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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 25 septembre 2012 26 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

Discours de Gilbert Collard lors de l'UDT du Front National à La Baule

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:13Invité politiqueChiffre
    « Plus de 6 millions de Français, tenez-vous bien, ont eu droit à l'aumône de deux députés qui regardent dans l'Assemblée le groupe des écolos confettis électoraux »
  • 18:24Invité politiqueFait
    « L'un pour la suppression de l'aide médicale d'État. bien évidemment, tout le monde a voté contre. »
  • 18:35Invité politiqueFait
    « M. Copé, qui, plus tard, probablement pour soigner sa propre maladie électorale, a déclaré qu'il était pour la suppression. Mais au Parlement, il était contre. »
  • 23:23Invité politiqueFait
    « Qu'on sache où ça va. Et nous allons demander que dans l'attribution des logements sociaux, il y ait, là aussi, la priorité nationale, nationale, priorité aux Français. »

Temps de parole

  • Gilbert Collard96 %
  • Présentateur3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Malgré ce mode de scrutin inique et quasiment unique en Europe, comme dans le village d'Astérix, il existe des zones où les Gaulois résistent au mode de scrutin inique et se font entendre. L'un de ces endroits est la circonscription de Saint-Gilles-Vauvert, dans le Gard, qui a élu un dynamique député au franc-parler bien connu. Il a déjà eu l'occasion d'ailleurs de défendre des amendements s'inscrivant dans le cadre de la priorité nationale et a été confronté à une vraie haine anti-française des parlementaires. Je vous demande d'accueillir notre député Rassemblement Bleu Marine, Gilbert Collard.

1:01
Gilbert Collard

Merci, merci, merci. Je suis un des deux députés du Rassemblement Bleu Marine. Le deuxième député, c'est Marion, qui arrive. Et j'espère que bientôt, on sera trois. Bruno Golnich dirait le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Quant à Couteau, au-delà du Saint-Esprit, je le laisse chercher. Alors voilà, nous avons été, par l'opération du Saint-Esprit mariniste, élus députés Marion et moi, contre toute attente.

Plus de 6 millions de Français, tenez-vous bien, ont eu droit à l'aumône de deux députés qui regardent dans l'Assemblée le groupe des écolos confettis électoraux qui ont un groupe et qui regardent aussi les élus du front de gauche faire la morale, se présenter comme s'ils étaient à eux seuls la voix du peuple, la voix du peuple qui dit la vérité, la pravda, alors qu'ils représentent beaucoup moins que nous. Ça, c'est la mathématique démocratique. Plus on est représentatif, moins on est représenté.

Alors je vais vous raconter assez rapidement, au fil de mes quelques notes éparses, ce que c'est qu'un député qui entre au Palais Bourbon, aucun rapport avec le whisky, puisque maintenant on ne peut plus acheter d'alcool détaxé au Parlement, en raison des mesures d'austérité qui frappent un peu tout le monde, et notamment les pauvres députés, qui sont transpercés par une transparence qui n'ont pas voté, puisqu'on n'était que 28 à vouloir qu'il y ait la fiscalisation de l'ISRF. F, oui, il y a beaucoup de F comme fric, mais nous n'étions que 28 à vouloir qu'on puisse en parler au grand jour. Tous les autres députés ont voté non.

Ma foi, pour quelle raison il faudra que leurs électeurs le leur demandent. Alors, servir le peuple français d'abord. Mais comment peut-on faire autrement ? Quand on est élu au Parlement de la Nation, quand on est à l'Assemblée Nationale, comment pourrait-on faire pour ne pas servir d'abord et prioritairement la Nation, c'est-à-dire l'ensemble des Français, d'abord et avant tout ? Eh bien, ce n'est pas si évident que ça. Je vous assure, j'en ai fait l'expérience. J'en ai fait l'expérience il y a quelques jours ou quelques nuits, parce qu'on ne sait plus si c'est le jour ou la nuit, vous comprenez. On commence à 15h et on finit parfois à 5h du matin.

Au moment où il faut voter, quand on doit appuyer sur les boutons, on ne sait plus très bien le oui, le non, l'abstention. On entend quelques députés dire « Merde, je me suis trompé, mais il est tard, il est tard, il est tard, la vie est dure, la vie est dure, la vie est dure. » Nous, comme on n'a que deux voix, on fait vachement attention. Alors, le jour où je suis arrivé avec Marion pour entrer à l'Assemblée, on a dit « la belle est la bête ». Entre nous, on aurait pu me donner une candidate qui avait 80 berges. Je me serais senti plus à l'aise. Bon, il faut dire qu'on n'a pas grand-chance à attendre de la plume seringuière de quelques journalistes.

Bon, enfin, j'étais la bête depuis Émile Zola, c'est, paraît-il, très démocratique. Elle, elle était la belle et elle le reste. Comme ça, Cocteau lui aussi est content. Tout va bien. On est arrivé dans la cour d'honneur. Et savez-vous ce que j'ai appris en entrant dans la cour d'honneur ? Grâce à un huissier, hein, parce que c'est eux qui savent tout. J'ai appris que c'était le fameux pré-Auclair où D'Artagnan venait se battre en duel. Et je me suis dit, le dernier duel remonte à Gaston de Fer.

Il s'était battu en duel, rappelez-vous, avec un député qui devait se marier et il avait demandé à son maître d'armes, que je connaissais bien, puisqu'il avait été plus tard mon maître d'armes, comment il pouvait faire pour que l'on le touchait aux testicules. Et c'est la raison pour laquelle il s'escrimait vers le bas. Bon, grâce au ciel, ils n'ont été que très peu blessés, et l'un et l'autre. Et je me disais, mais finalement, à force de se faire insulter, si un jour on en baffait un et que... on aille s'expliquer comme ça au petit matin. Et puis je me suis dit, avec l'UMP, c'est pas possible. On ne peut pas se battre chewing-gum. Avec les verts, ça sera à la tomate.

Avec le front de gauche, ça sera à la guillotine, puisqu'ils célèbrent Robespierre. Alors, je me suis dit, finalement, il faut peut-être renoncer à ce que fut le préau clair et considérer qu'il est toujours la cour d'honneur et plus vieux champ, où au petit matin, les mousquetaires allaient laver leur honneur à la pointe de l'épée. Aujourd'hui, on lave son honneur à la pointe des juridictions quand elles veulent bien reconnaître qu'on a été diffamés, ce qui est, quoi qu'on dise de nous, rarement notre cas, croyez-moi. Alors, on entre à l'Assemblée, par la cour d'honneur. Là, on nous donne une mallette, un roulette, dans laquelle il n'y a pas d'argent, on est surpris.

Il y a une écharpe, une cocarde. Attention, cocarde, attention à ne pas utiliser n'importe comment. J'ai eu le malheur de venir hier dans une voiture qui ne m'appartient pas, qui appartient à mon assistant parlementaire, et on a mis la cocarde, d'abord parce que ça nous fait plaisir. Bon, et alors ? J'ai vraiment vu un type qui a la légion d'honneur la mettre sur la poche revolver, hein ? Eh bien, il y a un journaliste qui a écrit que je me l'ai pété. Ce qu'il ignorait, l'abruti, c'est que dans la voiture qui n'est pas la mienne, on était sept.

Parce qu'il y avait ma femme, l'ami de ma femme, mes deux assistants parlementaires, l'ami de ma femme, et que dans cette voiture dont il disait qu'elle était l'image de la prétention collardienne, c'est-à-dire, elle était une espèce de fourgon. Mais il avait la cocarde, alors ça, le journaliste en question, ça l'a traumatisé, quoi. Comment un député peut-il avoir une cocarde et comment peut-il utiliser sa cocarde ? Non, mais tout de même, il se prend pour qui ? Alors une fois qu'on a récupéré la cocarde, qui ne faut pas montrer quand il y a un journaliste de libération quelque part, Non, non, non, non, non, je vous en prie, on ne siffle personne ici.

À part moi, vous ne pouvez siffler personne, voilà. Alors une fois qu'on a tout son matériel, c'est-à-dire sa mallette, son écharpe, sa cocarde, eh bien, on déplore de ne pas avoir un GPS. Moi, mon GPS, je dois le confesser, ça a été Marion, qui a un sens de l'orientation parfait, et qui m'a dirigé dans ce labyrinthe, parce que l'Assemblée nationale, elle est éclatée, quoi. Il y a des services partout, la division de la poste, la division financière, la division de la sécurité sociale, la division de la... à la fin, on ne sait plus où on est. Moi, j'ai perdu trois fois ma mallette, on me l'a ramené trois fois, j'ai perdu deux fois mon téléphone, on me l'a rapporté deux fois.

À la fin, à la fin, je vous assure, je me suis dit, si j'aurais su, j'aurais pas venu, c'est trop dur. Et puis, franchement, on s'installe. Moi, bureau 106, Marion, bureau 104 ou 103, je ne sais plus, on n'est pas très loin. À côté de moi, pas très loin de moi, j'ai Dupont-Aignan, j'ai Morin, et puis, j'ai des députés verts, et du front de gauche, mais rassurez-vous, rassurez-vous, on les a interrogés, notre bureau est au premier étage, et dans un acte dont j'admire la portée du sacrifice, un acte admirable, qui d'un seul coup redresse sous le ciel de toutes les révolutions les barricades ancestrales pour ne pas se commettre, ils ne prennent pas l'ascenseur.

Mais, mais, mais, mais, je me pose une question, excusez-moi, elle est, comme dirait nos amis de tout à l'heure, métaphysique. Où vont-ils aux toilettes ? Ah, ils ont dû réinventer le pot de chambre révolutionnaire. Caca en catimini pour combattre la réaction occlusive. C'est beau, la révolution. C'est courageux quand on est vert de faire, pour ne pas prendre le même ascenseur que nous, 30 secondes de marche dans les escaliers. mais ils l'ont dit, ils l'ont dit. Il y en a même un qui est allé plus loin. Il n'est pas vert, lui. Il n'est pas rouge. Je ne sais pas de quelle couleur il est. Il est couleur incertaine. C'est Copé.

Copé qui n'a pas voulu serrer la main de Marion à la tribune de l'Assemblée. Ne le huît pas, le moindre souffle peut le porter. Vous imaginez la goujaterie de cet homme qui prétend à un destin national et qui n'a même pas un destin convivial. Incroyable, mais vrai. Et en même temps, alors qu'on est confronté à ces grossièretés, franchement, on a un bon accueil. d'abord du personnel, ce qui est entre nous le plus important, et ensuite des députés qui, à condition qu'il n'y ait pas une caméra, à condition qu'il n'y ait pas un appareil de photo, nous sourient. Mais dès qu'un appareil apparaît, il se crispe sur... On me regarde, on me regarde, je hais le front. On ne me regarde pas, je souris.

incroyable, mais vrai, à quel point ils sont faux-culs. C'est incroyable. Alors, une fois qu'on est dans l'hémicycle, alors nous, on est... Je salue la dernière personne qui est au fond, là-bas, à droite, parce qu'on occupe la même place. Au fond, ils m'ont mis... De temps en temps, je me demande s'ils ne pourraient pas me mettre un peu plus loin. Alors je me dis, quand Marine va arriver, où vais-je aller ? Parce que je vous jure, on ne peut pas être plus à droite de l'extrême droite qu'ils m'ont mis à l'extrême droite. Ça n'a pas que des inconvénients. Ça a quelques avantages. D'abord, on est dans l'axe direct des caméras, ce qui m'a toujours personnellement chagriné.

ensuite, on peut sortir sans avoir l'obligation de descendre toute l'Assemblée. Et enfin, on est sur un banc à trois ou quatre, donc on est quand même... Et puis on a les députés de l'UMP juste devant. Donc on peut... Voilà, bon. Alors, une fois qu'on y est, il faut qu'on soit à la hauteur du mandat qui nous a été confié. Et là, on fait connaissance de la solitude sonore. On est seul et comme l'autre, le jour du 14 juillet, on n'est quand même pas venu là pour se faire engueuler et on va le leur dire. Parce que tout le monde pourrait parler dans ce Parlement, tout le monde pourrait se congratuler sauf nous. Quand on intervient, moi je les vois, je les vois là-bas sur le front de gauche, là.

Je sens les mâchoires qui se crispent, les mollets qui se tendent. Ah, ils vont bondir. Et il suffit que je présente... Pardon, qu'est-ce que tu me dis ? Excuse-moi. Marion est arrivé. Très bien. Merci parce que... Ah, tu es là. Bon, merci. Merci parce que je vais te dire un truc. ne pas savoir si elle est là ou pas, ça oblige quand même à tricoter un peu le verbe. Alors, puisqu'elle est là, je vais pouvoir conclure. On a présenté deux amendements. L'un pour la suppression de l'aide médicale d'État. bien évidemment, tout le monde a voté contre. M. Copé, qui, plus tard, probablement pour soigner sa propre maladie électorale, a déclaré qu'il était pour la suppression.

Mais au Parlement, il était contre. Incroyable, mais vrai. ce qui prouve qu'on a quand même l'utilité au moins de faire des photographies du grand flagrant délit, de leur farfouillage politique, de leur palidonie, de leur lâcheté. Et puis, quand Marion et moi, nous avons présenté un amendement pour que dans les emplois prioritaires d'avenir, comme si l'avenir appartenait à M. Hollande, nous avons dit qu'il serait quand même bien que la priorité des priorités soit pour les Français, quelle que soit leur origine. À peine avais-je dit Français, je vous le jure, vous pouvez regarder les images, qu'ils ont tous hurlé. Hurlé. Alors, je leur ai dit, mais qu'est-ce que vous ont fait les Français ?

Et là, ça a été le touhou-bouhu que vous avez peut-être vu. Je suis parti. Et puis, comme ils ont continué à gueuler, je suis revenu. Et je leur ai dit que la honte était pour eux. Alors, si on vous demande, comme beaucoup de journalistes le font du reste, et je comprends la question, à quoi servez-vous ? Je leur répondrai d'abord, et je vais conclure là-dessus, on sert, Marion et moi, et peut-être bientôt, Marine, Marion et moi, nous servons à affirmer dans le périmètre démocratique la présence d'hommes et de femmes dont jusqu'à présent on ne tient aucun compte. On est là pour eux.

Et puisqu'on parlait tout à l'heure des valeurs, on est là aussi pour affirmer haut et fort contre tous ceux qui ne veulent pas l'entendre, nos valeurs. Et croyez-moi, ce n'est pas rien dans un Parlement où explose et la lâcheté d'un côté la droite molle et l'hostilité de l'autre, de dire nous avons des valeurs qui ne sont pas les vôtres, nous pouvons respecter les vôtres, les combattre démocratiquement, mais nos valeurs nous les défendrons jusqu'au bout. Nous ne cèderons pas ni devant l'insulte, nous ne cèderons ni devant l'insulte, ni devant la menace, ni devant l'ironie, ni devant la caricature. Attendez, patientez, la réalité nous donne raison.

Vos fantasmes un jour se retourneront contre vous et vous et vos fantasmagories un jour vous serez bien heureux de trouver le bouclier que nous représentons. Alors, laissez-nous le brandir, ce bouclier. Dans peu de temps, Marion et moi, nous allons présenter deux amendements. Nous allons demander que la commission d'attribution des logements sociaux, veut chère à Marine, soit publique. Qu'on sache où ça va. Et nous allons demander que dans l'attribution des logements sociaux, il y ait, là aussi, la priorité nationale, nationale, priorité aux Français.

Alors, évidemment, quand on va le demander, quand Marion va se lever pour le demander, parce que nous, on se lève, on ne se couche pas, ou bien quand je vais me lever pour soutenir l'autre amendement, le grand concert des casseroles va se faire entendre et va teinter comme les cloches de l'absurdité, et bien nous, malgré tout, on tiendra bon parce qu'on n'est pas deux. On est plus de 6 millions et dans le combat que nous menons, et dans le combat que nous menons, oui, il y a le combat de Jean-Marie. Et ça, ça emmerde les journalistes quand je le dis. Si on pouvait Jean-Marie, je crois qu'il y a un duel auquel il viendrait volontiers.

Si on leur annonçait qu'on va se battre en duel, ah là là, mais moi, je ne prendrai pas le risque. Oui, et je conclue là-dessus. Sachez bien que lorsque Marion ou moi, à l'Assemblée, nous nous levons, on a vraiment le sentiment au moment où on se lève face à la horde qui nous insulte parce qu'elle a des valeurs qui ne sont pas les nôtres, comme si les nôtres ne valaient pas les leurs, on n'est pas seuls parce que vous êtes tous là. Merci. Merci.

25:38
Locuteur

Merci. Merci. Merci.