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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 mai 2025 9 min

Laurent Jacobelli est l'invité politique de Franceinfo TV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Bruno Rotaillot a été désigné dimanche soir président du parti les Républicains. 80 % de participation, un score sans appel.

Un 74 % pour Bruno Rotaillot et seulement 26 % pour le renvoquer. Est-ce que le nouveau patron de la droite peut vous faire de l'ombre ? Alors, vous dites le patron de la droite, moi je dirais les le patron d'une des branches de la Macronie puisque rappelons quand même que Bruno Retaillot est aujourd'hui membre du gouvernement Beou qui dépend euh du président de la République.

Euh c'est un peu une opposition en carton patte, vous me permettrez l'expression. Écoutez, on l'entend très souvent s'opposer. Le voile dans le sport, il est opposé sur l'Algérie, il fait en train sur un certain nombre de sujets.

Vous avez raison, c'est intéressant. Ce qui montre bien qu'il a fait il a fait les mauvais choix. voile dans le sport effectivement il est contre mais il pas réussi à imposer cette mesure.

La fin de l'aide médicale d'État vous savez les soins gratuits pour les migrants clandestins. Et bien il n'a pas réussi à l'imposer le bras de fer avec l'Algérie. Il n'a pas non plus réussi à l'imposer.

Bref, on a un ministre de l'intérieur qui parle fort, qui parle d'ailleurs, disons-le souvent comme le Rassemblement national mais qui gouverne avec des socialistes. Et on voit ce que ça donne. C'est ça la grande erreur de monsieur Bruno Retaillot, c'est d'avoir fait alliance avec la Macronie.

On ne peut pas être dans l'opposition quand on fait partie de la majorité. Ça paraît évident de le dire. Vous dites qu'il parle comme le Rassemblement national.

Est-ce qu'une partie de vos électeurs ne peuvent pas être séduits par Bruno Rotaillot puisqu'il tient le même discours ? Est-ce qu'il y a pas un risque qu'il fasse finalement s'il était candidat en 2027 comme Nicolas Sarkozi ? C'est-à-dire qu'il si une partie de vos vos voix ?

Non parce que nos électeurs veulent plus de sécurité. On voit bien que les chiffres continuent de se dégrader même avec monsieur Retaillot. veulent moins d'immigration et malheureusement l'immigration légale et je le crois illégale continue d'augmenter.

Ils veulent des mesures fermes et les mesures n'arrivent pas même si la parole est là de la part de monsieur Retaillot. Moi je crois à l'inverse et c'est un appel que je lance sur votre antenne que les électeurs des Républicains qui veulent plus de fermeté, qui veulent ramener l'autorité, le respect, l'ordre au sein de notre société vont voir que monsieur Retaillot ne peut pas l'apporter et nous nous leur disons, "Venez travailler avec nous." Si monsieur Retaillot était cohérent au lieu d'avoir fait alliance avec les socialistes et les centristes au moment des législatives, voire même avec les insoumis, il aurait fait alliance avec le Rassemblement national.

C'est ce qu'a fait le président DLR à l'époque, monsieur Sioti. Et monsieur Retaillot, lui a dit qu'il était contre. Donc vous voyez, il y a un moment, il faut le courage des faits.

C'est facile de parler, c'est beaucoup plus dur d'agir. Euh si par exemple Jordan Bardella a était le candidat en en 2027 du Rassemblon national, ce qui est ce qui est possible, euh on sait qu'il est quand même plus libéral sur l'économie que Marine Le Pen. Pour le reste, aligné avec Bruno Rotaillot, est-ce que certains français peuvent pas se dire "Ben finalement, entre les deux, entre un jeune entre guillemets inexpérimenté 31 ans et puis l'expérience d'un ancien ministre de l'intérieur et ben on va choisir celui qui a plus d'expérience." D'abord, l'expérience parle contre monsieur Bruno Retaillot qui a toujours fait les mauvais choix et qui s'est toujours retrouvé euh dans du côté de ceux qui ruinait la France et qui la laissait aller à la dérive.

Euh moi je veux bien qu'on continue les scénaris hein, les hypothèses d'école. Prenons un peu de recul. Monsieur Retaillot, et j'ai beaucoup de respect pour ça, a été élu président d'un parti qui fait entre 5 et 10 %. il a pas été élu président de la République.

Je pense qu'il faut prendre du recul, regarder son action en tant que ministre de l'intérieur et regarder aussi les mouvements aujourd'hui des électeurs. Le Rassemblement national est largement en tête des élections enfin en tout cas des intentions pardon de vote pour les prochaines élections parce qu'il porte un programme sérieux sur les questions qui inquiètent les Français. Voyons la législative partielle de de Sonéloir candidat Eren est certes arrivé en tête mais avec trois points de moins qu'il y a un an et il est allonné par qui ? par un candidat de droite.

Est-ce qu'il y a pas la dynamique en ce moment ? Est-ce qu'elle est pas à droite ? Non.

Euh clairement, si vous faites une analyse à travers les partiels et vous avez bien fait de rappeler que notre candidat était arrivé en tête quand même, vous vous savez très bien que c'est particulier, il y a moins de participation. Ce qu'il faut regarder, c'est 2027, l'échéance de la présidentielle. Est-ce qu'on continue avec ce même système qui depuis 40 ans est en train de massacrer notre pays ?

Où est-ce qu'on joue l'alternance ? Est-ce que vous croyez vraiment qu'un membre de ce système peut être l'alternance ? Non.

L'alternance c'est Marine Le Pen, c'est Jordan Bardelas, c'est le Rassemblement national et ça les Français l'ont bien compris. Donc vous dites l'alternance c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen, elle a la rendez-vous ce matin devant le tribunal de Lille à 9h pour essayer de conserver son mandat de conseillère départemental du nord suite à la condamnation en premier instant sur les emplois fictifs du Front National.

Est-ce que le plan B Jordan Bardella en l'occurrence n'est pas en train de devenir le plan A ? On voit que dans les sondages finalement les électeurs du Rassemblement national commencent à s'y faire et commencent à se dire elle sera empêchée et et à soutenir Jordane Bardella. Est-ce que cette petite musique là elle est pas en train de se C'est votre petite musique vous savez mais c'est pas non c'est celle des sondeurs.

Non mais vous savez je lis la presse comme vous et je vois bien qu'on a besoin de de allas patriote et que on aimerait bien dans la presse qu'il y ait une une concurrence une rivalité. C'est pas le cas. On a la chance d'avoir un duo à la tête de notre mouvement.

On a un duo à proposer aux Français, Marine Le Pen, Jordan Bardella. Ce duo, croyez-moi, il est cohérent. Euh nos deux leaders travaillent ensemble et je crois que cette offre singulière dans le paysage politique aujourd'hui, elle fonctionne.

Les gens ont compris notre candidate naturelle, c'est Marine Le Pen. Mais on le dit aux Français, c'est pas les juges qui vont faire la loi. C'est donc pas eux qui vont décider si vous pouvez ou non voter Rassemblement national.

Et donc nous, nous serons là. Nous sommes l'espoir. Nous sommes l'alternance.

Les électeurs ils sont ils disent "Bon bah finalement on a compris Marine Bardella ou Jordan Marine Le Pen ou Jordan Bardella c'est la même chose. Donc allons-y pour Jordan Bardella. Pourquoi attendre 15 pourquoi attendre 15 mois pour adouber finalement un candidat ?

C'est pas évident de se prendre de se mettre dans le costume d'un candidat à la présidentielle. Ça ne s'impolise pas. Ne ne so pas ne sous-estimez pas Jordan Bardella qui euh euh est quelqu'un qui est tout à fait à la hauteur de l'enjeu.

Euh notre candidate naturelle, c'est Marine Le Pen. Certains veulent lui barrer la route et vous croyez qu'on va se laisser faire ? Vous croyez qu'on va baisser la tête ?

Vous croyez qu'on va regarder dans le canivau. On n'est pas fabriqué comme ça. Marine Le Pen n'est pas fabriqué comme ça.

Vous savez notre mouvement ça fait 50 ans qu'il lutte. Parfois contre des vents hostiles, parfois contre la marée. Il se trouve qu'aujourd'hui le vent va dans notre sens.

Les Français ont compris et ils acceptent notre constat. Ils veulent nos propositions que nos propositions soient appliquées. Et vous croyez que c'est à ce moment-là qu'on va céder et qu'on va commencer à à réfléchir à mettre en place.

Donc faudra vraiment attendre septembre 2026 avant de connaître le le nom du candidat à la présidentielle du Rassemblement national. Soyez patiente, sortez de ce tourbillon politique qui agite les médias, le petit milieu parisien. Monsieur Retaillot n'est que le président des LR et c'est déjà beaucoup et ministre de l'intérieur.

Je sais pas comment il va faire d'ailleurs pour faire les deux. et Marine Le Pen et Jordane Barleta sont les deux personnalités politiques préférées des Français. C'est comme ça.

Les faits sont étus entre en ce moment à l'Assemblée nationale, il y a le texte sur la fin de vie, enfin celui sur euh les soins palliatifs et l'aide active à mourir qui qui qui sont débattues. Euh le R ne soutient pas ce texte sur la fin de vie. Il y aura donc pas de consigne de vote, c'est d'ailleurs le cas pour la plupart des parties.

Vous, quelle est votre position sur ce sujet ? Vous savez, c'est c'est d'abord une question très difficile, on le voit lors de ces débats qui sont d'ailleurs de très bonnes tenues et où chacun explore sa conscience en permanence. Que l'on soit pour ou que l'on soit contre, l'aide à mourir.

Il y a des gardes fous à mettre en place. Or, ce projet aujourd'hui n'a plus ces gardes fou. C'est-à-dire par exemple qu'on peut demander la mort lorsqu'on est en souffrance psychologique.

Ça veut dire quoi ? Quelqu'un atteint de dépression, quelqu'un atteint de schizophrénie va demander la mort. C'est très très dangereux.

Il faut donc mettre des barrières. Aujourd'hui, ces barrières n'y sont pas et donc à titre personnel pour éviter les dérives qu'on a pu voir en Belgique ou aux Pays-Bas, je voterai contre ce texte en l'État. En tout cas, Catherine Vin estime que le projet de loi au contraire est est très encadré, qu'il y a cinq critères qui sont cumulatifs, qu'il y aura il faudra réitérer plusieurs fois la vie, qu'il y aura aussi un médecin qui sera qui sera consulté qu'à l'arrivée, ça ne concernera qu'un nombre limité de personnes.

Vous savez, le père de cette loi au Pays-Bas avait pensé la même chose lorsqu'il avait travaillé sur ce texte et il dit aujourd'hui qu'il regrette son geste. Il regrette parce qu'il y a des gens qui sont psychologiquement faibles mais qui pourraient être guéris et qui demandent la mort. on leur accorde.

Il y a aujourd'hui des autistes qui ont demandé la mort et à qui on l'a accordé. Il y a eu des dérives et donc nous nous devons éviter, je le crois en tout cas, ces dérives en France. C'est vraiment important.

Euh un dernier point, est-ce que vous pensez que ce texte sera adopté avant la fin du quinquena ? Parce que là, s'il est voté, vous pensiez qu'il sera déjà voté à l'Assemblée nationale ? Ah, écoutez, il semblerait qu'il y ait une majorité aujourd'hui pour voter ce texte.

En effet et ensuite au Sénat, on verra bien si les amis sénateurs LR qui étaient d'ailleurs dirigés par monsieur Rota essayeront de corriger ce texte beaucoup trop souple sur lequel il demande des gardes de fou. Vous savez mais vous vous dites c'est pas impossible qu'il soit finalement voté en commission mix par on sent bien en tout cas qu'il y a un coup d'accélérateur qui est mis puisque l'Assemblée nationale est mobilisée pratiquement 24 he sur 24 sur ce texte. Vous savez, si la loi sur les loin soins palliatifs est mise en place, et bien je pense qu'on a réglé quasiment tout le problème.

Lorsque on ne souffre plus, lorsque la douleur s'éteint, on ne demande pas à mourir. Alors metons en place déjà les soins palliatifs. Merci beaucoup Laurent Jacobellie.

Bonne journée à vous.