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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 24 septembre 2024 5 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeImmigration & asileSécuritéInstitutions & élections

Gouvernement Barnier : déjà de la friture sur la ligne - La Story - C à Vous - 24/09/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ce n'est pas le ministère de l'Intérieur qui est en charge des condamnations, mais les fonctionnaires du ministère de la Justice. C'est la même chose pour la construction des prisons.

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Vous la réformez ou vous la supprimez ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    Avec les insoumis ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quand on voit les 24 premières heures de ce gouvernement, est-ce que cet attelage peut durer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00B.RetailleauFait
    « On a créé, je pense, en France, depuis trop longtemps, un droit à l'inexécution des peines. Il faut que les sanctions tombent. »
  • 3:30B.RetailleauFait
    « Il faut que les peines soient prononcées, exécutées. »
  • 5:30B.RetailleauFait
    « Nous sommes un des pays européens qui donnons le plus d'avantages. Je ne veux pas que la France se singularise. »
  • 6:30B.RetailleauFait
    « Je la réforme. Comme font les pays européens, sur l'urgence, et pas non plus une situation où il y avait un accès trop débridé. »
  • 7:30A.ArmandFait
    « Le RN, contre lequel nous avons été élus, face auquel nous avons fait un front républicain, n'appartient pas à l'arc républicain. »
  • 9:30P.CohenChiffre
    « Non, 95 % des peines sont exécutées. En revanche, 95 % ne vont pas en prison. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de l'accusation de génocide se porte sur Israël. - A.-E.Lemoine: "Le Bouleversement du monde: l'après 7 octobre", ce sera disponible jeudi.

Vous restez avec nous pour évoquer le reste de l'actualité, notamment avec la story de M.Bouhafsi. - B.Retailleau: Je suis ministre de l'Intérieur, pas de la Justice.

C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut qu'il y ait un dialogue. - D.Migaud: Nous avons des missions complémentaires.

J'espère que nous arriverons à rapprocher nos points de vue s'ils sont différents. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un gouvernement qui n'a pris ses fonctions qu'hier et qui subit déjà ses 1res tensions en interne.

L'homme qui cristallise tout, c'est B.Retailleau. Il a 2 projets: le retour de l'ordre et la lutte contre l'immigration. "Trop, c'est trop", il a dit dans "Le Figaro" hier.

Il a adressé un tacle au ministre de la Justice. - B.Retailleau: On a créé, je pense, en France, depuis trop longtemps, un droit à l'inexécution des peines.

Il faut que les sanctions tombent. Du côté du ministère de l'Intérieur, il faut qu'on fasse le job, mais il faut aussi qu'on revoie, vraisemblablement, un certain nombre de cadres pour changer une politique pénale. Il faut que les peines soient prononcées, exécutées. - M.Bouhafsi: C'est là où le bât blesse.

Ce n'est pas le ministère de l'Intérieur qui est en charge des condamnations, mais les fonctionnaires du ministère de la Justice. C'est la même chose pour la construction des prisons. Sur France 2, au même moment, le garde des Sceaux répond à B.Retailleau. - D.Migaud: Il est ministre de l'Intérieur et je suis ministre de la Justice.

La justice est indépendante, dans notre pays. C'est essentiel, dans une démocratie. Il y a le sentiment, parfois, que la justice est lente ou ne condamne pas suffisamment.

Ce n'est pas toujours exact. J'aurai un certain nombre d'échanges avec B.Retailleau. - M.Bouhafsi: D.Migaud a réaffirmé sa position avant d'arriver au pouvoir. - D.Migaud: Nous arriverons à travailler ensemble pour l'intérêt général et dans le respect de l'Etat de droit.

Ce sont les magistrats qui, dans le cadre de leurs fonctions, peuvent apporter un certain nombre de solutions. C'est évident. Il faut que nous en discutions.

Nous avons des missions complémentaires. J'espère que nous arriverons à rapprocher nos points de vue s'ils sont différents. Je crois que le laxisme de la justice n'existe pas.

Il faut en convaincre celles et ceux qui le pensent. - M.Bouhafsi: Autre prise de parole qui crispe: pour lutter contre l'immigration, B.Retailleau a relancé l'hypothèse d'une réforme de l'AME, qui garantit aux étrangers en situation irrégulière la prise en charge de soins médicaux. - B.Retailleau: Nous sommes un des pays européens qui donnons le plus d'avantages.

Je ne veux pas que la France se singularise, qu'elle soit le pays le plus attractif d'Europe pour un certain nombre de prestations sociales et d'accès aux soins. - Vous la réformez ou vous la supprimez? - B.Retailleau: Je la réforme.

Comme font les pays européens, sur l'urgence, et pas non plus une situation où il y avait un accès trop débridé. - M.Bouhafsi: Les études et les rapports sur le sujet contredisent pourtant l'argumentation du nouveau ministre de l'Intérieur.

Près de 1 étranger sur 2 ayant le droit à l'AME ne la réclame pas. C'est une aberration pour les soignants. A.Pannier-Runacher a estimé que sa suppression serait inacceptable.

G.Darrieussecq, la nouvelle ministre de la Santé, en 2023, défendait l'AME. Nouvelles dissensions ce matin autour de l'arc républicain qu'aurait ou pas le RN. - A.Armand: Ma porte restera toujours ouverte. - Avec les insoumis? - A.Armand: Il ne faut pas commencer à dire avec qui on ne va jamais travailler, il faut se poser la question de l'industrie, de l'agriculture...

Le RN, contre lequel nous avons été élus, face auquel nous avons fait un front républicain, n'appartient pas à l'arc républicain. - M.Bouhafsi: Ces propos ont fait bondir M.Le Pen, qui a reçu dans la foulée un coup de téléphone de M.Barnier.

Le Premier ministre a recadré son ministre de l'Economie. Patrick, on revient sur B.Retailleau et D.Migaud.

Quand on voit les 24 premières heures de ce gouvernement, est-ce que cet attelage peut durer? - P.Cohen: Je ne sais pas.

On l'a oublié, parce que Darmanin et Dupond-Moretti s'entendaient bien, mais les bisbilles entre ministres de l'Intérieur et de la Justice, c'est un classique de la Ve République. On en a oublié beaucoup. Là, la différence, c'est qu'ils ne sont pas de la même couleur politique.

Evidemment, c'est une sorte de cohabitation dans le même gouvernement. C'est un peu particulier. Un mot sur ce qu'a dit B.Retailleau au début.

Il a dit qu'il y avait trop de peines non exécutées. Non, 95 % des peines sont exécutées. En revanche, 95 % ne vont pas en prison.

C'est peut-être ce qu'il veut dire, qu'il y a trop de bracelets et pas assez d'emprisonnés.