont les seules sociétés familiales euh et françaises qui sont encore dans cette liste. Sachant que il y a eu, comme l'a dit notre présidente, il y a eu, je dirais beaucoup de changement au niveau de l'industrie dans les années 60 70 avec beaucoup de sociétés internationales, pharmaceutiques en particulier qui s'intéressaient à la parfumerie, qui ont investi dans la parfumerie, qui ont racheté des sociétés. Il y a des sociétés comme Lotier qui ont été rachetées par Ron Poulin.

Les sociétés comme Chiris qui étaient jusque dans les années 50 le numéro 1 français et le numéro 1 mondial d'ailleurs euh qui est passé sous la coupe d'une société américaine qui s'appelait UOP Fragrance. Donc toutes ces sociétés ont été rachetées, revendues, rachetées, revendues. En fin de compte, il y a eu beaucoup beaucoup de changements au niveau de nos entreprise.

Mais certaines sociétés familiales sont toujours présentes et toujours aussi performantes et représentent vraiment ce que nous pouvons représenter au mieux au niveau de notre belle industrie. Je vous remercie de nous donner l'occasion de nous exprimer sur un sujet qui dans les Alpes Maritimes touche à la fois à l'histoire économique, à l'identité culturelle, à l'agriculture, à l'industrie, à l'innovation et à l'attractivité de notre pays. Il s'agit de la filière parfum.

Cette audition a une signification particulière parce que notre histoire est indissociable de celle du pays grassois. Pour Man, tout a commencé en 1871 au Barlou lorsque mon arrière arrière-gr-père Victor Man, ça a été rappelé par monsieur Massé qui était producteur de Bigaradier, a décidé de créer ce qui n'était alors qu'une petite distillerie inspirée par les plantes et les fleurs de la région pour capturer deux niveaux de valeur ajouté. Depuis l'origine, notre entreprise s'est construite dans un dialogue constant entre terroir exceptionnel et ambition industrielle.

C'est une articulation qui fait selon nous la singularité de la filière grassoise. Ici, le parfum est né d'un territoire, d'un climat, de culture, de savoir-faire agricole, de technique d'extraction, de métier de composition et d'une capacité très française à faire dialoguer la nature, la science, l'artisanat et l'industrie. Ce lien entre le terroir et l'industrie n'a jamais varié chez Man.

Là où d'autres acteurs ont parfois déplacé leur centre de gravité, leur gouvernance ou encore leur base industrielle, notre siège est resté au bar sur l'ou cœur des Alpes Maritimes et notre développement international s'est fait sans rupture avec cet ancrage. Ce n'est pas seulement un attachement affectif, c'est un choix d'entreprise, un choix stratégique et même une certaine idée de ce que doit être une entreprise familiale française enracinée localement autant qu'elle est ouverte sur le monde et responsable de l'écosystème qu'il a vu naître. Cette fidélité au territoire n'a jamais empêché l'ambition.

Au contraire, elle l'a nourrit. Man est aujourd'hui le premier groupe français dans le secteur des arômes et des parfums. Vous l'avez rappelé madame la présidente, et le 5è acteur mondial.

Notre groupe emploie plus de 8500 collaborateurs dans le monde, dispose de 31 sites de production, 54 centres de recherche et développement, est implanté dans 41 pays et a réalisé en 2025 un chiffre d'affaires qui a dépassé les 2 milliards d'euros. Cette réussite mondiale s'appuie sur une base française forte. Sur les seuls sites français de MAN, notre entité légale sur le périmètre France, les effectifs atteignaient plus de 2000 salariés fin dont près de 1800 collaborateurs dans les Alpées maritimes.

Cet engagement se traduit aussi en terme de recrutement. Le nombre de salariés a quasiment doublé en 20 ans et la proportion de femmes est toujours restée constante autour de 40 % de l'effectif global. Nous revendiquons pleinement notre identité d'industriel.

Dans le débat public français, le mot industrie est parfois prononcé avec un peu de prudence, presque comme s'il fallait s'en excuser. Pour notre part, nous en sommes fiers. Être industriel dans la parfumerie, cela veut dire investir, produire, transformer, exporter, innover, former, employé durablement et faire vivre une chaîne de compéten qui va du végétal jusqu'au consommateur.

Euh la société robert, quelques chiffres. Nous faisons 850 millions d'euros de chif d'affaires, un Ebida de 20 %. Nous avons 2700 employés dans le monde dont plus de 1000 sur le territoire français.

Nous faisons 82 % de notre activité à l'exportation. Nous sommes le 7e acteur mondial et nous sommes le premier acteur en terme d'ingrédients naturels. En fait, notre industrie de des arômes et des parfums, c'est quoi ? faire des mélanges, des mélanges entre des produits synthétiques et des produits naturels qui vont donner une composition parfumante ou une composition aromatique pour les arômes alimentaires.

Chacune de nos sociétés ont le contrôle d'une partie de ces ingrédients. Les gros de cette industrie sont impliqués dans les produits synthétiques et les sociétés du pays du pays grassois sont historiquement impliqué dans les produits naturels. Dans ce dans ce cadre là, les six sociétés qui sont devant nous ont leur savoir-faire ingrédient qui est synthétique.

Robert étant le premier dans le domaine des naturels. On va ouvrir la parole à nos commissaires. On passe à Daniel Salmon.

Daniel, merci madame la présidente. Merci mesdames et messieurs pour votre présentation. On a vu donc euh très clairement l'effondrement euh de la production de naturelle de composants naturels pour les parfums avec une recherche forcément de matière première meilleur marché à l'international.

Euh pouvez-vous nous dire quelle est la part en pourcentage du prix d'un parfum qui est que qui correspond à ces matières premières ? naturel. Euh bon, question d'actualité également avec le la canicule.

Comment euh anticipiez-vous euh ce réchauffement qui va mettre à mal un certain nombre de cultures ? Est-ce que tout cela est bien dans votre dans votre focal et comment comment pensez-vous faire ? Dernière question euh sur les cosmétiques, on parle beaucoup quand même des problématiques de toxicologie.

Euh comment est-ce que vous prenez euh cela également euh en compte et est-ce que vous avez parlé des pollinisateurs, comment euh évolue le pourcentage des cultures en agriculture euh biologique pour vraiment euh prendre en compte toutes ces problématiques ? Merci. l'effondrement en fait il faut moduler la la réponse pour deux raisons.

La première les qualités de grâce ou du pays grassois restent les valeurs étalons de notre industrie. C'est-à-dire que si on ne retrouve pas les tonnages, on s'y retrouve en valeur. Une une essence de rose faite à grâce comparativement à une essence de rose faite en Turquie ou en Bulgarie peut valoir jusqu'à quatre fois. plus cher et c'est justifié, c'est-à-dire que les parfumeurs vont trouver vraiment une qualité du pays grassois.

Je vais vous prendre un autre exemple de l'iris. L'iris, c'est un produit qui est probablement le plus cher puisqu'on arrive à 1 kg d'Iron qui est l'essence d'Ir qui vaut presque 100000 € le le kilo. Donc si vous voulez, on a cette compensation ou grâce a su garder les valeurs étalons des principaux produits.

La deuxième étape, c'est que il faut voir que si certains produits sont fabriqués dans une premier stade, la fabrication des ingrédients qui vont servir en parfumerie ne se fait pas forcément en une étape. Elle peut se fait elle peut se faire en deux étapes, hein. Et souvent la première étape, elle doit être faite localement parce que ce sont des produits floraux et qu'on ne peut pas forcément les les traiter les envoyer.

Par contre, la deuxième étape, elle se fait et elle demeure souvent à grâce. Donc ça ne rentre pas dans les chiffres des quantités euh qui existaient au niveau des champs à Grâce à l'époque, mais ça existe toujours dans les chiffres des sociétés grassoises qui le produisent à grâce, hein. et pour répondre au problème du réchauffement climatique, alors j'ai pas fait une présentation exhaustive de de Roberté, mais Robert a ouvert il y a 3 ans un incubateur ou un accélérateur de start-up et qui regroupe 25 start-up qui sont toutes dédiées aux produits naturels.

Et parmi les programmes de ces 25 sociétés, on a deux sociétés de start-up qui travaille sur l'impact et comment modifier sans qu'on tombe dans d'une modification une OGM. Comment modifier pour rendre les plantes plus résistantes au au changement climatique ? Ça n'est pas une solution absolue, mais il y a quand même des travaux qui sont faits dans dans ce domaine et sur lequel on observe déjà des déjà des résultats.

Il y a différentes approches effectivement pour essayer de d'appréhender au mieux tous les impacts qui sont amenés par le changement climatique. On peut aussi développer des collaborations avec des centres de recherche. On le fait par exemple avec le CIRAD pour les Citrus.

Euh nous venons de d'annoncer la mise en place d'un partenariat avec un jardin expérimental et en fait ça ça nous permet de travailler sur la recherche sur les espèces botanique euh de faire de la sélection variétale pour savoir aussi qu'est-ce qui va résister le mieux en matière euh de variété par rapport à l'accroissement bah de la chaleur ou de la sécheresse. enfin tous ces changements qui arrivent par le biais du réchauffement climatique, mais aussi trouver des solutions agricoles qui peuvent être des biosolutions pour lutter contre par exemple bah les ravageurs ou encore augmenter les rendements puisque il y a pas uniquement euh le problème de il fait trop chaud, il y a que parfois ça vient impacter aussi et surtout les rendements. et puis aussi trouver des machines agricoles par exemple.

Donc nous, notre jardin expérimental, il va venir en soutien de nos producteurs partenaires pour aider à trouver des pistes pour arriver à améliorer les niveaux de rendement, les niveaux de production sur les surfaces existantes et continuer aussi dans cette partie sélection variétale. En fait, on pense que le support à à l'innovation, c'est de faire de la recherche et le développement pour accompagner nos producteurs et on le fait aussi bien en pays grassois que dans d'autres parties du monde aussi sur d'autres filières naturelles. Mais aujourd'hui, ce qui nous intéresse, c'est justement le pays de grâce pour venir porter des projets sur ces thématiques et nous permettre d'appréhender ces changements au mieux.

Et dernière intervention pour cette première série de questions avec Anne Chancher. Oui, merci madame la présidente. Vous l'avez tous dit, il y a un accroissement aujourd'hui des produits qui sont parfumés.

On vous en vous m'entendez là ? Voilà, un accroissement des produits qui sont parfumés. Il ne s'agit pas uniquement de la cosmétique, mais il s'agit aussi des produits d'entretien de tous les produits.

Or, c'est la pharmacienne de formation qui vous parle. On on se rend compte aujourd'hui également qu'il y a de plus en plus de personnes qui sont allergiques avec des déclenchements d'asthme. Alors, c'est dû bien sûr à la pollution, c'est dû à différents allergènes qui existent aujourd'hui qui n'existaient pas avant, mais également à ces parfums de synthèse qui peuvent être extrêmement agressifs.

Vous avez cité toutes les marques qui travaillent avec vous. J'ai je n'ai pas trouvé la marque Durance par exemple qui est très développée et qui est particulièrement agressive au plan allergique euh et d'autres faux savons de Marseille. Enfin tout ce qu'on peut voir se développer.

Je voulais savoir quelle était votre stratégie de communication sur l'inoquité de vos produits ? Ça me paraît très important. Et d'autre part également euh vous avez parlé de de des embauches, mais quelles sont les filières de formation des jeunes ?

Je sais qu'en pharmacie, on orientait quelques-uns vers vers des facultés de parfumerie. Est-ce qu'elles existent toujours ? Et quelles sont les filières de formation pour manifestement en tout cas une industrie qui se développe et qui grâce à vous fait la grandeur du pays ?

Je voulais revenir sur la partie formation puisque vous l'avez évoqué. Effectivement, c'est très important et surtout Philippe Massé l'a rappelé. Euh, on a un syndicat de représentation nationale avec Prodarome qui a cette particularité d'avoir créé en son sein une unité de formation qui s'appelle l'ASFO.

Et euh je saurais pas dire si c'est si on est un exemple unique. Peut-être que vous sauriez le dire, mais en tout cas euh c'est assez exceptionnel pour être pour être mise en avant parce que l'importance de l'aspo former à nos métiers de la parfumerie mais aussi des arômes, vous l'avez mentionné, c'est absolument capital surtout dans le bassin grassois puisque nous sommes affiliés à la partie industrie chimique et pour autant il y a très peu de formations en France qui sont dédiées à nos métiers. Et nous venons de faire euh par le biaillet de prodar avec la participation de de nombreux membres euh des vidéos qui présentent justement les différents métiers et ils sont très nombreux de la parfumerie qui rencontrent un franc succès et vraiment euh le rôle de l'aspoo qui forme de nombreux élèves à la fois en alternance comme des élèves qui sont là pour obtenir un diplôme nous permet de continuer à assurer dans le bassin grassois une pérénité en matière de formation.

Tout à fait. Je rajouterai que euh pour devenir parfumeur, comme l'a indiqué euh euh Christophe Mobert, euh on a besoin de plusieurs années d'étude. Je dis toujours, un parfumeur ne devient parfumeur queau bout de 9 ans.

Il faut au moins 9 ans. C'est un petit peu comme la médecine, hein, on n'est pas un médecin euh si on n pas 9 ans d'étude. Donc au niveau de la SFO, nous formons des jeunes pendant un certain nombre de mois et ces jeunes vont se retrouver sur le marché. vont rejoindre nos entreprises qui ont elles-mêmes des écoles internes de parfumerie et le jeune qui sera un élève sortant de l'IPKA de Versailles par exemple ou de l'école supérieure du parfum qui existe à Paris et à Grâce aujourd'hui ou qui viendra de l'Université du Havre l'Université de Montpellier ou l'université de Lyon qui sont très proches de nous avec lesquels nous avons des partenariats d'ailleurs au niveau de la formation peut-être que Jean-François Gourseau nous parlera aussi de la toxicologie tout à l'heure pour ce que nous avons créé, je dirais au sein de l'Asfau cette formation là.

Nous n'avons pas des milliers des milliers de parfumeurs dans le monde entier. J'avais calculé l'année dernière que nous avions réellement à peu près 950 parfumeurs dans le monde entier. Voyez donc c'est un métier très spécial.

C'est un métier de longue haleine. Il faut, je dirais, être très attentif au niveau olfactif, connaître des matières premières. Je compare toujours le nombre de matières premières euh au minimum que doit je dirais reconnaître un parfumeur sur je notais qu'il y avait près de 4000 matières premières aromatiques.

Le parfumeur ne peut pas connaître les 4000 matières premières par cœur mais il a toujours, je dirais je dis toujours entre 800 et 1500 la matière première qu'il doit très très bien connaître sur les allergies et les la toxicologie. Il faut savoir que le parfum est souvent suspecté parce que c'est une un peu une boîte noire parce que il y a un secret de création mais quand vous prenez une crème 02 % de parfum dans cette crème. Donc je vais laisser la la parole à Jean-François qui vous expliquera comment la notre industrie est parfaitement autoréglementée et autorégulée.

Mais c'est vrai que je ne dis pas que nous ne sommes pas complètement en dehors du du propos, mais c'est vrai que la culpabilité qui est mise sur le parfum est démesurée par rapport à aux produits finis que vous utilisez et qui peuvent créer chez certains des allergies. En fait, je ne voulais pas du tout incriminer vos parfums. Ce que je veux juste dire, c'est qu'au contraire, ils sont naturels.

Mais qu'aujourd'hui, de tels produits de synthèse qui mê en quantité infinitésimale, si vous comparez avec du pollen, la quantité est la même par rapport au produits finis à l'air que vous respirez. En bref, je voulais savoir si vous aviez vous une stratégie de communication sur justement l'inoquité de vos parfum et et la qualité qui font que ils ne peuvent pas être la cause de ce que nous voyons nous se développer. Merci madame la présidente.

Euh oui, donc moi en fait je suis le praticien réglementaire au quotidien donc de de votre travail législateur français, européen et d'ailleurs international puisque nous exportons comme ça a été dit dans pratiquement tous les pays du monde. Donc euh et d'ailleurs moi ça fait 25 ans que j'occupe cette fonction chez Prodarome. Donc j'ai vu apparaître, ça a été l'un de mes premiers dossiers le sujet de l'allergologie.

Euh il faut savoir que déjà il y a une réglementation importante qui traite et qui protège euh le consommateur par rapport à euh une éventuelle un éventuel risque euh d'allergie, hein. Il y a notamment ce qu'on appelle l'étiquetage d'un certain nombre de substances euh sensibilisante cutanée, hein, puisque c'est le terme qui doit être utilisé, qui permet en fait, puisque tout le monde n'est pas allergique à la même substance et ne serait-ce d'ailleurs au cours de sa vie. Et donc l'idée du législateur c'était de dire il faut quand même informer le consommateur si il est allergique à une substance et ça peut arriver.

À ce moment-là, il y a un étiquotage donc il est au courant de ce qui éventuellement est dans présent même en très faible quantité dans le produit fini. Donc ça aujourd'hui ça a été même étendu puisque d'ailleurs c'est très prochainement euh un étiquotage d'à peu près 80 substances qui doivent apparaître sur une une étiquette de produits cosmétique. Donc ça ce qu'on appelle l'information du consommateur.

Et après il y a la prévention. euh la prévention et alors là c'est intéressant d'ailleurs pour notre secteur euh qui en quelque sorte même s'il est euh il a des moyens euh l'allergologie une séance très complexe, peut-être même une des séances des des sciences les plus complexes au sein de la toxicologie, euh nous avons été un peu pionniers euh notamment de ce qu'on appelle l'évaluation quantitative du risque. notre organisme dont on a parlé, le Research Institute for Fragrance Materials créé en 1966 s'était déjà préoccupé de la question et avait édité des premiers standards qui de façon volontaire mais à l'échelon internationale limitait l'emploi d'un certain nombre de substances parce qu' ça avait été jugé utile de le faire.

ça a quand même bien évolué et aujourd'hui euh si je pense euh on applique euh à la fois la réglementation et que on a cette approche volontaire que dans notre profession on prome, euh le risque est bien maîtrisé. Donc c'est l'évaluation des risques et la gestion du risque.