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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 novembre 2025 53 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsSécuritéJustice

Islam : que dit le sondage de l’IFOP qui fait polémique ? - C à Vous l’intégrale - 26/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Patrick, on revient avec vous sur la teneur de cette étude.

  • 3:00FerméeRéponse directe

    F.Kraus, pourquoi avoir mis la charia après?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Faire des sondages sur ce thème, c'est légitime. Les critiques qui sont faites sur le sondage de l'Ifop sont-elles légitimes?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Un mot sur plusieurs parlementaires de LFI qui ont critiqué ce sondage.

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Leur proposition serait certainement jugée anticonstitutionnelle. Elle ne dépasserait pas le Conseil constitutionnel.

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Un autre sondage a beaucoup fait réagir: une étude Odoxa pour Public Sénat, selon laquelle J.Bardella serait le vainqueur de la prochaine présidentielle.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00P.CohenFait
    « La France ne s'est pas islamisée, comme le prétendent les tenants complotiste du grand remplacement. »
  • 4:00P.CohenChiffre
    « Ils ne sont que 7 % à revendiquer leur appartenance à la religion musulmane. »
  • 6:00P.CohenChiffre
    « 65 % des personnes interrogées pensent que la religion a raison. »
  • 8:00F.KrausFait
    « Nous n'avons pas mesuré la priorité de la charia sur la République. »
  • 10:00J.JaffréChiffre
    « 73 % de ces musulmans interrogés par l'Ifop disent qu'il y a un droit à l'apostasie. »
  • 14:00J.FollorouFait
    « Le recours à un monte-charge et à une nacelle... »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver accompagnée de toute l'équipe. A la une ce soir, des sondages et un chiffre choc sur le rapport à l'islam des musulmans de France qui fait polémique. - Je veux dénoncer l'amalgame puant qui est au fond de cette enquête, qui consiste à associer la question de l'islamisme, du terrorisme aux musulmans, pour jeter le discrédit sur des millions de compatriotes. - A.-E.Lemoine: Patrick, on revient avec vous sur la teneur de cette étude. - P.Cohen: C'est une étude qui montre un regain de pratique religieuse chez les moins de 24 ans.

Toute la question est de distinguer la religiosité, le rigorisme et l'islamisme. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Kraus.

Merci de votre présence, alors que 4 associations du culte musulman ont porté plainte lundi pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une étude qui manque d'objectivité. J.Jaffré, politologue, chercheur associé au Cevipof.

On évoque avec vous la façon dont ces études sont instrumentalisées par les différentes forces politiques. Un autre sondage est d'actualité, celui qui donne J.Bardella gagnant en 2027. - E.Tran Nguyen: Quel que soit le cas de figure, c'est J.Bardella qui l'emporte.

Faut-il faire confiance à ces sondages? Réactions unanimes. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy prend acte de sa condamnation définitive dans l'affaire Bygmalion. - L.Sénéchal: Il va donc purger sa peine sous bracelet électronique... - A.-E.Lemoine: Une prouesse médicale... - Je me mets à lire des textes complets.

Il m'arrive de lire plusieurs pages dans ce genre de revues. C'est quand même révolutionnaire. - Vous êtes fier de vous? - Oui. - L.Amar: Cet homme, c'est Maurice.

Avec un implant rétinien, il peut lire à nouveau. Une technologie révolutionnaire. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h: Léna Situations, le phénomène de l'édition de ces dernières années...

E.Lucet, R.Bohringer...

Dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Dans les années 70, on avait fait un sondage auprès de G.Brassens, L.Ferré, Barbara et G.Moustaki.

Ils avaient tous dit qu'A.Sylvestre était l'une des plus grandes chanteuses et autrices françaises. On revient sur la beauté de ses textes. - A.-E.Lemoine: Ce sondage, on peut lui faire confiance.

B.Chameroy est aux côtés de notre cheffe. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.

Est-ce que vous avez froid? Est-ce que vous avez faim? Ce soir au menu, des pâtes avec des patates. - On plonge dans l'hiver avec des pâtes, des patates et une mozzarella fumée.

Un peu de lard, des carottes... - B.Chameroy: Merci.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

Polémique autour d'un sondage de l'Ifop sur la réislamisation de la jeunesse musulmane. - P.Cohen: Ce n'est pas le 1er sondage réalisé auprès des musulmans de France.

L'Ifop en a même fait une de ses spécialités depuis plus de 30 ans. Ca permet de tracer des évolutions au long cours. Que dit cette étude?

Ca a été peu souligné: que la France ne s'est pas islamisée, comme le prétendent les tenants complotiste du grand remplacement. L'évolution du paysage religieux français sur 40 ans, qui témoigne du déclin du catholicisme, 43 %...

La montée de ceux qui se disent sans religion. Dans ce très large panel, près de 14 000 personnes... "Pouvez-vous me dire quelle est votre religion?" Ils ne sont que 7 % à revendiquer leur appartenance à la religion musulmane.

Sous l'effet de certains discours politiques obsessionnels, le poids de l'islam est presque toujours surestimé. En 2016, Ipsos avait demandé: "Sur 100 personnes dans votre pays, combien pensez-vous qu'il y a de musulmans?" La réponse moyenne était de 31, alors que c'est 7. - A.-E.Lemoine: Ces 7 % sont de plus en plus pratiquants. - P.Cohen: Ils sont plus nombreux qu'avant à prier au moins une fois par jour, à faire le ramadan, à refuser de consommer de l'alcool, mais aussi à pratiquer le séparatisme de genre.

Se faire soigner par une personne du sexe opposé, lui serrer la main, lui faire la bise...

Tout ça reste refusé par une minorité de musulmans. Ces évolutions tiennent au comportement des plus jeunes, les 18-24 ans. Il en va ainsi du port du voile.

Les 2 courbes qui matérialisent ce renversement...

Le voile se banalise chez les plus jeunes. C'est 3 fois plus qu'il y a 20 ans. 80 % en font l'expression de leur foi, pour respecter l'obligation religieuse.

Ca répond aussi à un besoin de protection dans l'espace politique. 44 % disent le porter pour ne pas attirer le regard des hommes. Les individus concernés considèrent que la religion devrait aussi gouverner l'organisation de la société.

C'est la partie la plus discutée de votre sondage. Ecoutons ce que disait le recteur de la Grande Mosquée de Paris sur ce regain de religiosité? - A la Grande Mosquée de Paris, depuis la fin du covid, il y a un engouement pour la religion musulmane.

Ca ne veut pas dire qu'elle se fait au détriment de la République. Si j'ai envie de manger hallal sans vous obliger à manger halal, ça gêne qui dans la société française? Personne.

Je vois aujourd'hui que cette ferveur religieuse ne doit en aucun cas être considérée comme de l'islamisme. - P.Cohen: Et pourtant, dans l'enquête Ifop, il y a un certain nombre de réponses sans ambiguïté, qui montrent une proximité croissante avec les Frères musulmans.

Ils sont clairement cités. On rabaisse la science à une croyance parmi d'autres. S'il y a conflit entre la science et la religion, 65 % des personnes interrogées pensent que la religion a raison.

C'est peut-être un des chiffres les plus inquiétants. - A.-E.Lemoine: Ce sondage a fait l'objet d'une pluie de critiques. - P.Cohen: Et d'actions judiciaires.

Résumons ce qui vous est reproché...

Chez les sondeurs comme ailleurs, le client ne fait pas le produit. L'emploi du mot "charia" dans les réponses, alors qu'il n'a pas été prononcé par les sondeurs...

La faiblesse de certains échantillons, l'effectif de certaines catégories...

Exemple, les femmes qui portent le voile et qui ont répondu, sur cet effectif, elles ne sont que 149. Mais aussi le petit nombre des 15-24 ans, 291 individus. Dernier reproche: l'absence de questions spécifiques sur la stigmatisation, les actes antimusulmans subis, qui a fait l'objet d'une autre étude, qui a été faite pour la Mosquée de Paris.

Ces réponses auraient pu servir de cadre explicatif, peut-être à ce qui apparaît comme un repli identitaire. - A.-E.Lemoine: Cette pluie de critiques, vous les entendez? - F.Kraus: Oui.

L'Ifop, son ADN, c'est d'étudier le fait religieux. Notre première enquête, c'était: "La France est-elle encore catholique?" Depuis des décennies, nous travaillons sur les catholiques, les juifs, les protestants, les musulmans...

Via G.Kepel pour le journal "Le Monde", qui n'est pas soupçonné d'être un journal d'extrême droite...

Nous n'avons fait que de les reprendre pour la quasi-totalité d'entre eux. Ces indicateurs, qui sont contestés, en réalité, ils n'ont posé aucun problème au journal "Le Monde" qui, en 2000, analysait les résultats de notre enquête avec les mêmes conclusions: l'existence d'un mouvement de fond d'islamisation. Exactement les mêmes conclusions.

La tendance continue. - A.-E.Lemoine: Il faut comprendre qu'une observance stricte de l'islam est une porte d'entrée mécanique vers l'islamisme? - F.Kraus: Non.

On a une montée du rigorisme. Mais jamais une seule fois dans l'analyse nous disons ça. Bien sûr, il y a une montée des rigoristes, aussi bien chez les jeunes que l'ensemble des musulmans.

Tous les rigorismes n'ont pas des sympathies islamistes. Chez les plus rigoristes, cette tentation islamiste est la plus forte. - A.-E.Lemoine: Mediapart a souligné que les sondés sont invités à donner leur avis sur l'islamisme sans que ces positions soient clairement explicitées.

Que répondez-vous? - F.Kraus: "Est-ce que vous partagez les positions des islamistes?" Dans notre baromètre sur le racisme, on demande aux gens: "Diriez-vous que vous êtes raciste?

Un peu? Pas beaucoup?" On ne demande pas aux gens de définir ce qu'est le racisme.

On considère que compte tenu de l'ampleur des débats sur ce sujet depuis près d'un siècle dans la communauté musulmane, la plupart des gens le savent. Les Frères musulmans existent depuis très longtemps. - P.Cohen: Il y a des sous-questions sur les Frères musulmans, le djihadisme et les salafistes... - F.Kraus: Dedans, on a à peu près 9 % des musulmans qui ne connaissent pas les Frères musulmans.

C'est un chiffre significatif. - E.Tran Nguyen: Sur la loi musulmane, pourquoi avoir mis la charia après? - F.Kraus: C'était formulé comme ça il y a 25 ans pour "Le Monde des religions", qui appartient au groupe "Le Monde".

Ce n'est pas CNews qui a formulé ces questions. Ce sont des gens très spécialistes. A part quelques personnes qui ont demandé des éclaircissements sur le mot "loi musulmane"...

Sur Google, si vous demandez la définition de la charia, on va vous dire "loi musulmane". En arabe, pareil. "Loi musulmane", ça veut dire la charia.

Ca a été débunké par Mediapart. Tout est transparent. Le rapport fait 60 pages.

Les effectifs, les formulations de questions, les prudences à interpréter...

Cette enquête, c'est la plus robuste sur ces sujets. On est d'une transparence absolue. - A.-E.Lemoine: Faire des sondages sur ce thème, c'est légitime.

Les critiques qui sont faites sur le sondage de l'Ifop sont-elles légitimes? C'est ça qui change, par rapport aux références que vient de nous donner F.Kraus.

Il y a 30 ans, ce n'était pas lu et regardé comme c'est regardé aujourd'hui. Je pense que c'est parfaitement légitime de le faire, avec un certain nombre de conditions: des professionnels de l'opinion publique ou de la recherche. Il y a également une enquête du Cevipof qui est critiquée sur l'antisémitisme, qui doit être menée auprès des enseignants-chercheurs.

Ce sont des professionnels rigoureux qui font ce genre d'enquêtes, et qui savent faire ce type de questions. C'est une méthodologie qui respecte les règles de travail. L'échantillon est tiré d'un échantillon global de plus de 14 000 personnes dans la population française.

C'est un questionnaire approfondi qui reprend beaucoup de questions, mais c'est explosif. Effectivement, il faut être lucide. Vous avez, d'une part, sur le problème, la place des musulmans dans la société française, qui est une des questions agitées par la politique.

Un rapport des Républicains vient de sortir, un rapport sénatorial, avec des tas de mesures qui ne visent que les musulmans dans la société française. L'un des tableaux les plus intéressants, vous l'avez montré, c'est que notre société est devenue irreligieuse. 83 % de personnes se déclaraient catholiques en 1985.

C'est devenu 43 %. Vous vous rendez compte? La société, globalement, est religieuse.

Une partie de la société française, les musulmans par exemple, est très religieuse. Ca crée un choc. Sur l'antisémitisme, Israël, le 7-Octobre fait que le sujet est incandescent.

On ne peut pas ignorer tout ça. Du coup, les questionnaires doivent être attentifs à cet ensemble de choses. Si je peux me permettre une remarque sur l'enquête de l'Ifop, je dirais que l'un des grands problèmes, c'est qu'on peut considérer que la loi religieuse est supérieure aux lois de la République et, en même temps, adopter des comportements de bons citoyens.

Les catholiques en France...

Le ralliement de l'Eglise catholique à la République, c'est 1891. Vous avez une situation, jusqu'aux années 60, où les catholiques pratiquants considéraient eux-mêmes que la loi religieuse était supérieure à la République. Il y avait un Parti démocrate-chrétien en France.

On avait toute cette conception des choses. Les bonnes soeurs et les curés se promenaient dans la rue dans leur tenue ecclésiastique. On avait cette situation.

Tout ça fait que la société a changé et l'interprétation doit en tenir compte. Evidemment, c'est légitime. - F.Kraus: Pour répondre à la critique de Jérôme...

Nous n'avons pas mesuré la priorité de la charia sur la République. On l'a précisé sur la question des affaires privées. "Sur un sujet important dans votre famille comme l'abattage rituel, que feriez-vous si vous deviez choisir entre le respect des lois religieuses ou des lois françaises?" Dans l'opinion, cette question est partagée.

Ce n'est pas parce que des musulmans souhaitent faire les choses selon leurs règles qu'ils remettent en cause le droit. - J.Jaffré: 73 % de ces musulmans interrogés par l'Ifop disent qu'il y a un droit à l'apostasie.

Avoir le droit de quitter la religion si on le souhaite. Ils font de leur appartenance à la religion musulmane une question de liberté individuelle. Ils reconnaissent aux autres, y compris aux musulmans, le droit de quitter la religion musulmane. - A.-E.Lemoine: Un mot sur plusieurs parlementaires de LFI qui ont critiqué ce sondage.

Aujourd'hui, A.Léaument, député LFI de l'Essonne, a qualifié votre enquête d'islamophobe. F.Dabi, directeur de l'Ifop, a annoncé vouloir porter plainte contre 2 autres parlementaires LFI.

Ils vous ont accusé de stigmatiser les musulmans. On a dit qu'on vous mettait une cible dans le dos. C'est au point de vous mettre en danger? - F.Kraus: Oui.

Surtout notre commanditaire, qui a dû évacuer ses locaux. Les irresponsables de La France insoumise ont mis sur leurs réseaux leur adresse en la soulignant. Ils ne peuvent plus travailler, aujourd'hui.

Ils sont victimes de menaces de mort régulièrement. F.Dabi, notre responsable, a eu un ensemble de menaces...

Il y a une forte tension sur ces questions. On arrive à un niveau de délire sur ces sujets. Il y a 9 ans, l'Ifop avait fait à peu près la même enquête pour l'Institut Montaigne.

On n'avait pas le même niveau de réactions, notamment d'hostilité de la part de la gauche radicale. - A.-E.Lemoine: Un rapport de la droite sénatoriale propose une panoplie de mesures pour combattre l'entrisme islamique.

C'est le terme qu'il utilise. Une interdiction du voile pour les jeunes de moins de 16 ans et une interdiction du jeûne. Ces réponses-là, comment les qualifier? - J.Jaffré: C'est inquiétant de stigmatiser la population musulmane en tant que telle.

C'est le point faible du rapport. Toute la difficulté est de distinguer des comportements qui forceraient à adopter des pratiques religieuses de ce qui correspond à la liberté individuelle de chacun. Vous ne pouvez pas aller dans les familles pour vérifier que les jeunes de moins de 16 ans font le jeûne ou ne le font pas au moment du ramadan.

Pour les catholiques, il y avait le carême. Il fallait respecter le carême. Dans les années 50, c'était quelque chose.

On a ce problème avec la Russie. A maintes exemplaires, nous avons aussi cette situation. Respecter la liberté individuelle, ne pas stigmatiser une population...

Ce sont 2 principes fondamentaux. Je ne les ai pas trouvés assez présents dans ce rapport. Les Républicains, c'est un rapport de travail.

Ils vont pouvoir examiner de plus près ce qu'ils proposent. - P.Cohen: Il pose des problèmes constitutionnels. - A.-E.Lemoine: Leur proposition serait certainement jugée anticonstitutionnelle.

Elle ne dépasserait pas le Conseil constitutionnel. - J.Jaffré: Une formule de B.Retailleau destinée à L.Wauquiez...

L.Wauquiez a proposé d'interdire le voile aux jeunes filles mineures, avant 18 ans. B.Retailleau, qui sait que la Constitution ne le permet pas, a dit "ils pourraient faire voter ça à l'Assemblée nationale, ça serait une loi d'appel".

Tout est dit. Ca ne sert à rien. Ce que propose L.Wauquiez, c'est du vent.

C'est B.Retailleau qui le dit. La situation à LR ne s'arrange pas. - P.Lescure: Le ministère de l'Enseignement et de la Recherche a mandaté le Cevipof pour bâtir une enquête sur l'antisémitisme dans le monde universitaire.

Les présidents d'université refusent de diffuser cette enquête. Ils critiquent la conception du sondage et les questions posées. Le sondage propose de classer le tout à fait vrai et le tout à fait faux.

Et ce, sur certaines choses que l'on entend parfois auprès des juifs. Vous réagissez comment à cette prise de position? - J.Jaffré: Avec inquiétude.

Le principe de faire des enquêtes sur tous les objets est fondamental. S'il y a une population qui devrait le respecter, ce sont les universitaires, qui pratiquent par définition des enquêtes. L'équipe du Cevipof qui y travaille, elle est de haute compétence dans le secteur.

Mon sentiment, c'est que la réaction très négative qui existe chez beaucoup d'enseignants et de chercheurs sur le sujet, c'est plus le sujet qu'ils détestent l'enquête elle-même. Beaucoup d'entre eux condamnent fermement ce qu'Israël a fait à Gaza, mais ne veulent pas être soupçonnés d'antisémitisme. Le fait même qu'il y ait un sujet pour mesurer l'antisémitisme éventuel...

On le fait auprès de la population générale sans problème. C'est un des objectifs fondamentaux de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme en France. Nous avons un principe de base.

Il y a une inquiétude qui me paraît excessive. Le sujet déplaît et, peut-être, les résultats inquiètent si le sujet a lieu. - F.Kraus: C'est le hasard du calendrier.

Cette enquête est administrée par l'Ifop et par le Cevipof. Les responsables sont d'éminents éthologues, notamment N.Mayer, une spécialiste de cette question...

Dans les faits, on trouve que c'est ahurissant, une telle réaction. Dans l'histoire, il y a déjà eu des enquêtes auprès des agents publics. Elle n'avait pas suscité autant de réactions. - E.Tran Nguyen: Un autre sondage a beaucoup fait réagir: une étude Odoxa pour Public Sénat, selon laquelle J.Bardella serait le vainqueur de la prochaine présidentielle, quel que soit le cas de figure.

Au 1er tour, il est à 35 % d'intentions de vote. La nouveauté, c'est qu'au second tour, J.Bardella l'emporterait quel que soit le cas de figure.

Face à J.-L.Mélenchon, c'est une victoire écrasante.

Ca a fait réagir le 1er concerné sur X. Sur la fiabilité et la confiance envers les sondages, il n'est pas le seul à le penser. ...

L'autre argument, c'est le délai pour communiquer de telles réponses. On est à un an et demi de la présidentielle. Dans de tels délais, si on se réfère à d'anciens sondages, un an et demi avant, tout peut encore arriver.

Regardez ce sondage de 2015 pour la présidentielle de 2017...

N.Sarkozy était donné perdant au premier tour. Devant lui, F.Hollande et M.Le Pen.

E.Macron sera élu. Il n'y figure même pas.

Il n'était pas encore testé. Quand ce sont les bons candidats qui sont testés, les sondages ne sont pas à l'abri des erreurs. 1995, E.Balladur était crédité à... - Quoi qu'il arrive, vous n'avez pas l'intention de renoncer?

Vous irez bien jusqu'au bout? Certains s'interrogent... - J.Chirac: Vous parlez sérieusement ou vous faites de l'humour?

Soyons sérieux, je vous en prie. - E.Tran Nguyen: 2002, J.Chirac et L.Jospin sont donnés en tête avec entre 18 et 19 % d'intentions de vote, bien loin de J.-M.Le Pen.

D'où l'ampleur du choc... - Madame, monsieur, bonjour.

Les sondages ne sont pas le vote. La soirée d'hier l'a prouvé. On s'attendait à un 2d tour convenu entre J.Chirac et L.Jospin.

Un certain nombre de Français avait décidé d'oublier ce 1er tour. - F.Kraus: Pour nous, c'est une critique légitime.

Il faut bien qu'il y ait une campagne électorale. S'il n'y avait pas eu les sondages, J.Chirac n'aurait pas fait une campagne exceptionnelle.

On ne fait que prendre une photo à l'instant T d'une course de cheval qui doit se finir. On demande à être jugés aux dernières enquêtes publiées, 2 jours avant le scrutin. Depuis 2002, les instituts ne se sont jamais "trompé" dans l'ordre d'arrivée des 3 premiers.

Ce n'est pas le cas chez nos confrères étrangers. Nos confrères britanniques se trompent souvent. Regardez avec D.Trump aux Etats-Unis.

On fait l'objet de critiques, mais on a un niveau de fiabilité bien supérieur à ce qu'on observe dans les autres pays. - P.Cohen: Le titre d'Odoxa, c'est: "J.Bardella vainqueur si l'élection a lieu dimanche prochain." - E.Tran Nguyen: On le donne devant M.Le Pen. - J.Jaffré: Il faut être attentif.

J.Bardella est en tête dans les sondages à 18 mois d'une élection. C'est une information politique capitale pour tous ceux qui ne souhaitent pas l'élection d'un président du RN.

C'est aussi une espérance pour ceux qui le souhaitent. Il y a un élément qui nous dessine ce que peut être la campagne, ce que peut être son rôle. F.Kraus A raison.

En 1995, J.Chirac s'est servi des sondages pour expliquer qu'on nous annonce qu'E.Balladur...

J'avais fait un article à l'époque dans "Le Monde" qui m'avait beaucoup été reproché. J.Chirac s'en est servi très habilement. "On nous dit que les carottes sont cuites et que je n'ai aucune chance.

C'est à vous, Français, que je donne la parole." C'est très habile. L'information essentielle, c'est de nous donner un tableau.

J.-L.Mélenchon a raison.

Un second tour 74-26...

Si J.-L.Mélenchon arrive au second tour, il sera beaucoup plus haut que le score qui lui est donné aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Merci.

On poursuit avec la Story de L.Amar. - Avant l'implant, je ne voyais plus grand-chose.

Reconnaître les gens, c'est impossible. Désolé, je ne sais pas à quoi vous ressemblez. La lecture était très importante.

Ca a été le plus gros manque quand la DMLA est arrivée, de ne pas pouvoir ouvrir un livre. - L.Amar: C'est l'histoire d'une révolution, une minuscule révolution qui tient sur un carré de 2 mm.

L'implant rétinien, une technologie: testé depuis 2021 dans plusieurs pays européens dont la France et qui permet à des personnes atteintes de dégénérescence maculaire de retrouver en partie la vue et le plaisir de la lecture. L'essai clinique coordonné par l'Inserm touche à sa fin et il est concluant. La DMLA n'a aucun traitement aujourd'hui.

Principale cause de la cécité dans le monde, c'est un mal qui concerne 1,5 million de Français. Les cellules visuelles sont atrophiées. L'implant est indispensable.

Maurice a 76 ans. Il y a 4 ans, il est passé d'une vision de moins 0,5 sur 10 à quasiment 5 sur 10. - Ca va, Maurice?

Vous arrivez à lire? - Oui. J'arrive même à lire des textes complets.

Il m'arrive de lire plusieurs pages dans ce genre de revues. "Si une telle énormité..." - Sur la partie gauche, j'ai la caméra.

A droite, juste la reconstitution du patient. - On ne voit pas en couleurs. On voit en noir et blanc.

Votre cerveau s'adapte. Ca demande du temps et de l'effort. Le cerveau travaille le plus.

Quand vous rentrez à la maison, c'est dodo. - L.Amar: Il fait partie des 38 patients dans le monde à bénéficier de cette technologie.

C'est surtout à Lyon que les opérations sont réalisées en France. - C'est un implant qui fait 2 mm par 2 mm et qui contient 378 pixels, d'électrodes qui permettent d'avoir la précision visuelle de 300 pixels. C'est comme si on avait implanté une nouvelle pellicule photo dans l'appareil photo avec une capacité de zoom.

Vous avez l'implant sous la rétine. La macula est plus haut. Il faut pousser l'implant.

Le but est d'arriver à lire tranquillement un livre posé sur une table. - L.Amar: Ensuite, il faut porter des lunettes équipées d'une petite caméra pour capter l'image transformée en lumière infrarouge par le cerveau.

Ce n'est pas l'implant qui permet de voir, mais la caméra. Les patients ne peuvent pas conduire ou se faire à manger. Ils ne recouvrent pas l'entièreté et de leur autonomie, mais ça a changé la vie de Maurice. - Dans un ascenseur, j'arrive à lire les étages.

Les lignes bien précises, comme un cadre... - L.Amar: Vous pouvez faire des mots croisés? - Tout à fait. - L.Amar: Avant l'implant, c'était impossible? - Même pas en rêve. - L.Amar: Sans cet implant, vous ne voyiez plus rien, vous étiez un peu plus hors du monde qu'aujourd'hui? - Tout à fait.

Vous rentrez dans de nouvelles discussions. Les gens s'intéressent. C'est quand même révolutionnaire. - L.Amar: Vous êtes fier de vous? - Pas mal. - L.Amar: Maurice est celui qui présente les résultats les plus probants.

La vie de 83 patients a été partiellement restaurée. L'implant reste contraignant. Il faut du temps pour s'y faire.

Ca demande de la volonté. - Il faut que le patient soit motivé. Il va réapprendre à lire avec cet implant, qui dure théoriquement un an.

Les patients qui ont fait 1 à 3 ans de rééducation progressent plus. Ca prend du temps et de l'énergie. L'âge n'est pas un facteur.

C'est plutôt la motivation. - L.Amar: En France, la Haute Autorité de santé décidera ensuite si l'opération sera remboursée ou non par la Sécurité sociale.

Elle pourrait être proposée à tous les patients en 2027. - A.-E.Lemoine: Et toutes nos amitiés à Maurice.

Les enquêteurs l'ont surnommé XH4. Le 4e homme du commando qui a dévalisé la galerie d'Apollon du Louvre. Son rôle: patienter en contrebas et réceptionner le butin pour le conduire en lieu sûr.

D'abord en scooter, puis au volant d'un utilitaire blanc dont la trace a été perdue dans les Yvelines. Il a été interpellé hier en Mayenne. L'enquête vient de connaître un nouveau coup d'accélérateur.

Bonsoir, D.Delseny, chef du service justice au "Parisien". Les enquêteurs ont réussi à remonter la piste des 4 voleurs les plus célèbres de l'année.

J.Follorou, vous êtes grand reporter au "Monde". Vous parlez d'un audit sur la sécurité du Louvre.

Un document oublié qui accable le Louvre. Le dernier membre du commando, c'est lui qui avait des bijoux entre les mains? Il était surveillé depuis plusieurs jours? - D.Delseny: Oui.

Les enquêteurs savaient que c'était cet homme qui avait récupéré les bijoux, transportés dans ce fameux van blanc qu'on voit sur des éléments de vidéosurveillance. Ils ont longtemps cru que ça allait les amener jusqu'au butin. Manifestement, il a dû s'en séparer ou le cacher ailleurs, le céder à d'autres personnes.

Ca clôt un premier épisode qui était l'épisode des exécutants. Les 2 qui sont rentrés dans la galerie et les 2 qui attendaient dehors. XH4 est un des pilotes de scooters.

Ca ne résout pas l'énigme du butin des commanditaires. - A.-E.Lemoine: Comme les 3 autres membres, il est originaire d'Aubervilliers.

Ils se connaissaient bien. Aucun d'eux n'a un profil de voleur aguerri. Le fameux Doudou Cross Bitume prétend avoir été recruté pour un banal cambriolage.

Il disait avoir conclu un contrat à hauteur de 15 000 euros? - D.Delseny: C'est ce qu'il déclare en garde à vue.

Il parle d'un contrat de 15 000 euros, de gens qui ont l'accent slave au téléphone. Est-ce une invention ou des gens qui ont pris l'accent slave pour se faire passer pour des Slaves? Il y a quand même une préparation.

Il y a un mélange. Il y a un cocktail de choses très pensées et préparées en amont, des codes de la criminalité organisée et des choses déroutantes dans l'exécution. Il y a des flottes de téléphones portables pour faire des repérages et pour se déplacer le jour J.

Il y a eu des repérages. Un mois avant, les téléphones de guerre ont parlé dans le quartier du Louvre sans doute pour un premier repérage. Il y a une séquence faite pour aller voler le camion-grue avec une flotte de téléphones.

Personne ne peut imaginer qu'on les a appelés le samedi soir pour leur dire que le lendemain matin, il fallait aller braquer le Louvre. Ils ont dit qu'ils ne savaient pas qu'ils étaient au Louvre et le 2e pensait que c'était fermé ce jour-là. C'est de bonne guerre, quand on est dans une garde à vue, quand on premier à tomber, de ne surtout pas apparaître comme celui qui a pensé à l'opération, mais comme juste un exécutant qui ne sait pas grand-chose de l'organisation. - A.-E.Lemoine: On peut penser qu'ils s'étaient préparés au point de connaître les failles, voire la faille béante dans la sécurité du Louvre.

Une faille détaillée dans un audit de sécurité que vous avez révélé dans "Le Monde". C'est écrit noir sur blanc dès 2018 que le balcon qui donne sur la galerie d'Apollon est la porte d'entrée idéale pour des cambrioleurs? - J.Follorou: C'est un audit troublant.

Il est d'une incroyable précision. On est en 2018. Le joaillier Van Cleef et des experts se rendent sur place.

Ils identifient comme principal point vulnérabilité ce balcon et cette fenêtre. Il y a 2 pages et 3 visuels consacrés exclusivement à ce balcon et à cette porte-fenêtre qui donnent sur la galerie d'Apollon. - J.Jaffré: Est-ce qu'ils avaient lu le rapport? - J.Follorou: Ce sont des questions que tout le monde se pose.

Ni le ministère de la Culture ni le Louvre ne voulaient voir ce rapport sortir dans le grand public. - P.Cohen: Le ministère de la Culture l'avait? ... - J.Follorou: Oui.

La déclaration de la présidente du Louvre, La déclaration de la présidente du Louvre, c'est: "Je n'ai découvert l'existence de cet audit qu'au lendemain du braquage." Elle dit: "Nous avons transmis ce rapport au ministère de la Culture et à son inspection." - P.Cohen: C'est l'ancienne direction qui l'a eu. - J.Follorou: Le trouble par l'extraordinaire précision, parce que ça correspond en tout point au lieu et à la méthode employée...

Sur l'un des visuels, vous avez mentionné: "Le recours à un monte-charge et à une nacelle..." On est en 2018.

La question se pose de savoir si ça ouvre une piste... - A.-E.Lemoine: Pour éventuellement remonter aux commanditaires? - J.Follorou: Pour la justice pénale, qui n'avait pas connaissance de ce rapport. - A.-E.Lemoine: Les enquêteurs l'ont découvert en vous lisant? - J.Follorou: C'est ça.

Les juges d'instruction ont demandé aux enquêteurs aujourd'hui d'aller récupérer ce rapport. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire qu'on a perdu 5 semaines? - J.Follorou: On a perdu du temps pour examiner cette piste.

Ce n'est pas parce que ce document est incroyablement précis et correspond en tous points au scénario retenu par les cambrioleurs qu'il a fuité et qu'il a servi à inspirer ces cambrioleurs et les commanditaires. Néanmoins, ça ouvre une piste. Ca permettra à la justice...

Pour l'instant, les enquêteurs sont au niveau des opérationnels. Il manque des éléments sur les commanditaires. Si vous allez sur un schéma plausible, la justice a souvent eu à juger et gérer des dossiers dans lesquels il y avait des gros braquages visant des enseignes de luxe, mais aussi des domiciles privés qui n'avaient pas été visés au hasard.

Les cambrioleurs avaient monté leur opération sur la base de dossiers d'assurance qu'ils s'étaient procurés frauduleusement. Pour être couvertes par les assurances, les enseignes comme les personnes privées doivent décrire toutes les protections mises en place pour protéger leurs biens. Si ce document fuite, ça vous donne des éléments intéressants pour monter un braquage. - A.-E.Lemoine: C'est troublant. - D.Delseny: Oui.

Le visionnage de la vidéo interne, quand les braqueurs rentrent...

On comprend très vite qu'ils savent parfaitement où ils vont. Il y a une forme de panique parce qu'ils prennent du temps et qu'ils entendent les sirènes. Ils vont chercher quelque chose de précis.

On leur a dit: "Cette vitrine est à tel endroit. Il faudra rentrer par telle fenêtre." Ils ont un profil...

On a du mal à dire qu'ils soient autonomes. Au-dessus, il y a forcément des gens qui ont des infos. Ca fonctionne comme ça, le grand banditisme.

La personne qui a eu le tuyau va le vendre à quelqu'un. Ce quelqu'un se dit qu'il y a un coup à monter et qu'il faut trouver une équipe. Il leur en dit le moins possible. "Il faut un camion et entrer par cette fenêtre, amener les bijoux à tel endroit..." Il est probable que les exécutants n'aient pas tous les morceaux du puzzle.

Ils ont été recrutés pour une opération. On entend dire qu'ils étaient amateurs. Certes.

Mais ils ont réussi. Evidemment, ils laissent traîner des éléments qui permettent de remonter à eux très vite, mais ce braquage que personne ne pensait possible, ils le réussissent et le butin est toujours dans la nature. - A.-E.Lemoine: Mais ils n'en ont pas tiré profit pour l'instant. - J.Follorou: Ce braquage lève le voile sur la gestion d'un établissement public et une gestion qui a connu un certain nombre de dysfonctionnements, notamment sur la mise en évidence sur la rapidité et la façon de répondre.

L'actuelle dirigeante du Louvre rejette de la patate chaude à son prédécesseur. La justice pénale n'avait pas eu communication de ce rapport. Ils avaient déjà le scénario du cambriolage dans leur propre dossier. - A.-E.Lemoine: Merci.

Je rappelle l'un de vos ouvrages, "Mafia Corse, une île sous influence", disponible depuis 2022. Merci, D.Delseny.

Ca faisait la une du "Parisien" ce matin. Le 4e membre du commando est arrêté et les enquêteurs sont toujours sur la piste des bijoux. C'est l'heure du 5/5.

N.Sarkozy définitivement condamné dans l'affaire Bygmalion. - L.Sénéchal: Oui.

Il prend acte du rejet de son pourvoi par la Cour de cassation. C'est la 2e mention Au casier judiciaire pour le président. N.Sarkozy se prépare enfin au procès en appel du dossier libyen pour lequel il a été condamné en première instance et a dû passer 3 semaines en prison. - A.-E.Lemoine: Le patron qui a reçu le détenu de Vendin-le-Vieil pour un entretien d'embauche témoigne. - L.Sénéchal: Il est interrogé et il dit ceci.

Le détenu en question est un narcotrafiquant notoire dont la permission de sortie a fait bondir jusqu'au garde des Sceaux, qui a demandé à ce que les règles changent et soient calquées sur celles qui s'appliquent en termes de terrorisme. "L'entretien s'est bien passé", dit le patron, qui confie avoir besoin de réfléchir avant de prendre la décision de l'embaucher ou non. 3 proches du détenu dont sa maman ont été interpellés près de Paris.

De la drogue de l'argent ont été saisis. La même prison dans laquelle M.Amra est incarcéré.

Il s'est d'ailleurs énervé de ne pas recevoir tous les jours "Le Parisien". - D.Delseny: C'est un abonné. - A.-E.Lemoine: Trump a du mal à convaincre que son plan de paix ne vienne pas du Kremlin. - L.Sénéchal: Surtout depuis la révélation de Bloomberg, qui retranscrit des appels entre le Kremlin et l'émissaire de Trump, S.Witkoff.

Il a pour Poutine "un profond respect". "Le Monde" publie l'intégralité de ces échanges. Le Russe conclut l'entretien avec l'Américain en disant: "Je pense que les Américains ne prendront pas exactement notre version, mais ça sera aussi proche que possible." C'est embarrassant pour Trump, qui botte en touche.

Pour lui, Witkoff fait du bluff. - P.Cohen: C'est la mainmise d'une puissance étrangère sur la puissance américaine.

La question est de savoir qui a fait fuiter la conversation. Le plus probable, c'est que ce sont les Russes. Si c'est le cas...

Ils font savoir à quel point ils ont la main sur Washington et l'administration Trump. C'est extraordinaire. - L.Sénéchal: La Russie aussi est accusée d'ingérence en France. 3 personnes mises en examen et écrouées dans le cadre d'une double affaire d'espionnage économique au profit de Moscou.

Il y a aussi eu la découverte d'affiches prorusses, notamment sur l'Arc de Triomphe, avec écrit "la Russie n'est pas mon ennemie". C'est une nouvelle affaire d'ingérence entre la Russie et la France. La paix reste un mirage en Ukraine.

Je vais vous montrer un Ukrainien. Quand la guerre a éclaté, il avait 17 ans. Son sport favori était le sumo.

Il s'est réfugié au Japon. Il est devenu l'un des meilleurs sumos du pays. Il a remporté un tournoi pro dimanche et a été élevé au 2e rang le plus élevé pour les sumos.

Il a été accepté dans une cérémonie. Il parle un japonais impeccable. - L.Sénéchal: Il parle japonais.

Il est très intégré. Le voici qui partage une bière avec d'autres sumos avant de poser poisson à la main. C'est traditionnel.

L'armée vénézuélienne met en scène une forme de préparation. Ils sont sur le toit d'un immeuble de Caracas pour, soi-disant, détruire des appareils américains qui s'approcheraient. Les Etats-Unis frappent depuis plusieurs semaines des navires au large du Venezuela chargés de drogue, jure l'administration Trump, sans preuves.

Il déclare: "Comme organisation terroriste, un cartel de trafiquants de drogue dirigé par N.Maduro, le président du Venezuela." La suspension par plusieurs compagnies aériennes de la liaisons avec le Venezuela...

Des manifestations anti-Etats-Unis sont organisées. Le président Maduro est au premier rang. Il a fini par brandir l'épée du héros national.

Maduro en avait déjà appelé en anglais au peuple américain. - L.Sénéchal: C'est un anglais minimaliste.

Il a ensuite entamé quelques pas de danse, un peu à la Trump. Il danse sur un remix en musique du discours qu'on vient d'entendre. Plus c'est gros, plus ça marche. - A.-E.Lemoine: En France, le plus grand marché de Noël du pays est ouvert. - L.Sénéchal: Celui de Strasbourg, 3,5 millions de visiteurs par an.

Il n'y a pas eu de cérémonie, pas de décompte. Ca a déçu les touristes. "C'est tout?", questionne une mère de famille.

La mairie dit avoir suivi les consignes de la préfecture. On a peut-être essayé d'échapper au raté de l'illumination de vendredi, ce bouton relié à rien qui s'effondre sous la pression de la maire. C'est parti aussi pour le marché de Noël de Buckingham à Londres.

Ces images sont fausses, générées par l'IA. Elles pullulent en ligne. Des touristes se sont fait piéger.

Ils sont venus sur place alors qu'il n'y avait rien. - L.Sénéchal: A l'approche de Noël, j'ai découvert une tradition parisienne, la guerre des sapins place du Panthéon.

Chaque année, la mairie du 5e installe des sapins que se disputent ensuite les élèves des lycées du coin. Henri IV et Louis Le Grand, parmi les plus prestigieux. L'équipe qui en rapporte le plus dans son établissement a gagné.

Bonne ambiance entre Henri IV et Louis Le Grand. - E.Tran Nguyen: Cette année, ça s'est terminé en eau de boudin.

Des policiers en civil ont craint à un trouble à l'ordre public. Ils sont intervenus. Ils ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Un policier a même été frappé par un élève de prépa qui a fini en garde à vue. Incompréhension chez les élèves de Louis Le Grand qui n'avaient